Dans un article paru mardi, le quotidien Libération rapporte que le suspect aurait livré de nouveaux éléments lors de son audition. Il aurait évoqué une dispute liée à une somme de 350 000 FCFA et au refus des parents de la jeune fille d’accepter leur mariage. Il aurait également affirmé qu’Aminata aurait tenté de l’atteindre avec une épingle à cheveux et qu’elle se serait cogné la tête contre un mur pendant l’altercation. Ces propos restent ceux du mis en cause et ne constituent pas des faits judiciairement établis.
Le même récit indique qu’il aurait d’abord déclaré avoir tenté de réanimer la victime. Confronté aux conclusions de l’autopsie, il aurait ensuite reconnu l’avoir étranglée, d’abord avec ses mains puis avec une écharpe. Les enquêteurs devront confronter ces déclarations aux éléments matériels et aux résultats médico-légaux.
Selon les informations rapportées, le drame se serait produit dans la matinée, entre 10 heures et 11 heures. Le suspect serait resté plusieurs heures dans la chambre où se trouvait le corps, y compris au moment où les sœurs de la victime étaient venues la chercher. Il aurait ensuite déplacé le corps à la tombée de la nuit.
La procédure est désormais entre les mains de la justice. La présomption d’innocence demeure applicable au mis en cause jusqu’à une décision définitive, tandis que les proches d’Aminata Sy attendent que l’instruction fasse toute la lumière sur les circonstances de sa mort.






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