En déplacement ce dimanche matin à Dar Es Salam Chérif, dans l’arrondissement de Niassya, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a posé un acte hautement symbolique en réaffirmant son engagement personnel en faveur d’une paix définitive en Casamance. Dans cette localité chargée d’histoire et de spiritualité, le chef de l’État a lancé un appel solennel aux groupes encore retranchés dans le maquis, les exhortant à déposer les armes et à rejoindre le processus de paix en cours.
S’adressant directement à ses « cousins », dans un ton empreint de fraternité et de responsabilité, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité de tourner définitivement la page du conflit, après plus de quatre décennies de tensions armées. Il a souligné que le Sénégal est à un tournant décisif et que toutes les conditions sont désormais réunies pour parvenir à une réconciliation durable, fondée sur la confiance, le dialogue et le respect des engagements mutuels.
Le Président de la République a tenu à rassurer les populations et les acteurs du processus de paix sur la volonté ferme de l’État de respecter l’ensemble des engagements déjà pris. Il a réaffirmé que les autorités sénégalaises poursuivront sans relâche les efforts en vue de la signature d’accords de paix définitifs, permettant de garantir la stabilité, la sécurité et le retour à une vie normale pour les communautés longtemps éprouvées par le conflit.
Cette visite présidentielle a également été l’occasion pour les acteurs institutionnels impliqués dans la stabilisation de la Casamance d’exprimer leurs préoccupations. Le Comité national de gestion de l’action antimines au Sénégal (CNAMS) a ainsi attiré l’attention des autorités sur l’urgence de poursuivre les opérations de déminage humanitaire. Selon le comité, la sécurisation des zones encore contaminées par des engins explosifs demeure un préalable indispensable au retour des populations déplacées et à la reprise des activités économiques, notamment agricoles.
À ce titre, le CNAMS a appelé l’État à procéder rapidement au décaissement d’une enveloppe de 179 millions de francs CFA, jugée essentielle pour assurer la continuité des opérations de déminage. Un retard dans le financement pourrait, selon ses responsables, compromettre les progrès réalisés ces dernières années et exposer les populations civiles à des risques persistants.
Dans le même sillage, le Directeur général de l’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (ANRAC) a plaidé pour le renforcement des actions inscrites dans le cadre du « Plan Diomaye ». Il a rappelé que ce programme constitue un pilier central de la stratégie gouvernementale visant à consolider la paix par le développement. Selon lui, la poursuite de ces initiatives est déterminante pour faciliter le retour progressif des déplacés dans leurs villages d’origine et pour accélérer la reconstruction des infrastructures sociales et économiques de la région.
À travers cette visite à Dar Es Salam Chérif, le Président Bassirou Diomaye Faye envoie un message clair : la paix en Casamance n’est plus un simple objectif politique, mais une priorité nationale qui repose à la fois sur le dialogue, la justice, la sécurité et le développement inclusif. Pour les populations du Sud, cet appel présidentiel ravive l’espoir d’un avenir apaisé après de longues années de souffrance et d’attente.
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