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Justice

L’arrestation de Farba Ngom : une manœuvre politique orchestrée selon l'APR

Le 27 février 2025, Mouhamadou Ngom, surnommé Farba, a été placé sous mandat de dépôt après son face-à-face avec les juges du Pool Judiciaire financier dans le cadre de l’affaire des 125 milliards de francs CFA. Une décision qui a suscité une vive réaction…

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L’arrestation de Farba Ngom : une manœuvre politique orchestrée selon l'APR

Le 27 février 2025, Mouhamadou Ngom, surnommé Farba, a été placé sous mandat de dépôt après son face-à-face avec les juges du Pool Judiciaire financier dans le cadre de l’affaire des 125 milliards de francs CFA. Une décision qui a suscité une vive réaction du Secrétariat Exécutif National de l’APR (SEN APR), le parti au pouvoir, qui accuse Ousmane Sonko, leader de PASTEF, d’être le commanditaire de cette arrestation.

Dans une déclaration publiée le 28 février 2025, l’APR qualifie l’arrestation de Farba Ngom d’« arbitraire » et de « cruelle », estimant qu’elle est le fruit d’une justice manipulée à des fins politiques. Selon le SEN APR, la décision de l’emprisonnement de l’élu serait une « commande politique » lancée par Sonko, qu’il considère comme étant derrière cette opération judiciaire. Le parti au pouvoir rappelle que Sonko aurait menacé publiquement Farba Ngom lors d’une récente déclaration à Matam, ce qui, selon eux, montre que cette arrestation est une exécution d’une directive politique.

Pour l’APR, cette situation illustre, de manière éclatante, ce qu’il appelle une « justice malade » qui serait devenue un simple instrument au service des ambitions politiques de l’opposition. Le SEN APR va même plus loin en affirmant que cette arrestation vise à affaiblir leur parti en ciblant l’un de ses membres les plus influents, et que cette manœuvre s’inscrit dans un complot plus large visant à « museler » l’APR, le principal parti au pouvoir, en l’isolant de ses leaders et de ses voix discordantes.

Le parti appelle, dans ce contexte, à une mobilisation nationale et internationale pour dénoncer ce qu’il considère comme une atteinte grave à la démocratie sénégalaise. Il exhorte également les forces politiques et citoyennes, ainsi que la diaspora, à se rassembler pour faire face à ce qu’il perçoit comme une injustice et un « déni de justice ». Le SEN APR met en garde contre ce qu’il appelle une « instrumentalisation de la justice » à des fins de règlement de comptes politiques, ce qui pourrait, selon eux, déstabiliser le système démocratique du Sénégal.

Le SEN APR appelle également la magistrature à préserver son indépendance, soulignant l'importance de ne pas permettre que la justice devienne un outil pour régler des différends politiques. L’APR demande à ce que les juges ne se laissent pas manipuler par des pressions extérieures et restent fidèles à leur rôle de gardiens de la loi.

L’arrestation de Farba Ngom survient dans un climat politique particulièrement tendu au Sénégal, marqué par des affrontements de plus en plus fréquents entre le pouvoir et l’opposition. La question de l’indépendance de la justice et de son rôle dans la gestion des affaires politiques est au cœur du débat, et cette arrestation n’a fait qu’ajouter de l’huile sur le feu.

Pour l’opposition, cet événement constitue un exemple supplémentaire de la dérive autoritaire du régime en place, qu’ils accusent de vouloir éliminer les voix dissidentes par tous les moyens, y compris par des arrestations politiques. De leur côté, les partisans du pouvoir affirment que ces actions sont nécessaires pour maintenir l’ordre et la stabilité du pays face aux attaques répétées de l’opposition.

La situation actuelle témoigne de la fracture croissante entre le gouvernement et l’opposition, chaque camp cherchant à imposer sa vision de l’avenir du Sénégal. Au cœur de cette bataille se trouve l'influence de la justice, un pilier central sur lequel le destin politique du pays pourrait bien se jouer.

Ainsi, l’arrestation de Farba Ngom, loin d’être un simple incident judiciaire, semble s’inscrire dans un jeu de pouvoir plus large, avec des enjeux politiques, juridiques et démocratiques qui risquent de marquer durablement l’histoire politique du Sénégal.

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