Le G7 départemental de Kaolack a tenu, ce mardi 18 novembre 2025, son assemblée générale au lycée Ibrahima Diouf, en présence d’Abdourahmane Guèye, secrétaire général national de l’UDEN, représentant le G7 national. Cette rencontre stratégique a réuni des délégations venues de plusieurs localités du département, dans un contexte marqué par la persistance de nombreuses revendications syndicales non satisfaites.
Dès l’ouverture des travaux, les responsables syndicaux ont dressé un bilan jugé préoccupant de la mise en œuvre des accords précédemment signés avec le gouvernement. Selon Oumar Diallo, secrétaire général de l’UDEN section Kaolack, plusieurs engagements majeurs — notamment ceux relatifs à la situation des enseignants décisionnaires, aux lenteurs administratives, aux avancements, à la situation des enseignants contractuels et au respect du protocole d’accord — demeurent en suspens.
Parmi les griefs les plus dénoncés figure la question des examens de fin d’année, en particulier l’organisation du baccalauréat. Les syndicalistes estiment que les conditions de surveillance doivent être « sérieusement améliorées ».
« L’indemnité de surveillance est insuffisante et engendre des querelles interminables dans les centres d’examen », a déploré M. Diallo. Au nom du G7, il a également critiqué les modalités de paiement des indemnités du baccalauréat. Dans certaines académies, les enseignants sont convoqués tardivement, parfois après le 30 novembre, et doivent parcourir de longues distances pour percevoir des sommes allant de 12 000 à 17 000 francs CFA. Une situation que le G7 qualifie de « manque de respect et de considération » envers les enseignants.
Autre point d’alerte : l’introduction de l’anglais à l’élémentaire. Les syndicats dénoncent l’affectation d’un seul enseignant chargé de couvrir plusieurs établissements distants de 9 à 10 kilomètres les uns des autres.
« On ne peut pas demander à un enseignant d’assurer des cours d’anglais dans quatre écoles différentes, tout en supportant lui-même les frais de transport », ont-ils martelé, rappelant que les textes fixent à 5 km maximum la distance pour l’attribution des compléments horaires. « Faire 20 ou 25 km par jour est tout simplement impossible », a soutenu le porte-parole du G7 à Kaolack.
Les syndicats ont également insisté sur la nécessité d’accélérer la formation diplômante. Ils rappellent que l’État a l’obligation de former les professeurs contractuels, les MEPS, les instituteurs adjoints, les maîtres contractuels et les enseignants issus du recrutement spécial des 2 000, puisqu’il s’agit de personnels recrutés par la fonction publique.
À l’issue de l’assemblée générale, le G7 a annoncé qu’un plan d’action sera prochainement dévoilé si aucune avancée significative n’est enregistrée dans les discussions avec l’État.
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