Polémique au Commissariat à la Sécurité alimentaire : le licenciement de 10 agents dénoncé

L’affaire fait grand bruit au sein de l’administration sénégalaise. La directrice générale du Commissariat à la Sécurité alimentaire, Marième Soda Ndiaye, est au centre d’une vive controverse après le licenciement de 10 agents, dont huit femmes en Contrat à durée indéterminée (CDI). Une décision jugée « abusive » par le collectif interministériel des agents de l’administration sénégalaise, qui dénonce une atteinte aux droits des travailleurs.

Selon le collectif dirigé par Oumar Dramé, les employés concernés – pour la plupart titulaires d’un diplôme de niveau Master – ont été renvoyés sous prétexte que leurs contrats n’avaient pas reçu l’aval du ministère des Finances. Pourtant, leur recrutement avait été validé par le conseil d’administration, en conformité avec le Code du travail.

« Certains de ces agents occupaient des postes stratégiques au sein des services centraux et déconcentrés. Il est incompréhensible que la directrice générale et le président du conseil d’administration aient bénéficié d’une revalorisation salariale avec l’aval du même conseil, alors qu’ils refusent de reconnaître ses décisions en faveur des travailleurs licenciés », dénonce Oumar Dramé.

Une décision « brutale et déshumanisante »

Le collectif fustige une décision « brutale et déshumanisante », soulignant que certains des agents licenciés sont des veufs avec des enfants à charge. Il critique également le « simulacre d’accompagnement » proposé par la direction, qui consiste en une indemnité équivalente à quatre mois de salaire avant leur départ.

« Nous ne pouvons pas accepter qu’ils soient traités comme des criminels alors qu’ils ont servi leur pays avec loyauté. C’est une injustice flagrante qui doit être corrigée », martèle Oumar Dramé, appelant les autorités à intervenir pour rétablir les droits des agents licenciés.

L’APR Dénonce une Instrumentalisation Politique du Rapport de la Cour des Comptes

L’Alliance Pour la République (APR), parti fondé par l’ancien président Macky Sall, dénonce une manœuvre politique derrière la publication du Rapport de la Cour des Comptes par le gouvernement en place. Selon un communiqué parvenu à Seneweb, cette démarche viserait à légitimer des poursuites judiciaires contre d’anciens hauts responsables du régime précédent.

Dans son communiqué, l’APR estime que l’Exécutif cherche à créer une base légale pour poursuivre des anciens ministres et directeurs généraux ayant eu à gérer des fonds publics. « Il faut dès lors bien comprendre les objectifs politiques et partisans de la mise en scène de la présentation de ce rapport », affirme le parti, qui dénonce une volonté de « liquidation » des anciens ordonnateurs de dépenses sous Macky Sall.

L’APR remet également en question la manière dont le rapport a été dévoilé, pointant du doigt une communication gouvernementale « lunaire » menée sans la présence du Premier ministre. Pour le parti de Macky Sall, cette précipitation viserait à rassurer les partenaires du Sénégal tout en alimentant un discours politique contre l’ancien régime.

Selon les partisans de l’ancien président, la publication de ce rapport aurait aussi un autre objectif : nuire à l’image de Macky Sall à l’international. « L’un des buts majeurs de la manœuvre politique est d’écorner l’image du Président Macky Sall au plan international », soutient l’APR, soulignant que l’ancien chef de l’État reste une figure influente sur la scène mondiale. Le parti va jusqu’à suggérer que l’actuel pouvoir serait hanté par la possibilité d’un retour de Macky Sall en 2029.

Face à ces accusations, l’APR entend démonter les conclusions du rapport à travers une série d’actions politiques. Une conférence de presse a déjà été organisée pour remettre en cause les résultats de la Cour des Comptes. Le parti annonce également son intention de saisir différentes instances judiciaires, aussi bien nationales qu’internationales, afin de contester la légitimité du rapport.

L’APR envisage notamment de déposer une plainte contre la Cour des Comptes du Sénégal pour « faux, usage de faux et discrédit sur l’honorabilité de citoyens ayant exercé des charges publiques ». Parmi les juridictions visées figurent le Conseil Constitutionnel, la Cour Suprême et la Cour des Comptes de l’UEMOA.

Serigne Abô Mbacké Fallou Asta Dièye plaide pour un soutien aux journalistes

Lors de la célébration des retrouvailles entre Cheikh Ahmadou Bamba Khadimoul Rassoul et son frère Mame Thierno Birahim Mbacké, Serigne Abô Mbacké Fallou Asta Dièye a lancé un vibrant plaidoyer en faveur des journalistes. Depuis son domicile à Darou Mouhty, le chef religieux a interpellé le président de la République, l’invitant à venir en aide à la presse, qu’il considère comme un pilier essentiel de la démocratie.

Dans son allocution, Serigne Abô Mbacké Fallou Asta Dièye a souligné l’importance du rôle des journalistes dans la société. « La presse est un maillon indispensable pour le bon fonctionnement de notre démocratie. Elle informe, éduque et éclaire l’opinion publique », a-t-il affirmé. Il a insisté sur les difficultés rencontrées par les professionnels des médias, appelant à une prise de conscience collective pour leur offrir de meilleures conditions de travail.

Conscient des défis auxquels fait face le secteur de la presse, le guide religieux a exhorté le chef de l’État à accorder une attention particulière aux préoccupations des journalistes. Il a plaidé pour un soutien financier et institutionnel en faveur des médias, afin de garantir leur indépendance et leur viabilité.

« Une presse forte et indépendante est un gage de transparence et de bonne gouvernance. Il est donc impératif que l’État accompagne ce secteur stratégique », a-t-il ajouté.

Au-delà de son plaidoyer pour les journalistes, Serigne Abô Mbacké Fallou Asta Dièye a rappelé l’importance du dialogue et de l’unité nationale. Il a invité les acteurs politiques, la société civile et les leaders religieux à travailler ensemble pour préserver la stabilité du pays.

Kaolack / Éducation : Cheikh Mahy Aliou Cissé lance un message fort aux participants de la 34ᵉ finale nationale de la Dictée

Le concours de la Dictée Paul Gérin-Lajoie est organisé chaque année par le ministère de l’Éducation nationale du Sénégal. Cette 34ᵉ édition, qui s’est tenue ce samedi à Kaolack, a réuni 32 participants, dont 17 filles et 15 garçons, issus des 16 inspections d’académie du pays.

“Ce concours de la dictée fait partie des grands moments du ministère de l’Éducation nationale. Nous l’organisons chaque année, et nous constatons des améliorations constantes. Son objectif est de contribuer, chez les jeunes, au développement des qualités intellectuelles et humaines qui leur permettront d’accroître leur habileté à s’exprimer correctement en français. Le ministre de l’Éducation nationale, M. Moustapha Mamba Guirassy, veut un enseignement élémentaire de qualité, inclusif et équitable, pour un développement durable”, a expliqué Mme Khady Diop Mbodji, Secrétaire générale du ministère de l’Éducation nationale, qui représentait le ministre empêché.

Pour cette édition 2025, toutes les 16 académies étaient représentées. Parmi les 32 participants, deux élèves se sont particulièrement illustrées avec des moyennes exceptionnelles : Mame Fatou Fall Seck de Rufisque, qui a obtenu 18/20, et Oumou Khairy Cissé de Thiès, qui a décroché 17/20.

“C’est un honneur pour moi de remporter ce concours. Je dédie cette victoire à mes parents et surtout à mes encadreurs. La clé de la réussite, c’est la lecture, car la lecture est la clé de la réussite”, a déclaré Mame Fatou Fall Seck, la lauréate.

L’édition 2025 a été parrainée par Cheikh Mahy Aliou Cissé, porte-parole de Médina Baye. Il a offert des prix aux participants et a adressé un message fort aux jeunes finalistes : “Vous êtes l’espoir de la Nation. Ayez de l’audace, du courage et de l’imagination, et vous réussirez.”

Mame Fatou Fall Seck et Oumou Khairy Cissé représenteront le Sénégal à la finale internationale de la Dictée Paul Gérin-Lajoie au Canada.

Le thème retenu pour cette 34ᵉ édition, “La formation professionnelle des métiers”, traduit la volonté politique de l’État sénégalais d’offrir aux jeunes apprenants des opportunités d’acquérir des compétences afin de mieux s’insérer dans le monde du travail, a conclu le parrain Cheikh Mahy Aliou Cissé.

Affaire Afrika SA contre la DGID : le tribunal demande des pièces supplémentaires

L’affaire opposant la société Afrika SA (ex-BDK) à la Direction générale des impôts et domaines (DGID) connaît un nouveau rebondissement. Selon le journal Libération dans son édition de ce samedi 15 février, le tribunal, après avoir statué le 6 février, a renvoyé le dossier et demandé aux parties de lui fournir des pièces supplémentaires afin de faire éclater la vérité. Cependant, la date du délibéré n’a pas été précisée.

Le différend remonte à 2021, lorsque la société Afrika SA a sollicité auprès de la DGID une restitution de crédit de TVA portant sur la période du 15 juillet 2019 au 15 juin 2021. L’entreprise revendique un montant de 715 258 926 francs CFA, correspondant, selon elle, à la TVA supportée sur des factures relatives à la fourniture de biens et services.

Dans sa demande, Afrika SA met en avant un argument clé : une partie de son activité concerne des services rendus à l’étranger, ce qui lui donne droit au maintien de la déduction de la TVA. Ainsi, la TVA collectée sur son chiffre d’affaires ne permettrait pas, d’après l’entreprise, de compenser celle qu’elle a supportée sur ses acquisitions de biens et services.

Le ministère des Finances, en sa qualité de tutelle de la DGID, a rejeté la demande de restitution de TVA, poussant Afrika SA à saisir la justice. L’entreprise a ainsi servi une assignation à la DGID, portant l’affaire devant le tribunal compétent.

Le 6 février dernier, la juridiction en charge du dossier a pris le temps d’examiner les arguments des deux parties. Toutefois, le tribunal a estimé nécessaire de disposer d’éléments supplémentaires avant de rendre son verdict. Il a ainsi demandé à Afrika SA et à la DGID de lui transmettre des pièces justificatives susceptibles d’apporter plus de clarté à l’affaire.

À ce stade, la date du délibéré reste inconnue, Libération n’ayant pas précisé le calendrier judiciaire à venir. Toutefois, cette nouvelle étape dans la procédure souligne la complexité des litiges fiscaux impliquant de grandes entreprises et l’administration fiscale sénégalaise.

Crise sociale au Port autonome de Dakar : les syndicats dénoncent des licenciements massifs

Le Port autonome de Dakar (PAD) est au cœur d’une vive contestation sociale. Lors d’un grand rassemblement tenu ce vendredi au siège de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), les syndicats ont dénoncé une vague de licenciements touchant des centaines de travailleurs.

« Ce qui se passe au PAD est un drame social », s’est indigné Abdou Ndiaye, syndicaliste, lors de son intervention relayée par Les Échos. Selon lui, 781 travailleurs ont été licenciés dans le cadre de l’audit en cours, les laissant sans emploi ni perspectives d’avenir.

Cette situation suscite l’inquiétude et la colère des travailleurs, qui estiment être victimes d’une gestion jugée arbitraire. Pour les syndicats, ces licenciements de masse sont une atteinte aux droits des employés et témoignent d’une absence de dialogue social.

L’un des principaux griefs formulés à l’encontre de la direction du PAD concerne la politique de recrutement actuelle. « Le directeur général, Wally Diouf Bodian, recrute des CDI alors qu’il y a des agents qui ont rempli les conditions après plusieurs CDD », a dénoncé Abdou Ndiaye.

Les syndicats reprochent à la direction de ne pas privilégier la régularisation des travailleurs en contrat à durée déterminée (CDD), pourtant en poste depuis plusieurs années, et de procéder à de nouvelles embauches en contrat à durée indéterminée (CDI).

Face à cette crise sociale, les centrales syndicales appellent les autorités à intervenir pour rétablir le dialogue et trouver des solutions aux revendications des travailleurs. Ils exigent la réintégration des employés licenciés et une plus grande transparence dans la gestion des ressources humaines au sein du PAD.

Mansour Faye rejette le rapport de la Cour des comptes et accuse Ousmane Sonko

L’ancien ministre Mansour Faye a vivement contesté, ce samedi, le rapport de la Cour des comptes sur la gestion des finances publiques de l’État. Selon lui, ce document serait un “faux rapport” commandité par le Premier ministre Ousmane Sonko, qu’il accuse d’instrumentalisation politique.

Dans une déclaration publiée ce samedi, Mansour Faye n’a pas mâché ses mots. Il qualifie le rapport de la Cour des comptes de “document commandité” par Ousmane Sonko, qu’il surnomme ironiquement “SAS demi-dieu”. Pour l’ancien ministre, ce rapport ne serait qu’un prétexte pour lancer une “chasse aux sorcières” sans fondement.

“Aujourd’hui, au lieu de solutions, SAS ‘demi-dieu’ fait montre de son impuissance, voire de son incompétence à répondre aux attentes des populations. Il commandite un faux rapport qui ne dit rien de substantiel, sinon lui servir d’excuses pour déclencher une chasse aux sorcières”, a-t-il déclaré.

Mansour Faye remet également en question la fiabilité du document et s’interroge sur la disparition de certains rapports précédents. “À quel rapport se fier ? Celui qui vient d’être publié, bien taillé ? Quid de ceux qui ont disparu des sites ? Tout ceci me laisse perplexe et dubitatif !”, a-t-il ajouté.

Bien qu’il affirme respecter le travail des magistrats, l’ancien ministre reste sceptique et appelle les Sénégalais à ne pas se laisser manipuler.

Mansour Faye conclut son message par un appel aux citoyens, les exhortant à s’opposer aux “intimidations” du gouvernement actuel. “Il est plus que temps que les Sénégalais soucieux de l’avenir de notre chère Nation se ressaisissent et disent STOP. Les menaces et les intimidations ne passeront jamais ! Enough !!!”

Thiès : Déguerpissement des marchands ambulants au marché central, la grogne monte

Les autorités administratives et locales de Thiès ont entamé, ce samedi, une vaste opération de déguerpissement des marchands ambulants occupant illégalement la voie publique au marché central. Cette initiative, mise en œuvre sur la base d’un arrêté préfectoral, a entraîné l’expulsion de milliers de commerçants établis depuis des années dans ce haut lieu du commerce thiessois.

Hommes et femmes, notamment de jeunes vendeurs, ont exprimé leur profonde frustration face à cette mesure jugée brutale et mal préparée. Selon eux, les autorités auraient dû prévoir un site de recasement avant de procéder à leur expulsion. « Nous ne sommes pas contre l’organisation du marché, mais il fallait au moins nous proposer une alternative avant de nous chasser », a déploré un commerçant rencontré sur place.

Les marchands ambulants dénoncent un « acharnement » contre leur activité et pointent l’absence de mesures d’accompagnement. Pour eux, cette décision met en péril leur principale source de revenus, dans un contexte économique déjà difficile. « Comment allons-nous nourrir nos familles si nous ne pouvons plus vendre ici ? » s’interroge une vendeuse de fruits, visiblement désabusée.

Du côté des autorités, on évoque la nécessité de désengorger le marché central, d’assurer une meilleure fluidité de la circulation et d’améliorer l’ordre public. « L’occupation anarchique des trottoirs et des routes crée des embouteillages et des risques pour la sécurité des riverains », a expliqué un responsable administratif.

Toutefois, cette explication ne convainc pas les commerçants, qui exigent des mesures réparatrices et un dialogue inclusif avec les autorités pour trouver des solutions adaptées à leur situation.

Face à la colère grandissante des marchands ambulants, la situation reste tendue à Thiès. Certains menacent de manifester pour faire entendre leurs revendications, tandis que d’autres espèrent un geste des autorités pour éviter une crise sociale.

Braquage spectaculaire sur l’autoroute à péage : Un gang de motards démantelé

Dakar a été le théâtre d’un braquage digne d’un film d’action en plein jour. Un gang de motocyclistes a pris d’assaut un homme d’affaires égyptien à la sortie 9 de l’autoroute à péage, le dépouillant de six millions de francs CFA. Mais ce hold-up méticuleusement orchestré a vite tourné au fiasco, grâce à la réaction du public et à l’intervention rapide des forces de l’ordre.

Tout commence lorsque Kh. Ah. Khalaf, un homme d’affaires égyptien, retire une importante somme d’argent à l’agence BOA de Keur Massar, accompagné d’un compatriote. À la sortie 9, il tombe dans un guet-apens savamment préparé par les malfaiteurs.

Selon les témoignages recueillis, les braqueurs ont utilisé une ruse bien rodée : simuler un accident pour immobiliser leur cible. « Une fois à hauteur du rond-point, la moto de l’homme d’affaires est percutée de plein fouet par une autre, conduite par deux individus », rapporte L’Observateur. Sous la violence du choc, Khalaf et son compagnon chutent brutalement.

À peine à terre, ils sont encerclés par deux autres complices qui passent immédiatement à l’action. Khalaf tente de résister, mais les assaillants se montrent impitoyables. « Deux brigands descendent de leur moto, s’acharnent sur lui alors qu’il s’accroche désespérément à son sac », précise le journal. Roué de coups, l’homme finit par lâcher prise, et les malfrats s’emparent du sac contenant les 6 millions de francs CFA avant de prendre la fuite à toute vitesse.

Si le plan semblait parfait, un détail va précipiter la chute du gang. Dans leur fuite, l’un des braqueurs, O. Diallo, perd le contrôle de sa moto et chute violemment. Il est immédiatement maîtrisé par des témoins de la scène, qui lui font subir une sévère correction avant de le remettre aux policiers du commissariat de Sicap-Mbao.

Sous la pression des interrogatoires, Diallo craque rapidement et livre le nom d’un de ses complices : O. S. Camara, résident à Grand-Yoff. Dès lors, l’enquête s’accélère.

Début février, les forces de l’ordre interpellent O. S. Camara, qui, à son tour, balance trois autres noms : M. P. Fall alias Papisco, C. A. Cissé alias Pratie et M. Sarr. L’exploitation de son téléphone permet de localiser ce dernier, qui sera arrêté à proximité du centre de santé Nabil Choucair.

Face aux enquêteurs, les suspects finissent par avouer. Une confrontation est organisée, et L’Observateur révèle que « Pratie et Papisco seront désignés comme les cerveaux du gang ». Ces derniers auraient planifié l’attaque avec une précision quasi militaire.

Déférés devant la justice, les membres du gang sont poursuivis pour association de malfaiteurs, vol en réunion avec usage de moyens roulants et d’armes blanches. Toutefois, l’affaire n’est pas totalement close : un dernier complice reste introuvable et est activement recherché par les forces de l’ordre.

Affaire Samuel Sarr : une troisième demande de liberté provisoire déposée

Samuel Sarr, ancien ministre de l’Énergie sous le régime d’Abdoulaye Wade et ex-directeur général de West African Energy (WAE), poursuit son combat judiciaire. Après deux rejets successifs, ses avocats ont déposé une troisième demande de liberté provisoire devant le juge d’instruction du deuxième cabinet du Tribunal de Dakar.

L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée par Moustapha Ndiaye, actionnaire détenant 15% du capital de WAE. Il accuse Samuel Sarr d’abus de biens sociaux, portant sur un montant de 8 milliards de francs CFA. Suite à ces accusations, l’ancien ministre a été inculpé et placé sous mandat de dépôt le 28 novembre dernier.

Depuis lors, la défense de Samuel Sarr ne cesse de contester les faits qui lui sont reprochés. Le 12 février, son client a été auditionné, et deux jours plus tard, une nouvelle requête de mise en liberté a été introduite.

Dans leur demande, les avocats de Samuel Sarr s’appuient sur une contre-expertise réalisée par l’expert Alioune Touré. Selon eux, ce rapport contredit celui de Mazars, qui avait été utilisé par Moustapha Ndiaye pour déposer sa plainte.

De plus, ils insistent sur un élément clé du dossier : à l’origine du projet de construction de la centrale électrique, les associés de WAE n’avaient investi que 4 milliards de francs CFA, alors que le financement total s’élevait à 280 milliards. La défense souligne que c’est Samuel Sarr qui a mobilisé plus de 270 milliards de francs CFA pour permettre la réalisation du projet, actuellement en phase terminale.

Un autre argument avancé par la défense est l’impact de la détention de Samuel Sarr sur l’avancement du projet. Depuis son incarcération, les travaux de la centrale sont à l’arrêt, ce qui, selon ses avocats, préoccupe sérieusement les prêteurs.

Par ailleurs, les avocats rappellent que leur client est régulièrement domicilié et qu’il offre toutes les garanties de représentation en justice.

La balle est désormais dans le camp du juge d’instruction du deuxième cabinet, qui devra statuer sur cette troisième demande de liberté provisoire. Après deux refus, cette nouvelle requête pourra-t-elle aboutir ?

Révision des listes électorales 2025 : un enjeu crucial pour la participation démocratique

Le processus de révision ordinaire des listes électorales pour l’année 2025 a officiellement démarré le 1er février et se poursuivra jusqu’au 31 juillet sur l’ensemble du territoire national. Cette opération, essentielle au bon déroulement des scrutins à venir, vise à inscrire de nouveaux électeurs et à mettre à jour les informations des citoyens déjà enregistrés.

Selon les données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), la population du Sénégal est estimée à 18 millions d’habitants, alors que le fichier électoral ne compte que 7 371 891 électeurs. Cet écart notable souligne la nécessité d’une mobilisation accrue pour permettre à un plus grand nombre de citoyens d’exercer leur droit de vote.

La révision des listes électorales est assurée par des commissions administratives mises en place dans chaque commune. Ces commissions sont composées :

• d’un président nommé par l’autorité administrative,

• du maire ou de son représentant,

• de représentants des partis politiques.

Elles travaillent sous la supervision de la Commission électorale nationale autonome (CENA) et ont pour mission de recevoir et traiter les demandes d’inscription, de modification ou de radiation des électeurs.

Les citoyens souhaitant s’inscrire pour la première fois ou modifier leurs informations doivent se présenter munis de leur carte nationale d’identité biométrique CEDEAO.

En cas de changement de domiciliation, un document justifiant le lien avec la nouvelle circonscription est requis, comme :

• une facture d’eau ou d’électricité,

• un certificat de résidence.

Pour les militaires et paramilitaires souhaitant changer de statut électoral, une attestation justifiant leur nouvelle situation est nécessaire.

Les radiations concernent principalement :

• les personnes décédées,

• celles frappées d’incapacité juridique,

• celles souhaitant volontairement se retirer des listes électorales.

En cas de rejet d’une demande d’inscription ou de modification, les citoyens peuvent introduire un recours auprès du tribunal d’instance, qui statue sous dix jours. Les contestations liées à la radiation d’un électeur ou à la publication des listes provisoires peuvent également être portées devant la justice, avec un ultime recours possible devant la Cour suprême.

Alors que la période de révision ordinaire se poursuit jusqu’au 31 juillet 2025, la Direction générale des élections (DGE) appelle les citoyens à ne pas attendre la dernière minute pour effectuer leurs démarches. L’objectif est de garantir une participation électorale inclusive et représentative, essentielle au bon fonctionnement du processus démocratique.

Magal de Darou Mouhty 2025 : Une célébration marquée par le deuil

La cité religieuse de Darou Mouhty accueille ce vendredi 13 février des milliers de fidèles venus commémorer le Magal annuel, un événement spirituel majeur dans la tradition mouride. Cette année, la célébration est empreinte d’émotion, marquée par la disparition de Serigne Bassirou Mbacké Anta Niang, Khalife de la localité.

Après le rappel à Dieu de Serigne Bassirou Mbacké Anta Niang, la communauté mouride a désigné son successeur. Serigne Khalid Mbacké hérite désormais du Khalifat de Darou Mouhty. Une passation qui s’inscrit dans la continuité de l’héritage spirituel et religieux de cette ville fondée par Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké, fils aîné de Cheikh Ahmadou Bamba.

Initialement prévue pour se dérouler avec faste, la cérémonie officielle du Magal, programmée pour ce samedi 14 février, a été annulée en signe de recueillement et de respect envers le défunt Khalife. Malgré cette annulation, les fidèles continuent d’affluer vers la cité religieuse pour rendre hommage et prier.

Les disciples présents témoignent de leur attachement à Darou Mouhty et à ses enseignements, perpétuant ainsi la tradition de dévotion et de gratitude envers Cheikh Ahmadou Bamba et ses héritiers.

Sommet de l’Union africaine : Le Sénégal met en avant sa gouvernance transparente des ressources minières

En marge du 38ᵉ Sommet de l’Union africaine, le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a assisté à la présentation du Rapport du Sénégal lors du 34ᵉ Sommet du Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs (MAEP), tenu à Addis-Abeba. Cette rencontre a été l’occasion pour le Sénégal de réaffirmer son engagement en faveur de la bonne gouvernance et de la transparence, notamment dans la gestion de ses ressources naturelles.

Selon la présidence sénégalaise, le Chef de l’État a souligné les efforts du pays pour une exploitation responsable et équitable des ressources minières. Cette approche vise à garantir une gestion efficace et durable, au bénéfice de l’ensemble de la population.

Dans son allocution, Bassirou Diomaye Faye a mis en avant l’importance de la gouvernance participative dans la gestion des ressources naturelles. Il a insisté sur la nécessité d’une implication active des citoyens, des institutions et des acteurs économiques pour assurer un développement inclusif et souverain du pays.

Le Sénégal poursuit ses réformes institutionnelles pour consolider l’État de droit et renforcer la transparence dans la gestion publique. Ces mesures s’inscrivent dans une dynamique plus large visant à améliorer l’efficacité des politiques publiques et à garantir une répartition plus équitable des richesses nationales.

À travers ces engagements, le gouvernement sénégalais entend poser les bases d’une économie plus résiliente, où les ressources naturelles deviennent un véritable levier de développement durable. Cette vision s’aligne avec les objectifs du MAEP, qui promeut les meilleures pratiques de gouvernance à travers le continent africain.

Ama Baldé vs Franc : Un combat sous haute tension sous le contrôle strict du CNG

Le combat tant attendu entre Ama Baldé et Franc se déroulera ce dimanche à l’Arène nationale. Ce duel, qui s’annonce explosif, est marqué par une tension palpable entre les deux lutteurs et une surveillance accrue du Comité national de gestion de la lutte (CNG).

Depuis l’officialisation de leur combat, Ama Baldé et Franc n’ont cessé d’échanger des provocations, alimentant la rivalité entre leurs supporters respectifs. La tension a atteint son paroxysme lors d’un face-à-face organisé sur le plateau de la 2STV, où les deux adversaires en sont venus aux mains. Face à cette montée de violence, le CNG a pris la décision radicale d’organiser la dernière confrontation en distanciel, évitant ainsi tout risque de débordement avant le jour J.

Le CNG, conscient des risques de débordements dans l’enceinte de l’Arène nationale, a instauré des restrictions drastiques. Selon Le Quotidien, plusieurs figures emblématiques de la lutte sénégalaise, notamment Modou Lô et Balla Gaye 2, seront interdites de descendre dans l’arène. Ces derniers s’étaient affichés respectivement aux côtés de Franc et d’Ama Baldé lors de la dernière confrontation virtuelle, ravivant encore plus les tensions.

D’autres grands noms du monde de la lutte, à l’instar de Eumeu Sène, Boy Niang et plusieurs lutteurs issus de Pikine, fief d’Ama Baldé, sont également concernés par ces restrictions. L’objectif est clair : éviter toute escalade qui pourrait entacher le combat.

L’enjeu de cette confrontation dépasse largement les deux lutteurs. Le CNG, qui veut préserver l’image de la lutte sénégalaise, met tout en œuvre pour que le combat se déroule dans les meilleures conditions. La présence de figures influentes comme Balla Gaye 2 et Modou Lô aurait pu exacerber les tensions et transformer cette opposition en un affrontement généralisé entre supporters et camps rivaux.

Avec ces mesures strictes, l’instance dirigeante espère garantir un combat équitable et sécurisé, où seule la lutte primera sur les tensions extérieures. Reste à voir si cette affiche, qui tient en haleine tous les amateurs de lutte sénégalaise, répondra aux attentes sur le sable de l’Arène nationale.

Kaolack – Société : Le MCDIS interpelle les autorités sur la cherté de la vie et le chômage

Le Mouvement Citoyen pour le Développement Inclusif du Sénégal (MCDIS) a tenu une conférence de presse ce jeudi à Kaolack pour alerter sur la situation socio-économique du pays. Face à la montée des prix des denrées de première nécessité, le chômage et l’instabilité du système éducatif, le mouvement appelle les nouvelles autorités à des mesures urgentes et efficaces.

Badou Ndour, président du MCDIS, a exprimé son inquiétude face à la cherté de la vie, qui devient de plus en plus insoutenable pour les Sénégalais. « Bientôt, nous serons au mois de Ramadan, et tout le monde constate que les prix des produits de première nécessité ne cessent d’augmenter. Malheureusement, les mesures annoncées pour encadrer cette situation ne sont pas toujours appliquées et restent inefficaces », a-t-il déploré.

Le MCDIS s’est également penché sur les tensions qui secouent le système éducatif sénégalais. Entre les grèves des enseignants et les manifestations des étudiants, l’instabilité persiste, mettant en péril l’avenir de milliers de jeunes. Le président du mouvement a exhorté le gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour garantir un cadre éducatif stable et performant.

Autre sujet brûlant abordé par le MCDIS : la fermeture inquiétante des entreprises privées, qui aggrave la crise de l’emploi. « Selon le ministre du Commerce et de l’Industrie, Serigne Gueye Diop, 200 entreprises industrielles ont mis la clé sous le paillasson au Sénégal. Cela signifie la perte de milliers d’emplois et une précarité grandissante pour de nombreuses familles », a alerté Badou Ndour.

Face à ces défis majeurs, le MCDIS invite les nouvelles autorités à apporter des solutions concrètes et adaptées aux préoccupations des populations. Le mouvement insiste sur la nécessité d’un plan d’action efficace pour maîtriser les prix, relancer l’économie et assurer un avenir stable aux citoyens.

Polémique autour du rapport de la Cour des comptes : Aïssata Tall Sall monte au créneau

L’ancienne ministre de la Justice, Me Aïssata Tall Sall, a vivement critiqué le dernier rapport de la Cour des comptes lors d’un point de presse de l’Alliance pour la République (APR). Rejetant en bloc ce document, elle a dénoncé aussi bien sa forme, son contenu que son objectif, estimant qu’il s’agit d’un réquisitoire dirigé contre l’ancien président Macky Sall et son régime.

Prenant la parole en deuxième position lors de la conférence de presse, Me Aïssata Tall Sall n’a pas mâché ses mots. Selon elle, ce rapport est biaisé et semble avoir été conçu dans le but de discréditer l’ancien chef de l’État. « Nous le rejetons trois fois : d’abord sur la forme, ensuite sur le fond et enfin sur la finalité », a-t-elle martelé.

Sur la forme, l’ancienne garde des Sceaux s’interroge sur l’absence de signature sur le document, alors que le nom du président de la Cour des comptes y est mentionné. « C’est à croire qu’ils ont peur d’assumer leurs affirmations », a-t-elle ironisé.

Sur le fond, elle rappelle que la Cour des comptes avait déjà certifié certaines données contenues dans le rapport, avant de faire volte-face. « Pourquoi revenir sur un travail qu’elle a déjà validé ? », s’interroge-t-elle.

Enfin, sur la finalité, Me Aïssata Tall Sall voit dans ce rapport une volonté manifeste de jeter le régime de Macky Sall « à la vindicte populaire ». Elle estime que dans le contexte actuel, ce document a été utilisé comme un « prétexte » pour attaquer l’ancien pouvoir.

Me Aïssata Tall Sall regrette que la Cour des comptes, qu’elle jugeait autrefois « beaucoup plus sérieuse », en soit arrivée à ce stade. Selon elle, ce rapport controversé ternit l’image de l’institution et met en péril sa crédibilité. « C’est la première fois que la Cour des comptes produit un rapport tant contesté. Avec ce rapport, elle s’est tiré une balle dans le pied », a-t-elle déclaré.

Malgré cette polémique, l’ancienne ministre a tenu à défendre Macky Sall, qu’elle qualifie d’« homme à la parole rare et aux actes incontestables ». Elle rappelle que c’est sous sa présidence que la Cour des comptes a été renforcée, ce qui, selon elle, prouve qu’il n’avait rien à cacher.

New York : Eric Adams renforce sa coopération avec l’administration Trump sur l’immigration

Le maire de New York, Eric Adams, a annoncé jeudi son intention de collaborer plus étroitement avec l’administration Trump sur la question de l’immigration, quitte à remettre en cause le statut de “sanctuaire” de la ville. Cette décision, qui inclut la réouverture des portes de la prison de Rikers Island aux agents fédéraux de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement), suscite une vive controverse.

Eric Adams a rencontré jeudi Tom Homan, responsable de la politique d’expulsion massive des migrants en situation irrégulière sous l’administration Trump. À l’issue de leur échange, le maire a déclaré vouloir “travailler ensemble pour expulser de notre ville les gangs violents de migrants”. Il a également confirmé la mise en œuvre d’un décret présidentiel rétablissant la présence des agents de l’ICE à Rikers Island, une prison qui n’accueillait plus de bureaux de cette agence fédérale depuis l’adoption du statut de “sanctuaire” en 2014.

“Nous travaillons à la mise en œuvre d’un décret présidentiel qui rétablira la possibilité pour les agents de l’ICE d’opérer à Rikers Island”, a écrit Eric Adams sur X. Selon lui, cette coopération vise principalement à renforcer les enquêtes criminelles contre “les criminels violents et les gangs”.

Le maire de la plus grande ville des États-Unis, qui a accueilli plus de 230 000 migrants depuis 2022, justifie ce rapprochement par la nécessité d’une meilleure coordination entre les forces locales et fédérales. Il a également évoqué l’intégration de davantage de détectives de la police new-yorkaise au sein des agences fédérales pour lutter contre l’immigration clandestine et la criminalité qui en découlerait.

Depuis plusieurs mois, Eric Adams aligne progressivement sa position sur l’immigration sur celle du président Donald Trump, une évolution qui suscite de nombreuses critiques au sein du camp démocrate.

L’affaire prend une tournure politique encore plus explosive après l’intervention de l’administration Trump dans un dossier judiciaire impliquant le maire. Lundi, le ministère de la Justice a demandé aux procureurs fédéraux de Manhattan d’abandonner les poursuites pour corruption visant Eric Adams, arguant que celles-ci l’empêchaient de se concentrer pleinement sur la lutte contre l’immigration illégale.

Cette demande a conduit à la démission de la procureure fédérale en charge du dossier, alimentant les soupçons d’un arrangement politique entre le maire et la Maison-Blanche. Plusieurs élus progressistes du conseil municipal de New York dénoncent une “démarche inquiétante” et une compromission des valeurs de la ville.

“L’annonce d’Eric Adams ne fait que renforcer l’inquiétude au sujet d’un maire qui donne la priorité aux intérêts de l’administration Trump plutôt qu’à ceux des New-Yorkais”, ont réagi des élus démocrates dans un communiqué commun.

En réponse à ce virage, la ministre américaine de la Justice Pam Bondi a annoncé mercredi l’ouverture de poursuites contre les autorités de l’État de New York, l’accusant de maintenir un “rôle de sanctuaire” qui entraverait les efforts fédéraux en matière d’expulsion.

L’ONG Immigrant Defense Project a pour sa part dénoncé un “marchandage politique” dans lequel Eric Adams chercherait à “s’attirer les faveurs du président Donald Trump” afin d’obtenir l’abandon des charges de corruption qui pèsent contre lui.

Cette décision marque un changement majeur pour une ville qui s’est longtemps positionnée comme un refuge pour les migrants, notamment sous l’administration de Bill de Blasio. En acceptant de rouvrir Rikers Island aux agents de l’ICE et de renforcer la coopération avec Washington, Eric Adams prend le risque de se mettre à dos une partie de l’électorat new-yorkais, majoritairement démocrate.

Alors que les tensions entre New York et le gouvernement fédéral s’intensifient, cette nouvelle alliance entre la mairie et l’administration Trump pourrait redéfinir la politique migratoire de la ville dans les mois à venir. Reste à voir si ce rapprochement servira réellement la lutte contre la criminalité ou s’il s’agit d’un simple calcul politique du maire en quête de protection face à ses propres démêlés judiciaires.

Gestion chaotique de l’ancien régime : Alioune Tine indigné par les révélations de la Cour des comptes

La publication du rapport de la Cour des comptes sur la gestion financière de l’ancien régime sous Macky Sall continue de susciter l’indignation au Sénégal. Parmi les voix les plus critiques, celle d’Alioune Tine, fondateur d’Afrikajom Center, se fait particulièrement entendre.

Dans une déclaration empreinte de colère et d’étonnement, Alioune Tine n’a pas caché son indignation face aux révélations du rapport. « On est complètement estomaqué, extrêmement surpris. C’est une gestion vraiment chaotique et scandaleuse », a-t-il dénoncé. Les conclusions du rapport mettent en lumière des irrégularités majeures dans la gestion des fonds publics, suscitant une vague d’indignation dans l’opinion publique.

Pour Alioune Tine, les difficultés économiques et sociales actuelles du pays sont directement liées à cette mauvaise gestion. « Ce qui reste aujourd’hui, c’est de voir quelles leçons il faut tirer, car le pays est confronté à de nombreux conflits sociaux. Les travailleurs sont dans la rue. Il y a le chômage, des problèmes dans le secteur de la santé avec des médecins que l’État ne peut pas recruter, entre autres… Et cela est dû aux effets et aux conséquences de cette gestion totalement chaotique », a-t-il expliqué.

Cette situation intervient dans un contexte où plusieurs secteurs clés du pays sont en crise. Les grèves des travailleurs se multiplient, notamment dans l’éducation et la santé, tandis que les jeunes peinent à trouver un emploi dans un marché du travail en difficulté.

Face à cette situation, la question de la reddition des comptes et des réformes structurelles se pose avec acuité. De nombreuses voix s’élèvent pour exiger que des mesures soient prises afin de sanctionner les responsables de cette mauvaise gestion et d’éviter que de telles dérives ne se reproduisent à l’avenir.

Le rapport de la Cour des comptes pourrait ainsi être un tournant majeur dans la lutte pour une gouvernance plus transparente et plus efficace au Sénégal. Reste à voir quelles actions concrètes seront entreprises par les autorités compétentes pour répondre aux attentes de la population.

Lutte contre la désinformation et les discours haineux : la société civile et le CNRA s’engagent

Dans le cadre de la préservation de la stabilité du pays et du renforcement de la démocratie, des organisations telles que le Gradec, l’ONG 3D et le Cosce, en collaboration avec l’État et les acteurs de la presse sénégalaise, ont tenu un atelier de deux jours à la résidence Mamoune à partir de ce jeudi 13 février. L’objectif de cette rencontre était de lutter contre la désinformation et les discours haineux, sous le thème : “Création d’un cadre d’échanges sur la prévention de la désinformation et des propos haineux”.

M. Babacar Fall a souligné que la désinformation, à l’ère moderne, est devenue une véritable industrie, voire une entreprise criminelle qui menace le fondement du vote et, par extension, la stabilité des sociétés. Pour remédier à cette problématique, Moundiaye Cissé a annoncé que 46 représentants seront déployés dans tous les départements afin de relayer les informations liées à ce projet et d’accompagner les initiatives de lutte contre la désinformation.

Le président du CNRA, Mamadou Oumar Ndiaye, a, quant à lui, reconnu la difficulté de réguler la presse en ligne. Il a affirmé que le CNRA ne dispose pas encore des prérogatives nécessaires pour encadrer les contenus numériques, mais qu’une loi sera bientôt mise à jour pour remédier à cette situation.

“Aujourd’hui, la désinformation s’accompagne de propos extrêmement dangereux pour la stabilité de nos sociétés et de nos communautés. C’est pourquoi nous proposons la création d’un cadre pour la prévention de la désinformation et des discours haineux. Ce cadre regroupera les acteurs des médias, les autorités politiques, la presse écrite et en ligne, ainsi que les utilisateurs des réseaux sociaux”, a déclaré M. Babacar Fall, président du Gradec.

Il a également rappelé que la question de la désinformation est désormais au cœur des problématiques de gouvernance dans un monde marqué par les luttes d’accès au pouvoir, aux ressources et au contrôle des données. Chaque jour, des manipulations d’informations sont orchestrées dans le but d’influencer l’opinion publique et de servir des intérêts privés.

Renforcement du rôle des journalistes et coopération avec les plateformes numériques

M. Fall a insisté sur la nécessité de responsabiliser davantage les journalistes, qui jouent un rôle crucial en tant que relais et régulateurs de l’opinion publique. Il estime que cet atelier, au-delà de la création d’un cadre d’échanges, devra structurer des réunions régulières et être un véritable outil de lutte contre la désinformation, facilitant la collaboration entre les journalistes, la société civile et l’État.

Le président du CNRA a également évoqué un dialogue engagé à l’échelle africaine pour mieux gérer les réseaux sociaux. Il a précisé qu’un travail de coordination entre les régulateurs africains et les grandes plateformes numériques a été entamé.

“Nous avons déjà tenu une réunion à Abidjan dans le cadre de la déclaration d’Abidjan. Cette initiative vise à établir un dialogue entre les plateformes numériques et les régulateurs africains pour mieux encadrer les contenus diffusés sur les réseaux sociaux. Cependant, cela reste un processus de long terme”, a-t-il expliqué.

Un programme national pour la prévention des conflits et la promotion de la paix

Moundiaye Cissé, coordinateur du Cosce et vice-président du comité de pilotage, a annoncé le lancement d’un programme national de prévention. Ce dispositif, qui sera mis en place sous l’égide de l’ONG 3D, mobilisera plusieurs acteurs issus du monde sportif, culturel et politique.

“Au niveau national, nous allons travailler sur des études et des actions concrètes pour prévenir la désinformation et promouvoir la paix. Ce programme mobilisera 46 représentants, un par département, et inclura des initiatives locales pour sensibiliser les autorités et les citoyens”, a-t-il précisé.

Le programme prévoit également une collaboration avec les universités, qui sont souvent des lieux de fortes tensions et de violences. Il s’agira ainsi d’impliquer les jeunes et les institutions académiques dans cette dynamique de prévention et de sensibilisation.

À travers cet atelier et les initiatives qui en découleront, la société civile et le CNRA souhaitent instaurer un cadre durable de lutte contre la désinformation et les discours haineux, en impliquant tous les acteurs concernés : journalistes, autorités politiques, plateformes numériques et citoyens. La réussite de ce projet dépendra de l’engagement collectif et de la mise en place de mécanismes concrets pour contrer la manipulation de l’information et préserver la stabilité du pays.

Kaolack / Éducation : L’Inspection d’Académie à pied d’œuvre pour la réussite de la 34e finale nationale de la Dictée P.G.L.

Kaolack sera la capitale de l’éducation à l’occasion de la finale nationale de la Dictée P.G.L., prévue le samedi 15 février 2025, sous le thème : “La formation professionnelle des métiers”. L’Inspection d’Académie de Kaolack est à pied d’œuvre pour assurer le succès de cet événement éducatif.

Déjà, la ville de Mbossé Coumba Djiguen commence à accueillir ses hôtes venus des 14 régions du pays à la Maison des hôtes de Médina Baye, appelée le Complexe Keur Gane. Cette 34e édition réunira 32 lauréats et verra la présence de plusieurs personnalités, notamment des représentants de la Fondation Paul Gérin-Lajoie, du délégué général du Québec, de l’ambassade du Canada, du ministère de l’Éducation, ainsi que du parrain de l’édition 2025, Cheikh Mahy Aliou Cissé, porte-parole de la famille de Mame Baye Niasse.

Ce concours international de dictée, organisé par la Fondation Paul Gérin-Lajoie, s’adresse aux jeunes de la maternelle à la 2e secondaire. La Dictée P.G.L. permet aux enfants d’améliorer leur maîtrise du français tout en les sensibilisant à l’importance de la solidarité internationale, de la diversité et du vivre-ensemble.

Diéthié Fall dénonce les abus du régime précédent et soutient la transparence du nouveau pouvoir

La publication du dernier rapport de la Cour des Comptes continue de susciter de vives réactions au Sénégal. Diéthié Fall, président du Parti Républicain pour le Progrès (PRP), a exprimé son indignation face à la gestion des finances publiques sous l’ancien régime. Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux et relayé par Sud Quotidien, il a dénoncé l’utilisation abusive des ressources nationales tout en réaffirmant son soutien aux nouvelles autorités engagées dans une gouvernance plus transparente.

Diéthié Fall n’a pas mâché ses mots en réagissant aux conclusions du rapport. Il a rappelé que, pendant que les opposants au régime précédent étaient « attaqués, violentés, calomniés, gazés et emprisonnés », ceux qui détenaient le pouvoir « pillaient en même temps nos maigres ressources ». Une critique cinglante qui vient renforcer les accusations déjà portées par le Premier ministre Ousmane Sonko, dont les alertes répétées sur la gestion des deniers publics trouvent désormais un écho dans les chiffres révélés par la Cour des Comptes.

Pour le leader du PRP, ces détournements sont d’autant plus révoltants que le Sénégal figure encore parmi les 25 pays les plus pauvres du monde. Une réalité qui, selon lui, rend ces abus inacceptables et exige des mesures fortes pour établir la responsabilité des auteurs de ces « crimes financiers ».

Diéthié Fall a également salué les actions entreprises par le nouveau pouvoir pour faire toute la lumière sur ces affaires et traduire les coupables en justice. Il soutient pleinement les initiatives du Président de la République et de son gouvernement, qui se sont engagés à restaurer la transparence et l’éthique dans la gestion des fonds publics.

Dans son message, il a appelé les citoyens à rester patients et unis derrière les nouvelles autorités, estimant que cette phase de transition est essentielle pour bâtir un « Sénégal souverain, juste et prospère ».

Les déclarations du président du PRP s’inscrivent dans un climat politique marqué par une volonté de rupture avec les pratiques du passé. La publication du rapport de la Cour des Comptes risque d’accélérer les poursuites judiciaires contre certains responsables de l’ancien régime, alors que la pression populaire en faveur de la reddition des comptes ne cesse de croître.

Diéthié Fall, en prenant fermement position, confirme l’alignement de son parti avec la ligne politique du gouvernement en place. Une posture qui renforce le camp du pouvoir dans son engagement pour une gestion plus vertueuse des ressources publiques.

Bassirou Diomaye Faye à Addis-Abeba pour le sommet de l’UA : Diplomatie, justice et coopération au cœur des échanges

Le Président de la République du Sénégal, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, est arrivé cet après-midi à Addis-Abeba, en Éthiopie, pour participer à la 38ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA), prévue du 15 au 16 février 2025. Cette rencontre continentale se déroule sous le thème : « Année de la justice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine par le biais de réparations ». 

En marge de ce sommet, le Président Faye prendra part à des réunions de haut niveau, notamment sur le financement de la santé et le Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs (MAEP). Ces rencontres visent à renforcer la coopération entre les nations africaines et à promouvoir des politiques efficaces pour le développement du continent.

Par ailleurs, le chef de l’État sénégalais prévoit des entretiens bilatéraux avec plusieurs de ses homologues ainsi que des responsables d’organisations internationales. Ces discussions porteront sur des questions d’intérêt commun, notamment la sécurité, l’économie et la coopération régionale.

La participation du Président Faye à ce sommet témoigne de l’engagement du Sénégal à contribuer activement aux initiatives panafricaines et à promouvoir la justice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine.

Ousseynou Ly sur la gestion passée : « Le pays a été plongé dans le chaos par des hommes d’État autoproclamés »

Le ministre-conseiller et porte-parole de la Présidence, Ousseynou Ly, a récemment réagi au rapport accablant de la Cour des comptes concernant l’état des finances publiques du Sénégal. Il a critiqué les anciens dirigeants, qui, malgré leurs diplômes et leur expérience en tant qu’« hommes d’État », ont plongé le pays dans le chaos financier.

Malgré cette situation financière désastreuse, M. Ly a salué la capacité des nouvelles autorités à maintenir le fonctionnement de l’État. Il a notamment souligné le paiement régulier des salaires, l’approvisionnement des secteurs essentiels et la gestion efficace des urgences nationales.

À son entrée en fonction, le Président Bassirou Diomaye Faye a mandaté le Premier ministre Ousmane Sonko et son gouvernement pour entreprendre des actions prioritaires. Parmi celles-ci figurent la réduction des prix des denrées de première nécessité, la préparation de la campagne agricole, le règlement des dettes des opérateurs économiques et la gestion des inondations.

Ousseynou Ly a également souligné que la reconstruction d’un pays nécessite du savoir-faire et des vertus, contrairement à sa destruction, qui ne demande ni science ni compétence. Il a insisté sur le fait que ce sont aujourd’hui ces jeunes, autrefois qualifiés d’« inexpérimentés », qui redressent le pays et redonnent espoir aux citoyens.

Sénégal : Le gouvernement réagit au rapport de la Cour des comptes sur les finances publiques

Le gouvernement sénégalais a tenu une conférence de presse pour répondre aux conclusions du Rapport de la Cour des comptes sur la situation des finances publiques de 2019 à 2023. Lors de cette rencontre, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a insisté sur la nécessité d’agir rapidement pour corriger les déséquilibres mis en évidence par le document.

Selon la Cour des comptes, la gestion des finances publiques sur la période examinée révèle un déséquilibre financier notable, nécessitant des ajustements urgents. « Ce rapport est une photographie fidèle de la situation économique du pays. Il met en lumière des ajustements qu’il est impératif de mettre en œuvre », a déclaré le ministre.

Parmi les principaux points soulevés, le rapport met en avant une augmentation significative de la dette publique, un déficit budgétaire persistant et une gestion des dépenses nécessitant des améliorations. Ces constats font écho aux préoccupations soulevées ces derniers mois par plusieurs experts économiques et institutions financières internationales.

Face à ces constats, Cheikh Diba a tenu à rassurer l’opinion publique en affirmant que le gouvernement a pris toute la mesure de la situation et s’engage à apporter des corrections. « Il y a un réel déséquilibre financier qui nous impose d’agir vite, avec efficacité et méthode », a-t-il insisté.

Le ministre des Finances a également mis en avant les efforts déjà entrepris pour rétablir l’équilibre budgétaire. Parmi les mesures annoncées figurent :

• Un renforcement du contrôle des dépenses publiques pour limiter le gaspillage et améliorer l’efficacité des investissements.

• Une meilleure mobilisation des recettes fiscales afin d’accroître les ressources de l’État sans alourdir la pression fiscale sur les citoyens.

• Une révision de la gestion de la dette publique pour garantir sa soutenabilité à long terme.

Vers un débat national sur la gestion des finances publiques ?

Les conclusions du rapport de la Cour des comptes risquent d’alimenter le débat sur la gouvernance économique du pays, notamment à l’approche de décisions budgétaires cruciales. Certains analystes estiment que ces constats pourraient inciter à une réforme en profondeur de la politique budgétaire afin de garantir une plus grande transparence et une meilleure gestion des ressources publiques.

Affaire Farba Ngom : Violents affrontements devant le Pool Judiciaire Financier, cinq arrestations

L’audition de Farba Ngom, maire des Agnams, dans une affaire de blanchiment d’argent, a été marquée ce jeudi par de violentes échauffourées devant le Pool Judiciaire Financier. Cinq de ses partisans ont été arrêtés par la police après des affrontements au cours desquels des gaz lacrymogènes ont été utilisés pour disperser la foule.

Alors que Farba Ngom se rendait à son audition, plusieurs de ses soutiens s’étaient rassemblés devant le Pool Judiciaire Financier pour lui témoigner leur appui. La situation a rapidement dégénéré, entraînant des heurts entre manifestants et forces de l’ordre.

Face à l’escalade de la violence, les forces de police ont procédé à l’interpellation de cinq individus, qui ont été conduits au commissariat du Point E pour être entendus. Parmi eux figure un homme présenté comme l’oncle de l’ex-député, blessé lors des affrontements et pris en charge médicalement.

L’enquête sur des soupçons de blanchiment d’argent visant Farba Ngom suscite une forte attention, aussi bien parmi ses partisans que dans les médias. Cette tension s’est traduite par un dispositif sécuritaire renforcé autour du Pool Judiciaire Financier.

Olaf Scholz s’oppose fermement à une paix imposée entre la Russie et l’Ukraine

Le chancelier allemand Olaf Scholz a réaffirmé son opposition à toute paix imposée entre la Russie et l’Ukraine. S’exprimant dans l’émission Berlin Playbook Podcast de Politico, il a insisté sur la nécessité d’une solution équilibrée, impliquant les États-Unis et garantissant la souveraineté de l’Ukraine.

« La prochaine tâche est de s’assurer qu’il n’y a pas de paix imposée ici », a déclaré Scholz, soulignant l’importance de préserver l’intégrité et les intérêts de l’Ukraine. Cette prise de position intervient alors que l’ancien président américain Donald Trump a annoncé sur Truth Social un accord avec son homologue russe Vladimir Poutine pour entamer des négociations immédiates.

Le chancelier allemand a rappelé le rôle incontournable de Washington dans toute issue au conflit. « Il est très clair pour moi qu’il ne doit pas y avoir de solution qui ne soit pas aussi une solution dans laquelle les États-Unis sont impliqués », a-t-il affirmé. Cette déclaration traduit l’importance que Berlin accorde à l’alliance transatlantique et au soutien militaire et diplomatique américain à l’Ukraine.

Alors que certaines discussions portent sur une éventuelle implication militaire occidentale en Ukraine après un accord de paix, Scholz a jugé ce débat prématuré. « Tout le monde sait que ce n’est pas une question qui se pose à l’heure actuelle », a-t-il précisé, écartant ainsi toute spéculation sur un engagement direct de la Bundeswehr.

Malgré les incertitudes liées à la politique étrangère américaine, Scholz s’est montré confiant quant au maintien du soutien de Washington à Kiev. « Les discussions que j’ai eues avec [Trump] […] laissent penser que […] les États-Unis continueront à soutenir l’Ukraine », a-t-il assuré.

Enfin, le chancelier allemand a exprimé son souhait de voir l’Ukraine sortir de la guerre avec une armée modernisée et mieux équipée. Pour lui, il est essentiel que Kiev puisse compter sur « une armée plus forte qu’avant la guerre, et dotée d’armes occidentales » afin d’assurer sa sécurité et sa stabilité future.

Farba Ngom auditionné au PJF : tensions et affrontements entre forces de l’ordre et ses partisans

Ce jeudi 13 février, le député Farba Ngom s’est présenté au Pôle Judiciaire Financier (PJF), situé en face du couloir de la mort de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), pour une audition. Dès les premières heures de la matinée, ses partisans s’étaient mobilisés aux abords du tribunal en signe de soutien.

Cependant, cette présence massive a rapidement entraîné des tensions. Les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser la foule à l’aide de gaz lacrymogènes. Des affrontements ont éclaté entre manifestants et forces de sécurité, conduisant à l’arrestation d’un partisan du député.

Dans la confusion, un oncle de Farba Ngom, également présent sur les lieux, a été blessé au menton. Pour l’instant, aucune déclaration officielle n’a été faite sur les motifs exacts de l’audition du parlementaire, mais cette convocation s’inscrit dans un contexte où plusieurs figures politiques font face à des enquêtes judiciaires.

Drame à l’UGB : Un étudiant retrouvé pendu laisse un message d’adieu émouvant

L’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB) est en deuil après la découverte, lundi dernier, du corps sans vie de Pape Matar Diagne, un étudiant inscrit à l’UFR des Sciences juridiques et politiques. Le jeune homme aurait mis fin à ses jours dans sa chambre universitaire, laissant derrière lui deux lettres d’adieu poignantes.

Selon les informations rapportées par Source A, Matar Diagne a adressé un premier message à ses parents, leur demandant pardon pour son geste tragique. Mais un second message, plus personnel, était destiné à une certaine Mame Diarra, une amie proche à qui il témoigne une profonde affection.

Dans ce texte reproduit par le journal, il exprime ses regrets et demande à Mame Diarra de ne pas pleurer :

« Balma ak (je te demande pardon). Ne pleure pas. Sois forte. J’ai eu la chance de t’avoir comme amie. Tu es une personne d’une gentillesse immense. J’ai laissé un message sur mon profil Facebook. NB : c’est un message programmé. »

Puis, il ajoute des mots lourds de sens, témoignant d’un lien fort avec son amie :

« Même étant mort, je serai toujours ton Matar et tu resteras toujours ma Diarra. Tu es moi, je suis toi. Prie pour moi. Boulma meusseu faté di nianal (ne cesse de prier pour moi). »

Un détail marquant de cette lettre d’adieu réside dans sa dernière requête. Pape Matar Diagne a demandé à Mame Diarra de rembourser un sachet d’eau qu’il avait pris à crédit à la boutique de l’Amicale des étudiants, mais qu’il n’avait pas eu le temps de régler.

Ce drame secoue la communauté universitaire de l’UGB, déjà marquée par de nombreuses difficultés liées aux conditions de vie des étudiants. Une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur cette tragédie.

Sénégal : Le rapport accablant de la Cour des comptes déclenche une tempête politique

Le dernier rapport de la Cour des comptes, couvrant la période de 2019 au 31 mars 2024, révèle une gestion financière chaotique marquée par des détournements massifs, des transactions suspectes et des violations flagrantes des règles budgétaires. Ces révélations ont déclenché une vague d’indignation et de réactions politiques, notamment du côté du parti Pastef, qui entend mener une offensive médiatique pour dénoncer ce qu’il considère comme un scandale d’État.

Face à l’ampleur des faits révélés par le rapport, El Malick Ndiaye, président de l’Assemblée nationale et secrétaire national à la communication du Pastef, a lancé un appel sans équivoque aux militants et sympathisants de son parti. Dans un message publié sur X (anciennement Twitter), il invite les Sénégalais à s’emparer du rapport et à le diffuser massivement sur toutes les plateformes médiatiques.

« Ousmane Sonko du waxantu (Sonko ne parle pas à la légère). À tous les Patriotes ! Vous avez de la matière. Que personne ne vous distraie. Prenez le rapport de la Cour des comptes ligne par ligne, chiffre après chiffre. Faites des lives, des challenges TikTok, des audios WhatsApp, des émissions… Na Sénégalais ak Aduna bi yépp xam li xew (Que les Sénégalais et le monde entier sachent ce qu’il y a dans le rapport de la Cour des comptes). »

Ce mot d’ordre marque une nouvelle étape dans la stratégie de communication du parti, qui mise sur la viralité des réseaux sociaux pour exposer au grand jour ce qu’il considère comme une « prédation des ressources publiques ».

Les conclusions de la Cour des comptes, bien que détaillées, n’ont pas encore fait l’objet d’une réaction officielle claire de la part du gouvernement. Toutefois, le Pastef entend bien en faire un levier pour accentuer la pression sur les autorités et exiger des comptes.

Avec cette campagne de sensibilisation massive, le parti espère transformer ces révélations en un débat national et international, contraignant ainsi l’exécutif à réagir. L’enjeu est de taille, car au-delà des accusations, ces informations pourraient avoir des répercussions politiques et judiciaires majeures.

Le Sénégal entre ainsi dans une phase intense de confrontation médiatique, où chaque élément du rapport risque d’être scruté, commenté et exploité politiquement. Le Pastef, à travers son appel à la mobilisation, cherche à s’imposer comme le principal porte-voix des dénonciations, obligeant ainsi le gouvernement à répondre aux accusations.

Suicide et santé mentale : Ansoumana DIONE dresse un tableau sombre pour le Sénégal.

Le suicide devient de plus en plus récurrent au Sénégal. Le cas de l’étudiant Matar DIAGNE, de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, doit interpeller notre société sur la situation souvent alarmante que vivent certains citoyens. En clair, l’état de santé mentale des populations devra être considéré comme une priorité aussi bien par les pouvoirs publics que pour les organisations œuvrant dans ce sens. Malheureusement, pour le cas spécifique du Sénégal, il n’ y a aucune disposition prise, jusqu’ici, pour apporter des réponses aux innommables préoccupations des citoyens concernés. En fait, le Sénégal ne dispose pas de politique de santé mentale et cette triste réalité est très regrettable.

Dans nos structures sanitaires, ici, à Dakar, la Capitale et partout à travers le pays, il y a une absence de services de psychiatrie. Ce qui rend totalement impossible l’accès aux traitements et aux médicaments, pour les sujets souffrant de troubles mentaux. Plus grave, le Sénégal ne dispose pas assez de personnels soignants spécialisés tels que : psychiatres, psychologues, entre autres. Et, au Ministère de la Santé et de l’Action Sociale, la Division de la Santé Mentale est totalement prise en otage par le Ministère de l’Enseignement supérieur, avec le Service de psychiatrie du Centre hospitalier national universitaire de Fann. Mais, les autorités sanitaires ne veulent pas en parler jusqu’ici.

Pour prévenir les cas de suicides, il est nécessaire pour un pays d’avoir des cadres d’écoute et d’orientation, en vue d’apporter des solutions aux problèmes de société. Certes, le Sénégal n’en dispose pas. Heureusement, notre Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM) et son Centre Ansoumana DIONE de Kaolack ont permis à beaucoup de citoyens de trouver des réponses adéquates à certains problèmes de société. Attention, problèmes et solutions vont de pair. Et, il suffit tout juste de cerner le premier pour que le second puisse apparaître très facilement. C’est pourquoi, nous invitons les nouvelles autorités à collaborer dans ce sens.

Le 12 février 2025,
Ansoumana DIONE, Président de l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM)

Vente des immeubles de l’État à la SOGEPA : révélations de l’audit des finances publiques

Le rapport d’audit sur la situation des finances publiques du Sénégal, couvrant la période de 2019 au 31 mars 2024, a mis en lumière plusieurs opérations financières majeures impliquant l’État. Publié ce mercredi 12 février, ce document révèle notamment la cession de plusieurs immeubles publics à la Société nationale de Gestion et d’Exploitation du Patrimoine bâti de l’État (SOGEPA).

D’après le rapport, l’État sénégalais a procédé à la vente de plusieurs de ses immeubles bâtis à la SOGEPA par le biais du décret n°2022-163 du 3 février 2022. Cette transaction avait pour objectif de faciliter le développement d’un emprunt obligataire Sukuk d’un montant de 330 milliards de FCFA, levé le 21 avril 2022.

Créée par la loi n°2021-36 du 22 novembre 2021, la SOGEPA a pour mission de gérer et d’exploiter le patrimoine immobilier de l’État. Dans le cadre de cette mission, la société a mobilisé ces fonds à travers un mécanisme de financement islamique (Sukuk), garantissant aux investisseurs des rendements conformes aux principes de la finance islamique.

Si cette vente a permis à l’État de mobiliser des fonds importants, le rapport d’audit pose toutefois certaines questions sur la gestion des actifs publics et l’opportunité d’une telle transaction. Certains analystes estiment que la cession de biens immobiliers de l’État aurait pu être mieux encadrée afin d’assurer une transparence totale et une meilleure optimisation des ressources publiques.

Cette révélation relance également le débat sur l’endettement et la gestion du patrimoine public, dans un contexte où l’État cherche à diversifier ses sources de financement tout en maîtrisant son déficit budgétaire.

Avec cette opération, la SOGEPA se retrouve désormais propriétaire de plusieurs immeubles stratégiques, ce qui pourrait redéfinir l’exploitation et la gestion du patrimoine bâti de l’État dans les années à venir. Reste à savoir si cette restructuration aboutira à une meilleure valorisation des biens publics ou si elle entraînera des répercussions sur l’occupation et l’utilisation des bâtiments administratifs.

Les conclusions de ce rapport pourraient conduire à un débat plus large sur la gestion des finances publiques et la nécessité d’un encadrement plus strict des transactions impliquant des actifs stratégiques de l’État.

Touba en deuil : Serigne Amdy Modou Mbenda Fall, Khalife général des Baay Fall, s’est éteint à l’âge de 95 ans

La communauté mouride est en deuil. Serigne Amdy Modou Mbenda Fall, Khalife général des Baay Fall, a rendu l’âme ce mardi à l’âge de 95 ans. Son décès plonge la confrérie mouride, et particulièrement la communauté Baye Fall, dans une profonde tristesse.

Né il y a 95 ans, Serigne Amdy Modou Mbenda Fall a consacré sa vie au service de la voie tracée par Cheikh Ibrahima Fall, disciple émérite de Cheikh Ahmadou Bamba. Reconnu pour son humilité et son engagement dans la transmission des valeurs du mouridisme, il était une figure emblématique du Baye Fall, mouvement caractérisé par son dévouement total à la cause spirituelle et sociale.

Il a accédé au khilafat le 1ᵉʳ septembre 2021, succédant à Serigne Cheikh Dieumb Fall. Avant cela, il résidait à Diourbel, où il était déjà un guide influent pour de nombreux disciples. Après son accession au khilafat, il s’était établi dans sa résidence à Touba, haut lieu de la confrérie mouride.

Durant son mandat en tant que Khalife général, Serigne Amdy Modou Mbenda Fall a œuvré pour le renforcement de l’unité et la consolidation des enseignements du mouridisme. Il a perpétué les traditions du Baye Fall, mettant en avant les valeurs de travail, de dévotion et de solidarité. Son influence dépassait les cercles religieux, touchant aussi bien les jeunes disciples que les anciens fidèles de la communauté.

L’annonce de son décès a suscité une vague d’émotion au sein de la communauté mouride et au-delà. Fidèles, disciples et dignitaires religieux rendent hommage à un homme de foi, un serviteur infatigable de la cause mouride et un guide spirituel dont l’héritage restera gravé dans les cœurs.

La ville sainte de Touba s’apprête à lui rendre un dernier hommage, dans le respect des traditions et des enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba.

Paix à son âme. Que son œuvre continue d’inspirer les générations futures.

Sénégal : La Cour des comptes confirme la manipulation des finances publiques sous Macky Sall

Un rapport explosif de la Cour des comptes, publié récemment, révèle des irrégularités massives dans la gestion des finances publiques du Sénégal entre 2019 et mars 2024. Ces conclusions confirment les accusations portées en septembre 2024 par le Premier ministre Ousmane Sonko, qui dénonçait une manipulation des chiffres sous l’administration de Macky Sall.

Une dette publique largement sous-estimée

L’un des points les plus marquants du rapport concerne la dette publique. Alors que le gouvernement de Macky Sall annonçait un taux d’endettement de 65,9 % du PIB, Ousmane Sonko affirmait qu’il atteignait en réalité 76,3 %. La Cour des comptes valide cette estimation et met en lumière plusieurs anomalies :

• Surfinancement inexpliqué : des emprunts excédentaires ont été contractés sans justification claire, certains ayant financé des dépenses hors budget.

• Prêts et dettes dissimulés : une partie de la dette publique n’a jamais été retracée dans les comptes de l’État, notamment via des crédits directs et des substitutions de débiteurs.

• Encours de la dette sous-évalué : les chiffres officiels minimisaient l’ampleur de l’endettement réel.

Un exemple frappant concerne un emprunt obligataire Sukuk SOGEPA de 2022, dont 114,4 milliards de F CFA n’ont jamais été reversés au Trésor public, soulevant de sérieuses interrogations sur la gestion des fonds empruntés.

Des déficits budgétaires maquillés

Le rapport met en évidence une manipulation des chiffres budgétaires destinée à masquer l’état réel des finances publiques. Parmi les pratiques relevées :

• Rattachement artificiel de recettes : certaines recettes ont été attribuées à des exercices antérieurs afin de réduire artificiellement le déficit apparent.

• Déficits budgétaires sous-déclarés :

• En 2022, le gouvernement affichait un déficit de 6,10 % du PIB, alors qu’il atteignait en réalité 6,56 %.

• En 2023, l’écart se reproduit : 4,9 % officiellement, contre 5,17 % en réalité.

Des milliards transférés sans contrôle

Entre 2019 et 2023, 2 562,17 milliards de F CFA ont été transférés vers des Services Non Personnalisés de l’État (SNPE), des comptes échappant aux circuits budgétaires classiques, compliquant ainsi la traçabilité des fonds.

Deux comptes de dépôt en particulier sont mis en cause :

1. Le compte CAP/Gouvernement

• 1 343,57 milliards de F CFA y ont été décaissés en quatre ans.

• Parmi les dépenses signalées, 6,48 milliards de F CFA auraient servi à payer un loyer et 4 milliards de F CFA ont été versés à Air Sénégal sans justification claire.

2. Le Programme de Défense des Intérêts Économiques et Sécuritaires du Sénégal (PDIES)

• Depuis 2017, ce programme a absorbé 303,03 milliards de F CFA sans obligation de justification.

• Plusieurs engagements financiers semblent avoir été pris en dehors des règles budgétaires établies.

Dépenses extrabudgétaires et exonérations fiscales opaques

Le rapport révèle également des pratiques inquiétantes dans la gestion des finances publiques :

• Dépenses extrabudgétaires : financées directement via des comptes bancaires commerciaux, sans passer par le circuit budgétaire officiel, faussant ainsi les chiffres du déficit réel.

• Exonérations fiscales opaques :

• En 2021, l’État a accordé 952,7 milliards de F CFA d’exonérations fiscales.

• Aucune donnée n’a été fournie pour 2022 et 2023, en violation des obligations de transparence de l’UEMOA.

Un scandale financier aux lourdes conséquences

Les conclusions de la Cour des comptes confirment l’ampleur des irrégularités dénoncées par Ousmane Sonko. La gestion des finances publiques sous Macky Sall apparaît comme marquée par une opacité inquiétante et des pratiques comptables douteuses.

Ces révélations risquent d’avoir des répercussions majeures :

• Tensions avec les partenaires financiers : La manipulation des chiffres pourrait affecter la crédibilité du Sénégal auprès des institutions financières internationales.

• Réformes économiques nécessaires : Le gouvernement actuel devra redoubler d’efforts pour restaurer la transparence et la stabilité budgétaire.

• Conséquences politiques : Ce scandale pourrait impacter l’image de Macky Sall et de son parti, alors que la gestion de son administration est aujourd’hui sévèrement critiquée.

Avec ces nouvelles révélations, le débat sur la gouvernance économique du Sénégal prend une nouvelle dimension. L’heure est désormais aux responsabilités et aux réformes pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise.

Hamidou Anne critique sévèrement le gouvernement : “Ils sont incompétents”

Invité de l’émission L’invité de MNF sur la 7TV, l’essayiste et analyste politique Hamidou Anne n’a pas mâché ses mots à l’égard des nouveaux dirigeants du Sénégal. Sans détour, il a dénoncé ce qu’il qualifie d’« incompétence » de l’actuelle équipe gouvernementale, l’accusant de privilégier l’agitation médiatique au détriment du travail de fond nécessaire au redressement du pays.

Lors de son intervention, Hamidou Anne a exprimé son scepticisme quant à la capacité des dirigeants en place à apporter des changements significatifs. « Ils font de l’agitation, ils ne redressent rien et ils ne redresseront rien. Ils sont incompétents », a-t-il affirmé avec fermeté. Pour lui, le travail gouvernemental devrait se faire dans la discrétion et la rigueur, loin des effets d’annonce.

« Un pays, ça se construit dans le silence et le travail […]. Il y a une sacralité du silence et de la solitude quand on travaille », a-t-il ajouté, déplorant le manque de sérieux et de profondeur dans la gestion actuelle des affaires publiques.

Allant plus loin dans sa critique, l’essayiste a également mis en cause l’impréparation et le manque de maturité des nouveaux gouvernants. « Ils sont techniquement incompétents, politiquement impréparés, socialement immatures », a-t-il conclu, dressant ainsi un bilan accablant des premiers mois du régime en place.

Kaolack : Les travaux de reconstruction de la grande mosquée achevés à 80 %, pour un coût de 1 milliard 380 millions de FCFA

L’association Jam’ Iyyatu Ikhwâny Çafa, en charge des travaux de reconstruction de la grande mosquée de Kaolack, a fait le point sur l’avancement du chantier lors d’une conférence de presse tenue ce mardi. Selon Baba Ndiaye, président de l’association, les travaux ont atteint un taux d’avancement de 80 %.

« Vous avez pu constater que les dalles ont déjà été réalisées sur un seul niveau. Les mausolées, qui s’élèvent actuellement à 20 mètres, atteindront 40 mètres une fois achevés. Quant aux minarets situés à l’avant, ils culmineront à 35 mètres. Cela signifie que, une fois les dalles et les fondations terminées, l’essentiel du travail sera accompli. Pour ceux qui connaissent le domaine de la construction, ils savent que 60 % des efforts se concentrent sur les fondations et les dalles. Le reste concerne les finitions. C’est pourquoi nous pouvons affirmer aujourd’hui que le chantier est achevé à 80 % », a-t-il déclaré.

Le président Baba Ndiaye a également annoncé que l’inauguration de cette mosquée de dernière génération, équipée de toutes les commodités modernes, est prévue dans quelques mois.

« Si les travaux se poursuivent comme prévu, et si Dieu le veut, d’ici la Tabaski ou juste après, les habitants de Kaolack pourront inaugurer ce joyau au service de l’ensemble de la communauté musulmane », a-t-il assuré en présence du Khalife de Léona Kanène et de l’imam de la grande mosquée, Serigne Babacar Sy Kane.

Cette version corrige les erreurs grammaticales et améliore la fluidité du texte tout en gardant le style journalistique.

Turquie-Indonésie : Un partenariat renforcé pour la reconstruction de Gaza

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a réaffirmé l’engagement de son pays à collaborer avec l’Indonésie dans les efforts de reconstruction de la bande de Gaza, durement touchée par plus de 15 mois d’attaques israéliennes. Lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue indonésien, Prabowo Subianto, Erdogan a salué la position de Jakarta sur la question palestinienne et a insisté sur l’urgence d’une solution politique durable.

Lors de son discours, Erdogan a souligné que la stabilité régionale ne pourra être atteinte tant que Gaza et les Palestiniens ne trouveront pas la paix. Il a rappelé que les destructions causées par les attaques israéliennes s’élèvent à près de 100 milliards de dollars, un coût considérable qui, selon lui, devrait être supporté par l’« auteur » des destructions, en référence à Israël.

Le président turc a également insisté sur la nécessité de créer un État palestinien souverain, basé sur les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale. « L’établissement d’un État palestinien souverain et territorialement intact ne peut plus être retardé », a-t-il déclaré, en appelant la communauté internationale à agir rapidement.

Au-delà de la question palestinienne, les dirigeants turc et indonésien ont abordé plusieurs sujets visant à renforcer les relations bilatérales entre leurs pays. Erdogan et Subianto ont discuté de plans économiques ambitieux, avec pour objectif d’augmenter leur commerce bilatéral à 10 milliards de dollars et de le rendre plus équilibré.

Cette coopération s’étend à divers secteurs stratégiques, notamment l’industrie, la défense et les infrastructures, marquant ainsi une volonté commune de renforcer leurs liens sur le long terme.

L’engagement d’Ankara et de Jakarta en faveur de la Palestine ne se limite pas aux paroles. La Turquie et l’Indonésie ont déjà fourni une aide humanitaire significative à Gaza et comptent poursuivre leurs efforts, notamment à travers des initiatives de reconstruction.

Décès de la mère de Mamadou Lamine Diallo : Le Mouvement Tekki en deuil

Dakar est en deuil après le décès, ce mardi 11 février 2025, d’Adjiaratou Mariama Dia, mère de Mamadou Lamine Diallo, président du Mouvement Tekki. Une disparition qui plonge sa famille, ses proches et les membres de son parti politique dans une grande tristesse.

La levée du corps est prévue ce mercredi 12 février à 11 heures, à la mosquée du Point E, avant l’inhumation au cimetière musulman de Bakhiya à Yoff. Les condoléances seront reçues au domicile de la défunte, situé à la Zone B, villa 23/A.

Mamadou Lamine Diallo, économiste et homme politique reconnu pour son engagement en faveur de la bonne gouvernance et du développement économique du Sénégal, pourra compter sur le soutien de ses proches et de ses sympathisants en ces moments difficiles.

Le secrétariat permanent du Mouvement Tekki ainsi que de nombreuses personnalités politiques et membres de la société civile lui ont déjà adressé leurs condoléances.

Thiès : Un étudiant perd un œil lors d’affrontements, la Conférence des amicales d’étudiants dénonce une répression brutale

Thiès, Sénégal – La tension monte à l’université Iba Der Thiam de Thiès après qu’un étudiant a perdu un œil lors d’affrontements avec les forces de l’ordre. Face à cet événement tragique, la Conférence des amicales d’étudiants a vivement réagi, dénonçant un acte de « brutalité inqualifiable » et une atteinte grave aux droits fondamentaux.

Selon le communiqué de la Conférence des amicales, les violences ont éclaté dans un contexte de contestation estudiantine. Les affrontements entre étudiants et forces de l’ordre ont pris une tournure dramatique lorsque l’un des manifestants a été grièvement blessé, perdant un œil.

« Cet acte barbare constitue une violation flagrante des droits fondamentaux et un affront aux principes les plus élémentaires de l’État de droit », souligne la déclaration des représentants étudiants. Ceux-ci condamnent fermement la répression des mouvements universitaires et refusent que l’université devienne un lieu de répression au détriment du dialogue et de la concertation.

Face à la gravité de la situation, la Conférence des amicales interpelle les autorités académiques et politiques sur l’avenir de l’université et la protection des étudiants. Elle exige des mesures concrètes pour garantir un climat de sécurité et de respect des droits sur le campus.

Par ailleurs, les représentants des étudiants réclament justice pour leur camarade blessé. Ils demandent l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités et de sanctionner les coupables.

En plus des revendications judiciaires, la Conférence des amicales exhorte les autorités à prendre en charge médicalement et socialement l’étudiant touché. Une demande qui souligne la nécessité d’un accompagnement adéquat pour atténuer les conséquences de ce drame.

Alors que la communauté universitaire reste sous le choc, cet incident relance le débat sur la gestion des tensions dans les établissements d’enseignement supérieur. La Conférence des amicales prévient qu’elle restera mobilisée pour défendre les droits des étudiants et éviter que de telles violences ne se reproduisent à l’avenir.

Ama Baldé : La Ferveur d’un Guerrier Indomptable

Dans l’arène sénégalaise, peu de lutteurs incarnent autant d’intensité et de passion qu’Ama Baldé. Véritable phénomène, il n’est pas simplement un combattant, mais une force brute, une énergie inarrêtable qui soulève l’enthousiasme des foules et fait trembler ses adversaires. Son nom résonne comme un cri de guerre, un avertissement à quiconque ose se dresser sur son chemin.

Dès qu’il pénètre dans l’arène, Ama Baldé impose sa présence. Son regard, perçant et déterminé, témoigne d’une volonté de fer. Chaque mouvement est calculé, chaque geste dégage une puissance explosive. Ce n’est pas qu’un combat qu’il livre, mais une véritable démonstration de force et de détermination. Sa posture, son attitude et son engagement total traduisent une soif de victoire qui ne connaît aucune limite.

Si la lutte sénégalaise est un sport où la force physique joue un rôle clé, Ama Baldé sait mieux que quiconque que la victoire se forge avant tout dans l’esprit. Son mental d’acier le distingue. Il ne doute jamais, ne recule devant rien. Pour lui, chaque combat est une bataille à remporter, un défi à relever avec fierté et honneur. Cette résilience, il l’a cultivée dès son plus jeune âge, dans l’ombre d’un héritage familial où la lutte est bien plus qu’un simple sport, mais une tradition, un mode de vie.

Les supporters d’Ama Baldé ne se contentent pas de l’admirer, ils vivent ses combats avec lui, ressentent son énergie, vibrent à chacun de ses pas. Dans les gradins, la tension est électrique lorsqu’il s’apprête à entrer dans l’arène. Son charisme naturel, sa rage de vaincre et son style de combat spectaculaire font de lui un favori du public, un lutteur dont la simple présence suffit à enflammer une arène entière.

Ama Baldé n’est pas qu’un lutteur, il est une force de la nature. Lorsqu’il se prépare pour un combat, il ne laisse aucune place au doute. Il sait que son corps et son esprit doivent être en parfaite harmonie pour triompher. Ses adversaires le savent : affronter Ama, c’est se mesurer à une fureur prête à tout dévaster, une puissance brute qui ne faiblit jamais.

À travers sa carrière, Ama Baldé continue de prouver qu’il est bien plus qu’un simple combattant : il est une légende en devenir, un guerrier dont la ferveur ne cesse de grandir. Son nom restera gravé dans l’histoire de la lutte sénégalaise comme celui d’un homme qui a toujours refusé de reculer, préférant avancer, encore et toujours, vers la victoire.

Affaire Doro Gaye : le colonel Cheikh Sarr contre-attaque sur le terrain judiciaire

L’affaire Doro Gaye continue de secouer le paysage judiciaire sénégalais. Après son inculpation et son placement sous mandat de dépôt à la suite de sa convocation mi-novembre, le colonel Cheikh Sarr, ancien patron de la Section de recherches (SR), refuse de se laisser faire. Il a saisi la Chambre d’accusation pour contester la régularité de la procédure engagée contre lui.

Selon les informations relayées par Les Échos, la défense du colonel Cheikh Sarr dénonce des irrégularités dans la procédure d’instruction. Ses avocats pointent du doigt des « vices de forme » qu’aurait commis le juge d’instruction, notamment le non-respect de certaines étapes judiciaires obligatoires.

« Il y a des préalables que le magistrat instructeur devait poser et qui n’ont pas été faits », insistent-ils. S’appuyant sur ces arguments, les avocats du colonel plaident pour une « nullité de forme » et espèrent obtenir l’annulation des charges qui pèsent contre lui.

Cette offensive judiciaire marque la deuxième requête introduite pour contester la procédure. Un premier recours avait déjà été déposé pour des motifs similaires, selon Les Échos.

L’affaire Doro Gaye est loin d’être linéaire. Avant l’initiative de Cheikh Sarr, la défense de Doro Gaye lui-même avait déjà contesté la procédure lancée contre lui par l’homme d’affaires Zakiroulahi Sow.

Les avocats de Doro Gaye reprochaient au juge d’avoir révoqué son contrôle judiciaire avant même qu’il ne quitte le pays, alors qu’aucune violation des conditions du contrôle judiciaire n’avait été constatée. Ce recours, dont le verdict est toujours attendu, s’ajoute donc à la contre-offensive judiciaire du colonel Cheikh Sarr.

Avec cette nouvelle saisine de la Chambre d’accusation, le dossier Doro Gaye s’enlise dans une complexité croissante. La justice sénégalaise devra statuer sur ces multiples recours, ce qui pourrait prolonger l’affaire bien au-delà des prévisions initiales.

Kaolack – Éducation : L’UDEN départemental dénonce le non-paiement des indemnités de surveillance du baccalauréat

Le Secrétaire Général départemental de l’UDEN, Abdoulaye Dia, était en tournée dans les écoles du département de Kaolack ce mardi. Après avoir dressé un état des lieux dans les établissements visités, lui et sa délégation ont dénoncé avec la plus grande fermeté le non-paiement des indemnités de surveillance du baccalauréat 2024.

“Il est inacceptable que des surveillants, ayant assuré un rôle essentiel lors des examens, n’aient toujours pas été rémunérés pour leur travail. Cette situation porte un préjudice direct à des professionnels qui méritent d’être traités avec respect. Nous exigeons que ces indemnités soient versées dans les plus brefs délais et que des mesures soient prises pour éviter que de tels retards ne se reproduisent à l’avenir. Nous continuerons à porter ce combat au niveau national”, a exigé M. Dia.

La situation des allocations familiales est tout aussi alarmante. “Nous sommes particulièrement préoccupés par les retards récurrents de paiement de la part de la Caisse de Sécurité Sociale. Ces retards affectent directement la vie des allocataires. Il est intolérable que ces allocations ne soient pas versées de manière régulière et en temps voulu. L’UDEN demande une régularisation immédiate de cette situation et appelle à une réforme en profondeur”, a-t-il ajouté.

Les omissions dans le paiement des indemnités des classes spéciales constituent également un problème majeur. “Ces enseignants, qui prennent en charge deux classes, sont souvent oubliés lors du versement de leurs indemnités, malgré l’importance de leur travail. Il est impératif de rectifier cette injustice et de garantir que ces professionnels reçoivent leurs paiements intégralement et dans les délais prévus”, a rappelé Abdoulaye Dia.

“En tant que Secrétaire Général de l’UDEN, je me fais le porte-parole de toutes celles et ceux qui sont confrontés à ces injustices. Nous demandons que ces paiements soient régularisés sans délai et que des mécanismes soient mis en place pour éviter de nouvelles erreurs. Il est essentiel que le gouvernement et les administrations respectent leurs engagements envers les travailleurs. L’UDEN exige une réforme du système de paiement garantissant une transparence totale et le respect strict des délais. Nous continuerons à défendre fermement ces droits et à lutter pour un système éducatif plus juste”, a-t-il conclu.

Cheikh Diba : un plaidoyer pour l’éthique et la responsabilité dans la gestion publique

Ce mardi 11 février 2025, en séance plénière à l’Assemblée nationale, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a livré un discours empreint de gravité et de conviction, mettant en avant son sens de l’éthique et de la responsabilité dans la gestion des affaires publiques.

S’exprimant lors de l’examen des projets de loi relatifs à la réglementation bancaire et à la microfinance, Cheikh Diba a insisté sur la nécessité pour chaque responsable public d’incarner des valeurs d’intégrité et de dignité. « Je n’accepterais pas que le Président de la République ait plus de valeurs que moi. Il peut avoir toutes les valeurs du monde, mais je n’accepterais pas qu’il en ait plus que moi. Il en est de même pour le Premier ministre. Pour moi, c’est cela la dignité », a-t-il affirmé avec force devant les parlementaires.

Par ces propos, le ministre réaffirme sa conception de l’engagement politique et de la gestion des ressources publiques : un domaine où l’éthique doit primer sur toute autre considération. Il invite ainsi les responsables de l’État à une introspection sur leurs responsabilités et leur devoir envers les citoyens.

Au-delà de la question des valeurs, Cheikh Diba a exhorté chacun à se concentrer sur l’essentiel, rappelant que les objectifs fixés ne sont pas négociables. « Nous n’avons même pas le droit de ne pas atteindre les objectifs qui sont les nôtres. Je n’écoute pas ceux qui disent du négatif. L’essentiel pour moi, c’est d’avoir le sentiment du devoir accompli à ma mort », a-t-il déclaré avec une solennité particulière.

Dans un contexte économique où la gestion des finances publiques est scrutée de près, son discours sonne comme un engagement personnel et une mise en garde contre toute forme de laxisme ou de déviation des principes de bonne gouvernance.

Ce plaidoyer du ministre Cheikh Diba intervient alors que les débats sur la réglementation bancaire et la microfinance revêtent une importance cruciale pour l’économie nationale. Ses déclarations témoignent de sa volonté de défendre une gouvernance rigoureuse, basée sur la transparence et la responsabilité.

Saint-Louis : Un étudiant retrouvé mort à l’UGB, une enquête ouverte

L’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis est en deuil après la découverte, dans la nuit du 10 février 2025, du corps sans vie de Matar Diagne, étudiant en Master de Droit Public. Le jeune homme a été retrouvé dans sa chambre au campus 1, plongeant la communauté universitaire dans la stupeur et l’émotion.

Dès l’alerte donnée, les autorités judiciaires et la Brigade de Recherches de la Gendarmerie nationale se sont rendues sur place pour effectuer les premières constatations. Un communiqué du Parquet de Saint-Louis a confirmé l’ouverture d’une enquête afin d’éclaircir les circonstances exactes du décès. Une autopsie a été ordonnée pour déterminer les causes de la mort de l’étudiant.

La nouvelle du décès de Matar Diagne a profondément bouleversé ses camarades et l’ensemble du personnel de l’UGB. En réaction, la coordination des étudiants de l’université a décrété une “journée noire”, accompagnée d’une suspension de toutes les activités pédagogiques pendant 24 heures, en hommage au défunt.

Face à l’émotion suscitée par ce drame, les autorités universitaires et les représentants des étudiants ont appelé au calme et au respect de la mémoire de Matar Diagne, en attendant les résultats de l’enquête.

L’Université Gaston Berger, régulièrement secouée par des tensions liées aux conditions de vie et d’étude, fait aujourd’hui face à une nouvelle épreuve. Les étudiants espèrent des réponses rapides pour comprendre les circonstances du décès de leur camarade.

Saint-Louis : Un étudiant retrouvé mort à l’UGB, une enquête ouverte

L’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis est en deuil après la découverte, dans la nuit du 10 février 2025, du corps sans vie de Matar Diagne, étudiant en Master de Droit Public. Le jeune homme a été retrouvé dans sa chambre au campus 1, plongeant la communauté universitaire dans la stupeur et l’émotion.

Une enquête en cours

Dès l’alerte donnée, les autorités judiciaires et la Brigade de Recherches de la Gendarmerie nationale se sont rendues sur place pour effectuer les premières constatations. Un communiqué du Parquet de Saint-Louis a confirmé l’ouverture d’une enquête afin d’éclaircir les circonstances exactes du décès. Une autopsie a été ordonnée pour déterminer les causes de la mort de l’étudiant.

Une communauté sous le choc

La nouvelle du décès de Matar Diagne a profondément bouleversé ses camarades et l’ensemble du personnel de l’UGB. En réaction, la coordination des étudiants de l’université a décrété une “journée noire”, accompagnée d’une suspension de toutes les activités pédagogiques pendant 24 heures, en hommage au défunt.

Un appel à la sérénité en attendant les conclusions

Face à l’émotion suscitée par ce drame, les autorités universitaires et les représentants des étudiants ont appelé au calme et au respect de la mémoire de Matar Diagne, en attendant les résultats de l’enquête.

L’Université Gaston Berger, régulièrement secouée par des tensions liées aux conditions de vie et d’étude, fait aujourd’hui face à une nouvelle épreuve. Les étudiants espèrent des réponses rapides pour comprendre les circonstances du décès de leur camarade.

Assemblée nationale : le Premier ministre Ousmane Sonko bientôt face aux députés

Dans une déclaration faite ce mardi à l’issue d’une séance plénière, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a annoncé que le Premier ministre Ousmane Sonko et son gouvernement se soumettraient prochainement à l’exercice des questions au gouvernement. Cette tradition parlementaire permet aux députés d’interroger l’exécutif sur ses actions et sa politique.

Cette session de questions-réponses constitue un moment clé dans le fonctionnement des institutions. Elle offre aux députés l’occasion d’exercer leur mission de contrôle de l’action gouvernementale, tout en permettant aux citoyens de mieux comprendre les orientations du gouvernement. Ousmane Sonko, chef du gouvernement depuis avril 2024, devra ainsi répondre aux préoccupations des parlementaires sur les différents chantiers en cours.

En parallèle, El Malick Ndiaye a annoncé le lancement d’un audit du personnel parlementaire et d’un bilan des compétences, entamé il y a deux semaines. Cette initiative vise à optimiser le fonctionnement de l’Assemblée nationale et à garantir une gestion plus efficace des ressources humaines.

Le président de l’Assemblée a souligné que ces réformes s’inscrivent dans une volonté de modernisation et de transparence, afin de renforcer l’efficacité des services parlementaires et d’améliorer la gouvernance de l’institution.

El Malick Ndiaye a précisé que le bureau de l’Assemblée nationale et la conférence des présidents se réuniront très prochainement pour définir les modalités et le calendrier de cette session de questions au gouvernement.

Il a tenu à rassurer les députés et l’opinion publique quant à la volonté de l’Assemblée de remplir pleinement son rôle, en mettant l’accent sur la responsabilité et l’engagement institutionnel.

La lettre d’adieu poignante de Matar Diagne, étudiant en droit à l’UGB

Matar Diagne, étudiant en maîtrise de droit à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, a tragiquement mis fin à ses jours, refusant de vivre dans le déshonneur. Dans une lettre émouvante adressée à la postérité, il expose les raisons profondes qui l’ont conduit à cet acte désespéré. Groupe Le Dakarois vous révèle l’intégralité de cette lettre posthume.

voici sa lettre avant de passer à l’acte

Je ne serai plus vivant quand vous lirez ce texte. J’ai décidé de mourir dans la dignité plutôt que de vivre dans le déshonneur.
En 2020, j’ai obtenu mon baccalauréat en étant premier du centre, mais quelques mois plus tôt, une grave maladie m’a atteint et elle persiste jusqu’à maintenant. J’ai toujours été une personne réservée dont l’intégration était quelque peu pénible. Pendant cette période, j’avais commencé à m’intégrer socialement, mais à cause de la maladie, j’ai recommencé à m’isoler. Malgré tout, j’ai décidé d’aller à l’université et de poursuivre mes études, et là, je vis entre l’UFR et ma chambre. Mais certaines personnes ne voient pas cela d’un bon œil. « Ki dafa bonn, dou dem thi nitt yi. Beugoul nitt yi. » disent-ils. Cela m’a davantage isolé. Pourtant, il aurait été facile pour eux de comprendre que c’est ma situation qui me pousse à m’isoler. Certaines personnes sont très intelligentes, mais elles peuvent se révéler être des cons quand il s’agit de comprendre la situation de leurs semblables.
L’isolement, additionné à la souffrance de la maladie, a eu des conséquences néfastes sur moi. Je ressens une tristesse intense. Il y a une tempête dans mon cœur. La fois oú j’ai eu à me confesser, mes confessions ont été exposées en public. La conséquence en est que je me méfie, je n’ose même pas en parler avec des amis. Face à cette situation, je me muets dans mon silence, comme je sais si bien le faire depuis que je fus enfant. Et ce qui est triste, c’est qu’il y a des personnes qui s’adonnent aux moqueries avec joie, sans mesurer les conséquences de leurs actes.
Peut-être que ma mort ouvrira les yeux à certains étudiants et certaines familles. N’isolez personne, n’ignorez personne, ne vous moquez de personne et ne fuyez personne. Rapprochez-vous des gens qui s’isolent, parlez leur et essayez de les comprendre, sans les juger. Boulene bayi ken mouy wét ak ay problemame. Boulène khébale kéne problémame. Cet acte, je l’ai fait en quelque sorte en guise de sacrifice pour que géne bayi xell les autres qui ont des soucis. Ne jugez jamais avant de connaître toute l’histoire.
Par ailleurs, ce qui m’a le plus déchiré, ce sont les conjectures sur ma maladie, les calomnies et les accusations non fondées. Je ne vais pas les énoncer ici, car je pense que je suis plus grand que cela. C’est une situation qui m’a profondément détruit. Je ne vais citer personne, car je ne veux que personne soit pris pour cible.
Finalement, je me sens oppressé. Cette pression s’est entrelacée à celle de ma maladie, et elles me sont insupportables et m’affligent le cœur. La maladie seule aurait été très douce pour moi, mais les mauvaises choses qui circulent sur moi, et que je nie jusqu’à la dernière énergie, me sont létifère. Ces bobards ont fait de moi une autre personne. Quand des gens qui ne vous connaissent pas vous haïssent, alors sachez que ce sont certainement vos détracteurs qui sont passés par là pour vous salir. J’espère que ceux qui ont fait cela auront la conscience tranquille. Le plus triste, c’est que ce seront ces mêmes personnes qui seront les premières à faire de bons témoignages sur moi.
La douleur physique, ce n’est rien. Mais celle du cœur est infernale. Goor momoul yénn yi. Je suis une personne très digne, et j’ai un très grand sens de l’honneur. Il m’est préférable de mourir dans l’honneur que de vivre dans le déshonneur.
Je demande pardon à mon père et à ma mère. Je vous aime tous les deux. Je vous aime de tout mon cœur, de toute mon âme. Ne m’oubliez jamais dans vos prières.
Papa khamnani dinala bétt ndakh je t’ai toujours montré mon côté guerrier, je ne t’ai jamais montré mes faiblesses. Je t’aime beaucoup, et ne m’en veux pas pour ça. Balma ak.
Si j’ai tenu jusqu’ici, c’est pour ma mère. Sama yaye rek la khamoul nouma kay def. Depuis 2011, elle est paralysée par un AVC. Mais à quoi lui servirais-je étant ainsi malade, délabré et rompu ? Je refuse d’être une charge supplémentaire. Yaye khamnani dina tass sa yakar, wayé dénke nala Yallah. Dénke nala Yallah.
Je demande pardon à ma grand-mère. Elle a toujours cru en moi, et je suis désolé d’avoir brisé sa confiance et ses espérances. Elle a toujours voulu que je devienne « Président de la République ». Toutes ses prières pour moi allaient dans ce sens, et c’est elle qui a financé mes études jusqu’à la terminale. J’ai toujours étudié avec hargne pour réaliser son souhait, car c’était aussi ce que je voulais devenir. Mame balma.
Je demande pardon à mes amis dont je vais abréger les noms : PMN, ABF, NMD et MDD. Neubeu nalène samay problèmes ba dém. Balelène ma ak. Vous avez toujours été là pour moi. Votre gentillesse m’a profondément marqué. Vous êtes de bonnes personnes et de bons amis. Ne pleurez pas ma mort. Nianal lénema.
Je demande pardon à mes frères et sœurs. Je sais que vous m’aimez beaucoup, mais sachez que je vous aime autant. Grandissez en âge et en sagesse, et profitez de la vie, et respectez les parents. Ma sœur, mon amie, BB Khady, je te confie ma mère.
Je demande pardon à toute la communauté estudiantine, aux sénégalais et aux gens de ma religion.
J’ai terminé mon roman intitulé « LA FUITE DES INDÉSIRABLES », il parle de l’émigration clandestine. Je l’ai envoyé à la maison d’édition Harmattan-Sénégal avec mon adresse mail papmatar8@gmail.com. Aidez-moi à le publier, c’est sans doute la seule trace que je laisserai sur terre. Je souhaite que les retombées de ce livre, même si c’est un seul exemplaire vendu, soient dédiées à la prise en charge de l’AVC de ma mère.
J’ai écrit ce texte pour anticiper les propos de ceux qui tenteront de salir ma mémoire. Je ne suis pas une personne parfaite, et je commets des erreurs comme tout le monde. Mais toute ma vie durant, j’ai fait de telle sorte à ne pas nuire mes semblables, et s’il arrive que je le fasse, certainement, je le jure, ce n’est pas intentionnel. Je me suis toujours gardé de dire du mal des autres. J’ai fait de telle sorte à respecter les préceptes de ma religion, et à réserver une bonne partie de ma vie à l’adoration d’Allah. Toutefois, les personnes comme moi, je le pense bien, qui sont incapables de faire du mal aux autres, qui aiment le juste et qui sont véridiques, n’ont pas leur place dans ce monde, car ce sont toujours ces mêmes personnes qui, aux yeux des autres, sont les monstres.
Je veux mourir en paix, sans haine. Donc, je pardonne à tout le monde, ceux qui m’ont blessé, consciemment ou inconsciemment. Et je demande pardon à toutes les personnes que j’ai eu à causer du tort.
La meilleure manière de m’aider maintenant, c’est de prier pour moi. Ne faites pas de deuil, juste priez pour moi. J’aimerais être enterré à Médinatoul Dieylani, s’il y a des cimetières là-bas. Si ce n’est pas le cas, alors je laisse mon père choisir le lieu de mon enterrement. Creusez, pour moi, une tombe profonde. Qu’Allah me pardonne !
Ne jugez pas mon acte. Laissez Allah en disposer, car Allah est miséricordieux !

Université Gaston Berger : émoi après le décès tragique de l’étudiant Matar Diagne

Saint-Louis, 11 février 2025 – L’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis est en deuil après la découverte du corps sans vie de Matar Diagne, étudiant en Master de Droit Public. Le drame s’est produit dans la nuit du 10 février 2025, au campus 1 de l’université.

Selon un communiqué du Parquet de Saint-Louis, les autorités judiciaires et la Brigade de Recherches de la Gendarmerie nationale se sont rendues sur les lieux dès l’annonce du décès. Les premières constatations ont été effectuées, et une enquête a été immédiatement ouverte pour élucider les circonstances exactes de cette tragédie. Une autopsie a également été ordonnée afin de déterminer les causes du décès.

La nouvelle de la disparition de Matar Diagne a provoqué une onde de choc au sein de la communauté universitaire. Étudiants, enseignants et personnel administratif expriment leur tristesse et leur incompréhension face à cette perte brutale.

En réaction à ce drame, la Coordination des Étudiants de Saint-Louis (CESL) a décrété une “journée noire” et a appelé à 24 heures de suspension de toutes les activités pédagogiques en hommage au défunt. De nombreux étudiants se sont réunis pour témoigner leur solidarité et exprimer leur douleur.

Face à cette situation, les autorités universitaires et locales appellent au calme et à la patience en attendant les conclusions de l’enquête. “Nous comprenons l’émotion légitime des étudiants, mais nous devons laisser la justice faire son travail pour faire toute la lumière sur cette affaire”, a déclaré un responsable de l’université.

Le décès de Matar Diagne soulève de nombreuses interrogations et ravive les préoccupations concernant les conditions de vie et de sécurité dans les campus universitaires. La communauté de l’UGB reste dans l’attente des résultats de l’enquête pour comprendre ce qui s’est réellement passé et honorer dignement la mémoire du disparu.

Affaire Farba Ngom : le député-maire des Agnam visé par un mandat de comparution pour blanchiment présumé de 125 milliards

Le député-maire des Agnam, Farba Ngom, s’est rendu dans les locaux de la Division des investigations criminelles (DIC), où il a reçu un mandat de comparution émis par le Pool judiciaire financier (PJF). Cette convocation intervient dans le cadre d’une enquête sur un présumé blanchiment de capitaux portant sur une somme provisoirement estimée à 125 milliards de francs CFA.

Selon le journal Source A, qui a révélé l’information ce mardi 11 février, cette procédure judiciaire contraint le responsable de l’Alliance pour la République (APR) à répondre à la convocation des enquêteurs. « Contrairement à une simple convocation, le mandat de comparution a un caractère plus contraignant. Si l’inculpé ne se présente pas, le juge peut décerner un mandat d’amener », précise le journal.

Ainsi, Farba Ngom n’a d’autre choix que de se présenter devant les enquêteurs pour s’expliquer sur l’origine des fonds en question et répondre aux accusations de blanchiment qui pèsent sur lui.

L’affaire, qui secoue actuellement la sphère politique et économique du Sénégal, suscite de nombreuses interrogations. D’autant plus que le montant en jeu est particulièrement élevé. Le PJF, spécialisé dans la lutte contre la criminalité financière, semble disposer d’éléments solides pour convoquer l’homme politique.

Pour l’heure, aucune déclaration officielle n’a été faite par Farba Ngom ou ses avocats. Toutefois, ce dossier risque d’avoir des répercussions non seulement sur sa carrière politique, mais aussi sur l’image de l’APR, dont il est l’un des proches du président sortant Macky Sall.

L’Assemblée Nationale adopte à l’unanimité les projets de loi sur la réglementation bancaire et de la microfinance

L’Assemblée Nationale du Sénégal a tenu une séance plénière ce mardi 11 février 2025, consacrée à l’examen des projets de loi portant sur la réglementation bancaire et de la microfinance. Après un passage en Commission, le Ministre des Finances et du Budget, M. Cheikh Diba, a pris la parole pour défendre ces projets de loi devant les députés.

Les deux projets, la Loi n°01-2025 sur la réglementation bancaire et la Loi n°02-2025 sur la réglementation de la microfinance, ont été adoptés à l’unanimité par les députés présents. En effet, la Loi n°01-2025 a recueilli 143 voix pour sur 143 votants, et la Loi n°02-2025 a également été votée sans opposition.

Ces réformes législatives visent des objectifs clairs pour le secteur financier national. La Loi sur la réglementation bancaire cherche à renforcer le cadre législatif du secteur, en vue de rendre les services bancaires plus accessibles et sécurisés pour les usagers. Elle s’inscrit dans une démarche visant à améliorer la confiance des citoyens dans le système bancaire et à encourager l’inclusion financière.

Quant à la Loi sur la microfinance, elle a pour objectif de consolider la résilience des institutions de microfinance, en encadrant de manière plus stricte les taux d’intérêt et en facilitant l’accès aux financements pour les populations vulnérables. Ce projet vise ainsi à protéger les clients des abus tout en assurant un développement durable des institutions de microfinance.

L’adoption de ces deux projets de loi marque une étape importante dans la modernisation et la régulation du secteur financier sénégalais, en réponse aux besoins croissants de transparence et de protection des usagers. Les autorités espèrent que ces réformes contribueront à stimuler l’accès au crédit, notamment pour les petites entreprises et les citoyens à faibles revenus, tout en garantissant un cadre juridique plus sûr et plus fiable pour les opérateurs du secteur.

Grave accident à Gandiaye : deux morts et cinq blessés dans une collision entre un véhicule « 7 places » et un camion

Un grave accident de la route s’est produit dans la nuit du lundi 10 février 2025 aux alentours de 22 heures à Gandiaye, une localité située dans le département de Kaolack. Un véhicule de transport en commun, communément appelé « 7 places », est violemment entré en collision avec un camion stationné près du lycée de Gandiaye.

L’accident a causé la mort de deux personnes sur le coup, tandis que cinq autres ont été grièvement blessées. Alertés, les sapeurs-pompiers sont rapidement intervenus sur les lieux pour porter secours aux victimes. Les blessés ont été évacués d’urgence vers l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niass de Kaolack afin de recevoir les soins nécessaires.

Selon les premiers témoignages recueillis sur place, le véhicule « 7 places » roulait à vive allure au moment de l’impact. La présence du camion, stationné sans signalisation apparente selon certains témoins, aurait surpris le conducteur, qui n’aurait pas pu éviter la collision. L’avant du véhicule a été complètement broyé sous la violence du choc.

Ce nouvel accident relance le débat sur la sécurité routière au Sénégal, notamment sur la nécessité d’une meilleure signalisation des véhicules stationnés en bord de route et du respect des limitations de vitesse. Les autorités locales appellent les usagers de la route à la prudence, en particulier sur les axes à forte circulation comme celui de Gandiaye.

Affaire Mor Mané Diop et Ndoumbé Diop : un mariage tourne à l’affrontement judiciaire

L’ambiance festive d’un mariage s’est transformée en scène de tension à la cité Rochette de Thiaroye, entraînant l’arrestation de Mor Mané Diop, époux de la chanteuse Daba Sèye, et de Ndoumbé Diop, mère de la mariée. L’affaire sera jugée ce jeudi 13 février devant le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye.

Tout commence dans la nuit du samedi au dimanche dernier, lors du mariage de D. Sart, 24 ans. Pour rendre l’événement mémorable, la mère de la mariée, Ndoumbé Diop, avait engagé la célèbre chanteuse Daba Sèye pour une prestation nocturne de quatre heures. Dès 22 heures, l’artiste, accompagnée de son mari et de son orchestre, entame son show devant un public conquis.

Mais aux alentours de 2 heures du matin, la chanteuse met fin au spectacle, demandant à son équipe de ranger les instruments. Une décision qui ne passe pas auprès de Ndoumbé Diop, qui insiste pour que l’artiste continue sa prestation, avançant que sa fille doit encore porter deux autres tenues traditionnelles.

Face au refus de Daba Sèye, la situation dégénère. Selon l’accusation, Ndoumbé Diop aurait saisi une chaise et fracassé le pare-brise du véhicule du couple. La tension monte d’un cran lorsque la foule, ameutée, commence à lancer des projectiles en direction de la voiture.

C’est alors que Mor Mané Diop, se sentant menacé, sort un pistolet d’alarme de calibre 9 mm et le brandit pour disperser les assaillants et quitter les lieux en sécurité. Alertés, les éléments de la police de Diamaguène-Sicap Mbao interviennent rapidement et procèdent à l’arrestation des deux protagonistes.

Après leur garde à vue, Mor Mané Diop et Ndoumbé Diop ont été libérés mais devront répondre de leurs actes devant la justice. Mor Mané Diop est poursuivi pour détention illégale d’arme à feu, tandis que Ndoumbé Diop est accusée d’actes de vandalisme et de troubles à l’ordre public.

Indice de Perception de la Corruption 2024 : Le Sénégal progresse légèrement mais reste dans la zone rouge

Le Sénégal enregistre une légère amélioration dans l’Indice de Perception de la Corruption (IPC) 2024, atteignant un score de 45/100, contre 43/100 en 2023. Malgré cette progression, le pays demeure dans la zone rouge, selon les critères de Transparency International.

Selon Birahim Seck, coordonnateur du Forum Civil, cette avancée est le fruit de plusieurs réformes institutionnelles majeures. Il cite notamment :

• La création d’un Parquet national financier, destiné à renforcer la lutte contre les crimes économiques.

• La modification des lois encadrant l’Office National de Lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC), afin d’accroître son indépendance et son efficacité.

• Le renforcement du cadre légal sur la déclaration de patrimoine, imposant plus de transparence aux responsables publics.

• L’adoption de nouvelles mesures contre le blanchiment de capitaux, en conformité avec les standards internationaux.

En outre, la publication des rapports de la Cour des Comptes et de l’OFNAC, ainsi que le fonctionnement effectif du Pool Judiciaire Financier, ont également contribué à cette amélioration, selon M. Seck.

Malgré ces avancées, le Forum Civil exprime des préoccupations sur certains points, notamment l’absence de publication des rapports de l’Inspection Générale d’État (IGE). Cette institution, pourtant essentielle dans le dispositif de contrôle et de transparence, n’a pas encore rendu publics ses travaux récents, malgré plusieurs rappels adressés au président Bassirou Diomaye Faye.

Pour les acteurs de la société civile, la lutte contre la corruption doit s’intensifier à travers une application rigoureuse des sanctions, une justice plus indépendante et une transparence accrue dans la gestion des ressources publiques.

Avec un score de 45/100, le Sénégal reste loin de l’objectif d’une gouvernance intègre et transparente. Toutefois, cette progression montre que les réformes engagées commencent à porter leurs fruits. Pour poursuivre sur cette lancée, les experts recommandent un suivi strict des politiques anticorruption, une meilleure protection des lanceurs d’alerte et une accélération des procédures judiciaires contre les détournements de fonds publics.

Affaire Pape Sané : Le journaliste auditionné avant d’être libéré sous condition

Le journaliste et chroniqueur Pape Sané a été convoqué ce lundi à la Division des Investigations Criminelles (DIC) avant d’être entendu par la Brigade des Affaires Générales (BAG) du Palais de justice de Dakar. Sa convocation fait suite à des révélations faites sur Walf TV concernant un scandale financier impliquant un homme d’affaires et un ministre de la République.

Accompagné de ses avocats Me Moussa Sarr, Me Youssouf Camara, Me Cheikh Niass et Me Amadou Diallo, Pape Sané a répondu aux questions des enquêteurs pendant plusieurs heures. « Nous avons donné notre version du dossier dont il s’agit. Toutes les preuves ont été apportées », a déclaré le journaliste à sa sortie du Palais de justice.

Au cours de son audition, il lui a été demandé de révéler l’origine des documents en sa possession. Toutefois, fidèle au principe de protection des sources journalistiques, il a refusé de divulguer leur provenance.

À l’issue de l’interrogatoire, aucune charge n’a été retenue contre Pape Sané. « Ils n’ont rien à me reprocher et m’ont signifié que je pouvais rentrer chez moi, tout en restant à la disposition de la justice », a-t-il affirmé.

Série noire sur les routes du Sénégal : un policier mortellement percuté à Cambérène

Le Sénégal est frappé par une vague d’accidents de la route meurtriers, avec plusieurs tragédies enregistrées entre le 2 et le 10 février 2025. Hier, un drame s’est produit à Cambérène, sur le site d’embarquement et de débarquement des Bus Rapid Transit (BRT), où un agent de police a perdu la vie après avoir été violemment percuté par un véhicule de type L200.

Selon le journal Les Échos, la victime, un policier appartenant à la 47ᵉ promotion, circulait à moto lorsqu’il a été mortellement heurté. Alertées, les forces de l’ordre ont rapidement sécurisé la zone et procédé aux constatations d’usage. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes du drame.

Ce nouveau drame s’ajoute à une série noire d’accidents qui endeuillent le pays. Récemment, un grave accident sur l’autoroute Ila Touba, entre Bambey et Réfane, a coûté la vie à 11 personnes, dont 9 femmes. Un minicar transportant des fidèles revenant d’un événement religieux à Touba a percuté un taxi-bagages en panne, causant également 9 blessés graves.

Quelques jours plus tôt, à Richard Toll, un violent choc entre un camion et un véhicule de transport en commun de type « 7 places » a fait 5 morts, aggravant encore le bilan de cette hécatombe routière.

Le directeur général des autoroutes du Sénégal, Dr Ibrahima Sall, tire la sonnette d’alarme : environ 700 personnes perdent la vie chaque année sur les routes sénégalaises. Il précise que 60 % de ces accidents sont dus à des erreurs humaines, notamment l’excès de vitesse et le non-respect des distances de sécurité. Les problèmes mécaniques, tels que l’éclatement des pneus et la vétusté des véhicules, sont responsables de 30 % des accidents.

Face à cette recrudescence d’accidents mortels, les autorités sont appelées à renforcer les mesures de prévention routière. Des contrôles plus stricts, une meilleure formation des conducteurs et la modernisation du parc automobile pourraient contribuer à limiter les drames sur les routes.

L’armée sénégalaise s’engage dans la résorption des abris provisoires

Le ministre des Forces armées, le général Birame Diop, a annoncé lundi un partenariat entre l’armée sénégalaise et le ministère de l’Éducation nationale pour accélérer la résorption des abris provisoires dans les écoles. Cette déclaration a été faite lors de la cérémonie officielle de lancement de la 24ᵉ édition de la Semaine nationale de l’éducation de base, tenue à l’École de formation des instituteurs (EFI) de Rufisque, en présence de son homologue Moustapha Guirassy.

Selon le ministre, les capacités techniques et logistiques de l’armée seront mises à contribution pour améliorer les infrastructures scolaires à travers le pays. « Les Forces armées, pour leurs capacités et attributs spécifiques, peuvent être mises à profit dans les nombreuses initiatives du ministère de l’Éducation nationale pour relever le défi crucial de l’éducation pour tous et partout dans notre pays dans les meilleures conditions », a-t-il déclaré.

Il a également rappelé qu’à une époque, le génie militaire effectuait des tournées durant les vacances scolaires pour réhabiliter des écoles, un modèle qui pourrait être réactivé. Convaincu du rôle que peut jouer l’armée, le général Birame Diop estime que cette collaboration permettra de former des citoyens responsables et engagés dès le plus jeune âge.

Le problème des abris provisoires est un défi majeur du système éducatif sénégalais, notamment dans les zones rurales où de nombreux élèves étudient encore dans des conditions précaires. L’intervention de l’armée, avec son expertise en construction et en logistique, pourrait accélérer le processus de remplacement de ces structures par des bâtiments durables et mieux équipés.

De son côté, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a salué cette initiative, soulignant l’importance d’une approche multisectorielle pour améliorer l’accès et la qualité de l’éducation au Sénégal.

Affaire Farba Ngom : L’épineuse enquête sur un blanchiment présumé de 125 milliards de FCFA

L’affaire qui secoue actuellement le paysage politico-économique sénégalais prend une nouvelle tournure. Après son audition ce lundi à la Division des investigations criminelles (DIC), le député-maire des Agnams, Farba Ngom, est attendu jeudi prochain à midi devant le Collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier (PJF). Cette convocation fait suite aux révélations du rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), qui évoque un blanchiment présumé de capitaux estimé provisoirement à plus de 125 milliards de francs CFA.

Selon L’Observateur, Farba Ngom ne sera pas le seul à être entendu. L’homme d’affaires Seydou Sarr, alias Tahirou Sarr, figure également parmi les personnes convoquées dans le cadre de cette enquête. Ce dernier, qui aurait reçu sa convocation depuis vendredi dernier, devra répondre en même temps que le responsable de l’Alliance pour la République (APR).

L’enquête ne s’arrête pas là. Plusieurs autres grandes figures du monde des affaires et de l’administration sont dans le viseur du Parquet financier. Parmi eux, des patrons de Sociétés civiles immobilières (SCI), soupçonnés d’avoir servi de relais financiers dans ce vaste réseau présumé de blanchiment d’argent. Des responsables des Domaines et du Trésor public sont également concernés, ce qui laisse présager une affaire d’une ampleur considérable.

Farba Ngom, connu pour être un proche du président Macky Sall, se retrouve ainsi dans une situation délicate. Son implication présumée dans cette affaire risque de fragiliser encore plus l’APR, déjà confrontée à des tensions internes depuis la fin de la dernière élection présidentielle.

Pour l’instant, les autorités judiciaires poursuivent leurs investigations afin de démêler l’écheveau de ce scandale financier. Les auditions prévues cette semaine pourraient apporter de nouveaux éléments et, éventuellement, ouvrir la voie à de potentielles inculpations.

Réforme des chantiers navals de Dakar : vers la fin de l’ère Lisenave

Le secteur stratégique de la réparation navale au Sénégal s’apprête à connaître un tournant décisif. L’État, à travers la Société des infrastructures de réparation navale (Sirn), a lancé un appel public à candidature international pour un partenariat public-privé de 20 ans portant sur le financement, l’exploitation et la maintenance des chantiers navals de Dakar. Cette décision marque la fin annoncée du contrôle exercé depuis 1999 par la société portugaise Lisenave à travers Dakarnave.

Depuis plusieurs décennies, Lisenave bénéficie d’un contrat qualifié de “léonin” par de nombreux observateurs, y compris les corps de contrôle de l’État. En effet, les termes de l’accord ont longtemps suscité des critiques, notamment en raison de la faible part des revenus reversés au Sénégal. À titre d’exemple, pour l’exercice 2024, Dakarnave a généré un chiffre d’affaires de 20 milliards de FCFA, tandis que la Sirn, représentant l’État, n’a perçu que 1 % de ce montant, soit 200 millions de FCFA.

Face à cette situation jugée inacceptable, l’actuel président Bassirou Diomaye Faye a décidé de reprendre le processus de sélection d’un nouvel exploitant. Une première tentative avait été faite, mais le chef de l’État a exigé l’annulation de la procédure afin d’assurer une transparence totale.

L’appel public à candidature, publié dans le quotidien national Le Soleil, ouvre ainsi la voie à une refonte complète du modèle de gestion des chantiers navals de Dakar. Les entreprises intéressées ont jusqu’au 25 mars prochain pour soumettre leurs dossiers de préqualification à la Sirn.

Cette réforme vise plusieurs objectifs :

• Augmenter la part des revenus de l’État en garantissant une meilleure répartition des bénéfices tirés de l’exploitation des infrastructures.

• Améliorer la compétitivité du secteur en attirant un investisseur capable d’apporter des innovations technologiques et des normes de gestion modernes.

• Créer plus d’emplois locaux et favoriser le transfert de compétences aux travailleurs sénégalais.

En attendant la désignation d’un nouvel opérateur, Lisenave, dont le contrat a expiré en juin 2024, pourrait voir son bail temporairement prolongé. Toutefois, cette prolongation, nécessaire pour éviter un arrêt brutal des activités, pose une question cruciale : à quel coût pour l’économie nationale ?

La fin du monopole de Lisenave est perçue comme une opportunité pour le Sénégal de reprendre le contrôle d’un secteur stratégique. La décision du gouvernement d’ouvrir une nouvelle compétition internationale vise à garantir une gestion plus équitable et profitable à l’économie nationale.

Alors que le processus suit son cours, la vigilance reste de mise pour s’assurer que cette réforme aboutisse à un partenariat bénéfique et durable, mettant fin à des décennies de déséquilibre économique dans l’exploitation des chantiers navals de Dakar.

Indice de Perception de la Corruption 2024 : Le Sénégal progresse de deux places

Le Sénégal a gagné deux places dans le classement de l’Indice de Perception de la Corruption (IPC) 2024 publié par Transparency International, se positionnant à la 69ᵉ place avec une note de 45 sur 100. Ce score le place au même rang que le Bénin, Sao Tomé-et-Principe et la Côte d’Ivoire, marquant ainsi une légère amélioration par rapport à 2023.

Bien que le Sénégal progresse légèrement dans le classement, la corruption reste un défi majeur. Un score de 45 sur 100 indique encore une perception élevée de la corruption dans le secteur public. Toutefois, cette amélioration peut être attribuée à plusieurs facteurs, notamment des efforts accrus en matière de gouvernance, de transparence et de lutte contre la corruption.

L’IPC 2024 met en évidence la stagnation de la lutte contre la corruption à l’échelle mondiale. Sur les 180 pays classés, la moyenne mondiale reste bloquée à 43 sur 100, ce qui témoigne d’une difficulté persistante à réduire la corruption. De plus, plus des deux tiers des pays ont un score inférieur à 50, soulignant l’ampleur du problème.

Au Sénégal, plusieurs mesures ont été mises en place ces dernières années pour renforcer la transparence et améliorer la gouvernance, notamment :

• Le renforcement des institutions de lutte contre la corruption, telles que l’Office National de Lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC) et la Cour des Comptes.

• Une meilleure surveillance des finances publiques grâce aux audits et aux publications des rapports sur la gestion des fonds publics.

• Des initiatives pour limiter la corruption dans les marchés publics, avec des réformes visant à accroître la transparence dans l’attribution des contrats.

Malgré ces avancées, plusieurs défis demeurent :

• L’impunité de certains hauts responsables accusés de corruption.

• Le manque d’indépendance de la justice, souvent critiqué par la société civile.

• La corruption au niveau administratif, qui affecte directement les citoyens dans leurs interactions avec les services publics.

Le Sénégal progresse dans le classement de Transparency International, mais les efforts doivent se poursuivre pour garantir une gouvernance plus transparente et efficace. L’amélioration de la lutte contre la corruption nécessite une volonté politique forte, une application rigoureuse des lois et une participation active de la société civile. Le chemin reste encore long, mais chaque avancée est un pas vers plus d’intégrité et de confiance dans les institutions.

L’inaction des autorités, un vide juridique, des inégalités : les travailleurs offshore du pétrole et du gaz dénoncent et annoncent un grand rassemblement vendredi prochain

C’est avec une grande colère que le Syndicat National des Gens de Mer Offshore Pétrole et Gaz a tenu une conférence de presse ce lundi 10 février 2025, à la Maison du CNTS, dénonçant la précarité persistante des travailleurs du secteur. Face à l’inaction des autorités, les revendications s’accumulent, mettant en lumière un vide juridique et des inégalités criantes. Le représentant de la centrale syndicale de la CNTS, Modou Guiro, a tiré la sonnette d’alarme en annonçant un grand rassemblement de l’ensemble des syndicats affiliés, prévu ce vendredi.

La loi sur le contenu local, censée garantir une priorité aux travailleurs sénégalais dans le secteur pétrolier et gazier offshore, reste lettre morte. Malgré l’entrée en production des projets pétroliers et gaziers, de nombreux travailleurs sénégalais se heurtent à un accès limité aux emplois sur les plateformes, une situation qui profite davantage aux travailleurs étrangers.

Un autre point de discorde majeur est l’absence de signature, par le ministère du Travail, d’une convention collective destinée à encadrer les relations entre les travailleurs et leurs employeurs. Ce blocage prive les employés d’un cadre garantissant des conditions salariales justes ainsi qu’une protection sociale et sécuritaire adaptée à la dangerosité de leur métier.

Aujourd’hui encore, de nombreux marins offshore sont recrutés sans contrat dûment signé par l’Agence Nationale des Affaires Maritimes (ANAM), l’organisme chargé de réguler les relations de travail dans la marine marchande. Cette irrégularité fragilise leur statut professionnel et les expose à des abus.

Le Syndicat National des Gens de Mer Offshore Pétrole et Gaz attend depuis deux ans la délivrance de son récépissé par le ministère de l’Intérieur. Cette non-reconnaissance administrative empêche l’organisation de défendre efficacement les droits des travailleurs.

Par ailleurs, la formation des marins sénégalais n’est toujours pas reconnue par les employeurs, réduisant leurs perspectives d’embauche et de progression de carrière. Cette situation freine l’insertion professionnelle des travailleurs locaux et les relègue à des postes subalternes.

Selon l’adjoint au secrétaire général du syndicat, les écarts de rémunération entre les travailleurs sénégalais et leurs homologues étrangers restent préoccupants. Des disparités notables existent également entre les plateformes, notamment entre Sangomar et Saint-Louis. Cette inégalité alimente un sentiment d’injustice et d’abandon parmi les marins.

Face à cette situation, le syndicat exhorte le ministère de la Marine marchande à prendre ses responsabilités afin de garantir aux travailleurs un environnement sécurisé et conforme aux réglementations nationales et internationales. Il réclame :

• L’application effective de la loi sur le contenu local

• La signature de la convention collective

• La reconnaissance des formations des marins sénégalais

Un “projet de remplacement politique” dénoncé

Selon le représentant de la centrale syndicale, les licenciements abusifs de certains travailleurs par les nouvelles autorités ne sont rien d’autre que des décisions à des fins politiciennes. Il affirme que ces travailleurs seront remplacés par des personnes affiliées au pouvoir en place, dénonçant ce qu’il qualifie de “projet de remplacement politique”.

Alors que le Sénégal entre dans l’ère pétrolière et gazière, l’absence d’un cadre juridique clair et l’inertie des autorités risquent de compromettre les bénéfices attendus pour les travailleurs locaux. Ces derniers restent en première ligne d’une industrie prometteuse, mais encore marquée par de profondes inégalités.

“Nous ferons face à ces autorités. C’est pourquoi nous allons tenir un grand rassemblement qui regroupera tous les syndicats affiliés à la centrale du CNTS. Les marins doivent être au premier rang de ce combat…”, a conclu le représentant syndical.

Affaire des 1.000 milliards : l’activiste Ardo Gningue dépose une plainte contre X

En réponse à l’appel du chroniqueur Badara Gadiaga, qui a encouragé les Sénégalais à saisir le parquet financier concernant l’affaire des 1.000 milliards de FCFA, l’activiste Ardo Gningue a déposé ce lundi une plainte contre X auprès du procureur de la République près le Parquet Financier. Il accuse des individus non identifiés de détournement de deniers publics et d’enregistrement illicite en lien avec cette affaire.

Selon M. Gningue, le Premier ministre Ousmane Sonko a déclaré publiquement, le 27 octobre 2024, avoir découvert un compte contenant plus de 1.000 milliards de FCFA. Cette affirmation, faite sans communication officielle des autorités financières compétentes, soulève des interrogations légitimes quant à l’origine et à l’affectation de ces fonds.

L’activiste considère ces faits comme extrêmement graves et estime qu’ils pourraient constituer, s’ils sont avérés, des actes de détournement de deniers publics et d’enregistrement illicite. Il appelle donc le procureur à ouvrir une enquête afin de faire toute la lumière sur cette affaire.

Sénégal : Explosion des frais d’hospitalisation des fonctionnaires en 2024, un record de 29,9 milliards de FCFA

Les frais d’hospitalisation des agents de la fonction publique sénégalaise ont atteint un niveau inédit en 2024, culminant à 29,9 milliards de FCFA, selon les chiffres de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE), révélés par L’Observateur. Ce montant dépasse de près du double le précédent record de 15,3 milliards de FCFA établi en 2020, une année marquée par la crise sanitaire de la COVID-19.

Deux éléments principaux pourraient expliquer cette envolée des coûts, selon Arona Oumar Kane, ingénieur logiciel chez Bangath Systems.

D’une part, un montant de 4,5 milliards de FCFA a été enregistré en janvier 2024, probablement en régularisation des mois de novembre et décembre 2023, durant lesquels aucune dépense d’hospitalisation n’avait été comptabilisée. Toutefois, cette régularisation ne suffirait pas à expliquer une telle explosion des dépenses.

D’autre part, une progression anormale des dépenses mensuelles a été observée tout au long de l’année 2024, particulièrement après l’élection présidentielle de mars. Alors que les frais d’hospitalisation mensuels des fonctionnaires étaient en moyenne d’un milliard de FCFA les années précédentes, ils ont connu une hausse soutenue à partir d’avril 2024.

• Avril : 1,10 milliard de FCFA

• Novembre : 2,50 milliards de FCFA

• Décembre : 9,5 milliards de FCFA

Une telle inflation des coûts, sans raison sanitaire évidente, interroge sur la gestion des finances publiques et d’éventuels mouvements budgétaires suspects en période électorale.

Les fonctionnaires sénégalais, actifs et retraités, bénéficient d’une prise en charge partielle de leurs frais médicaux (hors médicaments). Pour les hospitalisations, l’État règle 100% de la facture, puis effectue une retenue sur salaire de 20% pour récupérer la part due par l’agent.

Ce mécanisme, censé assurer une protection sociale efficace, pourrait-il être sujet à des abus ? La hausse soudaine et disproportionnée des dépenses hospitalières pose question, surtout dans un contexte où l’État fait face à un déficit budgétaire de plus de 2 200 milliards de FCFA.

Les chiffres de la DPEE, qui couvrent 18 années de données depuis 2006, montrent que cette augmentation est sans précédent. Alors que les finances publiques sont sous tension, il devient impératif que le gouvernement apporte des explications détaillées sur l’utilisation de ces 30 milliards de FCFA pour les soins médicaux d’environ 1% de la population.

• Quelles sont les causes réelles de cette explosion des frais d’hospitalisation ?

• Y a-t-il eu des dérives ou détournements dans la gestion des dépenses de santé des fonctionnaires ?

• Le système de couverture hospitalière doit-il être réformé pour plus de transparence et de contrôle ?

Dans un contexte économique marqué par de fortes incertitudes et des marges de manœuvre budgétaires limitées, les citoyens sont en droit d’exiger des comptes sur la gestion de l’argent public. L’ampleur de ces dépenses hospitalières impose une clarification urgente de la part des autorités.

Affaire des 125 milliards : Farba Ngom convoqué devant le juge d’instruction du PJF

L’affaire des 125 milliards continue de faire des vagues. Ce Lundi , le député-maire d’Agnam, Farba Ngom, a répondu à une convocation de la Division des Investigations Criminelles (DIC). Selon ses avocats, il s’agissait uniquement de lui remettre une convocation devant le pool judiciaire financier (PJF), où il devra se présenter le jeudi 13 février à 10 heures.

À sa sortie de la DIC, Farba Ngom a choisi de ne pas s’exprimer directement, laissant ses avocats communiquer avec la presse. Ces derniers ont indiqué qu’ils ne connaissaient pas encore précisément les faits reprochés à leur client. Cette déclaration laisse planer une certaine opacité sur les raisons exactes de cette convocation.

L’affaire des 125 milliards, dont les contours restent flous, suscite un vif intérêt au sein de l’opinion publique et de la classe politique. Farba Ngom, proche de l’ancien président Macky Sall et figure influente de la mouvance présidentielle, pourrait voir son audition apporter de nouveaux éléments à cette enquête qui prend de l’ampleur.

Le jeudi 13 février sera une date clé dans ce dossier. Farba Ngom devra se présenter devant le juge d’instruction du PJF, une étape qui pourrait marquer un tournant dans l’affaire. Reste à savoir si des chefs d’accusation précis seront retenus contre lui ou s’il s’agit d’une simple audition d’enquête.

Bassirou Diomaye Faye plaide pour une Afrique souveraine et prospère lors de la 42e session du Comité d’Orientation de l’AUDA-NEPAD

Le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a marqué les esprits lors de la 42e session du Comité d’Orientation de l’Agence de Développement de l’Union Africaine (AUDA-NEPAD), en réaffirmant l’engagement de son pays pour une Afrique souveraine et prospère.

Dans un discours inspirant, le chef de l’État sénégalais a mis l’accent sur l’autosuffisance du continent africain, insistant sur le rôle clé que doit jouer la jeunesse africaine pour bâtir un avenir plus autonome et résilient.

Conscient des mutations rapides du monde actuel, notamment avec la montée en puissance de la digitalisation et de l’intelligence artificielle, Bassirou Diomaye Faye a appelé à une réforme en profondeur de l’offre de formation en Afrique.

« L’avenir de l’Afrique repose sur une jeunesse bien formée, capable de répondre aux défis contemporains et de contribuer activement au développement économique et social du continent », a-t-il affirmé.

Il a ainsi exhorté les dirigeants africains à aligner les systèmes éducatifs avec les exigences des nouvelles technologies afin d’assurer une meilleure employabilité des jeunes et leur intégration dans un marché du travail en constante évolution.

Le président sénégalais a également insisté sur la nécessité pour l’Afrique de miser sur ses propres ressources et capacités pour assurer son développement. Il a plaidé pour des politiques publiques ambitieuses qui favorisent l’indépendance économique, l’innovation et la transformation locale des matières premières.

« L’Afrique doit compter d’abord sur elle-même pour son développement ! », a-t-il martelé, appelant à une mobilisation des États africains autour de stratégies visant à réduire la dépendance vis-à-vis des partenaires étrangers et à renforcer la coopération intra-africaine.

L’intervention de Bassirou Diomaye Faye s’inscrit dans une vision panafricaine axée sur la souveraineté économique et technologique. Il rejoint ainsi les aspirations de nombreux dirigeants africains qui militent pour une Afrique plus autonome et résiliente face aux défis mondiaux.

Kaolack : Un responsable politique appelle le président Diomaye Faye à rassembler l’opposition pour l’intérêt national

Kaolack, le 10 février 2025 – Face aux défis socio-économiques auxquels le Sénégal est confronté, Talla Diakhoumpa, responsable politique de l’opposition, a tenu une conférence de presse ce dimanche à Kaolack. Il a interpellé le président Bassirou Diomaye Faye sur la nécessité d’un dialogue inclusif, au-delà des clivages partisans, pour favoriser le développement du pays.

Selon M. Diakhoumpa, la situation économique actuelle est préoccupante, marquée par une cherté de la vie, la fermeture de nombreuses entreprises et un taux de chômage en forte hausse. Il estime que ces difficultés sont en partie dues aux choix économiques du gouvernement, qu’il juge insuffisamment orientés vers l’investissement productif.

“Pour que le pays puisse être autonome, il faut une très bonne politique économique. Malheureusement, notre gouvernement rencontre des problèmes de fonctionnement, alors que sans une bonne gouvernance, il est impossible de porter le Sénégal vers le développement.”

Face à cette situation, il exhorte le chef de l’État à dépasser les considérations partisanes pour rassembler toutes les forces vives du pays.

“Il est encore temps pour le président Bassirou Diomaye Faye d’adopter une approche patriotique, de convoquer l’ensemble des partis de l’opposition et de solliciter l’expérience des anciens chefs d’État pour bâtir une vision commune du développement.”

Talla Diakhoumpa a également mis en avant l’importance de l’agriculture dans la relance économique. Il a évoqué les progrès réalisés sous l’ère de Macky Sall grâce au Plan Sénégal Émergent (PSE), en particulier dans le domaine de l’autosuffisance en riz.

“En 2012, à l’arrivée du président Macky Sall, le Sénégal produisait 400 000 tonnes de riz. Avec le même programme, nous avons atteint 1,5 million de tonnes quelques années plus tard.”

Il plaide ainsi pour une politique agricole plus ambitieuse sous le mandat du président Diomaye Faye, avec des surfaces aménagées et des équipements modernes, afin de permettre au Sénégal de passer du stade de simple cultivateur à celui de véritable puissance agricole.

En conclusion, Talla Diakhoumpa insiste sur le rôle central du président Bassirou Diomaye Faye dans la résolution de la crise actuelle. Il estime que ce dernier doit prendre ses responsabilités et ne pas se laisser dicter ses choix par son entourage politique.

“Le président de la République doit agir pour l’intérêt du Sénégal, et non pour celui du PASTEF. Il doit rassembler au-delà de son parti pour éviter un enlisement économique et social.”

Sidiki Diabaté victime d’un vol de 190 000 euros près de Paris

Dans la nuit du samedi 8 au dimanche 9 février, le célèbre musicien malien Sidiki Diabaté a été victime d’un vol par effraction au domicile de sa sœur, à Tremblay-en-France, en région parisienne. L’incident s’est produit alors que l’artiste se produisait sur scène à la Défense Arena, l’une des plus grandes salles de concert de France.

Selon des sources policières, il était 22h30 lorsque des individus armés se sont introduits dans la maison de Djelika Diabaté, sœur du musicien, qui est également sa manageuse et productrice. À ce moment-là, elle assistait au concert de son frère, laissant à son domicile une baby-sitter et des enfants.

Les malfaiteurs, visiblement bien informés, ont agi sans violence. Ils ont ordonné à la nourrice de se mettre à genoux et de se retourner, puis se sont dirigés directement vers un coffre-fort contenant une somme importante d’argent liquide.

Djelika Diabaté a déclaré aux enquêteurs avoir déposé 190 000 euros (environ 125 millions de francs CFA) dans ce coffre le samedi après-midi, soit une partie des recettes de la tournée de Sidiki Diabaté, notamment issues des préventes de billets pour le concert de la Défense Arena.

L’artiste a été prévenu vers 2 heures du matin, alors qu’il était encore en coulisses après son show.

Les enquêteurs de la police judiciaire de Seine-Saint-Denis ont été saisis de l’affaire. L’hypothèse d’un coup monté par des individus ayant connaissance des finances de l’artiste est privilégiée.

Ce vol constitue un coup dur pour Sidiki Diabaté, qui produit lui-même sa tournée. Cependant, l’artiste n’a pas encore fait de déclaration publique concernant cet événement.

Accident mortel entre Ross Béthio et Richard Toll : quatre morts et deux blessés graves

Un terrible accident de la route s’est produit ce lundi entre Ross Béthio et Richard Toll, au niveau de Colona, impliquant un camion en provenance de Richard Toll et un véhicule de transport de sept places. L’impact, d’une extrême violence, a réduit le véhicule à un amas de ferraille, rendant les opérations de secours particulièrement délicates.

Selon les premières informations, quatre personnes ont perdu la vie sur place, tandis que deux passagers sont grièvement blessés. Les sapeurs-pompiers, aidés par des riverains, ont été mobilisés pour extraire les victimes encore coincées dans l’épave. Les blessés ont été évacués en urgence vers l’hôpital le plus proche pour une prise en charge médicale.

Si les circonstances exactes du drame restent à préciser, les premiers éléments indiquent qu’il s’agirait d’une collision frontale. L’axe Ross Béthio–Richard Toll est connu pour son trafic dense et les risques élevés d’accidents, notamment en raison de la vitesse et des dépassements dangereux.

Cet accident tragique relance le débat sur la sécurité routière au Sénégal, où les collisions impliquant des véhicules de transport en commun sont fréquentes. Les autorités rappellent régulièrement l’importance du respect des limitations de vitesse et des règles de prudence, mais les drames continuent de se multiplier.

Affaire Mor Mané Diop : une soirée de mariage vire au chaos à Thiaroye

Ce qui devait être une célébration joyeuse s’est transformé en une scène de tension et de panique à Thiaroye, dans la nuit du samedi 8 au dimanche 9 février 2025. Mor Mané Diop, époux de la célèbre chanteuse Daba Sèye, a été placé en garde à vue après avoir exhibé une arme à feu lors d’un incident survenu en marge d’un mariage.

Tout commence à la cité Rochette de Thiaroye, en face du camp militaire, où un mariage est célébré en grande pompe. L’invitée vedette de la soirée n’est autre que Daba Sèye, dont la présence attire une foule d’invités et de curieux. Dès son arrivée, elle est accueillie chaleureusement, et sa prestation enflamme rapidement l’assemblée.

Mais au bout de quelques chansons, la chanteuse décide de mettre fin à son spectacle, une décision qui ne passe pas auprès des invités et de l’organisatrice de la cérémonie, Deguène Sarr, 24 ans. La frustration grandit, les esprits s’échauffent, et des jeunes encerclent le véhicule de l’artiste et de son époux, manifestant bruyamment leur mécontentement.

Face à la pression et craignant pour leur sécurité, Mor Mané Diop décide de dégainer une arme à feu pour tenir la foule à distance. Selon des témoins, il s’agirait d’un pistolet d’alarme dissuasif de calibre 9 mm. L’apparition de l’arme provoque un moment de panique et de confusion, mais parvient à éloigner les jeunes qui encerclaient le véhicule.

Alertée, la police de Diamaguène intervient rapidement sur place. Daba Sèye et son époux sont conduits au commissariat pour audition. Mor Mané Diop tente de justifier son acte en expliquant que l’arme n’était pas chargée et qu’il souhaitait simplement protéger son épouse et lui-même d’un éventuel débordement. Il présente également une facture d’achat de l’arme, acquise dans une armurerie du marché Sandaga.

Cependant, comme le rappelle la police, la détention d’une facture d’achat ne constitue pas une autorisation légale pour porter une arme à feu. Mor Mané Diop, ne disposant pas de permis, est alors placé en garde à vue pour détention d’arme à feu sans autorisation.

L’incident a provoqué une vive polémique en banlieue dakarienne et fait grand bruit tout au long du week-end. Une enquête a été ouverte par la police de Diamaguène afin d’élucider tous les contours de cette affaire.

Affaire Farba Ngom : Une semaine décisive pour le maire des Agnam

La justice sénégalaise s’apprête à franchir une nouvelle étape dans l’affaire impliquant Farba Ngom, maire des Agnam et ancien député. Selon le journal Libération, il est convoqué ce lundi par le pool judiciaire financier en vue d’une audition prévue jeudi. Cette procédure intervient après la levée de son immunité parlementaire et l’ouverture d’une information judiciaire pour plusieurs chefs d’accusation lourds.

L’affaire trouve son origine dans un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), qui a mis en lumière des transactions suspectes d’un montant avoisinant les 125 milliards de francs CFA. Ces flux financiers, jugés douteux, ont conduit la justice à diligenter une enquête approfondie sur les activités financières de Farba Ngom et d’autres personnalités impliquées dans ce dossier.

L’ancien député de l’APR (Alliance pour la République) fait face à une série d’accusations, notamment :

• Association de malfaiteurs,

• Blanchiment de capitaux,

• Escroquerie sur des fonds publics,

• Corruption,

• Trafic d’influence,

• Abus de biens sociaux.

Ces chefs d’accusation témoignent de la gravité des faits reprochés. En plus de Farba Ngom, d’autres personnes sont également visées par cette enquête, notamment l’homme d’affaires Tahirou Sarr et plusieurs individus non encore identifiés.

Le dossier a été transmis au président du Collège des juges d’instruction, qui devra désormais statuer sur les suites judiciaires à donner. L’audition prévue jeudi sera déterminante pour Farba Ngom, dont la défense devra apporter des explications sur ces transactions financières controversées.

Cette affaire, qui suscite un vif intérêt au sein de l’opinion publique, pourrait avoir des répercussions politiques importantes. Proche du président Macky Sall, Farba Ngom a longtemps été considéré comme un homme influent du régime. Son implication dans cette procédure judiciaire met en lumière la volonté des autorités de renforcer la lutte contre la corruption et les crimes financiers.

Sénégal : Les rapports de l’IGE dévoilent des dossiers sensibles sur la gestion de l’État

Les premiers rapports de l’Inspection Générale d’État (IGE) sous le régime du président Bassirou Diomaye Faye commencent à être transmis à la présidence. Selon des informations révélées par Libération ce lundi, plusieurs dossiers mettant en cause la gestion de certaines structures publiques sont sur la table du chef de l’État. Et contrairement aux craintes d’un possible enterrement des enquêtes, ces rapports devraient faire l’objet d’un suivi rigoureux.

Parmi les dossiers explosifs figurant dans les rapports de l’IGE, l’un concerne les exonérations fiscales accordées ces dernières années. Le président Faye a ordonné une mission spécifique pour faire la lumière sur ces allégements fiscaux, qui pourraient avoir causé un manque à gagner important pour l’État.

L’enquête vise à établir si certaines exonérations ont été accordées dans des conditions opaques, favorisant potentiellement des intérêts privés au détriment des finances publiques. Ce dossier, qui implique potentiellement plusieurs administrations et entreprises, pourrait provoquer une onde de choc dans la sphère politico-économique du pays.

En plus de l’affaire des exonérations fiscales, une enquête approfondie est en cours sur la gestion des ressources humaines à la Direction générale des impôts et des domaines (DGID). Cette mission pourrait révéler des pratiques irrégulières en matière de recrutement, d’avancements ou d’octroi d’avantages indus à certains agents.

D’autres structures publiques pourraient également être concernées par des enquêtes similaires, l’IGE ayant reçu pour mandat d’auditer plusieurs institutions clés du pays.

Le président Diomaye Faye, qui a fait de la lutte contre la corruption et de la bonne gouvernance un pilier de son programme, semble déterminé à aller jusqu’au bout de ces investigations. L’ouverture de ces dossiers sensibles pourrait marquer un tournant dans la gestion de l’État sénégalais, avec une volonté affirmée de rompre avec certaines pratiques du passé.

Cependant, la publication des résultats de ces enquêtes et les éventuelles sanctions qui en découleront seront le véritable test de la volonté politique du nouveau régime. La gestion de ces dossiers explosifs pourrait aussi provoquer des tensions avec certains acteurs économiques et politiques influents.

Ziguinchor : Le maire de Niamone accusé de contourner le Code des collectivités territoriales pour imposer un dépotoir contesté à Boutoumol

“Tantôt, ils ont biaisé la procédure d’une collectivité locale, je suis ici pour le confirmer”, a déclaré Marie Jeanne Denfa, conseillère municipale de la commune de Niamone.

Elle s’est exprimée en marge d’une marche pacifique tenue le samedi 8 février 2025 par les populations de Boutoumol, opposées à l’implantation d’un dépotoir d’ordures dans leur quartier. Boutoumol est un village de la commune de Niamone, situé dans le département de Bignona.

Selon elle, le maire de Niamone n’a pas respecté la procédure légale qui encadre la prise de décisions de cette nature.

“Si la procédure a été biaisée, c’est parce qu’aucune discussion n’a eu lieu en Conseil municipal”, a-t-elle affirmé, ajoutant que cela constitue “une faute grave”, car le maire Atab Badji n’a pas obtenu l’autorisation de l’organe délibérant.

“Il y a deux organes : l’organe délibérant et l’organe exécutif. Le maire peut exécuter, mais il faut d’abord que l’organe délibérant vote. Or, rien de tout cela n’a été fait”, a-t-elle expliqué.

“C’est un protocole signé entre les maires de Niamone et de Ziguinchor. Si aujourd’hui, le maire Atab Badji accepte ce projet, c’est parce qu’il veut renforcer ses liens avec le maire de Ziguinchor, qui est proche d’Ousmane Sonko. Et cela, nous allons le refuser. Si c’était une question politique, j’aurais soutenu le maire de Ziguinchor, Djibril Sonko, puisqu’il appartient au même parti politique, le Pastef.”

Elle a tenu à souligner que la population n’est pas opposée à la création d’un dépotoir, mais demande une concertation :

“Nous ne disons pas que nous ne voulons pas de dépotoir, mais le maire doit discuter avec la population pour trouver un autre emplacement qui conviendrait à tout le monde. À Boutoumol, le dépotoir se trouve à quelques mètres de l’école élémentaire.”

Le docteur Lamine Diédhiou a expliqué les motivations de leur marche pacifique, suivie d’un point de presse :

“Nous lançons un cri du cœur aux autorités pour qu’elles interviennent et arrêtent ce projet. Nous voulons que le village retrouve sa quiétude et que nous puissions vivre en paix. C’est la raison de notre mobilisation aujourd’hui, et nous appelons tout le peuple sénégalais à nous soutenir. Nous sommes prêts à nous battre, à nous sacrifier jusqu’au dernier des hommes, jusqu’à la dernière des femmes. Nous ferons tout pour que cette poubelle soit fermée. Ceux qui ont signé ce contrat en cachette doivent assumer leurs responsabilités. Ce n’est pas au village de payer pour de petits calculs mesquins”, a-t-il dénoncé.

Mohamed Tendeng, président de la jeunesse de Tobor, a également témoigné des conséquences néfastes du projet :

“Depuis quelques semaines, la population de Tobor, particulièrement celle de Boutoumol, souffre énormément. Les conséquences sont désastreuses : les chiens meurent, les moutons meurent, et les habitants sont envahis par les mouches et les moustiques. Avant l’installation de ce dépôt, nous n’en avions pas autant”, a-t-il déclaré.

Il a averti que si aucune solution n’est trouvée, la population passera à l’action :

“Nous allons barrer la route si rien n’est fait. Nous sommes prêts à en assumer les conséquences, car nous savons que nous sommes dans notre droit et que nous défendons la vérité.”

Alexis Sagna

Mboula : L’accès à l’eau, le bitumage de la bretelle Kamb-Mboula et la revitalisation des vallées fossiles au cœur des préoccupations

Les habitants de Mboula, dans le département de Linguère, ont une nouvelle fois exprimé leurs doléances à l’occasion de la 103ᵉ édition du Gamou de Mboula, qui s’est tenue le samedi 8 février 2025. L’accès à l’eau potable, le bitumage de la route Kamb-Mboula et la revitalisation des vallées fossiles figurent parmi leurs principales revendications.

L’un des problèmes majeurs soulevés est le manque d’eau potable dans la localité. Selon El Hadji Cheikh Mbengue, porte-parole de la famille Mbengue et coordonnateur des activités du Gamou, cette revendication est ancienne et reste sans réponse des autorités compétentes. Depuis plus de cinq ans, les habitants réclament un accès à cette ressource vitale.

Un espoir est toutefois né avec l’implantation récente d’un forage dans la zone. Cependant, cet ouvrage ne peut pas encore être exploité faute d’un château d’eau. Pour répondre aux besoins en eau lors du Gamou, des citernes ont été mises à la disposition des populations. Face à cette situation, El Hadji Cheikh Mbengue a lancé un appel pressant au ministre de l’Hydraulique pour que Mboula, cité religieuse de Mame Abdoulaye Mbengue, soit enfin approvisionnée en eau potable. En attendant, les habitants doivent parcourir de longues distances, jusqu’à Mboynane ou d’autres localités voisines, pour s’approvisionner, souvent dans des conditions difficiles.

Autre demande cruciale : le bitumage de la route reliant Kamb à Mboula. Cette infrastructure, indispensable pour le désenclavement de la localité, est une promesse qui tarde à se concrétiser. El Hadji Cheikh Mbengue a toutefois rappelé les engagements pris par El Malick Ndiaye lorsqu’il était ministre des Infrastructures. Aujourd’hui président de l’Assemblée nationale, ce dernier reste un interlocuteur clé pour les populations qui espèrent voir ce projet aboutir dans les meilleurs délais.

Les habitants de Mboula plaident également pour la revitalisation des vallées fossiles afin de permettre un écoulement permanent de l’eau douce. Cette initiative, selon El Hadji Cheikh Mbengue, favoriserait le développement de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, contribuant ainsi à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire dans la région.

Malgré ces défis, l’organisation du Gamou de Mboula a été une réussite. El Hadji Cheikh Mbengue a tenu à remercier les nouvelles autorités, notamment le préfet de Linguère et le sous-préfet de Yang-Yang, pour leur implication dans la bonne tenue de cet événement religieux.

Sénégal – Mauritanie : Deuxième édition de l’Opération MUSTAKARA pour sécuriser les eaux transfrontalières

Les 7 et 8 février 2025, les marines sénégalaise et mauritanienne ont mené la deuxième édition de l’opération conjointe MUSTAKARA, visant à renforcer la coopération sécuritaire dans les eaux maritimes partagées. Cette initiative, pilotée par les deux forces navales, s’inscrit dans une dynamique de collaboration accrue face aux défis sécuritaires dans la région.

Selon la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA), cette deuxième édition de l’opération MUSTAKARA a permis de consolider l’interopérabilité entre les marines des deux pays. Les manœuvres ont inclus des patrouilles conjointes, des exercices tactiques en mer et des simulations de lutte contre les menaces maritimes, notamment la pêche illégale, la piraterie et le trafic illicite.

Les exercices ont offert aux équipages sénégalais et mauritaniens une opportunité unique de partager leurs compétences et d’améliorer leur coordination dans des situations opérationnelles variées. L’objectif principal de ces manœuvres était de tester et d’optimiser les capacités d’intervention des deux marines face aux défis sécuritaires croissants dans la région.

En renforçant leur coopération militaire, le Sénégal et la Mauritanie démontrent leur engagement commun à assurer la sécurité et la souveraineté de leurs eaux territoriales. L’opération MUSTAKARA s’inscrit ainsi dans une volonté plus large de collaboration régionale en matière de défense et de sécurité maritime.

Arrestation de l’influenceur Mame Thierno Fall alias “The King” : soupçons de charlatanisme et de blanchiment de capitaux

L’influenceur Mame Thierno Fall, plus connu sous le pseudonyme “The King”, a été placé en garde à vue par la Section de Recherches (SR) de Colobane. Son arrestation fait suite à la diffusion d’une vidéo devenue virale, dans laquelle il exhibait un sac contenant, selon ses dires, 500 millions de francs CFA en espèces.

Dans cette séquence largement partagée sur les réseaux sociaux, “The King” affichait ostensiblement une somme colossale en billets de banque, suscitant de nombreuses interrogations et réactions indignées. Face à l’ampleur du tollé provoqué par cette mise en scène, le procureur de la République a ordonné l’ouverture d’une enquête, confiant le dossier aux enquêteurs de la Section de Recherches.

Lors de la perquisition menée par les forces de l’ordre, seules une trentaine de millions de francs CFA ont été retrouvées, bien loin des 500 millions annoncés dans la vidéo. Une vérification de l’authenticité des billets saisis est en cours afin de déterminer s’il s’agit d’argent réel ou de faux billets utilisés à des fins de mise en scène.

Le profil de Mame Thierno Fall, qui se présente également comme un charlatan offrant divers services mystiques, a renforcé les soupçons des autorités. Les enquêteurs cherchent à établir l’origine des fonds et à déterminer si des infractions liées au blanchiment d’argent ou à des pratiques frauduleuses peuvent être retenues contre lui.

Affaire Pape Sané : Le chroniqueur de Walf TV convoqué par la DIC après ses révélations sur un scandale financier

Le chroniqueur de Walf TV, Pape Sané, est convoqué ce lundi par la Division des investigations criminelles (DIC) suite à une déclaration controversée impliquant un ministre de la République dans un scandale financier de plusieurs milliards de francs CFA. Le procureur de la République s’est auto-saisi de l’affaire et a ordonné l’ouverture d’une enquête pour faire la lumière sur ces allégations.

Cette convocation intervient après une vive polémique suscitée par les propos de Pape Sané, qui a affirmé détenir des informations compromettantes sur un membre du gouvernement. Le procureur a réagi en demandant à la DIC de mener des investigations approfondies pour vérifier la véracité de ces accusations.

Ce n’est pas la première fois que Pape Sané se retrouve au cœur d’une controverse judiciaire. En novembre 2023, il avait été placé en garde à vue par la Section de recherches de la gendarmerie de Colobane pour “diffusion de fausses nouvelles”, suite à une publication sur sa page Facebook rendant hommage à l’ancien Haut Commandant de la Gendarmerie nationale, le Général Jean Baptiste Tine. Après plusieurs jours de détention, il avait été inculpé et placé sous contrôle judiciaire par le Doyen des juges. 

La Coordination des Associations de Presse (CAP) avait alors exprimé sa préoccupation face à la recrudescence des arrestations de journalistes, appelant les autorités à respecter la liberté d’expression et à privilégier le dialogue en cas de litige avec les professionnels des médias. 

La nouvelle convocation de Pape Sané par la DIC relance le débat sur la liberté de la presse au Sénégal et sur les limites de l’expression journalistique, notamment lorsqu’il s’agit d’accusations graves impliquant des personnalités publiques. Les résultats de l’enquête en cours détermineront les suites judiciaires de cette affaire.

Tragique accident sur la route de Dakar : Un motard perd la vie près de Km50

Un grave accident de la route s’est produit ce samedi aux environs de 20 heures, près du point kilométrique 50 (Km50) sur la route menant à Dakar. Un motard, résident de Ngaye-Mécké et habitué aux trajets quotidiens vers la capitale, a violemment percuté un véhicule. Le choc, d’une rare intensité, lui a été fatal, causant son décès sur le coup.

Selon les premiers témoignages recueillis sur place, l’accident s’est produit dans des conditions encore indéterminées. Certains évoquent un possible excès de vitesse, tandis que d’autres suggèrent une visibilité réduite ou un mauvais état de la chaussée. L’impact a été si violent que la moto du défunt a été projetée à plusieurs mètres, laissant peu de chances de survie à son conducteur.

Aussitôt alertés, les sapeurs-pompiers et les forces de l’ordre se sont rendus sur les lieux pour sécuriser la zone et constater les faits. Malheureusement, malgré la rapidité de l’intervention, le motard avait déjà succombé à ses blessures. Son corps a été transporté à la morgue de l’hôpital le plus proche, en attendant l’identification officielle par ses proches.

Ce drame relance une fois de plus la question de la sécurité routière, notamment pour les usagers de deux-roues, particulièrement vulnérables sur les axes à forte circulation. Les autorités rappellent l’importance du respect du code de la route, du port du casque et de la vigilance, surtout la nuit.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l’accident et établir d’éventuelles responsabilités. En attendant, c’est toute une communauté qui est endeuillée par cette tragédie.

Relance de DOMITEXKA-SALOUM : Clarifications sur les revendications des travailleurs et perspectives d’avenir

La relance de DOMITEXKA-SALOUM, entreprise textile stratégique pour l’industrie sénégalaise, a récemment fait l’objet d’une rencontre entre le Président du groupe CCBM, actuel repreneur de l’entreprise, et les travailleurs. Une communication officielle a permis d’éclaircir plusieurs points, notamment sur les revendications d’ordre financier formulées par certains employés et les perspectives de développement de l’usine.

Contrairement aux rumeurs, le groupe CCBM n’a formulé aucune demande financière à l’État du Sénégal. Selon son Président, les réclamations en question proviennent des travailleurs des anciennes sociétés du secteur textile-confection, liquidées entre 1990 et 2010.

Le passif salarial, représentant plusieurs dizaines de mois d’arriérés, est donc imputable aux sociétés précédentes ayant successivement dirigé l’usine avant l’arrivée de CCBM comme actionnaire majoritaire. Le repreneur actuel ne se considère donc pas concerné par ces dettes, qui relèvent de la responsabilité des anciens gestionnaires et de l’État en tant que garant.

Toutefois, CCBM affirme son soutien aux employés, notamment ceux récemment réintégrés dans le cadre de la relance de DOMITEXKA-SALOUM.

La réouverture effective de l’usine repose sur un plan de financement structuré autour de plusieurs acteurs :

• Le Groupe CCBM, qui investit en fonds propres ;

• La coopération allemande, via une subvention dédiée à la modernisation des installations, bien que son décaissement soit toujours en attente ;

• La Banque Saharo-Saharienne pour l’Investissement et le Commerce (BSIC), qui apporte un appui financier sur la base des garanties fournies par le repreneur.

Les dirigeants de DOMITEXKA-SALOUM affichent une ambition claire : créer plus de 4 000 emplois dans les années à venir, en misant sur la relance de l’activité industrielle et le soutien de l’État. Cette relance s’inscrit dans une double dynamique :

1. Répondre au défi de l’emploi des jeunes en offrant des opportunités dans le secteur textile, stratégique pour le Sénégal.

2. Renforcer la souveraineté économique en développant une industrie locale capable de réduire la dépendance aux importations.

Dans cette optique, les responsables de l’usine appellent l’État à adopter des mesures de soutien ciblées, parmi lesquelles :

• Faciliter l’accès à la commande publique, notamment pour la production de tenues professionnelles et d’uniformes aujourd’hui importés, ce qui aggrave le déficit commercial.

• Simplifier les procédures douanières afin de fluidifier l’importation des matières premières nécessaires à la production locale.

Avec cette relance, DOMITEXKA-SALOUM entend redevenir un acteur clé du secteur textile au Sénégal. Toutefois, le succès de cette ambition dépendra du soutien des pouvoirs publics, des facilités accordées aux industries locales et de la concrétisation des financements promis.

Si ces conditions sont réunies, l’usine pourrait non seulement booster l’emploi, mais aussi renforcer la place du Sénégal dans l’industrie textile ouest-africaine.

Barka Ba, une expertise stratégique au service de l’Assemblée nationale du Sénégal

Le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Malick Ndiaye, a récemment nommé le journaliste et chercheur renommé Barka Ba comme conseiller spécial chargé de l’intégration africaine. Ce choix stratégique s’inscrit dans une volonté de renforcer la diplomatie parlementaire et d’apporter une expertise pointue sur les enjeux sécuritaires et géopolitiques régionaux.

Barka Ba s’est imposé au fil des années comme une figure incontournable du journalisme et de l’analyse politique en Afrique. Après des études en sciences politiques à l’université Gaston Berger de Saint-Louis, il a rapidement gravi les échelons dans le monde des médias. Ancien Directeur de la publication du quotidien L’Observateur, il a marqué son passage par une augmentation significative du tirage du journal, avant d’être nommé Directeur de l’Information de la TFM. Sous sa direction, la chaîne de télévision a connu une montée en puissance notable, notamment grâce à ses interviews exclusives avec des chefs d’État comme Adama Barrow (Gambie), Umaro Sissoco Embalo (Guinée-Bissau) et Alpha Condé (Guinée).

Parallèlement à son engagement médiatique, Barka Ba a mené une carrière universitaire impressionnante. Chercheur spécialiste des conflits en Afrique de l’Ouest, il a publié plusieurs études de référence, notamment en collaboration avec le chercheur français Vincent Foucher. Son travail sur « Une réponse forte : l’État sénégalais et la crise gambienne de 2016-2017 » lui a valu une reconnaissance institutionnelle, notamment auprès du général Joseph Mamadou Diop, alors chef d’État-major de l’armée de l’air sénégalaise.

Depuis sa démission de la TFM en 2021, Barka Ba s’est tourné vers la consultance, collaborant avec des institutions majeures comme l’Institut de Recherche Stratégique d’Abidjan, l’Académie Internationale de Lutte Contre le Terrorisme de Jacqueville et l’École de Maintien de la Paix Alioune Blondin Beye de Bamako. Son expérience lui a permis de conseiller plusieurs gouvernements africains sur des questions sécuritaires et de gouvernance.

En le nommant conseiller spécial, Malick Ndiaye mise sur une expertise locale reconnue à l’international pour renforcer l’intégration africaine et mieux appréhender les défis géopolitiques contemporains. Cette nomination illustre une volonté de valoriser les compétences sénégalaises et d’adopter une approche pragmatique face aux enjeux sécuritaires et diplomatiques du continent.

Kaolack : La 7e Édition de la Journée “Jérédiéfété Baye” sous le Signe de la Modernisation des Daaras

Médinatoul Baraka, dans la commune de Kaolack, a vibré au rythme de la 7ᵉ édition de la Journée “Jérédiéfété Baye”, un événement religieux majeur initié par Cheikh Baye Cissé. Cette journée, qui vise à célébrer l’héritage spirituel de Cheikh Al Islam Elhadji Ibrahima Niasse Baye, a réuni de nombreux fidèles et disciples.

Un Internat Moderne pour l’Éducation et le Bien-être des Enfants

Au cœur de cette édition, l’inauguration d’un complexe scolaire moderne, fruit d’un investissement personnel de plusieurs millions de francs CFA par Cheikh Baye Cissé. Ce centre d’enseignement religieux assure une prise en charge complète des enfants, incluant l’hébergement, la scolarité et l’éducation, le tout gratuitement.

“La construction de cet internat est un projet qui me tient particulièrement à cœur. Il s’agit d’un engagement personnel visant à aider les familles les plus démunies et à garantir un avenir meilleur aux jeunes générations”, a expliqué Cheikh Baye Cissé.

L’Éducation comme Pilier de l’Islam

Lors de son allocution, Cheikh Baye Cissé a rappelé l’importance de l’éducation des jeunes dans la préservation des valeurs islamiques et l’héritage de Cheikh Al Islam Elhadji Ibrahima Niasse Baye.

“Depuis 2016, nous organisons cette journée pour promouvoir les enseignements de l’Islam et du Prophète Mouhamed (PSL). Nous devons former nos enfants car ils sont l’avenir de demain. Malheureusement, nous constatons que beaucoup de jeunes s’éloignent des valeurs fondamentales de notre religion. Cette journée est donc une occasion de sensibilisation et de retour aux bases”, a-t-il insisté.

Selon lui, la réussite d’une communauté repose sur la discipline et l’application des enseignements islamiques. Il a exhorté les talibés à suivre les traces du Prophète (PSL) et de Cheikh Al Islam Baye, qui a consacré sa vie à la promotion des valeurs de l’Islam à travers ses écrits et ses enseignements.

Un Daara Engagé dans le Secteur Agricole et Pastoral

Outre la formation religieuse, Cheikh Baye Cissé met en place un programme de modernisation des daaras à travers l’agriculture et l’élevage. L’objectif est d’intégrer ces secteurs à l’éducation religieuse pour offrir aux jeunes des compétences pratiques et les préparer à être des acteurs de la souveraineté alimentaire du pays.

“Si tous les daaras intègrent ces pratiques, ils deviendront des piliers du développement durable. Cela permettra également de réduire la mendicité des enfants talibés, tout en leur garantissant une formation complète et adaptée à la réalité économique actuelle”, a souligné le guide religieux.

Cette initiative marque une rupture avec le modèle traditionnel des daaras, en leur donnant une dimension économique et sociale tout en préservant leur vocation spirituelle.

Vers une Nouvelle Vision des Daaras au Sénégal

À travers cette approche, Cheikh Baye Cissé ambitionne de révolutionner le système des daaras, en les inscrivant dans une dynamique d’autosuffisance et de développement communautaire. Cette 7ᵉ édition de la Journée “Jérédiéfété Baye” aura donc été un tournant décisif, mettant en avant un modèle éducatif innovant, combinant savoir religieux et compétences pratiques.

En rendant hommage à Cheikh Al Islam Elhadji Ibrahima Niasse Baye, Cheikh Baye Cissé rappelle que l’Islam est une religion de savoir et de progrès, et que l’éducation des jeunes est le fondement d’une société prospère et équilibrée.

Décès de Cheikh Mohamed Abdoulah Thiam, dit Masseck Thiam : Une grande perte pour la communauté

La communauté sénégalaise est en deuil après l’annonce du décès de Cheikh Mohamed Abdoulah Thiam, plus connu sous le nom de Masseck Thiam, ce dimanche à Dakar. Président de la Fondation Keur Rassoul, il était une figure respectée pour son engagement spirituel, social et humanitaire.

Fils de El Hadji Medoune Thiam, premier pharmacien à s’être installé dans le quartier de Castors, Masseck Thiam a perpétué une tradition de service et de dévouement à sa communauté. À travers la Fondation Keur Rassoul, il a œuvré sans relâche pour la solidarité, l’entraide et la promotion des valeurs islamiques, touchant de nombreuses vies par ses actions caritatives.

Son engagement dépassait les frontières de la spiritualité. Il était également une voix influente dans les initiatives sociales, apportant un soutien précieux aux plus démunis et contribuant à l’éducation, la santé et la cohésion sociale. Son leadership et sa générosité étaient unanimement salués par ses proches et par tous ceux qui ont bénéficié de son aide.

L’annonce de son décès a suscité une vive émotion au sein de la communauté religieuse et sociale du Sénégal. De nombreux témoignages affluent pour saluer la mémoire d’un homme d’exception, dont l’héritage perdurera à travers les nombreuses actions qu’il a entreprises.

Groupe le dakarois adresse ses sincères condoléances à la famille Thiam, ainsi qu’à tous ses proches, amis et disciples. Que son âme repose en paix et que son œuvre continue d’inspirer les générations futures.

Inna lillahi wa inna ilayhi raji’un.

Manifestation en France : Les partisans de Farba Ngom dénoncent une “détention politique”

Des partisans de Farba Ngom, réunis au sein du Collectif pour la défense des détenus politiques, ont exprimé leur colère ce samedi en manifestant dans les rues de la France. Ils dénoncent l’arrestation du député sénégalais et la levée de son immunité parlementaire par l’Assemblée nationale.

La manifestation, marquée par des slogans dénonçant une “justice instrumentalisée”, fait suite aux décisions prises par les nouvelles autorités sénégalaises dans le cadre de l’affaire impliquant Farba Ngom. Ses soutiens estiment que son arrestation est une mesure politique visant à affaiblir l’opposition et à réduire au silence les figures influentes de l’ancien régime.

“Nous sommes ici pour exiger sa libération immédiate et dénoncer la dérive autoritaire du gouvernement. Farba Ngom est un prisonnier politique et nous ne comptons pas rester silencieux”, a déclaré un membre du collectif.

Les manifestants n’excluent pas de mener des actions plus radicales, notamment en investissant l’ambassade du Sénégal en France afin d’interpeller directement le personnel diplomatique. Cette initiative viserait à attirer l’attention de la communauté internationale sur la situation politico-judiciaire au Sénégal.

Depuis l’arrivée au pouvoir des nouvelles autorités, plusieurs personnalités de l’ancien régime font face à des poursuites judiciaires, alimentant les tensions entre le gouvernement et l’opposition. L’affaire Farba Ngom s’inscrit dans un climat déjà tendu, où chaque arrestation ou levée d’immunité est perçue comme une manœuvre politique.

Moda Samb, Président du Mouvement ARD et PDG de DIAM HOLDING, lauréat du Prix du Meilleur Jeune Leader lors de la 13e édition des Prix Ragnée

Lors de la prestigieuse 13e édition des Prix Ragnée, Moda Samb, Président du Mouvement ARD et PDG de DIAM HOLDING, a été honoré en recevant le Prix du Meilleur Jeune Leader. Cette distinction récompense son engagement exceptionnel, son leadership inspirant et son impact significatif dans le domaine de l’entrepreneuriat.

À la tête du Mouvement ARD, Moda Samb s’est illustré par sa vision innovante et sa capacité à mobiliser les jeunes autour de projets structurants pour le développement du Sénégal. Parallèlement, en tant que PDG de DIAM HOLDING, il a su imposer son entreprise comme un acteur incontournable dans le domaine de l’entrepreneuriat, tout en mettant en avant des valeurs d’éthique, de durabilité et d’inclusion.

Moda Samb incarne les qualités et les compétences interpersonnelles d’un leader inspirant. En tant que chef d’entreprise exceptionnel, il favorise une culture novatrice et conduit des transformations majeures, tout en faisant preuve d’humilité, d’empathie et d’une écoute attentive envers les membres de son équipe et la jeunesse. Son travail et son engagement ont conduit à des avancées significatives pour le développement de son pays.

Kaolack : Deux morts dans des accidents survenus à Koutal après le Magal de Porokhane

Deux jeunes, âgés d’environ 23 et 27 ans, ont perdu la vie ce vendredi 7 février 2025 à Koutal, dans la commune de Ndiaffate, région de Kaolack, à la suite d’accidents de la route alors qu’ils revenaient du Magal de Porokhane.

Le directeur de l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), Athoumane Sy, et ses équipes ont été témoins de ces tragédies alors qu’ils menaient une opération de sensibilisation, de régulation et de contrôle routier.

« Ce matin, en nous rendant à Nioro pour des opérations de sécurisation, nous avons malheureusement découvert un accident mortel qui a causé deux décès », ont rapporté les autorités en charge de la sécurité routière.

Selon les explications d’Athoumane Sy, « la première victime tentait de rejoindre son autobus lorsqu’elle a chuté. L’autocar lui est passé dessus, entraînant son décès sur le coup. »

Le second accident s’est produit dans des circonstances similaires : « un jeune traversait la route entre des véhicules lorsqu’un minibus l’a violemment percuté, causant sa mort immédiate. »

Attristé par ces pertes en vies humaines, le directeur de l’ANASER a appelé à la vigilance et a mis en garde contre les comportements dangereux sur la route, notamment la surcharge des véhicules. « Je demande aux fidèles d’éviter les surcharges, il faut vraiment arrêter cela », a-t-il plaidé.

Série noire d’accidents au Sénégal : 8 morts et des dizaines de blessés en une journée

Koutal et Diourbel, Sénégal — La route a de nouveau fait des victimes au Sénégal avec une série d’accidents mortels survenus le même jour dans les régions de Kaolack et de Diourbel, plongeant les familles dans la douleur et relançant le débat sur la sécurité routière.

À Koutal, dans la région de Kaolack, deux personnes ont perdu la vie dans des circonstances tragiques. La première victime, selon les informations relayées par Libération, aurait chuté d’un autocar avant d’être mortellement percutée par un minibus. Quelques heures plus tard, une seconde personne a été tuée alors qu’elle traversait la route, frappée par un véhicule en mouvement.

La région de Diourbel n’a pas été épargnée par ce drame routier. Sur l’autoroute Ila Touba, une collision a coûté la vie à cinq personnes. Les circonstances de cet accident restent floues, mais les premières indications suggèrent une perte de contrôle d’un des véhicules impliqués.

Un autre accident impliquant un minibus communément appelé « Ndiaga Ndiaye » s’est produit à proximité de Ndoulo. Le véhicule s’est renversé, causant la mort d’une personne et blessant 35 autres, dont 12 grièvement. Les victimes ont été rapidement évacuées vers les hôpitaux les plus proches, mais le bilan pourrait encore s’alourdir compte tenu de la gravité des blessures.

Ces incidents soulignent la dangerosité croissante des routes sénégalaises, souvent mises à rude épreuve par l’augmentation du trafic, l’état dégradé des infrastructures, et le non-respect des règles de conduite.

Les autorités locales et nationales sont appelées à réagir face à cette recrudescence des accidents de la route. Le renforcement des contrôles routiers, l’amélioration des infrastructures et des campagnes de sensibilisation sont autant de mesures réclamées par les citoyens et les associations de sécurité routière.

En attendant, les familles endeuillées tentent de surmonter leur douleur, tandis que les blessés luttent pour leur survie dans les structures hospitalières déjà débordées.

Moustapha Tall et la SGBS : Une bataille judiciaire à rebondissements

L’opérateur économique sénégalais Moustapha Tall a tenu, ce vendredi, un point de presse pour dénoncer ce qu’il qualifie de « spoliation bancaire organisée » par la Société Générale de Banque au Sénégal (SGBS). Engagé dans un contentieux judiciaire depuis près de deux décennies, il avait saisi la Cour Suprême pour contester un jugement de la Cour d’appel de Dakar dans une affaire de malversations financières portant sur plus de 5 milliards FCFA. Mais, jeudi 6 février 2025, la plus haute juridiction du pays a rejeté son pourvoi, un verdict que l’homme d’affaires conteste fermement.

Dans sa déclaration, Moustapha Tall est revenu sur l’historique de ses relations avec la SGBS, débutées dans les années 1980 avec l’ouverture de ses premiers comptes bancaires à Kaolack et à Dakar. Grâce à cette collaboration, la banque lui a accordé une ligne de crédit de 1,5 milliard FCFA pour le financement de ses importations de riz.

Mais cette relation bascule en 2004 lorsqu’un contentieux douanier sur une importation de sucre l’amène à une détention de 58 jours. La Douane lui reprochait un différentiel de péréquation de 450 millions FCFA, un montant qui, selon lui, a été gonflé sous pression politique pour atteindre 1 milliard FCFA. Il estime avoir été victime d’une instrumentalisation judiciaire qui visait à l’affaiblir financièrement.

Profitant de son incarcération, la SGBS aurait procédé à des prélèvements abusifs, causant une perte totale de 5,8 milliards FCFA entre 2004 et 2005. Ces difficultés se sont aggravées avec la crise alimentaire mondiale de 2008, qui a encore fragilisé son entreprise.

Une restructuration financière de sa dette a été retardée, et ce n’est qu’en 2011 qu’un accord a été signé pour 899 millions FCFA, payable jusqu’en 2016. Mais lorsque Moustapha Tall tente de relancer son activité avec un marché de 3 milliards FCFA pour l’importation de riz, la SGBS refuse de l’accompagner, malgré ses garanties.

Face aux blocages de la banque, l’homme d’affaires cesse ses paiements en 2013 pour provoquer une réaction. La SGBS réplique en lançant une procédure judiciaire, qui mène à la saisie et à la vente de son immeuble pour 400 millions FCFA, alors qu’elle lui réclamait encore 578 millions FCFA après cette vente.

Le tribunal correctionnel de Dakar reconnaît plus tard l’illégalité de cette vente pour faux et usage de faux, une décision confirmée par la Cour d’appel. Pourtant, le 6 février 2025, la Cour Suprême rejette son pourvoi, une décision que Moustapha Tall qualifie d’injuste et arbitraire.

Dénonçant des pratiques qu’il assimile à du pillage organisé, Moustapha Tall accuse la SGBS d’avoir orchestré des prélèvements injustifiés, un écart de 600 millions FCFA entre le montant réellement dû et celui déclaré, ainsi que des traites avalisées avant échéance.

Estimant avoir été victime d’un coup monté impliquant des acteurs économiques et politiques influents, il n’exclut pas de déposer un rabat d’arrêt pour contester le rejet de son pourvoi en cassation.

Au-delà de sa propre affaire, Moustapha Tall voit en son combat une cause collective : celle des entrepreneurs sénégalais confrontés aux abus bancaires. Il appelle à une réforme du système judiciaire et exige que justice lui soit rendue.

L’affaire, déjà vieille de plus de 20 ans, semble loin d’être terminée.

Kaolack : Serigne Mboup réclame 700 millions FCFA à l’État pour relancer Domitexka Saloum

L’homme d’affaires et maire de Kaolack, Serigne Mboup, a lancé un appel pressant aux nouvelles autorités sénégalaises pour le règlement d’une dette de 700 millions de FCFA que lui doit l’État. Cette somme, issue des régimes de Me Abdoulaye Wade et Macky Sall, constitue selon lui un frein majeur à la relance de l’entreprise textile Domitexka Saloum, située à Kahone.

Malgré des investissements conséquents pour moderniser Domitexka Saloum, l’usine peine à fonctionner normalement. Actuellement, seuls deux ou trois ateliers sur une douzaine sont opérationnels, notamment celui produisant les tissus « maylouss ». Cette situation limite considérablement les opportunités d’emploi pour les travailleurs ainsi que la rentabilité de l’usine.

Serigne Mboup insiste sur l’urgence de régler cette dette pour permettre un redémarrage complet de l’usine et ainsi stimuler l’économie locale. “Nous avons fait des efforts considérables pour relancer cette industrie, mais nous sommes bloqués par cette créance que l’État tarde à honorer”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

Au-delà du cas de Domitexka Saloum, Serigne Mboup a également critiqué la tendance croissante à l’exportation de la main-d’œuvre sénégalaise, notamment vers l’Espagne. Selon lui, cette politique va à l’encontre de l’objectif de souveraineté économique du pays, car elle prive le Sénégal de forces vives nécessaires au développement national.

Le maire de Kaolack appelle ainsi l’État à repenser sa stratégie en favorisant l’investissement local et la valorisation des industries nationales, à l’image du textile, un secteur clé pour l’emploi et la croissance économique.

Crise à l’UCAD : Les étudiants en colère face aux bourses impayées

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a connu une nouvelle nuit de tensions, entre affrontements et colère estudiantine. Entre 23 heures et 2 heures du matin, des heurts ont opposé des étudiants en master aux forces de l’ordre, conséquence directe du retard dans le paiement des bourses. Une situation qui s’enlise et plonge les étudiants dans une précarité alarmante.

Depuis plusieurs jours, l’UCAD est le théâtre de manifestations répétées. À bout de patience, les étudiants dénoncent une précarité croissante due au non-versement de leurs bourses. Pour beaucoup, ces allocations constituent leur unique moyen de subsistance. “C’est une situation vraiment difficile”, confie un étudiant, expliquant que certains n’ont même plus les moyens de s’offrir un simple ticket de restaurant universitaire.

Face à cette détresse, la tension est montée d’un cran cette nuit. Des groupes d’étudiants ont exprimé leur ras-le-bol en bloquant certaines artères du campus et en lançant des projectiles. En réponse, les forces de l’ordre sont intervenues avec des tirs de gaz lacrymogène pour disperser la foule, transformant le campus en une scène de chaos.

Les affrontements ont fait plusieurs blessés, certains nécessitant une évacuation d’urgence par les ambulances. Cette escalade inquiète de plus en plus la communauté universitaire, qui redoute une aggravation de la crise dans les jours à venir.

Un étudiant, manifestement révolté, résume bien le sentiment général : “Soo nekkul étudiant, do meune comprendre louniouy dundé”, soit “Quand tu n’es pas étudiant, tu ne peux pas comprendre ce que nous vivons”. Une phrase lourde de sens, témoignant du malaise profond qui ronge la jeunesse universitaire.

Le retard dans le paiement des bourses est une problématique bien connue à l’UCAD, mais la situation actuelle semble plus critique que jamais. Malgré les nombreux appels des étudiants à une réaction rapide des autorités, aucune solution concrète n’a encore été apportée.

L’université, censée être un lieu d’apprentissage et de sérénité, est désormais un champ de bataille où la détresse sociale se transforme en violence. Jusqu’à quand cette situation durera-t-elle ? Les autorités prendront-elles enfin des mesures pour calmer la grogne estudiantine avant que la colère ne déborde davantage ?

Présentation du livre « Insécurité au Sahel : Sortir de la crise ! » de Mamadou Mouth Bane

Ce vendredi à Dakar, le journaliste et analyste Mamadou Mouth Bane a procédé à la dédicace de son ouvrage « Insécurité au Sahel : Sortir de la crise ! », un essai qui propose une analyse approfondie des défis sécuritaires dans la région sahélienne et explore des solutions endogènes pour y remédier.

Lors de la cérémonie, l’auteur a insisté sur la nécessité d’une approche locale pour faire face au terrorisme. Selon lui, l’usage exclusif des armes ne suffit pas à éradiquer la menace, même pour des puissances militaires comme la France, les États-Unis ou la Belgique.

Mouth Bane plaide pour des politiques de développement sectorielles, notamment en matière d’éducation et d’emploi des jeunes, afin de leur offrir des perspectives économiques et de les détourner des groupes criminels et terroristes.

« Ce livre est ma contribution pour tenter de résoudre ces crises qui secouent le Sahel et l’Afrique en général. J’y propose des solutions concrètes pour lutter efficacement contre l’insécurité, car elle impacte négativement toutes les politiques de développement mises en place. » – Mamadou Mouth Bane

L’auteur met en avant la stratégie marocaine dans la lutte contre l’extrémisme, estimant qu’elle constitue une source d’inspiration pour les pays sahéliens. Il souligne notamment les réformes juridiques et économiques mises en place par le roi du Maroc, qui ont permis de neutraliser les groupes criminels et d’instaurer une doctrine d’État fondée sur un islam modéré.

Mamadou Mouth Bane s’est également adressé aux pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui ont pris leurs distances avec la CEDEAO. Il les met en garde contre les influences étrangères qui pourraient compromettre leur souveraineté et leur stratégie sécuritaire.

Tragique accident sur l’autoroute Ila Touba : cinq morts et un blessé grave

Un terrible accident de la route s’est produit ce vendredi aux alentours de 14 heures sur l’autoroute Ila Touba, à la sortie de Bambey, non loin des deux stations. Une Peugeot 407, immatriculée Allo-Dakar et en provenance de la capitale sénégalaise, a été violemment percutée par un véhicule 4×4 qui circulait en sens inverse à vive allure.

Selon des témoins, le conducteur du 4×4, une Pajero blanche, aurait perdu le contrôle de son véhicule avant de franchir les barrières centrales de l’autoroute. Il a ensuite percuté de plein fouet la Peugeot avant de faire plusieurs tonneaux. L’impact a été d’une extrême violence, réduisant la berline en un amas de ferraille.

L’accident a coûté la vie à cinq personnes, toutes à bord de la Peugeot 407. Elles sont mortes sur le coup. Un autre passager, grièvement blessé, a été évacué en urgence vers une structure hospitalière. Fait troublant, le conducteur du 4×4 est sorti indemne de cette collision, malgré la gravité du choc.

Cet énième drame relance le débat sur la sécurité sur l’autoroute Ila Touba, souvent le théâtre d’accidents graves en raison d’excès de vitesse et de comportements imprudents. Les autorités et les forces de l’ordre sont appelées à renforcer les contrôles et à sensibiliser davantage les usagers à la prudence.

Kaolack / Économie : Le directeur de l’Agence nationale des affaires maritimes déplore le non-fonctionnement du port de Kaolack

Des dysfonctionnements et des problèmes techniques, entre autres, auraient empêché le lancement des travaux de réhabilitation du port de Kaolack en 2022 par l’ancien président Macky Sall. Depuis plus d’une décennie, cette infrastructure a cessé de fonctionner, impactant négativement l’activité économique de la région et même de la sous-région. Avec l’avènement du nouveau régime, les populations du Sine-Saloum gardent l’espoir de voir aboutir la relance des travaux du port.

Face à cette situation, le directeur de l’Agence nationale des affaires maritimes (ANAM), Bécaye Diop, a effectué une visite ce vendredi au port de la capitale du Saloum afin de s’enquérir de l’état des lieux.

“Nous sommes au port de Kaolack, une infrastructure qui mesure 600 mètres de long, avec un accès à l’embouchure sur 120 km et une profondeur de 4,20 mètres. Malheureusement, ce port ne répond pas aux normes internationales. Il mérite une attention particulière, car Kaolack regorge d’opportunités économiques, notamment dans le secteur du sel, de l’arachide et d’autres ressources essentielles”, a expliqué Bécaye Diop lors de sa visite.

Il a également souligné la nécessité de collaborer avec le Port autonome de Dakar pour explorer les possibilités de relance du port de Kaolack.

“Toutes les idées sont bonnes à prendre, mais il va falloir réaliser une expertise approfondie. Pour le moment, je ne peux pas avancer d’engagements précis, mais nous devons nous asseoir autour d’une table afin d’établir un diagnostic clair et identifier les leviers d’action pour revitaliser ce port. Nous sommes ouverts à toutes les propositions”, a ajouté le directeur de l’ANAM.

Un port en attente de réhabilitation

Bécaye Diop a exprimé ses regrets quant à l’inertie autour de la réhabilitation du port de Kaolack.

“Nous déplorons le fait que le port de Kaolack n’ait pas encore été relancé. Il est essentiel de le réhabiliter pour le bien-être des populations.”

Avant son étape à Kaolack, le directeur de l’ANAM s’était rendu à Fatick, où il a eu des échanges approfondis avec des étudiants.

“Durant cette visite, j’ai été reçu par les gouverneurs de Kaolack et de Fatick. J’ai également visité la circonscription maritime centre. J’ai profité de l’occasion pour rencontrer les étudiants de l’USSEIN, avec qui j’ai abordé plusieurs sujets, notamment l’employabilité et les difficultés d’accès aux stages.”

Conscient des défis auxquels sont confrontés les étudiants, M. Diop a pris l’engagement de leur offrir des opportunités de stage.

“Pour cette première cohorte, nous allons accueillir six étudiants au sein de la direction de l’ANAM. D’autres structures partenaires se joindront à nous pour en recruter davantage”, a-t-il promis.

La relance du port de Kaolack demeure une attente majeure pour les populations locales et les acteurs économiques. Les prochains mois permettront d’évaluer les engagements pris et les mesures concrètes qui seront mises en place pour donner un nouveau souffle à cette infrastructure stratégique.

Accident meurtrier sur l’autoroute Ila Touba : cinq morts dans une collision violente

Un grave accident de la route s’est produit ce vendredi sur l’autoroute Ila Touba, entre Bambey et Khombole, faisant cinq morts. La collision impliquait un 4×4 roulant à vive allure et une Peugeot 407 circulant en sens inverse.

Selon les premières informations rapportées par IGFM, le conducteur du 4×4 aurait perdu le contrôle de son véhicule avant de franchir la barrière centrale de l’autoroute. Sa trajectoire incontrôlée l’a conduit directement sur la voie opposée, où il a percuté de plein fouet la berline. L’impact a été d’une rare violence, ne laissant aucune chance aux occupants de la 407.

Les secours, rapidement dépêchés sur les lieux, ont constaté le décès de cinq personnes sur place. Le conducteur du 4×4, miraculeusement indemne, a été placé en garde à vue en attendant les conclusions de l’enquête ouverte pour déterminer les circonstances exactes du drame.

Cet accident tragique vient rallonger la liste déjà longue des collisions meurtrières sur l’autoroute Ila Touba, où la vitesse excessive et le non-respect des règles de sécurité sont régulièrement pointés du doigt. Malgré les campagnes de sensibilisation et les contrôles de vitesse, cette route demeure le théâtre de nombreux drames.

Les autorités appellent une fois de plus les usagers à la prudence et au respect strict du code de la route pour éviter de telles tragédies. Une réflexion est également en cours sur un renforcement des mesures de sécurité, notamment la surveillance accrue des limitations de vitesse et l’amélioration des infrastructures.

Le ministère de la Communication annonce des sanctions contre les médias non conformes

Face aux nombreuses irrégularités dans le secteur des médias, le ministère de la Communication, sous l’impulsion du ministre Alioune Sall, annonce des mesures strictes pour assainir le paysage médiatique national. À travers son directeur de la communication, Habibou Dia, le ministère a détaillé un plan de sanctions allant des mises en demeure aux coupures de signal, en passant par des poursuites judiciaires.

Selon Habibou Dia, un écart significatif a été constaté entre les 600 médias officiellement déclarés et les 200 réellement conformes. Face à cette situation, le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) a reçu des instructions fermes pour adresser des mises en demeure aux télévisions et radios ne respectant pas les exigences légales.

« Les radios et radios communautaires qui disposent de fréquences sans avoir signé de conventions et de cahiers des charges, mais aussi les télévisions qui ne remplissent pas les dispositions du Code de la presse, recevront des mises en demeure. À l’issue de ces avertissements, des coupures de signaux et des retraits de fréquences sont prévus », a précisé M. Dia dans une déclaration vidéo.

Outre l’audiovisuel traditionnel, les médias en ligne sont également concernés par cette opération de régulation. Le ministère de l’Intérieur, via la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) et les services de cybercriminalité, sera mobilisé pour identifier les web TV et médias en ligne exerçant illégalement.

« Les acteurs concernés recevront une dernière mise en demeure pour se conformer aux règles. En cas de manquement, des sanctions seront appliquées, incluant des blocages de sites et des poursuites judiciaires », a averti le directeur de la communication.

Le ministère s’attaque également à la prolifération des journaux PDF et des « UNE PDF », jugés non conformes aux règles du dépôt légal.

« Nous avons constaté que la plupart des quotidiens respectent désormais les règles de dépôt légal, à l’exception de certains qui ont été invités à se mettre en conformité. Ceux qui continuent à diffuser des journaux uniquement sous format PDF, sans tirage physique, s’exposent à des sanctions, avec l’implication de la DST pour mettre fin à ces pratiques illégales », a précisé Habibou Dia.

Ces mesures, qui traduisent une volonté ferme des autorités de rétablir l’ordre dans le secteur des médias, s’inscrivent dans une dynamique plus large de professionnalisation et de mise en conformité avec le Code de la presse. En appliquant des sanctions rigoureuses, le ministère entend garantir un environnement médiatique structuré et respectueux des normes en vigueur.

Reste à savoir comment les acteurs concernés réagiront à ces nouvelles exigences et si ces mesures contribueront à renforcer la crédibilité et la viabilité du paysage médiatique national.

Affaire West African Energy : Samuel Sarr maintenu en détention, son audition prévue le 12 février

L’ancien directeur général de West African Energy (WAE), Samuel Sarr, devra encore patienter en prison. La justice a rejeté sa demande de liberté provisoire et fixé son audition au 12 février prochain, selon des informations relayées par le quotidien Les Échos.

Le 5 février dernier, le juge d’instruction Makha Barry a rendu son ordonnance, rejetant la requête de mise en liberté provisoire de Samuel Sarr. Le magistrat a motivé sa décision en insistant sur « la gravité des faits » reprochés à l’ancien DG de WAE et le risque que sa libération « compromette la manifestation de la vérité ».

Le juge redoute notamment que l’ex-ministre de l’Énergie ne prenne contact avec d’autres personnes impliquées dans la procédure, ce qui pourrait mener à une altération ou destruction de preuves. Une hypothèse que le maître des poursuites juge suffisamment sérieuse pour maintenir Samuel Sarr en détention.

Dans le cadre de l’instruction, une confrontation entre experts a été programmée. L’objectif est de clarifier des éléments du dossier, car la contre-expertise réalisée dans cette affaire aurait révélé « certaines incohérences », selon le juge.

Cette confrontation pourrait être décisive pour l’évolution du dossier, notamment en ce qui concerne les responsabilités dans l’affaire qui secoue West African Energy.

Face à cette décision, les avocats de Samuel Sarr ne comptent pas en rester là. Ils ont annoncé leur intention d’interjeter appel contre l’ordonnance du juge, espérant obtenir gain de cause devant une juridiction supérieure.

Affaire des boulettes pour fesses : Des peines de prison ferme prononcées par le tribunal de Pikine-Guédiawaye

Le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye a rendu son verdict ce matin dans l’affaire dite des “boulettes pour fesses”, une affaire impliquant plusieurs personnes poursuivies pour la fabrication et la vente illégale de produits pharmaceutiques dangereux pour la santé.

À l’issue des débats, le tribunal a relaxé les prévenues des charges d’exercice illégal de la profession de pharmacien, d’usurpation de fonction et d’administration de substances nuisibles à la santé publique. Plusieurs accusés, dont Alima Sow, Seynabou Gassama, Bintou Diop, Pape Guéye, Moussou Gassama et Haoussou Ndiaye, ont également été relaxés du chef de publicité illégale de produits pharmaceutiques.

Toutefois, Alima Sow, Alima Fall, Bintou Diouf, Pape Guéye et Moussou Gassama ont été reconnus coupables d’association de malfaiteurs. De leur côté, Alima Fall et Maty Mbaye ont été condamnées pour publicité illégale de produits pharmaceutiques.

Le juge a déclaré l’ensemble des prévenus coupables de fabrication et de mise en vente de produits pharmaceutiques sans autorisation préalable, mettant ainsi en danger la vie d’autrui.

Le tribunal a condamné Alima Fall et Maty Mbaye à deux ans de prison, dont six mois ferme, assortis d’une amende de 500 000 FCFA à verser à la Caisse des Dépôts et Consignations. Haoussou Ndiaye a écopé d’une peine de deux ans, dont trois mois ferme, avec la même amende.

Les autres prévenus ont été condamnés à deux ans de prison, dont un mois ferme, avec une amende de 200 000 FCFA.

En plus des peines de prison et des amendes, le tribunal a ordonné la confiscation et la destruction des produits saisis, notamment les pommades “Infidèles” et “Caviar”, ainsi que des médicaments et compléments alimentaires trouvés chez Maty Mbaye et Haoussou Ndiaye.

Sur le plan civil, le tribunal a reconnu les constitutions de partie civile de SOS Consommateurs et de l’Ordre des Médecins, condamnant les prévenus à payer un franc symbolique en réparation du préjudice causé. Les dépens de la procédure ont été mis à la charge des accusés, et la contrainte par corps a été fixée à son maximum.

L’ONAS rend hommage à ses retraités et se projette vers l’avenir

Dans une ambiance chargée d’émotion et de reconnaissance, l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS) a honoré ses agents admis à faire valoir leurs droits à la retraite. La cérémonie, présidée par le Directeur général M. Sény Diène, a été marquée par des témoignages de gratitude envers ces travailleurs qui ont consacré plusieurs décennies au service de l’entreprise et du pays.

« Nous vous célébrons aujourd’hui parce que nous vous devons beaucoup », a déclaré M. Diène, s’adressant aux retraités, à leurs proches et à l’ensemble du personnel de l’ONAS réuni pour l’occasion. Il a salué leur engagement, leur expérience et leur dévouement, rappelant que certains d’entre eux cumulent plus de 30 à 40 ans de service. Leur contribution a été essentielle au développement et au rayonnement de l’ONAS, garantissant un service public de qualité en matière d’assainissement et de gestion des eaux usées.

Au-delà de l’hommage, cette rencontre a également été l’occasion pour le Directeur général de se projeter vers l’avenir et de rappeler les défis qui attendent l’ONAS en 2025. Parmi les priorités évoquées, la gestion des inondations demeure un enjeu crucial. « Le temps presse », a averti M. Diène, insistant sur la nécessité d’anticiper les mesures nécessaires pour éviter les catastrophes lors de la prochaine saison des pluies.

Il a également mis en avant l’engagement des autorités dans la préservation du cadre de vie et la lutte contre les inondations, notamment le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, le Premier ministre Ousmane Sonko et le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye.

Dans cette dynamique, M. Sény Diène a rappelé les grands chantiers en cours, parmi lesquels :

• Le renouvellement du collecteur Hann-Fann, un projet clé pour améliorer la gestion des eaux usées à Dakar.

• La dépollution de la baie de Hann, visant à restaurer un écosystème essentiel et à améliorer la qualité de vie des populations riveraines.

• Le drainage des eaux pluviales à Touba, un projet crucial pour prévenir les inondations et sécuriser les infrastructures urbaines.

Il a exhorté l’ensemble des agents de l’ONAS à redoubler d’efforts pour mériter la confiance des autorités et des citoyens, tout en assurant une gestion optimale des infrastructures d’assainissement.

Clôturant son allocution sur une note d’optimisme, M. Diène a appelé à une mobilisation générale pour surmonter les défis à venir et consolider les acquis de l’ONAS. « Travaillons main dans la main pour repousser toutes les limites », a-t-il lancé, formulant le vœu d’une année 2025 placée sous le signe du succès et de la prospérité.

Macky Sall au National Prayer Breakfast 2025 : Rencontre avec Donald Trump et échanges stratégiques à Washington

L’ancien Président du Sénégal, Macky Sall, a pris part au National Prayer Breakfast (NPB), un événement annuel de prière et de dialogue interreligieux réunissant des leaders politiques, économiques et religieux du monde entier. Organisé depuis 1953 aux États-Unis, le NPB constitue un espace d’échanges informels où les dirigeants abordent des questions de foi, de gouvernance et de coopération internationale.

Lors de cette rencontre, Macky Sall a échangé avec Donald Trump, l’ancien Président américain, qui reste une figure influente du paysage politique américain. Si le contenu exact de leur discussion n’a pas été dévoilé, leur entretien s’inscrit dans un contexte marqué par des reconfigurations politiques aux États-Unis et en Afrique. Macky Sall, qui a dirigé le Sénégal de 2012 à 2024, continue de jouer un rôle actif sur la scène diplomatique africaine, notamment en matière de coopération internationale et d’investissements.

En marge du NPB, l’ancien chef de l’État sénégalais doit également rencontrer les experts de l’Atlantic Council, un influent think tank basé à Washington. Cette institution, spécialisée dans les relations internationales et les questions stratégiques, entretient des liens étroits avec les décideurs politiques et économiques américains. Macky Sall y discutera des enjeux de développement en Afrique, des perspectives de coopération avec les États-Unis et du rôle du Sénégal dans la sous-région ouest-africaine.

Depuis son départ du pouvoir en avril 2024, Macky Sall semble maintenir une présence active sur la scène internationale. Sa participation au National Prayer Breakfast et ses discussions avec des cercles d’influence américains illustrent sa volonté de pérenniser ses relations diplomatiques et économiques au-delà de son mandat.

Kaolack : Le président de la CCIAK plaide pour le soutien de l’État au secteur privé national en vue de la souveraineté économique

Le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack (CCIAK), Serigne Mboup, a invité les autorités sénégalaises à s’appuyer sur le secteur privé national pour atteindre une souveraineté économique durable et inclusive.

“L’État et les Sénégalais, de manière générale, doivent travailler pour atteindre cette souveraineté, car les potentialités existent dans toutes les régions du pays. Plutôt que de faire appel à des investisseurs étrangers qui ne peuvent rien faire sans nous, l’État, à travers les ministères concernés, doit accorder une attention particulière au secteur industriel”, a-t-il déclaré.

Serigne Mboup, également directeur de la société DOMITEXKA, spécialisée dans la production de textiles, s’exprimait jeudi lors d’une visite effectuée dans son usine, qui emploie deux cents travailleurs à Kaolack.

“L’État ne peut pas recruter massivement, mais il peut encourager les petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que les petites et moyennes industries (PMI), en favorisant l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes. C’est ainsi que cela fonctionne partout dans le monde”, a-t-il souligné.

Selon lui, en adoptant cette approche, les autorités pourraient contribuer à réduire le taux de chômage à travers la création d’emplois, un défi majeur pour le pays.

Révélant que le Sénégal dépense entre 500 et 600 milliards de francs CFA en importations de produits textiles, Serigne Mboup a exhorté les décideurs à s’inspirer du Bénin, où le président Patrice Talon a investi plus de 300 milliards de francs CFA dans ce secteur.

“Aujourd’hui, la production textile béninoise est vendue dans le monde entier, notamment en Europe et aux États-Unis. Il en est de même pour le Mali et la Côte d’Ivoire, où la filière textile est en plein essor, car chacun a compris que le secteur de la mode représente un levier économique majeur”, a-t-il conclu.

Moussa Diakhaté interpelle le président : « Il faut un dialogue national ou démissionner »

La scène politique sénégalaise a été secouée ce jeudi par l’intervention du député Moussa Diakhaté lors d’une rencontre à Dakar Plateau. Dans un discours sans détour, l’élu a exprimé ses préoccupations face à la gestion actuelle du pays, pointant du doigt les limites du gouvernement en place.

Selon Moussa Diakhaté, la situation du pays est alarmante. Il dénonce une dégradation sécuritaire croissante, notamment avec la menace jihadiste qui gagne du terrain en Afrique de l’Ouest. À cela s’ajoutent des crises économiques qui pèsent lourdement sur le quotidien des Sénégalais, avec une inflation galopante et un pouvoir d’achat en berne.

« Nous assistons à une gouvernance qui semble avoir atteint ses limites », a déclaré le député, faisant allusion aux récentes déclarations du président sur le manque de marge de manœuvre pour des réformes structurelles. Pour Diakhaté, ce constat est préoccupant, car il pourrait signifier l’absence de solutions viables à court terme.

Face à cette situation critique, Moussa Diakhaté propose deux alternatives radicales au chef de l’État :

1. L’ouverture d’un dialogue national impliquant l’opposition et les acteurs de la société civile afin de trouver ensemble des solutions pour sortir de la crise.

2. Une démission pure et simple si aucune issue n’est envisageable.

« Si le pays ne voit pas de changements concrets, la voie de la démission pourrait devenir inévitable pour éviter une aggravation de la crise », a-t-il averti. Il estime que les Sénégalais ne peuvent plus attendre indéfiniment et que des décisions fortes doivent être prises pour redresser la situation.

Se positionnant comme un acteur engagé et non comme un simple opposant, Moussa Diakhaté met en garde contre une fuite en avant du gouvernement. Il craint qu’un manque de réaction face aux difficultés actuelles n’entraîne une instabilité politique et sociale encore plus grande.

Magal de Porokhane : Le ministre de l’Intérieur Jean Baptiste Tine rend hommage à la communauté mouride

Le ministre de l’Intérieur, Jean Baptiste Tine, a marqué de sa présence la cérémonie officielle du Magal de Porokhane, un événement religieux d’une grande importance pour la communauté mouride. Accompagné d’une délégation composée de membres du gouvernement, de directeurs, de députés et de préfets, il a rendu un vibrant hommage à la confrérie et réaffirmé le soutien des autorités étatiques à cette manifestation spirituelle.

Dans son allocution, Jean Baptiste Tine a transmis les salutations du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et de son Premier ministre, Ousmane Sonko, au Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké. Il a également salué son porte-parole, Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké, et exprimé son respect à l’ensemble de la famille mouride.

Le ministre a rappelé la valeur historique et spirituelle de Porokhane, un lieu empreint de mémoire et de dévotion. Il a souligné l’héritage de figures emblématiques telles que l’Almamy Maba Diakhou Bâ, symbole de courage, et Mame Diarra Bousso, mère de Cheikh Ahmadou Bamba, dont la vie demeure une source d’inspiration. “Mame Diarra Bousso incarne la vertu et la bonté. Son exemple continue d’éclairer la voie des fidèles, hommes comme femmes”, a-t-il déclaré.

Jean Baptiste Tine a également insisté sur l’importance du tourisme religieux et sur la nécessité de le préserver. Il a rappelé la volonté du président Bassirou Diomaye Faye de valoriser les sites religieux du Sénégal et de garantir leur rayonnement.

Abordant la question de la sécurité, le ministre a appelé à une collaboration entre les forces de l’ordre et les fidèles pour assurer un déroulement paisible du Magal. “La sécurité doit être notre priorité commune”, a-t-il affirmé, en insistant sur le rôle central de la police et de la gendarmerie dans cette mission. Il a conclu son discours en exhortant tous les acteurs à un engagement collectif en faveur de l’ordre et de la tranquillité publique.

Affaire foncière : le juge d’instruction rejette la demande de levée de l’immunité parlementaire d’Amadou Ba et Birima Mangara

Le juge d’instruction du deuxième cabinet de Dakar a rejeté la demande du Parquet visant à lever l’immunité parlementaire des députés Amadou Ba et Birima Mangara, tous deux mis en cause dans une affaire foncière liée à des expropriations pour cause d’utilité publique. Cette décision marque un nouveau tournant dans un dossier complexe qui oppose les héritiers des titres fonciers concernés aux autorités.

L’affaire concerne l’indemnisation liée à l’expropriation des titres fonciers n° 5058/Nga, 13833/Nga et 1838/Nga, au profit de la société Sofico. Les héritiers des terrains dénoncent des irrégularités qu’ils jugent frauduleuses dans la procédure, ce qui les a conduits à mandater Matar Diène pour déposer une plainte.

En 2022, une enquête préliminaire menée par la Sûreté urbaine de Dakar avait conduit le Parquet à ouvrir une information judiciaire contre X. Les faits présumés incluent faux et usage de faux en écritures authentiques et privées, escroquerie portant sur des deniers publics et complicité de ces infractions. L’affaire, transmise au deuxième cabinet d’instruction, était restée en suspens jusqu’à récemment.

Selon le journal Libération, le ministère public a récemment transmis un réquisitoire supplétif pour relancer l’enquête. Dans ce document, Tahirou Sarr est désigné comme un acteur clé de l’affaire, aux côtés d’autres individus dont l’identité n’a pas encore été révélée. Le Parquet ne s’est pas contenté de demander leur inculpation mais a également requis leur placement sous mandat de dépôt.

Dans cette dynamique, le ministère public a sollicité le juge d’instruction pour engager la procédure de levée de l’immunité parlementaire d’Amadou Ba, ancien Premier ministre et ex-ministre des Finances, ainsi que de Birima Mangara, ancien ministre chargé du Budget. Cependant, le juge d’instruction a rejeté cette demande, ce qui empêche pour l’instant toute poursuite judiciaire directe contre les deux députés.

Plusieurs personnalités ont déjà été entendues dans cette affaire, parmi lesquelles Matar Diène, le plaignant, mais aussi Tahirou Sarr, l’inspecteur des impôts Amadou Diop, ainsi que les inspecteurs à la retraite Dame Fall et Meissa Ndiaye. Le contrôleur des impôts Mouhamadou Moustapha Gaye a également été auditionné.

Avec le rejet de la levée de l’immunité parlementaire des deux députés, le dossier prend une tournure inattendue. Toutefois, l’enquête se poursuit et pourrait connaître de nouveaux développements dans les semaines à venir. Reste à savoir si le Parquet fera appel de cette décision ou si d’autres éléments viendront renforcer les accusations portées dans cette affaire à forte connotation politico-financière.

Bara Mbengue, lauréat du Grand Prix du Chef de l’État pour l’Enseignant 2024

L’enseignant Bara Mbengue a été couronné meilleur enseignant du Sénégal en remportant le Grand Prix du Chef de l’État pour l’Enseignant, lors de la troisième édition de cette distinction prestigieuse. Avec un score remarquable de 90,28 points sur 100, il a non seulement reçu une récompense financière de 20 millions de FCFA, mais a également été élevé au grade de l’Ordre national du Lion par le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

Avec 19 ans d’expérience dans l’enseignement public, Bara Mbengue s’est imposé comme une référence dans son domaine. Professeur de Lettres, Histoire et Géographie au Collège d’Enseignement Moyen (CEM) de Louga Commune, il est reconnu pour son engagement exemplaire envers ses élèves.

Le jury de cette distinction a salué sa ponctualité, son assiduité et sa disponibilité. Toujours prêt à accompagner ses élèves, il leur dispense un encadrement gratuit et met un point d’honneur à commencer ses cours à 7 heures précises chaque matin. Son dévouement lui vaut un profond respect de la part de ses élèves, qui lui sont reconnaissants pour les efforts constants qu’il déploie pour leur réussite, notamment au Brevet de Fin d’Études Moyennes (BFEM).

Bara Mbengue ne se limite pas à la salle de classe. Il joue un rôle actif au sein de la Cellule d’Animation Pédagogique, estimant que l’enseignant doit toujours continuer à apprendre et à perfectionner ses méthodes. C’est dans cette dynamique qu’il a produit plusieurs fascicules et conçu des fiches pédagogiques destinées à la lecture des œuvres au programme des classes de 4ᵉ et 3ᵉ.

Son engagement dépasse également le cadre scolaire, puisqu’il a animé deux émissions radiophoniques sur Leral FM à Louga. Ces interventions, portant sur le roman Une si longue lettre de Mariama Bâ et sur la rédaction de la dissertation en classe de 3ᵉ, ont permis de soutenir les élèves pendant la crise sanitaire de la COVID-19.

Selon les autorités administratives et scolaires, Bara Mbengue incarne les valeurs essentielles de l’enseignement : la conscience professionnelle, la disponibilité, l’ouverture d’esprit, la loyauté, le sérieux, la persévérance, l’abnégation et la compétence. Son engagement constant en faveur de l’éducation en fait une figure respectée et admirée au sein du système éducatif sénégalais.

Né le 3 juin 1973 à Coki, il poursuit sa mission avec passion et détermination, inspirant ses collègues et les générations futures d’enseignants.

Outre le sacre de Bara Mbengue, deux autres enseignants ont été récompensés pour leur mérite. Momath Kébé, avec un score de 83,69 points sur 100, et Amadou Lamine Mané, avec 81,12 points sur 100, ont reçu chacun une récompense de 5 millions de FCFA.

Français tué Mbour par un malade mental : Ansoumana DIONE indexe l’absence de politique de santé mentale au Sénégal.

Ce drame si regrettable est survenu ce mercredi 05 février 2025 à Mbour. Un malade mental qui poignarde à mort un ressortissant français, laissant une épouse déboussolée. Pourtant, selon les informations distillées dans la presse, elle n’avait cessé d’alerter les autorités administratives et la police. Malheureusement, l’irréparable s’est produit et personne ne sait à qui le prochain tour. En fait, ce régime du Président Bassirou Diomaye FAYE ne s’intéresse pas, du tout, aux multiples problèmes des malades mentaux et des toxicomanies. Jusqu’ici, notre pays ne dispose pas de politique de santé mentale. Paradoxalement, cet élément ne figure même pas dans leur référentiel « Sénégal 2050 ».

Comment dans un pays normal comme le Sénégal, en ce début du 21e siècle, la presque totalité des grandes villes ne dispose pas de services psychiatriques. Et, l’accès aux traitements et notamment aux médicaments, constituent de vrais casse-têtes pour les familles concernées. Pire, le Sénégal demeure et reste confronté à un déficit criard de personnels soignants : psychiatres, psychologues, entre autres, ce qui rend presque impossible la prise en charge adéquate des personnes atteintes de maladies mentales et victimes de toxicomanies. De plus en plus, les troubles mentaux gagnent de l’ampleur dus à plusieurs facteurs dont le chômage, les accidents de la route, la drogue, etc.

Attention, le régime en place a beaucoup intérêt à intégrer cette question essentielle dans leur priorité. Si le capital humain est le maillon sur lequel ces nouvelles autorités comptent véritablement pour faire développer le Sénégal, il va falloir obligatoirement qu’elles revalorisent la santé mentale et la lutte contre l’usage abusif de l’alcool et de la drogue. Malheureusement, le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale, sous la conduite du Ministre Ibrahima SY et de son équipe, n’a aucune vision par rapport à l’état de santé mentale des sénégalais. Heureusement qu’il existe l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM) qui fait un excellent travail.

Le 06 février 2025,
Ansoumana DIONE, Président de l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM) – Tel : 77 550 90 82 – 70 745 88 47

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