Politique
Assemblée nationale : le programme « Un étudiant, un ordinateur » de 48 milliards FCFA dans le viseur d’une commission d’enquête
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par
Diack
Le programme « Un étudiant, un ordinateur », lancé pour accompagner la transformation numérique de l’enseignement supérieur au Sénégal, fera prochainement l’objet d’un examen parlementaire. Le Bureau de l’Assemblée nationale a inscrit à l’ordre du jour de la session extraordinaire prévue le lundi 10 août 2026 la ratification d’une proposition de résolution portant création d’une commission d’enquête sur les conditions de passation et d’exécution des marchés publics liés à ce vaste programme.
L’initiative s’inscrit dans le cadre d’une série d’investigations parlementaires visant à faire la lumière sur la gestion de plusieurs dossiers jugés sensibles. En ce qui concerne le programme « Un étudiant, un ordinateur », les députés entendent examiner l’ensemble des procédures ayant encadré son exécution depuis 2017 jusqu’à aujourd’hui, afin de vérifier leur conformité avec les règles en vigueur en matière de commande publique.
Selon l’arrêté signé par le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, l’engagement financier cumulé de ce programme est estimé à près de 48 milliards de francs CFA, sur la base d’une enveloppe annuelle d’environ 6 milliards de francs CFA. Réparti sur près d’une décennie, ce montant fait de cette initiative l’un des plus importants programmes financés dans le secteur de l’enseignement supérieur et l’un des dossiers les plus significatifs parmi les six commissions d’enquête dont la création a été validée par le Bureau de l’Assemblée nationale.
Mis en œuvre sous la responsabilité du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le programme avait pour objectif de doter les étudiants d’équipements informatiques afin de favoriser l’accès aux ressources numériques, de soutenir les apprentissages en ligne et d’accélérer la modernisation des universités publiques. Les parlementaires chercheront notamment à déterminer si les procédures de passation des marchés, les modalités d’attribution des contrats ainsi que l’exécution financière et technique des opérations ont respecté les exigences de transparence, de concurrence et de bonne gouvernance.
Cette future commission d’enquête s’inscrit dans une démarche plus large de contrôle de l’action publique. En effet, cinq autres commissions ont également été proposées pour examiner plusieurs dossiers d’intérêt national, notamment la gestion foncière des lotissements et du domaine public maritime, les cessions présumées irrégulières d’immeubles appartenant à l’État, l’utilisation de mécanismes financiers de type TRS, les abandons de recettes fiscales ainsi que les conditions d’attribution des licences de pêche.
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