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Aminata Maïga dresse le bilan du cadre de coopération entre l’ONU et le Sénégal

Dakar, septembre 2025 – À mi-parcours de la mise en œuvre du nouveau cadre de coopération entre le Sénégal et le système des Nations Unies, la coordinatrice résidente des Nations Unies au Sénégal, Aminata Maïga, a dressé un bilan jugé « substantiel ». Elle…

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Aminata Maïga dresse le bilan du cadre de coopération entre l’ONU et le Sénégal

Dakar, septembre 2025 – À mi-parcours de la mise en œuvre du nouveau cadre de coopération entre le Sénégal et le système des Nations Unies, la coordinatrice résidente des Nations Unies au Sénégal, Aminata Maïga, a dressé un bilan jugé « substantiel ». Elle a toutefois appelé à accélérer les efforts afin d’atteindre les résultats attendus à l’horizon 2030.

Lancé en 2024, le cadre de coopération entre le Sénégal et le système des Nations Unies a fait l’objet d’un réajustement en 2025. Cette révision vise à assurer une meilleure cohérence avec le nouveau référentiel des politiques publiques adopté par le Sénégal à la fin de l’année 2024.

Les différents programmes et interventions des agences onusiennes ont ainsi été réorientés afin de mieux prendre en compte les ambitions portées par la vision « Sénégal 2050 » et la Stratégie nationale de développement 2025-2029.

L’action du système des Nations Unies s’articule désormais autour de quatre principaux axes. Le premier concerne la transformation économique, avec un accent particulier mis sur le développement des chaînes de valeur agricoles et la création d’emplois. Sur ce volet, 37 000 emplois ont déjà été créés, dépassant l’objectif initial de 30 000 emplois fixé pour les quatre années de mise en œuvre.

Le deuxième axe porte sur le capital humain et la protection sociale. Des progrès sont notamment enregistrés dans les secteurs de l’éducation et de la santé, considérés comme des leviers essentiels du développement durable et de l’amélioration des conditions de vie des populations.

Le troisième pilier concerne la gouvernance, à travers le renforcement des capacités institutionnelles et l’amélioration de la coordination entre les différents acteurs.

Enfin, l’aménagement du territoire constitue un nouveau pilier du cadre de coopération. Encore à ses débuts, cet axe affiche un niveau d’exécution plus faible que les autres. Cette situation s’explique notamment par le temps nécessaire à la planification et à la co-construction des projets avec les administrations locales. Des améliorations sont toutefois attendues à partir de 2026.

Sur le plan financier, les ressources mobilisées dans le cadre de cette coopération s’élèvent à 125 milliards de francs CFA, avec un taux de décaissement global de 75 %. Les trois premiers piliers affichent des taux de décaissement supérieurs à 85 %, tandis que l’aménagement du territoire reste en retrait.

Pour Aminata Maïga, l’enjeu consiste désormais à renforcer la coordination entre les différentes agences des Nations Unies et les partenaires nationaux afin d’optimiser l’utilisation des ressources et de garantir un impact plus durable des interventions.

La coordinatrice résidente a également insisté sur la nécessité d’associer davantage les populations à la base à la conception et à la mise en œuvre des projets. Une implication jugée essentielle pour garantir leur pertinence, leur appropriation et leur pérennité.

Le Sénégal a présenté, en juillet dernier à New York, sa revue nationale volontaire sur la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD). Selon Aminata Maïga, des avancées sont enregistrées sur plusieurs indicateurs, notamment dans le domaine de l’accès à l’eau. Toutefois, certains objectifs connaissent encore des ralentissements et nécessitent des efforts supplémentaires.

« Nous devons accélérer, car 2030 est dans quatre ans », a rappelé la coordinatrice résidente, soulignant l’urgence de renforcer les actions pour permettre au Sénégal de progresser davantage dans la réalisation des ODD.

La question de l’emploi demeure également au centre des préoccupations. Avec une population dont plus de 75 % est âgée de moins de 35 ans, le Sénégal fait face à un important défi en matière d’insertion professionnelle des jeunes et d’autonomisation économique des femmes.

Dans ce contexte, Aminata Maïga a appelé le secteur privé sénégalais et international à renforcer ses investissements et à contribuer davantage à la création d’emplois. Pour la coordinatrice résidente, la mobilisation des entreprises et des investisseurs constitue un levier déterminant pour accompagner les ambitions de développement du Sénégal et transformer le potentiel de sa jeunesse en véritable moteur de croissance.

À quatre ans de l’échéance de 2030, le système des Nations Unies entend ainsi poursuivre son accompagnement du Sénégal, tout en renforçant la coordination, l’efficacité des interventions et leur ancrage dans les priorités nationales.

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