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Azoura Fall placé sous mandat de dépôt : le procès fixé à mardi prochain

L’activiste politique Assane Guèye, plus connu sous le pseudonyme d’Azoura Fall et réputé proche du parti Pastef, a été placé sous mandat de dépôt après son arrestation par les éléments de la Division spéciale de cybersécurité (DSC), le mercredi 28 mai 2026. Son procès en flagrant délit est prévu mardi prochain devant le tribunal de grande instance hors classe de Dakar.

Selon les informations recueillies, les poursuites engagées contre l’activiste font suite à des déclarations tenues récemment devant l’hémicycle, en marge de l’installation d’Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale. Lors d’une interview accordée à la presse, Azoura Fall s’en était vivement pris au chef de l’État à travers des propos jugés offensants et susceptibles de troubler l’ordre public.

Au cours de cette sortie médiatique, il aurait notamment déclaré : « Je n’aime pas les traîtres… Les Sérères sont des gens bien, mais lui non ». Des propos qui ont rapidement suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux et dans la sphère politique.

Face à l’ampleur de la polémique, le procureur de la République près le tribunal de grande instance hors classe de Dakar s’est autosaisi du dossier et a ordonné l’ouverture d’une procédure judiciaire. Dans la foulée, la Division spéciale de cybersécurité a été instruite de procéder à l’interpellation de l’activiste.

L’arrestation est intervenue dans une station-service située à Médine. D’après plusieurs sources, Azoura Fall s’apprêtait à rallier le Saloum pour célébrer la fête de Tabaski lorsqu’il a été appréhendé par les agents de la DSC.

Après son placement en garde à vue, il a été déféré devant le parquet avant d’être inculpé puis placé sous mandat de dépôt. Il devra répondre devant le tribunal des faits qui lui sont reprochés lors de l’audience prévue mardi prochain.

Cette nouvelle affaire judiciaire ravive également le souvenir de ses précédents démêlés avec la justice. En 2025, Assane Guèye avait déjà été condamné à une peine de six mois d’emprisonnement avec sursis pour injures publiques et propos contraires aux bonnes mœurs. Au cours de cette précédente procédure, une expertise médicale avait été ordonnée, conduisant à son internement temporaire au centre psychiatrique de Thiaroye.


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