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Politique

Thierno Bocoum dénonce les contradictions d'Ousmane Sonko : Entre promesses et réalité du pouvoir

Dans une déclaration écrite, Thierno Bocoum, leader de l’Alliance générationnelle pour les intérêts de la République (Agir), a vivement critiqué la gestion du pouvoir par Ousmane Sonko, président depuis six mois. À travers des extraits tirés du…

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Thierno Bocoum dénonce les contradictions d'Ousmane Sonko : Entre promesses et réalité du pouvoir

Dans une déclaration écrite, Thierno Bocoum, leader de l’Alliance générationnelle pour les intérêts de la République (Agir), a vivement critiqué la gestion du pouvoir par Ousmane Sonko, président depuis six mois. À travers des extraits tirés du livre Solutions pour un Sénégal nouveau, Bocoum met en lumière un décalage frappant entre les promesses faites par Sonko et leur mise en œuvre.

Thierno Bocoum a pointé plusieurs engagements pris par Sonko dans son ouvrage, dénonçant une « démagogie » et un « populisme » qui, selon lui, s'éloignent de la réalité actuelle. Il commence par évoquer un extrait de la page 96 du livre où Sonko s’engageait à instaurer des appels à candidature pour les emplois supérieurs soumis au choix présidentiel, garantissant ainsi une présélection rigoureuse basée sur l’ancienneté, la compétence et la probité. Cependant, selon Bocoum, cette promesse reste lettre morte.

L’ancien parlementaire enchaîne avec les pages 94 et 95, où Sonko critiquait vigoureusement l’existence des fonds spéciaux, qualifiant leur utilisation discrétionnaire par le Président de « fonds de corruption politique ». Dans son livre, Sonko proposait de supprimer ces fonds qu'il considérait comme un instrument de clientélisme. Bocoum déplore qu’à ce jour, aucune réforme sérieuse n’ait été mise en place pour respecter cet engagement.

Bocoum aborde ensuite la page 106 du livre de Sonko, qui préconisait l’incompatibilité entre les fonctions techniques dans les structures publiques et toute implication politique, afin de garantir la neutralité de la fonction publique. Cependant, Bocoum regrette que, dans la pratique, les militants du parti de Sonko « se disputent pour de l’argent et occupent des postes sans appel à candidature », tout en poursuivant leur engagement politique actif.

En conclusion, Thierno Bocoum appelle à une prise de conscience avant qu’il ne soit trop tard, fixant l’échéance du 17 novembre comme date limite pour rectifier la trajectoire. « Il faudra freiner le mal avant qu’il ne gangrène définitivement notre pays », avertit-il.

Par ces critiques, Bocoum semble dresser un tableau inquiétant de la gouvernance de Sonko, accusé de ne pas tenir ses promesses et de succomber aux mêmes pratiques qu'il dénonçait auparavant. Le débat est ainsi relancé sur la crédibilité des engagements pris par les leaders politiques une fois arrivés au pouvoir.

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