L’État du Sénégal et les organisations du secteur privé ont franchi une étape importante dans la lutte contre le chômage des jeunes avec la signature de la convention nationale « And Yombal Xëy ». Cet accord, conclu ce jeudi, s’inscrit dans une volonté affirmée de rapprocher durablement le système de formation des réalités du marché du travail, en créant une passerelle directe entre les compétences acquises et les besoins des entreprises.
Pensé comme un dispositif structurant, « And Yombal Xëy » ambitionne de faciliter l’accès des jeunes à des emplois dignes, productifs et durables. Les autorités présentent cette initiative comme une réponse concrète à l’un des défis majeurs du pays, à savoir l’inadéquation persistante entre la formation et l’emploi. En impliquant directement les acteurs du secteur privé, la convention cherche à orienter les politiques de formation vers des filières porteuses et à améliorer l’employabilité des jeunes diplômés et non diplômés.
Ce partenariat s’inscrit pleinement dans la dynamique de l’Agenda national 2050, une vision de développement à long terme qui vise à transformer structurellement l’économie sénégalaise. À travers cette convention, l’État entend traduire ses orientations stratégiques en actions tangibles, en misant sur une collaboration étroite avec les entreprises. Le modèle adopté repose sur une responsabilité partagée, où chaque partie prenante joue un rôle déterminant dans la création de richesses et la promotion de l’inclusion sociale.
Au-delà de la simple insertion professionnelle, « And Yombal Xëy » porte une ambition plus large : celle de bâtir une économie plus compétitive et résiliente. En s’appuyant sur les enseignements tirés des programmes précédents, le dispositif vise à corriger les insuffisances observées et à renforcer l’efficacité des politiques d’emploi. L’accent est ainsi mis sur des résultats mesurables, notamment en matière de création d’emplois et de stabilité professionnelle.