Dans une sortie particulièrement critique à l’endroit de Pastef, Aldiouma Sow, membre du mouvement Kiiraay – Les Patriotes Républicains, relance le débat sur la transparence dans la gestion des ressources publiques. S’en prenant aux députés de la majorité parlementaire, qu’il qualifie de « segment parlementaire de la secte messianique », il les invite à traduire leurs engagements en actes concrets, notamment en matière de commande publique et de contrôle budgétaire.
Au cœur de son interpellation figure la gestion financière de l’Assemblée nationale. Pour Aldiouma Sow, les députés qui revendiquent une plus grande transparence doivent aller au bout de leur démarche en modifiant, notamment, le cadre législatif applicable à la commande publique afin de permettre à l’Assemblée nationale d’être soumise au contrôle de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP).
« Prouvez-nous donc votre bonne foi et allez jusqu’au bout de votre logique », lance-t-il à l’endroit des parlementaires visés. Une interpellation qui intervient dans un contexte de débat sur les mécanismes de gestion et de contrôle des ressources mises à la disposition des institutions publiques.
Pour étayer sa position, le responsable de Kiiraay cite l’exemple de la Présidence de la République. Il rappelle qu’une Cellule de passation des marchés publics y est mise en place, alors même qu’aucune obligation légale ne l’imposerait, selon lui. À ses yeux, cette organisation constitue un exemple de mécanisme volontaire destiné à renforcer la transparence dans la gestion de la commande publique.
Aldiouma Sow oppose ainsi cette pratique à ce qu’il considère comme une communication politique dépourvue de mesures suffisamment concrètes. Il estime que la transparence et la reddition des comptes ne devraient pas se limiter aux déclarations publiques, mais se traduire par des procédures permettant d’assurer la traçabilité des dépenses et l’effectivité des contrôles.
Le responsable de Kiiraay élargit par ailleurs son interpellation à plusieurs dossiers portant sur l’utilisation de fonds publics. Il réclame notamment la mise en place de commissions d’enquête parlementaire sur le compte « Jamm » du Fonds pour la paix en Casamance. Il souhaite également qu’une enquête parlementaire soit ouverte sur l’affaire dite « Kosmos », dont il évalue les enjeux financiers à plus de 30 milliards de francs CFA.





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