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Politique

Candidature de Macky Sall à l’ONU : Souleymane Jules Diop déplore une « maladresse » diplomatique mais reste confiant

La candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations Unies continue de susciter des réactions au Sénégal. Invité à se prononcer sur ce dossier, l’ancien ministre et analyste politique Souleymane Jules Diop a estimé que…

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Candidature de Macky Sall à l’ONU : Souleymane Jules Diop déplore une « maladresse » diplomatique mais reste confiant

La candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations Unies continue de susciter des réactions au Sénégal. Invité à se prononcer sur ce dossier, l’ancien ministre et analyste politique Souleymane Jules Diop a estimé que la démarche engagée par l’ex-chef de l’État comportait une erreur d’appréciation sur le plan diplomatique, tout en se montrant convaincu que cette ambition internationale conserve de réelles chances d’aboutir.

Selon lui, la principale maladresse réside dans la manière dont le processus a été amorcé. Il considère que, compte tenu des usages diplomatiques et du caractère hautement stratégique d’une telle candidature, Macky Sall aurait dû informer et consulter au préalable le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, avant d’engager toute initiative officielle.

« En tant que Président, je me dis qu’il ne doit pas cacher ce genre de choses », a déclaré Souleymane Jules Diop, estimant qu’une concertation entre les deux hommes aurait permis d’éviter les interrogations et les polémiques apparues autour de cette candidature.

L’ancien ministre a également mis en avant plusieurs insuffisances dans la gestion diplomatique du dossier. À ses yeux, les procédures protocolaires n’ont pas été respectées dans les délais requis. Il a notamment évoqué le rôle essentiel des représentations diplomatiques, rappelant qu’une candidature à la tête des Nations Unies nécessite une coordination minutieuse entre les différentes missions diplomatiques du pays.

D’après lui, les ambassadeurs n’auraient pas disposé du temps nécessaire pour examiner la demande et accomplir les formalités administratives indispensables. « Surtout pour une question aussi importante, cela prend au moins une semaine », a-t-il expliqué, faisant référence au temps requis pour la rédaction des notes verbales, les consultations diplomatiques et la transmission officielle du dossier, notamment auprès de l’Union africaine.

Revenant sur la position adoptée par les nouvelles autorités sénégalaises, Souleymane Jules Diop a estimé que le président Bassirou Diomaye Faye s’est retrouvé confronté à une situation délicate, tiraillé entre les considérations politiques internes et les exigences de l’intérêt national.

Selon lui, le chef de l’État a finalement privilégié une approche républicaine en considérant que la candidature d’un ancien président sénégalais devait être appréciée au-delà des clivages politiques. « Appuyez-le, s’il passe, c’est bien ; s’il ne passe pas, au moins, vous aurez fait votre devoir en tant que pays », a-t-il affirmé, estimant qu’une telle posture permet de préserver les intérêts diplomatiques du Sénégal sur la scène internationale.

L’analyste a par ailleurs expliqué que les autorités disposent aujourd’hui de deux options pour accompagner cette candidature. La première consiste à apporter un soutien explicite à travers l’envoi d’une note verbale officielle aux Nations Unies afin d’endosser formellement la candidature de Macky Sall. La seconde repose sur un soutien implicite, dans lequel l’ambassadeur du Sénégal assurerait l’accompagnement administratif du dossier tout en faisant savoir aux instances internationales que l’État sénégalais ne s’oppose pas à cette candidature.

Malgré les critiques formulées sur la méthode employée, Souleymane Jules Diop demeure optimiste quant aux perspectives de l’ancien président. Il estime que Macky Sall bénéficie encore d’une solide crédibilité auprès de nombreux partenaires internationaux grâce à son expérience à la tête du Sénégal et à son implication dans plusieurs dossiers continentaux et internationaux.

Selon lui, une dynamique de coparrainage international pourrait se mettre en place dès la prochaine rentrée diplomatique, renforçant les chances de voir cette candidature gagner en visibilité et en soutiens.

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