Au lendemain des fortes pluies enregistrées à Dakar, le directeur général de l’Office national de l’Assainissement du Sénégal (ONAS), Seni Diène, s’est rendu ce lundi 5 octobre sur plusieurs sites affectés par les inondations, notamment dans la Zone de Captage. Cette visite de terrain intervient alors que les équipes techniques sont mobilisées pour évacuer les eaux et réduire les difficultés rencontrées par les populations dans plusieurs quartiers de la capitale.
Sur place, Seni Diène a accompagné les équipes de l’ONAS, de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers et de la Direction de la prévention et de la gestion des inondations (DPGI), toutes engagées dans les opérations de pompage. L’objectif est d’accroître les capacités d’intervention et d’accélérer l’évacuation des importantes quantités d’eau accumulées à la suite des précipitations.
Le directeur général de l’ONAS a expliqué que les fortes pluies enregistrées dans la capitale avaient temporairement mis à rude épreuve certains ouvrages d’assainissement. Selon lui, l’afflux massif d’eau vers les stations a dépassé, par endroits, les capacités instantanées des installations, entraînant des débordements et, par conséquent, des situations d’inondation.
« Il faut dire que suite aux importantes pluies qui sont abattues dans la capitale hier, nous avons eu des ouvrages débordés par un flot d’eau qui arrive au niveau des stations et ce qui a effectivement créé les inondations que nous avons vécues depuis hier », a déclaré Seni Diène.
Après les opérations de vérification effectuées sur le terrain, le responsable de l’ONAS assure que les différents ouvrages concernés ont retrouvé un fonctionnement normal. Les équipes restent néanmoins mobilisées afin de poursuivre les opérations d’évacuation des eaux dans les zones encore affectées.
Face à l’ampleur des volumes d’eau à traiter, l’ONAS a également bénéficié du concours d’autres services de l’État. Les sapeurs-pompiers et la DPGI ont ainsi renforcé le dispositif existant avec des moyens supplémentaires de pompage. Une mobilisation qui doit permettre de multiplier les capacités d’intervention et de réduire les délais d’évacuation des eaux stagnantes.
« Le problème qui s’est posé, c’est un problème de dépassement de capacité et nous avons pris, ensemble avec toutes les structures qui interviennent au niveau des inondations, tels que la DPGI, les sapeurs-pompiers qui sont venus en appoint pour apporter leur force pour démultiplier nos puissances de pompage et nos dispositifs de pompage », a précisé le directeur général de l’ONAS.
Seni Diène met également en avant le contexte climatique marqué par des épisodes de précipitations particulièrement intenses. Il estime que l’une des principales difficultés réside dans la concentration de grandes quantités d’eau sur une période relativement courte, ce qui peut exercer une forte pression sur les réseaux et les stations d’assainissement.
« Nous vivons des moments de dérèglement climatique. On peut recevoir des quantités de pluies en un laps de temps. Ce que Dakar a connu durant ses 24 heures avoisine les 100 mm et les ouvrages peuvent en pâtir et en souffrir », a-t-il expliqué.
Malgré cette situation, le directeur général de l’ONAS affirme que les ouvrages d’assainissement sont conçus pour répondre aux besoins liés aux précipitations et que des dispositifs complémentaires peuvent être déployés lorsque les volumes d’eau dépassent momentanément les capacités disponibles.
« Les ouvrages restent dimensionnés et on peut faire appel à d’autres forces pour faire face à ces quantités excessives d’eau », a conclu Seni Diène.






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