Le service de radiologie de l’hôpital régional Heinrich Lübke de Diourbel traverse une situation particulièrement difficile. Depuis près de deux mois, les équipements de radiologie sont hors service, compliquant considérablement la prise en charge des patients. Selon L’Observateur, cette panne oblige de nombreux malades à se tourner vers des structures privées ou à effectuer des déplacements vers d’autres villes pour réaliser leurs examens.
La situation serait d’autant plus préoccupante que le service avait déjà connu, avant son arrêt complet, une période de fonctionnement intermittent. Aujourd’hui, les patients qui se présentent à l’hôpital pour une radiographie ou un examen d’imagerie sont régulièrement confrontés à l’indisponibilité des appareils. Certains rendez-vous sont annulés tandis que d’autres malades sont orientés vers des établissements disposant d’équipements opérationnels.
Le responsable du service de radiologie, cité par le quotidien, reconnaît l’existence de la panne. Il explique qu’une pièce de rechange est attendue de Côte d’Ivoire afin de permettre la remise en état du matériel. Aucune date précise de reprise du service n’est toutefois avancée.
Cette situation pèse lourdement sur les patients, particulièrement ceux provenant de localités éloignées. En temps normal, le service accueille en moyenne plus d’une cinquantaine de patients par jour. Son arrêt représente donc un important manque à gagner en matière de prise en charge et contraint de nombreux malades à multiplier les déplacements pour accéder à des examens pourtant indispensables au diagnostic de certaines pathologies ou blessures.
Le cas d’une patiente âgée de 67 ans illustre les difficultés rencontrées. Venue de Mbacké après une chute, elle explique avoir effectué plusieurs déplacements sans parvenir à réaliser sa radiographie. Orientée successivement vers d’autres structures, notamment à Bambey, Kaolack ou Touba, elle dit éprouver des difficultés à supporter ces trajets en raison de son état physique.
Une autre patiente, accompagnée de sa mère, se retrouve dans une situation similaire. Blessée au talon après une chute près d’un manguier, elle s’est rendue à plusieurs reprises à l’hôpital dans l’espoir de bénéficier d’un examen. Mais à chacune de leurs visites, les deux femmes auraient été confrontées à l’indisponibilité des appareils. Une situation que la mère déplore, compte tenu de l’état de santé de sa fille.
Pour certains accompagnants, les conséquences sont également financières et professionnelles. Un père de famille raconte ainsi avoir dû quitter son lieu de travail pour accompagner son neveu, victime d’un accident de moto à Jaaxate. Face à l’absence de solution immédiate, il dit ne pas comprendre qu’il soit demandé à la famille d’attendre ou de se rendre dans une autre structure alors que le jeune accidenté a besoin d’un examen médical.
À la panne du matériel de radiologie s’ajoute la situation préoccupante du scanner. Selon les informations rapportées par L’Observateur, son fonctionnement demeure instable et peut être interrompu, y compris lorsque des patients nécessitent des examens en urgence. Cette situation renforce les difficultés auxquelles sont confrontés les professionnels de santé et les usagers de l’établissement.
Les perturbations ne sont par ailleurs pas uniquement liées aux problèmes techniques. Le fonctionnement de l’hôpital est également affecté par des mouvements sociaux. L’Observateur rapporte notamment une grève de 72 heures du Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal, prévue du 28 au 30 septembre, après un précédent mouvement de 48 heures observé les 23 et 24 septembre.






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