Mine ERAMET GCO : Le rapport accablant sur les conséquences sociales, environnementales et historiques dans la Zone des Niayes

Le 25 janvier 2025, un rapport accablant sur les répercussions sociales, environnementales et historiques de la Mine ERAMET GCO, située dans la zone des Niayes, a été rendu public. Ce document, élaboré par le Comité de Défense des Niayes, la Mairie de Diokoul Diawrigne et Afrigreen Lab, met en lumière des conséquences dramatiques liées à l’exploitation minière dans cette région du Sénégal.

Le rapport commence par souligner un aspect particulièrement inquiétant : les conséquences sanitaires des activités minières sur les villages déplacés. Des soupçons de décès liés à des complications d’eau de mauvaise qualité ont été soulevés. Selon les auteurs du rapport, plusieurs habitants des villages relocalisés pourraient avoir perdu la vie en raison de la dégradation de l’eau, une ressource vitale dont la qualité semble avoir été affectée par les travaux de la mine.

Le rapport pointe également des perturbations dans le respect des traditions locales et du patrimoine culturel. En effet, des cimetières, y compris ceux de dignitaires religieux, ont été déplacés pour faire place à l’exploitation minière. Cette pratique a eu lieu notamment dans les hameaux déplacés à Foth, suscitant de vives inquiétudes concernant la gestion de la mémoire locale et des croyances religieuses, essentielles pour les communautés touchées.

Un autre aspect critiqué par les auteurs du rapport est le manque de transparence et la mise à jour insuffisante des études d’impact. À ce jour, seule une étude datant de 2005 a été rendue publique, mais elle est incomplet et illisible sur plusieurs pages. Cette absence de révision des impacts environnementaux et sociaux actuels soulève des questions sérieuses sur la responsabilité de la mine envers les communautés locales et l’environnement.

Les impacts économiques de l’exploitation minière sont également frappants. De nombreux producteurs maraîchers ont exprimé leur mécontentement face à la destruction de leurs champs agricoles, particulièrement quelques semaines avant la récolte. La perte de terres cultivables, dont dépendent de nombreuses familles, accentue la précarité des populations locales qui vivent principalement de l’agriculture.

Le rapport dénonce la disparition progressive du désert de Lompoul, une zone naturelle emblématique, en raison des activités minières. Une grande partie de ce désert a déjà été détruite, menaçant ainsi la faune et la flore locales ainsi que la biodiversité unique de cette région. Le projet minier a donc des conséquences désastreuses sur l’écosystème fragile du désert, avec des répercussions à long terme pour l’environnement.

Enfin, le rapport met en évidence l’impact dévastateur sur le secteur touristique. Cinq des sept campements touristiques situés dans la région du désert de Lompoul ont été rasés par les activités minières, entraînant une perte directe pour l’économie locale. Actuellement, un seul campement, l’Ecolodge, reste en activité, tandis qu’un autre a été relocalisé à Thieppe. Cette destruction compromet gravement la viabilité du tourisme, une source de revenus essentielle pour les communautés locales.

Le rapport publié par le Comité de Défense des Niayes, la Mairie de Diokoul Diawrigne et Afrigreen Lab dénonce les pratiques de la mine ERAMET GCO, qui ont des répercussions profondes sur la santé des populations, l’environnement et l’économie locale. Il appelle à une plus grande transparence dans les études d’impact et à un respect des droits des communautés ainsi que de l’environnement. Pour que l’exploitation des ressources naturelles dans la zone des Niayes se fasse de manière responsable et durable, il est impératif de revoir les pratiques actuelles et d’assurer une prise en compte réelle des enjeux sociaux et environnementaux.

Migration circulaire en Espagne : Kolda en effervescence, les jeunes en quête de l’Eldorado européen

Ce lundi 27 janvier marque le début des dépôts pour le programme de migration circulaire entre le Sénégal et l’Espagne, et Kolda n’a pas échappé à l’effervescence. Depuis les premières heures de la matinée, des jeunes venus de la ville et des zones environnantes ont envahi le tribunal, le Bureau d’Accueil, d’Orientation et de Suivi (BAOS) de l’Agence Régionale de Développement (ARD), ainsi que les hôpitaux. Tous cherchent à réunir les documents nécessaires pour candidater à cette opportunité de travail saisonnier en Espagne.

L’accès au tribunal de Kolda était presque impossible ce matin. Des centaines de jeunes étaient amassés devant l’entrée, attendant avec impatience d’obtenir leur casier judiciaire, indispensable pour compléter leur dossier. « Je suis arrivé à 6 heures du matin, et je ne sais toujours pas si je serai servi avant la fermeture », confie Mamadou, un jeune diplômé en quête d’une meilleure vie.

Non loin de là, le BAOS a également été pris d’assaut. L’enceinte de l’ARD, qui abrite ce bureau, déborde de candidats venus déposer leurs dossiers ou se renseigner sur les exigences. Les agents sur place, débordés par l’afflux massif, peinent à gérer la situation.

Dans les hôpitaux, la situation est similaire. Les visites médicales et contre-visites obligatoires pour les candidats se multiplient, provoquant de longues files d’attente. Certains n’hésitent pas à parcourir plusieurs kilomètres depuis leur village pour s’assurer qu’ils remplissent toutes les conditions nécessaires.

Le programme de migration circulaire, annoncé par le gouvernement, offre aux jeunes âgés de 25 à 55 ans des contrats de travail saisonniers de trois mois en Espagne, notamment pour des emplois dans l’agriculture. Pour beaucoup, cette initiative est perçue comme une planche de salut face au chômage qui sévit dans la région.

Bocar, un jeune artisan de Dioulacolon, a quitté son atelier pour se rendre à Kolda. « J’ai appris la nouvelle la semaine dernière. Depuis, je prépare mes papiers. Je suis prêt à tout laisser derrière moi si cela me permet de soutenir ma famille », déclare-t-il avec détermination.

Cette situation n’est pas isolée. Le programme attire un large éventail de profils, allant des jeunes diplômés aux ouvriers qualifiés. Certains candidats ont même abandonné leurs activités professionnelles pour tenter leur chance, convaincus que cette opportunité pourrait changer leur destin.

L’engouement pour ce programme révèle une réalité préoccupante : le manque d’opportunités locales pousse les jeunes à envisager l’émigration comme unique solution. À Kolda, où les taux de chômage et de précarité restent élevés, l’annonce de ces contrats saisonniers a créé un véritable espoir.

Pourtant, cette ruée met également en lumière les défis auxquels les autorités doivent faire face. La pression exercée sur les infrastructures administratives, médicales et judiciaires reflète un système débordé, incapable de répondre efficacement à la demande.

La forte mobilisation des jeunes autour de ce programme interpelle sur la nécessité d’une politique d’emploi plus ambitieuse au Sénégal. La dépendance à des initiatives ponctuelles comme la migration circulaire ne peut être une solution durable à la précarité.

Alors que les dépôts de dossiers se poursuivent jusqu’au 29 janvier, les autorités doivent réfléchir à des solutions à long terme pour offrir aux jeunes des opportunités d’emploi locales. « Il est temps d’investir dans des projets structurants capables de retenir nos jeunes talents », souligne un observateur de la scène locale.

CAN 2025 : Le Sénégal face à un défi mesuré mais exigeant

Le tirage au sort de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, tenu à Rabat au Maroc, a révélé les compositions des groupes pour une compétition qui s’annonce captivante. Champion en titre, le Sénégal figure dans le groupe D aux côtés de la RD Congo, du Bénin et du Botswana. Ce groupe semble abordable pour les Lions de la Teranga, mais il recèle des défis qu’il serait imprudent de sous-estimer.

Sur le papier, le groupe D paraît accessible, mais il présente des pièges. La RD Congo, bien qu’en perte de vitesse ces dernières années, reste une équipe expérimentée ayant remporté la CAN en 1968 et 1974. Avec des joueurs capables de surprendre, cette formation pourrait se révéler imprévisible. Le Bénin, dirigé par Gernot Rohr, affiche une progression constante. Son effectif en pleine évolution pourrait poser des problèmes avec un jeu bien organisé. Enfin, le Botswana, considéré comme l’outsider, n’a rien à perdre et jouera sans complexe pour tenter de troubler la hiérarchie.

Pour le Sénégal, cette CAN sera l’occasion de confirmer sa domination sur le football africain. Avec des cadres tels que Sadio Mané, Kalidou Koulibaly et Édouard Mendy, cette génération dorée devra faire face à la pression de son statut de favori. Le nouveau sélectionneur, Pape Thiaw, surnommé « Thiaw sa Khiirr, » aura la tâche délicate de trouver le juste équilibre entre l’expérience et l’intégration de jeunes talents. Gérer la pression et aborder chaque match avec sérieux seront des conditions sine qua non pour aller loin dans la compétition.

Les autres groupes promettent également des affiches intéressantes. Le Maroc, pays hôte et demi-finaliste de la Coupe du Monde 2022, figure dans le groupe A avec le Mali, la Zambie et les Comores. L’Égypte de Mohamed Salah, dans le groupe B, devra affronter l’Afrique du Sud, l’Angola et le Zimbabwe. Le groupe C mettra en opposition le Nigeria et la Tunisie, deux géants africains, ainsi que l’Ouganda et la Tanzanie. L’Algérie, championne de la CAN en 2019, se retrouve dans le groupe E avec le Burkina Faso, la Guinée équatoriale et le Soudan. Enfin, le groupe F réunira la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Gabon et le Mozambique, promettant des chocs palpitants entre des équipes expérimentées.

Prévue du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, la CAN 2025 s’annonce comme un rendez-vous incontournable pour les passionnés de football africain. Alors que les équipes peaufinent leurs préparations, les supporters nourrissent l’espoir de voir leurs nations respectives briller sur les pelouses marocaines. Cette édition s’annonce riche en émotions et en surprises, avec des enjeux élevés pour toutes les équipes participantes.

USSEIN : Les étudiants en grève de 48 heures pour dénoncer leurs conditions d’apprentissage

La Coordination des amicales de l’Université du Sine Saloum Elhadji Ibrahima Niass (CAE-USSEIN) a décrété une grève de deux jours, ce lundi 27 et mardi 28 janvier 2025, pour protester contre leurs conditions d’étude jugées inacceptables. Ce mouvement vise à interpeller les autorités sur les promesses non tenues concernant les infrastructures et à exiger des actions concrètes face à une situation qu’ils qualifient de critique.

Dans un communiqué publié ce matin, la CAE-USSEIN a exprimé son ras-le-bol face à une décennie de précarité. Les étudiants dénoncent l’absence de livraison des nouveaux locaux répartis entre Kaolack, Kaffrine et Fatick, alors qu’ils devaient être prêts depuis octobre 2024, selon les engagements du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI). Une nouvelle échéance fixée à janvier 2025 n’a pas davantage été respectée, laissant les étudiants dans l’incertitude et la frustration.

Le chevauchement des années académiques constitue un autre point de tension majeur. Les retards accumulés perturbent l’organisation des études et compliquent l’attribution des bourses, plongeant de nombreux étudiants dans une précarité insupportable. Selon la CAE-USSEIN, ces retards traduisent un mépris inacceptable pour leur droit fondamental à une éducation de qualité.

Les étudiants réclament notamment l’annulation des inscriptions pédagogiques pour la Promotion 7, la finalisation et la livraison des chantiers des locaux de l’USSEIN, ainsi que la réhabilitation du campus de Fatick pour une reprise effective des cours dans des conditions dignes.

Face à ce silence des autorités, les étudiants rappellent au ministre de l’Enseignement supérieur, Dr Abdourahamane Diouf, ses engagements et exigent des réponses concrètes et rapides. « Nous refusons d’être abandonnés », affirment-ils dans leur communiqué. « L’avenir des étudiants n’est pas négociable. »

Cette grève, qui intervient dans un contexte d’exaspération généralisée, traduit l’urgence d’agir pour répondre aux besoins des étudiants et garantir une reprise sereine des activités académiques. Les prochaines heures seront déterminantes pour évaluer la capacité des autorités à répondre aux attentes légitimes des étudiants de l’USSEIN.

Affaire Tabaski Ngom : révélations troublantes et enquête tentaculaire

L’affaire impliquant Tabaski Ngom, ex-Agent comptable particulier (ACP) et inspectrice du Trésor, continue de faire couler beaucoup d’encre. Les perquisitions menées par la Division des investigations criminelles (DIC) à son domicile ont révélé des éléments troublants qui approfondissent le mystère autour de ce scandale financier tentaculaire.

Lors de la perquisition à son domicile, les enquêteurs ont saisi des factures provenant de sociétés dont les origines paraissent suspectes. Ces documents, selon des informations de L’Observateur, soulèvent des doutes quant à l’existence légale de ces entreprises. Pour éclaircir la situation, l’Agence nationale pour la promotion des investissements et des grands travaux (APIX) a été sollicitée afin de vérifier leur régularité.

Ces preuves s’ajoutent aux accusations initiales formulées par la Commission de régulation du secteur de l’énergie (CRSE), qui avait déposé une plainte ayant conduit à l’arrestation de Tabaski Ngom. Les témoignages d’autres responsables de la CRSE, notamment I. Niane, A. Ndiaye et N. Sylla, viennent renforcer les soupçons pesant sur l’inspectrice du Trésor.

Au cœur de cette affaire se trouve la disparition présumée de 700 millions de francs CFA des caisses de la CRSE. Les enquêteurs s’efforcent de retracer les mouvements financiers liés à Tabaski Ngom. Des réquisitions ont été envoyées à plusieurs banques, telles que le Crédit Mutuel, la Banque Agricole et la BGFI Bank, afin de détecter d’éventuelles anomalies sur ses comptes.

En parallèle, la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) est mobilisée pour repérer d’éventuelles opérations de blanchiment de capitaux. Les autorités examinent également les éventuels biens immobiliers ou véhicules que Tabaski Ngom aurait pu acquérir avec des fonds détournés, en collaboration avec la conservation foncière et la Direction des transports terrestres.

L’enquête ne s’arrête pas à Tabaski Ngom. D’autres personnalités sont citées dans ce scandale. Djim Momath Ba, ancien directeur général de l’Aprosi, a été inculpé pour complicité de détournement de fonds publics mais libéré sous contrôle judiciaire après avoir payé une caution de 90 millions de francs CFA. Mor Gueye, un autre acteur clé, reste en détention pour des accusations similaires.

L’affaire prend une tournure politique avec l’implication présumée de Moustapha Diop, ancien ministre devenu député. Bien que plusieurs témoignages l’incriminent, son immunité parlementaire empêche pour le moment toute poursuite. Une demande de levée de cette immunité pourrait toutefois être formulée pour permettre aux enquêteurs de progresser.

Avec les nombreuses preuves collectées et les interrogations toujours en suspens, l’affaire Tabaski Ngom demeure complexe. Certaines institutions tardent à répondre aux réquisitions des enquêteurs, retardant l’émergence de la vérité. Cependant, les éléments déjà découverts laissent entrevoir d’autres révélations potentielles dans ce dossier tentaculaire.

Ce scandale financier, qui mêle abus de pouvoir, détournements de fonds publics et blanchiment d’argent, continue de captiver l’opinion publique. Les récentes perquisitions marquent une étape clé dans cette enquête, mais de nombreuses zones d’ombre persistent.

La Jeunesse Sénégalaise : La Grande Trahison de Pastef.

Les images de milliers de jeunes Sénégalais devant la structure qui accueille le dépôt de leurs dossiers leur permettant d’aller travailler en Espagne, sont saisissantes de réalisme quant à leur déconvenue d’avoir du travail dans leur pays, comme il leur avait été promis par leur gourou Ousmane Sonko lors de ses saillies populistes, dénuées du principe de réalité. PROS, comme l’appelaient les jeunes du Sénégal, a promis à ces jeunes garçons et ces jeunes filles monts et merveilles, les assurant qu’ils allaient recevoir chacun 150.000 frs, pour arrêter l’émigration clandestine, dont il faisait alors du régime de Macky Sall le principal responsable de cet exode meurtrier. Aujourd’hui, force est de constater que les jeunes meurent encore plus dans les océans, dans l’indifférence du pouvoir qui ne peut offrir comme palliatif à leur désœuvrement, qu’une opération « setal sa gokh », mensuelle et fortement télévisée par la RTS.

Jeunesse impatiente et déterminée à se prendre en charge.

Ce que les responsables de Pastef aujourd’hui au pouvoir, semblent oublier, c’est qu’ils ont été élus par les jeunes, qui ne sont même plus en état de leur rappeler toutes leurs promesses, en première desquelles ils avaient vendu leur sacro-saint- ⁠souverainisme, leur jurant alors que leur salut demeurait au Sénégal. La fuite des jeunes vers l’Espagne ou vers les structures de « Green Cards » qui pullulent dans le pays, sonne comme un aveu d’échec et surtout d’impuissance.

Même si la course aux coupables de leur reddition des comptes, n’est que poudre de perlimpinpin, ayant pour objet de poser les bases d’un état de la terreur, qui vise à installer un Etat policier, ils savent que cette jeunesse est insensible à ces gesticulations, et attend de pied ferme la réalisation de leurs nombreuses promesses populistes. Emprisonner tous les dignitaires de l’APR ne donnera point satisfaction aux jeunes Sénégalais exaspérés. Ils sont donc déterminés pour exécuter leur forfaiture politicienne, de tout mettre en œuvre pour exiler les jeunes de ce pays qui depuis bientôt une année, sont plutôt témoins de pertes d’emplois plus que de création d’emplois, et demeurent abasourdis par les restrictions de travailler qui sont faites aux jeunes « jakartamen », qui menacent de mettre le feu comme ils leur ont appris lors de leurs conquêtes et exactions populistes d’avant Mars 2024. « Arroseur arrosé » comme dit l’adage.

Les jeunes Sénégalais sont certains d’une chose à présent, c’est de l’incapacité à prendre en charge leur désespoir, et leur envie de travailler à changer leurs destinées. Tout ce qui leur est proposé est l’exil, notamment vers des pays que leur lexique faussement souverainiste et « révolutionnaire, ne cesse pour autant d’insulter.

Quelle honte de voir ces milliers de candidats à l’exode, désemparés par l’absence de capacités à trouver des solutions à leurs inquiétudes !!! C’est parce qu’ils ont honte, que nos dirigeants ont décidé d’installer la terreur, si possible sans témoins. Alors il convient d’exiler cette jeunesse trompée et désespérée.

Du grand « naxébaye » !!!!

Député Abdou MBOW
Groupe Takku Wallu Sénégal

Migration circulaire en Espagne : une ruée vers les BAOS et les tribunaux sénégalais

Ce lundi 27 janvier 2025 marque le coup d’envoi des dépôts de candidature dans le cadre du programme de migration circulaire entre l’Espagne et le Sénégal. Dès les premières heures, les Bureaux d’Accueil, d’Orientation et de Suivi (BAOS) ainsi que les tribunaux ont été envahis par des milliers de candidats espérant décrocher un emploi agricole en Espagne.

À Dakar, comme dans les régions, les scènes de foule sont impressionnantes. Des centaines de jeunes se pressent devant les BAOS et tribunaux pour déposer leur dossier avant la date limite fixée au mercredi 29 janvier 2025 à 18 heures. Ces jeunes, souvent sans emploi, voient dans ce programme une opportunité unique de changer leur destin et de trouver un avenir meilleur.

Les images capturées devant le BAOS de Dakar et le tribunal de Kaolack illustrent l’ampleur de cette attente. À Kaolack, par exemple, le Tribunal de Grande Instance (TGI) est pris d’assaut par des jeunes cherchant à obtenir leur casier judiciaire, une pièce essentielle au dossier de candidature.

Le programme de migration circulaire, initié par le gouvernement espagnol en partenariat avec le Sénégal, vise à recruter des ouvriers agricoles sénégalais âgés de 25 à 55 ans. Ces derniers se verront offrir des contrats à durée déterminée (CDD) de trois mois, renouvelables, pour participer à la cueillette, à l’entassement et au stockage des fruits en Espagne.

Le secrétaire d’État aux Sénégalais de l’extérieur, Amadou Cherif Diouf, avait détaillé les modalités de candidature dans un communiqué publié le jeudi 23 janvier. Les documents requis comprennent une copie du passeport, un casier judiciaire de moins de trois mois, ainsi que d’autres pièces administratives. Cette exigence explique la ruée vers les tribunaux depuis la publication du communiqué.

Pour de nombreux jeunes, ce programme représente une lueur d’espoir dans un contexte marqué par un chômage endémique. « C’est peut-être notre dernière chance de trouver un emploi et d’aider nos familles », confie un candidat dans la file d’attente au tribunal de Kaolack.

Cependant, cette ruée reflète également une réalité sociale préoccupante : le désespoir des jeunes face à un marché de l’emploi local peu prometteur. Certains craignent que les places disponibles ne soient insuffisantes pour répondre à l’immense demande, laissant de nombreux candidats sur le carreau.

Ce programme de migration circulaire est salué comme une initiative pour renforcer les relations bilatérales entre le Sénégal et l’Espagne, tout en offrant une solution temporaire au chômage. Toutefois, il met en lumière les défis structurels du marché de l’emploi sénégalais et la nécessité de trouver des solutions durables pour l’insertion des jeunes.

En attendant, l’Espagne devient pour beaucoup le symbole d’un avenir meilleur, même si l’accès à ce programme reste limité et compétitif. La suite des événements dépendra de la capacité des autorités sénégalaises et espagnoles à gérer ce flux massif de candidatures et à garantir la transparence dans le processus de sélection.

Magal de Kazu Rajab : Sens et portée de la commémoration

La communauté mouride du Sénégal a célèbré ce lundi 27 janvier le magal de Kazu Rajab commémorant la naissance du deuxième khalife de Serigne Touba, Serigne Fallou Mbacké. Communément appelé Magalou Serigne Fallou, le Kazu Rajab est un événement très connu, où se pressent des centaines de milliers de talibés fervents chaque année dans la ville sainte de Touba. Le saint homme, Mohamed Fadel Mbacké vit le jour le 27 du 7ème mois lunaire de Rajab, appelé « ndeyi koor » dans le calendrier wolof. On dit aussi dans la religion musulmane que cette date que correspond à l’anniversaire du voyage nocturne du Sceau des Prophètes Mouhamed (Psl), en compagnie de l’Ange Gabriel d’où il ramena le rituel des cinq prières, si fondamental en Islam.

Le khalifat de Serigne Fallou a traversé plusieurs générations à cause de son ouverture. Il était un homme monde, un homme ouvert au monde connu de partout et de tous. Nombreux de ses descendants portent des noms d’illustres érudits de l’Islam. La sainteté de El Hadj Fallou Mbacké était incontestable. Puis qu’il était aussi un homme d’une grande magnanimité envers tous les créatures de DIEU. C’est lui qui a parachevé la construction et l’extension de la grande mosquée de Touba et procédé à son inauguration le vendredi 07 juin 1963 en présence de son ami, le premier président de la République du Sénégal, Léopold Sédar Senghor qu’il a accompagné.
La tradition de la célébration du Kazu Rajab, remonte aux années 60, précisément à l’an 1963. Cette année-là, son anniversaire venu, Serigne Fallou a quitté Touba quelques temps avant le coucher du soleil pour se rendre à Darou Salam, son lieu de naissance en 1888, pour y passer la nuit en prières. Il en fut ainsi pendant des années avant qu’une réelle rupture dans le cérémonial de la célébration ne soit marquée.
A cette occasion, Serigne Fallou fut accompagné d’une délégation de dignitaires religieux entre autres, Serigne Modou Khary Niang, Serigne Modou Faty Khary et quelques membres de sa propre famille comme Serigne Modou Bousso Dieng et Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké.

Sens et portée

Un jour, s’adressant à Serigne Modou Mamoune Niang, Serigne Fallou aborda son sujet par ces termes : « Je sais que ce jour vous tient beaucoup à cœur. Je vais donc vous expliquer ce qu’est sa signification profonde et, par conséquent, les motivations qui m’ont conduit à le prendre en considération, afin que vous puissiez maîtriser les modalités de sa célébration. Dans sa grande miséricorde, DIEU m’a accordé une grâce infinie. Il a fait coïncider ma naissance avec la date d’anniversaire de ces événements miraculeux. Il a plu à notre Seigneur que je sois né un vendredi, 27ème jour du mois lunaire de Rajab, de l’an 1306 de l’Hégire (1886).
Ce jour est donc pour moi un prétexte de lui rendre grâce et d’exprimer ma reconnaissance à l’endroit de Cheikhoul Khadim. Depuis, j’ai pris l’habitude, à cette date, de me rendre à Darou Salam, où je suis né, afin de m’y consacrer, toute la nuit durant, à la lecture du Coran et des Panégyriques du Prophète (PSL), en guise de témoignage de grâces au Cheikh. Pourquoi dès ma sortie de ma retraite je viens ici, chez Serigne Affia ? C’est pour réaffirmer et raffermir les liens de fraternité qui me lient à cette maison où vécut ma mère Sokhna Awa Bousso ».

Après cette mise au point, Serigne Modou Mamoune Niang, au nom de toute la famille, prit l’engagement de perpétuer cette célébration, tant qu’il restera en vie. Serigne Fallou fut rappelé à DIEU cette même année. Mais pendant les deux années qui suivirent, fidèle à sa parole, Serigne Modou Mamoune Niang s’est employé à donner à la célébration du Kazu Rajab l’éclat qui lui convient. Serigne Fallou Mbacké a été rappelé à Dieu le 6 août 1968 à Touba à l’âge de 80 ans.

A. Saleh

DIOMAYE DONNE LE NOM DE SA FILLE À LA MÈRE DE SONKO : Un geste qui fait taire les rumeurs de frictions au sommet de l’État

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, nommant sa fille Khady, en hommage à la mère du Premier ministre, Ousmane Sonko, ce mardi, envoie un signal fort. Cet acte dément les rumeurs persistantes de tensions entre son chef du Gouvernement et lui.

Le Sénégal était suspendu à ce qui s’annonçait comme un événement national ce mardi : le baptême du nouveau-né du couple présidentiel. Pourtant, à la surprise générale, la cérémonie s’est déroulée ce dimanche dans une discrétion absolue, loin des caméras.
Contre toute attente, le couple présidentiel a choisi de nommer leur fille Khady, en hommage à Khady Ngom, la mère du Premier ministre, Ousmane Sonko. Ce choix envoie un message fort à l’opinion publique. Il met en exergue la solidité des liens entre Bassirou Diomaye Faye et son Ousmane Sonko, présenté comme son « mentor » au sein du Parti des Patriotes du Sénégal pour le Travail, l’Éthique et la Fraternité (PASTEF). En effet, ce geste, empreint de symbolisme, vient balayer les rumeurs persistantes d’un éloignement ou de désaccords entre les deux leaders.
Depuis plusieurs mois, les spéculations sur une prétendue tension entre les deux hommes s’étaient amplifiées. En septembre 2024, Cheikhna Keïta, ancien commissaire de police, avait été emprisonné pour diffusion de fausses nouvelles après avoir affirmé qu’une présumée altercation physique avait eu lieu entre le président de la République et son Premier ministre au Palais de la République.
Quelques mois plus tard, plus précisément ce 24 décembre 2024, Africa Intelligence rapportait des désaccords supposés sur le sort d’Air Sénégal. La compagnie aérienne, en difficulté financière, serait devenue un point de friction entre les deux hommes. Alors qu’Ousmane Sonko plaidait pour une intervention financière forte de l’État afin de sauver ce bijou national, Bassirou Diomaye Faye s’était montré plus réservé, insistant sur les risques d’un tel soutien sans garanties solides de redressement.
Ainsi, le choix porté sur le prénom de la fille du chef de l’État apparaît comme une réponse claire et directe à ces rumeurs de dissension. En honorant la mère d’Ousmane Sonko, le président réaffirme son respect et son admiration pour son Premier ministre vu que cet hommage n’est pas une première. Pendant ses années de militantisme au sein du « Pastef », Bassirou Diomaye Faye avait déjà choisi de nommer son fils, né de son union avec sa première épouse, Marie Khone, après Ousmane Sonko.
Aujourd’hui, le « bébé patriote », devient, dès lors, le symbole d’une alliance renforcée et un message à l’endroit d’une opposition qui attend le clash du tandem Diomaye-Sonko.


La Dakaroise

SCANDALE PRÉSUMÉ DE LA SECAM : Part de vérité de Mame Boye Diao

Mame Boye Diao, ancien directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), réfute les accusations de malversations financières liées à l’acquisition de la société Secam par la CDC. Il précise qu’il n’a joué aucun rôle dans la finalisation de l’acquisition.

Mame Boye Diao, ancien directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), a fermement démenti les accusations portées contre lui dans le cadre d’un scandale présumé impliquant la société de construction et d’aménagement (Secam). Selon un article du journal Libération et certains sites en ligne, Diao aurait été cité dans une affaire de malversations financières, aux côtés de l’ex-directeur de la CDC, Cheikh Issa Sall. Cette affaire concerne l’acquisition de Secam par la CDC, pour un montant de 6 milliards de francs CFA, ainsi que des accusations de détournements financiers s’élevant à 1,051 milliard de francs CFA et un préjudice de 1,7 milliard de francs CFA.
Mame Boye Diao a réagi rapidement en publiant un message sur sa page Facebook dans lequel il dément formellement toute implication dans ce scandale. Il a précisé que son nom n’a été mentionné que pour rappeler qu’il était directeur général de la CDC au moment de l’acquisition de la société Secam, mais sans qu’il n’y ait de lien établi avec des faits délictueux. Selon lui, cette acquisition s’inscrivait dans la volonté de la CDC de renforcer sa chaîne de valeur dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, avec l’ajout d’une société de génie civil. Cette acquisition, ajoute-t-il, n’a été rendue possible qu’après l’avis favorable de la commission de surveillance et la certification des états financiers de Secam par un expert agréé.
Il souligne que la cession de Secam n’a été finalisée qu’en décembre 2023, soit trois mois après son départ de la CDC, ce qui rend toute implication de sa part dans cette transaction illogique. Diao dénonce ce qu’il considère comme une manipulation de l’opinion publique, précisant qu’il n’a pas été entendu par la DIC (Division des investigations criminelles) et n’a aucune connaissance d’une plainte déposée contre lui. Il rappelle également que l’Inspection générale d’État a mené une mission à la CDC, dont les résultats seront communiqués aux autorités compétentes.
L’ancien directeur général de la CDC met également en doute certaines informations de l’article, notamment la contestation des éléments d’actifs de la société Secam et l’installation de la filiale CDMP dans un de ses immeubles. Enfin, Mame Boye Diao réfute toute accusation de paiement frauduleux, surtout après une lettre d’opposition émise par le ministre des Finances.
Pour rappel, en septembre 2024, avant les élections législatives, une source révélait au « Dakarois Quotidien » que Mame Boye Diao, Doura Baldé et Farba Ngom étaient dans le viseur du Pool Judiciaire Financier (PJF) – voir UNE du 24 septembre 2024 -.
Lors des législatives de novembre 2024, les deux originaires de Kolda ont affiché leur soutien à la mouvance présidentielle, Pastef, pendant que l’enfant du Fouta a réitéré sa fidélité à l’APR. En effet, Farba Ngom, actuel député et maire des Agnams, dont l’immunité parlementaire a été levée car cité dans une affaire de 125 milliards par la Centif, a renouvelé sa loyauté à l’ancien chef de l’État, Macky Sall.

Le Dakarois

RENFORCEMENT DE LA SÉCURITÉ ET AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL : Tournée de l’Inspecteur Général de Police

L’Inspecteur Général de Police, Mame Seydou Ndour, Directeur Général de la Police Nationale, a effectué une visite de travail dans plusieurs unités de police à travers le pays, notamment à Thiès, Tivaouane, Kébémer, Saint-Louis, Rosso et Richard Toll, dans le cadre de sa démarche de prise de contact et de renforcement de la sécurité. Sa tournée a débuté à Thiès, où il a visité divers commissariats, dont celui du 1er arrondissement et le commissariat central, ainsi que l’état-major du Groupement Mobile d’Intervention (GMI) et le camp Michel Le Grand. Au cours de ses entretiens avec les agents, il a pris note des défis rencontrés par les services opérationnels et a promis de trouver des solutions adaptées pour améliorer leurs conditions de travail et renforcer le maillage sécuritaire. Le gouverneur de la région, présent lors de cette visite, a salué le travail remarquable des policiers locaux. Avant de quitter Thiès, Mame Seydou Ndour a exprimé sa reconnaissance envers les agents pour leur dévouement et les a encouragés à maintenir leurs efforts.

L’Inspecteur Général de Police a ensuite poursuivi sa visite à Tivaouane et Kébémer, où il a échangé avec les fonctionnaires de Police pour recueillir leurs préoccupations et discuter des défis auxquels ils sont confrontés quotidiennement. Il a souligné la noblesse de leur mission et les a incités à redoubler d’efforts pour répondre aux exigences sécuritaires croissantes, tout en mettant en avant leur professionnalisme et leur abnégation.

Le mercredi 22 janvier, l’Inspecteur Général de Police a pris la direction de Saint-Louis, où il a été chaleureusement accueilli par les responsables locaux, notamment le commissaire central et le commandant du Groupe Opérationnel du GMI. Lors de sa visite, il a inspecté plusieurs installations, dont le camp Amadou Moustapha Sarr à Leybar, les commissariats des arrondissements de Pikine et de l’île de Saint-Louis, ainsi que l’antenne de la DNLT de la Direction de la Police de l’Air et des Frontières à Gokhou Mbacc. Lors de ces échanges, le DGPN a rappelé les enjeux sécuritaires actuels et a encouragé les agents à maintenir leur professionnalisme tout en soulignant l’importance de leur rôle dans la protection des populations. Le gouverneur de la région de Saint-Louis a, quant à lui, salué la coopération exemplaire entre la police nationale et les autorités locales.

Le vendredi 23 janvier 2025, l’Inspecteur Général de Police a poursuivi sa tournée en visitant le commissariat spécial à Rosso avant de se rendre à Richard Toll. Sur place, il a été accueilli chaleureusement par les responsables en charge du commissariat, avec lesquels il a échangé pour comprendre les défis opérationnels et identifier des solutions pour améliorer les conditions de travail des agents et renforcer leur efficacité dans la protection des biens et des personnes.

Cette tournée de l’Inspecteur Général de Police reflète sa volonté de maintenir un dialogue de proximité avec les unités opérationnelles, de renforcer la sécurité à l’échelle nationale et d’améliorer les conditions de travail des fonctionnaires de police. À chaque étape, Mame Seydou Ndour a tenu à féliciter les policiers pour leur professionnalisme et leur dévouement, les incitant à redoubler d’efforts pour continuer à assurer la sécurité des citoyens.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°381 – 27/01/2025

🔴 HOMMAGE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE À LA FAMILLE DU PREMIER MINISTRE : LE « BÉBÉ PATRIOTE » MET FIN AUX RUMEURS DE TENSIONS
🔴 SCANDALE PRÉSUMÉ DE LA SECAM : LA PART DE VÉRITÉ DE MAME BOYE DIAO

🔴 LIGUE 1 / DERBY DE LA BANLIEUE : GUÉDIAWAYE FC SURCLASSE L’AS PIKINE
🔴 LUTTE : LES DUELS SA THIÈS VS ZARKO ET DIÈNE KAÏRÉ VS POKOLA BALDÉ EN CUISINE

Fatou Ndiaye et Bass Thioung unissent leurs destins

La célèbre influenceuse Fatou Ndiaye et le chanteur Bass Thioung ont célébré leur mariage, mettant un point d’honneur à officialiser leur union malgré les controverses entourant leur relation. Cette cérémonie, très attendue, a marqué un moment fort dans l’univers des célébrités sénégalaises.

Fatou Ndiaye a ébloui l’assistance avec une somptueuse robe blanche ornée de détails dorés, rehaussant son teint radieux et son élégance naturelle. Loin de passer inaperçu, son style a capté l’attention de tous, consolidant son image de référence en matière de mode et de raffinement.

Bass Thioung, quant à lui, est apparu dans une tenue traditionnelle sobre et élégante, reflétant sa personnalité charismatique. Leur complicité visible lors de la cérémonie a touché les invités présents.

Le mariage a été largement couvert par les médias, notamment par le site Kawtef, qui a rapporté les détails de cet événement mémorable. Il a suscité un vif intérêt et a fait couler beaucoup d’encre, tant dans les médias que sur les réseaux sociaux, où les félicitations et les réactions des fans affluent.

Malgré les polémiques qui ont entouré leur relation, Fatou Ndiaye et Bass Thioung semblent avoir surmonté les épreuves pour s’unir dans un amour affirmé et sincère. Ce mariage scelle leur engagement mutuel, témoignant d’une volonté commune d’écrire une nouvelle page de leur histoire.

Fatou Ndiaye et Bass Thioung célèbrent leur union
Fatou Ndiaye et Bass Thioung célèbrent leur union
Fatou Ndiaye et Bass Thioung célèbrent leur union
Fatou Ndiaye et Bass Thioung célèbrent leur union
Fatou Ndiaye et Bass Thioung célèbrent leur union
Fatou Ndiaye et Bass Thioung célèbrent leur union
Fatou Ndiaye et Bass Thioung célèbrent leur union
Fatou Ndiaye et Bass Thioung célèbrent leur union
Fatou Ndiaye et Bass Thioung célèbrent leur union

SOUTIEN A FARBA NGOM : Marième Faye Sall, un pilier silencieux de l’unité au sein de l’Apr ( par Dieguy Diop Fall)

Marième Faye Sall, la Première Dame du Sénégal, a toujours été un pilier discret mais puissant des causes sociales, une figure de soutien inébranlable dans les domaines de la santé, de l’éducation, et de l’autonomisation des femmes. Toutefois, malgré ses actions concrètes et son engagement auprès des couches sociales les plus vulnérables, certaines polémiques, alimentées par des rumeurs et des interprétations malveillantes, ont souvent jeté une ombre sur sa position politique, notamment son soutien à Farba Ngom. Il est crucial de remettre cette situation en perspective et de rappeler le véritable rôle de la Première Dame dans la sphère publique.

Les accusations récurrentes concernant un manque de soutien de Marième Faye Sall à Farba Ngom sont souvent dénuées de fondement. Farba Ngom, militant historique du parti présidentiel, a toujours été aux côtés du Président Macky Sall dans ses combats politiques. Leur soutien mutuel est indéniable, et l’engagement de la Première Dame envers lui ne peut être remis en question. Ce soutien s’inscrit dans un objectif commun : la réussite de la mission historique de Macky Sall pour le bien-être du Sénégal.

La polémique qui a enflé autour de cette question relève plus de la mauvaise foi que de la réalité des faits. En effet, ceux qui cherchent à critiquer Marième Faye Sall, que ce soit pour son soutien à Farba Ngom ou pour d’autres actions, trouveraient toujours une manière de la dénigrer, indépendamment de la vérité. Comme le dit le dicton populaire : « Qui veut tuer son chien l’accuse de rage. » Dans ce contexte, il serait plus judicieux de ne pas céder aux rumeurs, mais de voir les faits tels qu’ils sont.

Si la polémique a une valeur, elle permet de souligner le vide laissé par l’absence de Marième Faye Sall dans certaines fonctions. Sa nature réservée et son choix de privilégier des causes sociales au lieu de se lancer dans une politique de visibilité médiatique ont, par moments, créé une impression de retrait. Cependant, ce vide ne doit pas masquer le véritable héritage de la Première Dame, celui d’une femme de sacrifice, de générosité et d’humilité.

Marième Faye Sall n’a jamais cherché à briller sur la scène politique, mais à soutenir discrètement son mari et à contribuer à l’élévation de la condition sociale des plus démunis. Ses actions, bien que souvent dans l’ombre, ont eu un impact considérable dans de nombreux domaines, et son soutien à Farba Ngom ne doit pas être minimisé.

Loin de la polarisation et des querelles stériles, Marième Faye Sall incarne un modèle de résilience et de médiation dans un contexte politique souvent conflictuel. Elle peut jouer un rôle crucial dans la cohésion sociale, non seulement en étant un lien solide entre les différentes forces politiques, mais aussi en continuant d’œuvrer pour le bien-être des populations les plus vulnérables.

Il est important de rappeler qu’en tant que Première Dame, Marième Faye Sall n’a jamais cherché à s’impliquer dans des débats politiques de bas étage, mais a toujours mis en avant les valeurs humaines et sociales qui sont les fondements de son engagement. À cet égard, sa gestion de son rôle dans l’ombre de son mari est une véritable leçon d’engagement désintéressé.

Au-delà de la polémique, il est essentiel de rappeler que la Première Dame mérite respect et reconnaissance. Ses choix personnels, ses alliances, et son soutien à ceux qui œuvrent pour la stabilité politique et sociale du Sénégal ne devraient pas faire l’objet de jugements hâtifs. Il est impératif de laisser de côté les attaques gratuites et de se concentrer sur l’essentiel : le bien-être du peuple sénégalais.

Marième Faye Sall a toujours été fidèle à son rôle, et ses actions continueront à marquer l’histoire de notre pays, sans l’ombre de doute. Pour ceux qui la critiquent aujourd’hui, il est crucial de regarder ses actions concrètes et de comprendre qu’elle incarne bien plus que la Première Dame d’un Président, elle représente une force tranquille au service du peuple sénégalais. Et comme le dit l’adage, « Ceux qui bâtissent notre Sénégal méritent d’être célébrés. »

Ministère de la Communication : Abass Fall dénonce un scandale de salaires excessifs

Lors d’une interview accordée à Radio Sénégal International (RSI) ce dimanche 26 janvier 2025, le ministre du Travail, Abass Fall, a fait des révélations troublantes sur des pratiques qu’il qualifie de népotiques et politisées sous l’ancien régime. Ces pratiques concerneraient des recrutements et des avantages indus au sein de plusieurs ministères et directions.

Abass Fall a particulièrement pointé du doigt le ministère des Télécommunications et de la Communication, anciennement dirigé par Moussa Bocar Thiam sous le régime de Macky Sall. Selon lui, des décrets auraient été modifiés pour permettre l’attribution de salaires exorbitants allant de 2 à 3 millions de francs CFA à des assistantes. Ces rémunérations dépasseraient même le salaire de base d’un ministre, qui, selon ses précisions, s’élève à 2,9 millions de francs CFA, hors indemnités de logement d’un million.

Le ministre du Travail n’a pas mâché ses mots, dénonçant une gestion financière marquée par des abus et une mauvaise utilisation des ressources publiques. Cette situation, d’après lui, reflète une gouvernance où les intérêts personnels et partisans prenaient le pas sur l’intérêt général.

Ces révélations mettent en lumière la nécessité d’une réforme approfondie des pratiques administratives et financières au sein des ministères. Abass Fall a réaffirmé l’engagement du gouvernement actuel à promouvoir une gestion rigoureuse, fondée sur la transparence et l’équité dans l’attribution des postes et des avantages financiers.

Ces accusations risquent de raviver le débat sur la gestion des ressources publiques sous l’ancien régime. Pour l’instant, aucune réaction officielle de Moussa Bocar Thiam ou d’autres responsables de l’exécutif passé n’a été enregistrée.

Sénégal : Le MESRI met en garde contre une société privée proposant des services non autorisés pour la signature des diplômes

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) a émis une alerte ce week-end concernant une société dénommée MAS Consilium Solutions (MCS). Cette entreprise, qui se présente comme un prestataire d’accompagnement pour la gestion des procédures de signature des diplômes, n’est pas reconnue par les autorités compétentes.

Dans une circulaire adressée aux établissements privés d’enseignement supérieur (EPES) et aux étudiants, le ministère, dirigé par Abdourahmane Diouf, a tenu à préciser qu’il n’entretient aucun lien avec MCS. Il décline ainsi toute responsabilité en cas de litiges éventuels impliquant cette société, que ce soit avec les EPES, les étudiants ou leurs parents.

Le MESRI dénonce la promotion des services de MCS via les réseaux sociaux et rappelle que la signature des diplômes obéit à des procédures bien définies, telles que décrites dans les communiqués officiels n°001266 du 18 juin 2019 et n°00533 de l’année 2020. Ces directives ont été communiquées aux acteurs de l’enseignement supérieur privé pour garantir leur application correcte.

Le ministère a également réitéré que les demandes de signature de diplômes, y compris ceux de Doctorat, ne peuvent être adressées qu’à la Direction de l’Enseignement supérieur privé, conformément aux procédures officielles.

Cette mise en garde s’inscrit dans une démarche visant à protéger les étudiants sénégalais contre d’éventuelles arnaques ou complications administratives dues à l’intervention de structures non habilitées. Le MESRI invite ainsi tous les acteurs à se conformer strictement aux procédures officielles afin de garantir la transparence et d’éviter tout abus.

Face à ces pratiques, le MESRI exhorte les EPES et les étudiants à la prudence et à vérifier la légitimité des prestataires avant toute collaboration. Ce rappel à l’ordre met en lumière l’importance d’un cadre réglementaire rigoureux pour préserver l’intégrité du système éducatif et assurer la crédibilité des diplômes délivrés au Sénégal.

La Journée internationale de la Douane 2025 célébrée à Ziguinchor

Ce dimanche 26 janvier 2025, la ville de Ziguinchor a accueilli les célébrations de la Journée internationale de la Douane (JID). Cet événement, marquant pour la région de la Casamance, a réuni les autorités administratives et locales, ainsi que de nombreuses personnalités et forces vives de la région.

La cérémonie officielle s’est déroulée sous la présidence de Monsieur Mor Talla Tine, Gouverneur de la Région de Ziguinchor, accompagné du Coordonnateur de la Direction générale des Douanes représentant le Directeur général. Une délégation de haut niveau en provenance de Dakar a également pris part à cette célébration, aux côtés des agents et responsables locaux sous la direction de Malang Diédhiou, Directeur régional des Douanes du Sud.

L’événement a été marqué par une mobilisation exceptionnelle, rassemblant les opérateurs économiques, les forces de défense et de sécurité (FDS), les membres du Comité régional de développement (CRD) et des associations locales.

Les festivités ont été enrichies par une série d’activités, notamment des discours officiels, des projections de films, ainsi qu’une présentation suivie de débats autour du thème de l’année. Ce fut également l’occasion pour les autorités présentes de dresser le bilan de l’année écoulée, tout en mettant en lumière les objectifs et perspectives pour l’exercice 2025.

Scandale financier : Mame Boye Diao réfute les accusations liées à l’acquisition de la Secam par la CDC

Dans une mise au point publiée en réponse à un article du journal Libération, Mame Boye Diao, ancien directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), a vigoureusement rejeté les accusations de malversations portées à son encontre dans le cadre de l’acquisition de la Société de Construction et d’Aménagement (Secam). Il dénonce une tentative de manipulation de l’opinion et assure que toutes les procédures ont été menées conformément aux règles, bien après son départ de la CDC.

Selon Mame Boye Diao, l’acquisition de la Secam s’inscrivait dans une stratégie de diversification de la CDC pour compléter son écosystème dans le secteur des BTP. Cette démarche visait à intégrer une société de génie civil afin de renforcer les activités déjà existantes, notamment celles de CDC Habitat, CACO (ingénierie) et Béton du Sahel (production de béton). L’ancien directeur général précise que cette opération a été validée par la Commission de surveillance, après examen des documents nécessaires, dont la certification des états financiers par un expert agréé.

Mame Boye Diao insiste sur le fait que l’acte de cession de la Secam n’a été finalisé qu’en décembre 2023, soit trois mois après son départ de la CDC en septembre de la même année. Il réfute catégoriquement toute implication personnelle dans cette acquisition et considère que les accusations portées contre lui reposent sur des interprétations erronées des faits.

Par ailleurs, il souligne qu’il n’a jamais été convoqué par la Division des Investigations Criminelles (DIC) et qu’aucune plainte n’a été déposée à son encontre. Il rappelle également que l’Inspection Générale d’État (IGE) a mené une mission à la CDC et que ses conclusions seront communiquées aux autorités compétentes.

L’ancien directeur général remet également en question certaines incohérences soulevées dans l’article, notamment l’utilisation actuelle d’un immeuble appartenant à la Secam par une filiale de la CDC, la CDMP, alors que les actifs de la Secam sont contestés.

Mame Boye Diao appelle à un traitement rigoureux et objectif des faits et fustige les accusations qu’il qualifie de légères et infondées. Il conclut en invitant les acteurs impliqués à éviter de jeter des personnalités en pâture à l’opinion publique sans preuve tangible.

Affaire Secam : Deux anciens directeurs généraux de la CDC impliqués dans un scandale financier

Un scandale financier d’une ampleur considérable secoue actuellement la Société de construction et d’aménagement (Secam), filiale de la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Mame Diakhoumpa, le nouveau directeur général de la Secam, a déposé une plainte contre Babacar Ndiaye, ancien actionnaire unique de la société, qu’il accuse de malversations financières portant sur 1,051 milliard de francs CFA, ainsi qu’un préjudice évalué à 1,7 milliard de francs CFA. Ce dossier met également en lumière le rôle controversé de deux anciens directeurs généraux de la CDC : Cheikh Issa Sall et Mame Boye Diao.

D’après les informations révélées par Libération, les faits remontent à la période où Babacar Ndiaye a cédé 60 % des parts de la Secam à la CDC pour un montant de 6 milliards de francs CFA. Mame Diakhoumpa, dans sa déposition à la Division des investigations criminelles (DIC), a pointé des irrégularités dans les paiements effectués par la CDC malgré une injonction du ministre des Finances et du Budget, feu Moustapha Bâ, demandant la suspension de la transaction. Selon lui, cette injonction n’a pas été respectée, et les paiements ont continué jusqu’à atteindre 4,7 milliards de francs CFA.

Cheikh Issa Sall, dernier directeur général de la CDC sous Macky Sall, et son prédécesseur Mame Boye Diao ne sont pas directement visés par la plainte, mais leurs noms figurent dans la déposition de Mame Diakhoumpa.

Selon ce dernier, c’est sous la direction de Cheikh Issa Sall que les paiements ont continué malgré les instructions contraires du ministère. Quant à Mame Boye Diao, il aurait initié les négociations pour l’acquisition des parts de la Secam par la CDC. Le premier versement aurait même été effectué durant son mandat à la tête de l’institution.

Ce scandale soulève des questions sur la gouvernance et la transparence au sein de la CDC. Pourquoi les paiements ont-ils continué malgré une directive ministérielle explicite ? Quels mécanismes de contrôle ont failli dans cette opération ?

Mame Diakhoumpa, en portant l’affaire devant la justice, cherche à faire toute la lumière sur les responsabilités dans ce dossier qui mêle malversations présumées et décisions controversées. Une enquête approfondie est attendue pour déterminer les implications exactes des différents acteurs cités et, potentiellement, établir les responsabilités pénales.

Ziguinchor : Drogue, billets noirs et médicaments incinérés par les forces de défense

Les forces de défense et de sécurité (FDS) de la région de Ziguinchor ont procédé, ce 25 janvier 2024, à une opération majeure d’incinération de produits prohibés. Sous la supervision de la subdivision des douanes de Ziguinchor, plus de trois tonnes de marchandises illicites ont été détruites. Parmi elles figurent de la drogue, des médicaments de contrebande et des billets noirs, pour une valeur totale estimée à 445 millions de francs CFA.

Selon le colonel Malang Diédhiou, chef de la subdivision des douanes dans la zone Sud, l’opération illustre l’ampleur du trafic dans cette région. « Nous avons détruit 22 kg de graines de chanvre indien ainsi que d’autres produits prohibés. Ces résultats montrent l’importance de la lutte contre ce fléau, et seule une synergie dans nos actions permettra d’en venir à bout », a-t-il souligné.

La cérémonie d’incinération a été présidée par le gouverneur de la région, Mor Talla Tine, qui a salué l’engagement des FDS. Il a exprimé sa reconnaissance pour les efforts déployés : « Ce qui est incinéré aujourd’hui dépasse l’entendement, mais avec une unité opérationnelle aussi déterminée, nous sommes confiants quant à l’atteinte des objectifs. »

Cette opération intervient dans la continuité des actions menées par les forces de défense dans le nord de la région, notamment à Bignona, où cinq hectares de champs de chanvre indien ont récemment été détruits par les éléments du commandement de la zone militaire 05.

POLITIQUE : Le SG Cheikh Tidiane Youm persona non grata au PUR

Les Secrétaires Généraux de Fédération (SGF) et Secrétaires Nationaux (SN) du Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR) réclament la tête du Secrétaire général du parti de Serigne Moustapha Sy, Cheikh Tidiane Youm. En effet, ces cadres du PUR, au sortir d’une rencontre tenue ce samedi 25 janvier 2025 au siège du parti, ont fait face à la presse pour « définir les bases d’une nouvelle organisation politique « plus solide et plus adéquate » mais surtout déclarer « indésirable » le Secrétaire général au sein du PUR. Ces responsables qui accusent Cheikh Omar Youm de semer la zizanie et d’approfondir le désaccord entre la base et la direction du parti, ont ainsi décidé de le démettre de tous ses postes de responsabilité. « Les responsables, militants et sympathisants du Parti de l’Unité et du
Rassemblement (PUR), réunis au sein de ce collectif, souhaitent exprimer leur
désaccord avec certaines initiatives politiques et organisationnelles entreprises par
Cheikh Tidiane Youm au nom du parti.
Après une longue période de réflexion, d’introspection et d’évaluation des
activités menées, il est ressorti de ce diagnostic que le sieur Cheikh Tidiane Youm
n’a pas varié dans ses actes de sabotage ; d’insubordination et de manipulation pour casser la volonté des militants et sympathisants du parti lors de rendez-vous
politiques importants », lit-on dans un communiqué du secrétariat national du mouvement de la jeunesse du PUR rendu public. Selon Babacar Lo, Sg du mouvement des jeunes du parti, « par rapport à toutes les échéances qui se sont passées, Cheikh Tidiane Youm n’a pas respecté les orientations du parti. Par conséquent, il a été demandé par l’Assemblée de le défénestrer de toutes ses responsabilités nationales et périphériques au sein du PUR ».
Lors de ce face à face avec les journalistes, les secrétaires nationaux et les secrétaires généraux des fédérations du PUR ont rappelé que leur unique leader reste le responsable moral du parti, Serigne Moustapha Sy.
Ainsi, le secrétariat national qui estime que Cheikh Tidiane Youm n’a pas respecté les orientations du PUR par rapport à toutes les échéances électorales passées, a pris la décision majeur de mettre en place un comité ad hoc qui devra conduire à la tenue d’une Assemblée générale dans les tous prochains jours. D’après ce Collectif des Secrétaires Nationaux, Secrétaires Généraux de Fédérations et
Responsables Nationaux, militants et sympathisants du PUR, un calendrier préparatoire du congrès extraordinaire devant se faire dans les meilleurs délais sera établi et soumis à l’appréciation du président du parti, pour ensuite être partagé partout et pour tous.

A. Saleh

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°380 – du 25 ET 26/01/2025

🔴 LEVÉE DE L’IMMUNITÉ PARLEMENTAIRE DE FARBA NGOM : ÇA CHAUFFE AUX AGNAMS 
🔴 À PEINE AFFRANCHI DE PRISON : MOUSTAPHA DIAKHATÉ RELANCE L’OFFENSIVE

🔴 PRÉPARATIFS DU TIRAGE AU SORT CAN 2025 : RABAT SORT LE GRAND JEU
🔴 FÉDÉ DE BASKET / « MANQUE DE CONSIDÉRATION » : MAGATTE DIOP REFUSE LE POSTE DE CONSEILLER

Manifestations aux Agnams : tensions après la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom

La levée de l’immunité parlementaire du député-maire des Agnams, Farba Ngom, a déclenché une vive agitation dans sa commune. Ce vendredi soir, de nombreux jeunes ont pris d’assaut les rues pour exprimer leur désaccord, provoquant des troubles dans cette localité du Nord.

Des pneus enflammés et des barricades ont été érigés sur la nationale 2, bloquant la circulation et perturbant le quotidien des habitants. Plusieurs autres zones de la commune ont également été touchées par ces manifestations, témoignant d’un mécontentement palpable dans la population locale.

Dans la matinée, des chefs religieux influents de la région ont organisé des prières collectives. Ces moments de recueillement avaient pour objectif d’implorer la grâce divine en faveur de Farba Ngom, tout en appelant à préserver la paix et la stabilité dans le pays.

Fouta à l'instant...

Dakar accueille la 8e conférence des régulateurs des médias : un tournant pour la régulation numérique

Les 27 et 28 janvier 2025, Dakar deviendra le centre de discussions stratégiques sur la régulation des médias et des plateformes numériques, en accueillant la 8e conférence des présidents des réseaux francophones des régulateurs des médias. Cette rencontre, organisée par le Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA), vise à proposer des approches communes face aux défis posés par l’essor des technologies numériques.

Lors du lancement de la journée de partage sur l’avant-projet de loi portant création d’une autorité indépendante de régulation des médias et des réseaux sociaux, le ministre de la Communication, Aliou Sall, a mis l’accent sur l’importance de cette initiative. Selon lui, l’objectif est clair : « Mettre en place un dispositif efficace qui, sans entraver les libertés de presse et d’expression, impose le respect des normes démocratiques établies par la loi. »

Aliou Sall a souligné que l’ère numérique oblige chaque acteur à se doter de valeurs solides : « Intérêt général, cohésion sociale, engagement citoyen, défense des valeurs démocratiques et éthique doivent guider nos décisions. »

Le ministre a également exprimé sa confiance en la réussite de cette conférence, citant la qualité des participants, composés de services étatiques, experts et acteurs des médias. Il a évoqué le « New Deal Technologique », une initiative majeure en cours, et a précisé que les conclusions de la conférence contribueront à l’actualisation de l’avant-projet de loi, tout en définissant des étapes concrètes pour une régulation modernisée.

Le président du CNRA a, pour sa part, révélé que les premières délégations internationales sont déjà attendues. Le Sénégal devrait même, à l’issue de ces rencontres, prendre la présidence du Réseau Francophone des Régulateurs des Médias (REFRAM), renforçant ainsi sa position sur la scène internationale.

Le ministre a fait valoir que la régulation des médias traditionnels est aujourd’hui bien maîtrisée grâce à des méthodes et législations éprouvées. En revanche, le défi actuel réside dans la régulation des plateformes numériques, véritable enjeu de cette conférence.

Accusations infondées : deux destins brisés par des injustices

Dans une société où les fausses accusations de viol deviennent une arme de manipulation, les cas d’Amadou Mbaye et de Fallou révèlent l’impact dévastateur de telles calomnies sur des vies innocentes. Ces affaires appellent à une réforme urgente du système judiciaire et à un renforcement des contrôles sur les preuves médicales.

Amadou Mbaye, surnommé Eumeu, âgé de 21 ans, est en prison depuis 2023 à cause d’une accusation mensongère de viol portée par sa tante maternelle. Selon les informations rapportées par « Stop agression Sénégal », cette dernière aurait orchestré cette machination pour obtenir des visas pour ses deux filles. Elle aurait sollicité un médecin complice pour produire un faux certificat médical attestant d’un viol, tandis que les cousines d’Amadou ont été contraintes de corroborer ces accusations sous la pression de leur mère.

Le jeune homme a été brutalement arrêté à son école, ce qui l’a empêché de passer son baccalauréat. Depuis son incarcération, sa famille, démunie financièrement, a tout sacrifié pour prouver son innocence. Pire encore, l’avocat désigné pour défendre Amadou aurait négligé de s’investir pleinement dans cette affaire.

Un espoir demeure cependant, avec le procès prévu pour le 4 février 2025. Pour cette audience cruciale, des fonds sont nécessaires afin de convoquer les témoins et couvrir les frais judiciaires. La famille espère que cette opportunité permettra de dévoiler la vérité et de tenir la tante et ses complices responsables de leurs actes.

Fallou, un jeune homme orphelin, est lui aussi victime d’une accusation de viol montée de toutes pièces. En 2020, sa belle-mère a utilisé un faux certificat médical pour l’accuser d’avoir agressé sexuellement sa demi-sœur. Malgré l’absence de preuves solides, Fallou a été condamné à 15 ans de prison, dont il a déjà purgé cinq.

Cette condamnation repose sur des accusations orchestrées par sa belle-mère pour des raisons personnelles encore non élucidées. Face à cette injustice, les habitants de son quartier ont décidé de se mobiliser pour dénoncer cette condamnation et financer la défense du jeune homme. Grâce à leur soutien, deux avocats ont été engagés pour rouvrir le dossier, tandis qu’une campagne médiatique est en cours pour sensibiliser l’opinion publique et attirer l’attention sur cette affaire.

Dans ces deux affaires, un élément clé a joué un rôle déterminant dans les condamnations injustes : les certificats médicaux. Ces documents, supposés être des preuves fiables, ont été falsifiés par des médecins complices, faussant ainsi le processus judiciaire.

Les médecins impliqués dans ces falsifications portent une lourde responsabilité. Ils sont censés mener des examens rigoureux avant de produire un rapport médical, collaborer avec la justice en toute impartialité et s’abstenir de toute complaisance envers des plaignants mal intentionnés. De tels manquements détruisent des vies et compromettent la crédibilité du système judiciaire.

Ces cas révèlent des failles profondes dans le système judiciaire et médical sénégalais. La vérification des preuves doit être renforcée, notamment par des contrôles rigoureux sur les certificats médicaux. Les auteurs de fausses accusations et leurs complices doivent être sévèrement sanctionnés, tandis que les accusés doivent bénéficier d’une défense compétente et équitable.

Retour en détention : Ndella Madior Diouf après les funérailles de son père

La détenue Ndella Madior Diouf a assisté, ce vendredi, aux funérailles de son père, le Pr. Madior Diouf, décédé le 23 janvier 2025. Grâce à une autorisation exceptionnelle accordée par le juge d’instruction du premier cabinet près le tribunal de grande instance de Dakar, elle a pu rendre un dernier hommage à son père. Escortée par des agents de l’Administration pénitentiaire dans la plus grande discrétion, elle a regagné sa cellule à la fin de la cérémonie.

Ndella Madior Diouf est en détention depuis le 28 décembre 2023. Son arrestation est liée à des accusations concernant sa pouponnière, Keur Yeurmandé, située à Sacré-Cœur, qui fonctionnait sans autorisation administrative. Ce manquement a conduit à son placement sous mandat de dépôt.

Malgré les efforts de son avocat, Me Aboubacry Barro, qui avait introduit une demande de mise en liberté provisoire, celle-ci a été rejetée par les autorités judiciaires.

L’autorisation d’assister aux obsèques de son père a offert à Mme Diouf une courte parenthèse hors des murs de la prison, bien que ce retour à la vie familiale ait été marqué par la douleur du deuil.

YouTube video player

Régulation des médias : vers une nouvelle autorité pour encadrer le numérique et la presse

Le Sénégal s’engage dans une réforme majeure pour adapter son cadre législatif aux réalités du numérique et des médias modernes. Ce 24 janvier 2025, le Ministère de la Communication, de la Télécommunication et du Numérique (MCTN), en collaboration avec le Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA), a tenu une journée de partage autour d’un avant-projet de loi ambitieux. Celui-ci propose la création d’une nouvelle autorité administrative indépendante chargée de réguler aussi bien les médias traditionnels que les réseaux sociaux.

Depuis l’adoption de la loi n° 2006-04 du 4 janvier 2006, qui a donné naissance au CNRA, le paysage médiatique sénégalais a considérablement évolué. Cependant, cette loi se limite à la régulation de l’audiovisuel, excluant la presse écrite, la presse en ligne et les plateformes numériques, sauf en période électorale. L’explosion des réseaux sociaux et des outils numériques a accentué ces insuffisances, exposant le pays aux défis de la désinformation et des discours haineux.

Lors de la rencontre, Alioune Sall, expert des médias, a mis en lumière les dangers que représentent l’absence de régulation sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques. « Sans cadre clair, ces espaces deviennent des outils de désinformation et de propagation de discours haineux, mettant en péril la cohésion sociale », a-t-il alerté.

Le ministre de la Communication a, pour sa part, souligné la nécessité d’une approche consensuelle. « Nous devons garantir un équilibre entre la liberté d’expression et la responsabilité des acteurs médiatiques, tout en offrant au public des contenus éthiques et de qualité », a-t-il déclaré.

Mamadou Oumar Ndiaye, président du CNRA, a salué cette initiative, estimant qu’elle marque une avancée notable pour le secteur. « Aucun média, qu’il soit traditionnel ou numérique, ne doit échapper à la régulation », a-t-il affirmé. Il a également exprimé son espoir que cette nouvelle autorité permettra d’instaurer une meilleure discipline et une plus grande responsabilité dans la production et la diffusion des contenus.

Ce projet de loi vise à élargir la régulation aux réseaux sociaux, à la presse écrite et en ligne, dans un souci de mieux encadrer l’écosystème médiatique. Il prévoit également des mécanismes pour lutter contre les abus, tout en préservant la liberté d’expression.

La création de cette nouvelle autorité témoigne de l’engagement du Sénégal à relever les défis de l’ère numérique et à garantir un espace médiatique responsable et respectueux des droits des citoyens. Les consultations se poursuivront pour affiner les contours de cette réforme et s’assurer de son adoption dans les meilleurs délais.

Levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom:  » Je tiens à exprimer ma totale solidarité à monsieur Farba Ngom »( Aliou Sall ).

Par une note transmise à la rédaction de Dakaractu, monsieur Aliou Sall a tenu d’abord à apporter son soutien à monsieur Farba Ngom.  » À l’instar de tous les démocrates du pays, je tiens à exprimer ma totale solidarité à monsieur Farba Ngom et ma désapprobation de l’acharnement politicien dont il fait l’objet ». Poursuivant, M. Sall a ensuite dénoncé la posture des nouvelles autorités.  » La démarche contre Farba Ngom est la énième manifestation de la dérive autoritaire et partisane dont le régime en place s’est fait l’auteur, en quelques petits mois d’exercice du pouvoir ». D’après lui,  » tous les républicains de ce pays doivent se mobiliser pour arrêter ces harcèlements à la fois injustes et dangereux pour la paix et la stabilité du Sénégal ».  » Nous en appelons à la sérénité des autorités actuelles du pays et surtout, nous espérons que la justice sénégalaise saura confirmer son indépendance et sa neutralité politique », a-t-il conclu.

Escroquerie : « Thioune Boutique » déféré au parquet de Diourbel pour une affaire de 15 millions de FCFA

L’influenceur connu sous le pseudonyme de « Thioune Boutique », star des réseaux sociaux grâce à ses vidéos humoristiques sur TikTok et YouTube, se retrouve aujourd’hui au cœur d’une affaire judiciaire. Accusé d’avoir escroqué 15 millions de FCFA à un pharmacien, il a été déféré au parquet de Diourbel après son arrestation par la brigade de recherches de Kaolack.

Selon le plaignant, un pharmacien, l’affaire remonte à une transaction supposée concernant trois terrains, dont deux situés à Thiès. Malheureusement, les parcelles présentées par « Thioune Boutique » appartenaient en réalité à d’autres propriétaires. Entre-temps, l’influenceur aurait quitté le pays, se rendant en Italie et au Maroc, probablement pour échapper à la justice.

C’est finalement à Kaolack que l’influenceur a été appréhendé. D’après les informations rapportées, il était revenu discrètement au Sénégal et avait été attiré dans un guet-apens sous forme d’une demande de publicité fictive. Transféré à la gendarmerie de Darou Marnane, il a ensuite été déféré au parquet de Diourbel pour répondre de ces accusations.

Cette affaire met en lumière les dérives potentielles des figures publiques et des influenceurs, rappelant les risques associés à la confiance placée en certaines personnalités médiatiques. Si les faits sont avérés, cette situation pourrait ternir l’image de « Thioune Boutique », jusqu’alors apprécié pour son humour et sa créativité en ligne.

Moustapha Diakhaté, après sa sortie de prison : « Plus que jamais déterminé à défendre le Sénégal et les Sénégalais »

De retour après son incarcération à Rebeuss, Moustapha Diakhaté, ancien parlementaire et figure politique sénégalaise, s’est exprimé sur son expérience et ses aspirations renouvelées pour le Sénégal. Lors d’un entretien sur la RFM, il a partagé ses réflexions sur son séjour en prison et affirmé son engagement intact pour les valeurs démocratiques.

« Je suis en très bonne santé. Et, comme avant mon entrée en prison, je reste convaincu que le combat pour le respect du pluralisme et de la liberté d’expression reste mon crédo », a déclaré Moustapha Diakhaté, déterminé et serein.

Qualifiant son passage à Rebeuss de véritable leçon de vie, il a décrit la prison comme une expérience enrichissante. « Rebeuss, c’est le plus grand livre que tout Sénégalais doit lire. C’est une vraie université : quand on y entre, on apprend davantage sur le Sénégalais et ses problèmes. Un séjour à Rebeuss, même s’il faut payer pour y aller, il faut le faire. J’ai beaucoup appris là-bas », a-t-il affirmé.

Moustapha Diakhaté a réitéré son engagement politique, qu’il estime aujourd’hui encore plus fort. « Mon combat reste un combat pour la défense du pluralisme et de la liberté d’expression, autrement dit, pour la démocratie, l’État de droit et la bonne gouvernance. Je suis plus que jamais déterminé à consacrer ma vie à la défense du Sénégal et des Sénégalais », a-t-il insisté.

L’ancien parlementaire a promis de revenir plus en détail sur ces différents aspects lors d’une prise de parole prévue mardi, sans donner davantage de précisions sur le contenu ou le cadre de cette intervention.

LEVÉE DE L’IMMUNITÉ PARLEMENTAIRE DE FARBA NGOM : Amadou Ba (Jamm Ak Jariñ), Tafsir Thioye et Mbaye Dione s’abstiennent

Lors du vote à l’Assemblée nationale pour la levée de l’immunité parlementaire du député Farba Ngom, des abstentions notables ont marqué les esprits. Amadou Ba (Jamm Ak Jariñ), Tafsir Thioye et Mbaye Dione, tous anciens membres de l’Alliance pour la République (APR) avant les élections de 2024, ont décidé de ne pas prendre position en votant ni pour, ni contre.
Ces trois figures politiques, autrefois alliées au sein du même camp que le maire des Agnams, étaient des soutiens actifs de l’APR avant la recomposition du paysage politique sénégalais après les dernières échéances électorales. C’est pourquoi leur choix de s’abstenir a suscité des interrogations, notamment sur leurs motivations et leur position actuelle vis-à-vis de leur ancien parti.
Si une majorité écrasante de députés a voté en faveur de la levée de l’immunité de Farba Ngom, cette abstention collective d’anciens alliés de l’APR reflète une certaine réserve ou désaccord face à la procédure en cours.

Assemblée nationale : levée de l’immunité parlementaire du député Farba Ngom

La séance de ce matin à l’Assemblée nationale a abouti à une décision majeure : la levée de l’immunité parlementaire du député Farba Ngom. Sur les 136 députés présents, 130 ont voté en faveur de cette mesure, marquant une étape décisive dans cette affaire.

Ce vote a été marqué par des tensions au sein de l’hémicycle. Les députés de Takku Wallu Sénégal ont quitté la salle en signe de protestation, dénonçant ce qu’ils considèrent comme une démarche biaisée de la part de la majorité parlementaire. Leur départ a accentué les divisions politiques au sein de l’Assemblée, où les débats étaient déjà houleux.

Avec la levée de son immunité, Farba Ngom pourrait désormais être soumis à des poursuites judiciaires, selon les raisons invoquées par les autorités compétentes. Cette décision ouvre la voie à des investigations ou procédures judiciaires, bien qu’aucune information détaillée n’ait été communiquée sur les charges éventuelles.

Ce vote s’inscrit dans un contexte politique marqué par des tensions croissantes entre majorité et opposition. Il constitue également un signal fort sur la capacité de l’Assemblée nationale à traiter des cas sensibles, malgré les critiques de partialité et les divisions internes.

Abdou Mbow, membre de la Commission Ad Hoc : « Je demande à mes collègues de ne pas cautionner… »

🔴 [DIRECT – Assemblée Nationale] Levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom

Air Sénégal : scandale autour des billets “Staff Travel”, 200 millions de FCFA détournés

La compagnie nationale Air Sénégal se retrouve au cœur d’un scandale de grande envergure. Un audit interne, initié par le nouveau directeur général El Hadji Tidiane Ndiaye, a dévoilé un réseau frauduleux gravitant autour des billets « Staff Travel » – des billets à tarif réduit réservés aux employés. Selon les révélations du quotidien Libération, près de 200 millions de FCFA auraient été détournés, mettant en lumière une mafia bien organisée qui a exploité les failles du système.

L’affaire a pris une tournure judiciaire avec l’entrée en scène de la Division des investigations criminelles (Dic). La cheffe du service « Staff Travel » a été arrêtée discrètement à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) et placée en garde à vue. Lors de son audition, elle aurait reconnu une partie des faits et désigné un ancien haut responsable de la compagnie comme complice. Ces révélations promettent d’élargir l’enquête et d’exposer un réseau encore plus vaste.

Le mode opératoire du réseau était sophistiqué : des billets « Staff Travel » destinés aux employés étaient illégalement revendus à des tiers, tandis que des billets commerciaux suivaient des circuits parallèles pour échapper à la comptabilité officielle. Les fonds générés par ces pratiques n’ont jamais rejoint les caisses de la compagnie, aggravant une situation financière déjà préoccupante.

El Hadji Tidiane Ndiaye, déterminé à assainir la gestion de la compagnie, a déposé une plainte après les résultats de l’audit interne. Ce scandale pourrait servir de tremplin pour revoir les processus internes et réduire les risques de nouvelles malversations. La direction générale s’engage à aller jusqu’au bout pour rétablir la crédibilité d’Air Sénégal, qui aspire à représenter un Sénégal moderne et compétitif.

Alors que la Dic poursuit ses investigations, plusieurs questions demeurent : combien de personnes sont impliquées dans ce réseau ? Quelle est l’étendue réelle du préjudice financier ? L’arrestation de la cheffe du service n’est probablement que le début d’une série d’interpellations visant à démanteler complètement cette organisation criminelle.

Ce scandale met en lumière les défis auxquels Air Sénégal est confrontée. Alors qu’elle ambitionne de s’imposer comme un fleuron du transport aérien en Afrique de l’Ouest, cette crise menace de ternir son image et de saper la confiance des investisseurs et des passagers. La transparence et la rigueur seront essentielles pour regagner la crédibilité nécessaire à son développement.

Braquage à l’hôtel Riu Baobab : un ancien indicateur de la gendarmerie à la tête d’un réseau criminel

Un coup de théâtre a secoué la Petite-Côte ce week-end, avec le braquage spectaculaire de l’hôtel Riu Baobab, joyau touristique de Pointe Sarène. Le butin s’élève à plus de 12 millions de FCFA, mais l’identité du cerveau de l’opération défraie davantage la chronique. Il s’agit d’un ancien indicateur de la gendarmerie de Popenguine, passé de l’ombre à la lumière dans une trahison glaçante.

Les forces de sécurité, notamment les brigades de recherches de Saly Portudal, Joal et Nianing, ont mené une traque éclair qui a permis d’arrêter six des vingt membres de cette bande armée. L’enquête, pilotée par le colonel de la Section de recherches de Thiès, s’est appuyée sur les images de vidéosurveillance pour localiser les suspects. Ces derniers, croyant pouvoir se cacher dans des hameaux reculés du département de Mbour, ont été pris de court.

Jeudi à l’aube, sous la direction du commandant Ousmane Ndiaye, les gendarmes de Saly Portudal ont surpris plusieurs malfaiteurs, endormis, dans des caches improvisées. Parmi les arrestations les plus notables figure celle d’un homme de 45 ans, intercepté lors d’une descente spectaculaire sur la plage de Ngazobil.

Le cerveau présumé, un ancien indicateur de la gendarmerie, avait gagné la confiance des autorités en jouant le rôle d’un repenti. Cependant, il n’avait jamais coupé les ponts avec le monde du crime. Récemment libéré de prison, il a orchestré l’attaque en réunissant une vingtaine d’hommes armés. Cette trahison a profondément marqué les forces de sécurité, mais son arrestation est une victoire majeure contre les réseaux criminels de la région.

Bien que six suspects soient sous les verrous, quatorze membres de la bande sont encore en fuite. Les forces de sécurité, notamment à Joal et Nianing, redoublent d’efforts pour démanteler entièrement ce réseau. Les individus arrêtés devront répondre aux questions des enquêteurs dans les prochains jours.

Pour l’hôtel Riu Baobab et l’industrie touristique de la Petite-Côte, ce braquage est un sérieux avertissement. Bien que les responsables de l’établissement saluent l’efficacité des forces de l’ordre, cet incident souligne la nécessité de renforcer les dispositifs de sécurité.

Cette affaire met en lumière les défis auxquels les forces de sécurité sont confrontées, notamment l’infiltration d’éléments déloyaux dans leurs rangs. Les enquêtes à venir pourraient dévoiler des ramifications encore plus étendues de ce réseau criminel. Ce braquage spectaculaire marque sans doute un tournant dans la lutte contre la criminalité organisée sur la Petite-Côte.

Immatriculation des deux-roues : plus de 18 000 demandes enregistrées, lancement de la plateforme Bindou.Mitta

Le processus d’immatriculation des motos de cylindrée supérieure à 49 cc non enregistrées, lancé il y a deux semaines, connaît un franc succès. Plus de 18 000 demandes ont été enregistrées auprès des services des mines. Le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, s’est félicité de ces résultats lors de la clôture d’un atelier de diagnostic et de formulation de la stratégie de la Lettre de politique sectorielle de développement.

Selon le ministre, ces chiffres représentent une avancée significative, équivalant au total des cartes grises émises en 2024. Il a attribué cette mobilisation à la volonté du gouvernement de réduire les accidents de la route. « Nous avons agi sur instruction du Premier ministre pour anticiper sur les recommandations des états généraux des transports. Dakar reste hors classement, mais des régions comme Ziguinchor et Kaolack, où des manifestations ont eu lieu, se démarquent par des taux d’immatriculation quasi-totaux », a expliqué M. Diémé.

Cependant, un défi persiste : le faible taux de retrait des cartes grises, malgré les nombreuses demandes enregistrées. « Sur 18 000 demandes, seules 11 000 cartes grises ont été émises. J’encourage tout le monde à finaliser les formalités nécessaires au retrait », a insisté le ministre.

Depuis le lancement de cette opération le 6 janvier 2025, Yankhoba Diémé a rencontré les représentants des motocyclistes à deux reprises pour aborder leurs préoccupations. Parmi les cinq griefs soulevés, quatre ont été immédiatement résolus. La question de la prolongation des délais a cependant suscité des débats, le ministre estimant que l’opération devait respecter les 90 jours initialement prévus. « Le recensement national a été réalisé en trois mois, et nous devons garder cette même ambition », a-t-il défendu.

Pour répondre aux besoins croissants, des sites supplémentaires ont été envisagés à Rufisque, Guédiawaye, Pikine et même au CICES, bien que ce dernier soit en attente d’une validation pour éviter de perturber la circulation. Une commission itinérante a également été déployée pour faciliter les enregistrements dans les régions éloignées des chefs-lieux.

Le ministre a également annoncé le lancement de la plateforme numérique Bindou.Mitta, conçue pour simplifier le processus de réservation des rendez-vous. « Cette application gratuite permet aux jeunes propriétaires de motos de réserver une date directement depuis leur téléphone portable. Elle est intuitive, digitale et répond aux attentes de notre jeunesse connectée », a expliqué Yankhoba Diémé. Un tutoriel vidéo accompagne cette initiative pour en garantir l’utilisation efficace.

Le ministre a conclu en rappelant l’importance de cette opération d’immatriculation pour la sécurité publique. « Se faire identifier et immatriculer est un impératif. Cette démarche ne relève pas d’un choix individuel mais d’une responsabilité collective », a-t-il affirmé, soulignant l’engagement du gouvernement à résoudre toutes les difficultés liées au processus.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°378 – du 24/01/2025

🔴 DÉMONSTRATION DE FORCE EN L’HONNEUR DE FARBA NGOM : LE NORD COUVE SON FILS
🔴 DÉTÉRIORATION DU CLIMAT DES AFFAIRES DE 2,6 POINTS : LA MACHINE INDUSTRIELLE EN GRÈVE

🔴 BEACH SOCCER STARS 2024 : SIX « LIONS » NOMINÉS DANS TROIX CATÉGORIES
🔴 AUDITION PAR LE CNG SUR L’ALTERCATION AVEC FRANC : JACOB BALDÉ REGRETTE SON GESTE

Haro sur le baudet!

En vertu des dispositions combinées de l’article 61 de la Constitution et de l’article 51 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, le député bénéficie d’une protection dérogatoire du droit commun. Il s’agit de l’immunité parlementaire qui est un concept bivalent: l’irresponsabilité et l’inviolabilité.

Pour le cas de Farba Ngom, il s’agit de l’inviolabilité car, les faits qui pourraient lui être reprochés ne se rattachent pas à ses actes posés, opinions émises ou votes dans l’exercice de ses fonctions.

C’est pour enrayer cette inviolabilité que, par lettre n°018/CONF/PF/PJF/MJ le 3 janvier 2025, le Ministre de la Justice a transmis au Président de l’Assemblée nationale, la requête du Procureur du Pool judiciaire financier qui juge nécessaire d’entendre Farba Ngom sur des motifs qui justifient la levée de son immunité parlementaire.

Mais selon Me Aissata Tall Sall, députée chargée de défendre Farba Ngom devant la Commission ad hoc, aucun motif étayé par un dossier n’a été fourni par le Parquet financier.

Or la Commission ad hoc doit se prononcer uniquement sur le caractère sérieux, loyal, sincère et transparent de la demande. Cependant celle-ci ne porte aucune appréciation quant au fond du dossier, à l’exactitude des faits, ou à la procédure suivie par le juge.

Pourquoi alors autant de précipitations suspectes et de maladresses?

Dans l’esprit de la loi et la jurisprudence constante en la matière, l’immunité parlementaire ne fait pas obstacle à l’ouverture d’une enquête, ni même à l’engagement des poursuites. C’est pourquoi Farba Ngom aurait pu être entendu en qualité de témoin ou de mis en cause, dans les formes ordinaires de l’audition simple, ou interrogé et même inculpé, le cas échéant.

Mieux, l’immunité parlementaire ne fait pas obstacle à une perquisition au domicile d’un député, ni à une fouille de son véhicule

Seules, l’arrestation ou toute autre mesure privative ou restrictive de liberté susceptible d’être décidée à l’encontre d’un membre de l’Assemblée nationale, à peine de nullité, doit faire l’objet d’une demande d’autorisation formulée par le Procureur général près la Cour d’appel compétente et transmise par le Garde des sceaux, ministre de la justice, au Président de l’assemblée nationale. Cette demande doit indiquer précisément les mesures envisagées ainsi que les motifs invoqués.

En ce qui concerne la levée de l’immunité parlementaire, la Commission doit se référer aux principes de base du droit procédural: la transparence, sécurité et prévisibilité du droit, impartialité, droit d’opposition et de défense.

De ce qui précède, la Commission ad hoc devait travailler en toute transparence en mettant à la disposition de ses membres tous les éléments du dossier afin de leurs permettre d’apprécier du caractère sérieux de la demande du procureur. Elle a préféré faire le black-out sur le dossier qui aurait être disponible pour tous les commissaires.

En outre, les imputations du Procureur financier doivent découler de faits précis constitutifs d’une infraction dont la qualification et la sanction sont prévues par des textes préalablement existants.

Ensuite, toutes les voies d’opposition auraient dû être ouvertes au profit du mis en cause. Or certains membres de Pastef qui siègent dans la Commission ad hoc, se sont singularisés par des prises de position publiques à l’encontre de Farba Ngom à chaque fois que l’occasion leur a été donnée. Ils sont disqualifiés pour connaître de cette affaire. Qui plus est, l’immunité parlementaire ne protège pas le député, mais l’institution parlementaire dont il est membre; ce qui impose à tous les membres de la Commission, une attitude loyale et impartiale vis-à-vis de leur collègue.

Enfin, les droits de la défense ont été bafoués dès lors que la Commission n’a pas transmis à Me Aissata Tall Sall, le dossier qui doit renseigner précisément sur les mesures envisagées ainsi que les motifs invoqués mettant en cause son collègue. La seule lettre du Procureur qui n’avait pas encore ouvert une information judiciaire, ne suffit pas.

En conclusion, la résolution de la Commission ad hoc demandant la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom, est entachée d’irrégularités manifestes et traîne un vice congénital. Car elle procède d’une initiative politique enclenchée depuis que le Premier Ministre Ousmane Sonko a publiquement décidé au cours d’un meeting à Agnam, que Farba Ngom ne participera plus à une élection.

En outre, l’Assemblée nationale qui cède à la procrastination, est dans une dynamique de se saborder et d’être une boîte à lettres au service du binôme Diomaye-Sonko. Ce qui serait une preuve supplémentaire que l’Assemblée nationale de rupture tant promise est une arlésienne qu’il faut aller chercher aux Calendes Grecques.

Babacar Gaye
Ancien député
Président de Mankoo Mucc

Affaire Farba Ngom : Le ministre Ousmane Diagne défend la légalité de la procédure et rejette toute politisation

Le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, s’est exprimé ce jeudi 23 janvier 2025, sur l’affaire Farba Ngom lors de la Conférence annuelle des Chefs de parquet. Alors que cette procédure suscite de vifs débats et accusations de politisation, le Garde des Sceaux a tenu à clarifier la position de son ministère et la légalité de l’action judiciaire en cours.

Interrogé sur cette affaire médiatisée, Ousmane Diagne a d’abord indiqué qu’il ne commenterait pas le fond du dossier, rappelant qu’il s’agit d’une procédure pénale en cours. Toutefois, il a tenu à expliciter les mécanismes qui encadrent ce type de procédure, notamment le rôle de la Cellule nationale de Traitement des Informations financières (Centif). Selon lui, les rapports de la Centif, qui jouent un rôle central dans cette affaire, sont directement transmis au procureur de la République, indépendamment de toute intervention de sa part ou de son ministère.

Le ministre a précisé que la loi de 2024 sur le blanchiment des capitaux impose au procureur de saisir immédiatement un juge d’instruction dès qu’il reçoit des informations pertinentes impliquant des infractions financières graves. Dans ce cadre, a-t-il expliqué, la qualité et les fonctions de la personne mise en cause peuvent entraîner des contraintes procédurales spécifiques. Ces règles visent, selon Ousmane Diagne, à garantir une gestion rigoureuse et légale des affaires tout en préservant l’intégrité des institutions judiciaires.

Ousmane Diagne a fermement rejeté les accusations selon lesquelles cette affaire aurait une dimension politique. Il a souligné que l’indépendance du parquet et des magistrats est pleinement respectée, rappelant que son rôle en tant que ministre de la Justice se limite à veiller au bon fonctionnement des institutions judiciaires, sans ingérence dans les dossiers spécifiques. Selon lui, l’ouverture de la procédure contre Farba Ngom est avant tout le résultat des mécanismes prévus par la loi, lesquels s’appliquent à tous, sans distinction de statut ou de position.

Cette affaire, qui implique le député-maire Farba Ngom, s’inscrit dans un contexte judiciaire tendu. La demande de levée de son immunité parlementaire a suscité de nombreuses réactions, alimentant les discussions autour de la séparation des pouvoirs et de l’indépendance de la justice au Sénégal. Farba Ngom, une figure influente de l’Alliance pour la République (APR), est accusé de faits graves sur la base d’un rapport financier, et le déroulement de cette affaire sera suivi de près par l’opinion publique.

Le ministre Ousmane Diagne a insisté sur l’importance de maintenir la transparence et la légalité dans cette procédure, afin de renforcer la confiance des citoyens dans les institutions judiciaires. En défendant la neutralité de la justice dans cette affaire, il a appelé à laisser la procédure suivre son cours, loin des considérations partisanes. Pour lui, cette situation est une opportunité de démontrer l’engagement du Sénégal en faveur d’une justice équitable et impartiale, même dans des cas impliquant des personnalités influentes.

Migration circulaire : ADHA exige transparence et équité pour les jeunes Sénégalais

L’ONG Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) a appelé les autorités sénégalaises à garantir une gestion transparente et équitable du Programme de Migration Circulaire Espagne-Sénégal. Ce projet, orchestré par la Direction Générale d’Appui aux Sénégalais de l’Extérieur (DGAE), sous la supervision du Secrétariat d’État aux Sénégalais de l’Extérieur et du Ministère de l’Intégration Africaine et des Affaires Étrangères, vise à recruter des ouvriers agricoles pour des contrats saisonniers en Espagne.

Le programme offre à de jeunes Sénégalais une chance de travailler légalement en Espagne, dans un contexte où la migration représente une aspiration pour de nombreux jeunes en quête de meilleures opportunités. ADHA considère ce programme comme une initiative prometteuse, mais insiste sur la nécessité de conditions de sélection transparentes et inclusives.

L’ONG encourage les jeunes remplissant les critères à soumettre leurs candidatures dans les Bureaux d’Accueil, d’Orientation et de Suivi (BAOS) entre le 27 et le 29 janvier 2025. Adama Mbengue, président de l’ADHA, a souligné que ce programme pourrait transformer la vie de nombreux candidats, à condition que le processus soit conduit avec rigueur et impartialité.

Malgré le potentiel du programme, ADHA a exprimé des préoccupations concernant la gestion et la communication autour de ces initiatives. Elle déplore le manque de transparence dans la gestion des projets liés à la migration circulaire. Un exemple frappant est l’aide publique au développement de 128 millions d’euros (environ 85 milliards de FCFA) destinée à financer les projets migratoires entre le Sénégal et l’Espagne pour la période 2019-2023. À ce jour, aucun rapport public n’a été partagé sur l’utilisation de ces fonds, ce qui suscite des interrogations sur leur gestion.

L’ONG appelle également à une meilleure gestion des contrats saisonniers, souvent coordonnés par les BAOS et l’ANPEJ (Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes). Elle plaide pour une accessibilité accrue aux informations nécessaires pour garantir à tous les jeunes une chance égale de participer.

Dans ce contexte, ADHA demande une réforme dans la gestion des programmes migratoires, afin d’assurer une gouvernance plus transparente et respectueuse des droits humains. Selon l’organisation, cette approche permettrait non seulement de garantir des conditions de travail dignes pour les migrants, mais aussi de renforcer la confiance des jeunes envers ces initiatives.

Pour ADHA, une gestion inclusive et équitable des projets migratoires constitue un impératif pour répondre aux aspirations des jeunes Sénégalais tout en respectant leurs droits fondamentaux. Une telle démarche contribuerait à établir une base solide pour des relations bilatérales efficaces et bénéfiques entre le Sénégal et ses partenaires internationaux.

Affaire Tabaski Ngom : Momath Ba placé sous contrôle judiciaire

Dans le cadre de l’enquête sur le détournement présumé de 700 millions de francs CFA, Momath Ba, ancien directeur général de l’Agence d’Aménagement et de Promotion des Sites Industriels (Aprosi), a été placé sous contrôle judiciaire ce jeudi 23 janvier. Cette décision du juge d’instruction financier intervient après que l’accusé a versé une consignation de 90 millions de francs CFA, un geste perçu comme un engagement de sa part en attendant la suite des procédures judiciaires.

Momath Ba est inculpé aux côtés de Tabaski Ngom, inspectrice du Trésor, déjà placée sous mandat de dépôt. Les deux prévenus font face à des accusations graves, notamment de détournement de deniers publics, blanchiment de capitaux et association de malfaiteurs.

Selon des sources proches du dossier, l’enquête cherche à établir les mécanismes utilisés pour détourner les fonds publics et à identifier le rôle précis de chaque acteur dans ce scandale financier. L’affaire suscite une vive indignation, en raison des montants impliqués et de la responsabilité publique des mis en cause.

Le placement sous contrôle judiciaire impose à Momath Ba des restrictions strictes, telles que l’interdiction de quitter le territoire national et l’obligation de se présenter régulièrement devant les autorités judiciaires. Pendant ce temps, Tabaski Ngom reste en détention provisoire, tandis que les investigations se poursuivent pour élucider cette affaire qui a secoué le secteur public.

Ce dossier souligne l’importance de la lutte contre la corruption et de la préservation des ressources publiques, un enjeu clé pour la justice sénégalaise dans sa quête de transparence et de responsabilité.

Détournement et blanchiment : Tabaski Ngom placée sous mandat de dépôt

Tabaski Ngom, inspectrice du Trésor, a été placée sous mandat de dépôt ce jeudi 23 janvier par le juge d’instruction financier. Elle fait face à de lourdes accusations dans le cadre d’une enquête portant sur des irrégularités dans la gestion des finances publiques.

Les chefs d’inculpation retenus contre elle incluent : association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux, détournement de deniers publics, accès frauduleux à un système informatique, et entrave à un système informatique. Ces charges révèlent l’ampleur des soupçons qui pèsent sur elle et d’éventuelles ramifications dans le milieu de la gestion publique.

Dans cette affaire, Tabaski Ngom n’est pas seule. Deux autres personnes, Momath Ba et Mor Guéye, sont également impliquées et ont été entendues par le juge d’instruction. Selon des informations relayées par Seneweb, le parquet financier aurait requis un mandat de dépôt à leur encontre également, montrant ainsi la volonté des autorités judiciaires de traiter ce dossier avec rigueur.

Les investigations en cours mettent en lumière des pratiques qui, si elles sont avérées, pourraient sérieusement entacher la gestion des fonds publics et renforcer la nécessité d’une réforme dans les mécanismes de contrôle.

Ce placement sous mandat de dépôt marque une étape importante dans cette affaire, qui suscite une vive réaction dans l’opinion publique. La justice devra désormais faire toute la lumière sur ces accusations graves afin de déterminer les responsabilités et rétablir la confiance dans la gestion des ressources publiques.

Agnam : Farba Ngom crache ses vérités et réaffirme sa fidélité à Macky Sall

Lors de la mobilisation politique organisée à Agnam en son honneur, le député-maire Farba Ngom a pris la parole pour exprimer sa détermination à continuer son combat politique, malgré les turbulences actuelles. Dans un discours marqué par la fermeté, il a dénoncé ce qu’il considère comme un acharnement à caractère politique visant à ternir son image et fragiliser son rôle au sein de l’Alliance pour la République (APR).

« C’est un acharnement purement politique, mais je reste plus que jamais déterminé à poursuivre ma carrière politique aux côtés de Macky Sall », a-t-il affirmé devant une foule acquise à sa cause. Réitérant son allégeance à l’ancien président sénégalais, il a souligné que son parcours politique s’est construit grâce à l’accompagnement et aux enseignements de Macky Sall : « C’est avec lui que j’ai tout appris en politique. Je reste donc déterminé à poursuivre cette dynamique et cet engagement au sein de l’APR. »

Dans un contexte où une demande de levée de son immunité parlementaire a été formulée, Farba Ngom a préféré garder une posture de sérénité, déclarant qu’il s’en remet à la volonté divine : « Je m’en remets au Tout-Puissant, l’Omnipotent. » Cette déclaration laisse entendre qu’il fait face à cette épreuve avec foi et résilience, tout en maintenant sa ligne politique.

Le chargé de la mobilisation et de l’organisation au sein de l’APR a également profité de cette rencontre pour adresser un message à ses militants. Il les a invités à rester mobilisés et unis dans la défense des valeurs du parti et dans le soutien à Macky Sall. Pour lui, la cohésion interne et la fidélité aux idéaux de l’APR sont essentielles pour surmonter les défis actuels.

Ce discours de Farba Ngom intervient à un moment où les tensions politiques s’intensifient au Sénégal, avec des rivalités exacerbées entre l’APR et l’opposition. Sa prise de parole vise non seulement à galvaniser ses soutiens, mais aussi à afficher une posture de résistance face à ce qu’il perçoit comme des tentatives de déstabilisation.

La mobilisation d’Agnam, marquée par une forte affluence, témoigne de l’attachement de sa base à sa personne et à son action politique. Farba Ngom s’est présenté comme un acteur clé du parti, prêt à faire face aux défis tout en maintenant son engagement auprès de Macky Sall et des militants de l’APR.

Agnam : Papa Malick Ndour défend Farba Ngom et s’en prend à Ousmane Sonko

Lors d’une mobilisation politique organisée ce jeudi à Agnam, dans le département de Matam, le soutien populaire en faveur de Farba Ngom, chargé de la mobilisation au sein de l’Alliance pour la République (APR), a été largement affiché. L’ancien ministre et président du conseil départemental de Guinguinéo, Papa Malick Ndour, a profité de cette occasion pour défendre vigoureusement Farba Ngom tout en critiquant Ousmane Sonko, leader de l’opposition.

Selon Papa Malick Ndour, cette mobilisation au Fouta est une preuve éclatante de la loyauté des populations locales envers leur fils, Farba Ngom, qu’il qualifie de pilier dans le paysage politique de la région. Il a dénoncé ce qu’il considère comme une campagne d’acharnement orchestrée contre ce dernier.

S’adressant directement à Ousmane Sonko, Papa Malick Ndour a lancé une critique cinglante : « Qu’Ousmane Sonko sache qu’il a le même travail de courtier que Farba Ngom. Nous ne laisserons pas Farba Ngom seul dans ce combat. » Ces propos visent à relativiser les critiques dont Farba Ngom fait l’objet et à le placer sur un pied d’égalité avec ses adversaires.

La mobilisation, à laquelle ont pris part de nombreux responsables de l’APR, a également été l’occasion de rappeler l’importance de la cohésion et de la solidarité au sein du parti. Papa Malick Ndour a insisté sur le fait que Farba Ngom ne sera pas abandonné et que le parti restera uni face aux attaques de l’opposition.

Ce soutien politique s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre l’APR et les partisans d’Ousmane Sonko, exacerbées par des divergences idéologiques et des enjeux électoraux à venir. Le rassemblement d’Agnam met en lumière la polarisation qui caractérise la scène politique sénégalaise et témoigne de l’importance stratégique que les partis accordent à des figures influentes comme Farba Ngom.

Justice : Plus de 3 milliards de francs CFA d’amendes non recouvrés entre 2022 et 2024 au TGI de Dakar, selon le ministre Ousmane Diagne

Lors de l’ouverture des concertations des chefs de parquet, axées sur la redynamisation des bureaux d’exécution des peines et la problématique de la surpopulation carcérale, le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a mis en lumière une situation préoccupante concernant le recouvrement des amendes judiciaires. Selon les études menées sous sa direction par la direction des affaires criminelles et des grâces, le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Dakar affiche un montant de plus de 3 milliards de francs CFA d’amendes prononcées entre 2022 et 2024 qui n’ont toujours pas été recouvrées.

Le ministre a indiqué que ce chiffre illustre non seulement le rôle potentiel que la justice pourrait jouer dans l’économie nationale, mais aussi les faiblesses actuelles dans l’exécution des décisions judiciaires. Cette somme représente une ressource significative qui, une fois recouvrée, pourrait contribuer directement au budget de l’État.

Dans son discours, Ousmane Diagne a souligné que le renforcement de l’implication des acteurs judiciaires, en particulier les procureurs, est essentiel pour améliorer le recouvrement des amendes, des confiscations et des autres frais de justice. Il a insisté sur l’importance de faire de la justice un pilier dans la sauvegarde des ressources publiques et une actrice active de l’économie nationale.

Pour répondre à ces enjeux, le ministère de la Justice a entrepris plusieurs initiatives. Un guide de recouvrement des amendes a été élaboré pour orienter les acteurs judiciaires dans cette tâche complexe. Des bureaux d’exécution des peines ont été installés dans certaines juridictions afin de renforcer les capacités locales en matière de recouvrement. Par ailleurs, des moyens matériels ont été déployés pour soutenir ces efforts et améliorer les performances des parquets.

Cependant, malgré ces avancées, des défis structurels persistent. Ousmane Diagne a admis que l’exécution des condamnations pécuniaires est encore entravée par plusieurs obstacles. Parmi ceux-ci figurent l’anachronisme des processus d’exécution, qui ne répondent pas toujours aux exigences modernes, et l’éparpillement des responsabilités entre les différents acteurs impliqués. En outre, l’absence de coordination efficace et le manque de moyens humains et matériels continuent de limiter les résultats.

Le ministre a également évoqué la nécessité d’une meilleure exploitation des statistiques disponibles pour identifier les lacunes et proposer des solutions adaptées. Il a affirmé que l’État est déterminé à moderniser les mécanismes de recouvrement et à mobiliser davantage de ressources pour répondre aux attentes.

Ces concertations entre chefs de parquet visent à produire des recommandations concrètes pour relever ces défis. Ousmane Diagne a conclu en appelant à un engagement collectif des magistrats et des procureurs pour que la justice puisse jouer pleinement son rôle dans la préservation des ressources publiques et le respect des décisions judiciaires. Cette mobilisation est, selon lui, essentielle pour garantir que la justice contribue de manière significative au développement économique du Sénégal.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°378 – du 23/01/2025

🔴 PROJET DE DÉCRET PORTANT TRANSFÈREMENT DE CONDAMNÉS ENTRE LE SÉNÉGAL ET LE MAROC : MACKY SALL VISÉ ?
🔴 « MANŒUVRES JUDICIAIRES ET POLITIQUES » : LA DÉFENSE DE FARBA ACCUSE !

🔴 LEAGUE EUROPA / TOUCHÉ À L’ENTRAÎNEMENT : PAPE MATAR SARR FORFAIT CONTRE HOFFENHEIM
🔴 LIGUE DES CHAMPIONS : BELLE SOIRÉE POUR LE REAL MADRID, ARSENAL ET L’AC MILAN

Culture : L’artiste Queen Biz nommée Présidente du Conseil d’Administration du Théâtre Sorano

Le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a désigné ce mercredi 22 janvier 2025, l’artiste Queen Biz comme Présidente du Conseil d’Administration (PCA) du Théâtre national Daniel Sorano. Cette décision a été annoncée à l’issue du Conseil des ministres.

De son vrai nom Coumba Diallo, Queen Biz est une artiste accomplie et détentrice d’un Master II en Sciences Politiques, Relations Internationales et Diplomatie. Ce choix reflète une volonté d’allier compétence artistique et expertise académique pour dynamiser cette institution emblématique de la culture sénégalaise.

Elle succède à Keyssi Bousso, marquant un nouveau chapitre pour le Théâtre national Daniel Sorano, placé sous la tutelle du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture.

Cette nomination symbolise une reconnaissance des talents multiples de Queen Biz et une démarche pour intégrer des profils diversifiés dans les postes de responsabilité culturelle au Sénégal.

38 interpellations, saisie de drogue et d’armes blanches : La police mène une opération coup de poing à Grand-Yoff

Le commissariat central de Dakar, sous la direction du commissaire divisionnaire Mamadou Tendeng, a intensifié ses efforts pour rétablir la sécurité et rassurer les habitants de Grand-Yoff. Ce mercredi 22 janvier, une opération d’envergure a été menée dans plusieurs quartiers sensibles de la localité, connus pour leur criminalité.

Cette descente policière, organisée en collaboration avec la Sûreté urbaine (SU) et le Groupement mobile d’intervention (GMI), a ciblé des zones comme Senzala, Marché Gang, Opinthio et Sans-Loi. Ces lieux sont réputés être des fiefs de délinquance et des plaques tournantes du trafic de drogue.

L’opération, lancée à 16 heures, s’est soldée par l’interpellation de 38 individus. Parmi eux, quatre personnes ont été arrêtées pour offre ou cession de drogue, avec une saisie de 20 cornets de chanvre indien. Onze autres ont été appréhendées pour détention et trafic collectif, impliquant un total de 2,8 kg de drogue. Un suspect a été pris en flagrant délit de trafic de haschich, portant sur 16 boulettes. Quatre individus ont été interpellés pour usage collectif de chanvre indien, avec quatre cornets et cinq joints saisis.

En outre, un individu a été arrêté pour coups et blessures volontaires. Cinq autres ont été trouvés en possession d’armes blanches, notamment cinq couteaux et trois machettes, souvent utilisés dans des agressions. Deux personnes ont été placées en garde à vue pour nécessités d’enquête, tandis que dix autres ont été arrêtées pour vérification d’identité.

Cette vaste opération témoigne de la détermination des forces de l’ordre à démanteler les réseaux criminels et à lutter contre la prolifération des armes blanches et des stupéfiants. Les autorités espèrent ainsi réduire la criminalité et restaurer un climat de sécurité dans les quartiers concernés.

Podor : Les producteurs d’oignon demandent des équipements adaptés pour préserver leurs récoltes

Les producteurs d’oignons du département de Podor, sous l’égide de l’Interprofessionnelle des producteurs d’oignons du Sénégal (IPOS), ont lancé un appel pour des équipements de conservation adaptés à leurs récoltes, dans le but d’améliorer la durabilité et la qualité de leurs produits.

Selon Boubacar Sall, président de l’IPOS, le besoin urgent est d’obtenir des systèmes de conservation dotés d’une ventilation efficace, plutôt que des chambres froides, pour répondre aux particularités de l’oignon. « Nous mettons en valeur des milliers d’hectares chaque campagne maraîchère, mais le manque de moyens de conservation nous pousse à perdre une partie importante de nos récoltes, » a-t-il déclaré.

Outre l’insuffisance des équipements de conservation, les producteurs font face à des obstacles majeurs comme l’accès limité au financement et les coûts élevés du transport. Ces facteurs compromettent leur capacité à maximiser leurs revenus et à assurer une distribution efficace de leurs produits sur le marché national.

Pour la saison froide actuelle, environ 2 000 hectares d’oignons ont été cultivés dans les zones de Thillé Boubacar, Gamadji Saré et Cas-Cas-Saldé, sous la supervision de la Société d’aménagement et d’exploitation des terres du Delta et de la Falémé (SAED). Les récoltes, en cours de commercialisation dans des localités comme Ndiandane, Ngeundar, Loboudou, Doué et Guia, se vendent entre 11 000 et 12 500 francs CFA pour un sac de 45 à 50 kg.

Les producteurs insistent sur la nécessité de mettre en place des infrastructures et des mécanismes pour résoudre ces problèmes structurels. Ils espèrent que les autorités locales et les partenaires au développement viendront en aide pour doter la région des équipements adéquats, tout en facilitant l’accès aux financements et en réduisant les coûts logistiques.

Amadou Tidiane Gaye à la tête du Trésor : une réorganisation stratégique pour les finances publiques

Le dernier Conseil des ministres a marqué un tournant majeur pour la gestion des finances publiques au Sénégal avec une série de nominations clés au sein des structures stratégiques. Ces changements visent à renforcer la gouvernance et l’efficacité dans la gestion des ressources financières de l’État.

Amadou Tidiane Gaye, nouveau Directeur général du Trésor

Amadou Tidiane Gaye, Inspecteur général d’État, matricule de solde n° 602562/G, a été nommé Directeur général du Trésor, succédant à Cheikh Tidiane Diop. Cette désignation reflète une volonté de dynamiser le leadership au sein de l’administration financière. M. Gaye, auparavant Directeur du Contrôle interne (DCI), est reconnu pour son expertise et sa rigueur dans le domaine des finances publiques.

Changements stratégiques au sein des directions

D’autres nominations ont également été actées, parmi lesquelles :

  • Direction du Contrôle interne (DCI) : Ndéye Dieynaba Ndiaye, Inspecteur principal du Trésor, remplace Amadou Tidiane Gaye.
  • Direction de l’Administration et du Personnel (DAP) : Amath Aw, Inspecteur principal du Trésor, succède à Sokhna Mbaye Diop.
  • Payeur général du Trésor : Kor Faye, Inspecteur principal du Trésor, remplace Mame Diama Diouf.
  • Trésorier payeur pour l’étranger (TPE) : Coumba Awa Odette Ngom succède à Amath Aw.
  • Trésorier général : Souleymane Sène prend la place d’Abdoulaye Fall.
  • Direction de la Comptabilité publique (DCP) : Mor Cissé succède à Pape Sidy Ndoye.
  • Direction de la Dette publique (DDP) : Alioune Diouf remplace Babacar Cissé.
  • Coordonnateur de la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor (DGCPT) : Amadou Oury Ba succède à Cheikh Ndiaye.

Ces nominations traduisent la volonté des autorités d’améliorer la transparence, la performance et la responsabilité dans la gestion des finances publiques. Elles s’inscrivent dans une démarche globale pour moderniser le système financier et répondre aux besoins croissants de la gestion des ressources de l’État.

Takku Wallu Sénégal défend Farba Ngom : Une bataille judiciaire et internationale en perspective

La coalition Takku Wallu Sénégal (TWS) a pris la défense de Farba Ngom, député de l’opposition, face à une procédure de levée de son immunité parlementaire qu’elle juge illégitime et politisée. Lors d’une déclaration de presse tenue ce mercredi, la TWS a dénoncé des « violations flagrantes » des droits du parlementaire, évoquant une volonté de l’exécutif de museler un opposant influent.

Selon la coalition, les actions contre Farba Ngom, un leader clé dans la région de Matam, sont motivées par des considérations politiques. Elle cite notamment des déclarations attribuées au Premier ministre Ousmane Sonko, évoquant des opposants fortunés qui n’auraient pas leur place dans le pays. Ces propos, selon la TWS, s’inscriraient dans une « purge politique » visant des figures de l’opposition.

La TWS affirme que Farba Ngom n’a pas été informé des charges précises retenues contre lui et que des perquisitions auraient été menées dans sa propriété de Diamniadio sans autorisation judiciaire. Les avocats de Farba Ngom, soutenus par un constat d’huissier, dénoncent une violation de la présomption d’innocence et des principes de transparence.

En outre, la coalition assure que Farba Ngom n’est pas impliqué dans des affaires de détournement de fonds publics, mais qu’il est la cible d’enquêtes fiscales cumulatives visant ses entreprises, notamment la SCI Haba, la SCP Sucre, et la SCP Tidiania. Elle considère ces enquêtes comme une tentative d’intimidation économique.

Takku Wallu Sénégal accuse l’exécutif d’instrumentaliser la justice pour neutraliser des adversaires politiques. Elle reproche au parquet financier d’avoir sollicité la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom sans fournir de preuves tangibles.

La coalition a également appelé l’Assemblée nationale à rejeter cette demande, estimant qu’elle manque de sérieux et de fondement juridique. Elle considère cette procédure comme un « règlement de comptes politique ».

Face à ce qu’elle considère comme une injustice, la coalition prévoit de porter l’affaire devant des instances internationales. Elle compte saisir l’Union Interparlementaire (UIP), les parlements de la CEDEAO et ceux de la Francophonie pour dénoncer les abus supposés.

Le sort de Farba Ngom reste incertain. Alors que l’Assemblée nationale examine la demande de levée de son immunité, la coalition espère un rejet qui mettrait fin à cette procédure, qualifiée de « mascarade ». Elle appelle les députés à protéger les droits de leurs membres et à préserver l’intégrité des institutions.

Le Tiktokeur Amadou Cissé dit « Gaïndé Macky » placé sous mandat de dépôt

Amadou Cissé, mieux connu sous le pseudonyme de « Gaïndé Macky », influenceur sénégalais et militant de l’Alliance pour la République (APR), a été placé sous mandat de dépôt ce mercredi. Son arrestation fait suite à une plainte déposée auprès de la Sûreté urbaine (SU) de Dakar pour trafic de migrants.

La plainte, déposée par K. Mbow, accuse l’influenceur d’avoir encaissé une somme de 3 070 000 F CFA dans le but de faire voyager le frère du plaignant vers l’Italie. Cependant, le voyage a avorté après que le candidat à l’immigration ait été bloqué au Maroc dans des conditions difficiles.

Au cours de l’enquête menée par le Pool judiciaire financier, il a été établi que Gaïndé Macky dirigeait un réseau actif reliant le Sénégal, le Maroc, et l’Italie, exploitant ainsi des candidats à l’immigration. Lors de son audition, il a reconnu que le voyage avait échoué et qu’il devait rembourser les plaignants, mais il n’a pas respecté ses engagements.

Les nominations en conseil des ministres du Mercredi 22 Janvier 2025.

Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Au titre de la Présidence de la République

 Monsieur Thialy FAYE, titulaire d’un diplôme d’études approfondies en droit de l’environnement et d’un master 2 en politique et administrations fiscales est nommé Président de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives, en remplacement de Madame Oulimata SARR.

Au titre de la primature

•       Monsieur Arona TOURE, Ingénieur statisticien, Conseiller technique à la Primature, est nommé Directeur de la Coopération technique, en remplacement de Monsieur Papa Birama THIAM, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.
•       Monsieur Amadou CISSE, Agroéconomiste, expert en suivi-évaluation, est nommé Président du Conseil d’Orientation du Bureau Opérationnel de Coordination et de Suivi (BOCS) ;

Au titre du Ministère de l’Intégration Africaine et des Affaires étrangères

•       Monsieur Aboubacar Sadikh Barry, Conseiller des Affaires étrangères Principal, matricule de solde 604 133/I, précédemment Ambassadeur du Sénégal au Ghana, est nommé Ambassadeur, Extraordinaire et Plénipotentiaire du Sénégal auprès de Son Excellence Madame Karin Keller-Sutter, Présidente de la Confédération Suisse, en remplacement de Monsieur Coly SECK, appelé à d’autres fonctions ;

•       Madame Adama FALL, Chancelier des Affaires étrangères Principal, matricule de solde 616 059/G, précédemment Vice-consul au Consulat général du Sénégal à Lyon, est nommée Consul général du Sénégal à Paris, en remplacement de Monsieur Amadou DIALLO ;

•       Monsieur Mansor CISS, Chancelier des Affaires étrangères Principal, matricule de Solde 616 050/P, précédemment Deuxième Conseiller à l’Ambassade du Sénégal au Japon, est nommé Consul général du Sénégal à Abidjan, en remplacement de Monsieur Mouctar Belal BA ;

•       Monsieur Youssoupha NDIAYE, Chancelier des Affaires étrangères Principal, matricule de solde 616 053/M, précédemment Deuxième Conseiller à l’Ambassade du Sénégal à Lisbonne, est nommé Consul général du Sénégal à Lyon, en remplacement de Monsieur Ibrahima MBODJI ;

•       Monsieur Maguette SOW, Chancelier des Affaires étrangères Principal, matricule de solde 616 054/L, précédemment Vice-consul au Consulat général du Sénégal à Lusaka, est nommé Consul général du Sénégal à Lusaka, en remplacement de Monsieur Habibou TALL.

Au titre du Ministère des Finances et du Budget Direction générale du Trésor :
•       Monsieur Amadou Tidiane GAYE, Inspecteur général d’Etat, matricule de solde n° 602562/G, précédemment Directeur du Contrôle interne (DCI), est nommé Directeur général du Trésor, en remplacement de Monsieur Cheikh Tidiane DIOP, appelé à d’autres fonctions ;

•       Madame Ndéye Dieynaba NDIAYE, Inspecteur principal du Trésor, matricule de solde n° 616260/O, précédemment Chef de la Division des Vérifications et du Suivi de la Direction du Contrôle interne, est nommée Directeur du Contrôle interne (DCI), en remplacement de Monsieur Amadou Tidiane GAYE, appelé à d’autres fonctions ;


•       Monsieur Amath AW, Inspecteur principal du Trésor, matricule de solde n° 624535/A, précédemment Trésorier Payeur pour l’Etranger (TPE), est nommé Directeur de l’Administration et du Personnel (DAP), en remplacement de Madame Sokhna Mbaye DIOP, appelée à d’autres fonctions ;

•       Madame Coumba Awa Odette NGOM, Inspecteur principal du Trésor, matricule de solde n° 616239/C, précédemment Fondé de pouvoir du Trésorier Payeur pour l’Etranger, est nommée Trésorier payeur pour l’étranger (TPE), en remplacement de Monsieur Amath AW appelé à d’autres fonctions ;


•       Monsieur Kor FAYE, Inspecteur principal du Trésor, matricule de solde n° 611524/A, précédemment Fondé de pouvoir du Payeur général du Trésor, est nommé Payeur général du Trésor, en remplacement de Madame Mame Diama DIOUF appelée à d’autres fonctions ;
•       Monsieur Amadou Oury BA, Inspecteur principal du Trésor, matricule de solde n° 606905/B, précédemment Conseiller technique du Directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor est nommé Coordonnateur de la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor (DGCPT), en remplacement de Monsieur Cheikh NDIAYE appelé à d’autres fonctions ;

•       Monsieur Souleymane SENE, Inspecteur principal du Trésor, matricule de solde n° 608863/I, précédemment Fondé de pouvoir du Trésorier général, est nommé Trésorier général, en remplacement de Monsieur Abdoulaye FALL appelé à d’autres fonctions ;

•       Monsieur Mor CISSE, Inspecteur principal du Trésor, matricule de solde n° 653008/D, précédemment Chef de la Division des Requêtes et du Contentieux de la Direction de la Comptabilité publique, est nommé Directeur de la Comptabilité publique (DCP), en remplacement de Monsieur Pape Sidy NDOYE appelé à d’autres fonctions ;


•       Monsieur Serigne FALL, Inspecteur principal du Trésor, matricule de solde n° 624465/E, précédemment Conseiller technique au Ministère des Finances et du Budget, est nommé Directeur du Secteur parapublic (DSP), en remplacement de Monsieur
Amadou Birahim GUEYE appelé à d’autres fonctions ;

•       Monsieur Alioune DIOUF, Inspecteur principal du Trésor, matricule de solde n° 624522/E, précédemment Chef de la Division des Etudes économiques et des Statistiques, est nommé Directeur de la Dette publique (DDP), en remplacement de
Monsieur Babacar CISSE appelé à d’autres fonctions ;

Direction générale du Budget (DGB)

 Monsieur Abdou DIOUF, Inspecteur principal du Trésor, matricule de solde n° 616194/O, précédemment Coordonnateur de la Direction générale du Budget, est nommé Directeur général du Budget (DGB), en remplacement de Monsieur Maguette NIANG admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID)

 Monsieur André Pierre DIOKH, Inspecteur principal des impôts et domaines, matricule de solde n° 606895/H, précédemment Adjoint au Directeur du renseignement et des Stratégies du Contrôle fiscal, est nommé Directeur des Services fiscaux (DSF), en remplacement de Monsieur Ibrahima BARRY appelé à d’autres fonctions.

Au titre du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique

•       Monsieur Babacar BA, Administrateur civil, matricule de solde 624.582/I, en service à la DGAT, est nommée Directeur des Ressources humaines et du Matériel, poste vacant.
•       Monsieur Amadou Bèye NDIAYE Administrateur civil, matricule de solde 515 766/B, est nommée Directeur du Partenariat et les Organisation Non gouvernementales (ONG), en remplacement de Monsieur Doune Pathé MBENGUE, appelé à d’autres fonctions.

Au titre du Ministère des infrastructures et des transports terrestres et aériens 

 Monsieur Boubacar SADIO, Commissaire divisionnaire de classe exceptionnelle, est nommé Président du Conseil de Surveillance (PCS) de l’Agence nationale de Sécurité routière (ANASER).

Au titre du Ministère de l’Industrie et du Commerce 

 Monsieur Ibrahima SENE, Titulaire d’un master en Gestion des entreprises, est nommé Président du Conseil de Surveillance de l’Agence de Développement et d’Encadrement des Petites et Moyennes Entreprises (ADEPME), en remplacement de Monsieur Oumar DIA.

Au titre du Ministère de la Formation professionnelle et technique

•       Monsieur Mor PADANE, Professeur de l’Enseignement Secondaire de classe exceptionnelle (PES CEX), matricule de solde n°518147/H, est nommé Directeur du Centre de Formation professionnelle et technique Sénégal/Japon (CFPT S/J) au Ministère de la Formation professionnelle et technique, poste vacant.

•       Monsieur Mbaye SECK, Professeur de l’Enseignement Secondaire de troisième classe et deuxième échelon (PES 3/2), matricule de solde n°701369/B, est nommé Directeur du Centre national de Formation des maitres d’Enseignement technique professionnel (CNFMETP) de Kaffrine au Ministère de la Formation professionnelle et technique, en remplacement de Monsieur Serigne Cheikh KASSE appeler à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

•       Monsieur Seny SAMBOU, Professeur de l’Enseignement Moyen, de première classe et première échelon (PEM 1/1), matricule de solde n°627932/C, est nommé Directeur du Centre national de Formation des maitres d’Enseignement technique professionnel (CNFMETP) de Guérina au Ministère de la Formation professionnelle et technique, poste vacant.

•       Monsieur Ibrahima DIOP, Inspecteur de Spécialité de première classe et deuxième échelon (IS 1/2), matricule de solde n°518136/H, est nommé Coordonnateur de la Direction générale de la Formation professionnelle et Technique, au Ministère de la Formation professionnelle et technique, poste vacant.

•       Monsieur Khady Abdallahi Faiz NDOYE, Inspecteur de Spécialité de deuxième classe et deuxième échelon (IS 2/2), matricule de solde n°518130/N, est nommé Directeur des curricula et des innovation pédagogiques (DCIP) à la Direction générale de la Formation professionnelle et Technique, au Ministère de la Formation professionnelle et technique, poste vacant.

Au titre du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation

•       Monsieur Massamba DIOUF, Professeur titulaire des universités, agrégé en santé publique, expert ANAQ-Sup, est nommé Secrétaire exécutif de l’Autorité nationale de l’Assurance Qualité dans l’Enseignement supérieur (ANAQ-SUP), en remplacement de Monsieur Lamine GUEYE admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

•       Monsieur Diégane DIOUF, Professeur titulaire des universités, est nommé Recteur de l’Université El hadji Ibrahima NIASSE du Sine Saloum en remplacement de Madame Ndèye Coumba TOURE ;

•       Monsieur Boubacar CAMARA, Docteur en Sciences agronomiques et environnementales, est nommé Directeur de l’Institut supérieur d’Enseignement professionnel (ISEP) de Bignona, en remplacement de Monsieur Victor Fansou DIATTA ;

•       Monsieur Cheikh DIOP, expert des Sciences de l’Education, matricule de solde n° 514 074/K, est nommé Inspecteur technique, poste vacant ;

•       Monsieur     Khadim      MBODJI,   juriste-conseiller,   est     nommé       INSPECTEUR
TECHNIQUE au Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de
l’Innovation, poste vacant ;

•       Monsieur El Hadj Samba NDIAYE, Professeur assimilé agrégé en droit privé, est nommé DIRECTEUR DES AFFAIRES ACADÉMIQUES ET JURIDIQUES-DAAJ à la Direction générale de l’Enseignement Supérieur du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation en remplacement du Pr Aminata NDIAYE, appelée à d’autres fonctions ;

•       Monsieur Babou DIENE, Professeur titulaire en lettres, en nommé DIRECTEUR DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR PUBLIC, au Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation en remplacement de monsieur Chérif Daha BA, appelé à d’autres fonctions ;

•       Monsieur El Hadji Omar THIAM, professeur assimilé en lettres est nommé DIRECTEUR DES ETUDES ET DE LA COOPERATION au Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation en remplacement de Pr Olivier SAGNA, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

•       Monsieur Arfang DABO, Professeur d’Anglais, Matricule de solde n 511 699/A, est nommé DIRECTEUR de l’Institut Sénégalo-Britannique d’Enseignement de l’Anglais
(ISBEA) au Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, en remplacement du Pr Ousseynou SECK, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

Au titre du Ministère de la Famille et des Solidarités

•         Monsieur Djibril FAYE, Titulaire d’un Master 2 en Géographie de la santé, est nommé
Président du Conseil de Surveillance de l’Agence Sénégalaise de la Couverture Sanitaire Universelle (SEN-CSU), en remplacement du Professeur Mamadou BA.
•         Madame Ndèye Gnilane FAYE, Ingénieur en gestion de la Formation, Matricule de solde N° 687139/B, est nommée Directrice du Centre national d’Assistance et de Formation pour la Femme (CENAF) au Ministère de la Famille et des Solidarités, en remplacement de Madame Fatoumata Bintou DIALLO.
•         Madame Aminata Déthié SECK, Titulaire d’un Master I en développement communautaire et formation, est nommée Présidente du Conseil d’Orientation du Fonds de Solidarité Nationale (FSN), en remplacement de Monsieur Amadou DIARRA.
•         Monsieur Serigne Mor Bousso, d’un titulaire master en Banque-Finances, est nommé Directeur de l’Equité Territoriale au ministère de la famille et des solidarités poste vacant
;

Au titre du Ministère de l’Education nationale

•       Monsieur Ahmadou Sakhir Mbaye, Inspecteur de l’enseignement élémentaire, de classe exceptionnelle, actuellement Secrétaire général de l’Institut islamique de Dakar, matricule de solde n° 514961/D, est nommé Directeur Général de l’Institut islamique de
Dakar au Ministère de l’éducation nationale en remplacement de Monsieur Thierno Ka ;
•       Monsieur Daouda GUEYE, titulaire d’une maitrise en Philosophie, est nommé Directeur de la Communication au Ministère de l’Education nationale, en remplacement de Monsieur Lamane MBAYE.

Au titre du Ministère de la Santé et de l’Action sociale

•       Madame Awa NDOYE, titulaire d’un Doctorat en Médecine, est nommée Directeur de la Qualité, de la Sécurité et de l’Hygiène hospitalières au Ministère de la Santé et de l’Action sociale, en remplacement du Docteur Ndella KONATE ;

•       Madame Marieme Siré DIALLO TOURE, Psychologue Conseillère, matricule de solde n° 613.109/B, est nommée Directeur du Fonds d’Action sociale au Ministère de la Santé et de l’Action sociale.
•       Monsieur Cheikh Talibouya NDIAYE, Conseiller en Travail social, matricule de solde
605.949/C, est nommé Directeur l’Ecole nationale des Travailleurs sociaux spécialisés au Ministère de la Santé et de l’Action sociale, en remplacement du Docteur Amadou NDOYE, admis à faire valoir ses droits à la retraite ;

•       Monsieur Abdoul Hamady BA, Conseiller en Travail social, matricule de solde n°
603.411/E, est nommé Directeur de l’Action médico-sociale, en remplacement de
Monsieur Mamadou Moustapha FALL ;

•       Monsieur Souleymane DIA, Conseiller en Travail social, matricule de solde 602.082/N, est nommé Directeur de la Promotion et de la Protection des Groupes vulnérables, en remplacement de Madame Coumba WADE.

Au titre du Ministère du Tourisme et de l’Artisanat 

 Madame Seynabou NIANG, Administrateur civil, matricule de solde n° 607 623/ F, est nommée Secrétaire Général du Ministère du Ministère du Tourisme et de l’Artisanat, en remplacement de Monsieur Mouhamadou Moustapha THIOUNE.

Au titre du Ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage 

 Monsieur Malick DIAKHATE, Ingénieur agronome spécialisé en Economie rurale, matricule de solde n° 624535/A, est nommé Président du Conseil d’Administration
(PCA) de l’ANIDA ;

Au titre du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture

•       Monsieur Mamadou Macina Diarra CAMARA, Professeur d’arts plastiques, matricule de solde n°633136/B, est nommé Président du Conseil d’Administration (PCA) de l’École nationale des Arts et Métiers de la Culture (ENAMC), au Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, en remplacement de Monsieur Mouhamadou Samsoudine SADIO, appelé à d’autres fonctions ;  

•       Monsieur Salif DIEDHIOU, Docteur en Histoire des Sciences et des Techniques, matricule de solde n°516899/B, est nommé Président du Conseil d’Administration (PCA) des Manufactures sénégalaises des Arts décoratifs (MSAD), au Ministère de la
Jeunesse, des Sports et de la Culture, en remplacement du Colonel Momar GUEYE (cr) ;

•       Monsieur Ibrahima WANE, Professeur titulaire de Littérature africaine orale et de
Civilisations africaines à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, matricule de solde n°104943/D, est nommé Président du Conseil d’Administration (PCA) du Musée des Civilisations noires, au Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, en remplacement de Monsieur Abdoulaye Racine SENGHOR, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ; 
•       Madame Coumba DIALLO, artiste et titulaire d’un Master II en Sciences Politiques, Relations Internationales et Diplomatie, est nommée Présidente du Conseil d’Administration (PCA) du Théâtre national Daniel SORANO, au Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, en remplacement de Monsieur Keyssi BOUSSO ;

•       Monsieur Amady Ahmadou DIOP, titulaire d’un Master en Innovation, Marché et Sciences des Données, spécialiste de marketing sportif, est nommé Président du Conseil d’Administration (PCA) de l’Office de Gestion des Infrastructures sportives, au Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture ;

•       Monsieur Abdou Simbandy DIATTA, Enseignant en Art et Culture à l’Académie Européenne des Beaux-Arts de Trêves (Allemagne), est nommé Directeur général de la Culture ; 

•       Monsieur Aboubekr THIAM, Professeur d’arts plastiques, titulaire d’un Master en Infographie et d’un Diplôme de fin d’études supérieures en Éducation artistique à l’École Nationale des Arts de Dakar, matricule de solde n°611608/H, est nommé Directeur général de l’École nationale des Arts et Métiers de la Culture (ENAMC), au Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, en remplacement de Monsieur Mamadou
Lamine DIOMBERA, appelé à d’autres fonctions ;

•       Monsieur Mama Laye MBAYE, Inspecteur de l’Éducation populaire, de la Jeunesse et des Sports, matricule de solde n°632053/G, est nommé Directeur général des Sports, au Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture ; 

•       Monsieur Babacar NDIAYE, Titulaire d’un Master en lettres, arts et communication, est nommé Directeur général de l’Office de Gestion des Infrastructures sportives, au Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture ; 

•       Monsieur Théodore Adrien Sadio NDIAYE, Inspecteur de l’Éducation populaire de la Jeunesse et des Sports, titulaire d’un Diplôme d’Études Approfondies en Lettres modernes, matricule de solde n° 632058/B, est nommé Secrétaire général du Musée des
Civilisations noires, au Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, en remplacement de Monsieur Christian Fernand Johnson Tiburce DIATTA, appelé à d’autres fonctions. 
•       Monsieur Bassirou THIAM, Professeur d’Arts et de Musique, est nommé Directeur des Manufactures des Arts décoratifs de Thiès.

Communique du conseil des ministres du Mercredi 22 Janvier 2025.

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 22 janvier 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Président de la République est revenu sur la première édition de la Conférence des Administrateurs et Managers publics (CAMP) tenue le lundi 20 janvier 2025. Il a salué le succès remarquable de ce grand rendez-vous de l’agenda de la République. Il a félicité le Premier Ministre et le Ministre, Secrétaire général de la Présidence de la République pour la parfaite organisation de la rencontre. Cette conférence inédite engage les administrations sur de nouvelles voies de responsabilisation, de modernisation et de transformation en parfaite convergence avec les axes, orientations, priorités et objectifs de la Vision Sénégal 2050.
 
   Le Président de la République a demandé au Premier Ministre de prendre toutes les mesures requises pour vulgariser les recommandations de la conférence, en particulier les bonnes pratiques édictées par les organes et corps de contrôle notamment l’amélioration de la gestion publique dans toutes ses dimensions. Il a, en outre, appelé à l’accélération des réformes de la fonction publique et à la finalisation du cadre d’application intégrale de la loi de 2022 sur le secteur parapublic et la gestion du portefeuille de l’Etat. A ce sujet, il a indiqué au Premier Ministre de veiller à l’instauration d’une bonne gouvernance renforcée au sein des entités du secteur parapublic et des entreprises stratégiques. Ce qui implique la généralisation accélérée des contrats de performances et la maitrise de leurs risques sur les finances publiques. 
 
  Par ailleurs, le Chef de l’Etat a demandé au Premier Ministre d’accélérer la mise en place progressive des pôles territoires afin de marquer davantage l’option résolue et soutenue de territorialisation des politiques publiques dans la solidarité et l’équité.  Il a également demandé au Premier Ministre de promouvoir une administration de rupture avec la montée en puissance de la transformation digitale des services, l’actualisation des textes de la fonction publique et l’impératif d’asseoir une culture de résultat basée sur un changement systémique dans tous les compartiments de la sphère publique.
 
            La Vision Sénégal 2050 fait le pari du renforcement du rôle de premier plan du secteur privé dans le développement économique et social national. A cet effet, le Président de la République a demandé au Premier Ministre d’engager des concertations pragmatiques avec les industriels et les opérateurs économiques afin de déterminer les modalités consensuelles de pilotage du développement du secteur privé national en tenant compte de toutes les contraintes et opportunités liées au contexte international. Ces consultations sont indispensables pour accélérer la finalisation du projet de loi sur la souveraineté économique qui sera la traduction politique de notre volonté collective et résolue de bâtir une économie endogène, force motrice de la transformation systémique du Sénégal.
   Dans cette perspective, le Chef de l’Etat a demandé au Premier Ministre de superviser la restructuration efficace du cadre global de promotion de l’attractivité du Sénégal et de la compétitivité de l’économie nationale en consolidant et en engageant les réformes prioritaires relevant de chaque secteur et chaque ministère. Il a souligné la nécessité de renforcer le positionnement institutionnel de l’Agence pour la Promotion des Investissements et des Grands Travaux (APIX) sur le segment des incitations et du suivi opérationnel de l’environnement des affaires par la définition d’une nouvelle doctrine de promotion des investissements et de l’attractivité du Sénégal. Il a aussi requis la réactivation de l’Observatoire national des Investissements (ONI) désormais logé à la Primature. Sur cette lancée, il a demandé au Premier Ministre, en relation notamment avec les Ministres en charge de l’Economie, des Finances, du Commerce, de l’Industrie et du Numérique, de coordonner l’organisation, sous la conduite opérationnelle de l’APIX, du Forum invest in Sénégal les 24 et 25 avril 2025. Cet évènement économique sera un moment exceptionnel de promotion de la destination Sénégal en termes de partenariats et d’investissements directs étrangers. 
 
            Le tourisme représente un secteur stratégique dans le déploiement de la vision Sénégal
2050 et la création d’emplois. A ce titre le Président de la République a demandé au Premier Ministre et au Ministre du Tourisme et de l’Artisanat de prendre toutes les mesures nécessaires en vue de consolider, en concertation permanente avec les acteurs, la relance du secteur et la promotion des sites et potentialités touristiques du Sénégal. Il a souligné l’urgence de renforcer les dispositifs de sécurisation de toutes les zones et de tous les sites et établissements touristiques du Sénégal en réorganisant notamment la police touristique. Il a demandé au Premier Ministre de tenir dans les prochains jours un Conseil interministériel sur le tourisme qui devra traiter de toutes les mesures urgentes et adéquates à prendre pour affermir le développement hardi du secteur.          
            Face à la récurrence des incendies et des problèmes de sécurité signalés dans plusieurs marchés du pays et qui appellent à la prise de mesures urgentes de la part du Gouvernement, le Président de la République a demandé aux Ministres en charge du Commerce et des Collectivités territoriales de veiller, en relation avec toutes les parties prenantes, au renforcement de la sécurisation et de la mise aux normes des marchés et espaces commerciaux sur l’étendue du territoire national. Dans ce sens, il a invité le Ministre en charge du Commerce à accélérer l’évaluation ainsi que la restructuration du Programme de Modernisation et de Gestion des Marchés (PROMOGEM) selon les nouvelles priorités de l’Etat en termes d’aménagements et de réalisations de sites et de projets commerciaux.
Dans sa communication, le Premier Ministre a tout d’abord évoqué les travaux en cours relatifs à la mise en œuvre opérationnelle de la Stratégie nationale de Développement (SND) 20252029, notamment la finalisation des fiches de projets, programmes et réformes ainsi que leur priorisation, en vue de la soumission du dossier en Conseil des Ministres, au plus tard à la mifévrier 2025. 
Le Premier Ministre a ensuite fait part de l’importance et de l’urgence attachées à la restructuration du secteur de l’énergie. À cet égard, il a indiqué la mise en place, sous la coordination du Ministre de l’Energie, du Pétrole et des Mines, d’un Comité interministériel chargé d’élaborer une feuille de route et un plan d’actions en vue de la résolution des problématiques conjoncturelles et structurelles du secteur. Le Comité devra également proposer des solutions pérennes, sous réserve des contraintes budgétaires, pour une diminution de la facture énergétique. Les conclusions du Comité devront être prises en compte dans les orientations devant guider la finalisation du projet de loi portant restructuration de la SENELEC et du projet de décret fixant les modalités de participation des investisseurs sénégalais ainsi que les conditions de détermination du plan de contenu local dans le secteur de l’électricité. L’ensemble de ce dossier devra être soumis au Conseil des Ministres au cours du mois de février 2025. 
Par ailleurs, le Premier Ministre a informé le Conseil de la mise en place d’un Comité ad hoc chargé de lui soumettre des propositions relatives à la stratégie nationale de développement de la filière phosphates-fertilisants, au plus tard à la fin février 2025. 
 Enfin, le Premier Ministre s’est appesanti sur les difficultés financières de « Air Sénégal SA » et de « AIBD SA » et l’urgence attachée à la restructuration globale de ces sociétés. À cet égard, il présidera deux réunions interministérielles consacrées respectivement à la situation de chaque société, au cours de la deuxième décade du mois de février 2025.
 
AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES :
•       Le Ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires a fait une communication sur le Programme national d’Accès au Logement et de Rénovation urbaine (PNALRU) ;
 
•       Le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage a fait une communication sur la situation de la campagne de commercialisation de l’arachide 2024, le suivi de la commercialisation et le Sommet de KAMPALA.
AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES, 
Le Conseil a examiné et adopté : 
•       Le projet de décret autorisant le Président de la République à ratifier la Convention entre le Gouvernement de la République du Sénégal et le Gouvernement du Royaume du Maroc sur l’assistance aux personnes détenues et sur le transfèrement des personnes condamnées, signée le 17 décembre 2004 à Rabat (Maroc) ;
 
•       Le projet de décret fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Comité de suivi du secteur parapublic.

Affaire Farba Ngom : « Cela dépasse la question ethnique », selon Djimo Souaré

Invité de l’émission Midi Keng sur PressAfrik, le député Djimo Souaré, membre de la coalition d’opposition Takku Wallu et de la commission ad hoc chargée d’examiner la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom, a affirmé que cette affaire va bien au-delà des interprétations ethniques qui y sont associées.

« L’affaire Farba dépasse la question ethnique. Cette problématique ne se pose pas au Sénégal, mais nous devons rester vigilants pour éviter qu’elle ne devienne un enjeu », a déclaré Djimo Souaré, en rejetant les lectures communautaires liées à la polémique.

Le député a cependant reconnu le soutien massif que Farba Ngom reçoit de la part des populations de Matam et d’autres régions du pays. Il a appelé à encadrer les manifestations pour éviter tout débordement. « Il est normal que la population soutienne Farba, mais cela doit se faire dans le respect des lois et de l’ordre public », a-t-il souligné.

Pour Djimo Souaré, cette procédure est avant tout une attaque politique dirigée contre l’Alliance pour la République (APR). « Ce dossier est une commande politique, visant à fragiliser l’opposition et à saper l’autorité d’un acteur clé de notre parti », a-t-il déclaré, tout en assurant que la coalition d’opposition restera solidaire de Farba Ngom.

« Nous allons utiliser tous les moyens légaux pour défendre Farba et exprimer notre soutien. Il est crucial de démontrer que cette affaire est un stratagème pour affaiblir notre camp », a insisté Souaré.

Pour rappel, la procédure de levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom a été initiée suite à une demande du ministre de la Justice, motivée par une saisine du parquet financier. Les accusations à l’encontre du député concernent notamment des faits présumés de blanchiment de capitaux.

Plainte contre le général Moussa Fall : le plaignant sera entendu ce jeudi

L’affaire opposant l’ancien gendarme auxiliaire Malick Niang au général Moussa Fall connaît un nouveau développement. Déposée le lundi 23 décembre 2024, la plainte pour abus d’autorité, arrestation arbitraire, torture, falsification de documents officiels et radiation abusive, a conduit à la convocation de Malick Niang.

Le plaignant sera auditionné ce jeudi 25 janvier 2025 au commissariat de Grand-Dakar, conformément aux instructions du procureur de la République. Cette audition marque une étape importante dans le traitement de ce dossier sensible. Une source proche du dossier, citée par Seneweb, a confirmé la diligence avec laquelle la justice sénégalaise traite cette affaire.

Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, Malick Niang a exprimé sa satisfaction face à l’avancement de la procédure. « Je remercie la justice sénégalaise d’avoir instruit cette affaire avec rigueur et transparence. Cela prouve qu’aujourd’hui, plus personne n’est au-dessus de nos lois. La vérité triomphera et justice sera faite. »

Ce dossier, qui touche un haut gradé de la gendarmerie sénégalaise, suscite un grand intérêt dans l’opinion publique. L’audition de Malick Niang devrait permettre de faire la lumière sur les faits allégués et de déterminer la suite judiciaire de cette affaire.

Immunité parlementaire de Farba Ngom : l’Assemblée nationale en plénière ce vendredi

Le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a convoqué une séance plénière pour ce vendredi 24 janvier 2025 à 11 heures. À l’ordre du jour, l’examen des conclusions de la commission ad hoc concernant la demande de levée de l’immunité parlementaire du député Mouhamadou Ngom, connu sous le nom de Farba Ngom.

Cette procédure fait suite à une requête du garde des Sceaux, ministre de la Justice, agissant sur saisine du parquet financier. Farba Ngom est actuellement visé par une enquête portant sur des soupçons de blanchiment de capitaux, consécutive à un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif).

La levée de l’immunité parlementaire, si elle est approuvée, ouvrirait la voie à des poursuites judiciaires à l’encontre du député des Agnams. Ce dossier, qui suscite une vive attention médiatique et politique, pourrait marquer un tournant important dans le paysage politique national.

Farba Ngom et ses avocats, dont Me Oumar Youm, dénoncent une démarche qu’ils qualifient de « persécution politique ». L’issue de cette séance plénière sera déterminante pour la suite de cette affaire.

Cumul d’enquêtes : Me Oumar Youm dénonce l’acharnement contre Farba Ngom

Lors d’une conférence de presse, Me Oumar Youm, avocat de Farba Ngom, a exprimé son indignation face à ce qu’il considère comme une série de manœuvres dirigées contre le député-maire des Agnams. Selon lui, Farba Ngom fait l’objet d’une double enquête, à la fois pénale et fiscale, visant à « étouffer » ses activités.

« Il s’agit d’une tentative manifeste d’asphyxie fiscale, foncière et financière », a déclaré Me Youm. L’avocat a précisé que trois sociétés appartenant au député sont actuellement soumises à des investigations approfondies.

Me Oumar Youm, ancien ministre sous le régime du Président Macky Sall, n’a pas manqué de critiquer la méthode employée, qu’il qualifie de « cumul injustifié et arbitraire ». Il estime que ces enquêtes s’inscrivent dans une logique d’acharnement, visant à affaiblir son client sur plusieurs fronts.

Alors que les enquêtes se poursuivent, cette affaire soulève des interrogations sur l’utilisation simultanée de procédures pénales et fiscales dans le cadre des investigations visant des figures politiques. Farba Ngom n’a pour l’instant pas réagi publiquement à ces accusations.

Justice : Abou Diallo et Oumar Sow placés sous mandat de dépôt

Le chroniqueur de la SenTv, Abou Diallo, ainsi que l’ancien ministre conseiller de Macky Sall, Oumar Sow, ont été placés sous mandat de dépôt ce mercredi par le procureur. Cette décision intervient à la suite de leur déferrement pour des accusations liées à des propos jugés susceptibles d’inciter à la discrimination ethnique.

Ces déclarations controversées, largement relayées sur les réseaux sociaux et dans les médias, ont suscité une vive indignation et des appels à des sanctions exemplaires pour lutter contre de tels discours.

Les deux prévenus devront répondre de leurs actes devant le tribunal lors d’un procès en flagrant délit programmé pour lundi prochain. Cette affaire met en lumière les responsabilités des figures publiques dans la préservation de la cohésion sociale et le respect des lois relatives à la communication publique.

Le piège russe : Des africains recrutés sous de fausses promesses pour le front ukrainien

De nombreux africains se retrouvent dans les rangs russes et en première ligne depuis le début de l’invasion de l’Ukraine, en février 2021.

Les uns volontairement, se sont engagés via des compagnies privées sous contrat avec le Kremlin, d’autres par contre ont été leurré par de fausses promesses.

Un d’eux, un Camerounais s’est confié à nos confrères de la rfi en dévoilant le modus operandi des recruteurs Russes.

Pour Samuel( le prénom donné par nos confrères), l’histoire commence en mai 2024. De formation scientifique, passé par le ministère des Domaines, du cadastre et des affaires foncières, le « Mindcaf », il reçoit l’appel d’un de ses amis, avec qui il a déjà partagé ses rêves d’expatriation : « « Patrice » [le prénom a également été modifié, NDLR] me demande comment je vais, si j’ai toujours envie de quitter le pays, de travailler à l’extérieur. » Harassé par un emploi mal payé à Yaoundé, il n’hésite pas : « Dans ma chambre, ce jour-là, je ne savais pas que je venais d’accepter un voyage pour la vallée de l’ombre et de la mort. »

« Il m’a dit que c’était en Russie mais qu’il n’avait pas de détail, si ce n’est le salaire, qu’on lui promettait énorme, raconte Samuel. Il était en contact avec une femme qui s’occupait des dossiers, j’avais juste à envoyer la photo de mon passeport. La dame m’a contacté, je suis passé par son agence, elle m’a dit qu’une fois à Moscou on échangerait mon passeport pour un passeport russe me permettant de circuler et de travailler. Elle m’a expliqué que c’était dans un camp militaire, que je serais comme un concierge avec des tâches comme la propreté et la cuisine. Quand elle m’a parlé du salaire et des primes, mes yeux ont brillé. Avec ma mère, on a rassemblé 2,5 millions de francs CFA, et je suis parti avec Patrice, qui avait lui aussi quitté son travail, et trois autres personnes ».

Mais une fois en Russie, la surprise est de taille pour Samuel : ce n’est ni une batterie de casseroles ni un nécessaire de ménage qu’on lui confie, mais une kalachnikov, à son corps défendant. Dans le camp où il se trouve pour quelques semaines de classes, il côtoie de nombreux Nord-Africains et Subsahariens.

un vrai trafic d’êtres humains

Samuel se retrouve sous uniforme, sans savoir exactement pour qui il combat, ni dans quelle unité : « Les contrats qu’ils nous ont fait signer sont trafiqués. On n’a pas de copie du document, on ne touche pas le salaire qui était prévu. Apparemment, le commandant russe qui nous a fait signer en récupère une partie, c’est toute une chaîne. » Samuel assure avoir pris contact avec l’ambassade du Cameroun pour évoquer sa situation, en vain : « Ils nient avoir connaissance de notre présence ici, alors qu’on est nombreux. C’est un vrai trafic d’êtres humains qu’ils couvrent. »

Il s’en prend à la diplomatie de son pays, qu’il juge complice – « nos gouvernements s’en foutent de nous et ils ne viendront jamais nous chercher » – et fait remarquer que l’Inde a obtenu le rapatriement de 45 citoyens victimes de duperies du même type, après avoir publiquement dénoncé ces recrutements.

Joint par RFI, le ministère camerounais des Relations extérieures n’a, pour l’heure, pas répondu aux demandes de précisions.

À l’entrainement puis au front, Samuel se lie d’amitié avec d’autres Camerounais, transfère les messages de la femme de l’un d’entre eux, qui l’implore de lui donner des nouvelles de son époux.

Jointe par nos confrères , un bébé pas encore âgé d’un an dans les bras, elle témoigne : « Ses parents avaient de gros problèmes de santé, alors il a voulu partir pour essayer de trouver des moyens d’aider sa famille. Il a trouvé une agence qui lui a parlé d’un travail en Russie. Il est parti en juin, sans donner plus de détails. Puis j’ai compris qu’on lui avait proposé l’armée, qu’il avait signé un contrat pour un an. Il devait faire quatre mois de formation, sauf que fin juillet déjà, il m’a dit qu’il était en Ukraine et qu’il partait en mission pour dix jours et qu’il me ferait signe en rentrant. Il m’a dit de prier pour lui. Je suis sans nouvelle depuis. »

Celui qui recule, il est torturé

La réalité des combats est un choc pour celui qui dit « n’avoir jamais tiré une fois dans sa vie avant d’arriver ici ». Évitant le contact pour économiser leurs forces face à une armée russe qui n’hésite pas à envoyer ses supplétifs étrangers au casse-pipe, les Ukrainiens mènent une guerre de terreur. « Je n’ai jamais vu un Ukrainien depuis que je suis ici », témoigne Samuel. « J’en connais qui sont là depuis deux ans, ils n’ont jamais vu un Ukrainien de leurs yeux, ils n’ont jamais tiré une balle sur quelqu’un, il n’y a même pas d’ennemis. Ils [les Ukrainiens] sont planqués, ils nous fuient, ils nous envoient des drones qui portent d’énormes bombes, c’est ça qui vous tue, avec les mines. Et nous, on doit avancer, on a interdiction de reculer. « Les Russes ne reculent pas« , ils disent. Celui qui recule, il est torturé. On doit avancer pour occuper le terrain. Mais nous, on est très mal équipés. Les Russes, ils ont des machines pour brouiller les ondes des drones, mais ils n’utilisent ça que pour eux. Nous, ils nous envoient sans rien du tout nous battre et mourir ».

Si les chiffres sur les pertes humaines dans le conflit ukrainien sont difficilement vérifiables, le ratio est nettement défavorable à la Russie et à sa stratégie de la « chair à canon ». Un récent rapport d’un institut américain estimait ainsi que chaque kilomètre carré gagné par les Russes coûtait plus de 50 vies. L’armée britannique a, pour sa part, évalué à 45 680 le nombre de morts russes en novembre 2024, un record depuis le début de l’invasion.

« Tu vois des centaines de corps qui pourrissent, tu marches dessus »

Dans ces conditions, poussés en première ligne, l’arme à la main mais aussi sur la tempe, par leurs officiers au sein des groupes paramilitaires contractualisés par le Kremlin, les « recrues » africaines n’hésitent pas à employer des stratégies radicales pour éviter la boucherie. « J’ai vu des gens se tirer dans la main pour ne pas aller au front et gagner l’hôpital », témoigne Samuel. « Parce que quand tu marches là-bas (en Ukraine), tu vois des corps partout, des centaines, qui pourrissent, tu marches dessus ; je me suis même caché parmi les morts pour éviter les drones. On a passé des semaines sans vivres, cachés. C’est pour ça que je dénonce. »

Combien sont-ils dans sa situation, appâtés par de fausses promesses ?

Impossible de le dire, mais les témoignages se multiplient : au Népal, un millier avait été identifié en mars 2024.

En mai, un rapport du renseignement ukrainien, relayé par la publication Kyiv Independent, évoquait des recrutements en Somalie, en Ouganda, au Burundi ou au Rwanda : « On leur promet une prime à la signature de 2 000 dollars US, un salaire mensuel de 2 200 dollars US, une assurance maladie, des passeports russes pour eux et leurs familles. »

En septembre, ce média avait d’ailleurs publié en vidéo les témoignages d’un Somalien et d’un Sierra-Léonais faits prisonnier par l’armée ukrainienne.

Des conditions attractives pour des jeunes sans emploi dans des économies amorphes, comme pour Samuel, qui, malgré son diplôme de laborantin, vivotait en installant des climatiseurs.

En septembre, un groupe de quatorze Ghanéens a témoigné dans une vidéo reprise par une télévision nationale. Ils assuraient avoir été appâtés et trompés par un de leur compatriote, ancien footballeur. Là aussi, il est question de contrats signés sous la contrainte.

Dans un autre témoignage, relaté par Jeune Afrique, un Centrafricain qui a pu fuir pour la Lettonie affirme avoir été directement recruté à Bangui par des mercenaires de Wagner alors qu’il se trouvait en garde à vue dans un commissariat. Un paramilitaire aurait « acheté » sa libération contre plusieurs centaines de milliers de francs CFA, en échange de la signature d’un contrat pour une « société de gardiennage ». En décembre 2023, il s’envolait pour la Russie avec d’autres ex-détenus centrafricains, au sein d’un groupe de 300 à 400 Subsahariens, selon son témoignage. Ces déclarations avaient valu un communiqué de mécontentement du parquet centrafricain qui avait dénoncé des informations « dépourvues de toute vraisemblance et fondement juridique », le Procureur de la République affirmant qu’il n’y avait « jamais eu de recrutement de personnes gardées à vue dans les unités de police judiciaire de Centrafrique ».

« Que les Africains ne viennent plus mourir ici »

À côté de ces quelques milliers de recrues trompées, des « malgré eux » perdus dans le Donbass, se trouvent aussi des volontaires, comme Jean Claude Sangwa, ce Congolais étudiant à Lougansk, dans une région de l’Est de l’Ukraine occupée depuis 2014, et magnifié par les réseaux russes en 2022. Là aussi impossible de les quantifier.

Dès mars 2022, le journaliste nigérian Philip Obaji écrivait dans la publication américaine Daily Beast que quelques 200 « Russes noirs », ces ex-rebelles de Centrafrique qui ont changé d’allégeance et été formés par Wagner, avaient été envoyés en Russie. Des informations données par des officiels centrafricains mais que nous n’avons pu confirmer par ailleurs.

Philip Obaji a également affirmé plus tard que des détenus centrafricains, dont des coupables de crimes graves, avaient été élargis pour servir sur le front ukrainien, suivant l’exemple des recrutements massifs dans les prisons russes par le groupe de mercenaires.

C’est ainsi que détenus près de Moscou, un jeune Zambien et un Tanzanien avaient pris l’uniforme de Wagner, avant de mourir en Ukraine fin 2022. Ils avaient été salués par le patron de la compagnie, depuis décédé, Evgueni Prigojine.

Volontaires ou non, motivés ou non, leurs conditions demeurent extrêmement précaires sur le front est-ukrainien. Et pas question de songer à se plaindre : les mercenaires russes n’hésitant pas à publier les vidéos de sévices infligées aux frondeurs et aux déserteurs, y compris la mise à mort à coup de masse, l’outil fétiche des hommes de Wagner.

Samuel sait donc que s’il est découvert, il sera tué. Mais il se dit prêt à courir le risque : « Moi, ce que je veux, c’est mobiliser les Africains qui prennent la route de la Russie, qu’ils comprennent qu’on est en train de les utiliser. On leur ment pour qu’ils viennent ici. Moi je veux dire ce qu’il se passe, que les gens sachent, que ça s’arrête, que les Africains ne viennent plus mourir ici. J’ai perdu des personnes chères. Nous venons mourir dans une guerre dont on ne sait pas d’où elle vient, pourquoi elle a commencé. Ma part d’histoire, je voudrais la raconter quand ce sera fini. »

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°377 – du 22/01/2025

🔴 RECRUTEMENT DE COMBATTANTS DANS LE CONFLIT UKRAINIEN : DES AFRICAINS DANS L’ENGRENAGE RUSSE
🔴 PRÉSUMÉE SPOLIATION FONCIÈRE À PALMARIN : LES FAMILLES NDIAYE BRISENT LE SILENCE

🔴 (J12) LIGUE 1 / VICTOIRE DE L’US OUAKAM : L’AS PIKINE DANS LA TOURMENTE
🔴 LUTTE / ATTAQUES CONTRE LE CNG : AMANEKH SUSPENDU !

Division spéciale de la cybersécurité : Oumar Sow placé en garde à vue pour incitation à la discrimination ethnique

Oumar Sow, ancien ministre conseiller sous le mandat de Macky Sall et membre influent de l’Alliance pour la République (APR), a été placé en garde à vue par la division spéciale de la cybersécurité. Cette mesure fait suite à un interrogatoire portant sur un post controversé publié sur Facebook, accusé d’incitation à la discrimination ethnique.

L’affaire a éclaté lorsque Oumar Sow a accusé publiquement le Premier ministre Ousmane Sonko d’alimenter des tensions contre la communauté Hal Pulaar. Bien que la publication ait rapidement été supprimée, elle a suscité une vive polémique et attiré l’attention des autorités. Le procureur, s’autosaisissant de l’affaire, a ordonné l’ouverture d’une enquête approfondie.

Selon les premières informations rapportées par nos confrères de Kawtef, cette enquête a conduit à la convocation et à l’interpellation d’Oumar Sow. Lors de son audition, il a affirmé que ses propos avaient été mal interprétés et qu’il n’avait aucune intention d’inciter à la haine ou à la division. Ses avocats, Maîtres Aboubacry Barro et Alassane Cissé, plaident en sa faveur, arguant qu’il s’agit d’un malentendu regrettable.

Oumar Sow doit être présenté au procureur de la République demain, mercredi, afin d’expliquer les circonstances de cette publication et répondre aux accusations qui pèsent sur lui. Cette affaire intervient dans un contexte sensible où les discours susceptibles d’attiser des tensions ethniques ou sociales sont scrutés avec une attention particulière par les autorités sénégalaises.

L’issue de cette affaire pourrait marquer un tournant dans la lutte contre l’utilisation des réseaux sociaux pour diffuser des messages potentiellement nuisibles, tout en soulevant des débats sur la liberté d’expression et ses limites dans un cadre démocratique.

TGI Kaolack : L’affaire du maire Serigne Mboup et ses coaccusés renvoyée au 18 mars

Le procès très attendu opposant l’Alliance Adik au maire de Kaolack, Serigne Mboup, a été une fois de plus reporté. La session prévue ce mardi 21 janvier 2025 au Tribunal de grande instance (TGI) de Kaolack a été renvoyée au 18 mars prochain. Cette affaire, qui secoue la ville de Kaolack, implique le maire et plusieurs coaccusés poursuivis pour escroquerie, faux et usage de faux, ainsi que vol en réunion.

Tout a commencé par une opération de décaissement de fonds en lien avec des associations sportives et culturelles (ASC) de la ville. Les plaignants allèguent que des irrégularités graves ont été commises, justifiant ainsi l’ouverture d’une procédure judiciaire contre Serigne Mboup et ses collaborateurs.

Cependant, Maître Baboucar Cissé, avocat du maire, a vivement dénoncé cette procédure, qu’il qualifie de « vexatoire et abusive ». Selon lui, les plaignants n’auraient ni arguments solides ni preuves pour étayer leurs accusations. L’avocat soutient que cette affaire est motivée par des intentions politiques visant à ternir l’image du maire de Kaolack.

« Nous avons demandé 500 millions de francs CFA de dommages et intérêts pour compenser le préjudice subi par le maire. Si cette somme est accordée, elle sera intégralement reversée aux œuvres sociales de Kaolack et aux écoles coraniques. Ce sera un signal fort, car il est inconcevable de permettre que des accusations infondées perturbent le fonctionnement de la mairie », a déclaré Me Cissé.

Le report du procès allonge encore la liste des délais dans cette affaire qui polarise l’attention des Kaolackois. D’un côté, les plaignants réclament justice pour ce qu’ils considèrent comme des actes répréhensibles. De l’autre, les défenseurs du maire dénoncent une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

La prochaine audience prévue le 18 mars 2025 pourrait être décisive. Elle devra clarifier les responsabilités de chaque partie et trancher sur le fond des accusations portées contre Serigne Mboup et ses coaccusés. D’ici là, les débats autour de cette affaire continuent de susciter des divisions dans l’opinion publique locale.

Palmarin : Jean Maxime Simon Ndiaye et un scandale foncier retentissant

Le Sénégal est secoué par une affaire foncière impliquant Jean Maxime Simon Ndiaye, ancien secrétaire général de la présidence sous Macky Sall. L’affaire concerne des terres dans la région côtière de Palmarin, attribuées illégalement, selon seneweb, les accusations à son père François Ndiaye, un homme âgé de près de 90 ans. Ce scandale révèle de profondes failles dans la gestion des terres et soulève des questions sur l’éthique au sommet de l’État.

L’origine de cette affaire remonte à un décret présidentiel, le 2023-1775, signé en 2023, qui attribue à François Ndiaye plusieurs hectares de terres dans cette zone à fort potentiel touristique. Parmi ces terrains se trouve une parcelle de deux hectares déjà disputée entre François Ndiaye et une citoyenne nommée Mame Sophie Mbissine Sarr. Après une bataille judiciaire, le Tribunal de grande instance de Kaolack, puis la Cour d’appel, ont tous deux tranché en faveur de la commune de Palmarin, affirmant que ce terrain relevait du Domaine national.

Malgré ces décisions, Jean Maxime Simon Ndiaye aurait utilisé son influence pour contourner les procédures légales. En mobilisant le Cadastre et les Impôts et Domaines, il aurait obtenu la signature d’un décret permettant à son père de revendiquer les terres. Les documents officiels mentionnent que ces terres auraient été déclassées des domaines publics maritime et fluvial, mais des enquêtes techniques ont confirmé qu’elles appartiennent au Domaine national.

Cette situation soulève plusieurs interrogations sur la régularité du processus. Aucun document n’indique que le Conseil municipal de Palmarin, organe décisionnel clé dans l’attribution des terres, ait donné son aval. De plus, le lien direct entre Jean Maxime Simon Ndiaye et son père François Ndiaye constitue un conflit d’intérêts manifeste, mettant en doute l’intégrité de l’ensemble de la procédure.

Au-delà des ramifications politiques et juridiques, cette affaire a des conséquences directes sur les populations locales. À Palmarin, plusieurs paysans détenteurs de baux légaux sur ces terres risquent d’être dépossédés de leurs moyens de subsistance. Ces terres, qui devaient servir à des projets de développement touristique et économique, sont maintenant au cœur d’un imbroglio juridique.

Face à ce scandale, la commune de Palmarin a annoncé son intention de saisir la Cour suprême pour annuler le décret. Cette démarche vise à rétablir les droits des populations locales et à contrer ce qu’elle considère comme un excès de pouvoir flagrant. Cette affaire intervient dans un contexte où les nouvelles autorités sénégalaises, à travers la campagne « Jub Jubel Jubanti », ont promis de lutter fermement contre la corruption et les abus fonciers.

Le cas de Jean Maxime Simon Ndiaye représente un défi majeur pour le gouvernement actuel. Cette affaire met en lumière les risques d’abus dans la gestion des terres et la nécessité d’instaurer une transparence accrue. Si les autorités réussissent à rétablir les droits des citoyens lésés, cela enverra un message fort sur leur engagement à combattre la corruption. Dans le cas contraire, cela pourrait renforcer le sentiment d’impunité parmi les élites.

Ce scandale pourrait marquer un tournant dans la gestion foncière au Sénégal. Les résultats de cette affaire auront des répercussions non seulement sur les citoyens de Palmarin, mais aussi sur la confiance du public envers les institutions sénégalaises. L’issue de cette affaire sera déterminante pour définir les priorités des autorités et leur capacité à restaurer la justice dans un domaine aussi sensible que celui de la terre.

Levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom : Takku Wallu Sénégal mobilise une défense stratégique de premier plan

La situation politique et judiciaire autour de Farba Ngom, député de l’opposition sénégalaise, prend un tournant décisif. Accusé de blanchiment d’argent à hauteur de 125 milliards de francs CFA, le parlementaire est au cœur d’une affaire qui suscite de vives réactions dans l’arène politique. En réponse, sa coalition politique, Takku Wallu Sénégal, intensifie ses efforts pour contrer ces accusations, avec une équipe d’avocats chevronnés.

La coalition a constitué un groupe de défense composé de six ténors du barreau sénégalais, parmi lesquels Mes El Hadji Amadou Sall, El Hadji Diouf, Oumar Youm et Antoine Mbengue, tous anciens ministres, ainsi que Mes Ousmane Thiam et Adama Fall. Ce choix stratégique vise à répondre aux implications judiciaires et politiques de ce dossier. Ces avocats, bénéficiant à la fois d’une expérience juridique pointue et d’une connaissance approfondie des rouages politiques, s’engagent à contester la demande de levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom.

Tout commence le 3 janvier 2025, avec une correspondance émise par le Procureur général près la Cour d’appel de Dakar. Cette demande, adressée au ministre de la Justice, fait état d’une enquête menée par le Pool judiciaire financier (PJF), visant à élucider des transactions jugées suspectes. Selon les enquêteurs, une somme colossale de 125 milliards de francs CFA aurait transité dans des circuits financiers opaques, laissant présager des opérations de blanchiment d’argent.

Le 10 janvier 2025, le ministre de la Justice a officiellement transmis une requête au président de l’Assemblée nationale pour demander la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom, étape essentielle pour permettre des poursuites judiciaires contre l’élu.

Face à cette situation, Takku Wallu Sénégal a adopté une approche mêlant stratégie juridique et mobilisation politique. En plus de l’action judiciaire menée par les avocats, la coalition entend dénoncer ce qu’elle qualifie de « persécution politique ». Selon des sources proches de la coalition, cette affaire serait une tentative de déstabilisation visant à affaiblir l’opposition dans un contexte où les élections générales de 2027 se profilent déjà à l’horizon.

La levée de l’immunité parlementaire d’un député n’est pas un acte anodin dans le paysage politique sénégalais. Ce processus, souvent perçu comme un signal fort dans la lutte contre l’impunité, soulève aussi des interrogations sur son instrumentalisation possible. Dans ce cas précis, les lignes de fracture entre majorité et opposition semblent s’élargir, rendant le débat encore plus explosif.

Farba Ngom devra se présenter devant la commission ad hoc mise en place par l’Assemblée nationale pour étudier la demande de levée de son immunité. Selon les avocats de la défense, cette audition sera l’occasion de présenter des arguments solides pour démontrer l’absence de fondement des accusations portées contre leur client.

Dans les jours à venir, la défense de Farba Ngom tiendra une conférence de presse pour détailler ses arguments et dénoncer ce qu’elle considère comme un procès politique. Pendant ce temps, les regards restent tournés vers l’Assemblée nationale, où les discussions sur cette affaire risquent de cristalliser davantage les tensions politiques dans le pays.

Cette affaire illustre une fois de plus les liens étroits et parfois conflictuels entre justice et politique au Sénégal. Elle pourrait avoir des répercussions importantes non seulement sur l’avenir de Farba Ngom, mais aussi sur l’équilibre des forces politiques dans les mois à venir.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°376 – du 21/01/2025

🔴 MENACES DE REPRÉSAILLES JURIDIQUES : MACKY AFFÛTE SA RIPOSTE
🔴 AFFAIRE 700 MILLIONS F CFA : TABASKI SACRIFIE L’EX-DG DE L’APROSI

🔴 ODCAV / MORT D’UN JEUNE : SUSPENSION DES « NAVÉTANES » À KEUR MASSAR
🔴 12E JOURNÉE LIGUE 1 : OSLO FA TENUE EN ÉCHEC PAR GÉNÉRATION FOOT

Ziguinchor : Vision Citoyenne dénonce le favoritisme à la Sonacos et les manquements du maire Djibril Sonko

Lors d’une conférence de presse tenue ce lundi 20 janvier 2025, l’organisation de la société civile Vision Citoyenne, représentée par son coordonnateur Madia Diop Sané, a vivement critiqué les pratiques de recrutement à l’usine Sonacos de Ziguinchor ainsi que la gestion municipale du maire Djibril Sonko.

L’usine Sonacos, principal employeur industriel de la région, est accusée de favoriser des recrutements basés sur des critères familiaux et relationnels, au détriment des compétences et de l’équité. Selon Madia Diop Sané, de nombreux citoyens se plaignent de cette situation. Il a affirmé que des habitants ont dénoncé ces pratiques, certains parlant même de favoritisme familial, ce qui porte atteinte à la transparence et à l’équité. Vision Citoyenne a appelé les autorités à mener des investigations et à veiller à ce que l’emploi des jeunes locaux soit priorisé, afin de lutter contre la précarité qui pousse de nombreux jeunes à exercer des métiers peu qualifiés, comme le transport en moto-taxi Jakarta.

L’organisation a également mis en lumière les mauvaises conditions de travail au sein de l’usine. Plusieurs machines sont en panne, et des équipements récemment acquis s’avèrent inutilisables. De plus, les travailleurs opèrent dans des conditions dangereuses, sans masques, chaussures de sécurité ou tenues adaptées. Vision Citoyenne a demandé à la direction de moderniser les équipements et de respecter les normes de sécurité. Elle a également plaidé pour l’installation d’une unité de raffinerie à Ziguinchor, ce qui pourrait stimuler l’économie locale et créer davantage d’emplois.

Concernant la gestion municipale, Madia Diop Sané a critiqué sévèrement le maire Djibril Sonko, affirmant que les Ziguinchorois se sentent abandonnés. Il a déploré que les projets annoncés par son prédécesseur, Ousmane Sonko, soient au point mort ou inexistants, laissant la ville dans un état d’abandon. La commune est souvent plongée dans l’obscurité, et les infrastructures promises ne voient toujours pas le jour.

Madia Diop Sané a également dénoncé un manque de communication de la part du maire et des choix qui vont à l’encontre des attentes de la population, notamment en matière de recrutement. Il a pointé du doigt la décision de privilégier des retraités au lieu de donner une chance aux jeunes chômeurs.

Face à cette situation, Vision Citoyenne envisage de lancer une pétition pour exprimer l’indignation des habitants si aucune mesure concrète n’est prise. L’organisation appelle à des actions immédiates pour moderniser la Sonacos, renforcer l’emploi local et améliorer la gestion municipale afin de répondre aux besoins des Ziguinchorois.

Alexis SAGNA

Levée de l’immunité parlementaire : Farba Ngom convoqué devant la Commission Ad Hoc

La situation se précise pour Farba Ngom, député du groupe Takku Wallu, impliqué dans une procédure de levée de son immunité parlementaire. Selon une note officielle datée de ce lundi 20 janvier 2025, le parlementaire devra se présenter ce mardi 21 janvier à 16h devant la Commission Ad Hoc, mise en place pour examiner la demande formulée par le Procureur de la République financier.

Cette audition s’inscrit dans le cadre de l’article 52 alinéa 2 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, qui régit les procédures de levée de l’immunité parlementaire des députés. La demande du procureur fait suite à des soupçons d’implication de Farba Ngom dans des activités présumées illicites, bien que les détails exacts des accusations n’aient pas encore été rendus publics.

La Commission Ad Hoc, composée de membres issus des différents groupes parlementaires, a pour mission d’entendre le député et de formuler des recommandations sur la levée ou non de son immunité parlementaire. Si cette levée est approuvée, Farba Ngom pourra alors être poursuivi ou entendu par la justice dans le cadre des charges qui pèsent contre lui.

L’affaire suscite une vive attention, tant parmi les parlementaires que dans l’opinion publique, où certains dénoncent une instrumentalisation politique, tandis que d’autres appellent à une transparence totale pour garantir l’exemplarité des élus.

Ziguinchor : Le MFDC réclame la libération des prisonniers pour apaiser la crise casamançaise

Lors de la commémoration de la 18ᵉ édition de la disparition de l’abbé Diamacoune Senghor, ce 20 janvier 2025, à Mangocro, dans la commune de Ziguinchor, Amidou Djiba, porte-parole du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC), a tenu un discours poignant appelant à des mesures concrètes pour apaiser les tensions persistantes dans la région. Parmi ces demandes figurent la libération des prisonniers accusés d’appartenance au MFDC et le retrait des forces militaires.

Amidou Djiba a réitéré la disposition du MFDC à engager des négociations avec l’État sénégalais, mais il a insisté sur le fait que certaines mesures préalables doivent être prises pour instaurer un climat de confiance. « Nous avons toujours tendu la main, car cette guerre est inutile et n’a fait que causer des souffrances inutiles. Nous n’avons jamais voulu de ce conflit, mais il nous a été imposé », a-t-il affirmé.

Selon lui, la militarisation de certaines zones de la Casamance, notamment dans le Fogny, contribue à entretenir un climat de méfiance. « Les troupes doivent partir. Nous n’avons pas besoin d’elles ici. Cette présence est une provocation permanente pour les populations locales », a-t-il martelé.

La principale revendication exprimée par Amidou Djiba concerne la libération des prisonniers qu’il qualifie de « détenus politiques ». Il a dénoncé leur maintien en détention comme un frein à la décrispation de la situation. « Ces hommes et femmes, arrêtés uniquement parce qu’ils sont associés à la lutte pour la Casamance, doivent être libérés. C’est une étape indispensable pour avancer vers la paix », a-t-il insisté.

Parmi les prisonniers mentionnés, René Capin Bassène, journaliste et figure notable de la région, a fait l’objet d’un plaidoyer particulier. Selon Djiba, Bassène serait victime d’un « complot » et subit des conditions de détention inhumaines. « Lors de ma dernière visite, j’ai constaté qu’il a été anesthésié sans intervention chirurgicale, puis laissé à l’abandon. Il souffre et bave constamment. C’est inacceptable », a-t-il déclaré, appelant à sa libération immédiate.

Le porte-parole a également dénoncé les restrictions imposées aux habitants de certaines zones de la Casamance, en particulier dans le Fogny, où les contrôles fréquents compliquent la mobilité. « Dans ces zones, les gens sont traités comme des étrangers. Sans papiers, on est arrêté ou harcelé. C’est une atteinte à la liberté de circulation dans un pays qui prétend garantir ce droit à tous », a-t-il dénoncé.

Amidou Djiba a par ailleurs rejeté les rumeurs de scission au sein du MFDC. « Il n’existe qu’un seul MFDC, celui de 1947, réaffirmé en 1982. Ceux qui prétendent qu’il y a plusieurs branches ou factions doivent revoir leur position », a-t-il déclaré.

Il a également évoqué une « dette morale » que la France et le Sénégal auraient envers la Casamance, en raison, selon lui, de décisions historiques ayant marginalisé la région.

Le MFDC affirme qu’il est prêt à œuvrer pour une paix durable, mais demande des gestes forts de la part des autorités sénégalaises. « Il est temps d’entamer une véritable réconciliation, mais cela passe par des actions concrètes. Libérez les prisonniers, respectez les droits des populations et cessez de militariser nos villages », a conclu Djiba.

Cybercriminalité : Abou Diallo de Sen TV en garde à vue pour incitation à la discrimination ethnique

Le chroniqueur de Sen TV, Abou Diallo, a été placé en garde à vue ce lundi après avoir été convoqué à la Division spéciale de cybercriminalité (DSC). Il est accusé d’avoir tenu des propos jugés incitatifs à la discrimination ethnique, dans un contexte politique particulièrement sensible.

Selon les informations recueillies, cette affaire est liée à la procédure de levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom, député et figure influente de la région du Fouta. Lors d’une intervention, Abou Diallo aurait exhorté les populations du Fouta à s’opposer à l’arrestation de Farba Ngom, suscitant de vives réactions et une enquête des autorités.

Entendu sous l’assistance de ses avocats, Me Souleymane Soumaré et Me Alioune Badara Fall, Abou Diallo a assumé ses déclarations. Il a tenté de les contextualiser en évoquant des discours tenus dans le cadre politique, citant notamment les propos d’Ousmane Sonko. Cependant, ses justifications n’ont pas dissipé les inquiétudes des enquêteurs quant à la portée de ses paroles.

Le chroniqueur pourrait être déféré devant le procureur ce mardi pour répondre des charges retenues contre lui. Cette affaire intervient dans un climat de tensions politiques, où les discours publics sont scrutés de près pour prévenir toute escalade.

L’évolution de cette affaire sera suivie avec attention, car elle soulève des questions sur les limites de la liberté d’expression et la responsabilité des acteurs médiatiques dans un contexte politique complexe.

Affaire Tabaski Ngom : Les minutes de la confrontation avec les chauffeurs de Moustapha Diop

L’enquête sur l’affaire Tabaski Ngom, inspectrice du Trésor accusée de détournement de 700 millions de francs CFA à la Commission de régulation du secteur de l’énergie (CRSE), a franchi une nouvelle étape. La Division des investigations criminelles (DIC) a procédé ce lundi à une confrontation entre Mme Ngom et les deux chauffeurs du député et maire de Louga, Moustapha Diop, Mbaye Ngom et Soute Ngom.

Assistés de leur avocat, Me Aboubacry Barro, les chauffeurs ont fermement rejeté les accusations portées par Tabaski Ngom. Celle-ci avait déclaré aux enquêteurs qu’elle remettait d’importantes sommes d’argent au député par leur intermédiaire. Elle affirme qu’à plusieurs reprises, ces chauffeurs se seraient rendus à son domicile pour récupérer des enveloppes contenant de l’argent, lesquelles étaient transmises par son propre chauffeur, Ibrahima Faye.

Cependant, Mbaye Ngom et Soute Ngom ont nié en bloc, déclarant que leurs visites chez Tabaski Ngom se limitaient à la réception de casquettes et de t-shirts destinés à des activités politiques. Ils ont également insisté sur le fait que leur patron, Moustapha Diop, n’a jamais reçu de fonds de la part de l’inspectrice du Trésor.

Lors de la confrontation, les enquêteurs ont demandé à Mme Ngom de fournir des preuves, telles que des décharges ou des documents attestant de ces transactions. Elle a été incapable de produire ces éléments, ce qui complique davantage sa défense.

En parallèle, Serigne Lo, marabout de Moustapha Diop et originaire de Louga, a été entendu dans le cadre de l’enquête. Cependant, son audition s’est limitée à fournir des renseignements, sans confrontation avec Tabaski Ngom.

Alors que l’affaire continue de captiver l’attention, les investigations se poursuivent sous la supervision du procureur de la République financier. Cette affaire pourrait encore réserver des rebondissements, notamment si de nouvelles preuves ou témoignages venaient à émerger.

La conférence de presse du CDEPS reportée : la Maison de la Presse rappelle les règles

La Maison de la Presse Babacar Touré a annoncé, dans un communiqué publié ce lundi 20 janvier 2025, que la conférence de presse initialement prévue par le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de la Presse du Sénégal (CDEPS) n’a pas pu se tenir dans ses locaux. Cette annulation est due au non-respect des procédures administratives requises pour l’utilisation des salles.

Selon le communiqué, il est demandé à toutes les associations et organisations, regroupant des professionnels ou des membres du patronat, de soumettre une demande écrite au Directeur Général pour accéder aux salles de conférence, et ce, sans frais. Cette formalité permet aux services de la Maison de la Presse de planifier les activités en fonction de la disponibilité des espaces.

La Maison de la Presse a tenu à rappeler sa mission principale : offrir un cadre fédérateur et un appui aux professionnels des médias au Sénégal. Elle agit également comme un centre de ressources, répondant aux besoins en termes d’autonomie, d’échanges et de renforcement des capacités des acteurs de la presse.

Le CDEPS a, depuis, régularisé la situation en soumettant une demande écrite datée du 20 janvier et signée par son président. En conséquence, la conférence de presse initialement prévue ce lundi a été reportée au mercredi 22 janvier à 11h00. Elle se tiendra dans la salle de conférence située au rez-de-chaussée de la Maison de la Presse.

La détresse des étudiants sénégalais au Canada doit être entendue (Par Khady Samb)

Ce matin, j’ai appris une nouvelle bouleversante une jeune étudiante sénégalaise de Moncton serait en proie à une profonde dépression. Et elle n’est pas la seule dans ce cas. Ils sont nombreux, trop nombreux, à souffrir en silence, accablés par un mélange de solitude, de pression sociale et de stress financier.
Loin de chez soi, la solitude est un fardeau supplémentaire. Pour beaucoup d’entre nous, le Canada est un rêve : poursuivre ses études, chercher un avenir meilleur. Mais la réalité est tout autre. La vie ici est marquée par une solitude déconcertante, loin de l’affection de nos familles et de notre communauté. On se retrouve seul face à des défis que l’on n’a jamais eu à affronter auparavant. La pression est écrasante. Les attentes sont immenses.
Nos familles au Sénégal comptent sur nous : réussir à tout prix, envoyer de l’argent, être à la hauteur du « rêve canadien ». À cela s’ajoutent les défis auxquels nous sommes confrontés ici : payer des frais de scolarité exorbitants, gérer la hausse du coût de la vie, respecter des lois qui changent constamment, travailler pour survivre tout en maintenant de bons résultats académiques. Cette pression nous épuise, nous éloigne de nos rêves et parfois, elle nous brise. Pourquoi agir maintenant ? Nous ne pouvons plus ignorer cette souffrance silencieuse.
La dépression et l’anxiété ne doivent plus être des tabous pour les étudiants étrangers. Nous devons parler, sensibiliser et surtout soutenir. Que pouvons-nous faire ?
– Briser l’isolement : créons des espaces pour nous retrouver, partager nos expériences et nous épauler mutuellement.
• Utiliser les ressources disponibles : les universités proposent souvent des services d’aide psychologique. Ne restons pas seuls face à nos difficultés.
• Éduquer nos familles et notre entourage : la vie à l’étranger n’est pas toujours aussi simple qu’elle en a l’air. Nos familles doivent comprendre cette réalité pour réduire la pression qu’elles nous imposent.
Un appel à l’unité et au soutien. Ce message est un cri du cœur, un appel à tous étudiants, familles, communautés. Soutenons-nous les uns les autres. Écoutons ceux qui souffrent. Aidez-les à trouver des solutions.
Nous sommes loin de chez nous, mais nous ne devons pas nous sentir seuls. À tous ceux qui liront ce message, souvenons-nous : demander de l’aide n’est pas un signe de faiblesse. C’est une preuve de force. Ensemble, brisons ce cercle de solitude et redonnons espoir à ceux qui en ont le plus besoin.

Khady SAMB
Journaliste et étudiante chercheuse au doctorat en

anthropologie médicale à l’université Laval Québec city, Canada

Keur Massar et Almadies 2 : L’OCRTIS interpelle 5 individus en possession de 82,5 kg de drogue

Des éléments de la Division Opérationnelle de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite de Stupéfiants (OCRTIS) ont démantelé un réseau de trafic de drogue entre les quartiers Almadies 2 et Keur Massar. L’opération policière, qui a eu lieu le dimanche 19 janvier 2025, entre 5 heures et 6 heures du matin, a permis d’appréhender cinq personnes suspectes et de mettre la main sur 82,5 kg de chanvre indien, un véhicule et sept téléphones portables.

« Les éléments de la Division Opérationnelle de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite de Stupéfiants (OCRTIS) ont interpellé cinq (05) individus à Almadies 2 et à Keur Massar, à la date du 19 janvier 2025, entre 05h00 et 06h00. Il s’agit des nommés I. YATASSAYE, M. A. SANE, A. T. DIOP, A. NDIAYE et M. SALL », lit-on dans un communiqué de la Division de la communication de la Police nationale, ajoutant que « ces interpellations font suite à un renseignement opérationnel impliquant M. A. SANE, alias ADA, qui avait participé au débarquement de la drogue saisie dans la nuit du 29 au 30 décembre 2024 à la plage de Mbao ».

Par ailleurs, le document indique que « deux (02) colis de chanvre indien d’un poids total de 82,5 kg, un véhicule de type 4×4 SUZUKI VITARA et sept (07) téléphones portables ont été saisis ».

Le Commissaire Mamadou Diouf, Chef de la Div/Com de la Police, informe que l’ensemble de la drogue et des objets saisis a été consigné provisoirement au siège du service en vue de leur mise sous scellés. Les individus interpellés ont été placés en garde à vue.

Dans sa note, la Police nationale indique qu’elle entend poursuivre davantage les recherches et invite ainsi la population à contacter le 17 ou le 800 00 12 12 pour toute information utile allant dans ce sens.

A. Saleh

Reddition des comptes : Ousmane Sonko annonce l’ère de la tolérance zéro

Lors de la clôture de la première édition de la Conférence des Administrateurs et Managers Publics, le Premier ministre Ousmane Sonko s’est adressé aux responsables du secteur public et parapublic. Dans un discours ferme, il a dénoncé les effets délétères de la corruption, de la mauvaise gestion et des pratiques occultes sur l’économie sénégalaise, tout en réaffirmant l’engagement du gouvernement à instaurer une reddition des comptes rigoureuse.

Selon Ousmane Sonko, ces pratiques ont lourdement fragilisé l’économie du Sénégal, mais le changement est en marche. « Depuis le 24 mars 2024, avec l’élection du président Bassirou Diomaye Faye, nous sommes entrés dans l’ère de la tolérance zéro, aussi bien pour la détection que pour la sanction des pratiques occultes, conformément à notre engagement en matière de reddition des comptes devant le peuple », a-t-il déclaré.

Cette approche s’inscrit dans une volonté de rompre avec les dysfonctionnements du passé et de promouvoir une gestion publique transparente et responsable. Le Premier ministre a insisté sur la nécessité d’assainir la gestion des deniers publics pour restaurer la confiance des citoyens et des partenaires internationaux dans les institutions sénégalaises.

La première édition de cette conférence, qui s’est tenue au Centre International de Conférences Abdou Diouf (CICAD) à Diamniadio, a rassemblé les principaux acteurs des structures publiques et parapubliques pour réfléchir à des solutions innovantes visant à moderniser la gouvernance. Elle marque le début d’une série d’initiatives destinées à transformer en profondeur les pratiques administratives et managériales au Sénégal.

En conclusion, Ousmane Sonko a appelé à une mobilisation générale pour faire de la reddition des comptes une norme et non une exception. Il a rappelé que ce combat exigeait l’implication de tous, des dirigeants aux citoyens, afin de garantir un développement durable et équitable pour le pays.

Interdiction d’une conférence de presse du CDEPS : La CAP condamne fermement Sambou Biagui

La Coordination des Associations de Presse (CAP) exprime son indignation face à l’interdiction imposée au Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) de tenir une conférence de presse à la Maison de la Presse Babacar Touré. Cette mesure, qualifiée d’inédite, marque une première depuis l’inauguration de cette institution en 2014, qui se veut un sanctuaire de la liberté de la presse au Sénégal.

La Maison de la Presse est historiquement considérée comme un refuge pour les journalistes et les professionnels des médias. Elle incarne un espace neutre, exempt de clivages partisans, où la profession peut se réunir et s’exprimer librement. Dans un contexte où la liberté de la presse est régulièrement mise à mal, elle a souvent servi de cadre pour des activités visant à dénoncer les atteintes aux droits des journalistes, notamment entre 2022 et 2023, lorsque de nombreuses initiatives contre les restrictions imposées à la presse ont été organisées en son sein.

L’interdiction de l’événement du CDEPS par Sambou Biagui, administrateur de la Maison de la Presse, a suscité une levée de boucliers parmi les organisations membres de la CAP. Elles dénoncent cette décision qu’elles considèrent comme une tentative d’oppression et une politisation dangereuse de cet espace symbolique.

Dans leur déclaration, les membres de la CAP soulignent l’importance des missions de la Maison de la Presse, qui ne se limitent pas à offrir un cadre pour les activités des médias, mais incluent également la médiation pour résoudre les différends au sein de la profession. Selon eux, cette interdiction représente un manquement grave à ces responsabilités fondamentales.

La CAP interpelle Sambou Biagui sur le rôle qu’il doit jouer en tant qu’administrateur et journaliste. Elle lui rappelle que cette décision l’inscrit tristement dans l’histoire de la presse sénégalaise comme étant le premier à interdire une activité d’une association faîtière dans cet espace symbolique.

Face à cette situation, la CAP appelle les acteurs de la presse à résister collectivement à toute tentative visant à restreindre leurs libertés. Elle réitère son engagement à défendre la Maison de la Presse comme un sanctuaire de la liberté et un lieu au service de l’ensemble des journalistes et professionnels des médias.

Macky Sall : Depuis Marrakech, une défense stratégique en préparation

Depuis sa résidence dans les jardins de la Palmeraie de Marrakech, l’ancien président sénégalais Macky Sall, écarté du pouvoir après sa défaite face à Bassirou Diomaye Faye en avril 2024, s’active pour préparer une contre-offensive juridique et politique. Malgré son éloignement géographique, il reste connecté à la scène sénégalaise, multipliant les échanges avec les cadres de son parti, l’Alliance pour la République (APR), et des experts du domaine judiciaire. Selon les informations de nos confrères d’Africa Intelligence,

Face aux critiques croissantes et aux accusations de corruption qui pèsent sur son administration, Macky Sall s’entoure d’un collectif d’avocats chevronnés. Parmi eux figure El Hadji Amadou Sall, ancien ministre de la Justice et ténor du barreau, connu pour avoir défendu Karim Wade lors de son procès pour enrichissement illicite. Sous sa coordination, le Collectif des avocats républicains a vu le jour en septembre 2024, avec pour mission de protéger les anciens proches du pouvoir de Macky Sall contre les éventuelles représailles judiciaires.

Ce collectif, qui compte des figures influentes comme Omar Youm, El Hadji Moustapha Diouf, et Bassirou Ngom, surveille de près les procédures engagées contre des alliés de Macky Sall. Parmi les dossiers brûlants, celui de Farba Ngom, député-maire des Agnams et proche du cercle de Macky Sall, est particulièrement sensible. Accusé de blanchiment d’argent pour des montants dépassant 190 millions d’euros, Farba Ngom fait face à une procédure parlementaire visant à lever son immunité.

Macky Sall, bien que n’étant pas directement visé par des procédures judiciaires pour l’instant, reste vigilant. En vertu de la loi sénégalaise, l’ancien président ne peut être poursuivi que pour « haute trahison ». Néanmoins, les soupçons pesant sur ses proches pourraient ternir son image et fragiliser son héritage politique.

L’ancien chef d’État s’appuie également sur Antoine Vey, un avocat français médiatique, pour gérer les aspects internationaux de sa défense. C’est à travers ce dernier qu’il a déposé une plainte pour diffamation à la suite de la diffusion de documents prétendant qu’il détenait un compte bancaire à Singapour, une allégation qu’il a fermement démentie.

Malgré ces turbulences, Macky Sall continue de voyager. Il a été invité aux États-Unis pour assister à l’investiture de Donald Trump, marquant ainsi sa première apparition publique de l’année 2025. Ce déplacement stratégique pourrait contribuer à renforcer ses soutiens internationaux, alors qu’il demeure une figure centrale et controversée de la politique sénégalaise.

ÉCONOMIE SÉNÉGALAISE : Plusieurs indicateurs au rouge

Entre baisse des importations, repli du secteur tertiaire et diminution de la masse monétaire, l’économie sénégalaise traverse une période délicate, si l’on se réfère au dernier point mensuel de conjoncture de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE), ayant relevé des contreperformances significatives dans plusieurs secteurs stratégiques.

Le rapport mensuel de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) pour janvier 2025 dresse un tableau préoccupant de l’économie sénégalaise.
Le secteur tertiaire, moteur traditionnel de la croissance, a enregistré une contraction significative de 10,3 % en novembre 2024 par rapport à la même période en 2023. Cette baisse s’explique principalement par l’effondrement des « activités spécialisées, scientifiques et techniques », qui affichent une chute spectaculaire de 65,9 %.
Sur une base mensuelle, ce secteur a également montré des signes de faiblesse, avec une diminution de 0,2 % en novembre 2024. Les contreperformances des activités immobilières (-66,8 %), de l’information et de la communication (-0,7 %), de l’administration publique (-0,1 %) et du secteur de la santé (-0,2 %) ont pesé lourdement sur l’ensemble de l’économie. Néanmoins, certains segments ont fait preuve de résilience, à l’instar du commerce (+2,6 %), des services financiers et d’assurance (+10,1 %) et des services de soutien et de bureau (+11,2 %). Ces performances positives, bien que notables, n’ont toutefois pas suffi à compenser les pertes globales.
Les importations, autre indicateur clé de la vitalité économique, ont également accusé un repli marqué. En novembre 2024, elles se sont établies à 576,1 milliards F CFA, enregistrant une baisse de 17,5 % par rapport au mois précédent. Cette diminution résulte principalement du recul des acquisitions de machines, appareils et moteurs (-47,9 milliards), d’huiles brutes de pétrole (-32,6 milliards), de riz (-28,1 milliards) et de véhicules (-7,9 milliards). En glissement annuel, la chute atteint 104,2 milliards, une tendance exacerbée par la baisse des importations de produits pétroliers finis, d’équipements industriels et de véhicules. Cependant, l’augmentation des achats d’huiles brutes de pétrole (+51 milliards) a permis d’atténuer en partie cette régression.
Sur le plan monétaire, les perspectives ne sont guère plus encourageantes. La masse monétaire a diminué de 27,5 milliards de FCFA en octobre 2024, s’établissant à 9 557 milliards F CFA. Ce repli est attribuable à la contraction des dépôts transférables, qui ont chuté de 152,2 milliards F CFA. Toutefois, une légère hausse a été enregistrée au niveau de la circulation fiduciaire (+62,7 milliards) et des autres dépôts (+62 milliards). En dépit de cette baisse mensuelle, la liquidité globale de l’économie a progressé de 0,7 % sur une base annuelle.
Quant aux créances intérieures des institutions de dépôt, celles-ci ont connu une hausse de 69,9 milliards entre septembre et octobre 2024, atteignant 9961,1 milliards F CFA. Cette progression s’explique par une augmentation des créances nettes sur l’administration centrale (+440,6 milliards). Toutefois, les créances sur l’économie ont enregistré une baisse préoccupante de 370,7 milliards F CFA, traduisant parfois des difficultés accrues pour les entreprises et les ménages à accéder au crédit.

Penda THIAM

Ousmane Yara : Dans la lumière du conseiller de l’ombre

Dans les pages du prestigieux «Jeune Afrique», de longues lignes encrent un entretien avec Ousmane Yara. Malien né à Lubumbashi, ayant grandi en Guinée, l’homme d’affaires est un panafricain, citoyen du monde, dont il sillonne les terres et parle aux élites, pour les besoins d’une diplomatie organique dont les résultats sont diversement appréciés.

Au Sénégal, son nom s’épelle comme le facilitateur discret de l’apaisement présumé entre Macky Sall qui avait annoncé ne pas briguer un troisième mandat à la tête du pays et l’opposant Ousmane Sonko, en prison au Cap Manuel et jouant à faire valider sa candidature.

Messager attitré

Dans les annales tacites, c’est lors d’un dîner à la résidence de Mermoz, à Dakar, que Yara qui a connu Macky début 2000, lui propose son entregent pour des négociations avec Ousmane Sonko. L’onction du Président sortant sénégalais acquise, le Malien sera plusieurs fois porteur de messages au chef des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef).

Confident confiant

D’une discrétion taiseuse, Ousmane Yara, interpellé sur son rôle dans la décrispation de la tension socio-politique au Sénégal, consent avoir «juste voulu aider un ami» perdu dans une direction vers laquelle certains voulaient le pousser et qui lui créerait des problèmes et créerait des problèmes au pays.

Citoyen des Afriques

Homme de peu de paroles, prospérant dans l’ombre, fils d’un diamantaire malien, né en janvier 1970 à Lubumbashi, dans le sud de ce qui ne s’appelle pas encore la RDC, c’est à Conakry, auprès d’un oncle paternel, que Yara grandit après y avoir rejoint le jeune frère de son père, après le décès de Sékou Touré, en 1984 et où il connaîtra les fils de Lansana Conté, du ministre Ibrahima Kassory Fofana et de Alpha Condé qui se prend d’affection pour Yara et lui ouvre les portes d’autres palais. «Grâce à lui, j’ai pu côtoyer Mahamadou Issoufou, Ibrahim Boubacar Keïta, Muhammadu Buhari et le Sud-africain Jacob Zuma», confie-t-il.

Affairiste fortuné

S’il tisse son réseau en Guinée, c’est au Nigeria que Yara fera fortune, notamment dans le pétrole, avec la bienveillance de Aliko Dangote.

Entregent international

Médiateur infatigable, en 2017, mandaté par l’Union africaine alors présidée par Alpha Condé, Ousmane Yara rencontre à Tobrouk, Aguila Salah Issa, le président du Parlement libyen autoproclamé, pour négocier le rapatriement de migrants et s’entretient avec le général Khalifa Haftar, alors l’homme fort de l’Est libyen.

Frère des leaders d’Afrique, c’est Yara qui «discute avec le comité d’organisation de l’investiture de Donald Trump et prépare la venue de chefs d’État africains», pour la gouverne de ceux qui doutent de son carnet d’adresses. Pas cupide, selon un homme politique sénégalais, celui pour qui le continent africain n’a pas de secret n’a pas que des amis. Dans l’entourage de l’ex-président sénégalais, un conseiller de Macky Sall, lui reproche d’avoir travaillé contre la candidature d’Amadou Ba et contribué à sa défaite.

Crayonné homme d’affaires cherchant à s’approcher des palais présidentiels pour avoir, en retour, un accès aux marchés publics», celui que Macky Sall se plaît à peindre comme exceptionnel et dangereux, rétorque avec flegme : «Il n’y a aucun chef d’État que j’ai
aidé et qui, en retour, m’a facilité l’obtention de marchés publics.»

afriquemidi

Guédiawaye : Mobilisation massive pour la libération de Lat Diop

Le week-end dernier, Guédiawaye a été le théâtre d’une mobilisation impressionnante en soutien à Lat Diop, ancien ministre et ex-directeur général de la Lonase, incarcéré depuis plus de quatre mois. Des centaines de sympathisants et habitants de la localité se sont rassemblés pour exiger sa libération immédiate et sans condition, dénonçant ce qu’ils considèrent comme une injustice flagrante.

Armés de pancartes et de vuvuzelas, les manifestants ont scandé le nom de Lat Diop tout en parcourant les rues de Guédiawaye. Selon eux, leur leader est victime d’un acharnement politique lié à sa popularité et à sa générosité, qui ont fait de lui une figure incontournable dans la ville. Les manifestants ont dénoncé une longue détention injustifiée et ont exprimé leur ras-le-bol face au silence des autorités compétentes.
Par ailleurs, les manifestants n’ont pas manqué de pointer du doigt certains responsables politiques locaux affiliés à l’Alliance pour la République (APR). Ils ont notamment critiqué le silence de figures telles qu’Aliou Sall, Racine Talla, Néné Fatoumata Tall et Beydy Ba. Ces derniers, accusés de rester passifs face à la situation, sont vus comme complices d’une injustice infligée à un homme qui, selon ses sympathisants, a toujours œuvré pour le bien-être de la communauté.
L’ancien Premier ministre Amadou Ba n’a pas non plus été épargné par les critiques. Les manifestants estiment qu’il évite de s’impliquer dans ce dossier, par peur de s’assumer face à une affaire politiquement sensible.
Lat Diop reste une personnalité influente à Guédiawaye, où il jouit d’un fort capital de sympathie. Sa détention, perçue comme un acte politique visant à freiner son ascension, a exacerbé les tensions dans la localité. Les manifestants promettent de maintenir la pression jusqu’à obtenir sa libération.
Cette mobilisation populaire marque une nouvelle étape dans la contestation des populations de Guédiawaye. Elle met en lumière des tensions persistantes entre les nouvelles autorités et les partisans de Lat Diop. Pour l’heure, aucune réponse officielle n’a été apportée par les autorités judiciaires ou les responsables politiques visés par les critiques. L’avenir de Lat Diop reste incertain, mais une chose est sûre : le soutien des populations de Guédiawaye ne faiblit pas.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°375 – du 20/01/2025

🔴 DPEE / IMPORTATIONS AU PORT, ACTIVITÉS IMMOBILIÈRES, MASSE MONÉTAIRE, SECTEUR TERTIAIRE, ETC : TOUT S’EFFONDRE !
🔴 MARCHÉ FINANCIER DE L’UEMOA : LE SÉNÉGAL LÈVE 43,529 MILLARDS F CFA

🔴 COUPE CAF / ÉLIMINÉ PAR USM : JARAAF RENTRE BREDOUILLE D’ALGER
🔴 CONTRAT DE PAPE THIAW : LA FSF ET LE MINISTÈRE ACCORDENT LEURS VIOLONS

Loi d’amnistie : Aliou Sané de Y’en a marre milite pour son abrogation

La loi d’amnistie continue de faire débat au Sénégal, notamment parmi les organisations citoyennes et les défenseurs des droits humains. Aliou Sané, coordonnateur du mouvement Y’en a marre, a réitéré son opposition à cette loi lors de son passage à l’émission Grand Jury ce dimanche 19 janvier 2025. Selon lui, cette législation, promulguée dans un contexte politique controversé, représente une entrave à la justice et protège des responsables politiques de leurs actes passés.

Aliou Sané a rappelé que son mouvement avait dénoncé cette loi dès son adoption, la qualifiant de moyen destiné à offrir une couverture légale à certains individus, dont l’ancien président Macky Sall, pour des actes liés aux violences politiques ayant marqué le pays entre mars 2021 et février 2024. Selon lui, cette mesure favorise l’impunité en empêchant des poursuites contre ceux qui ont contribué à des abus ou à des répressions violentes.

Le coordonnateur de Y’en a marre a particulièrement insisté sur la souffrance des Sénégalais victimes de ces violences, dont certains ont été emprisonnés injustement, selon ses dires. « Il est essentiel que justice soit rendue à ces citoyens et que ceux qui ont perpétré des actes répréhensibles répondent de leurs actes », a-t-il déclaré.

Cette prise de position s’inscrit dans une perspective plus large, où plusieurs voix, notamment celles des défenseurs des droits humains, réclament une justice équitable pour les victimes des tensions politiques de ces dernières années. Ils dénoncent une loi d’amnistie perçue comme une tentative de blanchiment pour des crimes ou des abus commis sous l’ancien régime.

En abrogeant cette loi, estime Aliou Sané, le Sénégal pourrait rétablir la confiance dans le système judiciaire et montrer son engagement à promouvoir la justice et l’équité. Il appelle ainsi les autorités actuelles à prendre leurs responsabilités pour corriger ce qu’il considère comme une erreur historique.

Le débat sur l’amnistie reste un sujet brûlant, alimentant des discussions sur la nécessité d’assurer une véritable justice transitionnelle pour tourner la page des violences politiques, tout en garantissant la paix sociale. La position de Y’en a marre est claire : aucune paix durable ne peut être bâtie sur une base d’impunité.

Crise dans le secteur des médias au Sénégal : le CDEPS convoque un point de presse ce lundi

Le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (CDEPS) tiendra un point de presse ce lundi 20 janvier 2025 à 11 h 00, à la Maison de la Presse Babacar Touré. Cette rencontre, destinée à informer les professionnels et le public, portera sur la crise profonde qui affecte le secteur des médias au Sénégal depuis la troisième alternance politique survenue lors de l’élection présidentielle de mars 2024.

Depuis cette élection, le paysage médiatique sénégalais est confronté à des turbulences sans précédent. Ces difficultés se traduisent par des problèmes économiques majeurs pour les éditeurs et diffuseurs, des tensions liées à la liberté de la presse, ainsi qu’une fragilisation des conditions de travail pour les journalistes. Le CDEPS estime que ces défis, combinés à un environnement politique et économique complexe, menacent l’équilibre du secteur et sa capacité à remplir pleinement son rôle de pilier de la démocratie.

Au cours de ce point de presse, le CDEPS prévoit de détailler les enjeux auxquels sont confrontés les médias sénégalais, notamment la viabilité financière des entreprises de presse, les pressions politiques et les répercussions des nouvelles réglementations sur le paysage audiovisuel et numérique. Le Conseil entend également exprimer ses préoccupations quant à l’avenir des journalistes et des autres professionnels du secteur.

Pour garantir une large diffusion de son message, la communication sera effectuée en français et en wolof. L’objectif est de s’assurer que l’ensemble des parties prenantes, des décideurs politiques aux citoyens, puissent comprendre et s’impliquer dans la recherche de solutions pour redresser la situation.

Ce point de presse est ouvert à tous les médias, qu’ils soient nationaux ou internationaux, afin de porter l’attention sur les défis systémiques auxquels le secteur est confronté. À travers cette démarche, le CDEPS espère sensibiliser le public et mobiliser les autorités pour prendre des mesures concrètes visant à stabiliser et renforcer le secteur des médias au Sénégal.

La crise actuelle, selon les experts du domaine, est une épreuve pour la résilience des acteurs médiatiques du pays. L’initiative du CDEPS de réunir les parties prenantes pourrait être une étape cruciale pour instaurer un dialogue et identifier des pistes de solution.

Lancement des travaux de renforcement de l’accès à l’eau potable à Kolda : 5.000 branchements sociaux pour le Fouladou

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, a procédé ce samedi au lancement d’un vaste projet destiné à améliorer l’accès à l’eau potable dans la commune de Kolda. Ce projet s’inscrit dans le cadre du Programme national de 39.000 branchements sociaux, avec une dotation spécifique de 5.000 branchements réservés à la région du Fouladou. Cette initiative vise à réduire les disparités qui existent dans l’accès à l’eau, notamment dans cette région qui fait face à des défis importants.

Le concept de branchement social est au cœur de cette démarche. Il consiste à faciliter le raccordement des ménages défavorisés en proposant des mesures adaptées, telles que des subventions ou des crédits pour alléger les coûts. En outre, les démarches administratives sont simplifiées pour rendre le processus plus accessible. La cérémonie officielle de lancement des travaux s’est tenue dans le quartier Bouna Kane, une zone particulièrement touchée par des difficultés de raccordement au réseau d’eau.

Lors de sa visite, le ministre a également inspecté plusieurs infrastructures stratégiques. Il s’est rendu sur le site du pont d’Illèle, qui traverse le fleuve Casamance, où les habitants ont exprimé leur souhait de voir le fleuve revitalisé ou dragué pour mieux répondre à leurs besoins. La visite s’est poursuivie à la station de traitement des eaux de Kolda, où des travaux de grande envergure sont en cours. Ces travaux incluent la réalisation de deux nouveaux forages exploitant une nappe d’eau douce, la construction de deux châteaux d’eau, et la pose de 68 kilomètres de canalisations pour étendre le réseau de distribution dans la commune et ses environs.

L’un des principaux objectifs de ces travaux est d’améliorer la qualité de l’eau produite. À cet effet, la station de traitement sera réhabilitée et sa capacité augmentée pour réduire les niveaux de fer et de chlorure dans l’eau, conformément aux recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Ces améliorations devraient non seulement répondre aux besoins actuels, mais aussi anticiper la demande croissante due à l’expansion démographique et au développement urbain.

Le maire de Kolda, Mamadou Diao, a profité de cette occasion pour remercier l’État sénégalais et son engagement constant en faveur de l’accès universel à l’eau potable d’ici 2050. Il a salué les efforts entrepris comme un pas décisif vers une amélioration durable des conditions de vie des populations locales.

Ce projet illustre la volonté des autorités sénégalaises de renforcer les infrastructures de base, tout en mettant un accent particulier sur l’équité et la durabilité. Il marque également une étape importante dans la réalisation de l’objectif national de couverture universelle en eau potable, contribuant ainsi à un développement équilibré et inclusif dans toutes les régions du pays.

Une fraîcheur marquée s’installe sur le Sénégal : Des températures entre 10 et 15°C prévues jusqu’à lundi (ANACIM)

Le Sénégal connaît une baisse significative des températures, avec une fraîcheur plus intense attendue entre le 18 et le 20 janvier 2025. Selon un communiqué de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM), cette vague de froid affectera l’ensemble du pays, avec une intensité variable selon les régions.

Dans les zones du nord, notamment Saint-Louis, Podor, Matam, Louga et Linguère, les températures minimales oscilleront entre 10 et 15°C, créant une ambiance particulièrement froide, surtout pendant la nuit et au petit matin. Ces conditions sont dues à une intrusion d’air froid accompagnée de vents secs en provenance du continent.

Les régions du centre, incluant Dakar, Thiès, Diourbel, Fatick et Kaolack, seront également touchées par cette baisse des températures, bien que de manière moins prononcée, avec des minimales comprises entre 16 et 18°C.

Dans le sud du pays, qui bénéficie généralement d’un climat plus clément, les localités comme Kolda, Ziguinchor, Sédhiou et Kédougou ressentiront aussi cette fraîcheur inhabituelle. Les températures nocturnes dans ces zones varieront entre 18 et 20°C, offrant une légère accalmie par rapport à la chaleur habituelle.

L’ANACIM recommande aux populations, en particulier celles vivant dans les régions les plus touchées, de se préparer à cette baisse des températures en adoptant des mesures adaptées, notamment pour se protéger contre le froid durant la nuit. Les personnes vulnérables, telles que les enfants et les personnes âgées, sont invitées à faire preuve de prudence.

Farba Ngom : Ses partisans lancent « la Résistance des Foutanké » pour défendre leur leader

Les soutiens de Farba Ngom, député-maire des Agnam et chargé de la mobilisation au sein de l’Alliance pour la République (APR), intensifient leur mobilisation face à la tourmente judiciaire qui menace leur leader. Alors que la justice sénégalaise demande la levée de son immunité parlementaire, ses partisans dénoncent une manœuvre politique destinée, selon eux, à l’écarter du paysage politique.

Baptisée « La Résistance des Foutanké », cette offensive se veut une riposte coordonnée pour soutenir Farba Ngom et exprimer leur rejet de ce qu’ils qualifient d’« acharnement judiciaire et politique ». L’initiative se matérialisera par une série d’actions, dont une marche prévue ce jeudi à Agnam, fief du député. Lors de cet événement, une collecte de fonds sera organisée afin de soutenir leur cause et montrer leur solidarité avec leur leader.

Dans le cadre des préparatifs, une rencontre stratégique est prévue ce dimanche 19 janvier 2025, au siège national de l’APR. Cette réunion, qui rassemblera des militants, des responsables politiques et des sympathisants, vise à affiner les détails de la mobilisation et à sensibiliser davantage les populations locales et les soutiens du parti à travers le pays.

Selon des membres de la coalition en soutien à Farba Ngom, cette mobilisation n’est pas seulement une réaction à une procédure judiciaire, mais également un moyen de réaffirmer leur attachement à un homme qu’ils considèrent comme un pilier de la politique de développement local dans la région du Fouta. « Nous sommes témoins des avancées significatives qu’il a réalisées pour sa communauté. Cet acharnement n’a pour objectif que de freiner cette dynamique », a déclaré l’un des organisateurs.

Toutefois, cette affaire suscite de nombreuses réactions dans le paysage politique sénégalais, certains y voyant une opportunité de renforcer les institutions démocratiques et de démontrer l’indépendance de la justice, tandis que d’autres dénoncent une politisation de la procédure judiciaire.

Pour Farba Ngom et ses partisans, la bataille semble désormais se jouer sur plusieurs fronts : juridique, politique et populaire. La mobilisation de ce jeudi sera donc un test pour évaluer le poids de son soutien populaire dans cette épreuve.

USSEIN : Les enseignants décrètent une grève de 48 heures pour dénoncer des crises multiples

Le Syndicat Autonome des Enseignants du Supérieur (SAES) de l’Université du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niass (USSEIN) a décidé de cesser ses activités pendant deux jours, les 20 et 21 janvier 2025. Cette grève, qualifiée d’avertissement, survient après plusieurs tentatives infructueuses pour alerter les autorités compétentes sur la situation alarmante dans laquelle se trouve cette jeune université publique.

Depuis son inauguration en 2019, l’USSEIN fait face à des difficultés croissantes, qui compromettent son fonctionnement et sa mission éducative. L’un des problèmes majeurs demeure le retard prolongé dans la livraison des infrastructures promises. La plupart des chantiers restent inachevés ou à l’arrêt, obligeant l’université à organiser ses cours dans des locaux d’emprunt inadaptés. Ces installations, devenues vétustes, ne peuvent plus répondre à l’afflux annuel d’étudiants.

La situation est particulièrement critique sur le campus de Fatick, où seules trois salles de classe sont disponibles pour accueillir 1 490 étudiants inscrits dans quatre départements et douze licences. Ce nombre insuffisant résulte de la fermeture de la majorité des salles de cours en octobre 2024, après qu’elles ont été jugées dangereuses par la commission de la protection civile. Les campus de Kaolack et de Kaffrine rencontrent également des difficultés similaires, fragilisant davantage l’ensemble de l’université.

À ces problèmes structurels s’ajoute une crise financière persistante. Depuis trois ans, la subvention allouée par l’État reste figée à un montant qui ne permet pas de couvrir les besoins essentiels, tels que les salaires, les dépenses pédagogiques et les projets de recherche. Cette inadéquation financière a conduit à un rejet unanime du budget 2025 par le Conseil d’administration de l’USSEIN, une première dans l’histoire de l’établissement. Les enseignants dénoncent également l’impossibilité d’intégrer des vacataires, pourtant indispensables pour combler le manque criant de personnel. Actuellement, l’université ne dispose que de 48 enseignants permanents pour environ 7 000 étudiants, un ratio qui compromet la qualité de l’enseignement.

Face à ces défis, le SAES-USSEIN exige une réponse immédiate des autorités. Les enseignants réclament la livraison rapide des infrastructures en cours de construction, conformément aux engagements pris par le ministère lors de sa visite en octobre 2024. Ils demandent également une augmentation de la subvention annuelle pour faire face à l’accroissement continu du nombre d’étudiants et assurer un fonctionnement adéquat.

Dans un communiqué, les membres du syndicat ont mis en garde contre les conséquences pédagogiques et sociales imprévisibles de cette situation, tout en se dégageant de toute responsabilité face à une aggravation des perturbations. Ils appellent à une mobilisation renforcée pour sauver cette université, qu’ils considèrent comme un modèle prometteur pour l’enseignement supérieur dans les régions.

L’avenir de l’USSEIN, née pour répondre aux besoins éducatifs et professionnels d’un Sénégal en pleine mutation, semble aujourd’hui compromis par un manque de moyens et de vision. Ce mouvement de grève pourrait marquer un tournant décisif, appelant à une prise de conscience collective sur la nécessité d’un investissement conséquent pour préserver cette institution.

Mbour : Braquage à main armée à l’hôtel Riu Baobab, un coup dur pour la sécurité touristique

Dans la nuit du samedi 18 janvier 2025, l’hôtel Riu Baobab, situé à Pointe Sarène, Mbour, a été la cible d’une attaque à main armée, rapportent des sources locales. Ce réceptif hôtelier de renom, l’un des plus prisés de la petite côte, accueille régulièrement des touristes étrangers, notamment via des vols charters européens.

Cet acte criminel, qui a vu une importante somme d’argent emportée par des hommes armés, suscite des inquiétudes quant à la sécurité des établissements touristiques au Sénégal. Jusqu’ici épargné par de tels incidents, le Riu Baobab jouissait d’une réputation de calme et de fiabilité, attirant un grand nombre de visiteurs étrangers.

L’absence de blessés lors de cet événement est à souligner, mais l’impact psychologique de cette attaque pourrait affecter la perception des touristes sur la sécurité au Sénégal, notamment dans une région réputée pour son attractivité touristique.

La gendarmerie est intervenue rapidement, confirmant son engagement à sécuriser la zone et à retrouver les auteurs de ce braquage. Cependant, cet incident met en lumière la nécessité de renforcer les dispositifs de sécurité dans les zones touristiques stratégiques.

Le tourisme est un secteur clé pour l’économie sénégalaise, et les hôtels comme le Riu Baobab jouent un rôle central dans l’attractivité internationale du pays. Ce braquage risque de porter un coup à la confiance des touristes et des voyagistes, qui pourraient s’interroger sur la capacité des autorités à assurer leur sécurité.

Face à cet incident, il devient impératif pour les gestionnaires d’hôtels et les autorités locales d’envisager des mesures proactives, telles que :

  • L’augmentation de la surveillance dans les réceptifs touristiques.
  • L’installation de systèmes de sécurité avancés, incluant des caméras et des alarmes.
  • Une collaboration renforcée avec les forces de l’ordre pour anticiper et dissuader de tels actes.

La réaction rapide et efficace des autorités sera déterminante pour rétablir la confiance des visiteurs et préserver l’image de la petite côte comme une destination touristique sûre et accueillante.

Bilan financier de Touba Ca Kanam : Plus de 12 milliards collectés en 8 ans

Après huit années d’existence, l’association Touba Ca Kanam a dévoilé son bilan financier lors de son assemblée générale annuelle. Selon les chiffres présentés par Serigne Abdou Lahad Mbacké Ibn Serigne Djily, président de la commission des finances, l’association a collecté plus de 12,6 milliards de francs CFA depuis sa création.

Pour l’année 2024, l’association a enregistré des contributions totalisant 1,967 milliard de francs CFA, atteignant 85 % des objectifs fixés pour les projets prévus cette année. Touba, la ville fondatrice du mouvement, a joué un rôle central en contribuant à hauteur de 886 millions de francs CFA, soit la plus importante participation.

Les fonds proviennent également des autres régions du Sénégal et des Sénégalais vivant à l’étranger. L’implication de collecteurs et collectrices dynamiques a été saluée pour leur efficacité dans la mobilisation des ressources.

Des réalisations notables

Grâce aux sommes collectées, plusieurs projets ont été menés à bien, notamment :

  • L’installation de 20 000 lampadaires dans la ville de Touba, avec une commande supplémentaire de 5 000 unités en cours.
  • La réalisation de divers travaux structurants pour améliorer les conditions de vie des habitants.

Les dépenses liées à ces initiatives sont détaillées dans un rapport financier publié par l’association.

Une gestion rigoureuse

Touba Ca Kanam a dépensé 12,160 milliards de francs CFA sur un total de 12,643 milliards collectés depuis 2016, laissant un solde de 482 millions dans les caisses. Cette rigueur dans la gestion des fonds a été soulignée par les responsables, qui assurent que les dépenses sont strictement ordonnées en fonction des priorités identifiées pour le développement de Touba.

Ce bilan confirme l’engagement des habitants de Touba et des Sénégalais dans leur ensemble à soutenir des projets communautaires ambitieux. L’association a également souligné l’importance de maintenir cette dynamique pour poursuivre les réalisations dans les années à venir.

Effondrement à Benténier – Diass : deux maçons perdent la vie dans un accident tragique

Un drame s’est produit ce samedi matin à Benténier, un village de la commune de Diass, dans le département de Mbour. L’effondrement d’un mur d’un bâtiment en chantier a coûté la vie à deux maçons et a fait deux blessés graves, selon une source sécuritaire relayée par l’Agence de Presse Sénégalaise (APS).

L’effondrement, survenu aux environs de 11 heures, a été attribué à la force des vents qui ont frappé la région. L’un des maçons décédés était âgé de 27 ans. Les corps des victimes ont été transportés à la morgue, tandis que les blessés graves ont été pris en charge à l’hôpital départemental Thierno Mansour Barro de Mbour, grâce à l’intervention des sapeurs-pompiers de Saly.

La gendarmerie de Diass a effectué les constats sur place, et le chef de chantier a été interpellé dans le cadre de l’enquête ouverte pour déterminer les causes exactes de cet effondrement. La présence d’enquêteurs sur les lieux témoigne de l’importance accordée à ce dossier, alors que des interrogations subsistent quant au respect des normes de sécurité sur le chantier.

Cet incident tragique met en lumière les défis liés à la sécurité des ouvriers sur les chantiers de construction, notamment dans les zones exposées à des conditions météorologiques défavorables. Il relance également le débat sur la réglementation et la supervision des travaux de construction dans le pays.

Accident tragique entre Kidira et Goudiry : deux agents du ministère de l’Énergie perdent la vie, Birame Souleye Diop attristé

Le Sénégal est en deuil après un accident tragique survenu sur l’axe Kidira-Goudiry, impliquant des agents en mission du Ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines. Cet incident, qui s’est produit lors d’une collision entre leur véhicule et un camion, a coûté la vie à deux d’entre eux : Mlle Anna Badiane Badji, ingénieure topographe, et Moustapha Sow, chauffeur à la Direction du Contrôle et de la Surveillance des Opérations Minières (DCSOM). Les dépouilles des victimes sont actuellement acheminées à Dakar pour être remises à leurs familles.

Deux autres agents blessés, M. Modou Diop, ingénieur géologue, et M. Abdoulaye Diouf, environnementaliste, ont été pris en charge à l’hôpital régional de Tambacounda. Selon les autorités médicales, leur état a été stabilisé grâce à des interventions rapides et efficaces. Le ministère a exprimé sa reconnaissance envers les équipes administratives et sanitaires locales pour leur diligence dans la gestion de cette tragédie.

Les victimes étaient engagées dans une mission de contrôle des activités minières dans la région de Falémé, reflétant leur professionnalisme et leur dévouement envers la République. Cet accident met en lumière les risques auxquels sont exposés les agents sur le terrain dans l’exercice de leurs fonctions.

Le ministre de l’Énergie, Birame Souleye Diop, profondément attristé par cet événement, a présenté ses condoléances au nom du Président de la République et du Premier ministre. Il a salué le sens du devoir et la responsabilité des agents décédés, tout en assurant le soutien du ministère aux familles endeuillées et aux agents blessés.

GROSSESSES PRÉCOCES EN MILIEU SCOLAIRE : Les élèves et étudiants sont les pères dans plus de 70% des cas

Les grossesses précoces en milieu scolaire, touchant principalement les jeunes filles de 12 à 19 ans, représentent un défi majeur au Sénégal. Une étude de l’ONG Wathi indique que près de 71% des cas sont attribués aux élèves et étudiants.

La grossesse précoce en milieu scolaire est un problème majeur au Sénégal. L’adolescence, période de transition entre l’enfance et l’âge adulte, se situe généralement entre 12 et 17 ans. C’est pendant cette période que les grossesses précoces surviennent, à un moment où le corps de la jeune fille n’est pas encore assez mature pour supporter une grossesse. Une grossesse précoce présente des risques importants pour la santé de la jeune mère et de son enfant, et constitue souvent une rupture avec la période de scolarité et l’avenir scolaire des adolescentes.
Une étude menée en 2019 par l’ONG Wathi révèle que 70,95 % des grossesses précoces en milieu scolaire sont imputables aux élèves, et étudiants. Les élèves représentent la majeure partie des auteurs de grossesses, avec 49,67 %, suivis des étudiants avec 12,6 %. Les jeunes des villages, quant à eux, sont responsables de 8,68 % des cas. D’autres catégories d’auteurs de grossesses précoces incluent les conducteurs de moto Jakarta et les chauffeurs de taxi, tandis que les enseignants représentent une proportion plus faible de 2,09 %.
L’étude a recensé un total de mille neuf cent soixante-onze (1 971) grossesses, touchant des jeunes filles âgées de 12 à 19 ans. La région de Sédhiou enregistre le taux le plus élevé de grossesses précoces avec 30 %, suivie de Ziguinchor (19 %), Kolda (9 %), Matam (6 %), Thiès (6 %), Kédougou (5 %), Saint-Louis (5 %) et Fatick (5 %). D’autres régions, comme Kaffrine, Dakar, Diourbel, Louga et Kaolack, ont des taux plus faibles, variant entre 4 % et 2 %.
Cependant, à l’intérieur de ces régions, des disparités existent selon les départements. Par exemple, dans la région de Ziguinchor, c’est le département de Bignona qui enregistre le plus grand nombre de grossesses précoces, suivi par Oussouye.
Il est important de noter que ces données sont globales et ne concernent. Ce qui rend difficile l’évaluation précise.
Toutefois, elles illustrent la fécondité des adolescentes dans ces régions, en particulier dans la région de Matam, où des taux de fécondité particulièrement élevés ont été relevés.
La grossesse précoce en milieu scolaire demeure donc un véritable problème au Sénégal. D’où la nécessité de renforcer les politiques éducatives et de santé publique pour lutter contre ce phénomène. La sensibilisation à la santé sexuelle et reproductive, l’accès à des méthodes de contraception et des programmes d’éducation à la sexualité sont essentiels pour réduire le nombre de cas et offrir un avenir plus sûr aux jeunes filles.


La Dakaroise

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°374 – du 18 ET 19/01/2025

🔴 GROSSESSES EN MILIEU SCOLAIRE : 70% DES AUTEURS SONT ÉLÈVES OU ÉTUDIANTS
🔴 AFFAIRE FARBA NGOM / « NOUS IGNORONS CE QUI SE PASSE », DIXIT Me DOUDOU NDOYE : LA DÉFENSE DANS LE FLOU TOTAL

🔴 COUPE CAF / JARAAF VS USM ALGER : MALICK DAF OPTIMISTE
🔴 OMISSION DE LA FSF DANS LE PASSEPORT ÉLECTRONIQUE DE NICOLAS JACKSON : CASA SPORTS FACE À UNE PERTE DE 120 MILLIONS F CFA

Précisions de la Présidence sur les rumeurs concernant Mme Faye Absa

Dans un communiqué rendu public, la Présidence de la République a tenu à éclaircir les informations erronées circulant sur les réseaux sociaux et certains sites en ligne concernant l’accouchement de Mame Absa Faye, deuxième épouse du Président Bassirou Diomaye Faye.

« Depuis quelques heures, une information faisant état d’un accouchement de l’épouse du chef de l’État, Mame Absa Faye, circule sur quelques sites en ligne et les réseaux sociaux. Madame la première dame se porte parfaitement bien et n’a fait l’objet d’aucune admission, pour quelque motif que ce soit, dans un établissement de santé », précise le document.

Le communiqué, signé par le ministre-conseiller, Porte-parole de la Présidence de la République, appelle les médias et le public à faire preuve de responsabilité et de rigueur dans la vérification des informations avant leur diffusion. « Nous invitons les médias et le public à éviter de porter atteinte à la vie privée et à la sérénité des victimes », conclut le texte.

La Présidence réitère ainsi son engagement à protéger la vie privée de ses membres face à la propagation de fausses informations qui pourraient nuire à leur tranquillité.

Touba en deuil : Serigne Dame Atta Mbacké tire sa révérence

La communauté mouride traverse un moment de grande tristesse avec le rappel à Dieu de Serigne Dame Atta Mbacké, ce vendredi. Haut dignitaire de Touba, il était le khalife de Serigne Ibrahima Mbacké, fils de Cheikh Ahmadou Bamba Khadim Rassoul, le fondateur du mouridisme.

Serigne Dame Atta Mbacké a consacré sa vie à perpétuer l’héritage spirituel et les enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba, tout en jouant un rôle central dans la gestion des affaires religieuses et communautaires de la ville sainte. Sa sagesse, son humilité et son engagement profond envers les principes de l’islam en ont fait une figure respectée et admirée.

Le décès de Serigne Dame Atta Mbacké constitue une perte immense pour la communauté mouride et, plus largement, pour toute la nation sénégalaise. En ces moments de deuil, des fidèles de toutes les régions du pays, ainsi que des représentants de la diaspora, se rassemblent pour exprimer leur solidarité et leur compassion envers sa famille et la communauté mouride.

Dans un contexte marqué par une forte unité spirituelle, des prières et des hommages sont organisés dans les mosquées, les daaras et les foyers religieux à travers le pays. Les témoignages affluent pour saluer l’impact de ce guide religieux hors pair, dont l’influence transcendait les frontières confessionnelles.

Seneweb, à travers cet hommage, s’incline devant la mémoire de cet érudit de l’islam et présente ses sincères condoléances à la communauté mouride, à la famille éplorée et à tous ceux qui ont été inspirés par son œuvre.

Que le Tout-Puissant l’accueille dans Son Paradis éternel.

SCISSION U SEIN DE LA CEDEAO : Le Togo risque de rejoindre l’AES

La saignée au sein de la CEDEAO semble ne pas s’arrêter. En tout cas, les politiques ancrées dans le panafricanisme identitaire des pays qui ont constitué l’AES commencent à avoir des effets. Au moment où le président de la République du Sénégal joue la médiation pour convaincre les trois pays de l’Afrique de l’Ouest qui ont mis en place l’alliance des Etats du Sahel (AES), son co-négociateur, le président Faure Gnassingbé Eyadéma du Togo, semble quitter la barque de la CEDEAO pour s’allier à l’AES. C’est du moins ce que semble dire son ministre des Affaires Etrangères. Dans un entretien accordé à la chaîne de télévision Voxafrica. Il dit : « Ce qui nous lie, c’est l’Afrique d’abord. C’est notre pays d’abord. Oui nous sommes contre l’alignement. La souveraineté d’un pays ou elle est totale ou elle ne l’est pas. Nous sommes proche de ces pays parce que nous avons la même vision, l’Afrique d’abord. Pour moi ce n’est pas impossible mais c’est la décision du président de la République.  Si le parlement demande que le Togo rejoigne l’AES pourquoi le Togo ne le ferai pas ? Demandez aux populations togolaises si le Togo veut entrer dans l’AES, vous allez voir leur réponse, je vous dirais qu’elles vous diront oui. A plus de 70%, ils vous diront oui parce partout en Afrique, les peuples Africains veulent être eux-mêmes. Certains de nos partenaires veulent que nous soyons à leur service mais nous disons non. Nous disons non à la domination », a répondu Robert Dussey qui semble dire que la population prône pour leur intégration au sein de l’AES. Il ajoute pour tresser les lauriers du putschiste malien. « Les maliens ont la chance exceptionnelle d’avoir à la tête du pays, le Colonel Assimi Goïta. Avoir un homme pareil et ce qu’il a accompli en trois ans, personne ne pourra le faire dans le contexte actuel au Mali. Pour nous aujourd’hui, le président Assimi Goïta est une chance pour le Mali. L’Afrique est utilisée seulement pour servir les grandes puissances et ce n’est pas normal » lâche le chef de la diplomatie togolaise qui regrette que « qui a pu prendre Kidal au Mali en nous montrant ou nous disant que Kidal était un bastion imprenable. Vous avez vu que tout ça c’était des mensonges fabriqués, orchestrés pour diviser les maliens. Avoir un homme de cette trame qui a pu le faire, ce n’est même pas discutable » dit-il.

Les trois pays qui forment l’AES (Mali, Niger et Burkina Faso) ont annoncé en janvier 2024 leur volonté de quitter la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Un départ qui sera effectif le 29 janvier 2025. Ainsi si ces pays de l’AES parviennent à enregistrer l’adhésion du Togo, ils auront désormais accès à la mer part le port de Lomé. Ce qui constituait un sérial blocage pour leur trafic commercial maritime. Ainsi, le Nigéria sera isolé car n’ayant plus de frontière avec un membre de la CEDEAO dont il est la locomotive économique. Le Bénin sera ainsi dans la même situation d’isolement que le Nigéria. Ainsi, ils seront isolés des autres pays de la CEDEAO car au nord il y a le Niger et le Burkina et à l’Ouest le Togo.

Revenant sur la position de refus du président de la République togolaise au sein des Chefs d’Etat de la CEDEAO pour adopter la guerre au Mali, au Burkina Faso pour déloger les putschistes, le chef de la diplomatie togolaise souligne que l’avenir leur a donné raison. « Devant certains coup d’état il faut être réaliste et pragmatique. Pensez-vous qu’il faut aller faire la guerre pour rétablir la personne qui a perdu le pouvoir ? C’est pourquoi au Togo nous ne sommes pas pour la guerre. Nous sommes pour la paix. Ça nous a coûté cher mais c’est la position du président de la République. Ceux qui disaient hier en coulisse que le Togo avait tort, ils nous ont rejoint aujourd’hui. » dit-il.

Quitter la version mobile