L’annonce a été faite vendredi par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop. Selon lui, le stockage constitue désormais une priorité dans la stratégie de valorisation des productions agricoles et de renforcement de la souveraineté alimentaire.
Dans un premier temps, plusieurs équipements, notamment des chambres froides, doivent être livrés d’ici à la fin de l’année à Fass Boye et à Sangalkam. Ces infrastructures devraient contribuer à réduire les pertes post-récolte et à améliorer la conservation des produits, particulièrement ceux qui sont périssables.
À terme, les investissements annoncés doivent permettre de disposer de capacités suffisantes pour stocker jusqu’à 250 000 tonnes de produits agricoles par an. Pour le gouvernement, le développement du stockage doit permettre de mieux réguler l’offre sur le marché, d’améliorer les conditions de commercialisation et de renforcer les revenus des producteurs.
Un mécanisme pour soutenir le riz local
Le ministre de l’Industrie et du Commerce a également annoncé la mise en place d’une caisse de péréquation et de stabilisation du prix du riz local. Ce dispositif devrait être alimenté par un prélèvement de 8 francs CFA sur chaque kilogramme de riz importé commercialisé au Sénégal.
Selon Serigne Guèye Diop, cette contribution pourrait générer entre 13 et 15 milliards de francs CFA par an. Les ressources mobilisées seraient destinées à soutenir la filière rizicole nationale et à contribuer à la stabilisation du prix du riz produit localement.
L’objectif est notamment de permettre au riz local de rester compétitif face au riz importé, tout en offrant aux producteurs sénégalais de meilleures conditions de commercialisation. Le mécanisme doit ainsi participer à une meilleure régulation du marché et à la consolidation de la filière rizicole.
À travers ces différentes mesures, le gouvernement veut renforcer les infrastructures indispensables à la conservation des productions, limiter les pertes et créer de meilleurs outils de régulation des marchés agricoles. Le stockage et la stabilisation des prix sont ainsi présentés comme deux leviers importants pour accompagner la transformation du secteur agricole et renforcer la souveraineté alimentaire du Sénégal.





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