Les enjeux de la levée de fonds du Sénégal sur le marché des eurobonds : analyses et perspectives

L’État sénégalais a récemment réalisé une émission d’eurobonds d’une valeur de 750 millions de dollars, soit près de 450 milliards de francs CFA, sur le marché des euro-obligations. Cette démarche, qui intervient 15 ans après la dernière émission en 2009, a suscité diverses interprétations et critiques quant à l’impact potentiel sur la dette nationale.

Les eurobonds, des obligations émises sur le marché international, offrent aux pays la possibilité de lever des fonds tout en évitant la spéculation de leur dette sur les marchés financiers. Après la Côte d’Ivoire, le Bénin et le Kenya, le Sénégal devient le quatrième pays d’Afrique subsaharienne à recourir à cette stratégie en 2024, signalant ainsi un retour de confiance des marchés financiers après des années de troubles politiques.

L’évolution du taux d’intérêt des eurobonds, qui s’établit à 7,75%, suscite des analyses diverses. Certains économistes soulignent une légère hausse par rapport à l’année précédente, attribuée aux récents événements politiques ayant impacté l’économie sénégalaise. Cependant, d’autres estiment que ce taux reste favorable compte tenu du contexte régional, comparé aux taux plus élevés observés dans d’autres pays ayant récemment levé des fonds sur le marché.

Les économistes mettent en garde contre le risque d’utiliser les fonds levés pour des dépenses courantes plutôt que pour des investissements productifs. Ils soulignent la nécessité d’une gestion prudente de la dette et d’une utilisation judicieuse des ressources pour stimuler le développement économique et infrastructural. L’exploitation future des ressources pétrolières et gazières est également évoquée comme un moyen de réduire les risques liés à l’endettement.

Cependant, le choix de JP Morgan Londres en tant que structure intermédiaire soulève des préoccupations quant à la transparence et à l’éthique des pratiques financières. Des scandales passés ont mis en lumière des problèmes de conformité et ont conduit à des amendes importantes, suscitant des interrogations sur la fiabilité de cette institution.

Malgré ces défis, les spécialistes soulignent l’importance de mobiliser des ressources pour financer les secteurs prioritaires et soutenir la croissance économique. Ils appellent à une évaluation rigoureuse de la stratégie de mobilisation des ressources domestiques et expriment leur confiance dans les nouvelles autorités pour une gestion prudente et efficace de la dette nationale.

Dans ce contexte, le Sénégal doit relever le défi de transformer les fonds levés en investissements durables et productifs, tout en assurant une gestion transparente et responsable de sa dette publique.

Financement de Secteurs Prioritaires : Soutiens Économiques pour le Sénégal

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a accueilli ce jeudi deux importantes institutions financières, toutes deux prêtes à soutenir le Sénégal dans des secteurs clés de son développement.

La Banque Arabe pour le Développement Économique en Afrique (BADEA) a exprimé son engagement à accompagner le Sénégal dans ses projets économiques. Le Dr Sidy Ould Tah, président de la BADEA, a souligné la volonté de sa banque de soutenir le gouvernement sénégalais dans ses politiques économiques, en mettant l’accent sur les secteurs propices à la croissance.

Également, le président de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), Serge Ékué, a salué la vision de développement du président sénégalais et a félicité le peuple sénégalais pour sa maturité. Il a ensuite évoqué les domaines prioritaires de financement pour le Sénégal, notamment l’énergie, les infrastructures, l’agriculture, l’habitat social et l’amélioration du cadre de vie.

Ces rencontres témoignent de la confiance des institutions financières régionales dans le potentiel de croissance du Sénégal et de leur volonté d’accompagner le pays dans sa quête de développement économique et social.

750 millions de dollars levés sur les marchés internationaux : Le ministère des Finances détaille l’opération

L’État du Sénégal a récemment réussi une émission d’eurobonds d’une valeur de 750 millions de dollars avec succès. Dans un communiqué diffusé par le ministère des Finances et du Budget et reçu par ledakarois, les modalités de cette opération ont été expliquées en détail. Voici le communiqué dans son intégralité :

Dans le cadre de la couverture des besoins de financement des opérations de la loi de finances de l’année 2024, l’État du Sénégal a mandaté JP Morgan Londres pour mobiliser, selon sa stratégie de gestion de la dette, des ressources d’un montant initial de 500 millions de dollars US. Le lundi 6 juin 2024, des obligations de l’État du Sénégal ont été lancées en placement privé auprès d’investisseurs sur les marchés internationaux de capitaux. Ces titres, émis en dollars US, portent un taux nominal d’intérêt de 7,75% l’an, avec une maturité de 7 ans.

Dans le but d’optimiser davantage le service de la dette, ces titres ont également été convertis en euros, à un taux moyen de 6,47%. Suite à l’engouement observé après leur lancement, une tranche additionnelle de 250 millions de dollars US a été émise le mardi 4 juin 2024. Le succès de la transaction, attesté par une forte adhésion des investisseurs ciblés, témoigne de leur soutien continu aux initiatives de financement des politiques publiques de l’État du Sénégal, ainsi que de leur confiance renouvelée en sa qualité de signature.

Ce placement privé d’obligations auprès d’investisseurs internationaux représente une première pour l’État du Sénégal. Il s’inscrit dans le cadre de sa politique de diversification des instruments de financement, de l’élargissement de la base des investisseurs et de la gestion active de la dette, conforme à sa stratégie de dette à moyen terme.

Le succès de cette opération innovante est démontré par son exécution rapide, le montant des ressources mobilisées, la qualité des investisseurs impliqués et les conditions financières obtenues. Cette transaction offre une alternative au marché domestique, et les résultats obtenus renforcent la position de l’État du Sénégal en tant qu’émetteur de référence, en raison de la qualité et de la crédibilité de sa politique économique.

Scandale dans le secteur de la pêche au Sénégal : Licences octroyées illégalement à des navires fantômes

Le président de la Confédération Nationale des Employeurs du Sénégal, Adama Lam, a récemment soulevé une vive indignation lorsqu’il a dénoncé la distribution anarchique de licences de pêche à des navires dont l’activité demeure obscure. Membre éminent du Groupement des Armateurs et Industriels de la Pêche au Sénégal (GAIPES), Lam a accusé les autorités d’avoir violé les lois et le code de la pêche en octroyant ces licences sans discernement.

Lors d’un atelier consacré à la reddition de comptes dans le secteur halieutique, organisé conjointement par le Forum Civil et le GAIPES, Adama Lam a souligné que les licences ont été accordées de manière peu transparente, contournant ainsi les lois et décrets régissant le secteur. Cette pratique, selon lui, a conduit à un gaspillage inconsidéré des ressources marines, mettant en péril l’équilibre écologique et économique de la nation.

Le thème de cet atelier, axé sur « les enjeux de la publication de la liste des navires de pêche opérant au Sénégal », a été motivé par la récente publication par la ministre de la Pêche d’une liste des navires battant pavillon au Sénégal. Cette initiative a mis en lumière l’ampleur du problème et suscité un débat urgent sur la transparence et la légalité des pratiques dans le secteur de la pêche.

Adama Lam a souligné les conséquences désastreuses de ces pratiques illicites sur l’économie nationale, en particulier sur le secteur de la pêche industrielle, qui constitue un pilier essentiel de l’économie sénégalaise. La surpêche résultant de l’octroi irresponsable de licences a entraîné une paupérisation des pêcheurs, des mareyeurs et des métiers connexes, alimentant ainsi l’émigration clandestine.

Face à cette situation alarmante, Adama Lam appelle à une action urgente pour réguler le secteur de la pêche et préserver les ressources marines du pays. Il met en garde contre les conséquences désastreuses pour l’économie nationale si des mesures concrètes ne sont pas prises rapidement pour remédier à cette crise.

Sénégal : Un programme ambitieux pour booster l’élevage

Le ministère de l’Agriculture, de l’Équipement rural et de l’Élevage du Sénégal a récemment lancé un vaste programme national dédié au développement de l’élevage. Financé à hauteur de 51 milliards de FCFA, ce projet est soutenu par la Banque africaine de développement (BAD), la Banque islamique de développement (BID), et l’État du Sénégal. Ce programme vise à créer 3 500 entreprises et 18 000 emplois dans les chaînes de valeur animales et fourragères d’ici 2028.

Objectifs et Déploiement du Programme

Le programme, qui sera déployé dans les 14 régions du pays, prévoit de bénéficier à 32 000 acteurs des chaînes de valeur animales, dont 16 000 femmes. Les objectifs principaux incluent :

  • Augmentation Durable de la Productivité : La première phase du projet mettra l’accent sur une augmentation durable de la productivité et des productions animales. Cela inclut l’amélioration des techniques d’élevage, de la gestion des pâturages et de l’alimentation animale.
  • Transformation et Commercialisation : Une partie importante du programme sera dédiée à l’amélioration de la transformation et de la commercialisation des produits animaux. Cela permettra non seulement d’augmenter la valeur ajoutée des produits, mais aussi de créer des emplois dans les secteurs de la transformation et de la distribution.
  • Professionnalisation des Acteurs : Le projet vise à professionnaliser les acteurs des chaînes de valeur de l’élevage. Cela se fera par le biais de formations, d’ateliers et de soutien technique, permettant ainsi aux éleveurs de mieux gérer leurs entreprises et d’améliorer leur productivité.

Soutien à la Souveraineté Alimentaire

Ce programme s’inscrit dans la stratégie du Sénégal visant à atteindre la souveraineté alimentaire. Le développement des secteurs de l’agriculture et de l’élevage est essentiel pour réduire la dépendance aux importations alimentaires et assurer une alimentation suffisante pour la population.

Mesures d’Accompagnement

En complément de ce programme ambitieux, le gouvernement sénégalais a également pris plusieurs mesures pour soutenir les éleveurs et les agriculteurs :

  • Subvention des Aliments pour Bétail : Pour la Tabaski, le prix de l’aliment pour bétail subventionné a été fixé à 5 000 FCFA. Cette mesure vise à rendre les moutons plus accessibles aux Sénégalais, facilitant ainsi les préparatifs de cette fête religieuse importante.
  • Soutien à la Campagne Agricole 2024-2025 : Pour la campagne agricole en cours, l’État a alloué 120 milliards de FCFA. Cette somme inclut une subvention des engrais à hauteur de 22% et une distribution gratuite de phosphate, ce qui permettra d’améliorer les rendements agricoles et de soutenir les agriculteurs.

Ce programme ambitieux pour le développement de l’élevage montre l’engagement du Sénégal à renforcer son secteur agricole et à atteindre la souveraineté alimentaire. En créant des emplois, en soutenant les éleveurs et en améliorant la productivité, le Sénégal se positionne pour un avenir plus prospère et autosuffisant.

Ce projet est une étape importante vers un développement durable et inclusif, bénéficiant à des milliers de Sénégalais et contribuant à l’essor économique du pays. Les partenariats avec la BAD et la BID renforcent également la coopération internationale, ouvrant des perspectives de développement et de progrès pour le secteur de l’élevage sénégalais.

Opération de déguerpissement à Ourossogui : Des centaines de commerçants évacués de la voie publique

Dans la nuit de jeudi à vendredi, les services de la mairie de Ourossogui ont mené une opération de déguerpissement visant à débarrasser la voie publique de centaines de commerces et installations anarchiques. Cette initiative vise à « libérer de l’espace pour les piétons », selon les autorités municipales.

L’opération ciblait les installations situées le long de la route menant au grand marché de la ville via le principal carrefour de Ourossogui, indique le secrétaire municipal Souleymane Thiam. Cette action s’inscrit dans le cadre d’une directive du ministère de l’Intérieur, qui stipule que seuls les marchés doivent être des zones commerciales, et aucune activité commerciale ne doit être tolérée en dehors de ces lieux.

La mairie a donc entrepris de dégager les emprises situées sur la voie publique, notamment les installations qui ne respectaient pas les normes établies. Cette initiative a été menée en présence du préfet de Matam, Souleymane Ndiaye, et des forces de gendarmerie.

Une brigade de contrôle et de surveillance, en collaboration avec la gendarmerie, a été mise en place pour assurer le suivi de l’opération. Selon le secrétaire municipal, environ 300 sommations ont été remises aux occupants.

Le préfet de Matam a souligné l’importance de sensibiliser les citoyens à la libération des routes pour des raisons de sécurité. Il a également appelé les maires à aménager des places ou des sites de recasement pour les commerçants dont les installations ont été enlevées.

Cette opération vise à rétablir l’ordre et la sécurité dans les espaces publics de Ourossogui, tout en assurant le respect des normes et des règles établies pour l’occupation commerciale des zones urbaines.

Menace sur la campagne rizicole à Boki Sarankobé : Les producteurs en difficulté face aux oiseaux granivores

À Boki Sarankobé, dans l’île à Morphil, la campagne rizicole est sérieusement compromise par l’attaque persistante d’oiseaux granivores. Les cultures de riz, qui sont arrivées au stade d’épiaison, subissent des dégâts considérables, mettant en péril les efforts des producteurs locaux.

Le président du groupement d’intérêt économique (GIE) de Boki Sarankobé, Ibrahima Gaye, a exprimé sa préoccupation quant à la situation actuelle. Malgré les quarante-huit hectares de riz mis en valeur pour la campagne de contre-saison sèche, les producteurs sont confrontés à une menace persistante.

Les oiseaux granivores, du lever au coucher du soleil, s’attaquent aux cultures, laissant les producteurs désemparés. Même avec leurs efforts pour les chasser en faisant du bruit et en donnant de la voix, les oiseaux continuent leur ravage.

La situation est d’autant plus alarmante que les services de la Direction de la protection des végétaux sont déjà intervenus il y a cinq jours, sans que cela n’ait permis de résoudre le problème. Les producteurs appellent donc à une intensification des mesures de lutte contre cette menace qui compromet leur récolte et leurs moyens de subsistance.

Face à cette situation critique, il est essentiel que des mesures rapides et efficaces soient prises pour protéger les cultures de riz à Boki Sarankobé. Les autorités locales sont appelées à agir rapidement pour soutenir les producteurs dans cette lutte contre les oiseaux granivores et garantir le succès de la campagne rizicole dans la région.

Lutte contre l’inflation : la BCEAO s’active pour maintenir la stabilité financière en Afrique de l’Ouest

Le gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Jean-Claude Kassi Brou, a détaillé jeudi à Dakar les mesures mises en place depuis juin 2022 pour lutter contre la hausse des prix. Parmi ces mesures, la BCEAO a procédé à plusieurs augmentations de ses taux directeurs afin de resserrer sa politique monétaire.

Lors de la deuxième journée de la conférence sur la stabilité financière organisée par le Groupe consultatif régional du conseil de stabilité financière pour l’Afrique subsaharienne, Jean-Claude Kassi Brou a rappelé les actions entreprises pour renforcer le secteur bancaire. Depuis 2022, la BCEAO a augmenté ses taux directeurs pour freiner l’inflation, une mesure cruciale dans un contexte de hausse généralisée des prix.

En 2023, plusieurs lois ont été adoptées pour renforcer le secteur bancaire de la région. Ces lois incluent des réglementations sur la microfinance, la lutte contre le blanchiment d’argent et des réformes bancaires. Ces réformes visent à harmoniser le cadre juridique avec les normes internationales tout en prenant en compte les vulnérabilités et les opportunités spécifiques à la région.

Pour renforcer la solidité des banques et leur capacité de financement des économies des États membres de l’UEMOA, le capital social minimum des banques a été doublé à 20 milliards de FCFA. Le gouverneur a également souligné le renforcement des pouvoirs de supervision et de résolution bancaire de l’autorité de contrôle.

La BCEAO s’engage également dans la digitalisation des économies, avec la mise en place prévue en 2024 d’une plateforme pour les paiements instantanés au sein de l’UEMOA. Cette initiative est vue comme un moyen d’améliorer l’efficacité et l’inclusivité des systèmes financiers.

Ces initiatives ont porté leurs fruits, contribuant à une croissance économique de 5,3 % en 2023 et une baisse du taux d’inflation à 3,7 %, contre près de 9 % en août 2021.

Malgré ces améliorations, Jean-Claude Kassi Brou a mis en garde contre les vulnérabilités économiques et financières mondiales persistantes, qui affectent également l’UEMOA. Il a insisté sur la nécessité pour la BCEAO et les États membres de continuer leurs efforts pour stimuler la croissance, réduire les pressions inflationnistes et maintenir la stabilité financière.

En conclusion, bien que les risques pour la stabilité financière mondiale se soient quelque peu atténués grâce à une reprise économique, une baisse relative de l’inflation et un optimisme des marchés financiers, des défis subsistent. La BCEAO et les gouvernements de la région devront continuer à surveiller de près les évolutions économiques mondiales et à adapter leurs politiques pour assurer une croissance durable et une stabilité financière à long terme.

Revue des Finances Publiques annoncée par Sonko : Madiambal Diagne répond

Alors que le Premier ministre, Ousmane Sonko, a récemment annoncé une revue des finances publiques couvrant la période du 1er janvier 2019 au 31 mars 2024, Madiambal Diagne, président du groupe Avenir Communication et directeur de publication du journal « Quotidien », a rappelé que les lois de règlement et les rapports d’exécution des lois de finances de 2019 à 2021 ont déjà été élaborés et adoptés par l’Assemblée nationale.

Madiambal Diagne a précisé sur le réseau social X que les documents financiers pour les années 2019 à 2021 ont reçu l’approbation nécessaire : « Les lois de règlement et les rapports d’exécution des lois de finances de 2019 à 2021 sont faits et adoptés par l’Assemblée nationale. Quitus a été donné au gouvernement pour ces gestions. »

En ce qui concerne les documents plus récents, Diagne a ajouté : « Pour 2022, la loi de règlement est faite et le rapport d’exécution de la loi des finances 2022 est déposé à l’Assemblée nationale. Pour 2023, le projet de loi de règlement doit être préparé et adopté en Conseil des ministres et transmis à la Cour des comptes avant le 30 juin 2024. »

Cette déclaration intervient en réponse à l’annonce du Premier ministre Sonko qui avait mis l’accent sur la nécessité d’une revue approfondie des finances publiques. Sonko avait évoqué l’importance d’examiner les finances publiques pour assurer la transparence et la responsabilité gouvernementale, une démarche qui s’inscrit dans son « PROJET » de gouvernance.

La réponse de Madiambal Diagne souligne que des mécanismes de vérification des finances publiques sont déjà en place et fonctionnels. Toutefois, la déclaration de Sonko peut être vue comme une volonté de renforcer ces mécanismes ou de réexaminer des périodes spécifiques de gestion financière pour des raisons de transparence accrue.

Cette situation met en lumière les différents points de vue sur la gestion des finances publiques et la nécessité continue de maintenir la transparence et la responsabilité dans les opérations gouvernementales. Le débat entre les partisans de Sonko et ceux qui estiment que les mécanismes actuels sont suffisants pourrait conduire à des réformes ou des ajustements dans les procédures de revue financière.

L’UNACOIS Lance une Nouvelle Plateforme de Services Numériques pour les Commerçants et Industriels du Sénégal

L’Union Nationale des Commerçants et Industriels du Sénégal (UNACOIS) a officiellement lancé sa nouvelle plateforme de services numériques lors d’une cérémonie tenue à l’hôtel King Fahd Palace. Cet événement marquant a eu lieu en partenariat avec le projet Feed the Future Sénégal Appui aux Réformes et aux Politiques Agricoles (PSS), financé par l’USAID, et avec l’assistance technique de Gaïndé 2000.

Une Initiative pour Renforcer les Capacités Numériques

La nouvelle plateforme de l’UNACOIS est une réponse directe à la nécessité d’améliorer les capacités numériques des commerçants et industriels sénégalais. En intégrant des technologies de pointe et des services innovants, cette initiative vise à transformer le paysage commercial du Sénégal, en facilitant l’accès à des informations cruciales et à divers services essentiels pour les membres de l’UNACOIS.

Objectifs et Avantages de la Plateforme

Les principaux objectifs de cette plateforme numérique sont multiples :

  • Faciliter l’Accès à l’Information : Les commerçants et industriels peuvent désormais accéder à des informations actualisées sur les marchés, les politiques économiques et les tendances commerciales.
  • Renforcer la Compétitivité : En fournissant des outils numériques avancés, la plateforme aide les entreprises locales à améliorer leur compétitivité sur les marchés national et international.
  • Soutenir la Croissance des Entreprises : En ouvrant de nouvelles opportunités commerciales, la plateforme contribue directement à la croissance et au développement des entreprises sénégalaises.

Un Partenariat Stratégique

Le succès de cette initiative repose sur des partenariats stratégiques :

  • Feed the Future Sénégal Appui aux Réformes et aux Politiques Agricoles (PSS) : Financé par l’USAID, ce projet joue un rôle clé en fournissant le soutien financier nécessaire pour la réalisation de cette plateforme.
  • Gaïndé 2000 : Grâce à son expertise technique, Gaïndé 2000 a été instrumental dans le développement et la mise en œuvre de la plateforme, assurant qu’elle répond aux besoins spécifiques des commerçants et industriels.

Une Cérémonie de Lancement Réussie

La cérémonie de lancement a réuni divers acteurs du secteur commercial et industriel, des représentants du gouvernement, ainsi que des partenaires internationaux. Les discours prononcés ont souligné l’importance de l’innovation numérique dans le secteur commercial et ont salué cette initiative comme un pas significatif vers la modernisation du commerce au Sénégal.

Avec le lancement de cette nouvelle plateforme numérique, l’UNACOIS réaffirme son engagement envers la modernisation et la compétitivité des entreprises sénégalaises. Cette initiative ouvre la voie à de nouvelles opportunités commerciales et contribue à la croissance économique du pays. Les commerçants et industriels du Sénégal disposent désormais d’un outil puissant pour naviguer dans un environnement commercial en constante évolution, renforçant ainsi leur position sur les marchés locaux et internationaux.

Ensemble, grâce à cette plateforme, l’UNACOIS, le projet Feed the Future Sénégal PSS, et Gaïndé 2000, ouvrent un nouveau chapitre pour le commerce et l’industrie au Sénégal, favorisant l’innovation, la croissance et la prospérité.

Tabaski 2024 : Le Sénégal s’engage vers l’autosuffisance en moutons

En vue de la célébration de la Tabaski 2024, le Sénégal intensifie ses efforts pour atteindre l’autosuffisance en moutons, garantissant ainsi un approvisionnement adéquat pour cette fête cruciale. Dans cette optique, le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, Dr. Mabouba Diagne, a récemment effectué une visite en République islamique de Mauritanie. Cette visite visait à renforcer la coopération avec son homologue mauritanien et à rencontrer les éleveurs locaux, dans le but d’établir un partenariat solide et bénéfique pour les deux pays.

Un partenariat stratégique

La visite de Dr. Mabouba Diagne en Mauritanie a abouti à la mise en place d’un partenariat stratégique entre les deux nations. Ce partenariat comprend des garanties significatives, notamment la gratuité des taxes à la frontière pour les moutons importés de Mauritanie vers le Sénégal. Cette mesure vise à faciliter un approvisionnement fluide et suffisant du marché sénégalais, crucial pour la période de la Tabaski où la demande en moutons atteint son apogée.

Renforcement des liens historiques

Au-delà des aspects économiques et logistiques, cette initiative est également une occasion de raffermir les liens séculaires entre le Sénégal et la Mauritanie. Les deux pays partagent une longue histoire de coopération et de solidarité, et cette démarche renforce encore davantage ces relations. Le partenariat ne se limite pas à l’approvisionnement en moutons, mais englobe également des échanges de savoir-faire et de bonnes pratiques en matière d’élevage et de gestion agricole.

Objectif : autosuffisance

L’engagement du Sénégal pour l’autosuffisance en moutons s’inscrit dans une stratégie plus large de souveraineté alimentaire. En développant des partenariats régionaux solides et en investissant dans l’amélioration de la production locale, le pays aspire à réduire sa dépendance aux importations et à garantir une sécurité alimentaire durable pour sa population. La collaboration avec la Mauritanie est un pas important dans cette direction, offrant une solution pratique et immédiate aux défis posés par la forte demande de moutons pendant la Tabaski.

Perspectives d’avenir

Le succès de ce partenariat dépendra de sa mise en œuvre effective et de la capacité des deux pays à maintenir une coopération harmonieuse. Les autorités sénégalaises et mauritaniennes ont exprimé leur détermination à faire de cette collaboration un modèle de réussite pour d’autres initiatives similaires dans la région. À long terme, cette démarche pourrait inspirer d’autres partenariats entre pays voisins, renforçant ainsi la résilience et l’autonomie alimentaire de toute la région ouest-africaine.

L’engagement du Sénégal pour l’autosuffisance en moutons à travers ce partenariat avec la Mauritanie marque un tournant significatif dans la préparation de la Tabaski 2024. Il reflète une volonté politique forte de garantir non seulement l’approvisionnement pour une fête traditionnelle majeure, mais aussi de promouvoir une souveraineté alimentaire durable pour le pays.

Fin de la Validité des billets de la gamme BEAC de 1992 : Dernier appel aux détenteurs

La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) annonce la fin imminente de la validité des billets de la gamme BEAC de 1992, incitant les détenteurs à les échanger avant le 1er juin 2024.

Dans une note d’information publiée récemment, le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui, a informé le public que les billets de la gamme BEAC type 1992 ne seront plus échangeables aux guichets de la BEAC à partir du 1er juin 2024. Cette décision fait suite à une délibération du Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale lors de sa session du 7 novembre 2022.

Les détenteurs de ces billets sont vivement encouragés à se présenter aux guichets de la BEAC avant la date limite munis d’une pièce d’identité pour les échanger. Passé le 1er juin 2024, ces billets n’auront plus aucune valeur et ne pourront plus être échangés.

Il convient de rappeler que les billets de la gamme BEAC type 1992 ont été démonétisés et privés du cours légal ainsi que du pouvoir libératoire sur l’ensemble du territoire de la communauté depuis le 1er mars 2023. Par conséquent, il est essentiel pour les détenteurs de ces billets de prendre les mesures nécessaires avant la date limite afin d’éviter toute perte financière.

La BEAC encourage tous les détenteurs de ces billets à agir rapidement et à se conformer à cette nouvelle directive. Pour toute question ou information supplémentaire, les détenteurs peuvent contacter les services de la BEAC.

Cette annonce marque la conclusion d’un processus de transition monétaire visant à garantir la stabilité et la fiabilité du système financier de la région. La BEAC remercie le public pour sa coopération et sa compréhension tout au long de cette période de transition.

Pour plus d’informations, veuillez vous référer à la note d’information officielle publiée par la BEAC ou contacter les services compétents de la banque.

La Senelec Exporte Son Excédent d’Électricité vers la Guinée et d’Autres Voisins

Depuis deux semaines, la Senelec, société nationale sénégalaise d’électricité, contribue à l’alimentation en électricité de la Guinée en cédant 120 mégawatts (MW) à son homologue guinéenne. Cette coopération énergétique entre le Sénégal et ses voisins vise à pallier les difficultés d’alimentation électrique rencontrées par la Guinée, limitant ainsi les délestages auxquels sa population est confrontée depuis plusieurs mois.

Selon les informations rapportées par Wal Fadjri, ce partenariat permet à la Senelec de générer un chiffre d’affaires annuel de deux milliards de francs CFA. Il souligne également que cette initiative n’est pas nouvelle pour la Senelec, qui avait déjà conclu des accords similaires avec d’autres pays voisins. En 2023, la Gambie a ainsi bénéficié de 60 mégawatts d’électricité pour un montant de 31 milliards de francs CFA, dont une partie a été allouée à un contrat de gestion pour l’exploitation et la maintenance de son réseau électrique.

De plus, des négociations étaient en cours pour la vente de 60 mégawatts au Mali et de 40 mégawatts à la Mauritanie. Ces accords témoignent de l’excédent d’électricité produit par la Senelec au cours des dernières années, passant de 500 à 1890 MW entre 2012 et 2024.

Cette exportation d’électricité bénéficie non seulement aux pays voisins en améliorant leur accès à l’électricité, mais elle constitue également une source de revenus supplémentaires pour la Senelec. Cependant, elle soulève également des questions sur la capacité de la Senelec à répondre à la demande croissante en électricité sur le marché intérieur, et sur la durabilité de cette stratégie à long terme.

En fin de compte, cette coopération régionale dans le domaine de l’énergie illustre les opportunités de collaboration entre les pays africains pour répondre aux défis énergétiques communs et favoriser le développement économique et social de la région.

Exploitation du pétrole à Sangomar : Les jeunes de Fatick expriment leurs préoccupations à Woodside

À l’initiative du Forum civil, le Conseil régional de la jeunesse de Fatick et Woodside ont organisé un atelier de deux jours à Ndagane, visant à permettre aux jeunes de la région d’obtenir davantage d’informations sur les points clés de l’étude d’impact et du plan de gestion environnementale concernant l’exploitation du pétrole à Sangomar. Au cours de cet atelier, de nombreuses préoccupations ont été exprimées par le Président du conseil régional de la jeunesse de Fatick, Cheikh Faye.

« Nous avons pris connaissance du rapport sur l’étude d’impact environnemental, mais cela ne suffit pas à nous éclairer pleinement, d’où l’importance de cet atelier avec Woodside afin qu’elle puisse nous fournir des explications supplémentaires sur l’exploitation du pétrole », a souligné Cheikh Faye.

Il a également soulevé certaines inquiétudes concernant le Plan de gestion environnementale (PGE). « Le PGE implique une compensation pour les populations impactées. Contrairement aux engagements pris par Woodside, nous avons constaté qu’elle a réalisé des projets à Dakar et non à Fatick. Cela nous surprend, car comment se fait-il que le projet soit situé dans notre région et que Woodside mène des actions à Dakar, qui n’est pas impactée ? », ont interrogé les jeunes.

Cheikh Faye a déploré le fait que les jeunes locaux ne soient pas suffisamment impliqués dans le projet Sangomar. « C’est la première fois que je rencontre les responsables de Woodside. De même, les jeunes des zones impactées n’ont pas eu l’opportunité de participer. Cet atelier, organisé par le Forum civil, nous offre l’occasion de faire part de nos préoccupations », a-t-il ajouté.

Toutefois, Cheikh Faye espère que les responsables de Woodside trouveront des solutions à leurs préoccupations à la fin de cet atelier.

Prenant la parole, Birahime Seck, le coordonnateur du Forum Civil, a souligné le rôle d’intermédiation joué par leur programme Usaid Traces pour faciliter le dialogue entre l’entreprise opératrice et la jeunesse de Fatick. « À l’issue de cette rencontre, nous tirerons des conclusions et continuerons à encourager Woodside à s’engager davantage dans un échange avec les jeunes de Fatick », a-t-il conclu.

Lancement du Projet « Dooleel Ndaw Ñi » : Un Pas Crucial vers l’Autonomisation des Jeunes au Sénégal

Le lancement officiel du projet « Dooleel Ndaw Ñi » par l’ONG Partenariat pour le Développement de l’Enfant et de la Famille (PDEF) à Kaolack, en présence du Gouverneur de Région et de la Directrice de l’USAID. Financé à hauteur de 3 000 000 $ par l’USAID, ce projet s’inscrit dans une démarche d’inclusion et d’autonomisation économique des jeunes dans les régions de Kaolack, Kaffrine et Fatick.

Le projet « Dooleel Ndaw Ñi » se veut être un levier pour le développement positif des jeunes, en mettant l’accent sur des aspects essentiels tels que le leadership, la citoyenneté et l’engagement communautaire. Sur une durée de 5 ans, il ambitionne d’impacter 113 000 jeunes, dont 40% sont des femmes, dans ces régions.

Cette initiative est d’une importance capitale dans un contexte où l’autonomisation des jeunes est un enjeu majeur pour le développement socio-économique du Sénégal. En offrant des opportunités de formation et de développement personnel, le projet « Dooleel Ndaw Ñi » vise à renforcer les capacités des jeunes et à favoriser leur participation active dans la société.

En marge du lancement officiel, la Directrice de l’USAID a visité les locaux du projet « Dooleel Ndaw Ñi » situés dans le quartier Kasnack, où elle a pu échanger avec les partenaires de mise en œuvre du projet. Cette collaboration entre acteurs locaux et internationaux témoigne de l’engagement commun pour soutenir la jeunesse sénégalaise dans son parcours vers l’autonomie et le succès.

Le projet « Dooleel Ndaw Ñi » représente ainsi un pas significatif vers un avenir prometteur pour les jeunes du Sénégal, en leur offrant les outils et les ressources nécessaires pour réaliser leur plein potentiel et contribuer positivement au développement de leur communauté et de leur pays.

Formation des agents du ministère de l’Environnement sur les innovations du code des marchés publics : un pas vers une meilleure gestion des ressources publiques

Une session de formation des agents du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique sur les innovations du code des marchés publics s’est tenue récemment, avec la participation de Mme Alyssa Leggoe, Directrice de l’USAID au Sénégal, et du Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, M. Daouda Ngom. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet d’appui à la gestion des finances publiques financé par l’USAID.

L’objectif principal de cette formation est de permettre aux agents du ministère de mieux comprendre les nouvelles dispositions du code des marchés publics du Sénégal. Une compréhension approfondie de ces dispositions est cruciale pour garantir une mise en œuvre efficace et transparente des procédures d’achat public, ce qui contribue à une meilleure gestion des ressources publiques.

Dans son allocution, Mme Alyssa Leggoe a souligné l’importance de cette initiative dans le cadre de la vision partagée entre le gouvernement du Sénégal et l’USAID. Cette vision vise à assurer que tous les Sénégalais bénéficient de services de meilleure qualité, soutenus par des systèmes gouvernementaux modernes, efficaces et transparents.

Le Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, M. Daouda Ngom, a également exprimé son soutien à cette initiative, soulignant son alignement avec la volonté du Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, de promouvoir une gestion axée sur les résultats, l’efficacité des services et le respect de l’éthique et de la déontologie.

Cette formation marque un pas important vers le renforcement de la gouvernance et de la gestion des finances publiques au Sénégal. Elle contribue également à l’atteinte des objectifs de développement durable du pays en favorisant une utilisation plus efficace et transparente des ressources publiques.

Réforme Agricole au Sénégal : Vers une nouvelle Loi d’orientation Agro-Sylvo-Pastorale

Le Conseil des ministres, tenu aujourd’hui au Palais de la République, a été marqué par des discussions importantes concernant le secteur agricole, cruciale pour la souveraineté alimentaire et le développement économique du Sénégal.

Sous la présidence de Bassirou Diomaye Diakhar Faye, le gouvernement a mis l’accent sur la nécessité de réviser et d’actualiser la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale. Le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, ainsi que le secrétaire d’État aux Coopératives et à l’Encadrement paysan, ont reçu pour mission de proposer des modifications à cette législation, selon le porte-parole du gouvernement, Amadou Moustapha Ndjekk Sarré.

Cette révision vise à renforcer le rôle des organisations professionnelles rurales dans la gouvernance de l’agriculture, considérée comme le pilier de l’économie nationale. L’objectif est d’assurer une gestion plus inclusive et efficace des ressources, qui soutient directement les agriculteurs et les coopératives sur le terrain.

Le président Faye a insisté sur l’importance de transformer le secteur agricole pour en faire une base solide de la souveraineté alimentaire du pays, tout en stimulant la croissance économique et en créant des emplois décents. Il a souligné la nécessité d’un changement de paradigme qui implique une responsabilisation accrue des organisations professionnelles à la base.

« En s’inspirant du Projet, il convient de changer de paradigme en veillant à la responsabilisation accrue des organisations professionnelles à la base. C’est tout le sens de la politique de soutien et de relance des structures coopératives traduite par la nomination d’un secrétaire d’État aux Coopératives et à l’Encadrement paysan », a expliqué le porte-parole du gouvernement.

Cette démarche s’inscrit dans une série d’efforts entrepris par le gouvernement de Bassirou Diomaye Diakhar Faye pour renforcer les infrastructures et les services de soutien à l’agriculture, dans le but d’optimiser la production agricole et de garantir l’autosuffisance alimentaire du Sénégal. Les résultats attendus de cette réforme législative sont une amélioration significative de la productivité agricole et un meilleur encadrement des acteurs du secteur.

Souveraineté alimentaire, baisse des prix : Le duo Serigne Gueye Diop-Ibrahima Thiam expose ses ambitions aux opérateurs économiques

Le Ministre de l’Industrie et du Commerce a tenu une réunion avec les opérateurs économiques et commerçants du Sénégal, le lundi 6 mai 2024. Cette rencontre a permis de recueillir les préoccupations des acteurs économiques et de présenter la vision et les nouvelles orientations du département. Le Dr Serigne Gueye Diop et le Ministre Secrétaire d’État en charge du développement des PME-PMI, Ibrahima Thiam, ont mis en avant la politique envisagée et les leviers sur lesquels l’État compte s’appuyer pour la modernisation du Commerce et le développement de l’Industrie.

Le Ministre Diop a souligné l’importance de favoriser une économie endogène pour assurer une croissance économique soutenue et durable, en protégeant les commerçants et industriels sénégalais. Il a également mis en avant la nécessité de répondre aux attentes des ménages sénégalais en matière de baisse des prix des denrées de première nécessité telles que le riz, l’huile et le sucre.

Les représentants des associations commerciales et industrielles, tels que le Président de l’UNACOIS JAPPO, Idy Thiam, le représentant de l’Association des Commerçants et Industriels du Sénégal (ACIS), Mohamed Fattah Ndiaye, et le Président de l’UNACOIS YESSAL, Cheikhou Cissé, ont salué la démarche inclusive adoptée par le gouvernement. Ils ont exprimé leur satisfaction quant à la prise en compte des contraintes et des difficultés rencontrées par le secteur.

Parmi les recommandations fortes issues de la réunion, la mise en place d’une Commission regroupant les principaux importateurs de riz, de sucre et d’huile a été évoquée pour trouver des solutions afin de réduire les prix des denrées de consommation courante. D’autres leviers, tels que la création d’une structure de financement solide et la promotion du concept « Baay Doundé » à travers les pôles de développement économique et les agro pôles, ont également été mis en avant.

Cette rencontre marque une convergence de vues entre le gouvernement et les opérateurs économiques pour le développement de l’Industrie et du Commerce au Sénégal.

Sénégal : Publication de la liste des navires de pêche autorisés par le ministère des pêches au 6 Mai 2024

Le ministère des Pêches, des Infrastructures Maritimes et Portuaires du Sénégal, sous la direction de Dr. Fatou Diouf, a récemment rendu publique la liste des navires autorisés à opérer dans les zones de pêche sous la juridiction sénégalaise. Cette annonce, faite le lundi 6 mai 2024, révèle la présence de 132 navires nationaux et 19 navires étrangers sur la liste. Cette démarche s’inscrit dans une volonté affirmée de transparence et de gestion responsable des ressources maritimes du pays.

Selon le communiqué ministériel, il est important de noter que les dossiers en cours de renouvellement n’ont pas été inclus dans cette liste. Jusqu’au 31 décembre 2023, un total de 17 449 pirogues ont été recensées, avec la délivrance de 7 493 permis à la fin de l’année 2023, dont 18 ont été attribués à des navires étrangers, représentant ainsi 43% des permis délivrés. Entre le 1er janvier et le 30 avril de l’année en cours, 4 754 permis supplémentaires ont été accordés, ce qui correspond à un taux d’approbation de 27,25%.

Cette publication de la liste des navires autorisés s’inscrit dans le cadre des efforts continus du gouvernement sénégalais pour assurer une exploitation durable et équitable des ressources marines. En rendant ces informations accessibles au public, le ministère des Pêches démontre son engagement envers la transparence et la bonne gouvernance dans le secteur de la pêche.

Louga : Création d’un comité régional de pêche pour soutenir les professionnels du secteur

Ce lundi, à Louga, un nouveau comité régional de pêche continentale a été officiellement lancé, marquant ainsi une étape importante pour le soutien des pêcheurs locaux. Sous la direction de Chérif Samb, chef du service régional des pêches de Louga, cette initiative vise à répondre aux besoins spécifiques des acteurs de la pêche dans la région.

L’objectif principal de ce comité est de faciliter l’accès aux financements et à l’équipement nécessaires pour les artisans de la pêche. En concentrant ses activités dans les zones de Keur Momar Sarr et de Guidick, où les ressources en infrastructures de pêche sont souvent limitées, le comité cherche à combler les lacunes existantes et à soutenir le développement durable du secteur.

Chérif Samb a souligné l’importance cruciale de cette initiative, en particulier dans des zones souvent négligées. En offrant un soutien financier et technique aux pêcheurs locaux, le comité vise à renforcer leur capacité à conserver et transformer les produits de la mer, tout en contribuant à la sécurité alimentaire et au développement économique de la région.

Ce nouveau comité régional de pêche représente un engagement concret envers le développement du secteur de la pêche à Louga. En travaillant en étroite collaboration avec les professionnels du secteur, il contribuera à créer des opportunités économiques durables et à améliorer les conditions de vie des communautés dépendantes de la pêche dans la région.

FMI conclut sa mission au Sénégal : Perspectives économiques et recommandations en vue de la seconde revue du programme

Une mission du Fonds Monétaire International (FMI), dirigée par M. Edward Gemayel, a achevé sa visite au Sénégal, du 25 avril au 3 mai 2024, pour évaluer les récents développements économiques et politiques du pays ainsi que pour préparer la seconde revue du programme soutenu par le FMI.

Selon M. Gemayel, l’économie sénégalaise a montré une résilience notable en 2023 malgré un contexte marqué par des tensions politiques et des chocs externes. La croissance économique a surpassé les attentes, atteignant 4,6 %, stimulée par une bonne campagne agricole et un secteur tertiaire robuste. L’inflation a également chuté plus rapidement que prévu, s’établissant à 5,9 %.

Cependant, des défis demeurent, notamment des dépenses élevées en subventions à l’énergie et des intérêts sur la dette qui ont nécessité des coupes dans les dépenses d’investissement pour maintenir le déficit budgétaire à 4,9 % du PIB. Malgré ces ajustements, la dette du gouvernement central a atteint 73,4 % du PIB, dépassant le plafond fixé par l’UEMOA, et le déficit du compte courant a persisté à 18,8 % du PIB en raison de la faible performance des exportations.

Pour le premier trimestre de 2024, la croissance a été impactée par les incertitudes politiques liées à l’élection présidentielle, entraînant un ralentissement de l’activité économique. Les indicateurs montrent un tassement de la croissance économique et une réduction des investissements et des dépenses des consommateurs. L’inflation a diminué à 3,3 %.

Les perspectives économiques pour 2024 restent néanmoins positives avec une croissance projetée à 7,1 %, malgré un début d’année affecté par le climat électoral et un retard dans le démarrage de la production de gaz prévu pour décembre 2024.

Pour atteindre l’objectif de déficit budgétaire de 3,9 % du PIB d’ici la fin de l’année 2024, le FMI recommande des mesures ambitieuses pour rationaliser les dépenses fiscales et améliorer l’efficacité des dépenses, notamment par un budget rectificatif.

Le FMI encourage également la mise en œuvre de réformes structurelles importantes, telles que la révision de la formule de détermination des prix des produits pétroliers et un audit de la compagnie électrique Senelec, pour introduire une nouvelle tarification de l’électricité avec un tarif social pour les ménages vulnérables.

Les nouvelles autorités sénégalaises ont réitéré leur engagement envers le programme du FMI, soulignant son alignement avec leurs objectifs stratégiques de renforcement de la résilience budgétaire, de promotion de la gouvernance, de transformation structurelle de l’économie, et de renforcement de la résilience au changement climatique.

Les discussions pour la seconde revue du programme du FMI sont prévues pour juin 2024, et l’équipe du FMI a exprimé sa gratitude pour la coopération des autorités sénégalaises et des divers acteurs rencontrés durant leur visite.

Les 10 plus grandes puissances économiques mondiales en 2024

Forbes a récemment publié le classement des dix plus grandes puissances économiques mondiales en 2024, basé sur le produit intérieur brut (PIB). Ce classement met en lumière les pays qui dominent l’économie mondiale et influence les tendances économiques mondiales.

1. États-Unis Les États-Unis conservent leur statut de plus grande puissance économique mondiale, avec une économie diversifiée soutenue par des secteurs tels que les services, l’industrie manufacturière, la finance et la technologie. Leur marché de consommateurs important, l’innovation et les infrastructures solides contribuent à maintenir leur position au sommet.

2. Chine La Chine se maintient à la deuxième place, avec une économie en plein essor reposant sur l’industrie manufacturière, les exportations et les investissements. Son marché de consommateurs en expansion, ses infrastructures croissantes et son soutien gouvernemental solide contribuent à sa croissance continue.

3. Allemagne L’Allemagne occupe la troisième place avec une économie axée sur les exportations et des secteurs solides tels que l’ingénierie, l’automobile et la chimie. Son engagement en faveur de l’innovation et de la recherche et développement renforce sa position sur la scène économique mondiale.

4. Japon Le Japon maintient sa quatrième place avec une économie caractérisée par sa technologie de pointe, son industrie manufacturière et ses services. Sa réputation pour l’excellence dans des secteurs tels que l’automobile et l’électronique contribue à son statut économique.

5. Inde L’Inde occupe la cinquième place avec une économie diversifiée en croissance rapide, tirée par des secteurs clés tels que les technologies de l’information, les services et l’agriculture. Son vaste marché intérieur et sa main-d’œuvre compétente alimentent sa croissance économique.

6. Royaume-Uni Le Royaume-Uni se classe sixième, avec une économie composée de services, d’industries manufacturières et financières, et soutenue par sa capitale, Londres, un centre financier mondial. Ses alliances commerciales et la mondialisation contribuent également à son développement économique.

7. France La France se place en septième position avec une économie diversifiée mettant l’accent sur des industries telles que l’aérospatiale, le tourisme, les produits de luxe et l’agriculture. Son système de protection sociale solide et ses investissements dans la recherche renforcent son économie.

8. Italie L’Italie occupe la huitième place avec un marché développé, notamment dans le secteur commercial, le tourisme et l’industrie agricole. Malgré des défis économiques, elle reste une puissance économique importante en Europe.

9. Brésil Le Brésil se classe neuvième avec une économie diversifiée comprenant l’agriculture, l’exploitation minière et l’industrie manufacturière. Ses exportations de produits agricoles contribuent à son économie, malgré les défis économiques récents.

10. Canada Le Canada ferme le top 10 avec une économie reposant sur ses ressources naturelles abondantes, son secteur de services florissant et son industrie manufacturière bien établie. Malgré une croissance modérée, il reste une puissance économique mondiale.

Ces pays influencent les tendances économiques mondiales et jouent un rôle crucial dans la dynamique économique mondiale.

L’agriculture au cœur de la lutte contre le chômage, l’émigration clandestine et la pauvreté, affirme le Premier ministre

Le Premier ministre Ousmane Sonko a souligné vendredi l’importance cruciale du secteur agricole dans la création d’emplois pour les jeunes et les femmes, ainsi que dans la lutte contre l’émigration clandestine et la pauvreté.

S’exprimant lors de l’ouverture d’un conseil interministériel consacré à la campagne agricole 2024-2025, au Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio, le Premier ministre a insisté sur le rôle prépondérant que l’agriculture devra désormais jouer dans ces domaines.

« C’est désormais à l’agriculture de jouer un rôle prépondérant dans la création d’emplois pour les jeunes et les femmes, la lutte contre l’émigration clandestine et la pauvreté », a déclaré Ousmane Sonko.

Il a également souligné que cette réunion interministérielle constituait une première depuis l’arrivée au pouvoir du président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, ce qui témoigne de l’importance accordée par le gouvernement au secteur agricole et au monde rural.

Le Premier ministre a affirmé que la doctrine de la souveraineté alimentaire guiderait désormais les interventions de l’État, marquant ainsi le début d’une nouvelle dynamique pour l’atteinte de cette souveraineté alimentaire lors de la campagne agricole 2024-2025.

« Avec la doctrine de la souveraineté alimentaire, il s’agit de faire de l’agriculture le levier essentiel du développement inclusif et durable de notre pays », a-t-il ajouté.

Cette orientation souligne l’engagement du gouvernement à promouvoir une agriculture plus efficace et inclusive, qui non seulement répond aux besoins alimentaires de la population, mais aussi contribue à la création d’emplois et à la réduction de la pauvreté, tout en dissuadant l’émigration clandestine.

La gestion foncière et l’immobilier au Sénégal : entre équité, transparence et lutte contre le blanchiment d’argent

Les nouvelles autorités sénégalaises ont entrepris des mesures pour assurer une gestion foncière plus équitable et transparente. Cependant, la question de l’origine douteuse de l’argent finançant les immeubles à Dakar reste préoccupante, avec plus de 200 milliards provenant du recyclage de la drogue dans le secteur immobilier chaque année.

Depuis 2021, le Sénégal est sous haute surveillance en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, étant placé sur la liste grise du Groupe d’Action Financière (GAFI). Selon l’Institut d’Études de Sécurité, plus de 120 agences immobilières ont été créées au Sénégal par des trafiquants de drogue au cours de la dernière décennie, illustrant la prédominance de l’argent de la drogue dans ce secteur.

Cette situation est d’autant plus alarmante que depuis 2013, près de 96% des investissements immobiliers étaient d’origine douteuse, avec 30% des biens criminels saisis étant des maisons et des immeubles. Cette croissance du secteur immobilier a un impact économique significatif, avec une hausse des activités de construction de 7% en 2023, contribuant à stimuler l’économie dans son ensemble.

Cependant, le financement de ces grands projets ne provient pas du secteur bancaire, ce qui soulève des préoccupations quant à la stabilité financière du pays. La dépendance à l’argent douteux dans le secteur immobilier représente un risque majeur pour l’économie sénégalaise, d’autant plus que cela compromet les efforts du pays pour lutter contre le blanchiment d’argent.

Pour éviter une détérioration de la situation et pour assurer une croissance économique durable, il est impératif de réduire la contribution de ces fonds illicites aux activités économiques. Sinon, le Sénégal risque de rester sur la liste grise du GAFI voire d’être inscrit sur la liste noire, ce qui aurait des conséquences désastreuses pour son économie et sa réputation sur la scène internationale.

Pr Abou KANE, FASEG/UCAD

Le FMI en discussion à Dakar pour réévaluer les accords financiers suite aux élections

Une délégation du Fonds monétaire international (FMI) est actuellement à Dakar depuis vendredi dernier pour réévaluer les accords financiers conclus en juin dernier. Ces discussions surviennent dans un contexte post-électoral où de nouvelles orientations pourraient émerger, influençant les engagements pris précédemment par le Sénégal, notamment en ce qui concerne la réduction des subventions.

Les nouvelles autorités sénégalaises se trouvent confrontées à une situation délicate, alors qu’elles doivent jongler entre les impératifs économiques actuels et les termes des accords conclus avec le FMI. En effet, ces accords, notamment le Mécanisme élargi de crédit, la Facilité élargie de crédit et la Facilité pour la résilience et la durabilité, imposent des obligations qui pourraient nécessiter une révision à la lumière des récents développements politiques.

L’objectif de ces discussions est de trouver un équilibre entre les besoins économiques urgents du pays et les termes des accords avec le FMI, tout en explorant des alternatives financières qui ne contribueraient pas à accroître davantage la dette nationale. Cette réévaluation intervient alors que le gouvernement sénégalais cherche à assurer une gestion financière responsable tout en répondant aux demandes pressantes de la population en matière de développement et de bien-être économique.

Renforcement de la Microfinance et de l’Économie Sociale et Solidaire au Sénégal : Les Priorités du Ministre Alioune Dione

Le Ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Alioune Dione, a récemment pris ses fonctions avec pour objectif principal de dynamiser ces secteurs clés de l’économie sénégalaise. Après 26 jours à la tête de son département, il a identifié des priorités urgentes et défini des orientations stratégiques pour les mois à venir.

L’une des priorités majeures du Ministre Dione est la rationalisation des ressources disponibles dans ces secteurs. Il cherche à maximiser l’efficacité des investissements et à garantir que les fonds alloués à la microfinance et à l’économie sociale et solidaire soient utilisés de manière optimale pour soutenir le développement économique et social du pays.

Une autre priorité est l’harmonisation des interventions dans ces domaines. Le Ministre vise à créer une synergie entre les différentes initiatives de microfinance et d’économie sociale et solidaire afin d’optimiser leur impact et d’éviter les duplications inutiles. Cela implique également d’assurer une coordination efficace entre les différentes parties prenantes, y compris les institutions gouvernementales, les organisations de la société civile et le secteur privé.

En outre, le Ministre Dione entend mettre en œuvre des mesures visant à renforcer la souveraineté économique du Sénégal, à promouvoir le développement endogène et à renforcer l’unité nationale et les solidarités. Il souhaite que la microfinance et l’économie sociale et solidaire contribuent de manière significative à la création d’emplois et à la réduction de la pauvreté, en particulier dans les régions les plus défavorisées du pays.

Pour atteindre ces objectifs ambitieux, le Ministre Dione envisage de relier étroitement la microfinance à l’économie sociale et solidaire, afin de créer un écosystème favorable à la croissance économique inclusive et durable. Il s’agit d’une approche holistique qui reconnaît le rôle crucial que ces secteurs peuvent jouer dans la transformation socio-économique du Sénégal.

En résumé, le Ministre Alioune Dione s’est engagé à faire de la microfinance et de l’économie sociale et solidaire des leviers essentiels du développement national. Ses priorités consistent à rationaliser les ressources, à harmoniser les interventions et à promouvoir une approche intégrée et inclusive pour renforcer la souveraineté économique et promouvoir le bien-être social à travers tout le pays.

Sanctions de la commission bancaire de l’UMOA : Trois banques épinglées, dont deux au Sénégal

Lors de sa session du 22 mars dernier, le Collège de supervision de la commission bancaire de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) a pris des mesures disciplinaires à l’encontre de trois banques opérant dans la zone. Deux de ces institutions sont basées au Sénégal, tandis que la troisième est établie au Togo.

Cependant, les noms des banques sanctionnées n’ont pas été divulgués, conformément à la tradition de l’organe disciplinaire monétaire de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Les fautes reprochées ainsi que la nature des sanctions infligées ont toutefois été rendues publiques après que les dirigeants concernés ont été entendus.

Selon les informations rapportées par L’Observateur dans son édition de ce lundi, la première banque établie au Sénégal sanctionnée a été blâmée pour « des manquements et des infractions aux textes légaux et règlementaires applicables aux établissements de crédit ». Ces infractions portent notamment sur des faiblesses en matière de gouvernance, de gestion des risques, de situation financière et prudentielle, ainsi que sur le dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. En plus du blâme, cette banque devra s’acquitter d’une amende de 300 millions de francs CFA.

La deuxième banque sénégalaise rappelée à l’ordre devra également payer une amende de 151 millions de francs CFA, en plus du blâme reçu. Les infractions qui lui sont reprochées concernent principalement des manquements dans le dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Quant à la troisième institution de crédit épinglée, basée au Togo, elle a été blâmée et condamnée à payer une amende de 300 millions de francs CFA pour non-respect des exigences des autorités monétaires et de contrôle visant le renforcement des fonds propres. Ces mesures visent à mettre l’établissement en conformité avec les normes prudentielles à fin juin 2022.

L’initiative du président des États-Unis contre le paludisme (PMI) renouvelle son engagement envers le Sénégal

Depuis 2007, l’Initiative du président des États-Unis contre le paludisme (PMI) a été un partenaire essentiel dans la lutte contre le paludisme au Sénégal. En collaboration avec l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), la PMI a apporté une contribution significative à la réduction de l’incidence de cette maladie mortelle.

À ce jour, la contribution totale de la PMI s’élève à 238 milliards de FCFA depuis 2007, avec un déblocage supplémentaire de 14 milliards de FCFA en 2023. Cette aide financière a permis de soutenir divers programmes de prévention, de diagnostic et de traitement du paludisme à travers le Sénégal.

En cette Journée mondiale du paludisme, Alyssa Leggoe, Directrice de l’USAID au Sénégal, a réaffirmé l’engagement continu de la PMI envers le pays. Elle a souligné que malgré les progrès remarquables réalisés, la lutte contre le paludisme est loin d’être terminée.

Elle a également exprimé la volonté de la PMI de consolider les acquis des années précédentes et d’aider le Sénégal à atteindre son objectif ambitieux d’éliminer le paludisme d’ici 2030. Cette déclaration témoigne de la détermination des États-Unis à soutenir le Sénégal dans ses efforts pour combattre cette maladie endémique.

La PMI continuera à travailler en étroite collaboration avec le gouvernement sénégalais et d’autres partenaires pour renforcer les initiatives de lutte contre le paludisme, assurant ainsi la santé et le bien-être de la population sénégalaise.

Saer Diop lance un programme novateur pour réduire les coûts énergétiques de l’administration sénégalaise à Diourbel

Le Directeur général de l’Agence pour l’économie et la maîtrise de l’énergie, Saer Diop, a inauguré hier à Diourbel un programme révolutionnaire dénommé « Roof top Solar », visant à réduire considérablement la facture d’électricité de l’administration sénégalaise. Cette initiative a été marquée par la remise de matériel de climatisation à l’hôpital régional Heinrich Lukbe, avec l’objectif ambitieux de réaliser des économies de l’ordre de 30 milliards de francs CFA sur les coûts énergétiques.

Dans le cadre de ce projet pilote, dix climatiseurs ont été installés à l’hôpital Heinrich Lukbe, tandis que quatre autres ont été mis en place au centre de santé local. « Ce projet pilote sera étendu à toutes les structures sanitaires », a affirmé Saer Diop, soulignant ainsi l’ambition de ce programme à avoir un impact significatif dans le secteur de la santé, un domaine vital pour la communauté mais également très gourmand en énergie.

Concrètement, ce programme vise à équiper les structures de santé avec des équipements moins énergivores, intégrant une composante solaire pour assurer une certaine autonomie énergétique des bâtiments publics. Bocar Sow, directeur de l’hôpital Heinrich Lukbe, a exprimé son soulagement face à cette initiative, rappelant les défis énergétiques auxquels son établissement était confronté.

Cette initiative de Saer Diop s’inscrit dans une démarche plus large de promotion de l’utilisation des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique dans le secteur public. Elle témoigne de l’engagement du gouvernement sénégalais à trouver des solutions innovantes pour réduire les coûts énergétiques et à investir dans des infrastructures durables pour le bien-être de la population.

Politique économique et sociale : le gouvernement va disposer d’un document de référence au troisième trimestre 2024

Dans une annonce récente lors du Conseil des ministres, le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a confirmé que le gouvernement est en voie de finaliser son document de politique économique et sociale, prévu pour le troisième trimestre de 2024. Cette démarche souligne l’engagement du gouvernement à renforcer l’expertise locale dans l’élaboration des politiques.

Le Premier ministre a insisté sur le fait que ce document crucial sera « exclusivement le sceau de l’expertise sénégalaise ». Cela marque une étape importante vers l’autonomisation des compétences locales et la promotion de solutions internes pour le développement économique et social du pays.

Pour mener à bien cette tâche, un comité technique restreint a été mis en place, incluant les ministères clés tels que le Plan, les Finances, l’Industrie, la Souveraineté alimentaire, l’Emploi, la Transformation du secteur public, ainsi que le Bureau Organisation et Méthodes. Cette collaboration interministérielle est essentielle pour assurer une approche cohérente et intégrée de la planification économique et sociale.

Le document vise à encadrer la stratégie économique et sociale du Sénégal pour les années à venir, en intégrant divers aspects de développement national. Il sera présenté au chef de l’État avant la fin du troisième trimestre, affirmant ainsi l’urgence et l’importance accordées à cette initiative.

En parallèle, Ousmane Sonko a également évoqué l’existence d’un projet de référentiel du dialogue social, qui a été enrichi par des discussions avec les organisations syndicales et patronales. Ce projet souligne la volonté du gouvernement de renforcer le dialogue avec les partenaires sociaux pour améliorer les conditions de travail et promouvoir une répartition équitable des bénéfices économiques.

De plus, le gouvernement envisage une gamme de mesures pour réduire temporairement les prix des denrées de première nécessité. Ces actions sont cruciales pour alléger le coût de la vie pour les Sénégalais, en particulier dans un contexte économique mondial incertain.

La démarche proactive du gouvernement de Bassirou Diomaye Faye via le Premier ministre Ousmane Sonko démontre une approche réfléchie et organisée face aux défis économiques et sociaux. La finalisation et l’implémentation du document de politique économique et sociale sont attendues avec impatience, car elles détermineront le cap du développement du Sénégal dans les années à venir. Ces efforts sont un signal fort de l’engagement du gouvernement envers une gouvernance transparente et participative, centrée sur l’expertise et les besoins locaux.

L’Afrique doit privilégier l’approche continentale pour relancer son développement (Expert)

Isabelle Durant, présidente du Mécanisme d’experts sur le droit au développement aux Nations unies, a souligné l’importance pour les pays africains de privilégier une approche continentale afin de relancer leur développement, lors de la 10ème session du Forum régional africain sur le développement durable (10 FRADD) à Addis-Abeba.

Dans un entretien avec l’Agence de Presse Sénégalaise (APS), Durant a insisté sur l’importance de cette approche malgré les diverses crises que l’Afrique a traversées ces dernières années. Elle a souligné que la finance climatique, bien qu’importante, ne peut pas remplacer le développement dans son ensemble. Elle a précisé que cette finance devrait venir en complément des efforts déployés dans la lutte contre la pauvreté, les inégalités, l’éducation et la santé.

Durant a noté que l’Afrique montre une volonté d’accélérer son développement, tout en adaptant les politiques nationales aux spécificités régionales. Elle a souligné l’importance pour l’Union africaine de soutenir cette voix continentale et de favoriser la coopération régionale pour faire face aux défis communs.

Le thème de cette édition, « Renforcer le programme de développement durable à l’horizon 2030 et l’Agenda 2063 et éradiquer la pauvreté en période de crises multiples », souligne l’importance de maintenir le cap sur les Objectifs de Développement Durable (ODD) malgré les difficultés rencontrées, notamment avec la pandémie de Covid-19 et d’autres crises mondiales.

Durant a rappelé que les femmes et les filles ont été particulièrement touchées par ces crises, soulignant la nécessité de poursuivre les efforts pour atteindre les ODD et l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Elle a également évoqué le Sommet du futur prévu en septembre, qui sera l’occasion pour les Africains de faire entendre leurs voix communes et de mettre en avant les besoins et spécificités du continent. Ce sommet abordera des sujets tels que l’architecture financière, les dettes, la numérisation des ODD, le climat et la nouvelle génération.

En conclusion, Durant a souligné que l’Afrique possède de nombreux atouts, notamment son dividende démographique, son potentiel économique et climatique, mais qu’il reste encore des défis à relever en matière de développement et d’accès aux besoins de base.

Le Sénégal mise sur les achats publics durables pour un développement intégré

À Dakar, le directeur général de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP), Saer Niang, a souligné l’importance des achats publics durables (APD) dans le cadre des marchés publics au Sénégal. Cette approche, intégrant des considérations économiques, sociales et environnementales, s’inscrit dans une démarche de développement durable du pays.

Selon Niang, l’administration publique sénégalaise s’est déjà engagée dans une transition vers la commande publique durable, mettant en œuvre les APD pour garantir un développement équilibré et respectueux de l’environnement. Le nouveau Code des marchés publics place l’achat public durable comme un objectif essentiel pour toutes les autorités contractantes et les entreprises intervenant dans la passation des marchés.

Les APD offrent l’avantage d’intégrer des critères économiques, sociaux et environnementaux dans la sélection des fournisseurs et la réalisation des projets. Le volet économique favorise l’accès des petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que des acteurs de l’économie sociale et solidaire à la commande publique, tandis que le volet social encourage l’emploi des femmes, des jeunes et des personnes vivant avec un handicap. En outre, le volet environnemental des APD est considéré comme essentiel pour assurer la durabilité des projets et la préservation de l’environnement.

La formation sur les APD, financée par la Banque mondiale et réunissant des experts de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, vise à renforcer les capacités des établissements chargés de passer des marchés publics. Elle met l’accent sur la fourniture de services publics et d’infrastructures de haute qualité, en ligne avec les objectifs de développement durable.

Saer Niang a souligné l’importance de cette évolution du système de passation des marchés publics au Sénégal, qui gère chaque année près de 4 000 milliards de francs CFA en biens et services. Pour Pierre Xavier Bonneau de la Banque mondiale, les achats publics durables ne sont pas simplement un slogan à la mode, mais un principe clé de gouvernance en évolution, essentiel pour favoriser le progrès environnemental, social et économique.

Les marchés publics durables représentent une part significative de l’économie de l’Afrique de l’Ouest, avec environ 11,5 % du produit intérieur brut de la région consacrés à ces achats. Cette approche témoigne de l’engagement du Sénégal et de la région dans une gouvernance responsable et orientée vers un développement intégré et durable.

L’importance de la lutte contre le changement climatique en Afrique : Vers une prise de conscience renforcée

Des chercheurs et des experts du développement se sont réunis à Addis-Abeba pour discuter des défis posés par le changement climatique en Afrique et de l’urgence d’agir. Lors de cette réunion préliminaire au dixième Forum Régional Africain sur le Développement Durable (FRADD), un consensus s’est dégagé sur la nécessité de renforcer les Contributions Déterminées au Niveau National (CDN) pour une action climatique plus efficace sur le continent.

Les CDN, qui représentent les engagements pris par les États dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat, ont été au cœur des discussions. Les participants ont souligné que ces contributions doivent être plus pertinentes et inclusives pour répondre aux besoins spécifiques de l’Afrique en matière d’adaptation au changement climatique.

Une des principales préoccupations exprimées lors de la réunion a été l’importance de placer les politiques d’adaptation au changement climatique au centre des agendas nationaux. Les projets de développement financés doivent être évalués avec soin pour s’assurer qu’ils contribuent efficacement à la résilience des communautés africaines face aux défis climatiques.

Achil Yamen, chercheur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, a souligné la nécessité d’une approche plus inclusive dans les négociations climatiques mondiales. Il a plaidé en faveur d’une participation accrue des acteurs africains dans l’élaboration et la mise en œuvre des CDN, afin de garantir qu’elles reflètent véritablement les réalités et les besoins du continent.

Les participants ont également souligné l’importance de diversifier les sources d’énergie en Afrique pour garantir un approvisionnement énergétique durable et résilient. Ils ont appelé à un investissement accru dans les énergies renouvelables telles que l’hydroélectricité, le solaire et l’éolien, tout en reconnaissant la nécessité de recourir également à des sources d’énergie plus traditionnelles.

Enfin, les participants ont insisté sur l’importance d’une volonté politique forte de la part des États africains pour mettre en œuvre des stratégies de lutte contre le changement climatique. Ils ont appelé à une collaboration accrue entre les pays africains pour élaborer des CDN plus solides et mieux adaptées aux défis climatiques auxquels le continent est confronté.

En conclusion, cette réunion a souligné l’importance cruciale de l’action climatique au niveau national en Afrique. Il est essentiel que les CDN soient renforcées et mises en œuvre de manière efficace pour garantir un avenir durable pour les générations futures sur le continent.

Heifer Sénégal lance le concours Ayute Africa Challenge pour promouvoir l’innovation agricole chez les jeunes

Heifer Sénégal, une organisation non gouvernementale engagée dans le développement rural, a annoncé le lancement de la troisième édition de son concours Ayute Africa Challenge. L’objectif de ce concours, lancé mardi à Dakar, est d’encourager les jeunes à développer des innovations technologiques au service de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche.

Le directeur national de Heifer Sénégal, Daouda Ndao, a souligné l’ambition de cette compétition lors du lancement, en précisant que les candidatures seront ouvertes jusqu’au 30 avril. Le concours vise à mettre en valeur la créativité de la jeunesse africaine et à explorer les possibilités offertes par les technologies émergentes pour soutenir les petits producteurs agricoles, développer des entreprises et améliorer leur productivité et leurs revenus.

Les jeunes sénégalais âgés de 18 à 35 ans sont invités à participer en proposant des solutions novatrices adaptées aux défis environnementaux et socioculturels auxquels sont confrontés les petits exploitants agricoles dans le pays. Les cinq projets les plus innovants seront récompensés par Heifer Sénégal et bénéficieront de son soutien pour leur mise en œuvre.

Pour Daouda Ndao, l’agriculture représente un terreau d’opportunités pour les jeunes innovateurs africains. Il est convaincu que ce concours contribuera à transformer le paysage agricole, à encourager l’esprit d’innovation et à soutenir la souveraineté alimentaire du Sénégal.

En organisant le concours Ayute Africa Challenge, Heifer Sénégal souhaite ainsi contribuer à réinventer l’agriculture sénégalaise et à offrir aux jeunes la possibilité de jouer un rôle actif dans la construction d’un avenir agricole durable et prospère pour le pays.

Vers un modèle agricole durable d’ici à 2050 : Chercheurs et agriculteurs se penchent sur l’avenir de l’agriculture au Sénégal

Une conférence sur le thème du ‘meilleur modèle agricole à l’horizon 2050’ a réuni chercheurs, agriculteurs et représentants d’associations de consommateurs à Hann Bel-Air, dans la banlieue de Dakar, mardi dernier. L’objectif de cet événement était de créer les conditions propices à une production agricole intensive et durable, en réponse aux défis futurs, ont rapporté les journalistes de l’APS présents sur place.

La conférence, à laquelle ont également participé des partenaires techniques et financiers de l’État, a été l’occasion pour les citoyens de débattre des politiques publiques, des résultats de la recherche et des enjeux actuels de l’agriculture au Sénégal, en vue des prochaines décennies, selon les explications d’Astou Diaw Camara, chercheure et directrice du bureau d’analyses macroéconomiques de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA).

Le thème central de la conférence, « Analyse prospective de l’agriculture sénégalaise en 2050 : le futur entre agro-industrie et agroécologie », met en lumière les interrogations autour de la nécessité de nourrir une population en croissance tout en préservant l’environnement. Mme Camara souligne ainsi l’importance de réfléchir à des moyens d’intensifier la production agricole de manière durable.

La question fondamentale qui se pose est celle du choix entre une intensification de la production agricole de manière industrielle et les risques associés à une détérioration de l’environnement. Les participants à la conférence ont donc cherché à identifier les meilleures stratégies pour relever ce défi, en tenant compte des impératifs de durabilité et de préservation des ressources naturelles.

En fin de compte, cette initiative vise à éclairer les pouvoirs publics sur les choix à opérer en matière d’agriculture, en favorisant une approche prospective et inclusive, avec la participation de toutes les parties prenantes du secteur agricole sénégalais.

Des taux de rendement exceptionnels grâce à de nouvelles techniques agroécologiques au Sénégal

La campagne agricole 2022-2023 a été marquée par des résultats remarquables au Sénégal, avec des taux de rendement impressionnants allant jusqu’à 60 à 70 %, grâce à l’adoption de nouvelles techniques agroécologiques. Ces informations ont été partagées lors d’un atelier d’évaluation de la campagne organisé à Mbour, dans l’ouest du pays, par Mbène Dièye Faye, coordinatrice nationale du projet ‘Feed the Future Sénégal Dundël Suuf’, axé sur la fertilisation des sols.

Selon Mme Faye, ces performances exceptionnelles ont été observées principalement dans la culture des céréales et des légumineuses. Pour le mil, par exemple, les taux de rendement ont dépassé les 60 %, tandis que l’application de la microdose aux cultures de riz a permis d’atteindre des rendements allant jusqu’à 70 % dans des zones comme la vallée du fleuve Sénégal et la Casamance.

Ces résultats encourageants sont le fruit de l’utilisation de deux nouvelles techniques : la microdose et le placement profond de l’urée, en particulier dans la culture du riz, a confirmé Maïmouna Tine, directrice chargée du Sénégal oriental et de la Haute Casamance à l’Agence nationale de conseil agricole et rural.

Des tests ont également démontré des surplus de rendement pour d’autres cultures telles que le mil, le riz et l’arachide, avec des variations selon les zones géographiques, selon Mme Tine.

Le projet ‘Feed the Future Sénégal Dundël Suuf’ est une initiative mise en œuvre dans plusieurs régions du Sénégal par le Centre international pour le développement des engrais, avec un financement de l’Agence des États-Unis d’Amérique pour le développement international. Son objectif est d’accroître la disponibilité d’engrais de qualité, d’améliorer la fertilité des sols et d’augmenter la productivité agricole dans le pays.

Cette réussite démontre le potentiel des pratiques agroécologiques pour transformer l’agriculture sénégalaise, en augmentant les rendements tout en préservant les ressources naturelles et en renforçant la résilience des agriculteurs face aux défis climatiques et environnementaux.

Nouveau gouvernement sénégalais : Vers une relance du secteur de la pêche et du tourisme à Mbour

Avec l’arrivée du nouveau président, Bassirou Diomaye Faye, et de son Premier Ministre, Ousmane Sonko, de nouveaux espoirs émergent pour les acteurs du secteur de la pêche et du tourisme à Mbour. Ces deux piliers économiques, autrefois florissants, sont aujourd’hui confrontés à des défis majeurs.

Gaoussou Guèye, président de l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche maritime au Sénégal (Aprapam), constate une crise multidimensionnelle dans le secteur de la pêche. Cette crise touche aussi bien les aspects sociaux qu’économiques et de gestion des ressources.

Pour M. Guèye, la solution ne réside pas seulement dans la nomination d’un ministre compétent, mais surtout dans la mise en place d’une équipe intègre et capable de mettre en œuvre des politiques efficaces. Il met également en garde contre des initiatives comme le développement de l’aquaculture basée sur des industries utilisant la farine de poisson, qui pourrait compromettre l’accès des populations locales à cette ressource essentielle.

Il plaide pour une souveraineté alimentaire réelle qui prend en compte les besoins en poissons des communautés locales et critique les usines de farine de poisson, soulignant leur impact sur la durabilité des ressources halieutiques du pays.

M. Guèye pointe du doigt plusieurs menaces, notamment les sociétés mixtes qui constituent un handicap majeur et les accords de pêche, comme celui avec l’Union Européenne, qui prend fin en novembre 2024. Il appelle à plus de transparence dans les négociations de ces accords.

Du côté du tourisme, les acteurs sont également prêts à contribuer à la renaissance du secteur. Ils attendent avec impatience la feuille de route des nouvelles autorités pour agir efficacement. Boly Guèye, président de la Chaîne de Valeur Tourisme, souhaite notamment l’élargissement de la zone d’aménagement touristique de Pointe Sarène et la requalification de la station de Saly.

Il appelle également l’État à faciliter l’accès aux crédits et à augmenter les subventions pour la promotion touristique. Boly Guèye déplore la fermeture de plusieurs structures touristiques et suggère que l’État intervienne pour reprendre ces établissements et créer des emplois.

La nouvelle administration a devant elle de nombreux défis à relever pour redynamiser les secteurs de la pêche et du tourisme à Mbour. Les acteurs locaux, bien que prêts à contribuer à cette relance, attendent des actions concrètes et une collaboration étroite avec les autorités pour garantir un développement durable et inclusif de ces secteurs clés de l’économie sénégalaise.

ALERTE : L’agriculture utilisée comme une arme – Des syndicalistes tirent la sonnette d’alarme à Saly

Des syndicalistes de l’agroalimentaire du monde entier se sont réunis à Saly pour exprimer leur inquiétude concernant l’utilisation croissante de l’agriculture comme une arme politique et économique. Lors de la 5ème Conférence internationale de l’Union internationale des syndicats de travailleurs de l’agriculture, de l’alimentation, du commerce et similaires (UISTAAC), qui se tient actuellement dans cette ville sénégalaise, ces représentants ont mis en garde contre les conséquences dévastatrices de cette pratique.

Alioune Ndiaye, secrétaire général de l’Union des travailleurs du Sénégal, a déclaré que l’alimentation était devenue une arme entre les mains des pays capitalistes développés, au détriment de ceux qui la cultivent. Cette observation a été partagée par les 164 délégués syndicaux et les 105 organisations syndicales de l’agroalimentaire représentant 86 pays, présents à la conférence.

Julien Huck, secrétaire général de l’Union internationale des travailleurs de l’agriculture, de l’alimentation, du commerce et similaire, a souligné que l’agriculture, auparavant considérée comme un bien vital pour les populations, était maintenant traitée comme une simple marchandise. Cette marchandisation prive les populations de leur droit fondamental à se nourrir et renforce le contrôle exercé par les multinationales sur les ressources alimentaires mondiales.

La conférence vise à élaborer des stratégies pour contrer cette tendance inquiétante et garantir que l’alimentation reste accessible à tous. Elle offre une plateforme d’échange et de collaboration pour aborder les défis auxquels est confrontée la sécurité alimentaire mondiale. La conférence se poursuivra jusqu’à dimanche, permettant aux participants de partager leurs expériences et de développer des solutions innovantes pour protéger les droits fondamentaux des populations.

Saly : des délégués syndicaux de l'agroalimentaire mondial alertent sur le danger de...

Soutien au pouvoir d’achat des ménages au Sénégal : Près de 1.600 milliards FCFA débloqués entre 2022 et 2023

Le ministère du Commerce sénégalais a révélé une série de mesures visant à soutenir le pouvoir d’achat des ménages, avec près de 1.600 milliards FCFA débloqués entre 2022 et 2023. L’ancien ministre du Commerce, Abdou Karim Fofana, a souligné ces efforts lors de sa passation de service avec son successeur, Serigne Guèye Diop.

Ces mesures ont été prises en réponse aux préoccupations concernant la vie chère et ont été initiées à la suite d’un conseil présidentiel présidé par l’ancien président, Macky Sall, en novembre 2022. Parmi les principales actions entreprises, on compte des subventions pour un montant total de 1.600 milliards FCFA sur deux exercices, affectant notamment le carburant, les produits alimentaires et les salaires des fonctionnaires.

Le soutien au pouvoir d’achat des ménages s’est matérialisé par différentes initiatives, telles que des subventions sur le carburant pour un montant de 300 milliards FCFA, des renonciations fiscales et douanières sur les produits alimentaires pour 150 milliards FCFA, ainsi que des renonciations fiscales sur les salaires des fonctionnaires pour 150 milliards FCFA. Ces mesures ont contribué à augmenter le pouvoir d’achat des citoyens et ont permis de réduire l’inflation de 9,5% à 3,5%.

En outre, le ministère du Commerce a souligné les efforts continus pour maintenir les prix des denrées alimentaires à des niveaux abordables, malgré les défis économiques internationaux tels que la pandémie de Covid-19 et le conflit russo-ukrainien. Des exemples concrets ont été donnés pour illustrer l’impact de ces mesures, notamment sur le prix du pain, du riz, de l’huile, des hydrocarbures et du ciment.

Ces initiatives visent à atténuer les pressions sur le coût de la vie et à améliorer le bien-être des ménages sénégalais. Le ministère du Commerce s’engage à poursuivre ses efforts pour assurer la stabilité économique et le progrès social dans le pays.

Passation de Témoin au Ministère de la Microfinance et de l’Économie Sociale et Solidaire : Victorine Ndéye remercie Macky Sall et souhaite Bonne Chance à son successeur

Ce jeudi, une passation de témoin significative a eu lieu au ministère de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire du Sénégal. Victorine Ndéye, désormais ex-ministre, a transmis les rênes à son successeur, le Dr Alioune Dione. Dans un geste empreint de gratitude et de professionnalisme, Victorine Ndéye a exprimé ses sentiments dans un message adressé au président sortant, Macky Sall, et à son successeur.

Depuis le 22 septembre 2022, date de sa prise de fonction, Victorine Ndéye a œuvré avec ardeur et détermination pour promouvoir l’économie sociale et solidaire au Sénégal et au-delà de ses frontières. Sous sa direction, le ministère a enregistré des succès remarquables, notamment la contribution à l’adoption d’une résolution des Nations Unies en avril 2023 et l’organisation réussie du premier Forum mondial de l’ESS en Afrique. De plus, des programmes d’inclusion financière ont été mis en place pour soutenir les populations les plus vulnérables du pays.

Dans son message, Victorine Ndéye a exprimé sa gratitude envers tous ceux qui l’ont soutenue tout au long de son mandat ministériel. Elle a particulièrement remercié le président Macky Sall pour la confiance qu’il lui a accordée, lui permettant ainsi de servir son pays à un niveau aussi crucial. Elle a également salué le dévouement et la compétence de ses collaborateurs, soulignant l’honneur qu’elle a ressenti à travailler avec eux pour le bien-être de la population sénégalaise.

En passant le flambeau au Dr Alioune Dione, Victorine Ndéye a exprimé ses vœux de réussite pour son successeur. Elle l’encourage à surpasser les accomplissements de ses prédécesseurs et à continuer de faire progresser l’économie sociale et solidaire au Sénégal. Son message reflète son engagement indéfectible envers un Sénégal meilleur, ainsi que sa confiance en l’avenir et en la capacité de son successeur à relever les défis à venir.

Alors que Victorine Ndéye quitte ses fonctions ministérielles, elle laisse derrière elle un héritage de dévouement, de leadership et de réalisations significatives dans la promotion de l’économie sociale et solidaire au Sénégal. Son engagement envers son pays et son peuple restera une source d’inspiration pour les générations futures.

Ousmane Fall nommé Directeur Intérimaire du Développement Industriel et Commercial à la Banque Africaine de Développement

Une nomination importante vient d’être annoncée à la Banque Africaine de Développement (BAD), avec Ousmane Fall, un Sénégalais, prenant désormais en charge deux rôles clés au sein de l’institution.

Sur le site officiel de la BAD, il est révélé que Ousmane Fall a été nommé directeur par intérim du département du Développement Industriel et Commercial, succédant ainsi au Nigérian Abdu Mukhtar qui occupait ce poste depuis 2017.

En plus de cette nouvelle responsabilité, Ousmane Fall continuera à assumer ses fonctions actuelles en tant que directeur des Opérations Non Souveraines et de l’Appui au Secteur Privé. À ce titre, il supervise le portefeuille des opérations non souveraines de la Banque et dirige les investissements de celle-ci dans les fonds d’investissement et de capital-investissement.

La BAD souligne que cette nomination marque le retour d’Ousmane Fall dans l’institution après quatre années passées à la Société Financière Internationale (SFI), où il a joué un rôle clé dans la planification nationale et le dialogue ministériel dans le domaine des infrastructures en Afrique.

Cette nomination témoigne de la confiance et de la reconnaissance envers les compétences et l’expérience d’Ousmane Fall, et souligne l’engagement de la BAD à renforcer son équipe de direction pour répondre aux défis de développement de l’Afrique.

L’Apix : Une Administration Efficace Favorisant les Investissements au Sénégal

Dans le cadre du Forum « Invest in Sénégal » qui s’est tenu en juillet 2023, sous la présidence de S.E.M. Macky SALL, Président de la République du Sénégal, l’Agence de promotion des investissements et des grands travaux (Apix) a joué un rôle crucial dans la promotion des investissements au Sénégal.

Le Forum a été un succès retentissant, attirant plus de 3 230 participants venant de 70 nationalités différentes. Il a généré des intentions d’investissement massives totalisant 6 394,5 milliards de FCFA, avec 4 820 milliards de FCFA de promesses d’investissements directs.

Parmi les réalisations notables, il y a eu un dialogue public-privé productif, une exposition réunissant 40 exposants, et plus de 1 000 rendez-vous d’affaires enregistrés pour établir des partenariats. Des initiatives d’intermédiation avec FONGIP et BNDE ont également été mises en place pour un montant de 2 000 milliards de FCFA au profit des entreprises sénégalaises.

La confiance des investisseurs dans l’environnement économique du Sénégal reste forte, comme en témoigne le classement du pays dans le top 5 des destinations d’investissement en Afrique. Le nouveau Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, renforce cette confiance en prouvant que le changement par les urnes est possible.

Le Forum a également changé la perception de l’investissement en Afrique en positionnant Dakar comme une nouvelle destination de promotion de l’investissement. Les Zones Économiques Spéciales (ZES), administrées par l’Apix, sont devenues un cadre privilégié pour les investissements, avec un accent particulier mis sur le développement de la Zone Économique Spéciale Intégrée de DIASS.

En résumé, l’Apix joue un rôle essentiel dans la promotion des investissements au Sénégal, en facilitant les processus pour les investisseurs nationaux et internationaux, et en contribuant au développement économique du pays.

« Laurent Gbagbo dénonce le franc CFA et prédit l’avenir de la monnaie de l’AES »

L’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, a prononcé des déclarations fracassantes lors de la 2e édition de la Fête de la Réconciliation, organisée à Agboville le weekend dernier. Devant une foule enthousiaste de partisans, Gbagbo a vivement critiqué le franc CFA, le qualifiant de mauvaise monnaie et prédisant son abandon par les pays de la zone.

« En 1984 déjà, je dénonçais le franc CFA. Mais, en ce moment, on avait peur. Mais maintenant, tout le monde sait que ce n’est pas bon », a-t-il déclaré, soulignant ainsi ses longues convictions sur la question. Gbagbo a ensuite prédit que dans une décennie, les pays utilisant le franc CFA quitteraient progressivement la zone, suscitant les acclamations de la foule.

Parmi les révélations les plus remarquables de Gbagbo, il a affirmé que le Niger, le Burkina Faso et le Mali étaient les plus avancés dans leur projet d’abandon du franc CFA et qu’ils étaient déjà prêts à lancer leur propre monnaie commune. Il a même indiqué que le lieu de fabrication de cette monnaie était en train d’être décidé, suggérant ainsi une préparation avancée dans le processus.

Ces déclarations ont étonné de nombreux observateurs, car les dirigeants de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) n’ont pas officiellement annoncé de tels projets. Cependant, Gbagbo semble confiant dans ses affirmations, révélant ainsi des informations potentiellement sensibles.

Les commentaires de Gbagbo reflètent son engagement continu dans les affaires politiques et économiques de la région, ainsi que son désir de voir un changement radical dans le système monétaire ouest-africain. Son analyse de la situation montre qu’il est profondément impliqué et bien informé des développements en cours, ce qui soulève des questions sur l’avenir du franc CFA et le projet de monnaie commune dans la région.

Kaolack innove pour booster les PME locales

Kaolack, une ville sénégalaise dynamique, lance un plan d’accompagnement novateur pour stimuler les petites et moyennes entreprises (PME) des communes de Latmingué, Kahone et Keur Socé. Ce projet, initié par le Conseil départemental en collaboration avec l’ONG Enda Graft Sahel et Aïd Communications, a été présenté lors d’une journée de restitution des études sur la gouvernance et la compétitivité.

L’objectif principal de ce plan est de lutter contre l’attentisme qui freine le développement des PME dans la région. Pour ce faire, des formations spécifiques dispensées par l’Office national de formation professionnelle (Onfp) et le Fonds de financement de la formation professionnelle et technique (3FPT) ont été intégrées au processus.

La réunion du mercredi 3 avril a souligné l’importance de doter les entreprises locales des équipements nécessaires à leur expansion. Cette modernisation vise à renforcer leur compétitivité sur les marchés nationaux et internationaux.

Au cœur de cette stratégie, l’utilisation du numérique est privilégiée. La mise en place d’une plateforme permettant des réunions à distance ainsi que l’optimisation des processus de commandes et de livraisons sont également prévues. Ces mesures visent à accroître l’efficacité et la rentabilité des PME de la région.

Initialement déployé dans trois communes, ce programme de professionnalisation des PME sera étendu à quinze collectivités du département. L’objectif est de transformer les entreprises rurales en véritables acteurs économiques et sociaux, contribuant ainsi au développement durable de la région de Kaolack.

Abdoulaye Diop : Un appel à l’action collective pour faire face à la crise alimentaire et nutritionnelle en Afrique de l’Ouest

Le président de la Commission de l’UEMOA, Abdoulaye Diop, a souligné jeudi la nécessité urgente de coordonner les efforts pour faire face à la crise alimentaire et nutritionnelle sévissant dans la sous-région ouest-africaine.

S’exprimant lors de la réunion restreinte du Réseau de prévention des crises alimentaires (RPCA) à Paris, Abdoulaye Diop a plaidé en faveur d’une approche concertée pour relever les défis alimentaires et nutritionnels auxquels sont confrontés les pays de l’UEMOA.

Au cours de cette réunion, le commissaire de l’UEMOA en charge de l’agriculture, des ressources en eau et de l’environnement a présenté un état des lieux de la situation alimentaire dans l’espace communautaire. Il a noté que malgré certains progrès, près de 10 millions de personnes étaient encore en situation d’insécurité alimentaire en 2024, soulignant la nécessité de renforcer les mesures d’urgence pour répondre à cette crise.

Abdoulaye Diop a mis en avant l’importance des investissements structurants visant à augmenter la production et la productivité agricoles. Il a également insisté sur l’inclusion des femmes dans les secteurs agro-alimentaires et agricoles, soulignant leur rôle crucial dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle des communautés.

La réunion a également été l’occasion d’échanger sur les expériences réussies de la Gambie et de la Mauritanie en matière de renforcement de la résilience des populations vulnérables. Abdoulaye Diop a salué le rôle du RPCA, soulignant son importance en tant qu’outil essentiel d’aide à la décision en matière de prévision et de gestion des crises alimentaires et nutritionnelles dans la région du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest.

Depuis sa création il y a 40 ans, le RPCA a bénéficié d’un soutien financier permanent de l’Union européenne, de l’USAID et d’autres membres statutaires. Abdoulaye Diop a exprimé sa gratitude à tous les acteurs impliqués dans le fonctionnement du RPCA, soulignant leur contribution précieuse à la lutte contre la crise alimentaire et nutritionnelle dans la région.

En conclusion, Abdoulaye Diop a appelé à une action collective et coordonnée pour relever les défis alimentaires et nutritionnels en Afrique de l’Ouest, soulignant que la solidarité et la coopération régionale sont essentielles pour surmonter ces défis et assurer un avenir meilleur pour tous les citoyens de la région.

Podor, Sénégal : Aboubacry Diallo propose des mesures pour garantir un approvisionnement adéquat en moutons pour la fête de Tabaski

Alors que la fête de Tabaski approche à grands pas, Aboubacry Diallo, président de la Maison des éleveurs (MDE) de Podor, a appelé jeudi à prendre des mesures urgentes pour assurer un approvisionnement adéquat en moutons dans tout le pays.

Réagissant au discours du président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, qui a abordé les enjeux agricoles et d’élevage lors de la commémoration du 64e anniversaire de la fête nationale du Sénégal, M. Diallo a salué les premières mesures annoncées pour améliorer la productivité agricole et animale. Cependant, il a souligné l’importance de se concentrer dès maintenant sur l’approvisionnement en moutons en prévision de la fête de Tabaski qui aura lieu dans un peu plus de deux mois.

La Tabaski, l’une des plus importantes fêtes religieuses au Sénégal, est prévue cette année dans un contexte marqué par la transition vers un nouveau gouvernement. Pour M. Diallo, il est essentiel que ce nouveau gouvernement réussisse le défi d’organiser cette fête dans les meilleures conditions.

Aboubacry Diallo a rappelé les investissements importants réalisés par l’État dans le secteur de l’élevage, notamment en matière de santé animale, d’hydraulique pastorale, de formation et de financement. Il a souligné le rôle crucial du Fonds de stabulation (FONSTAB) qui accorde des crédits aux opérateurs en élevage, tout en proposant d’augmenter la ligne de crédit de ce fonds et d’allonger la durée de remboursement.

Dans une perspective à court et moyen terme, M. Diallo a suggéré d’identifier trois éleveurs modèles par département et de leur accorder des financements pour la création de fermes pastorales, dans le but de promouvoir les bonnes pratiques en élevage et d’augmenter la production de lait et de viande.

Il a également plaidé en faveur d’une gestion transparente des fonds alloués à l’élevage, soulignant l’importance de l’institutionnalisation de la journée nationale de l’élevage pour accroître la visibilité du secteur.

Avec ces propositions, Aboubacry Diallo espère contribuer à garantir que les Sénégalais puissent célébrer la fête de Tabaski dans la joie et la sérénité, avec un approvisionnement adéquat en moutons pour cette occasion importante dans la vie religieuse et culturelle du pays.

Élections, financement des partis politiques, Cena… : Bassirou Diomaye Faye annonce des réformes profondes

Dans un discours à la Nation à l’approche du 64e anniversaire de l’indépendance du Sénégal, le président Bassirou Diomaye Faye a dévoilé un ambitieux programme de réformes du système électoral. Ces annonces marquent un engagement ferme envers la démocratie et la transparence dans le processus électoral, visant à renforcer l’intégrité et la crédibilité des élections au Sénégal.

Le président Faye a annoncé son intention de remplacer la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) par une Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). Cette nouvelle commission bénéficiera d’un renforcement de ses moyens de fonctionnement et de ses prérogatives, garantissant ainsi son indépendance et son efficacité dans l’organisation des élections. Cette mesure vise à accroître la confiance du public dans le processus électoral en assurant une supervision plus transparente et impartiale.

Une autre réforme majeure annoncée par le président Faye concerne la rationalisation du nombre de partis politiques et leur financement. Cette mesure vise à garantir que seuls les partis politiques légitimes et sérieux participent au processus démocratique, évitant ainsi la fragmentation excessive de la scène politique. En régulant le financement des partis politiques, le gouvernement cherche à réduire l’influence de l’argent dans la politique et à promouvoir une compétition électorale plus équitable.

Une autre réforme importante concerne l’inscription sur le fichier électoral, qui sera désormais liée à la pièce nationale d’identité. Cette mesure vise à garantir l’exactitude et la fiabilité du fichier électoral, en évitant les doublons et en assurant que seuls les citoyens éligibles participent aux élections. Cette modernisation du processus d’inscription électoral renforce la transparence et la légitimité du processus électoral dans son ensemble.

Les réformes annoncées par le président Faye témoignent de son engagement en faveur de la démocratie et de la bonne gouvernance au Sénégal. En renforçant les institutions électorales, en rationalisant les partis politiques et en modernisant le processus électoral, le gouvernement cherche à promouvoir des élections libres, justes et transparentes. Ces réformes représentent une étape importante dans la consolidation de la démocratie au Sénégal et renforcent la confiance du public dans le processus politique du pays.

Le Sénégal sous Diomaye Faye : Une nouvelle ère économique en renégociant avec l’Occident

Depuis son accession à la présidence le 24 mars dernier, Bassirou Diomaye Faye, le nouveau chef d’État du Sénégal, promet une révolution dans la coopération internationale. Il a déjà entrepris la renégociation des contrats pétroliers et gaziers avec les compagnies occidentales, ouvrant ainsi une nouvelle ère économique pour le pays.

En partenariat avec la Russie, le Sénégal devrait lancer cette année les projets de gaz naturel liquéfié Grand Tortue Ahmeyim et de développement pétrolier Sangomar, d’une valeur de 4,8 milliards de dollars. Ces projets positionneront le Sénégal parmi les économies à la croissance la plus rapide au monde.

Le président Faye envisage également la renégociation des contrats relatifs aux projets pétroliers et gaziers développés par BP Plc, Kosmos Energy Ltd. et Woodside Energy Group Ltd, dans le but d’augmenter les revenus nationaux. Il remet notamment en question l’accord précédent qui attribuait les gisements offshore à BP.

Cette initiative devrait engendrer des retombées économiques significatives, telles que la création d’emplois et le développement des infrastructures locales. Elle intervient après une période où le Sénégal était largement sous le contrôle d’entreprises occidentales, principalement françaises, une situation perçue comme une forme de politique coloniale ayant nui à la population locale, confrontée à un coût de la vie élevé et à un chômage persistant malgré les changements de régime.

Sous le régime de Diomaye, ces projets visent à diversifier l’économie nationale et à créer une nouvelle source de richesse, synonyme d’indépendance économique et de développement durable. Le gouvernement prévoit-il des changements concrets pour répondre aux attentes de la population ? Est-il prêt à rejoindre l’Alliance des États du Sahel (AES) pour assurer la souveraineté économique en collaboration avec Bamako, Ouagadougou et Niamey ?

Au cours de la dernière décennie, les pays du Sahel ont revu leurs relations avec les pays occidentaux, visant une plus grande indépendance économique et militaire. Le Sénégal, avec son potentiel régional et sa situation géographique stratégique, pourrait jouer un rôle clé dans cette dynamique.

Les attentes des Dakarois envers les nouvelles autorités : Réduction du coût de la vie, emploi, agriculture et bonne gouvernance en tête

Alors que le Sénégal se prépare pour une transition politique avec l’arrivée du nouveau président de la République, les Dakarois expriment leurs attentes et leurs préoccupations vis-à-vis des prochaines autorités. Interrogés par l’Agence de presse sénégalaise, ils ont mis en avant plusieurs points essentiels, allant de la réduction du coût de la vie à la promotion de la bonne gouvernance.

Pour Ndiaga Ndiaye, tailleur au marché Sham et originaire de Touba, la priorité absolue est la réduction du coût de la vie. « Nous demandons au futur gouvernement du Président Bassirou Diomaye Faye de prendre des mesures concrètes pour réduire le coût de la vie. Nous sommes très fatigués par la cherté des prix », a-t-il déclaré.

De son côté, Mouhamed Diop, vendeur d’habits et travailleur agricole pendant l’hivernage, insiste sur l’importance du développement de l’agriculture pour assurer une alimentation saine et permettre aux paysans de vivre dignement. Il appelle également à une amélioration de l’accès aux soins de santé et à l’éducation.

En ce qui concerne la bonne gouvernance, Mouhamed Diop souligne la nécessité de lutter contre la corruption et de simplifier les procédures administratives pour faciliter l’accès aux documents officiels tels que les passeports et les extraits de naissance. Il met également en avant le droit des citoyens à manifester pacifiquement, soulignant l’importance du respect des libertés civiques.

Khady Diop, une autre citoyenne rencontrée dans un marché dakarois, partage ces préoccupations et exprime son espoir en un gouvernement responsable qui apportera un changement significatif dans tous les domaines.

En somme, les Dakarois appellent à une action vigoureuse des nouvelles autorités pour répondre aux défis économiques, sociaux et politiques auxquels le pays est confronté, dans le but de garantir une meilleure qualité de vie pour tous les citoyens sénégalais.

Mansour Faye remet symboliquement un premier lot de 200 minibus interurbains à des transporteurs

Le ministre des Transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Faye, a présidé vendredi une cérémonie symbolique de remise de clefs à des transporteurs venus de différentes régions du Sénégal. Cette remise marquait la livraison d’un premier lot de 200 véhicules de transport interurbain, destinés à remplacer les traditionnels « sept-places ».

La cérémonie s’est tenue à Thiès, en présence des responsables de l’Association pour le financement du transport urbain (AFTU). Ces véhicules, montés à l’usine Senbus à Thiès, sont les premiers d’un objectif global de 1 000 véhicules prévu dans le cadre du projet Yoonu Jamm.

Ce projet, initié par l’AFTU en partenariat avec la Mutuelle d’épargne et de crédit des transporteurs (Mectrans), bénéficie de l’encadrement du ministère de tutelle. Mansour Faye a souligné que la phase test du projet, avec ces 200 bus de 12 places chacun, serait opérationnelle « dans quelques jours ».

Le ministre a également rappelé l’engagement des pouvoirs publics dans le renouvellement du parc automobile, notamment à travers des programmes tels que celui des 2 500 bus de transport urbain lancé en 2005 et accéléré sous le mandat du président Macky Sall. Il a également mentionné d’autres initiatives telles que le programme « Force », qui concerne également les véhicules de transport interurbain.

Mansour Faye a salué le rôle joué par le président de l’AFTU, Mbaye Amar, dans la mise en œuvre de cette politique. Il a souligné que l’État était prêt à accompagner de telles initiatives grâce à des outils tels que le Fonds de développement des transports terrestres, la facilitation fiscale et les primes à la casse.

Les nouveaux minibus, conformes aux normes, équipés de ceintures de sécurité sur tous les sièges et géolocalisés, devraient contribuer à améliorer le transport et la sécurité routière à travers le pays, selon le ministre. Il a également évoqué la possibilité pour les autorités futures de revoir la réglementation des horaires de nuit entre les villes, si cette tendance de renouvellement du parc automobile se généralise.

Mbaye Amar, président de l’AFTU, a annoncé l’arrivée prochaine d’un autre lot de 200 bus de 60 places dans le cadre d’un autre projet pilote, soulignant ainsi la poursuite des efforts visant à moderniser et à améliorer le secteur des transports au Sénégal.

Visite du Directeur Général des douanes au bureau de Dakar Port centre : Dr Mbaye Ndiaye salue les performances et l’engagement du personnel

Le mardi 26 mars, le Bureau des Douanes de Dakar Port Centre a reçu une visite importante de la part du Directeur Général des Douanes, Dr Mbaye Ndiaye. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts continus visant à évaluer et à renforcer les performances des différentes unités douanières.

Lors de sa visite, le Dr Mbaye Ndiaye a pu constater de première main la dynamique et les progrès constants réalisés par le Bureau des Douanes de Dakar Port Centre dans la lutte contre la fraude et la sécurisation des opérations douanières. Cette performance remarquable a été attribuée à l’engagement exceptionnel des Chefs en charge de l’unité, ainsi qu’au dévouement et au professionnalisme de l’ensemble du personnel.

Parmi les personnalités saluées pour leur contribution essentielle figurent le Colonel Faye, Directeur régional de Dakar Port, le Lt-Colonel El Hadji Ndiaga Gueye, Chef de Bureau, et d’autres membres de l’équipe dirigeante tels que le Chef de Visite, le Lt-Colonel Alpha Touré Diallo, et le Chef des Sections, le Lt-Colonel Abdou Faye. Leur leadership éclairé et leur engagement ont été déterminants dans les succès récents de l’unité.

Les vérificateurs ont également été mis en avant pour leur rôle crucial en tant que cheville ouvrière de l’unité, assurant la qualité et l’intégrité des opérations douanières au quotidien.

La visite du Dr Mbaye Ndiaye a permis d’échanger sur les défis rencontrés par le Bureau des Douanes de Dakar Port Centre et sur les stratégies envisagées pour les surmonter. Le Directeur Général des Douanes a souligné l’importance de maintenir une vigilance constante face aux défis actuels et futurs, tout en encourageant l’équipe à poursuivre ses efforts dans la voie de l’excellence et de l’efficacité.

Cette visite a été l’occasion pour le Dr Mbaye Ndiaye de saluer les performances exceptionnelles du Bureau des Douanes de Dakar Port Centre et de réaffirmer l’engagement de l’administration douanière à soutenir ses équipes dans leur mission essentielle au service de la nation.

La BOAD accorde un prêt de 23 milliards de FCFA pour la route Labé-Mali-Kédougou-Fongolembi

La Banque ouest africaine de développement (BOAD) a récemment annoncé l’approbation d’un prêt de 23 milliards de francs CFA en faveur du Projet régional d’aménagement de la route Labé-Mali (Guinée)-frontière du Sénégal-Kédougou-Fongolembi (Sénégal). Cette décision, prise lors de la 141ème session ordinaire de son conseil d’administration à Dakar, marque un pas significatif dans le désenclavement des zones concernées, visant à faciliter les échanges économiques et sociaux à la fois au niveau national et régional.

Le projet s’inscrit dans une dynamique régionale plus large de développement des infrastructures routières, avec pour objectif principal de favoriser la connectivité et l’intégration économique entre la Guinée et le Sénégal. En effet, la route Labé-Mali-Kédougou-Fongolembi jouera un rôle essentiel dans le renforcement des liens commerciaux et sociaux entre les régions traversées, permettant ainsi un accès plus fluide aux marchés et aux services pour les populations locales.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts continus de la BOAD pour soutenir le développement socio-économique de la région ouest-africaine. En approuvant ce prêt, la BOAD démontre son engagement en faveur de la promotion de l’infrastructure routière, qui est un élément crucial pour le développement durable et l’intégration régionale.

Lors de cette réunion, le conseil d’administration de la BOAD a également donné son aval à neuf autres opérations pour un montant total de 169,483 milliards FCFA. Cela porte à 8 561,4 milliards FCFA le total des engagements à ce jour de la BOAD, depuis le début de ses activités opérationnelles en 1976. Ces investissements diversifiés dans des secteurs clés tels que les infrastructures, l’agriculture, l’énergie et le secteur financier contribuent de manière significative à la croissance économique et au développement durable de la région ouest-africaine.

En soutenant des projets d’infrastructures comme celui de la route Labé-Mali-Kédougou-Fongolembi, la BOAD continue de jouer un rôle crucial dans la transformation socio-économique de l’Afrique de l’Ouest, favorisant ainsi une croissance inclusive et durable pour l’ensemble de la population de la région.

Sénégal : Mobilisation record de plus de 700 millions CFA par les entreprises pour la lutte contre le paludisme

Six entreprises s’unissent autour de l’initiative « Zéro Palu ! Les entreprises s’engagent » pour mobiliser plus de 700 millions de francs CFA en vue de soutenir la lutte contre le paludisme au Sénégal. Cette mobilisation vise à combler les lacunes de financement nécessaires à la mise en œuvre du plan stratégique national de lutte contre le paludisme, selon les informations fournies par la directrice des programmes de Speak Up Africa, l’ONG en charge de cette initiative.

Après quatre années d’efforts concertés, cette initiative a permis de rassembler 710 millions de francs CFA sous forme de contributions en nature, grâce à l’engagement de six entreprises du secteur privé : Canal+ Sénégal, Icons, Managem, Papy vélos, Sesa technology et Nogamines, a déclaré le Dr Astou Fall lors de la cérémonie de clôture.

Ces fonds ont été utilisés pour diverses actions, notamment des dons de vélos aux dispensateurs de soins à domicile, ainsi que des distributions de moustiquaires imprégnées aux populations vulnérables telles que les femmes enceintes, les enfants talibés et les enfants vivant avec un handicap, a précisé le directeur général de Ecobank Sénégal, Said Yallou.

Le coordonnateur du programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), le Dr Doudou Sène, a salué cet engagement des entreprises aux côtés du ministère de la Santé pour combler le déficit de financement de la lutte contre le paludisme.

« Le Sénégal s’est fixé l’objectif ambitieux d’éliminer le paludisme d’ici 2030 », a souligné M. Sène lors de la cérémonie de clôture, reconnaissant les défis auxquels le pays est confronté dans la mise en œuvre des stratégies nationales de lutte contre cette maladie.

Malgré les contributions des partenaires traditionnels, l’initiative « Zéro Palu ! Les entreprises s’engagent » a joué un rôle crucial en comblant une partie du déficit de financement nécessaire pour atteindre les objectifs de la stratégie nationale de lutte contre le paludisme, a conclu le coordonnateur du PNLP.

Mbacké, Sénégal : Plus de trente tonnes de produits impropres incinérés après le Ramadan

Le service départemental du commerce de Mbacké, situé au centre du Sénégal, prévoit d’incinérer plus de trente tonnes de produits jugés impropres à la consommation à la fin du mois de Ramadan. Cette décision vise à garantir la sécurité alimentaire et la santé publique des consommateurs.

Moussa Sané, chef du service départemental de Mbacké, a annoncé cette mesure lors d’un entretien avec l’Agence de Presse Sénégalaise (APS). Il a précisé que les produits concernés comprenaient une variété d’aliments, de boissons, de biscuits, de produits pharmaceutiques et de produits cosmétiques, totalisant entre 700 et 800 articles.

Le contrôle et le retrait de produits périmés se poursuivent dans tout le département, avec un bilan mensuel de 600 à 700 kilogrammes de produits périmés en moyenne, en plus des 25 à 30 tonnes déjà stockées dans les entrepôts du service du commerce local, a souligné Moussa Sané.

Cette action vise à sensibiliser la population sur les risques liés à la consommation de produits périmés et à encourager les commerçants à respecter les normes de sécurité et de santé publique dans leurs activités.

Parallèlement, des actions de sensibilisation sont menées auprès des commerçants pour les inciter à observer la réglementation en vigueur. Les autorités du service du commerce ont également lancé des opérations de vérification des prix pratiqués sur le terrain pour lutter contre la spéculation.

Moussa Sané a averti que les grossistes, demi-grossistes et commerçants détaillants qui ne respectent pas la réglementation seront sévèrement sanctionnés. Cette initiative vise à assurer un marché sain et équitable pour tous les consommateurs de la région de Mbacké.

En incinérant les produits impropres à la consommation et en renforçant les mesures de contrôle et de sensibilisation, les autorités locales cherchent à protéger la santé et le bien-être des citoyens pendant le mois de Ramadan et au-delà.

Réunification historique au Sénégal des ministères des finances et de l’économie

Une décision majeure vient de marquer le paysage politique et administratif du Sénégal : la fusion des ministères des Finances et de l’Économie. Hier, mardi, lors d’une cérémonie symbolique, Doudou Ka, ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, a transmis le flambeau à Mamadou Moustapha Ba, qui dirigera désormais un département unifié.

Cette unification, saluée par le Président Macky Sall, vise à créer une synergie renforcée entre les domaines de l’économie et des finances, dans le but d’optimiser la gestion des politiques économiques et financières du pays. Elle met fin à une séparation de moins de cinq ans, dans un contexte où l’efficacité et la coordination au sein du gouvernement sont des enjeux majeurs.

Mamadou Moustapha Ba, fort d’une expérience de plus de trente ans au sein du ministère, a souligné les avantages de cette réunification, malgré les succès antérieurs obtenus par les deux entités distinctes. « Les gens comme moi… savent tout ce que cela induit », a-t-il déclaré lors de la cérémonie, mettant en avant la collaboration étroite et solidaire des deux départements durant la période de fragmentation administrative.

De son côté, le ministre sortant, Doudou Ka, a mis en lumière les progrès significatifs réalisés pendant son mandat. Il a notamment souligné la conclusion de « 30 accords » pour un montant de « 1 348 milliards de F CFA » au cours des cinq derniers mois. De plus, il a exprimé sa conviction que le Sénégal serait bientôt retiré de la liste des pays les moins avancés, grâce à un dossier complet récemment présenté.

Cette réunification des ministères des Finances et de l’Économie ouvre une nouvelle ère dans la gouvernance économique du Sénégal. Elle témoigne de la volonté du gouvernement de renforcer la cohérence et l’efficacité de ses politiques économiques et financières, dans le but ultime de favoriser le développement durable et inclusif du pays.

Participation du Sénégal au Congrès annuel de l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs (PDAC)

Le Sénégal a été représenté au congrès annuel de l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs (PDAC), considéré comme le plus grand événement du secteur minier, rassemblant jusqu’à 30 000 participants de plus de 130 pays. La délégation sénégalaise, dirigée par le ministre des Mines et de la Géologie, a saisi l’occasion pour explorer des opportunités et promouvoir le secteur minier du pays.

La délégation, comprenant des représentants du ministère des Mines, de la Direction de la Géologie, de la DGM, du Cabinet, du SGNS, et de la Société d’Exploitation des Mines de Fer du Sénégal Oriental (MIFERSO), a activement participé à des rencontres B/B avec des responsables de sociétés minières et des investisseurs potentiels. Les représentants ont également visité plusieurs stands pour présenter les opportunités offertes par le secteur minier sénégalais.

Le congrès, qui s’est déroulé du 3 au 6 mars 2024 au Metro Centre de Convention de Toronto, au Canada, a permis à la délégation sénégalaise de prendre part à des sessions et des panels, renforçant ainsi la visibilité du Sénégal sur la scène minière internationale.

En marge du congrès, le ministre des Mines et de la Géologie a également participé à la 12ème assemblée générale de Franco mine, une entité regroupant les pays miniers francophones. Cette participation reflète l’engagement du Sénégal à attirer des investissements et à promouvoir la collaboration dans le secteur minier, renforçant ainsi sa position sur la scène mondiale des ressources naturelles.

Fambaye Diop Diagne : Une vie dédiee à l’agroalimentaire pour le développement du Sénégal

Fambaye Diop Diagne incarne la détermination et l’engagement en faveur du développement agricole au Sénégal. Originaire de Ndiangué, dans la région de Saint-Louis, cette femme leader s’est consacrée corps et âme à la transformation des produits agricoles, considérant l’agriculture comme la clé du progrès pour son pays.

Mme Diagne, figure emblématique de l’industrie agroalimentaire locale, a investi dans la transformation des céréales, avec un accent particulier sur la culture et la transformation du riz dans la vallée du fleuve Sénégal. Elle dirige avec succès un Groupement d’Intérêt Économique (GIE) depuis 2005, malgré les défis initiaux.

« Au début, c’était très difficile d’avoir 20 sacs de riz par jour. Aujourd’hui, nous transformons plus de sept tonnes de riz par heure », confie Mme Diagne. Elle supervise un GIE prospère qui emploie actuellement 16 personnes, en plus des travailleurs agricoles dédiés.

Fambaye Diop Diagne, l’une des principales agricultrices du département de Dagana, exploite 10 hectares de terres. Sa détermination l’a amenée à représenter son GIE lors de foires au Sénégal et dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest, contribuant ainsi à promouvoir les produits locaux.

Elle reconnaît le soutien crucial de la SAED (Société nationale chargée de l’exploitation agricole des terres du delta du fleuve Sénégal) et de la JICA (Agence japonaise de coopération internationale) dans son parcours.

Malgré ses réussites, Fambaye Diop Diagne aspire à aller plus loin. Elle rêve d’étendre les activités de son GIE et appelle l’État à octroyer davantage de terres aux femmes, soulignant l’importance cruciale de l’autonomisation des femmes dans le secteur agricole.

En cette Journée internationale de la femme, Fambaye Diop Diagne représente une source d’inspiration pour les femmes sénégalaises, démontrant que l’engagement dans l’agroalimentaire peut contribuer significativement au développement économique et social du pays.

La contribution invisible des femmes à la main-d’œuvre agricole en Afrique de l’Ouest : Un appel à l’autonomisation

La directrice régionale adjointe du Programme alimentaire mondial (PAM), Evelyne Etti, a souligné la contribution « invisible » des femmes à la main-d’œuvre agricole en Afrique de l’Ouest et du Centre, malgré leur représentation à hauteur de 70%. Elle s’exprimait lors d’un panel organisé à l’occasion de la Journée internationale des femmes, centré sur le thème « Autonomiser les femmes dans les systèmes alimentaires ».

Evelyne Etti a rappelé que, bien que les femmes jouent un rôle essentiel dans les systèmes alimentaires, de la production à la consommation, leur contribution reste souvent méconnue. Elle a également abordé les défis persistants auxquels les femmes sont confrontées en matière d’égalité de genre, soulignant que des progrès ont été réalisés tout en reconnaissant les inégalités persistantes.

La directrice régionale adjointe a mis en avant le potentiel du PAM pour promouvoir l’autonomisation économique des femmes, notamment à travers ses programmes de soutien au marché agricole des petits exploitants. Elle a souligné la nécessité de sensibiliser davantage et d’accroître l’accès des femmes à la formation et au financement pour renforcer leur rôle dans le secteur agricole.

Lors de ce panel, Khady Fall Tall, présidente de l’Association des femmes d’Afrique de l’Ouest (AFAO), a appelé à accompagner les femmes en termes de formation et de financement, soulignant l’importance de soutenir les femmes tout au long de la chaîne de valeur agricole.

Le PAM considère l’égalité de genre comme une composante essentielle de sa mission visant à assurer la sécurité alimentaire et une meilleure nutrition. L’autonomisation des femmes est perçue comme un élément clé pour atteindre ces objectifs, et le PAM s’engage à poursuivre ses efforts en faveur de l’égalité des sexes.

Cet événement a également été marqué par la participation d’agences des Nations unies, d’ONG internationales, du secteur privé et de représentants de la société civile, reflétant une approche inclusive pour aborder les défis et les opportunités liés à l’autonomisation des femmes dans les systèmes alimentaires en Afrique de l’Ouest.

Bineta Anne : Secrétaire de direction et pionnière du progrès agricole à Matam

Bineta Anne, actuellement secrétaire de direction à l’hôpital régional de Ourossogui dans la région de Matam, incarne le dynamisme et la détermination d’une femme engagée dans le développement agricole. Sa contribution exceptionnelle en tant que figure emblématique locale dans le secteur agricole est saluée par sa gestion dévouée du réseau de Sociétés d’Intensification des Productions Agricoles (SIPA).

Engagement dans l’agriculture locale

Le mardi matin, Bineta Anne supervise la récolte à la SIPA de Thiambé, village de la commune d’Ogo. La SIPA, mise en place par le Projet de développement agricole de Matam (PRODAM), vise à contribuer à la réduction de la pauvreté dans la région en intensifiant les productions agricoles. Bineta Anne, en tant que gérante de la SIPA de Thiambé depuis 2011, a joué un rôle clé dans le succès de cette initiative.

Elle coordonne les activités de la SIPA, notamment la récolte de tomates et de gombos. Malgré les défis, comme la cherté de l’électricité affectant les chambres froides, Bineta Anne reste engagée dans la promotion d’une agriculture locale durable. Elle souligne également l’utilisation de l’énergie solaire pour faire fonctionner une des chambres froides, illustrant son engagement envers des pratiques agricoles écologiques.

Parcours professionnel et engagement communautaire

Bineta Anne, originaire de Ouakam à Dakar, a débuté son parcours professionnel en 2005 après avoir obtenu son diplôme d’assistante de direction de l’IAFP Thomas-Sankara. Ayant vécu des périodes de chômage malgré plusieurs stages, elle a saisi l’opportunité de travailler sur un projet de lutte contre la désertification lors de vacances à Thiambé, son village d’origine.

Son implication a évolué au fil des ans, passant de l’assistance dans un projet à la gestion de la SIPA de Thiambé. Sélectionnée pour ses compétences et son expérience, Bineta Anne a surmonté les critiques et doutes initiaux pour devenir la première femme à diriger une SIPA dans une région où les autres étaient dirigées par des hommes.

Un héritage durable

En tant que présidente du réseau des SIPA de la région de Matam et du département de Podor depuis 2014, Bineta Anne a continué de briser les barrières de genre et a joué un rôle majeur dans le développement agricole de la région. Sa gestion fructueuse et son leadership ont contribué à positionner la SIPA de Thiambé comme l’une des meilleures en termes de production, de fonctionnement et d’organisation.

Malgré ses succès, Bineta Anne reste humble et reconnaissante envers les femmes de la région. Elle considère que l’autonomisation des femmes dans l’agriculture est essentielle et aspire à être reconduite à son poste lors de l’assemblée générale prévue ce mois-ci.

Bineta Anne, femme mariée et mère de deux enfants, rappelle que son engagement pour le développement de Matam a élargi son réseau professionnel et lui a ouvert des opportunités à l’échelle internationale. Son histoire est un exemple inspirant d’une femme qui a réussi à concilier carrière professionnelle, engagement communautaire et responsabilités familiales.

Initiative du ministère de l’éducation : Remise de 797 tablettes pour le télé-enseignement à l’inspection d’académie de Matam

L’Inspection d’Académie de Matam a récemment reçu 797 tablettes destinées aux élèves du préscolaire, de l’élémentaire, du moyen-secondaire et des daaras (écoles coraniques) de la région. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet du ministère de l’Éducation pour le développement du télé-enseignement (PROMET).

Le projet, lancé initialement pendant la crise de la Covid-19, vise à améliorer les pratiques d’enseignement et les apprentissages des élèves en leur fournissant des ressources numériques et en favorisant leur autonomie. L’Inspecteur d’Académie de Matam, Docteur Mbaye Babou, s’est réjoui du choix de l’IA de Matam pour expérimenter ce projet novateur.

Les tablettes seront mises à la disposition des élèves, leur fournissant un accès à des ressources numériques enrichissantes. Cela permettra aux bénéficiaires d’apprendre et de découvrir de nouvelles situations pour renforcer leurs compétences et performances. Les enseignants bénéficieront également de formations pour améliorer l’efficacité de leurs enseignements.

L’Inspecteur d’Académie a souligné l’importance de la sécurisation du matériel, appelant les enseignants et les communautés à soutenir les autorités dans cette démarche.

Des classes expérimentales seront sélectionnées pour déployer le projet, avec pour objectif de pérenniser et de renforcer les acquis de l’initiative « Apprendre à la maison ». Le PROMET couvre six régions à travers les académies, mettant à la disposition des enseignants et des élèves des ressources numériques.

Bassirou Sow, Chargé du suivi-évaluation du PROMET, a précisé que les tablettes contiendront des ressources numériques pour les mathématiques, les physiques et chimies (PC), les sciences de la vie et de la terre (SVT) pour le moyen-secondaire. Pour les élèves de l’élémentaire, les ressources incluront l’initiation scientifique et technologique, la lecture et la production d’écrits. Les élèves du préscolaire auront accès à des ressources numériques pour les mathématiques, l’éducation physique sportive et artistique.

La Banque africaine de développement (BAD) fait un don de 12 milliards de francs CFA pour renforcer la sécurité alimentaire au Sénégal

La Banque africaine de développement (BAD) a accordé un don de 20 millions de dollars américains, soit environ 12 milliards 40 millions de francs CFA, au Sénégal. L’objectif de ce don est de renforcer la sécurité alimentaire dans le pays et d’accroître les revenus des petits producteurs, en particulier des femmes et des jeunes vulnérables.

Le conseil d’administration du groupe de la BAD a approuvé ce don le 5 mars 2024 à Abidjan. Les fonds seront alloués au Projet d’appui à la sécurité alimentaire dans les régions de Louga, Matam (nord) et Kaffrine (centre), contribuant ainsi à l’amélioration durable des productions agricoles.

Chérif Mohamed, le responsable du bureau de la BAD au Sénégal, a souligné que ce financement contribuera au renforcement de la résilience des populations face aux changements climatiques. Le projet financé par ce don permettra la construction d’infrastructures agricoles à Kaffrine et Louga, ainsi que l’installation de panneaux solaires pour 10 stations de pompage de fermes dans ces régions.

Dans la région de Kaffrine, cinq ouvrages de rétention d’eau seront construits pour améliorer la gestion des ressources hydriques. D’autres infrastructures sont également prévues dans le cadre de ce financement de la BAD, visant à soutenir le secteur agricole et à renforcer la sécurité alimentaire au Sénégal.

Renforcement de l’employabilité des jeunes au Sénégal : Partenariat entre la CNTS et la Direction de l’Emploi

La Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS) et la Direction de l’Emploi ont officiellement scellé un partenariat visant à promouvoir l’employabilité des jeunes et à créer des emplois durables pour cette tranche de la population. La convention de partenariat, signée mercredi, s’inscrit dans une démarche de collaboration visant à maximiser l’impact des efforts déployés par ces deux entités.

Marième Dieng Kébé, conseillère spéciale du directeur de l’emploi, a souligné l’importance de la mutualisation des moyens pour créer des emplois, en mettant en avant les compétences du comité de jeunes très dynamique de la CNTS. Elle a précisé que la mission de la Direction de l’Emploi est de faciliter et d’informer les demandeurs d’emplois à travers des mécanismes de sensibilisation et de fourniture d’informations.

Lamine Fall, Secrétaire général adjoint de la CNTS, a insisté sur la nécessité d’informer et de sensibiliser les jeunes sur les dispositifs mis en place par l’État pour favoriser leur employabilité. Il a également souligné les défis liés à la migration irrégulière, indiquant que la convention abordera cet aspect en contribuant à « fixer les jeunes dans leur pays en leur trouvant de l’emploi ».

La convention de partenariat entre la CNTS et la Direction de l’Emploi se concentre particulièrement sur deux aspects majeurs : l’employabilité des jeunes et la lutte contre la migration irrégulière. Les programmes de formation professionnelle et les projets d’emploi mis en œuvre par l’État seront mieux promus et exploités grâce à cette collaboration entre les deux entités.

Mouhamadou Lamine Dia, président du comité national des jeunes de la CNTS, a exprimé l’espoir que cette collaboration permettra aux jeunes de réaliser leurs projets professionnels, contribuant ainsi activement à l’économie nationale. Il a souligné la vision d’un Sénégal où l’accès à la formation professionnelle et à l’emploi est équitable pour tous les citoyens. Ce partenariat représente une étape positive vers la concrétisation de cette vision et le renforcement de l’avenir professionnel des jeunes sénégalais.

L’OMVG, un moteur du développement et de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest

L’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Gambie (OMVG) joue un rôle central dans le développement et l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest depuis sa création en 1978. Cette institution sous-régionale regroupe la Gambie, la Guinée, la Guinée-Bissau et le Sénégal, travaillant de concert pour exploiter rationnellement et harmonieusement les ressources des bassins des fleuves Gambie, Kayanga Géba et Koliba-Corubal.

Le Projet Énergie, lancé en 2017, est un exemple concret des efforts de l’OMVG en faveur du développement régional. Ce projet comprend deux composantes majeures : l’Interconnexion et l’Aménagement Hydroélectrique de Sambangalou (AHES), également connu sous le nom de Barrage de Sambangalou.

L’Interconnexion

En décembre 2023, l’OMVG a achevé avec succès la construction et la mise en service d’un réseau d’interconnexion électrique, s’étendant sur 1677 km de lignes 225 kV avec une capacité de transport de 800 MW. Ce réseau relie les quatre États-membres, renforçant ainsi les liens énergétiques dans la région. Grâce à la collaboration de huit partenaires techniques et financiers (AFD, BAD, BEI, BID, BM, BOAD, FKDEA, et KfW) et aux contributions des États-membres, cette réalisation a été possible. Dix-huit contrats commerciaux avec des entreprises internationales renommées ont été exécutés, créant 4 230 emplois temporaires et laissant un héritage de 290 emplois permanents.

L’achèvement de l’Interconnexion électrique représente une avancée majeure dans la promotion de l’énergie régionale et renforce les bases d’une intégration économique plus poussée entre les États-membres de l’OMVG. Cette initiative contribuera non seulement à la stabilité énergétique, mais aussi à la création d’emplois et au renforcement des liens économiques régionaux.

L’OMVG poursuit ainsi sa mission de catalyseur du développement durable et de l’intégration régionale, démontrant l’impact positif qu’une coopération étroite entre les nations peut avoir sur le progrès économique et social de la région.

Le Sénégal soutient la compétitivité de 17 PME dans l’Agropole Centre

Le Bureau de mise à niveau (Bmn) en collaboration avec la Coopération belge ont récemment lancé un programme ambitieux visant à renforcer la compétitivité de 17 petites et moyennes entreprises (PME) opérant dans la région centrale du Sénégal. Cette initiative stratégique vise à dynamiser le secteur agroalimentaire en facilitant l’accès des entreprises à des solutions de financement et en renforçant leur organisation.

Une convention stratégique avec l’agence belge Anabel en 2022 a marqué un tournant décisif en ouvrant de nouvelles perspectives pour ces entreprises, notamment en matière d’exportation. Concentré sur les régions centrales telles que Kaolack, Fatick, Kaffrine et Diourbel, ce programme vise à intégrer avec succès ces PME au sein de l’Agropole Centre, un pôle d’excellence dans le domaine agroalimentaire.

Malgré des critères d’éligibilité stricts ayant limité le nombre d’entreprises soutenues à 17, les résultats sont déjà tangibles. Plus de 450 millions de francs CFA ont été attribués sous forme de prime, générant ainsi plus de 200 emplois directs. On estime que 11 entreprises sont actuellement en phase de finalisation de leur financement, tandis que trois autres se financent par leurs propres moyens et que les restantes n’ont pas besoin de fonds supplémentaires.

Cet accompagnement personnalisé représente une véritable opportunité pour ces PME de consolider leur position sur le marché et de contribuer activement au développement économique du Sénégal. En favorisant l’émergence d’entreprises compétitives et innovantes, ce programme s’inscrit dans une dynamique de croissance durable et inclusive.

Fimela, Sénégal : La ferme « Naagué » reçoit un financement de 3,5 millions de francs CFA pour son expansion

La fondation Sococim a récemment accordé un financement de 3,5 millions de francs CFA à la ferme « Naagué » de Kobongoye, située à Fimela, dans la région centre-ouest du Sénégal. Cette subvention vise à soutenir l’expansion de l’exploitation agricole et d’élevage écologique de la ferme, a déclaré l’administratrice générale de la fondation, Patricia Diagne.

« La ferme Naagué, en activité depuis seulement un an et demi, a sollicité le soutien de la fondation Sococim pour son expansion. Nous avons été impressionnés par l’ambition de cette jeune entrepreneure, dont la ferme se consacre à la production biologique en agriculture et en élevage », a déclaré Mme Diagne lors de la signature de l’accord de financement avec la propriétaire de la ferme, Bowel Diop.

Elle a également souligné que la fondation Sococim accorde des prêts sans intérêt aux entrepreneurs afin de contribuer au renforcement du tissu économique local, en finançant des projets économiques générateurs d’emplois et participant au mieux-être social.

La ferme « Naagué » s’étend sur une superficie de 3,5 hectares et abrite 300 pieds de citronniers, 96 papayers et 100 pieds de corossol. La propriétaire de la ferme, Bowel Diop, a partagé que diverses variétés d’arbres fruitiers ont été testées sur un périmètre de 1 000 mètres carrés, avec des cultures mixtes de papayes, bananes, corossols, et autres, cohabitants harmonieusement.

« Nous avons démarré notre activité avec nos économies, mais le soutien financier de la fondation Sococim est une opportunité pour passer à l’étape suivante en augmentant nos commandes, tant pour l’agriculture que pour l’élevage de volailles », a déclaré Bowel Diop.

Elle a souligné que la ferme s’engage dans un élevage biologique de poulets locaux améliorés, de pintades et de canards, avec pour objectif de fournir des produits biologiques de qualité aux consommateurs, en pratiquant une agriculture écologique respectueuse de l’environnement.

Ce financement marque une étape cruciale dans le développement de la ferme « Naagué » et témoigne de l’engagement continu des acteurs économiques et des fondations philanthropiques à soutenir les initiatives agricoles durables au Sénégal.

L’élevage, pilier économique du département de Podor au Sénégal

Selon les données fournies par le chef du service départemental de l’élevage, Yoro Diaw, l’élevage constitue la principale source de richesse dans le département de Podor, situé dans le nord du Sénégal. Avec un chiffre d’affaires estimé à environ 27 milliards de francs CFA par an, l’élevage dépasse même l’agriculture, qui génère entre 22 et 24 milliards de francs CFA annuellement.

Le département de Podor compte un cheptel considérable, avec environ 380 000 têtes de bovins, 850 000 têtes de petits ruminants, 25 000 chevaux et une volaille comptant 1,2 million de sujets. Ces chiffres font de Podor l’une des régions les plus importantes du pays en termes d’élevage.

La zone du Diéri, située entre Lingère, Ranérou et Dagana, est identifiée comme le principal foyer d’élevage dans le département. Il s’agit d’un élevage nomade, où les éleveurs se déplacent avec leurs animaux à la recherche de pâturages riches en nutriments, principalement composés de légumineuses. Ces déplacements s’effectuent généralement vers le centre et l’est du pays, pour revenir dans le département de Podor pendant la saison des pluies, lorsque les pâturages sont plus abondants.

Dans cette partie du département, un seul éleveur peut posséder plusieurs centaines, voire des milliers de têtes de bétail, ce qui souligne l’importance de l’élevage dans l’économie locale.

L’île à Morphil, située entre le fleuve Sénégal et le Doué, est également mentionnée comme une zone propice à l’élevage semi-extensif. Les troupeaux y sont relativement importants, contribuant ainsi à la dynamique économique de la région.

Malgré son importance économique, l’élevage dans le département de Podor rencontre certaines problématiques, notamment en termes d’accès aux soins vétérinaires, d’infrastructures et de développement de techniques d’élevage modernes. Il est donc essentiel que les autorités locales et nationales accordent une attention particulière à ce secteur afin de garantir sa pérennité et de stimuler davantage son potentiel économique dans la région.

Macky Sall Affirme l’engagement du Sénégal dans l’industrie du Gaz lors du 7ème Forum du GECF

Le président sénégalais Macky Sall a pris la parole ce samedi lors du 7ème Forum des pays exportateurs de gaz (GECF) à Alger pour exprimer la reconnaissance du Sénégal pour son admission récente dans cette instance stratégique. Dans son allocution, il a salué l’hospitalité du président Abdelmadjid Tebboune et a souligné l’importance de cette première participation du Sénégal au GECF.

Macky Sall a mis en avant les découvertes significatives de gaz naturel effectuées au Sénégal depuis 2014, notamment avec des ressources estimées à 910 milliards de mètres cubes, dont une part importante provenant du champ gazier Grand Tortue Ahmeyim partagé avec la Mauritanie, ainsi que des ressources propres des sites Yakaar-Téranga et Sangomar.

Le président a souligné les objectifs stratégiques du GECF, notamment la promotion de la juste valeur du gaz naturel et son rôle dans le développement économique et social. Il a affirmé que l’adhésion du Sénégal à ce forum reflète son engagement envers ces objectifs, ainsi que sa volonté de contribuer au progrès économique et social dans le cadre du développement durable.

Évoquant les enjeux mondiaux liés au gaz naturel, Macky Sall a plaidé en faveur d’une rémunération équitable des ressources et d’une transition énergétique juste. Il a souligné l’importance de poursuivre le plaidoyer pour une rémunération juste du gaz et une transition énergétique équitable dans le cadre des efforts de lutte contre le réchauffement climatique.

Enfin, le président a exprimé le désir du Sénégal de bénéficier de l’expérience des pays déjà engagés dans l’exploitation des hydrocarbures, ainsi que la nécessité d’un soutien financier solidaire pour les projets gaziers. Il a appelé à travailler sur des mécanismes solidaires de financement face aux décisions de certains pays développés d’arrêter de financer les sources d’énergie fossile à l’étranger, tout en continuant d’exploiter des sources plus polluantes.

L’intervention du président Macky Sall lors du Forum du GECF témoigne de l’engagement du Sénégal dans le secteur du gaz et de sa volonté de contribuer à un développement économique et social durable, tout en défendant les intérêts du pays sur la scène internationale.

Crise politique : L’impact économique et les appels à la stabilité

Depuis plusieurs semaines, le Sénégal est plongé dans une crise politique sans précédent, alimentée par des tensions croissantes entre le gouvernement et une partie de l’opposition. Cette impasse politique a des répercussions profondes et variées sur l’économie du pays, mettant en péril les progrès réalisés et menaçant la stabilité socio-économique à long terme.

L’incertitude politique et son impact économique

L’incertitude politique est l’un des principaux facteurs contribuant à l’instabilité économique actuelle au Sénégal. Les investisseurs nationaux et étrangers, ainsi que les acteurs économiques locaux, sont confrontés à un climat d’incertitude qui entrave les décisions d’investissement et les projets de développement. Cette incertitude se traduit par une augmentation du risque perçu, entraînant une hausse des coûts de financement et des investissements plus prudents.

Mame Adama Gueye, avocat spécialisé dans les affaires, souligne que le climat d’incertitude politique affecte également le secteur financier du pays. La dégradation de la valeur des obligations sénégalaises sur les marchés internationaux rend l’accès aux financements plus difficile et compromet les efforts de développement économique du gouvernement.

Les répercussions sur l’économie informelle

Une grande partie de la population sénégalaise dépend du secteur informel pour son emploi et ses moyens de subsistance. Les troubles politiques ont un impact direct sur ce secteur, fragilisant les petits commerçants, les artisans et les travailleurs informels. Avec l’instabilité politique, de nombreux entrepreneurs ont suspendu leurs activités, craignant les perturbations et les risques accrus.

Les appels à la stabilité et à la responsabilité

Dans ce contexte préoccupant, de nombreux acteurs de la société civile, des leaders religieux et des experts en économie appellent les dirigeants politiques à faire preuve de responsabilité et à prioriser la stabilité du pays. Ils soulignent l’importance cruciale de la stabilité politique pour garantir un environnement favorable aux investissements, à la croissance économique et à la création d’emplois.

Mame Adama Gueye exhorte les hommes politiques à mettre de côté leurs intérêts partisans et à travailler ensemble pour résoudre la crise politique de manière pacifique et constructive. Il met en garde contre les conséquences désastreuses d’une escalade des tensions politiques sur l’économie et la société sénégalaises, et appelle à un dialogue inclusif et transparent pour trouver des solutions durables aux défis auxquels le pays est confronté.

Vers une sortie de crise ?

Alors que le Sénégal continue de faire face à des défis politiques et économiques majeurs, il est crucial que toutes les parties prenantes s’engagent dans un processus de dialogue et de réconciliation nationale. La stabilité politique et la confiance des investisseurs sont essentielles pour garantir un avenir prospère et durable pour le peuple sénégalais. En travaillant ensemble et en faisant preuve de leadership et de responsabilité, le Sénégal peut surmonter ces défis et ouvrir la voie à une période de croissance et de prospérité partagée pour tous ses citoyens.

Flux financiers illicites : Appel à la coopération des opérateurs de transfert d’argent avec la police judiciaire

Le Directeur de la Police judiciaire, Idrissa Cissé, a lancé un appel aux opérateurs de transfert d’argent œuvrant au Sénégal pour renforcer leur collaboration avec les autorités judiciaires dans la lutte contre les flux financiers illicites.

Lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier de partage de connaissances pour le renforcement des capacités des services d’enquête et de lutte contre la cybercriminalité, organisé par Wave digital finance en partenariat avec la Division spéciale de cybercriminalité, le commissaire divisionnaire de classe exceptionnelle a souligné l’importance d’une collaboration accrue entre les opérateurs de mobile money et les autorités judiciaires pour lutter contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et d’autres activités illicites.

L’objectif principal de cet atelier de deux jours est de partager des connaissances approfondies sur les tendances actuelles de la cybercriminalité liées aux services de mobile money. Cela permettra aux enquêteurs spécialisés dans la cybercriminalité, aux analystes de données et aux experts des plateformes de mobile money de mieux comprendre ces nouvelles formes d’infractions à caractère financier et d’améliorer leur efficacité dans les enquêtes.

Le Directeur de la Police judiciaire a souligné que les enquêtes sur les crimes liés aux services de mobile money sont de plus en plus complexes, nécessitant une coopération étroite entre tous les acteurs impliqués. Il a appelé à un partage d’expériences et à une interaction entre les forces de l’ordre et les opérateurs de transfert d’argent pour détecter, identifier et traquer les criminels impliqués dans ces activités, où qu’ils se trouvent.

Le Secrétaire permanent de la Commission de protection des données personnelles du Sénégal, Mamoudou Niane, a également souligné l’importance de veiller à ce que les données circulent tout en respectant la vie privée des utilisateurs, soulignant ainsi l’équilibre nécessaire entre la sécurité des transactions financières et la protection des données personnelles.

Développement du Sénégal à Partir des Territoires : Mamadou Djigo de l’ANAT Expose le Programme PAVART

Dans le cadre du Plan national d’aménagement et développement territorial (Pnadt) horizon 2035, le Sénégal s’engage résolument dans une politique de développement territorial ambitieuse. Sous la direction éclairée de Mamadou Djigo, Directeur de l’Aménagement du Territoire, cette initiative vise à structurer l’espace sénégalais de manière optimale et à valoriser durablement toutes ses ressources.

Développement du Sénégal à Partir des Territoires: Mamadou Djigo DG de l'ANAT Expose le... PAVART

Mamadou Djigo incarne la vision et la stratégie visant à exploiter pleinement les ressources territoriales du Sénégal. Sa politique repose sur une structuration optimale de l’espace et une valorisation durable de toutes les ressources disponibles dans le pays. Dans cette perspective, il expose avec clarté et engagement le Programme national d’Appui à la Valorisation des Ressources (PAVART).

Le PAVART représente une feuille de route ambitieuse pour le développement territorial du Sénégal. Son objectif principal est de promouvoir un développement équilibré et inclusif en tirant parti des spécificités de chaque territoire. Pour y parvenir, le programme met l’accent sur plusieurs axes stratégiques clés.

Tout d’abord, le PAVART vise à renforcer les capacités locales en matière de gestion et d’exploitation des ressources naturelles, culturelles et humaines. Cela passe par la mise en place de politiques et de stratégies adaptées à chaque région, favorisant ainsi une utilisation durable et responsable des richesses du pays.

Ensuite, le programme s’attache à promouvoir une gouvernance territoriale participative et transparente. En impliquant les acteurs locaux dans le processus décisionnel et en encourageant la prise de responsabilité au niveau régional, le PAVART favorise une gestion plus efficace et démocratique des affaires publiques.

Par ailleurs, le PAVART encourage la promotion de l’innovation et de la technologie comme moteurs de développement territorial. En investissant dans la recherche et le développement, ainsi que dans les secteurs émergents de l’économie, le programme stimule la croissance économique et crée des opportunités d’emploi pour les populations locales.

En résumé, le Programme national d’Appui à la Valorisation des Ressources (PAVART) représente une initiative cruciale dans la quête du Sénégal pour un développement durable et équitable. Sous la direction éclairée de Mamadou Djigo, ce programme promet de transformer positivement le paysage socio-économique du pays, en offrant des perspectives d’avenir prometteuses pour toutes les régions du Sénégal.

Une étape décisive franchie dans l’exploitation pétrolière au Sénégal : arrivée de l’Unité flottante de production sur le champ de Sangomar

La Société des pétroles du Sénégal (Petrosen) a annoncé aujourd’hui un événement majeur dans le secteur énergétique du pays : l’arrivée de l’Unité flottante de production, de stockage et de déchargement (FPSO) sur le champ pétrolier de Sangomar. Cette étape marque un tournant crucial dans le développement de l’industrie pétrolière sénégalaise et ouvre la voie à une nouvelle ère de prospérité économique.

L’Unité flottante de production, de stockage et de déchargement, baptisée Léopold Sédar Senghor, a parcouru des milliers de kilomètres depuis Singapour avant d’atteindre les eaux sénégalaises, après un voyage à travers les océans Pacifique et Atlantique. Avec une longueur impressionnante de 372 mètres et une largeur de 58 mètres, cette unité est équipée d’une capacité de stockage de 1 300 000 barils, témoignant de sa puissance et de son importance dans le processus d’extraction pétrolière.

Selon les informations fournies par Petrosen, le FPSO Léopold Sédar Senghor sera amarré dans le champ Sangomar, à une profondeur d’eau d’environ 780 mètres. Une fois opérationnel, ce navire aura la capacité de produire entre 100 000 et 125 000 barils de pétrole brut par jour, contribuant ainsi de manière significative à l’essor de l’industrie pétrolière sénégalaise.

Cette avancée représente non seulement une opportunité économique pour le Sénégal, mais aussi un défi pour le pays en termes de gestion responsable des ressources naturelles et de développement durable. Alors que le pays se prépare à devenir un producteur de pétrole, il est crucial que les autorités s’engagent à mettre en place des politiques et des réglementations efficaces pour assurer que les bénéfices de cette industrie profitent à toute la population et contribuent au développement socio-économique du pays.

L’arrivée du FPSO Léopold Sédar Senghor marque ainsi le début d’une nouvelle ère dans l’histoire énergétique du Sénégal, où les ressources pétrolières seront exploitées de manière responsable et équitable pour le bien-être de tous les citoyens. Cette étape représente également un symbole de l’engagement du Sénégal à tirer parti de ses ressources naturelles pour promouvoir la croissance économique et le développement durable dans le pays.

Hausse de 12 milliards de francs CFA des salaires versés par l’État sénégalais en janvier

Le gouvernement sénégalais a récemment annoncé une augmentation notable de 12 milliards de francs CFA dans le montant des salaires versés aux travailleurs du secteur public pour le mois de janvier. Cette augmentation, attribuée à la mise en œuvre d’accords conclus entre le gouvernement et les syndicats de travailleurs, a été remarquée par le Trésor public, selon le ministre des Finances et du Budget, Mamadou Moustapha Ba.

La masse salariale totale pour l’année 2022 est estimée à 1 346,2 milliards de francs CFA, un montant que le ministre a déclaré ne pas pouvoir être dépassé. Cette augmentation des salaires versés par l’État met en lumière une tendance à la hausse constante au fil des années, avec une croissance significative depuis 2012. En effet, les salaires versés par l’État sont désormais 3,15 fois plus élevés qu’il y a dix ans, passant de 428 milliards de francs CFA à 1 346,2 milliards de francs CFA.

Parallèlement à cette annonce, les représentants syndicaux ont saisi l’occasion pour rappeler au gouvernement la situation des travailleurs d’entreprises désormais disparues, telles que la SIAS, la SOTRAC et AMA Sénégal. Ils ont appelé l’État à régler les arriérés de salaires dus à ces travailleurs, une demande à laquelle le ministre Ba a répondu en affirmant que l’État ne doit plus rien à ces entreprises. Il a cependant promis d’examiner attentivement les préoccupations exprimées par les syndicats.

Cette augmentation des salaires versés par l’État soulève des questions sur la soutenabilité des finances publiques et la nécessité de contrôler les dépenses gouvernementales. Elle met également en lumière l’importance des négociations entre le gouvernement et les travailleurs pour garantir des conditions de travail équitables et répondre aux besoins des employés du secteur public.

Le SENCON 2024 : Une vitrine de l’attractivité économique du Sénégal

Le Salon international de la construction, de la finition et de l’infrastructure, connu sous le nom de SENCON, a ouvert ses portes ce jeudi 08 février 2024, avec une participation remarquable de plus de deux cents exposants venus de 17 pays différents. Cette neuvième édition confirme une fois de plus le caractère attractif du Sénégal sur la scène économique internationale, grâce à sa dynamique économique et sa stabilité politique.

Organisé au Centre International de Conférence Abdou DIOUF de Diamniadio (CICAD), cet événement annuel est l’un des plus grands de la région ouest-africaine dédié aux matériaux de construction, aux machines et aux énergies renouvelables. Pour Abdou Karim Fofana, Ministre du Commerce, de la Consommation et des PME, cet engouement pour le SENCON témoigne de l’attractivité du marché sénégalais pour les investisseurs locaux et internationaux.

« Le SENCON montre l’attractivité du marché sénégalais pour plus de 200 exposants locaux et internationaux qui viennent montrer leur savoir-faire et offrir aux acteurs de la construction leurs produits et services », a souligné le ministre. Malgré les défis et les critiques, la vie économique au Sénégal continue de prospérer, soutenue par la stabilité politique du pays.

En moins d’une décennie, le SENCON a su élargir son champ d’action en intégrant de nouveaux secteurs tels que la climatisation, l’énergie et l’automobile, témoignant ainsi de l’évolution technologique des entreprises sénégalaises. De nombreuses entreprises, initialement spécialisées dans un domaine spécifique, ont pu diversifier leurs activités et accroître leur présence sur le marché grâce à un environnement économique stable et une croissance soutenue.

Dans ce contexte, maintenir la dynamique économique du pays est crucial, comme l’a souligné le ministre Abdou Karim Fofana, notamment en favorisant le dialogue et la pacification de l’espace public. Ces efforts sont essentiels pour renforcer l’attractivité du Sénégal et encourager davantage d’investissements nationaux et internationaux, contribuant ainsi au développement économique et social du pays.

SÉNÉGAL : Plus de 125 milliards FCFA accordés à 266 mille initiatives entrepreneuriales en 6 ans par la DER/FJ

La Délégation Générale à l’Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ) du Sénégal a réalisé une performance notable en apportant un soutien financier à plus de 266 000 initiatives entrepreneuriales, représentant un financement total de 125 milliards FCFA au cours des six dernières années (2018-2023), sous la direction de la déléguée générale Mame Aby Sèye.

Au cours d’une réunion dédiée à la présentation du rapport de six ans de mise en œuvre de la DER/FJ, Mame Aby Sèye a mis en avant l’engagement continu de la délégation à surmonter les défis d’accès au financement traditionnel pour les entrepreneurs. Elle a particulièrement salué le taux de remboursement actuel de 40%, anticipant une augmentation à plus de 50% en 2024.

Au-delà de l’aspect financier, la DER/FJ met un accent particulier sur la formation et la formalisation des entrepreneurs. Mame Aby Sèye a souligné l’aspiration de la délégation à élargir ses activités en encourageant la création d’unités semi-industrielles pour la transformation des produits. Cette expansion vise à renforcer l’accès des entrepreneurs aux marchés locaux et internationaux.

En tant qu’outil crucial d’appui aux couches vulnérables, la DER/FJ cherche à maîtriser la forte demande persistante, estimée à plus de 500 milliards de FCFA. La déléguée générale a souligné l’importance de cibler des réponses spécifiques pour accompagner des champions individuels ou collectifs.

El Ousseyni Kane, le directeur général du Bureau Opérationnel de Suivi du Plan Sénégal Émergent (PSE), a salué le rôle de la DER/FJ dans la promotion de l’inclusion sociale et territoriale. Il a encouragé la délégation à accorder une attention particulière à la formalisation de l’entrepreneuriat et à explorer des collaborations avec d’autres structures, telles que le Fonds de Financement de la Formation Professionnelle et Technique (3FPT).

Sénégal : Succès du microdosage d’engrais à Louga, une innovation agricole fructueuse

Lors d’un récent atelier consacré au partage des résultats de la diffusion des technologies de microdosage d’engrais, Daouda Hann a souligné les témoignages positifs des agriculteurs. La région des Niayes, reconnue pour ses cultures maraîchères, a particulièrement bénéficié de cette approche efficiente.

Des séances de sensibilisation et des formations ont été organisées pour les agriculteurs afin de maximiser les avantages de cette technique. En mettant l’accent sur le microdosage d’engrais et le placement profond de l’urée, les autorités locales encouragent des pratiques agricoles durables qui favorisent une utilisation judicieuse des ressources.

Daouda Hann a souligné que ces méthodes sont particulièrement adaptées à la région des Niayes, contribuant à des rendements accrus et à des récoltes de qualité. Les agriculteurs sont également incités à intégrer des pratiques telles que la rotation des cultures et la jachère pour préserver la fertilité des sols.

Le projet Dundal Suuf, mis en œuvre en collaboration avec le gouvernement sénégalais, a pour objectif d’améliorer les conditions de vie des populations en introduisant des technologies innovantes de fertilisation. Le coordonnateur du projet, Cheikh Ahmadou Bamba Ngom, a souligné que les résultats positifs ont conduit à une extension du projet jusqu’en 2026, témoignant de son impact durable.

Le CNP se penche sur la mixité professionnelle et l’accès des femmes aux postes de responsabilités

Le Conseil national du patronat (CNP) a publié un document intitulé « L’œil vert », mettant en lumière la mixité professionnelle et l’accès des femmes aux postes de responsabilités au sein des entreprises. Cette initiative vise à identifier les problématiques liées à la participation féminine dans le monde professionnel et à proposer des solutions concrètes.

Raqui Wane, vice-présidente du CNP, a souligné l’importance de l’expertise féminine au sein des entreprises et a rappelé que des femmes occupent déjà des postes de responsabilités au sein du CNP. Le rapport « L’œil vert » cherche à donner une voix aux femmes en abordant les défis auxquels elles sont confrontées dans le milieu professionnel.

Lors de la présentation, le ministre du Travail, du Dialogue social et des Relations avec les institutions, Samba Sy, a salué cette initiative du CNP. Il a souligné l’importance cruciale de la question de la représentation des femmes dans les entreprises, non seulement pour le milieu professionnel mais également pour la justice sociale à l’échelle nationale.

Le rapport du CNP offre une perspective constructive pour améliorer la participation des femmes dans les entreprises, en particulier à des postes de responsabilités. Il intervient à un moment où la promotion de la diversité et de l’égalité des genres au travail est de plus en plus reconnue comme une priorité essentielle pour la croissance économique et le bien-être social.

L’USAID investit plus de 1,1 Million de Dollars pour élargir l’accès à l’énergie solaire au Sénégal

L’Agence américaine pour le développement international (USAID) a récemment annoncé des subventions de plus de 1,1 million de dollars (soit 665 millions de FCFA) destinées à étendre l’accès aux solutions d’énergie solaire au Sénégal. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet de valorisation à grande échelle des énergies renouvelables – SURE, visant à collaborer avec des entreprises et des développeurs d’énergies renouvelables locaux.

Le projet SURE se concentre sur l’augmentation de la productivité des petites entreprises opérant dans des zones hors réseau, tout en accélérant leur transition vers l’énergie verte. L’objectif principal est de favoriser le développement durable en renforçant l’accès à l’énergie solaire, une source d’énergie propre et renouvelable.

En collaboration avec des partenaires locaux, le projet SURE vise à créer un écosystème énergétique favorable pour les petites entreprises. Cela inclut des solutions solaires abordables et adaptées aux besoins spécifiques des entreprises opérant dans des zones hors réseau, contribuant ainsi à réduire la dépendance aux énergies non durables.

L’USAID s’engage à jouer un rôle moteur dans la transition énergétique au Sénégal, en mettant l’accent sur le renforcement des capacités locales et la création d’emplois dans le secteur des énergies renouvelables. Les subventions annoncées récemment démontrent l’engagement continu de l’USAID à soutenir des initiatives innovantes qui contribuent à la croissance économique et à la durabilité environnementale au Sénégal.

Bignona : Un financement de 10 millions de francs CFA accordé à la coopérative des femmes de Mlomp

Le ministère de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire a octroyé une ligne de financement de 10 millions de francs CFA à la coopérative des femmes de la commune de Mlomp, située à Bignona. Cette initiative vise à soutenir et renforcer l’autonomisation des membres de la coopérative, couvrant divers secteurs d’activités au sein de la commune.

Le maire de la commune, Ansoumana Diémé, a exprimé sa satisfaction à l’égard de cette allocation financière, soulignant l’importance de ce soutien pour les femmes de Mlomp. En plus du financement, le ministère a également remis deux tricycles à la coopérative, renforçant ainsi les moyens de production et de transport à leur disposition.

Dans ses déclarations, le maire a informé que la commune a également bénéficié d’un tracteur offert par le chef de l’État. Ces initiatives visent à stimuler le développement local, en particulier dans le secteur de l’agriculture et des activités génératrices de revenus.

La représentante de la coopérative, Adama Diatta, a salué cette contribution financière, soulignant qu’elle arrivera à un moment crucial pour les femmes de Mlomp. Elle a exprimé sa gratitude envers le ministère pour cette aide, qui contribuera à améliorer les conditions de vie et de travail des membres de la coopérative.

Profitant de l’occasion, le maire a plaidé en faveur de mesures supplémentaires, appelant les autorités à doter la commune d’une ambulance en urgence. Il a également souligné l’importance de l’installation de lampadaires solaires et de l’approvisionnement en eau potable pour répondre aux besoins fondamentaux de la collectivité.

Adoption unanime du budget 2024 par le Conseil Départemental de Thiès : Maintien de la rigueur financière pour une seconde année consécutive

Les élus du Conseil Départemental de Thiès ont, pour la deuxième année consécutive, voté à l’unanimité en faveur du budget de l’année 2024. Ce budget, équilibré en recettes et en dépenses, s’élève à la somme de 596 729 239 F CFA, se répartissant en 284 739 834 F CFA pour la section fonctionnement et 311 989 405 F CFA pour la section investissement. Comparativement à l’année précédente, le budget a connu une baisse globale de 15 195 387 F CFA en valeur absolue, soit 2 % en valeur relative.

Les recettes prévisionnelles pour l’exercice budgétaire 2024 sont estimées à 596 729 239 F CFA, avec 311 989 405 F CFA alloués aux investissements. Ce dernier montant est principalement dédié à divers projets, dont des équipements administratifs, des travaux de réhabilitation du centre artisanal de Thiès, des équipements et réparations sanitaires, des équipements scolaires, la construction de salles de classe, la réhabilitation d’équipements scolaires, la construction du siège de l’ODCAV, l’aménagement du stade de Khombole, l’achat d’équipements pour les femmes, et la reconstitution des bases de données de l’ex-conseil régional.

Il est à noter que cette répartition reflète une stratégie visant à maintenir la rigueur financière, avec une réduction par rapport à l’année précédente. Les élus du Conseil Départemental soulignent l’importance de la gestion responsable des ressources afin de répondre aux besoins de la population tout en assurant la stabilité financière du département.

Cette décision unanime témoigne de la collaboration entre les membres du Conseil Départemental de Thiès dans la gestion des affaires publiques et souligne leur engagement envers la transparence et la responsabilité financière dans un contexte économique parfois incertain. Les citoyens peuvent désormais attendre la mise en œuvre de ces projets pour contribuer au développement et au bien-être de la communauté.

Bilan 2023 des Douanes Sénégalaises : Performances Record

L’année 2023 a été marquée par des réalisations exceptionnelles pour les Douanes sénégalaises, illustrant leur engagement inébranlable envers la collecte de recettes et la lutte contre la fraude. Les chiffres clés révèlent des résultats impressionnants, consolidant ainsi la position de la douane en tant qu’acteur clé dans la stabilité économique et la sécurité du pays.

Les recettes douanières liquidées en 2023 ont atteint un sommet historique, s’élevant à mille quatre cent vingt-six milliards six cent quatre-vingt-sept millions six cent soixante-trois mille deux cent quarante francs CFA (1426 687 663 240 FCFA). Ce résultat remarquable témoigne de l’efficacité des opérations commerciales, de la surveillance et de la gestion des flux financiers par les Douanes.

Dans le cadre de la lutte contre la fraude, les Douanes sénégalaises ont enregistré des succès significatifs en 2023. Des saisies importantes ont été effectuées, comprenant des drogues, des médicaments et diverses marchandises, d’une valeur totale de quatre cent quatre-vingt-cinq milliards cinq cent vingt et un millions cinq cent quarante-trois mille cent vingt francs CFA (485 521 543 120 FCFA). Ces résultats soulignent l’efficacité des stratégies mises en place pour contrer les activités illicites.

Les succès dans la lutte contre la fraude ont été possibles grâce à une collaboration franche et fructueuse entre les Douanes sénégalaises et leurs partenaires. Cette coopération, qu’elle soit nationale ou internationale, démontre l’importance du travail d’équipe dans la protection des frontières et la préservation de la sécurité économique.

Les performances exceptionnelles des Douanes sénégalaises en 2023 ont eu un impact significatif sur le développement économique du pays. Les recettes collectées contribuent directement au financement de projets essentiels, renforçant ainsi la stabilité financière et la croissance durable.

Ce bilan positif témoigne également de la vision stratégique mise en œuvre par la Direction générale des Douanes. Les initiatives telles que le Programme de Partenaires Privilégiés (PPP) et la modernisation des procédures douanières ont joué un rôle crucial dans l’atteinte de ces résultats exceptionnels.

L’année 2023 restera gravée comme une période de réussite pour les Douanes sénégalaises. Les réalisations exceptionnelles en matière de recettes et de lutte contre la fraude soulignent l’efficacité opérationnelle et la détermination continue des Douanes à jouer un rôle de premier plan dans le développement et la sécurité du Sénégal.

Discours du Ministre des Finances et du Budget lors de la Journée Internationale de la Douane 2024

La Journée Internationale de la Douane (JID) a été marquée par un discours inspirant du Ministre des Finances et du Budget, qui a souligné l’importance cruciale de la douane dans la sécurité et la prospérité des collectivités. Retour sur les moments forts de cette allocution prononcée à Thiès.

Le Ministre a débuté son discours en exprimant sa gratitude envers les autorités locales, les organisations patronales, les partenaires, et tous les participants qui ont honoré l’invitation de l’Administration des Douanes à cet événement.

Le thème de la JID 2024, « Pour une Douane mobilisant ses partenaires historiques et nouveaux autour d’objectifs clairs », a été mis en avant. Le Ministre a souligné la nécessité pour la douane d’adopter une approche agile face à l’évolution rapide des mouvements internationaux de marchandises et à la croissance exponentielle du commerce mondial.

Le discours a mis en lumière les initiatives visionnaires prises par les Douanes sénégalaises, notamment la création de la Direction dédiée à la Facilitation et au Partenariat avec l’Entreprise. Le Programme de Partenaires Privilégiés (PPP), en évolution vers le Programme de l’Opérateur Économique Agréé (OEA), a été cité comme un exemple concret de la vision des pouvoirs publics pour une administration douanière moderne.

La vision du Président de la République, inscrite dans le Plan Sénégal Émergent (PSE), a été soulignée, mettant en avant l’objectif de faire du Sénégal un pays émergent avec une société solidaire dans un État de droit. L’option stratégique de créer et de développer les Zones Économiques Spéciales (ZES) a été présentée comme un moyen de rendre le pays plus compétitif.

Le Ministre a félicité les Douanes pour les résultats remarquables enregistrés en 2023, avec des recettes douanières liquidées atteignant 1426,687 milliards FCFA. Les objectifs ambitieux pour 2024 ont été énoncés, avec une prévision de 1700 milliards FCFA, démontrant la confiance dans la croissance continue.

Des réalisations significatives dans la lutte contre la fraude ont été mises en avant, avec des saisies importantes de drogues, de médicaments et d’autres marchandises. La collaboration fructueuse avec les partenaires a été soulignée comme un élément clé de ces succès.

Le discours a encouragé la collaboration efficace entre les différentes entités, soulignant les initiatives de partenariat avec des institutions telles que la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques (FSJP) de l’Université Cheikh Anta DIOP (UCAD), l’ONUDC, l’OIM et l’UE, en particulier dans la lutte contre les menaces sécuritaires émergentes.

Le Ministre a conclu en appelant à une collaboration sincère pour façonner l’avenir du Sénégal. La Journée Internationale de la Douane 2024 a été officiellement déclarée ouverte, marquant ainsi un moment clé dans les efforts collectifs pour le développement économique et social du pays.

DISCOURS DU MINISTRE DES FINANCES ET DU BUDGET À LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA DOUANE

● Monsieur le Gouverneur de la Région de Thiès ;
● Monsieur le Président du Conseil départemental de Thiès ;
● Monsieur le Maire de la Commune de Thiès ;
● Monsieur le Directeur général des Douanes ;
● Mesdames et Messieurs les représentants des Directeurs généraux ;
● Messieurs les Officiers généraux et Officiers supérieurs ;
● Messieurs les membres de la Coordination de l’Administration des Douanes ;
● Mesdames et Messieurs les Chefs de service ;
● Mesdames et Messieurs les Présidents et représentants des Organisations patronales et syndicales ;
● Mesdames et Messieurs, Chers Invités, en vos titres, grades et qualités

Présider la cérémonie d’ouverture de la Journée internationale des Douanes (JID) dans cette ville pleine d’histoires est pour moi un immense honneur et une grande fierté.

Permettez-moi, tout d’abord, de remercier les autorités locales, administratives comme coutumières, les représentants des organisations patronales et syndicales, les partenaires et toutes les personnes qui ont bien voulu répondre à l’invitation de l’Administration des Douanes à cet évènement bien inscrit dans l’agenda annuel de la communauté douanière internationale.

Mesdames et Messieurs,

L’Organisation mondiale des Douanes (OMD) commémore cette journée pour mettre en relief les efforts des Administrations des Douanes du monde entier, visant à renforcer la sécurité et la prospérité des collectivités, à travers notamment des femmes et des hommes qui s’investissent à cette fin dans leurs activités quotidiennes.

A cette occasion, elle nous invite à réfléchir sur des thèmes cruciaux, d’une grande actualité pour les Douanes à l’image de celui de l’édition de cette année, intitulé comme suit : « Pour une Douane mobilisant ses partenaires historiques et nouveaux autour d’objectifs clairs ».

En effet, cette thématique proposée par l’OMD nous rappelle que dans un monde en constante évolution, la Douane doit rester agile et s’adapter à l’accélération rapide des mouvements internationaux de marchandises et à la croissance exponentielle du commerce mondial.

Dans un tel contexte, une vigilance accrue s’impose aux services douaniers qui ne devraient, en aucun cas, perdre de vue la simplification et la facilitation attendus de leurs partenaires, devenus de plus en exigeants en termes de célérité et de transparence dans leurs transactions.

Ces derniers, qu’ils soient des partenaires traditionnels ou de type nouveau, doivent à leur tour comprendre les missions régaliennes dont les administrations douanières sont investies, pour les accompagner dans la réalisation de celles-ci, en favorisant une mobilisation optimale des ressources publiques, dans un environnement économique exempt de distorsions qui pourraient entraîner des pratiques concurrentielles déloyales, et en respectant les règles et normes de sécurité gouvernant la chaîne logistique internationale.

C’est à cet exercice d’équilibre, autour d’objectifs clairs, bien compris par les parties intéressées, que l’OMD invite ces membres.

Fort heureusement, les Douanes sénégalaises, dans leur posture avant-gardiste, l’ont compris, pour avoir mis en place, dans leur architecture organisationnelle, une Direction dédiée à la Facilitation et au Partenariat avec l’Enterprise, mais également des mécanismes de collaboration clairement définis dans des protocoles d’accord visant à fixer des règles sur la base desquelles des avantages sont concédés aux entreprises qui se sont inscrites dans une dynamique de conformité.

A ce sujet, le Programme de Partenaires Privilégiés (PPP) qui, sous peu, va évoluer vers le Programme de l’Opérateur économique agréé (OEA), atteste, s’il en était encore besoin, de la vision des pouvoirs publics pour une Administration des Douanes moderne, résolument engagée dans la voix d’un partenariat fécond et durable, en faveur du développement économique et social de notre pays.

Cette vision s’est, d’ailleurs, fortement inspirée de celle de Monsieur le Président de la République, son Excellence Macky SALL, exprimée dans le Plan Sénégal Émergent (PSE) et qui consiste à faire du Sénégal un pays émergent avec une société solidaire dans un État de droit.

C’est d’ailleurs dans cette perspective que le Gouvernement du Sénégal a pris l’option stratégique de créer et de développer les « Zones Économiques Spéciales (ZES) ».

Cette volonté de rendre le Sénégal plus compétitif, réaffirmée dans le plan d’actions prioritaires ajusté et accéléré (PAP2A), va au-delà de la simple mise en place de hubs industriels et logistiques. Elle vise également à offrir un ensemble d’infrastructures et de services de qualité aux entreprises, reposant sur une collaboration parfaite entre celles-ci et les services étatiques, dont l’Administration douanière.

Actuellement, les résultats plus qu’honorables enregistrés dans la mise en œuvre de ces ZES ont été rendus possibles grâce à une contribution décisive de l’Administration des Douanes en termes d’accompagnement des entreprises agréées.

Tous ces efforts combinés ont, entre autres contribué aux résultats fort élogieux enregistrés par la Douane dans le cadre de la mobilisation des recettes et de la lutte contre la fraude au titre de l’exercice budgétaire 2023.

En effet, les recettes douanières liquidées se chiffrent à mille quatre cent vingt-six milliards six cent quatre-vingt-sept millions six cent soixante-trois mille deux cent quarante francs (1426 687 663 240 francs) CFA.

C’est le lieu de vous féliciter, Monsieur le Directeur général des Douanes, pour ces résultats remarquables, et je confonds dans ces félicitations tous les services aussi bien ceux chargés des opérations commerciales que ceux engagés dans la surveillance du territoire douanier.

Pour 2024, les objectifs de liquidation des recettes douanières sont de l’ordre de 1700 milliards FCFA pour un niveau de recouvrement de recettes budgétaires de 1379,4 milliards FCFA. Je suis convaincu que ces objectifs seront atteints.

Un bref rappel historique permet de constater que vous avez fait passer les liquidations de recettes douanières moins de 200 milliards FCFA en 1999 à 400 milliards en 2011, soit un doublement en 12 ans.

Sur ce même horizon temporel entre 2011 et 2023, vous avez multiplié les recettes douanières liquidées par 3,5 les faisant passer de 400 milliards FCFA à 1426,687 milliards FCFA. C’est dire que les objectifs de recettes de l’Administration douanières seront atteints.

En ce qui concerne le volet lutte contre la fraude, il a été enregistré des saisies importantes de drogues, de médicaments et de diverses marchandises d’une valeur totale de quatre cent quatre-vingt-cinq milliards cinq cent vingt et un millions cinq cent quarante-trois mille cent vingt francs (485 521 543 120 francs) CFA. De tels résultats ont pu être obtenus grâce à la collaboration franche et fructueuse de tous les partenaires.

Mesdames et Messieurs,
La mobilisation des partenaires historiques et nouveaux, autour d’objectifs clairs, peut contribuer pleinement à l’émergence du Sénégal d’ici 2035 car nous sommes convaincus que la réussite de notre nation repose sur la collaboration efficace entre les différentes entités qui la composent. En ce sens, je magnifie les initiatives de partenariat avec la Faculté des Sciences juridiques et Politiques (FSJP) de l’Université Cheikh Anta DIOP (UCAD) de Dakar, ainsi qu’avec l’ONUDC, l’OIM et l’UE surtout dans la lutte contre les menaces sécuritaires émergentes.

Ces collaborations exemplaires qui démontrent, à suffisance, votre capacité à anticiper les besoins changeants et à agir de manière proactive pour renforcer notre sécurité et notre situation économique, doivent être étendues en direction de tous les secteurs de notre écosystème économique, social, financier et environnemental.
Je me réjouis aussi de constater que la nouvelle gouvernance au sein de la Direction générale des Douanes, axée sur la valorisation du capital humain, le développement de l’innovation et une gestion centrée sur les résultats, est en parfaite adéquation avec la Stratégie de Mobilisation des Recettes à Moyen Terme (SRMT).

Cette stratégie, destinée au financement du PSE sur la période 2020-2025, vise à atteindre un niveau élevé de maturité digitale. Elle soutiendra également toutes les initiatives visant à valoriser le capital humain et promouvoir des valeurs telles que l’équité, la performance, la responsabilité et l’éthique.

Monsieur le Directeur général,

Dans cette dynamique et en écho à votre allocution je vous engage à maintenir cet élan en faveur de l’innovation et de la performance, des piliers essentiels pour l’instauration d’une gouvernance modernisée au sein des administrations financières.

Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi à ce stade de mon propos, de saluer la mémoire des soldats de l’économie rappelés à Dieu. La Nation toute entière leur témoigne sa reconnaissance éternelle et prie pour le repos de leurs âmes.
C’est l’occasion également de rendre un vibrant hommage aux Agents des Douanes appelés à faire valoir leurs droits à la retraite et qui méritent un bon repos après des années de dur labeur.
Je voudrais également féliciter les récipiendaires au Certificat de mérite de l’OMD et à la Médaille d’honneur de la Douane. Je les invite à considérer cette distinction comme une source de motivation supplémentaire.

Mesdames et Messieurs,

Ensemble, unissons nos efforts et façonnons l’avenir par une collaboration sincère au service du développement économique et social du Sénégal.

C’est sur cette invite que je termine mon propos et que je déclare ouverte la Journée internationale des Douanes, édition 2024.

Je vous remercie de votre aimable attention.

Hapsatou Sy, entrepreneure franco-sénégalaise, vise à créer 5 000 emplois avec son unité de transformation de produits locaux

Hapsatou Sy, entrepreneure franco-sénégalaise et chroniqueuse de télévision, a annoncé son ambition de créer 5 000 emplois au cours des 24 prochains mois grâce à son récent projet d’unité de transformation de produits locaux à Dakar.

Lors de la présentation de son initiative jeudi, Hapsatou Sy a déclaré que « La Maison Hapsatou », en collaboration avec Greentech Afrique et l’Agence nationale de l’aménagement du territoire, inaugure une usine de transformation des ressources territoriales, visant à stimuler l’emploi dans la région. L’usine, ainsi que les ateliers couvrant une superficie de 2 000 mètres carrés, sont déjà opérationnels et emploient près de 100 jeunes, illustrant l’engagement de Hapsatou Sy en faveur de l’emploi des jeunes et du développement local.

Selon l’entrepreneure, l’objectif de cette unité de transformation est de favoriser l’industrialisation de l’économie locale et de créer des opportunités d’emploi pour les jeunes du pays. Elle souligne que cette initiative vise à offrir du travail, de la dignité et à contribuer au développement personnel des jeunes pour qu’ils deviennent des acteurs utiles pour eux-mêmes et pour le pays.

Cette réalisation a été concrétisée grâce à un partenariat avec le Programme d’appui à la valorisation des ressources territoriales (PAVART), qui vise à valoriser les ressources territoriales pour un développement durable.

Présent lors de la présentation de l’unité de transformation des produits locaux, le directeur général de l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (ANAT), Mamadou Djigo, a souligné l’importance de la création d’emplois pour les jeunes, qualifiant cette initiative de réponse urgente à la nécessité de lutter contre le désespoir chez cette frange de la population. Il a également salué la cartographie des ressources territoriales établie dans le cadre du Programme national de développement des territoires (PNADT) comme un outil précieux pour développer de telles initiatives.

Hausse significative des recouvrements fiscaux en 2023, la DGID vise 2.700 milliards en 2024

La Direction générale des impôts et des domaines (DGID) du Sénégal a enregistré des résultats positifs en 2023, avec des recouvrements de 2.300 milliards de francs CFA, soit 85 % de l’objectif fixé pour l’année fiscale. Cette performance marque une progression de 161 milliards de francs CFA par rapport à l’année précédente, soulignant la dynamique de performance de la DGID au cours des dix dernières années, selon le directeur général, Abdoulaye Diagne.

S’exprimant lors de la rentrée fiscale de la DGID, M. Diagne a indiqué que l’objectif pour 2024 est de collecter 2.700 milliards de francs CFA, en alignement avec les prévisions économiques du pays pour cette année. Pour atteindre cet objectif, la DGID prévoit la mise en place d’un dispositif légal et technique de facturation électronique, permettant un suivi en temps réel des flux financiers.

La démarche de « départementalisation progressive » est également envisagée pour rapprocher la DGID de ses usagers, améliorant ainsi le cadre législatif et la qualité des services fiscaux. Le cadastre, considéré comme le fer de lance de l’élargissement de l’assiette fiscale, sera au centre des préoccupations, avec des initiatives telles que la dématérialisation du livre foncier.

La DGID prévoit également d’améliorer le ciblage du contrôle fiscal en se concentrant sur des acteurs stratégiques tels que les professions libérales, les revenus fonciers et les personnes physiques à haut revenu. Ces mesures visent à renforcer la gestion fiscale et à optimiser les recettes pour soutenir le développement économique du pays.

Soutien actif de l’USAID Sénégal à la valorisation des PME locales lors de la FIKA

L’événement, qui a débuté le 6 janvier, a été l’occasion pour les équipes de ces projets de partager leurs activités et leur impact dans la valorisation des PME au Sénégal. Le 17 janvier, une journée d’échanges et d’informations a été organisée pour souligner leur contribution essentielle à l’écosystème des PME sénégalaises.

L’accent mis sur la valorisation des produits et services des PME était palpable, avec les équipes visitant les stands des entreprises soutenues par ces projets. Cette initiative visait non seulement à promouvoir ces PME, mais aussi à offrir une opportunité unique de déguster les produits locaux, illustrant ainsi la diversité et la qualité des offres des entreprises locales.

En soutenant la FIKA, l’USAID Senegal démontre son engagement continu envers le renforcement du secteur des PME. En favorisant une croissance économique inclusive, ces projets contribuent à la création d’emplois et à la diversification de l’économie locale. L’USAID Senegal continue ainsi de jouer un rôle clé dans la promotion du développement économique durable au Sénégal.

Une randonnée pédestre à Thiès pour célébrer la journée internationale des douanes

Dimanche dernier, à Thiès, l’Amicale des inspecteurs et officiers des douanes (AIOD) a orchestré une randonnée pédestre visant à sensibiliser le public à l’approche de la Journée Internationale des Douanes, qui sera célébrée samedi prochain dans la capitale du rail. L’événement a réuni des participants enthousiastes, parcourant un circuit de huit kilomètres depuis la « Promenade des Thiéssois » jusqu’aux locaux du Groupement polyvalent de recherche et de répression de la fraude (GPR), situés devant l’Avenue Caen.

Le GPR, unité d’élite de l’administration des douanes sénégalaises avec une compétence nationale, a joué un rôle clé dans l’organisation de cette randonnée. Le lieutenant-colonel Ibrahima Camara, chef du GPR, a expliqué l’importance de cette unité dans le contexte des activités douanières au Sénégal.

L’AIOD a choisi la randonnée pédestre comme moyen dynamique de contribuer à la vulgarisation de la Journée Internationale des Douanes. L’édition 2024 de cette célébration, axée sur le thème « Pour une douane mobilisant ses partenaires historiques et nouveaux autour d’objectifs clairs », sera marquée par des événements dans toute la ville. Le colonel Ousmane Kane, président de l’AIOD, a souligné que cette journée offre une opportunité unique de communiquer sur les missions des douanes souvent méconnues du grand public.

En parallèle à la randonnée, l’administration des douanes a mis en place une exposition dans les locaux du GPR, permettant de retracer l’histoire des douanes sénégalaises. Cette initiative vise à informer le public sur l’évolution et les missions de cette institution clé. Le colonel Kane a souligné que l’administration des douanes fait face à de nouveaux défis, notamment le commerce électronique et la nécessité de préserver l’environnement à travers le concept de « douane verte ».

Après Tambacounda, Kaolack et Saint-Louis l’année dernière, Thiès a été choisie comme ville hôte pour l’édition 2024 de la Journée Internationale des Douanes. Cette reconnaissance souligne le rôle vital que joue la ville dans le contexte douanier sénégalais.

La randonnée pédestre organisée par l’AIOD à Thiès symbolise l’engagement de l’administration des douanes à sensibiliser et à communiquer avec le public. À l’approche de la Journée Internationale des Douanes, cet événement marque le début de festivités visant à éduquer, à célébrer et à renforcer la compréhension de l’importance des douanes dans la vie quotidienne et l’économie du Sénégal.

Recettes douanières record à Kaffrine : Plus de 324 millions CFA collectés en 2023

La subdivision des douanes de Kaffrine, située dans le centre du Sénégal, a annoncé avoir réalisé des performances exceptionnelles en 2023, en collectant un total de 324 millions 675 mille 259 francs CFA. Ces résultats représentent une augmentation significative par rapport à l’année précédente, dépassant les attentes avec un glissement positif de 239% en valeur relative.

Le chef de la subdivision régionale des douanes de Kaffrine, le commandant Papa Makhmout Fall, a déclaré que ces résultats financiers exceptionnels reflètent l’efficacité des opérations menées au cours de l’année 2023. Le montant collecté représente un glissement positif de 188 millions 550 mille 426 francs CFA en valeur absolue par rapport à l’année 2022.

La subdivision des douanes de Kaffrine a également joué un rôle prépondérant dans la lutte contre la criminalité transfrontalière et les trafics divers. Les unités ont traité un total de vingt-trois affaires contentieuses, saisissant 2279 kilogrammes de produits prohibés, d’une contrevaleur estimée à 168 millions 455 mille 363 francs CFA.

La subdivision a intensifié ses efforts dans la lutte contre la contrebande de médicaments contrefaits, qualifiée de « véritable fléau de santé publique dans la région ». Seize affaires contentieuses ont été menées, aboutissant à la saisie de 1748 kilogrammes de médicaments contrefaits, évalués à 168 millions 455 mille 363 francs CFA.

En ce qui concerne la contrebande de chanvre indien, le commandant Papa Makhmout Fall a informé que seulement 163 kilogrammes ont été saisis au cours de trois affaires contentieuses, totalisant une contrevaleur de 20 millions 350 000 francs CFA.

Les performances remarquables de la subdivision des douanes de Kaffrine en 2023 témoignent de l’efficacité de ses opérations dans la collecte de recettes douanières et la lutte contre diverses formes de criminalité. Ces résultats soulignent l’importance cruciale des efforts continus pour assurer la sécurité et le respect des réglementations aux frontières.

Ibrahima Bachir Dramé, Expert Pétrolier Sénégalais, lauréat du prix de l’Expertise au Salon International de l’Économie Solidaire à Paris

Le 4ème Salon International de l’Économie Solidaire à Paris a été marqué par la participation active d’Ibrahima Bachir Dramé, Expert Pétrolier sénégalais, qui a animé une conférence sur les ressources naturelles, mettant l’accent sur l’exploitation du pétrole et du gaz ainsi que les enjeux pour le Sénégal. Sa présentation a attiré l’attention de nombreuses personnalités, notamment des investisseurs, entrepreneurs et acteurs du développement.

Ibrahima Bachir Dramé a partagé son expertise lors d’une conférence détaillant les aspects de l’exploitation des ressources naturelles, avec un focus particulier sur le secteur du pétrole et du gaz. Son intervention a permis d’éclairer l’auditoire sur les défis et les opportunités liés à ces secteurs clés pour l’économie sénégalaise.

L’expertise d’Ibrahima Bachir Dramé dans le domaine des hydrocarbures a été chaleureusement accueillie par l’auditoire à Paris. En reconnaissance de ses contributions exceptionnelles, il a été honoré par le prix de l’expertise lors de cet événement international.

La reconnaissance internationale d’Ibrahima Bachir Dramé, Expert Pétrolier, à travers ce prix, représente une fierté pour le Sénégal. Sa participation active à ce salon renforce la visibilité du pays dans le domaine des ressources naturelles et témoigne du savoir-faire de ses experts.

Les présentations et discussions lors du salon ont probablement contribué à sensibiliser les participants aux enjeux économiques liés à l’exploitation des ressources naturelles, ouvrant ainsi des perspectives de collaboration et d’investissement pour le développement durable du Sénégal.

La remise du prix de l’expertise à Ibrahima Bachir Dramé souligne son engagement et son excellence dans le domaine de l’expertise pétrolière, renforçant la position du Sénégal sur la scène internationale en matière de ressources naturelles.

Rapport de la RAC2023 : Un engagement de plus de 1500 milliards pour l’économie, l’emploi et le développement durable au Sénégal

La validation technique du rapport de la RAC2023, couplée au partage du PAP3 du Plan Sénégal Émergent (PSE), a été l’occasion d’annoncer un engagement financier majeur en faveur de l’économie sociale, solidaire, et de la création d’emplois, avec une perspective ambitieuse pour 2035.

Le ministre de l’économie, du plan, et de la coopération, Doudou Ka, a déclaré lors de la rencontre au Radisson Blu de Dakar que le gouvernement s’engage à mobiliser plus de 1500 milliards de FCFA pour développer divers secteurs et résoudre la question de l’emploi des jeunes et des femmes d’ici 2035. Cet engagement financier vise à renforcer l’économie sociale et solidaire du Sénégal.

Doudou Ka a souligné que malgré les défis liés à la pandémie de Covid-19 et d’autres crises, les résultats obtenus en 2022 sont satisfaisants. Il a salué la qualité des propositions des acteurs tels que les partenaires au développement, la société civile, le secteur privé, et les collectivités territoriales. Le gouvernement prévoit d’optimiser les dépenses publiques, moderniser l’administration, et rationaliser les soutiens au secteur privé, en particulier aux PME/PMI.

Pour répondre à la problématique de l’emploi des jeunes, le gouvernement prévoit de mettre en œuvre le Programme PSE Jeunes, de poursuivre le programme Xeyu Ndaw Gni, d’étendre la formation professionnelle, et d’augmenter les lignes de financement. Des instruments tels que le FONSIS, le FONGIP, la BNDE, et la DER/FJ joueront un rôle clé dans cette stratégie.

Le secteur privé et la société civile ont appelé à renforcer la synergie des moyens d’action et à débloquer une ligne de financement, conformément aux recommandations du dernier conseil présidentiel sur la RAC du PSE. Ils ont également demandé un renforcement des capacités des acteurs de la société civile sur le PAP3. Le secteur privé souhaite l’opérationnalisation effective de la loi sur les PPP pour stimuler l’investissement privé.

Les partenaires au développement, représentés par Aminata Maiga, ont souligné l’importance de renforcer la paix, la stabilité, et la résilience face aux défis mondiaux. Ils encouragent le Sénégal à accorder une attention particulière aux enjeux sécuritaires transnationaux, à préserver la stabilité et la paix sociale, et à gérer la question climatique pour renforcer la résilience des populations.

L’annonce de plus de 1500 milliards de FCFA d’engagement financier, couplée aux initiatives en faveur de l’emploi des jeunes et de l’économie sociale, donne un élan significatif au développement économique du Sénégal. La collaboration entre le gouvernement, la société civile, le secteur privé, et les partenaires au développement reste cruciale pour atteindre les objectifs fixés dans le cadre du PSE d’ici 2035.

Exploitation Pétrolière et Gazière : Dakar et Nouakchott visent un partage équitable des revenus du champ GTA

Les gouvernements du Sénégal et de la Mauritanie travaillent conjointement sur un mécanisme de partage équitable des profits découlant de l’exploitation des ressources pétrolières et gazières dans le champ Grand Tortue Ahmeyim (GTA). Le ministre sénégalais du Pétrole et des Énergies, Antoine Diome, a souligné l’importance de cet audit des coûts pétroliers pour assurer la transparence dans le partenariat avec British Petroleum.

Antoine Diome a informé lors d’un point de presse qu’un audit des coûts pétroliers est en cours pour examiner en détail les dépenses liées au partenariat avec British Petroleum dans le cadre du projet GTA. Ce processus vise à garantir la transparence et à répondre aux attentes des populations des deux pays concernés.

Le taux d’exécution du projet Grand Tortue Ahmeyim atteint actuellement 91%. Cependant, les ministres des deux pays reconnaissent le retard de vingt-huit mois dans la sortie prévue des premiers barils de pétrole du champ GTA cette année.

Antoine Diome souligne que les deux États ont la responsabilité de veiller au suivi rigoureux du projet et à la préservation des intérêts des populations. Les réunions entre les ministres et leurs collaborateurs ont permis d’évaluer l’impact global du retard et des augmentations de coûts annoncées.

Les ministres rappellent l’existence d’un mécanisme déjà mis en place entre la Mauritanie et le Sénégal pour le partage des revenus du champ GTA. Ce mécanisme devrait assurer une répartition équitable des bénéfices résultant de l’exploitation des ressources pétrolières et gazières communes.

L’accent mis sur la transparence à travers l’audit des coûts pétroliers démontre l’engagement des deux gouvernements à garantir un partage équitable des revenus du champ GTA. Cette collaboration renforcée vise à assurer que les bénéfices tirés de l’exploitation des ressources pétrolières et gazières profitent aux populations des deux nations.

Délocalisation réussie à Ngandiouf : Un modèle à suivre pour les zones minières au Sénégal

L’expérience de délocalisation et de relocalisation des populations impactées par l’exploitation minière dans la commune de Ngandiouf, département de Tivaouane, est saluée comme un « modèle » à suivre. Cette réussite a été soulignée lors d’une visite de travail dirigée par le préfet du département de Tivaouane, Mamadou Guèye, accompagné de chefs de service et du haut conseiller des collectivités territoriales, Abdoul Aziz Diop.

La commune de Ngandiouf a été le théâtre d’un processus de délocalisation géré de manière exemplaire, impliquant la société civile, en particulier l’antenne de la Coalition « Publiez ce que vous payez » à Thiès. Abdoul Aziz Diop, membre du Forum civil, a souligné l’importance de vulgariser et de dupliquer ce modèle dans d’autres zones minières où les populations sont réticentes à tout déplacement.

Les villages de Ngassama 1 et 2, ainsi que Bayakh Peul et Galbeut, ont été délocalisés depuis 2015 pour permettre les activités minières de la compagnie G-PHOS. Cette délocalisation, facilitée par la société civile, a été saluée comme un exemple de collaboration réussie entre les autorités, l’entreprise et les populations.

Gorgui Bâ, chef du village de Bayakh Peul, a exprimé sa gratitude pour les opportunités créées par le projet. Il a souligné l’importance du dialogue et de la collaboration entre les différentes parties, saluant l’administration, en particulier le préfet Mamadou Guèye et les sous-préfets des arrondissements de Niakhène et Mérina Dakhar, pour leur soutien.

Le maire de Ngandiouf, Ngouda Ciss, a souligné l’approche inclusive adoptée dans le projet, rompant avec les tensions souvent associées à de tels projets ailleurs. Il a également salué l’engagement financier de G-PHOS, dépassant les normes nationales d’indemnisation.

Moustapha Dieng, directeur général adjoint de G-PHOS, a annoncé des investissements de plus de 4 milliards de francs CFA, avec une projection de doubler cette somme dans les années à venir. Il a assuré que les engagements envers les populations déplacées seraient respectés, et les premiers produits marchands de G-PHOS devraient être disponibles sur le marché international d’ici octobre 2024.

Le préfet Mamadou Guèye a salué la détermination des différentes parties prenantes, soulignant que la conduite de ce projet jusqu’au terme n’a pas été facile. Il a souligné l’importance du dialogue, de la concertation et de la confiance mutuelle dans la réussite de ce modèle de délocalisation.

Abdoul Aziz Diop, représentant de la société civile, a souligné l’importance de prendre en compte la dimension anthropologique dans les projets miniers, soulignant que les populations sont attachées à leur terroir malgré les indemnités.

La délocalisation réussie à Ngandiouf est présentée comme un modèle de collaboration et de gestion des impacts sociaux des projets miniers. La concertation multipartite a été la clé de cette réussite, et il est recommandé d’appliquer des approches similaires dans d’autres zones minières du Sénégal.

L’Aéroport International Blaise Diagne enregistre une forte croissance en 2023

En 2023, l’Aéroport International Blaise Diagne a accueilli un total de 2 942 594 passagers, marquant une progression notable de +11,91% par rapport à l’année précédente. Cette performance confirme la tendance positive du trafic de l’aéroport, qui suit une courbe ascendante depuis son ouverture le 7 décembre 2017.

Malgré les défis liés à la pandémie de Covid-19 entre 2020 et 2022, l’Aéroport Blaise Diagne a rapidement retrouvé son niveau de trafic d’avant la pandémie dès juin 2022. La croissance observée entre 2022 et 2023, avec une augmentation de près de 12%, est particulièrement remarquable, surtout dans un contexte où d’autres aéroports luttent pour retrouver leur trafic normal.

Les mouvements d’avions ont également connu une hausse de +6,93%, totalisant 28 587 mouvements enregistrés, retrouvant ainsi le niveau de 2019. En ce qui concerne le trafic cargo, l’AIBD a enregistré 38 612 tonnes de fret, affichant une augmentation significative de +11,88% par rapport à 2022.

Cette performance exceptionnelle est attribuée à l’intensification du réseau de l’Aéroport International Blaise Diagne, qui compte désormais une trentaine de compagnies aériennes opérant une cinquantaine de lignes aériennes à travers le monde. Ces résultats démontrent la robustesse et la résilience de l’aéroport face aux défis récents du secteur de l’aviation.

Forum du premier emploi au Sénégal : Catalyseur de rencontres entre jeunes diplômés et employeurs pour façonner l’avenir professionnel

L’énergie palpable de l’enthousiasme et de l’espoir a envahi la 23e édition du Forum du Premier Emploi, lancée mardi à Dakar par le Mouvement des Entreprises du Sénégal (MEDS). Durant ces deux jours d’échanges intenses, jeunes diplômés et employeurs se sont rencontrés pour esquisser ensemble l’avenir professionnel du pays.

Le grand hôtel de Dakar a servi de cadre à cette rencontre cruciale, où des entreprises du secteur privé et public, partenaires du MEDS, ont joué le rôle d’acteurs clés dans le processus de recrutement. Des centaines de jeunes diplômés ont eu l’opportunité de se présenter, de mettre en avant leurs compétences et d’exprimer leurs aspirations professionnelles.

Parmi les participants, Dior Ngane, âgée de 30 ans, titulaire d’une licence en sciences de l’eau et de l’environnement ainsi que d’un master en hydraulique et assainissement, a attiré l’attention. Bien que déjà employée à la mairie de Ngaye Méckhé, elle aspire à un emploi plus enrichissant, espérant que le forum ouvrira de nouvelles portes pour sa carrière.

Le thème du forum, « Les opportunités d’emploi pour les jeunes dans le secteur industriel », résonne avec les ambitions des participants. Assane Diop, 23 ans, étudiant en génie informatique, envisage de poursuivre ses études tout en travaillant, démontrant la quête constante de perfectionnement. De même, Amar Diagne, fraîchement diplômé en mécatronique et administration économique et sociale, se montre ouvert à débuter par un stage dans le domaine industriel.

Si le nom du forum suggère une première recherche d’emploi, la diversité des participants dévoile des trajectoires variées. Pour ces jeunes professionnels, l’événement représente une opportunité de décrocher des postes plus alignés avec leurs aspirations, de bénéficier de nouvelles expériences et de contribuer au dynamisme du secteur industriel sénégalais.

Des personnalités influentes, dont Ousmane Mbaye, directeur général de Dangote Cement Senegal et président de la Chambre des mines du Sénégal, ont partagé leurs parcours inspirants. À travers leurs témoignages, ils ont encouragé les jeunes à s’engager dans des filières scientifiques, techniques et technologiques, soulignant l’importance de ces domaines dans le paysage économique actuel.

Au-delà d’une simple rencontre entre employeurs et employés potentiels, le Forum du Premier Emploi se présente comme une plateforme dynamique où se tissent des liens professionnels, des collaborations se dessinent, et où les rêves professionnels prennent forme. Cet événement reflète l’engagement collectif à façonner un avenir professionnel prospère pour la jeunesse sénégalaise et à stimuler la croissance économique du pays.

Ziguinchor: Mobilisation des jeunes de BBY en vue de l’accueil chaleureux du Premier ministre Amadou Ba

Aujourd’hui, une importante réunion des jeunes de Benno Book Yakaar s’est tenue afin de clarifier les faits et de rassurer les militants et militantes quant à l’accueil prévu pour le candidat Amadou Ba. Le porte-parole, Ousmane Ba, accompagné d’Amadou Sane, a souligné l’engagement inébranlable de la jeunesse envers l’accueil chaleureux du Premier ministre Amadou Ba.

Les jeune de BBY de Ziguichor se mobilise pour la visite de Amadou Ba Amadou SANE- SG DJ- BBY

“Amadou sera bien accueil par la jeunesse” O. BA - Resp des jeunes de BBY ZIGUINCHOR

Les jeunes de Benno Book Yakaar ont exprimé leur unité en vue de cette initiative, se présentant comme des boucliers prêts à contrer toute tentative de sabotage de la venue du Premier ministre. Ousmane Ba a pris la parole pour rassurer les militants et militantes, affirmant que toutes les préparations nécessaires seront mises en place pour garantir le succès de l’événement.

« Nous sommes ici pour rétablir les faits et pour dire à tous les membres de Benno Book Yakaar que nous sommes unis en un seul homme, le Premier ministre Amadou Ba. Notre engagement envers son accueil est total, et nous ne permettrons à aucun obstacle de perturber cet événement important », a déclaré Ousmane Ba, porte-parole du groupe de jeunes.

Les jeunes ont souligné leur détermination à faire de cet accueil un moment mémorable, témoignant de leur soutien indéfectible au Premier ministre. Amadou Sane a également ajouté que la jeunesse de Benno Book Yakaar agira comme un rempart contre toute forme de sabotage, démontrant ainsi leur engagement envers les idéaux du parti.

Cette mobilisation témoigne de l’enthousiasme et de la loyauté des jeunes de Benno Book Yakaar envers leur candidat. Elle souligne également l’importance accordée à la préservation de la sérénité et du succès de l’événement à venir. La rencontre s’est conclue sur une note positive, renforçant la cohésion et la détermination des jeunes membres du parti.

Macky Sall engage 200 Millions de Fcfa pour une chaire sur l’Intelligence Artificielle à l’ANSTS

Le président sénégalais, Macky Sall, a annoncé l’octroi d’une dotation initiale de deux cent millions de francs CFA à l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (ANSTS) pour la création d’une chaire interuniversitaire sur l’intelligence artificielle (IA). Cette annonce a été faite lors de la séance académique solennelle 2024 de l’ANSTS, axée sur le thème « l’IA, enjeux, éthiques et défis humains ».

Le président Sall a exprimé son soutien au projet de l’ANSTS, soulignant l’importance de la recherche et de l’innovation dans le domaine de l’IA pour la souveraineté numérique du pays. Il a également appelé le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation à renforcer les ressources budgétaires de l’ANSTS tout en travaillant sur la construction rapide d’un siège moderne et fonctionnel pour l’institution.

Macky Sall a salué l’engagement historique exemplaire de la communauté universitaire et scientifique sénégalaise, soulignant sa contribution significative au développement du système éducatif et à l’avancement du pays vers l’émergence d’ici 2035. Cette initiative vise à positionner le Sénégal en tant qu’acteur majeur dans le domaine de l’IA, renforçant ainsi ses capacités scientifiques et technologiques pour l’avenir.

Stratégie Nationale sur l’Intelligence Artificielle (SNIA) : Macky Sall trace la voie de l’innovation au Sénégal

Dans une séance académique solennelle de l’Académie Nationale des Sciences et Techniques du Sénégal, le Président Macky Sall a dévoilé les grandes lignes de la Stratégie Nationale sur l’Intelligence Artificielle (SNIA). Un engagement fort en faveur de l’innovation et du positionnement du Sénégal comme acteur clé dans la révolution scientifique et industrielle de l’Intelligence Artificielle (IA).

La SNIA repose sur la vision audacieuse d’une « IA éthique et de confiance au Sénégal, catalyseur de la créativité, notamment des jeunes », souligne M. Sall. Cette stratégie, articulée autour de six orientations stratégiques, vise à préparer le Sénégal à jouer un rôle de premier plan dans cette révolution technologique de dernière génération.

Promouvoir 100.000 talents en IA d’ici 2028 : Le Sénégal ambitionne de devenir un centre d’excellence en matière de formation en IA. L’objectif est de former 100 000 experts en Intelligence Artificielle d’ici 2028, investissant dans l’éducation pour favoriser l’émergence de talents locaux.

Bâtir un écosystème IA dynamique : La SNIA prévoit un programme de soutien intégral, de la recherche en laboratoire jusqu’à la commercialisation des produits IA. Un écosystème dynamique qui encourage l’innovation et soutient le développement des technologies IA.

Constituer un cluster national IA : La création d’une équipe nationale dédiée à l’IA vise à concentrer les compétences et à favoriser la collaboration entre les experts locaux, les entreprises et les institutions académiques.

Renforcer les Alliances régionales et internationales : Une approche solidaire pour assurer une coopération étroite avec d’autres nations, favorisant les échanges d’expertise et le partage des meilleures pratiques en matière d’IA.

Faire de l’IA l’affaire de tous les Sénégalais : Un programme national de sensibilisation est prévu pour impliquer la société dans le processus d’adoption et de compréhension de l’IA, faisant de cette technologie une opportunité accessible à tous.

Mettre en place une Gouvernance pour une IA éthique et de confiance : La SNIA préconise la mise en place d’un cadre juridique robuste, d’une structure de pilotage et de régulations pour garantir une IA éthique et de confiance.

Le Président Sall souligne que la mise en œuvre de la feuille de route IA nécessitera des investissements estimés à 7 milliards de FCFA au cours des deux prochaines années. Il met également en avant les initiatives de l’État pour créer un environnement propice à l’innovation, notamment des programmes éducatifs destinés à sensibiliser et former les étudiants et professionnels aux concepts de l’IA.

Dans cette perspective, des centres de recherche innovants seront mis en place, et un soutien particulier sera accordé aux startups technologiques œuvrant dans des secteurs clés tels que la santé, l’agriculture, l’éducation et la gestion des ressources naturelles. Ces actions visent à encourager la recherche, l’innovation et l’application de technologies basées sur l’Intelligence Artificielle, reflétant l’engagement du Sénégal à jouer un rôle de premier plan dans la révolution technologique en cours. La SNIA s’impose ainsi comme un catalyseur pour stimuler la créativité et l’excellence dans le domaine de l’IA au Sénégal.

Tournée économique : Le Premier Ministre Amadou Bâ en visite dans le sud du Sénégal du 14 au 17 janvier 2024

Le Premier Ministre, Amadou Bâ, a entamé une tournée économique dans le sud du Sénégal, débutant son séjour par Tambacounda où il a été accueilli avec les honneurs par les autorités administratives. Cette tournée vise à explorer les dynamiques socio-économiques de la région et à rencontrer les acteurs clés.

Arrivé à l’aéroport de Tambacounda vers midi, le Premier Ministre a débuté son séjour économique par une visite à Kolda. Durant sa visite, il a exploré le marché de Diaobé, inspecté le tronçon de Médina Yoro Foula, et pris connaissance des activités de la SODAGRI. Cette première étape a été marquée par des interactions avec les acteurs socio-économiques locaux.

La tournée économique du Premier Ministre a pour objectif de mieux comprendre les réalités économiques du sud du Sénégal. Il s’agit également d’échanger avec les entrepreneurs, agriculteurs et autres acteurs du secteur pour identifier les opportunités, les défis et les besoins spécifiques de la région.

Au cours de son séjour, le Premier Ministre Amadou Bâ prévoit des rencontres avec les acteurs socio-économiques des différentes localités visitées. Ces échanges permettront de recueillir des informations de première main, d’aborder les préoccupations des citoyens, et de discuter des perspectives de développement dans la région.

La tournée économique du Premier Ministre dans le sud du Sénégal témoigne de l’engagement du gouvernement à comprendre et à soutenir le développement économique régional. Ces visites sur le terrain offrent une occasion unique de renforcer la collaboration entre les autorités centrales et les acteurs locaux, contribuant ainsi à une croissance économique plus inclusive et équilibrée à travers le pays.

SENEGAL-HORTICULTURE / La production de fruits et légumes a augmenté de près de 700 tonnes entre 2012 et 2023, selon le directeur de l’horticulture  

La production sénégalaise de fruits et légumes a augmenté de 905.000 tonnes en 2012 à 1,6 million de tonnes en 2023, soit une hausse de près de 700 tonnes, les exportations du Sénégal pour ces mêmes denrées étant passées de 56.000 à 120.000 tonnes durant la même période, a-t-on appris du directeur de l’horticulture, Macoumba Diouf.

‘’Notre production de fruits et légumes est passée de 905.000 tonnes en 2012 à 1,6 million de tonnes maintenant. Les exportations sont passées de 56.000 tonnes en 2012 à 120.000 tonnes maintenant’’, a annoncé M. Diouf en marge d’une réunion de la Société d’exploitation du marché d’intérêt national et de la gare des gros porteurs (SEMIG) avec les horticulteurs, les commerçants et les transporteurs, jeudi, à Diamniadio (ouest).

Les emplois générés par l’horticulture ont augmenté durant la même période, selon Macoumba Diouf.

‘’Une importante partie de la production horticole est destinée à l’approvisionnement du marché sénégalais’’, a-t-il rappelé.

Ces statistiques font dire à M. Diouf que ‘’le sous-secteur horticole se porte très bien’’.

‘’Les productions horticoles ont atteint, de 2012 à maintenant, des niveaux jamais égalés’’, a-t-il ajouté.

Les acteurs de l’horticulture sénégalaise (commerçants, transporteurs et horticulteurs) bénéficient de nouvelles infrastructures, le marché d’intérêt national et la gare des gros porteurs, d’un investissement de 55 milliards de francs CFA, selon les pouvoirs publics.

Construites à Diamniadio, dans le département de Rufisque, ces deux infrastructures servent à stocker et à conserver la production de fruits et légumes convoyés du reste du pays et de l’étranger vers Dakar.

Bâtis sur un espace de 33 hectares, le marché d’intérêt national et la gare des gros porteurs ont une capacité de stockage de 15.000 tonnes, selon la directrice générale de la SEMIG, Fatoumata Niang Ba.

Les gros porteurs transportant des fruits et légumes en provenance du Sénégal ou d’autres pays doivent désormais les décharger au marché d’intérêt national de Diamniadio, selon un arrêté du gouverneur de Dakar, Al Hassan Sall.

APS

Images – Prise de contact : Mamadou Djigo reçoit Modou Diagne Fada, Ministre des Collectivités territoriales, de l’Aménagement et du Développement des Territoires

Le Directeur général de l’Agence nationale d’aménagement du territoire (Anat), Mamadou Djigo a reçu Modou Diagne Fada, Ministre des Collectivités territoriales, de l’Aménagement et du Développement des Territoires pour une prise de contact par rapport aux perspectives de leurs départements respectifs, ce jeudi 11 janvier dans les locaux de l’Anat.

Retour en image de cette cérémonie solennelle qui vise à consolider les relations intrinsèques entre ces deux entités indissociables pour le développement du Sénégal à partir de ses territoires.

L’ARTP lance l’interopérabilité et le partage des infrastructures pour dynamiser le secteur postal

Ce mardi 19 décembre 2023, l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) a inauguré l’initiative d’interopérabilité et de partage des infrastructures dans le secteur postal, visant à revitaliser ce domaine au service des citoyens.

Dans son discours inaugural, Abdou Karim Sall, Directeur général de l’ARTP, a souligné l’importance cruciale de l’interopérabilité et du partage des infrastructures pour les opérateurs, les consommateurs, les régulateurs et l’industrie postale dans son ensemble. Il a déclaré que ces initiatives ont pour objectif de régir les relations entre les opérateurs et d’encadrer les interventions régulatrices, favorisant ainsi un fonctionnement optimal des marchés postaux.

« Après avoir minutieusement analysé le marché postal, l’ARTP a engagé un processus inclusif et concerté avec les parties prenantes pour élaborer des directives régissant l’interopérabilité et le partage des infrastructures entre les opérateurs », a-t-il précisé.

Abdou Karim Sall a également souligné que le partage des infrastructures représente l’un des principaux leviers régulateurs permettant de stimuler la concurrence et de favoriser l’émergence de services innovants sur les marchés postaux.

Il a préconisé un équilibre du régime tarifaire pour encourager les investissements nécessaires des opérateurs et garantir aux consommateurs l’accès à des services adaptés à leurs besoins, tout en restant économiquement avantageux.

Par ailleurs, l’ARTP envisage de renforcer la concurrence sur le marché postal et de promouvoir l’expansion des services pour toutes les catégories de clients, des individus aux entreprises, en passant par l’administration.

Salif Sow, représentant des opérateurs privés, a encouragé l’ARTP à instaurer un cadre de réflexion collaboratif entre les opérateurs afin d’enrichir l’offre de services postaux.

Mahamadou Diaité, Directeur général du groupe la Poste, a qualifié cette initiative de réponse locale aux exigences internationales en matière de qualité de service postal, soulignant l’importance cruciale de cette démarche face aux défis actuels du secteur. Il a mis en exergue la nécessité d’innover face à des revenus contrastés du secteur postal par rapport aux télécommunications électroniques.

Cette initiative de l’ARTP représente un pas significatif vers la modernisation et le dynamisme du secteur postal, avec une collaboration accrue entre les acteurs pour répondre aux besoins changeants des utilisateurs et pour assurer un service postal de qualité pour tous.

Le Maire Papiss Ansoumana Diemé de Mlomp, Bignona, vise l’autosuffisance en riz avec seulement 2 hectares exploités sur 11 hectares disponibles

Dans le département de Bignona, au sein de la communauté de Mlomp Blouf, le maire, Papiss Ansoumana Diemé, se mobilise activement pour atteindre l’autosuffisance alimentaire en riz. Malgré la disponibilité de 11 hectares de terres cultivables, seulement 2 hectares sont actuellement exploités pour la production de riz.

Engagé dans la récolte du riz, le maire Diemé lance un appel au gouvernement du Sénégal et à ses partenaires pour soutenir le remembrement des terres agricoles. L’objectif est d’optimiser l’utilisation des ressources disponibles afin d’augmenter la superficie cultivée et ainsi contribuer à la sécurité alimentaire de la communauté.

Cette initiative souligne l’importance de maximiser les terres agricoles pour répondre aux besoins alimentaires locaux. La collaboration avec le gouvernement et d’autres partenaires pourrait permettre une expansion significative de la superficie cultivée, renforçant ainsi la résilience alimentaire de la communauté de Mlomp Blouf.

Nous suivrons attentivement les développements de cette initiative et fournirons des mises à jour sur les progrès réalisés.

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