Flash info
Politique

Pape Malick Ndour et Abdoulaye Seydou Sow : les propos de 2017 refont surface sur la transhumance politique

En 2017, alors responsable de la jeunesse de l’Alliance pour la République (APR), Pape Malick Ndour s’était vivement élevé contre l’arrivée d’Abdoulaye Seydou Sow dans les rangs de la mouvance présidentielle. À l’époque, le responsable politique dénonçait…

🎧 Écouter l’article 0:00 / 0:00
0 écoute
Pape Malick Ndour et Abdoulaye Seydou Sow : les propos de 2017 refont surface sur la transhumance politique

En 2017, alors responsable de la jeunesse de l’Alliance pour la République (APR), Pape Malick Ndour s’était vivement élevé contre l’arrivée d’Abdoulaye Seydou Sow dans les rangs de la mouvance présidentielle. À l’époque, le responsable politique dénonçait avec virulence ce qu’il considérait comme une nouvelle illustration de la transhumance politique, une pratique régulièrement décriée dans le paysage politique sénégalais.

Dans une déclaration particulièrement critique, Pape Malick Ndour estimait que l’intégration d’Abdoulaye Seydou Sow au sein de la majorité présidentielle portait atteinte à l’engagement des jeunes militants de l’APR. « Prendre un Abdoulaye Seydou Sow et le présenter comme quelqu’un capable de défendre l’action du président, c’est insulter l’ensemble des jeunes du parti, c’est ternir l’image du parti, c’est insulter le parti, mais c’est aussi manquer de respect aux Sénégalais », avait-il déclaré.

Cette sortie intervenait dans un contexte marqué par l’arrivée de plusieurs responsables politiques dans la mouvance présidentielle. Pape Malick Ndour s’était particulièrement attaqué au principe même de ces ralliements, qu’il jugeait difficilement compatibles avec les exigences de cohérence et de fidélité politique qu’il associait à l’engagement partisan.

Le responsable de la jeunesse de l’APR avait notamment mis en avant le contraste entre les positions antérieures d’Abdoulaye Seydou Sow et son nouveau positionnement politique. Selon lui, celui-ci figurait encore, quelques mois, voire quelques jours auparavant, parmi les voix qui critiquaient ouvertement le président de la République et soutenaient que le chef de l’État « n’avait pas de vision ».

Pour Pape Malick Ndour, ce changement de camp soulevait donc une question de crédibilité. Il s’interrogeait sur la capacité de responsables ayant récemment tenu un discours critique à défendre ensuite, avec la même conviction, l’action du pouvoir auquel ils venaient de se rallier.

Au-delà du cas particulier d’Abdoulaye Seydou Sow, cette prise de position traduisait également une volonté de défendre l’identité et les principes de l’APR. Pape Malick Ndour cherchait alors à établir une distinction entre les nouveaux ralliés et les militants qui, selon lui, avaient accompagné durablement le président Macky Sall sans attendre en retour des postes ou des avantages.

Il avait ainsi insisté sur le fait que les jeunes de l’APR ne s’engageaient pas dans le parti dans la perspective d’obtenir des « prébendes » ou des responsabilités. Il présentait leur mobilisation comme un engagement fondé sur le soutien à l’action du président de la République, mais également sur le travail de communication et de vulgarisation des réalisations et des orientations du parti.

Neuf ans plus tard, ces déclarations de 2017 prennent une résonance particulière dans un contexte politique sénégalais où les repositionnements, les alliances et les changements de camp continuent d’alimenter les débats. Elles rappellent surtout la virulence avec laquelle certains responsables de l’APR dénonçaient à l’époque la transhumance politique et les ralliements de personnalités ayant auparavant adopté des positions critiques à l’égard du pouvoir.

Commentaires (0)

Soyez le premier à commenter cet article.