Le parquet a officiellement réceptionné la plainte déposée par le député Abdou Mbow contre son collègue Ousmane Fall, à la suite de l’incident survenu le 30 septembre 2026 dans les couloirs de l’Assemblée nationale.
Le document porte le cachet « Parquet du Procureur – Courrier arrivée », avec la date du 2 octobre 2026, et est enregistré sous le numéro 17403. Cette mention confirme que la plainte a bien été enregistrée par les services du procureur, deux jours après les faits dénoncés par le parlementaire.
Dans sa plainte, rédigée par ses avocats, qui ont élu domicile au 192, avenue Président Lamine Gueye, à l’angle de la rue Émile Zola, à Dakar, Abdou Mbow met en cause son collègue député de Pastef. Il lui reproche notamment des faits qualifiés d’injures, de menaces, de violences et de voies de fait.
Selon le récit contenu dans le document, les faits se seraient déroulés le mercredi 30 septembre 2026, dans les couloirs de l’Assemblée nationale, à l’issue d’une séance plénière. L’incident serait intervenu après que Abdou Mbow a pris la parole pour exposer sa position sur la procédure en cours au sein de l’hémicycle.
Le député plaignant affirme que la situation aurait rapidement pris une tournure tendue, au point de nécessiter l’intervention de plusieurs personnes présentes sur les lieux. Des gendarmes chargés de la sécurité de l’Assemblée nationale ainsi que des témoins auraient notamment tenté de s’interposer afin d’empêcher que l’altercation ne dégénère en affrontement physique.
Dans sa démarche judiciaire, Abdou Mbow demande au parquet de retenir contre son collègue les faits de violences, voies de fait, menaces et injures, et de lui appliquer les sanctions prévues par la législation en vigueur, notamment les peines d’emprisonnement et d’amende correspondant aux infractions dénoncées.
La question de l’immunité parlementaire est également évoquée dans la plainte. Abdou Mbow estime qu’une procédure de levée de l’immunité parlementaire du député mis en cause ne serait pas nécessaire. Il fonde cette position sur le caractère public et, selon lui, flagrant des faits dénoncés. Le plaignant soutient en outre que l’incident s’est déroulé devant plusieurs témoins, parmi lesquels figureraient des personnes assermentées.
Avec l’enregistrement officiel du courrier, le dossier se trouve désormais entre les mains du parquet. Il appartiendra au procureur d’examiner les faits dénoncés, les éléments versés au dossier ainsi que les éventuels témoignages recueillis, avant de déterminer les suites judiciaires à donner à la plainte.






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