Société
Bassin du fleuve Gambie : hausse des niveaux à Kédougou, mais aucun seuil d’alerte franchi
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par
Le Dakarois
La situation hydrologique du bassin du fleuve Gambie continue d’évoluer, mais reste, pour l’heure, sous contrôle. Dans son bulletin publié ce lundi 29 septembre 2025, la Brigade des Ressources en Eau de Tambacounda-Kédougou a fait état d’une hausse modérée des niveaux d’eau dans plusieurs localités, tout en soulignant l’absence de risque immédiat d’inondation. Les relevés, effectués à 8 heures du matin, montrent une variation contrastée selon les zones, avec certaines stations affichant des augmentations significatives, tandis que d’autres enregistrent une stabilité, voire de légères baisses.
À Diaguiri, l’un des points de mesure clés, le niveau du fleuve a atteint 3,63 mètres, soit une progression de 37 centimètres en 24 heures. Ce chiffre reste toutefois largement inférieur aux 5,32 mètres enregistrés à la même date en 2024, traduisant une activité hydrique modérée cette année. Une tendance similaire est observée à Afia Pont (Thiokoye), où le niveau a bondi de 81 centimètres, atteignant 3,74 mètres, contre 5,71 mètres l’année précédente. Ces hausses, bien qu’importantes sur une courte période, restent en deçà des niveaux historiques et n’approchent pas les seuils critiques.
En revanche, certaines stations affichent une dynamique inverse. À Niokolo Koba, le niveau a légèrement reculé, passant de 5,70 mètres à 5,67 mètres, soit une baisse de 3 centimètres. Ce niveau demeure également bien inférieur aux 8,36 mètres relevés en 2024, à la même période. Il en est de même à Mako, où le fleuve a connu un recul de 21 centimètres, pour s’établir à 4,43 mètres, contre 4,64 mètres la veille et 5,38 mètres un an plus tôt. La cote d’alerte dans cette zone étant de 6 mètres, la situation reste jugée non préoccupante.
D’autres stations hydrologiques ont connu des difficultés de mesure. À Goumbayel et Sinthiou Malème, les techniciens n’ont pas pu enregistrer de données exploitables, les niveaux d’eau n’ayant pas atteint l’échelle de mesure. Ces zones restent cependant sous surveillance, compte tenu des fluctuations rapides pouvant survenir en cette période.
À Kédougou, où le fleuve constitue un point de vigilance prioritaire, les observations font état d’une hausse de 27 centimètres en une journée. Le niveau est passé de 5,24 à 5,51 mètres, ce qui reste nettement en dessous des 6,81 mètres observés en 2024 et de la cote d’alerte fixée à 7 mètres. Même si l’augmentation est notable, les autorités hydrauliques ne jugent pas la situation alarmante à ce stade.
Le cas de Simenti mérite également d’être souligné. Aucun relevé n’a été communiqué pour la journée du 29 septembre, mais la mesure précédente faisait état de 8,82 mètres, un niveau élevé, mais bien inférieur aux 12,58 mètres atteints à la même date l’an dernier. Dans cette zone, la cote d’alerte est fixée à 13 mètres, un seuil qui n’a donc pas été franchi cette année.
Enfin, à Gouloumbou, le niveau du fleuve est resté stable à 9,73 mètres. Même s’il reste élevé, ce niveau demeure en dessous du seuil d’alerte de 12 mètres, et également inférieur au niveau de 10,82 mètres enregistré en 2024.
Dans l’ensemble, les données relevées indiquent une dynamique hydrologique relativement calme comparée aux années précédentes. Aucune station n’a franchi sa cote d’alerte, et les niveaux d’eau sont, dans toutes les zones observées, inférieurs à ceux de 2024 à la même période. Pour autant, la prudence reste de mise, selon les services techniques de la Brigade des Ressources en Eau, qui rappellent que les conditions hydrologiques peuvent évoluer rapidement en cette période de fin d’hivernage, marquée par des épisodes pluvieux intenses et imprévisibles.
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