Les députés sont convoqués en séance plénière le lundi 10 août 2026 à 10 heures à l’Assemblée nationale. Cette réunion marquera l’ouverture de la première session extraordinaire de l’année 2026, convoquée autour de plusieurs dossiers liés au contrôle de l’action publique, notamment la gestion des finances de l’État et la gouvernance du secteur maritime.
Selon un communiqué de l’Assemblée nationale, l’ordre du jour de cette séance porte principalement sur l’ouverture officielle de cette session extraordinaire. Les travaux se poursuivront ensuite conformément au programme arrêté par les autorités parlementaires et prendront fin une fois l’ensemble des points inscrits à l’ordre du jour épuisés.
La convocation intervient après l’arrêté pris le 6 août 2026 par le président de l’Assemblée nationale, actant la tenue de cette session extraordinaire. À travers cette initiative, les parlementaires entendent renforcer leur mission de contrôle sur certains secteurs considérés comme stratégiques pour les finances publiques et l’économie nationale.
Le premier axe de travail concerne les abandons de recettes et la gestion des exonérations fiscales. Cette question constitue un enjeu majeur dans le contexte actuel de recherche d’une meilleure mobilisation des ressources publiques. Les députés devront notamment s’intéresser aux mécanismes à l’origine des exonérations et autres renoncements à des recettes fiscales, ainsi qu’à leur impact sur les finances de l’État.
Au-delà de leur dimension financière, ces questions renvoient également à la transparence dans la gestion des ressources publiques. Le contrôle parlementaire devrait ainsi permettre d’évaluer les pratiques en vigueur, leur justification économique ou sociale et leur conformité avec les objectifs de politique budgétaire de l’État.
Le second volet de la session extraordinaire sera consacré au secteur de la pêche, avec un focus particulier sur les conditions de délivrance et de renouvellement des licences de pêche. Le sujet revêt une importance particulière dans un pays où les ressources halieutiques constituent un pilier de l’économie et représentent une source de revenus et d’emplois pour de nombreuses communautés.
Les parlementaires devraient ainsi examiner les procédures encadrant l’attribution et le renouvellement des licences, ainsi que les mécanismes de contrôle mis en place par les autorités compétentes. La gestion de ces autorisations est également étroitement liée à la préservation des ressources halieutiques, confrontées à une pression croissante.
Cette session extraordinaire intervient dans un contexte où le renforcement du contrôle parlementaire est au cœur des débats sur la gouvernance publique. À travers l’examen de ces deux dossiers, les députés auront l’occasion d’interroger les mécanismes de gestion des recettes fiscales et ceux régissant l’exploitation des ressources maritimes.