Le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) se réunit ce vendredi 21 août 2026 pour un nouveau vote indicatif destiné à mesurer le niveau de soutien dont bénéficient les candidats en lice pour le poste de Secrétaire général de l’Institution. Organisé à huis clos, ce scrutin constitue une nouvelle étape décisive dans le processus de sélection du successeur d’António Guterres. Parmi les huit prétendants encore en course, l’ancien président sénégalais Macky Sall tente de reprendre pied après un premier vote qui l’avait placé en difficulté.
Le scrutin de ce vendredi intervient dans un contexte particulièrement délicat pour l’ancien chef de l’État sénégalais. Lors du premier vote indicatif, organisé le 30 juillet dernier, Macky Sall avait recueilli six voix favorables, contre sept défavorables et deux membres du Conseil de sécurité s’étant déclarés « sans opinion ». Avec sept mentions « décourage », il était alors devenu le candidat ayant enregistré le plus important niveau de rejet parmi les prétendants.
Le nouveau vote doit permettre de mesurer si les différentes initiatives diplomatiques engagées depuis ce premier scrutin ont permis à Macky Sall de modifier les rapports de force au sein du Conseil de sécurité. Depuis plusieurs semaines, son entourage multiplie les contacts et les démarches diplomatiques afin de convaincre les membres de l’organe exécutif de l’ONU de revoir leur position.
Le mécanisme retenu est celui du « straw poll », un vote informel et confidentiel qui ne constitue pas encore une décision officielle sur le choix du futur Secrétaire général. Les quinze membres du Conseil de sécurité sont appelés à attribuer à chacun des candidats l’une des trois mentions prévues : « encourage », « décourage » ou « sans opinion ». Ce procédé permet progressivement de dégager les candidatures les plus solides et d’identifier celles qui peinent à recueillir suffisamment de soutiens.
L’enjeu est d’autant plus important que le futur candidat recommandé par le Conseil de sécurité devra obtenir au moins neuf voix favorables, tout en évitant l’opposition d’un des cinq membres permanents disposant du droit de veto : les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni. Une fois cette étape franchie, le nom retenu sera soumis à l’approbation de l’Assemblée générale des Nations unies.
À l’issue du premier tour, une candidate s’est nettement détachée. La Costaricienne Rebeca Grynspan, secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), a obtenu dix mentions « encourage », une seule mention « décourage » et quatre « sans opinion ». Elle s’est ainsi imposée comme la principale favorite de ce premier round.
Derrière elle, la Guyanaise Carolyn Rodrigues-Birkett a obtenu neuf encouragements, deux découragements et quatre membres « sans opinion ». Son score la place également dans une position favorable, alors que l’Argentin Rafael Grossi, actuel directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), complète le trio de tête avec sept encouragements, deux découragements et six « sans opinion ».
Ces résultats donnent une première indication des rapports de force, mais ne préjugent pas nécessairement de l’issue finale. Les votes indicatifs peuvent en effet évoluer au fil des négociations et des consultations diplomatiques. Le scrutin de ce vendredi sera donc particulièrement scruté, notamment pour déterminer si certains candidats parviennent à consolider leurs soutiens ou, au contraire, à inverser une dynamique initialement défavorable.
Pour Macky Sall, l’objectif est clair : améliorer son score du 30 juillet et démontrer qu’il dispose encore d’une marge de progression suffisante pour rester dans la course. Avec six voix favorables lors du premier tour, l’ancien président sénégalais part toutefois avec un handicap important face à des candidats qui ont déjà franchi ou approché la barre symbolique des neuf soutiens.
Ce deuxième vote indicatif pourrait ainsi constituer un tournant dans la candidature de Macky Sall. Une progression significative renforcerait sa crédibilité et pourrait relancer sa campagne diplomatique. À l’inverse, un nouveau résultat défavorable réduirait considérablement ses chances de figurer parmi les candidatures susceptibles d’être finalement soumises à l’Assemblée générale de l’ONU.





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