La décision de Confe de retirer au Sénégal son titre de champion d’Afrique 2025 pour l’attribuer au Maroc continue de provoquer une onde de choc à l’échelle nationale et internationale. Depuis l’annonce de cette mesure controversée, les réactions se multiplient, traduisant une vive incompréhension et une indignation largement partagée au sein de l’opinion publique sénégalaise et au-delà.
Au sommet de l’État, Bassirou Diomaye Faye est sorti de sa réserve pour exprimer sa position. Le chef de l’État a opté pour un geste hautement symbolique en modifiant la photo de profil de sa page Facebook officielle. L’image publiée montre le trophée de la Coupe d’Afrique des nations soigneusement conservé dans l’armoire de son bureau présidentiel. À travers cet acte, le président envoie un message clair : pour lui, cette coupe reste et demeurera au Sénégal, en dépit de la décision de l’instance dirigeante du football africain.
Cette posture s’inscrit dans la ligne défendue par les autorités sénégalaises. Dans un communiqué rendu public mercredi, le gouvernement a fermement rejeté la décision de la CAF, qu’il qualifie de « tentative de dépossession injustifiée ». Les autorités dénoncent une mesure qu’elles jugent non seulement inéquitable, mais également entachée de zones d’ombre. Dans ce contexte, elles ont officiellement appelé à l’ouverture d’une enquête internationale indépendante, évoquant des soupçons de corruption au sein des instances dirigeantes du football continental.
Sur le plan sportif et juridique, la riposte s’organise également. La Fédération Sénégalaise de football a annoncé son intention de contester cette décision devant le Tribunal arbitral du sport . Cette démarche vise à faire annuler la sanction et à rétablir le Sénégal dans ses droits, dans une affaire qui pourrait désormais se jouer sur le terrain du droit sportif international.