Baccalauréat 2025 – Triche à Sicap Mbao : deux candidats pris avec leurs téléphones… dans le slip

Dans un climat d’extrême vigilance autour des fraudes au baccalauréat, deux candidats du centre de Diamaguène-Sicap Mbao ont repoussé les limites de l’ingéniosité en cachant leur téléphone… dans leur sous-vêtement. Un stratagème risqué qui a vite tourné court, trahi par le silence pesant et la colère de leurs camarades de salle.

Les faits se sont produits lors de la deuxième journée des épreuves du baccalauréat 2025. M.L.S (26 ans) et M.D (23 ans), tous deux candidats, avaient installé sur leur téléphone une application de correction automatique permettant d’obtenir les corrigés d’épreuves téléchargées au préalable. Conscients de l’interdiction stricte d’introduire des téléphones dans les salles, ils ont choisi une cachette aussi surprenante que compromettante : leur slip.

Espérant échapper à la vigilance des surveillants, ils ont cependant sous-estimé la conscience morale de certains de leurs camarades. C’est en effet l’indignation silencieuse dans la salle qui a mis la puce à l’oreille du président du jury.

Selon L’Observateur, c’est une ambiance tendue et des regards réprobateurs qui ont attiré l’attention du président. Ce dernier, interrompant l’épreuve de français, décide de réitérer les consignes et lance un appel inhabituel : « Que ceux qui, par mégarde, ont introduit un téléphone se signalent. »

Silence total. Décidé à faire la lumière sur ce malaise ambiant, le président ordonne une fouille ciblée. M.L.S est le premier à être découvert, son téléphone soigneusement dissimulé dans ses sous-vêtements. Confronté, il craque immédiatement et révèle l’identité de son complice, M.D, chez qui un appareil similaire est retrouvé, connecté à la même application frauduleuse.

Les deux jeunes hommes ont été exclus sur-le-champ et conduits sous escorte policière au commissariat de Sicap Mbao. Ils ont été ensuite déférés au parquet. En plus de l’annulation immédiate de leur candidature au baccalauréat, ils risquent désormais des poursuites judiciaires pour fraude et atteinte à l’intégrité du concours.

Cet incident, aussi insolite que révélateur, remet en lumière la sophistication croissante des méthodes de triche, mais aussi l’importance d’un climat d’intégrité au sein des centres d’examen. L’attitude exemplaire des autres candidats, dont la désapprobation a été décisive, témoigne d’une volonté collective de préserver l’égalité des chances.


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