Dakar – Basket : L’élimination de l’équipe nationale féminine du Sénégal au tournoi de pré-qualification aux Jeux olympiques de 2028, disputé à Mexico, est désormais suivie d’une polémique autour des conditions de retour de quatre joueuses. Dans un Live Facebook repris par L’Observateur, la pivot des Lionnes, Madjiguène Sène, a dénoncé les conditions dans lesquelles elle et trois de ses coéquipières ont vécu leur séjour prolongé dans la capitale mexicaine après la fin de la compétition.
Le Sénégal, engagé dans ce tournoi avec l’ambition de décrocher une place pour la suite du parcours qualificatif aux JO 2028, a connu une campagne particulièrement difficile. Les Lionnes ont été éliminées après avoir concédé trois défaites en autant de rencontres. À l’issue de cette élimination prématurée, la délégation sénégalaise devait regagner Dakar en deux groupes.
Si une première partie de la délégation a pu quitter le Mexique plus tôt que prévu, le retour de quatre joueuses, Dioma Kane, Nogaye Diagne, Sabou Guèye et Madjiguène Sène, a été beaucoup plus compliqué. Selon les témoignages de cette dernière, la situation vécue par le quatuor aurait été particulièrement pénible, notamment en raison des longues heures d’attente et des conditions de transit.
Face à ces accusations, la Fédération sénégalaise de basket-ball (FSBB) a tenu à apporter des précisions. Dans un communiqué repris par L’Observateur, l’instance dirigeante du basket sénégalais rejette d’abord l’idée selon laquelle les quatre joueuses auraient été victimes d’un retard dans leur retour.
La FSBB rappelle que la date de retour initialement prévue pour l’ensemble de la délégation était fixée au lundi 24 août 2026, soit le lendemain de la clôture du tournoi, programmée le 23 août. Pour la Fédération, aucun retard ne peut donc être retenu puisque le calendrier initial prévoyait précisément cette date.
L’instance explique toutefois qu’après l’élimination des Lionnes, elle a entrepris des démarches afin de permettre à la délégation de rentrer plus tôt à Dakar. Ces efforts auraient abouti à une possibilité de retour anticipé grâce à la compagnie Air France. Mais cette option présentait une contrainte majeure : l’itinéraire impliquait un passage par l’espace Schengen.
Or, toutes les joueuses de la délégation ne disposaient pas des visas nécessaires pour effectuer ce transit. Cette contrainte administrative aurait ainsi empêché les quatre joueuses concernées de bénéficier du vol anticipé proposé. Les membres de la délégation considérés comme « éligibles » ont donc pu quitter Mexico plus tôt, tandis que Dioma Kane, Nogaye Diagne, Sabou Guèye et Madjiguène Sène ont dû conserver l’itinéraire initialement prévu.
Selon la Fédération, ce trajet devait s’effectuer sur la liaison Mexico-Dakar via Casablanca et São Paulo. La date de départ, fixée au 24 août, ne pouvait pas être modifiée en raison des contraintes liées aux billets et aux possibilités de correspondance.
Consciente de la longueur et de la difficulté de ce voyage, la FSBB affirme avoir pris des dispositions pour améliorer les conditions d’attente des quatre joueuses. Elle assure ainsi les avoir hébergées dans des hôtels cinq étoiles ou installées dans des salons VIP pendant les différentes étapes du trajet, afin de leur éviter de supporter les longues escales dans des conditions inconfortables.
La Fédération indique également avoir accordé une aide financière aux joueuses concernées. Cette enveloppe devait notamment leur permettre d’acheter quelques effets personnels dans l’attente de la récupération et de la livraison de leurs bagages.
Cette affaire intervient dans un contexte déjà marqué par la déception sportive après la sortie prématurée des Lionnes du tournoi mexicain. Alors que la sélection devait défendre les couleurs du Sénégal dans la course à la qualification olympique, les trois défaites enregistrées ont rapidement mis fin à ses ambitions dans cette étape de la compétition.
La sortie de Madjiguène Sène et la réponse de la Fédération ouvrent désormais un autre débat, cette fois autour de la gestion logistique de la délégation et de la prise en charge des joueuses. D’un côté, la joueuse dénonce des conditions de retour qu’elle juge difficiles ; de l’autre, la FSBB affirme avoir respecté le programme initial et avoir entrepris des démarches pour faciliter le rapatriement de l’ensemble de la délégation.