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Société

Marche interdite à Dakar : le Mouvement « Sauvons la République » stoppé dans son élan

La préfecture de Dakar a opposé une fin de non-recevoir à la demande de manifestation du mouvement citoyen « Sauvons la République / Dogu Samme Sunum Reew », qui projetait d’organiser une marche ce vendredi 18 juillet 2025. Par un arrêté préfectoral, les…

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Marche interdite à Dakar : le Mouvement « Sauvons la République » stoppé dans son élan

La préfecture de Dakar a opposé une fin de non-recevoir à la demande de manifestation du mouvement citoyen « Sauvons la République / Dogu Samme Sunum Reew », qui projetait d’organiser une marche ce vendredi 18 juillet 2025. Par un arrêté préfectoral, les autorités ont interdit cette mobilisation qui devait se tenir entre 15 heures et 18 heures, sur l’itinéraire allant du rond-point de la Poste de la Médina jusqu’au siège de la Division spéciale de lutte contre la Cybercriminalité.

Selon les services de l’État, la décision repose sur des motifs liés à la sécurité et à l’ordre public. Dans son arrêté, le préfet indique que l’enquête préalable menée par les services compétents a révélé que l’occupation de l’axe prévu à l’heure choisie risquait « d’entraver gravement la libre circulation des personnes et de leurs biens ». Une formulation classique dans le registre des interdictions administratives de manifestations publiques, surtout dans les zones urbaines sensibles.

Le mouvement « Sauvons la République », très critique envers le gouvernement, entendait faire entendre sa voix à travers cette marche. L’objectif affiché était clair : réclamer la démission du Premier ministre Ousmane Sonko, désigné par les initiateurs comme étant, selon eux, « le principal problème de tous les maux du Sénégal ». Une position radicale qui s’inscrit dans un climat politique national marqué par une forte polarisation et des tensions persistantes entre partisans et opposants du régime en place.

Cette interdiction intervient dans un contexte où la liberté de manifester fait l’objet de débats récurrents au Sénégal, entre revendications citoyennes, impératifs de sécurité et encadrement administratif des rassemblements publics. Le mouvement, de son côté, n’a pas encore officiellement réagi à la décision préfectorale, mais ses membres pourraient envisager de nouvelles stratégies de contestation dans les prochains jours.

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