Thierno Alassane Sall à Ousmane Sonko : « Vous ignorez l’état de sinistre de notre pays »

Lors de la séance plénière consacrée aux questions d’actualité au gouvernement ce vendredi 21 février 2025, le député Thierno Alassane Sall n’a pas mâché ses mots à l’encontre du Premier ministre Ousmane Sonko et de son équipe gouvernementale. Le président du parti La République des Valeurs (RV) a dénoncé un manque de mesures concrètes pour redresser les finances publiques et a critiqué ce qu’il considère comme une phase de tâtonnement du régime en place.

« Il n’y a pas de mesures significatives pour redresser les comptes de l’État », a déploré Thierno Alassane Sall devant ses collègues parlementaires. Il a notamment pointé du doigt le retard dans l’application des réformes annoncées, en particulier la suppression des fonds politiques et la dissolution de certaines agences étatiques jugées budgétivores.

« Depuis plusieurs mois, on nous promet des réformes structurelles, mais les Sénégalais attendent toujours des actes concrets », a-t-il lancé, mettant en doute la capacité du gouvernement à tenir ses engagements.

Selon le député, l’inaction actuelle de l’exécutif pourrait mener le pays vers une impasse économique. Il estime que le régime actuel ne prend pas la mesure de l’état critique des finances publiques, qui nécessite des décisions urgentes et courageuses.

« Le pays est dans un état de sinistre, et l’on continue d’ignorer la gravité de la situation. Ce manque de réactivité risque d’aggraver les difficultés économiques et sociales auxquelles les Sénégalais sont confrontés », a-t-il averti.

Thierno Alassane Sall a ainsi exhorté le gouvernement à accélérer la mise en place des réformes promises, notamment en matière de bonne gouvernance et de gestion des ressources publiques. Pour lui, il est impératif d’agir vite pour éviter une crise financière qui aurait des répercussions sur l’ensemble du pays.

Sénégal : Le Premier ministre Ousmane Sonko annonce la publication imminente de plusieurs rapports d’audits

Après la publication du rapport de la Cour des comptes sur les finances publiques, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a annoncé la diffusion prochaine d’une série d’audits couvrant plusieurs secteurs de l’administration. Selon le chef du gouvernement, ces investigations, menées par différents corps de contrôle, mettent en lumière de nombreuses irrégularités dans la gestion des ressources publiques.

Lors d’une déclaration officielle, Ousmane Sonko a réaffirmé l’engagement du gouvernement à instaurer une gouvernance vertueuse et à rendre compte de la gestion des fonds publics. « Nous avons hérité d’une administration marquée par des dysfonctionnements majeurs. Les rapports des corps de contrôle montrent des pratiques qui ne peuvent être tolérées dans une République soucieuse de transparence et de bonne gouvernance », a-t-il affirmé.

Cette annonce intervient dans un contexte où la Cour des comptes a récemment publié un rapport détaillant d’importantes anomalies dans la gestion des finances publiques. Ce document a mis en cause plusieurs entités administratives et soulevé des questions sur l’usage des deniers publics sous l’ancienne administration.

Les rapports d’audits qui seront bientôt publiés concernent plusieurs secteurs clés de l’État, notamment :

• Les finances publiques : Des anomalies budgétaires et des détournements présumés.

• Les marchés publics : Des procédures d’attribution opaques et des surfacturations.

• Les entreprises publiques : Une gestion souvent déficitaire et des pratiques jugées irrégulières.

• Les collectivités locales : Des subventions mal utilisées et des dépenses non justifiées.

D’après les premières indications du gouvernement, ces audits devraient également inclure des recommandations pour renforcer les mécanismes de contrôle et éviter que ces irrégularités ne se reproduisent à l’avenir.

L’un des enjeux majeurs de cette démarche sera de déterminer les responsabilités et de sanctionner les personnes impliquées dans ces dysfonctionnements. Ousmane Sonko a laissé entendre que des mesures judiciaires pourraient être prises contre les auteurs d’actes de malversation. « La reddition des comptes ne sera pas un vain mot », a-t-il insisté, laissant présager une série de poursuites contre d’éventuels coupables.

Dans un pays où la question de la corruption a souvent été source de tensions politiques et sociales, cette initiative pourrait marquer un tournant dans la gouvernance publique. Reste à voir comment ces révélations seront accueillies et quelles conséquences elles auront sur la sphère politico-administrative du Sénégal.

58e session du Conseil des ministres de l’OHADA : Ousmane Sonko rend hommage à Abdou Diouf et Kéba Mbaye

La 58e session du Conseil des ministres de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) s’est tenue sous la présidence du Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko. Lors de cette rencontre, il a salué l’engagement du Sénégal dans la construction de cette organisation communautaire et a rendu un hommage appuyé à l’ancien président Abdou Diouf ainsi qu’au juge Kéba Mbaye.

Fait rare dans son discours, Ousmane Sonko a reconnu le rôle déterminant joué par Abdou Diouf dans les premières années de l’OHADA. Selon lui, le deuxième président du Sénégal a été un acteur clé dans la consolidation de cette organisation, notamment en surmontant les défis liés au manque de ressources et au scepticisme initial.

« Le président Abdou Diouf s’était beaucoup investi, dans les premières années de fonctionnement de l’organisation, en lui permettant de relever d’importants défis auxquels les nouvelles institutions sont souvent confrontées et qui ont pour noms insuffisance des ressources, incertitude et scepticisme », a déclaré le chef du gouvernement sénégalais.

Cette déclaration tranche avec la posture habituelle d’Ousmane Sonko, qui a souvent critiqué les anciens dirigeants du pays. Cet hommage témoigne d’un souci d’apaisement et d’une reconnaissance du rôle historique d’Abdou Diouf dans la mise en place de l’OHADA.

Le Premier ministre a également rendu un hommage appuyé au juge Kéba Mbaye, soulignant son engagement et sa clairvoyance dans la réalisation de ce projet communautaire. Ce magistrat sénégalais de renom a marqué le droit africain et international, et son apport dans l’OHADA reste une référence.

Lors de cette 58e session, la présidence tournante du Conseil des ministres de l’OHADA est passée du Sénégal au Tchad. Il s’agit de la deuxième fois en un an que Dakar accueille ces travaux, témoignant de l’implication du pays dans la dynamique de l’organisation.

Le secrétaire permanent de l’OHADA, Mayatta Mbaye Ndiaye, a profité de l’occasion pour saluer « la grande disponibilité et l’engagement exemplaire » du ministre de la Justice du Sénégal, Ousmane Diagne, qui a assuré la présidence du Conseil des ministres de l’OHADA au nom du pays.

Membre fondateur de l’OHADA, le Sénégal a exercé pour la première fois la présidence tournante de l’organisation en 2008. Cette année-là, le pays avait joué un rôle majeur dans la révision du Traité de Port-Louis, un moment clé de l’histoire de l’OHADA. Ousmane Sonko a rappelé que cette réforme a renforcé la crédibilité et l’efficacité de l’organisation, aujourd’hui considérée comme l’une des institutions internationales les plus abouties en matière de droit des affaires harmonisé en Afrique.

Ousmane Sonko inaugure la 58e session du Conseil des Ministres de l’OHADA

Dakar, 20 février 2025 – Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a procédé ce jeudi au lancement des travaux de la 58e session du Conseil des Ministres de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA). Cette rencontre, qui réunit les ministres de la Justice et de l’Économie des États membres, vise à renforcer l’intégration juridique et économique du continent.

Dans son allocution d’ouverture, Ousmane Sonko a souligné l’importance de préserver et de consolider l’OHADA en tant qu’instrument essentiel au développement économique et social en Afrique. Il a insisté sur la nécessité d’adapter les cadres juridiques aux évolutions économiques pour mieux répondre aux attentes des populations et des entreprises.

Créée en 1993, l’OHADA regroupe 17 États membres et vise à harmoniser le droit des affaires pour faciliter les échanges commerciaux et attirer les investissements. Son système juridique unifié constitue un atout majeur pour la sécurité juridique et la prévisibilité des transactions économiques en Afrique.

Lors de cette session, les ministres examineront plusieurs réformes destinées à moderniser les textes en vigueur, notamment en matière de droit des sociétés, de commerce électronique et d’arbitrage. L’objectif est d’accroître l’attractivité économique des États membres tout en garantissant un cadre juridique stable aux investisseurs.

Le Sénégal, qui accueille cette rencontre, entend jouer un rôle moteur dans la consolidation de l’OHADA. Ousmane Sonko a réaffirmé l’engagement de son gouvernement à promouvoir un environnement des affaires compétitif, propice à la croissance économique et à la création d’emplois.

En marge des travaux, plusieurs experts et acteurs du monde économique ont salué les avancées réalisées par l’OHADA, tout en appelant à une meilleure diffusion des textes auprès des entreprises locales et des juridictions nationales.

SOGEPA et l’Affaire des 114 Milliards de FCFA : Une Opération Sous Surveillance

La Société de Gestion et de Participation (SOGEPA) est au cœur d’une controverse après la publication d’un rapport de la Cour des comptes pointant des irrégularités dans la gestion de fonds publics. Dans une déclaration officielle, son Directeur Général, Elimane Pouye, a tenu à clarifier certains aspects du dossier, tout en appelant à davantage de transparence sur l’utilisation d’un reliquat de 114 milliards de FCFA.

Selon Elimane Pouye, la transaction ayant permis à la SOGEPA de récupérer plusieurs immeubles de l’État ne souffre d’aucune irrégularité. « Tout a été réalisé dans le respect des procédures », a-t-il affirmé. Toutefois, le principal point de préoccupation reste l’utilisation des fonds générés par cette opération. En particulier, le reliquat de 114 milliards de FCFA dont la destination demeure floue. « Nous demandons des éclaircissements sur ce point afin de garantir une transparence totale dans la gestion des ressources publiques », a ajouté le DG de la SOGEPA.

L’affaire trouve son origine dans un programme de mobilisation de fonds lancé en 2022, qui s’appuyait sur un emprunt obligataire Sukuk de 330 milliards de FCFA. Plusieurs immeubles appartenant à l’État ont été transférés à la SOGEPA dans le cadre de cette opération, afin d’en assurer la gestion et l’exploitation.

Toutefois, l’audit mené par la Cour des comptes a révélé des anomalies préoccupantes, notamment un versement de 247,33 milliards de FCFA effectué par la Banque Islamique du Sénégal (BIS) sur un compte intitulé « État du Sénégal/Relance de l’Économie ». Or, selon la BIS, ce compte ne disposerait d’aucun dossier d’ouverture officiel, ce qui soulève des interrogations sur la régularité de l’opération.

Le rapport de la Cour des comptes souligne également que les fonds positionnés sur ce compte le 11 mai 2022 ont été entièrement exécutés en dehors des procédures budgétaires et comptables classiques. Ce manque de traçabilité vient renforcer les inquiétudes sur la gestion de ces ressources et leur destination finale.

Face aux révélations du rapport, la SOGEPA tente de dissiper les doutes en insistant sur la légalité de la transaction, tout en demandant des précisions sur la gestion des fonds issus de cette opération. L’affaire met en lumière la nécessité d’un contrôle rigoureux dans la gestion des finances publiques et risque de relancer le débat sur la transparence des opérations financières de l’État.

Alors que l’opinion publique et les autorités compétentes suivent de près cette affaire, il reste à voir si les réponses attendues seront apportées pour lever toutes les zones d’ombre entourant ces 114 milliards de FCFA.

Kaolack : Le maire Sérigne Mboup réserve un accueil chaleureux au chef de l’État

Dans le cadre de la 9ᵉ édition de la Journée nationale de l’élevage, que présidera Son Excellence le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ce samedi 22 février à Kaolack, le premier magistrat de la ville, Sérigne Mboup, a annoncé que la population réservera un accueil chaleureux au chef de l’État.

L’annonce a été faite cet après-midi lors d’une rencontre avec la presse locale. En marge de cet échange, le maire de Kaolack a exposé ses ambitions majeures pour transformer le visage de la ville à travers une politique d’inclusion sociale et d’équité territoriale, visant à faire de Kaolack une cité prospère et harmonieuse.

Devant les journalistes, il a réaffirmé sa volonté d’accompagner la population dans plusieurs domaines clés, notamment l’assainissement, le sport et d’autres secteurs stratégiques qui contribueront à l’émergence de Kaolack.

Sérigne Mboup a également annoncé le lancement d’un programme baptisé “VSD”, dont l’objectif est de faire revivre les quartiers en mettant en lumière leur histoire et leurs potentialités, susceptibles de booster leur développement. Le quartier Touba Ndorong a été choisi pour donner le coup d’envoi de ce programme ambitieux.

Enfin, le maire a invité la presse locale à soutenir et à accompagner toutes les initiatives de la municipalité en faveur du développement de la ville.

Projet Nianija Bolong : Une initiative de longue date récupérée par la propagande

Projet Nianija Bolong : Ne réécrivons pas l’Histoire

Ces derniers jours, on entend beaucoup parler du projet d’aménagement hydraulique du bassin versant du Nianija Bolong, comme si c’était une initiative récente, portée par l’actuel gouvernement. La manipulation est tellement grosse que la propagande pastefienne présente le projet comme dispositif du référentiel 2050 avec à la carte la création de 30,000 emplois sur fond de souveraineté alimentaire.

Ce projet n’est pas une nouveauté. Il résulte de longues années de réflexions, d’études et de démarches entamées bien avant le régime en place, grâce à l’Office des Lacs et Cours d’Eau (OLAC). Dès janvier 2021, les premières étapes officielles ont été lancées, avec un appel à manifestation d’intérêt pour des études environnementales. Le financement a ensuite été obtenu auprès de la Banque Islamique de Développement (BIsD) pour plus de 50 millions d’euros le 02 juin 2022. L’’attribution du marché au groupement Incatéma / BDTP le 1 avril 2024 marque l’aboutissement de ce projet.

Ce qui est important ici, c’est de rappeler que l’État est une continuité. Les projets structurants prennent du temps et ne dépendent pas des mandats politiques. Mais il est essentiel d’être loyal et honnête lorsqu’il s’agit de s’approprier les résultats de la dette publique. Si certains veulent aujourd’hui récolter les fruits de ces projets, il serait plus juste qu’ils assument également la dette qui, elle, est l’un des éléments déclencheurs de ces réalisations.

Ne laissons pas certains réécrire l’Histoire en s’appropriant des succès sans reconnaître les efforts passés et les conséquences de choix économiques collectifs. Il est temps d’accepter cette continuité et d’assumer l’ensemble du processus, y compris les défis liés à la dette publique.

Comme je l’avais annoncé lors de mon emission avec Maimouna Ndour Faye, je m’attends qu’ils vous parlent dans les jours à venir du projet Preferlo et de la renegociation du projet de dessalement d’eau de mer avec les saoudiens que le nouveau gouvernement avait bloqué pour des soupçons de corruption, je reviendrai sur chaque point le moment venu.

Tout ce que je dis est verifiable sur les sites de la BID

Bon Mercredi qu’Allah sauve le Senegal……

Pape Malick Ndour*

Sénégal : Cheikh Oumar Diagne réclame la peine de mort contre Macky Sall et son régime

L’ancien ministre Cheikh Oumar Diagne s’est une nouvelle fois distingué par des propos particulièrement virulents à l’égard de l’ancien président Macky Sall et de son entourage. Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 19 février 2025 au siège du mouvement Frapp, il a vivement réagi aux conclusions explosives du dernier rapport de la Cour des comptes.

Revenant sur les ‘’manquements graves’’ mis en lumière par la Cour des comptes dans la gestion des finances publiques entre 2019 et mars 2024, Cheikh Oumar Diagne a tenu des propos d’une rare dureté. Selon lui, Macky Sall, ses ministres et ses directeurs généraux portent l’entière responsabilité de la situation financière catastrophique du pays.

« Macky Sall, ses ministres et ses directeurs généraux sont les fautifs. Il y a une chaîne de responsabilités qu’il faut établir. Il faut les punir et les sanctionner sévèrement. Si j’en avais le pouvoir, j’aurais rétabli la peine de mort pour les exécuter. C’est très important », a-t-il martelé devant une audience visiblement choquée.

L’ancien ministre, récemment limogé, ne s’est pas arrêté là. Affirmant que les « auteurs de crimes économiques doivent être tués », il a plaidé pour une justice implacable contre ceux qu’il considère comme des prédateurs des finances publiques.

Les déclarations de Cheikh Oumar Diagne interviennent dans un contexte de tension accrue, après la publication d’un rapport explosif de la Cour des comptes. Ce document révèle des irrégularités massives dans la gestion des deniers publics sous l’ère Macky Sall. Parmi les chiffres les plus inquiétants, la falsification des données sur la dette et le déficit budgétaire, estimés respectivement à 99 % et 12 % du Produit intérieur brut (PIB).

Le rapport pointe également du doigt des détournements massifs, qualifiés de « carnage financier » sans précédent dans l’histoire du pays. Une situation qui, selon plusieurs observateurs, pourrait justifier des poursuites judiciaires contre d’anciens responsables.

Les propos de Cheikh Oumar Diagne ne manqueront pas de susciter des réactions au sein de la classe politique et de la société civile. Si certains pourraient saluer son franc-parler, d’autres dénonceront sans doute un discours radical et potentiellement dangereux.

Réforme salariale au Sénégal : Cheikh Oumar Diagne s’oppose à la proposition d’Ahmadou Al Aminou Lo

La question des salaires des hauts fonctionnaires et des membres du gouvernement suscite un vif débat au Sénégal. Cheikh Oumar Diagne s’est exprimé sur le sujet via un post Facebook, affirmant son désaccord avec la proposition du secrétaire général du gouvernement, Ahmadou Al Aminou Lo, concernant un « rebasing salarial » dans un contexte économique difficile.

Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 19 février, Cheikh Oumar Diagne, ancien directeur des moyens généraux de la Présidence de la République, a dénoncé toute tentative de toucher aux salaires des agents de l’État, qu’il considère comme « sacrés ».

« J’ai fait un post pour dire que je ne suis pas d’accord avec le chemin emprunté par le secrétaire général du gouvernement », a-t-il déclaré.

Face aux nombreuses réactions suscitées par son intervention, certains lui ont précisé que la réforme ne concernerait que les salaires des ministres. Toutefois, il a tenu à nuancer le débat en rappelant que les ministres ne sont pas nécessairement des « milliardaires » et qu’ils méritent des conditions de travail sereines.

« Ce n’est pas pour être l’avocat des ministres. Mais quand j’entends les gens parler, j’ai l’impression que les ministres sont des milliardaires ou alors que les gens ne veulent pas qu’ils soient en paix », a-t-il ajouté.

Sénégal : Abdou Karim Gueye exprime sa déception face au régime de Diomaye et Sonko

Dix mois après l’arrivée au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, l’activiste Abdou Karim Gueye, plus connu sous le pseudonyme « Xarim Xrum Xax », dresse un bilan sévère du régime en place. Celui qui fut l’un des fervents défenseurs du changement déplore aujourd’hui un manque de réactivité face aux urgences nationales et remet en question la capacité du tandem au pouvoir à répondre aux attentes des Sénégalais.

Invité d’une émission diffusée sur un média en ligne local, le coordonnateur de la plateforme citoyenne Nittu Degg a exprimé sa frustration face à la gestion actuelle du pays. « Je constate que ces personnes au pouvoir ne parviennent pas à résoudre les difficultés auxquelles les Sénégalais font face », a-t-il déclaré. Selon lui, les nouvelles autorités tardent à apporter des solutions concrètes aux préoccupations de la population. Il va même plus loin en estimant que le duo exécutif devrait « faire preuve de grandeur en s’adressant ouvertement à la population, en reconnaissant leur incapacité et en démissionnant ».

Cette déclaration radicale illustre un sentiment de déception grandissant parmi certains militants qui avaient placé de grands espoirs dans l’alternance politique survenue après l’élection présidentielle de 2024.

Abdou Karim Gueye critique également l’attitude du gouvernement face aux difficultés rencontrées, notamment son recours à la dénonciation des erreurs du régime précédent. Pour lui, « utiliser le rapport de la Cour des comptes comme prétexte pour justifier son incompétence est tout simplement malhonnête ». Selon l’activiste, bien que les manquements de l’ancien pouvoir soient avérés, il est impératif pour l’actuel gouvernement de se concentrer sur des solutions plutôt que de s’attarder sur le passé.

Il rappelle que l’accession au pouvoir de Diomaye Faye et Ousmane Sonko a été marquée par de lourds sacrifices. « Des Sénégalais ont perdu la vie pour que le changement advienne. L’espoir était immense à l’idée de voir de nouveaux dirigeants prendre les rênes du pays. Mais au vu des actions posées et de ce que nous observons quotidiennement, nous sommes loin de voir le bout du tunnel », regrette-t-il.

Les propos d’Abdou Karim Gueye traduisent une impatience croissante au sein d’une frange de la population. L’enthousiasme suscité par l’arrivée du nouveau régime semble s’estomper face aux défis persistants : cherté de la vie, chômage, accès aux services de base et réformes institutionnelles attendues.

Sénégal / Gouvernance Inclusive : Lancement du Programme de Formation en Gouvernance Inclusive – Vers une Administration plus Équitable et Inclusive

Monsieur Olivier BOUCAL, Ministre de la Fonction publique et de la Réforme du Service public, a officiellement lancé, ce mardi 18 février 2025 à Dakar, en début de matinée, le Programme de Formation en Gouvernance Inclusive.

Cette initiative marque une étape importante dans la promotion de l’équité et de l’égalité de genre ainsi que dans l’amélioration de la gouvernance inclusive au sein de l’administration publique sénégalaise.

Le Ministère de la Fonction publique et de la Réforme du Service public ambitionne, à travers ce projet, de constituer une administration reflétant l’égalité et l’équité de genre, tout en intégrant de manière efficace la problématique de l’inclusion dans ses pratiques managériales.

Ce programme réunit une première cohorte de managers des administrations publiques, leur offrant l’opportunité de développer leur identité de gestionnaire inclusif.

À l’issue de cette formation, ces managers seront en mesure de maîtriser les fonctions essentielles de la gestion des ressources humaines et d’assurer la performance individuelle et collective de leurs équipes.

Pour rappel, ce programme de renforcement des compétences a été élaboré sous l’égide du Projet de Renforcement Institutionnel pour l’Équité et l’Égalité de Genre (PRIEEG). Ce projet, mis en place avec l’appui de la coopération canadienne, implique la collaboration de cinq ministères sectoriels du Sénégal, dont sont issus la plupart des participants.

Il s’agit des ministères suivants :

• Ministère de la Famille et des Solidarités (MFS), notamment à travers la Direction nationale de l’Équité et de l’Égalité de Genre (DEEG) ;

• Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération (MEPC) ;

• Ministère des Finances et du Budget (MFB) ;

• Ministère de la Fonction publique et de la Réforme du Service public (MFPRSP) ;

• Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires (MUCTAT).

Ce programme s’inscrit dans une dynamique de modernisation et de transformation des pratiques administratives, en vue d’une gouvernance plus équitable et inclusive au Sénégal.

Ousmane Sonko face aux députés : un grand oral attendu à l’Assemblée nationale

Le Premier ministre Ousmane Sonko se rendra à l’Assemblée nationale le vendredi 21 février à partir de 9 heures pour répondre aux questions des députés. Cette séance de questions au gouvernement, annoncée par le président du groupe parlementaire El Hadj Malick Ndiaye, s’inscrit dans le cadre de l’exercice démocratique visant à éclairer la représentation nationale sur les grandes orientations et actions de l’exécutif.

Cette première intervention de M. Sonko devant les députés depuis sa nomination est très attendue. Elle offrira une tribune au chef du gouvernement pour défendre ses choix stratégiques et répondre aux préoccupations des parlementaires sur des sujets d’actualité tels que l’économie, la gouvernance, la sécurité, ou encore les réformes institutionnelles en cours.

Si cette séance se veut un cadre d’échange républicain, elle pourrait également être marquée par des confrontations vives entre la majorité et l’opposition. Ousmane Sonko, connu pour son franc-parler, devra faire face aux interpellations des députés, parfois incisives, notamment sur la mise en œuvre du programme du gouvernement.

Abdoul Mbow charge Ousmane Sonko et critique la gouvernance actuelle

Le député de l’opposition dénonce une manipulation politique et prédit l’échec du duo Diomaye-Sonko

Abdoul Mbow charge Ousmane SONKO  »Aucun pays ne s’est développé sur le mensonge. Aucune Nation n’a prospéré en banalisant ses méfaits et ses effets… Le Premier Ministre Ousmane Sonko n’a jamais hésité à se complaire dans l’infamie et l’injure, tant les incongruités d’avant mars 2024, adressées aux membres de l’ancien pouvoir, ne portaient que la marque du raccourci diffamatoire, marque de fabrique du « Président » Ousmane Sonko » d’alors…
Si les jeunes prenaient la mer et se noyaient, c’était du fait que Macky Sall et sa bande avaient détourné les barils de pétrole, et qu’ils les avaient condamnés au malheur, dont les sortirait le « Président » MandrakeSonko, une fois élu. Il leur avait promis un salaire mensuel, boulot ou pas, de 150.000 frs. Les images des milliers de jeunes se bousculant pour fuir le Sénégal et aller servir d’esclaves en Espagne, auraient dû leur faire honte. Mais ils sont nés après la honte. Pas un seul parmi eux n’a fait face à cette urgence, à cette bombe à retardement ; nombre parmi eux ne voit sa chevelure blanchir, du fait de l’inquiétude et de l’énorme responsabilité à devoir exaucer les prières et les cris de détresse de notre jeunesse… Non, ils sont tous en train de prendre et du poids et un goût pour le mannequinat distingué, guettant avides les annonces de nominations du salvateur Conseil des Ministres du mercredi… Voilà pour le contexte de cette manipulation, de grands orfèvres de la communication de masse, qui ont bien étudié Gobbels, persuadés à raison, que « plus c’est gros, mieux ça passe » …
Que raconte ce rapport sans queue ni tête ? « Président » Ousmane Sonko nous a toujours dit que Macky et ses 400 voleurs étaient des carnassiers…. Il n’avait pas encore les preuves, mais il le hurlait sur tous les tréteaux du pays… Ce Rapport de la Cour des Mécomptes, est juste destiné à donner raison à l’insulteur public…. Ousmane Sonko a donc toujours raison ! Ousmane Sonko, « Mou Sell mi » a
toujours raison, il est infaillible, d’extraction quasi-divine…
Et sa parole d’onction divinatoire sur ce bienvenu rapport est déclamée par celui qui ne comprenait pas les arcanes de la BCEAO, mais la dirigeait tout de même. Le même qui cherche à préparer les Sénégalais à des lendemains difficiles et même très difficiles… Dans un propos cousu de fil blanc, Ahmadou Al Aminou Lô, Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, précise et annonce la couleur, en prédisant la suppression des subventions sur l’électricité et les denrées, ⁠ce qui va à une semaine du Ramadan avoir un impact sur l’augmentation du coût de la vie…. Peut-on se dresser sur ses ergots et défier les bailleurs, rendre la France responsable de tous nos maux, et s’attendre à ce qu’elle nous soutienne, quand on ne respecte pas nos créances, se défaussant sur « notre État voyou » ?
Pourtant, le ministre de l’Economie Abdourahmane Sarr annonce une bonne nouvelle : la dette du Sénégal est soutenable. Le ministre des Finances Cheikh Diba, est lui dans une dynamique de correction. Il est le trait d’union entre l’ancien régime et le régime actuel ; il est le symbole de la continuité de l’Etat. C’est justement ce qui en fait une cible de choix pour toute une horde de pieds nickelés, planqués derrière leurs ordinateurs ou relayant honteusement des insinuations tentant de le déstabiliser…
Ce rapport va enfoncer le Sénégal, le décrédibiliser, pour faire de la normalité un scandale.
Ils osent nous parler, en sermonnant les Sénégalais⁠, d’une diminution prochaine des salaires au moment où le train de vie de l’Etat grimpe, tous les anciens supporters quémandant, qu’aillent de pair avec leurs postes, bolides et salaires qui vont faire rimer « ramage et plumage », indifférents aux multiples et indécents ⁠licenciements abusifs et en masse de jeunes sénégalais…
Ce rapport n’est que le « cache-misère » de leur incapacité à mener le Sénégal hors des chemins mensongers qu’ils ont empruntés sans vergogne ni regrets…
C’est l’histoire d’un loup qui devant un troupeau de moutons, leur jura qu’il allait à présent, devenir végétarien.
Il ne s’agit ni plus ni moins que de la chronique d’un échec annoncé du duo Diomaye- Sonko. »

Député Abdou MBOW
Groupe Parlementaire Takku Wallu Sénégal

Forum de la PME-PMI 2025 : Ousmane Sonko annonce un ambitieux pacte de financement

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a officiellement lancé la 4ᵉ édition du Forum de la PME-PMI, un événement clé pour le secteur privé national. Cette rencontre stratégique, placée sous le thème « PME et innovation, levier de souveraineté », traduit la volonté du gouvernement de renforcer la compétitivité des entreprises locales et de soutenir l’innovation technologique.

L’un des temps forts de cette édition a été l’annonce d’un ambitieux programme de financement en faveur des PME-PMI. Ousmane Sonko a dévoilé un objectif clair : porter les crédits alloués aux entreprises de 600 milliards F CFA en 2021 à 3 000 milliards F CFA d’ici 2028.

Dès avril 2025, un pacte de financement de 1 000 milliards F CFA sera signé avec les partenaires économiques. Cette initiative vise à faciliter l’accès au crédit et à garantir un soutien effectif aux entrepreneurs sénégalais.

« Les PME-PMI constituent plus de 99 % du tissu économique du pays. Il est donc impératif de leur offrir un cadre favorable à leur développement », a affirmé le Premier ministre.

L’innovation étant au cœur des débats, Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité d’investir dans la recherche et le développement afin de promouvoir les produits « Made in Senegal ». Selon lui, l’innovation est un moteur essentiel pour renforcer la souveraineté économique du pays.

Pour accompagner cet élan, le gouvernement compte mettre en place des réformes visant à assouplir la fiscalité des entreprises, simplifier les procédures administratives et structurer l’encadrement des PME-PMI.

En parallèle du Forum de la PME-PMI, le Premier ministre a évoqué la tenue prochaine du Forum « Invest in Senegal », un événement inscrit dans le Plan quinquennal 2025-2032. Son objectif ? Attirer les investisseurs nationaux et internationaux et positionner le Sénégal comme un hub économique régional.

Ce forum s’inscrit dans l’Agenda national de transformation à l’horizon 2050, qui ambitionne de faire du Sénégal un acteur économique majeur en Afrique de l’Ouest.

L’édition 2025 du Forum de la PME-PMI a accueilli plusieurs délégations étrangères, avec la Turquie comme invitée d’honneur. Ousmane Sonko a mis en avant la coopération entre Dakar et Ankara, soulignant que celle-ci s’est renforcée sous l’impulsion des présidents Bassirou Diomaye Faye et Recep Tayyip Erdogan.

Ce partenariat est considéré comme un modèle de collaboration « gagnant-gagnant », notamment dans le développement industriel et l’innovation.

Avec ces annonces fortes, le gouvernement sénégalais affiche son ambition de favoriser l’essor des PME-PMI, en leur garantissant un accès facilité au financement, en encourageant l’innovation technologique et en attirant des investissements massifs.

Ousmane Sonko promet la fin de « l’affairisme d’État » et annonce une loi sur le patriotisme économique

La quatrième édition du Forum de la petite et moyenne entreprise, qui s’est ouverte ce mardi, a été marquée par une déclaration forte du Premier ministre Ousmane Sonko à l’endroit du secteur privé national. Le chef du gouvernement a réaffirmé la volonté de l’État de soutenir les entreprises locales, tout en appelant à une transformation des pratiques économiques.

S’exprimant devant un parterre d’acteurs économiques, Ousmane Sonko a insisté sur l’engagement du gouvernement à renforcer le secteur privé, qu’il considère comme un pilier du développement national. Cependant, il a tenu à préciser que cet appui ne serait accordé qu’aux entreprises respectant les principes de transparence et d’éthique dans la gestion des affaires.

« L’affairisme d’État, c’est terminé dans ce pays. Nous allons soutenir tous les efforts des acteurs du privé qui souhaitent travailler sérieusement et honnêtement, mais nous combattrons et mettrons fin aux pratiques que nous avons trouvées ici. En clair, le secteur privé sérieux et entreprenant bénéficiera de tout le soutien du gouvernement », a martelé le Premier ministre.

Dans le même élan, Ousmane Sonko a annoncé l’imminence d’un projet de loi sur le patriotisme économique, qui sera soumis à l’Assemblée nationale dans les prochains jours. Cette réforme vise à garantir une meilleure implication des entreprises locales dans l’économie nationale, en limitant la dépendance aux multinationales et en favorisant les investissements nationaux.

Selon le chef du gouvernement, cette loi s’inscrit dans une volonté de rupture avec certaines pratiques du passé, où des marchés publics étaient attribués de manière opaque et où la surfacturation était devenue monnaie courante.

Au-delà des réformes structurelles, Ousmane Sonko a également lancé un appel direct aux chefs d’entreprise pour qu’ils adoptent des comportements plus vertueux. Il a rappelé que certaines entreprises privées s’étaient considérablement enrichies grâce à des pratiques douteuses, notamment à travers des contrats publics obtenus sans réelle concurrence ou par des montages financiers discutables.

Le Premier ministre a ainsi averti que ces pratiques ne seront plus tolérées sous son administration, tout en assurant que les entrepreneurs honnêtes et travailleurs bénéficieront d’un environnement plus favorable pour développer leurs activités.

Dialogue social : Ousmane Sonko va rencontrer les centrales syndicales

Le ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions, Abass Fall, a annoncé une rencontre prochaine entre le Premier ministre Ousmane Sonko et les centrales syndicales. Cette audience s’inscrit dans le cadre du dialogue social et des concertations tripartites initiées par son département pour examiner les revendications des partenaires sociaux.

Selon Abass Fall, cette rencontre fait suite aux engagements pris lors des discussions du 30 janvier dernier avec les syndicats. « Conformément aux engagements pris lors de notre rencontre du 30 janvier, j’ai fait procéder par mes services à un examen des différentes revendications exprimées dans votre plateforme », a-t-il déclaré, cité par Les Échos dans son édition du mardi 18 février.

Le ministre a précisé que, parallèlement à cette audience avec le Premier ministre, son département travaille à l’organisation de concertations tripartites entre l’État, les employeurs et les syndicats, ainsi qu’à une grande rencontre avec l’ensemble des partenaires sociaux dans les prochains jours.

Les centrales syndicales, qui avaient soumis une plateforme revendicative, espèrent des réponses concrètes à leurs doléances. Parmi les principales préoccupations figurent l’amélioration des conditions de travail, la revalorisation des salaires, la protection sociale des travailleurs et la résolution des conflits dans certains secteurs stratégiques.

Pape Malick Ndour réagit aux mesures annoncées par l’État : « Des engagements pris par le gouvernement de Sonko devant le FMI »

Pape Malick Ndour, ancien ministre de la Jeunesse sous le régime de Macky Sall, a vivement réagi aux mesures annoncées par l’État dimanche 16 février 2025 par Al Aminou Lo, ministre secrétaire général du gouvernement. Dans un post publié sur Facebook, l’ex-ministre a exprimé son désaveu et a précisé que ces mesures ne découlaient pas du rapport de la Cour des comptes, comme certains pourraient le penser, mais étaient en réalité liées à un engagement pris par le gouvernement d’Ousmane Sonko devant le Fonds Monétaire International (FMI).

Selon Pape Malick Ndour, les mesures annoncées sont en ligne avec des engagements pris depuis le 12 septembre 2024, lorsque le gouvernement de Sonko avait, lors de la visite du FMI, pris des engagements relatifs aux réformes économiques et fiscales. Il invite d’ailleurs les Sénégalais à se référer au paragraphe 3 du communiqué intitulé « Les services du FMI achèvent leur visite au Sénégal », qui détaille ces engagements.

Cette déclaration de Pape Malick Ndour vient renforcer ses critiques précédentes sur les incohérences qu’il avait soulevées dans le rapport de la Cour des comptes. En apportant ce nouvel éclairage, l’ancien ministre cherche à mettre en lumière ce qu’il considère comme une continuité dans les engagements économiques du gouvernement, plutôt que des décisions prises sous pression suite à des révélations de la Cour des comptes.

Réduction du train de vie de l’État : Abdoul Mbaye insiste sur l’exemplarité après « 10 mois déjà perdus »

L’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye remet sur la table la question de la réduction du train de vie de l’État, un enjeu qu’il considère comme crucial pour soulager les Sénégalais face aux difficultés économiques actuelles. Il exhorte les autorités à agir concrètement, en montrant l’exemple, après ce qu’il qualifie de « 10 mois déjà perdus » depuis l’arrivée du nouveau régime.

Réagissant à la récente sortie du secrétaire général du gouvernement sur la situation économique du pays, Abdoul Mbaye rappelle que la réduction des dépenses publiques est une nécessité incontournable. « Il n’y a pas d’autres voies pour le Sénégal sinon la réduction du train de vie de l’État. La solution ne se trouvait pas dans la continuité », a-t-il affirmé.

Dès avril 2024, il avait déjà alerté sur l’urgence d’adopter des mesures d’austérité. « Je l’ai écrit dès le 21 avril 2024. Cela m’a juste valu une bordée d’insultes », souligne-t-il, regrettant le manque de réactivité sur cette question.

Pour lui, l’approche doit être pédagogique et non basée sur la menace. Il plaide pour des réformes progressives mais concrètes, qui démontrent une réelle volonté politique d’assainir les finances publiques.

Abdoul Mbaye avait proposé la vente de l’avion présidentiel comme un acte symbolique fort, marquant un tournant dans la gestion des ressources publiques. Toutefois, il estime que des efforts beaucoup plus profonds doivent être faits.

« Il faut bien entendu aller beaucoup plus loin après 10 mois déjà perdus », martèle-t-il, insistant sur la nécessité d’une rupture avec les pratiques dispendieuses du passé.

Assemblée nationale : réunion du bureau convoquée ce mardi

Les membres du bureau de l’Assemblée nationale sont convoqués en réunion ce mardi 18 février à 10 heures. Selon un communiqué officiel, la rencontre se tiendra dans la salle Marie-Joséphine Diallo, située dans le nouveau bâtiment du Parlement.

Si la note officielle ne précise pas l’ordre du jour de cette réunion, cette convocation suscite déjà des interrogations sur les sujets qui seront abordés. Dans un contexte politique marqué par des tensions et des débats sur plusieurs réformes, cette rencontre pourrait être l’occasion d’échanger sur des dossiers en cours ou des décisions importantes à venir.

Affaire de la dette : L’ancien ministre Pape Malick Ndour accuse Aminou Lo de revirement

L’ancien ministre de la Jeunesse sous Macky Sall, Pape Malick Ndour, a relancé le débat sur la gestion de la dette publique en pointant du doigt un changement de position d’Aminou Lo, ancien directeur national de la BCEAO pour le Sénégal. Selon lui, ce dernier aurait d’abord nié toute connaissance d’une falsification des chiffres avant d’admettre récemment en être informé.

Dans une publication sur sa page X, datée du 24 octobre 2024, Pape Malick Ndour rappelle avoir questionné Aminou Lo sur un prêt contracté par l’État auprès des banques sans que la BCEAO ne soit informée. « Je lui ai demandé de nous regarder droit dans les yeux et de nous expliquer s’il était réellement possible que l’État emprunte de l’argent auprès des banques sans que la BCEAO n’en soit informée », écrit-il.

Cette interpellation avait été réitérée lors d’un débat tenu le 31 décembre 2024, toujours disponible sur YouTube. L’ancien ministre affirme que son objectif était de pousser Aminou Lo à parler clairement aux Sénégalais, car, selon lui, il était impossible que de tels emprunts échappent au contrôle de la Banque centrale.

Pape Malick Ndour souligne une incohérence entre les déclarations d’Aminou Lo et celles du gouvernement de l’époque. En effet, lors d’une conférence de presse officielle, un ministre secrétaire général avait déclaré que certains événements liés à la dette auraient pu se produire sans qu’Aminou Lo en soit informé.

Or, dans une récente interview diffusée sur la RTS, l’ancien directeur de la BCEAO a reconnu avoir eu connaissance de la falsification des chiffres de la dette publique. « Il affirme désormais qu’il était bien au courant de la falsification des chiffres sur la dette et qu’il avait même dû rappeler l’État à l’ordre à travers des lettres (qu’il dit encore détenir dans ses archives) », a écrit Pape Malick Ndour.

Si ces déclarations d’Aminou Lo se confirment, elles soulèvent des questions sur la gestion des finances publiques sous le précédent régime. Pourquoi ce revirement tardif ? Quelles étaient les motivations derrière la falsification des chiffres de la dette ? Ces interrogations alimentent un débat de plus en plus vif au sein de l’opinion publique, alors que l’actuel gouvernement tente de faire la lumière sur l’état réel des finances du pays.

Sénégal : Le gouvernement démarre le paiement de l’assistance aux victimes des manifestations politiques

Le paiement des indemnisations aux victimes des manifestations politiques survenues entre 2021 et 2024 va débuter cette semaine, a annoncé El Hadji Ndiogou Diouf, secrétaire général du ministère de la Famille et des Solidarités. Selon lui, les paiements se feront par transfert ou par chèque, et les ayants droit non enregistrés sur la première liste ont été pris en compte.

Intervenant sur la RFM, M. Diouf a précisé que le paiement suivra un calendrier précis. “On va programmer un nombre précis de personnes à payer chaque semaine jusqu’à ce que tous soient totalement indemnisés”, a-t-il déclaré.

Selon les chiffres officiels, 2172 personnes ont été recensées comme bénéficiaires, dont 79 cas de décès et un nombre variable de blessés. En plus de cette assistance financière, le gouvernement assure une prise en charge médicale continue pour les blessés.

Bien que la liste initiale ait été fermée, le ministère reste ouvert aux nouvelles réclamations. “Il y a des gens qui déclarent aujourd’hui avoir été victimes. Dans ce cas, il faut fournir des éléments de preuve et subir une enquête. Si les critères sont remplis, ces personnes seront ajoutées aux 2172 bénéficiaires”, a expliqué M. Diouf.

Pour ceux qui résident dans des zones reculées et qui ne peuvent pas encaisser un chèque, le gouvernement envisage des solutions alternatives, notamment le transfert d’argent par mobile.

Sénégal : Un Rapport Accablant de la Cour des Comptes, Bassirou Diomaye Faye Prône la Transparence et l’Optimisme

La Cour des Comptes du Sénégal a publié un rapport explosif mettant en lumière des irrégularités majeures dans la gestion des finances publiques entre 2019 et mars 2024. La situation budgétaire du pays est jugée critique, avec une dette publique atteignant 18 558,91 milliards de francs CFA, soit 99,67 % du PIB, un chiffre bien supérieur aux 74 % annoncés en 2023. Ce constat, qui met en évidence des écarts budgétaires alarmants, a suscité de vives réactions au sein de l’opinion publique et de la classe politique.

L’un des points les plus préoccupants du rapport concerne la sous-estimation du déficit budgétaire de 2023, initialement annoncé à 4,9 % du PIB, mais qui a finalement été réévalué à 12,3 %. Cette différence s’explique par la non-comptabilisation de certaines dettes et dépenses extrabudgétaires. Par ailleurs, 2 517,14 milliards de francs CFA de dette bancaire ont été contractés hors du circuit budgétaire et sans l’approbation du Parlement, ce qui constitue une violation des principes de transparence et de bonne gouvernance financière.

En plus de ces chiffres alarmants, des pratiques douteuses ont été relevées, notamment des dépenses effectuées en dehors du circuit du Trésor public, des transferts de fonds vers des comptes non réglementaires et des ventes suspectes de biens publics.

Ces irrégularités budgétaires ne sont pas sans conséquence pour les citoyens sénégalais. Une dette publique aussi élevée pourrait entraîner une hausse des impôts et des taxes afin de financer son remboursement, ce qui réduirait le pouvoir d’achat des ménages. De plus, les déficits budgétaires massifs risquent de freiner les investissements dans des secteurs vitaux comme la santé, l’éducation et les infrastructures.

Dans un contexte où l’inflation pèse déjà sur les ménages, cette situation pourrait aggraver les inégalités économiques et ralentir la croissance du pays. Le manque de transparence dans la gestion des finances publiques pourrait aussi affecter la confiance des investisseurs étrangers et des bailleurs de fonds internationaux, dont le soutien est crucial pour le développement du Sénégal.

Face à ces révélations, le président Bassirou Diomaye Faye a tenu à rassurer la population en prônant la transparence et en appelant les Sénégalais à lui faire confiance. Dans des propos relayés par Libération, il a insisté sur la nécessité d’un compte rendu rigoureux des finances publiques :

« Je demande aux Sénégalais de nous faire confiance. Matin, midi, soir, jour et nuit, nous sommes dans la recherche de solutions. Les difficultés sont réelles, mais nous les transformerons en opportunités. »

Le chef de l’État a également rappelé que la publication de ce rapport s’inscrivait dans une démarche de reddition des comptes et d’information du public, un engagement clé de son programme électoral. Il a assuré que son gouvernement travaillait sans relâche pour identifier des solutions viables à cette crise financière.

Dans l’immédiat, la priorité du gouvernement sera de rétablir la confiance et de mettre en place des réformes pour assainir les finances publiques. Parmi les pistes envisagées figurent le renforcement des contrôles budgétaires, la lutte contre la corruption et la rationalisation des dépenses publiques.

Toutefois, la tâche s’annonce ardue. Le gouvernement devra non seulement trouver des solutions pour réduire le poids de la dette, mais aussi relancer l’économie tout en préservant le pouvoir d’achat des citoyens. La transparence et la bonne gouvernance seront donc des éléments clés pour redresser la situation et restaurer la confiance des Sénégalais dans leurs institutions.

L’APR Dénonce une Instrumentalisation Politique du Rapport de la Cour des Comptes

L’Alliance Pour la République (APR), parti fondé par l’ancien président Macky Sall, dénonce une manœuvre politique derrière la publication du Rapport de la Cour des Comptes par le gouvernement en place. Selon un communiqué parvenu à Seneweb, cette démarche viserait à légitimer des poursuites judiciaires contre d’anciens hauts responsables du régime précédent.

Dans son communiqué, l’APR estime que l’Exécutif cherche à créer une base légale pour poursuivre des anciens ministres et directeurs généraux ayant eu à gérer des fonds publics. « Il faut dès lors bien comprendre les objectifs politiques et partisans de la mise en scène de la présentation de ce rapport », affirme le parti, qui dénonce une volonté de « liquidation » des anciens ordonnateurs de dépenses sous Macky Sall.

L’APR remet également en question la manière dont le rapport a été dévoilé, pointant du doigt une communication gouvernementale « lunaire » menée sans la présence du Premier ministre. Pour le parti de Macky Sall, cette précipitation viserait à rassurer les partenaires du Sénégal tout en alimentant un discours politique contre l’ancien régime.

Selon les partisans de l’ancien président, la publication de ce rapport aurait aussi un autre objectif : nuire à l’image de Macky Sall à l’international. « L’un des buts majeurs de la manœuvre politique est d’écorner l’image du Président Macky Sall au plan international », soutient l’APR, soulignant que l’ancien chef de l’État reste une figure influente sur la scène mondiale. Le parti va jusqu’à suggérer que l’actuel pouvoir serait hanté par la possibilité d’un retour de Macky Sall en 2029.

Face à ces accusations, l’APR entend démonter les conclusions du rapport à travers une série d’actions politiques. Une conférence de presse a déjà été organisée pour remettre en cause les résultats de la Cour des Comptes. Le parti annonce également son intention de saisir différentes instances judiciaires, aussi bien nationales qu’internationales, afin de contester la légitimité du rapport.

L’APR envisage notamment de déposer une plainte contre la Cour des Comptes du Sénégal pour « faux, usage de faux et discrédit sur l’honorabilité de citoyens ayant exercé des charges publiques ». Parmi les juridictions visées figurent le Conseil Constitutionnel, la Cour Suprême et la Cour des Comptes de l’UEMOA.

Mamadou DJIGO : Pourquoi les 8 pôles-territoires sont une erreur stratégique pour le Sénégal

L’annonce de la création de 8 pôles-territoires aurait pu être une avancée majeure pour le développement du pays. Malheureusement, cette réforme soulève de nombreuses interrogations :

Sur quelles bases repose-t-elle ?
Quelle est sa viabilité économique ?

Comment ces pôles s’intègrent-ils dans l’organisation territoriale existante ?
En l’absence d’une étude de faisabilité sérieuse, cette initiative ressemble davantage à un projet improvisé qu’à une véritable vision de développement. De nombreuses incohérences subsistent, notamment sur la viabilité toponymique, la logique géostratégique, l’impact économique et l’articulation avec les structures existantes.

  1. Une cartographie arbitraire et sans fondement géostratégique
    Un aménagement du territoire efficace repose sur une analyse rigoureuse des dynamiques économiques, sociales et culturelles. Or, dans le cas des pôles-territoires, aucun élément concret ne permet de justifier leur délimitation.
    Sur quoi se sont-ils appuyés pour définir ces zones ?
    • Les flux économiques existants ?
    • Les ressources naturelles et infrastructures disponibles ?
    • Les liens historiques et socioculturels entre les territoires ?
    Aucune explication claire n’a été fournie. On ne peut pas créer un pôle de développement par simple décision administrative. Un découpage territorial doit répondre à des logiques de mobilité, d’accessibilité et de complémentarité entre les différentes régions.
  2. Une absence totale de viabilité toponymique
    Un territoire ne se limite pas à une délimitation géographique : il doit avoir une identité forte et une reconnaissance historique. Or, ces pôles-territoires ne reposent sur aucune identité territoriale préexistante.
    Les régions actuelles ont des spécificités économiques bien ancrées :
    • Thiès est un pôle industriel et logistique.
    • Ziguinchor est un centre agro-industriel avec un accès maritime stratégique.
    • Saint-Louis doit faire une reconversion autour du gaz.
    • Kaolack est un carrefour d’échanges qui a un potentiel de tourisme religieux extraordinaire.
    En tentant de redessiner artificiellement la carte administrative sans prendre en compte ces réalités, on risque d’effacer les dynamiques locales au lieu de les renforcer.
  3. Une viabilité économique inexistante : où est le modèle de financement ?
    Un pôle ne peut fonctionner que si des investissements massifs sont prévus pour développer les infrastructures, attirer les entreprises et structurer l’économie locale. Or, plusieurs questions restent sans réponse :
    • Quels secteurs économiques seront développés dans ces pôles ?
    • Quelles infrastructures seront mises en place pour les rendre attractifs ?
    • Quel sera le modèle de financement et qui prendra en charge ces investissements ?
    Créer des pôles-territoires sans garantir leur viabilité économique, c’est prendre le risque de bâtir des zones sans activité, sans attractivité et sans retombées pour les populations.
  4. L’absence de calcul de l’indice potentiel de développement territorial (IPDT)
    Avant d’engager une réforme territoriale d’une telle envergure, il est impératif d’évaluer objectivement le potentiel de développement de chaque zone. Une telle évaluation repose sur un indice de développement territorial, conçu pour mesurer la capacité d’un territoire à se structurer et à générer une dynamique économique durable. Cet indice devrait intégrer plusieurs paramètres clés, notamment :
    • La capacité du territoire à générer de la croissance : Cela inclut l’analyse de ses secteurs économiques porteurs, de son tissu entrepreneurial et de sa contribution au PIB régional.
    • Son niveau d’attractivité pour les investisseurs : Un territoire attractif doit offrir un cadre réglementaire favorable, un environnement économique stable et des perspectives de rentabilité à moyen et long terme.
    • Ses contraintes structurelles : Il s’agit d’évaluer les infrastructures disponibles (routes, énergie, télécommunications), la qualification de la main-d’œuvre locale et la facilité d’accès aux marchés nationaux et internationaux.
    Or, dans le cadre des pôles-territoires, cet indice fondamental n’a même pas été calculé. L’absence d’une telle étude de faisabilité signifie que les décisions sont prises sans une vision claire des forces et des faiblesses de chaque territoire. En procédant ainsi, on risque non seulement d’investir dans des zones peu propices au développement, mais aussi de négliger des territoires qui auraient pu devenir de véritables moteurs économiques. Une réforme territoriale efficace ne peut se faire à l’aveugle : elle doit être guidée par des données rigoureuses, permettant d’orienter les choix stratégiques de manière rationnelle et efficiente.
  5. Une désorganisation institutionnelle totale : quel impact sur les régions, les Agropoles et les gouverneurs ?
    La mise en place des pôles-territoires soulève de nombreuses interrogations quant à leur articulation avec les structures administratives et économiques existantes. En l’absence d’un cadre clair, cette réforme risque d’engendrer une confusion institutionnelle et une dilution des responsabilités.
    Quel avenir pour les régions ?
    L’intégration des pôles-territoires dans l’architecture institutionnelle actuelle demeure floue. Plusieurs questions se posent :
    • Ces nouvelles entités remplaceront-elles purement et simplement les régions actuelles ou coexisteront-elles avec elles, au risque de créer des chevauchements de compétences ?
    • Si coexistence il y a, quelles seront les missions spécifiques attribuées aux pôles-territoires et celles qui resteront sous l’autorité des collectivités locales ?
    • La gouvernance territoriale sera-t-elle renforcée ou, au contraire, affaiblie par la multiplication des niveaux administratifs ?
    Sans clarification sur ces points, le risque est grand de voir émerger une dualité d’autorités, source de conflits de compétences et d’inefficacité dans la gestion des politiques publiques.

Quel impact sur les Agropoles ?
Les Agropoles, conçus pour structurer et dynamiser les filières agricoles régionales, pourraient être fragilisés par cette réforme. Plusieurs incertitudes subsistent :
• Seront-ils intégrés dans ces nouveaux pôles-territoires ou relégués au second plan ?
• Leurs financements seront-ils maintenus ou détournés vers ces nouvelles structures, au risque de ralentir des projets déjà en cours ?
• Les acteurs du secteur agricole bénéficieront-ils d’une meilleure coordination ou, au contraire, d’une dispersion des ressources et des moyens d’action ?
Toute réforme territoriale devrait, en principe, renforcer les dynamiques économiques locales. Or, en l’absence de garanties sur la continuité et l’efficacité des Agropoles, cette refonte institutionnelle pourrait compromettre leur rôle dans la modernisation de l’agriculture.

Quel rôle pour les gouverneurs et l’administration déconcentrée ?
L’introduction des pôles-territoires soulève également la question de leur gouvernance :
• Ces pôles seront-ils dotés d’autorités administratives propres, avec un mode de désignation spécifique ?
• Seront-ils placés sous la tutelle de gouverneurs nommés par l’État ou bénéficieront-ils d’une autonomie de gestion avec des dirigeants élus ?
• Quel sera l’impact de cette réforme sur les services déconcentrés de l’État et leur capacité à assurer un suivi efficace des politiques publiques locales ?
Sans un cadre de gouvernance clair et stable, cette réforme risque de générer une perte de repères institutionnels, compromettant ainsi la continuité et l’efficacité de l’action publique au niveau local.

Une réforme confuse et difficilement applicable
L’absence de réponses précises à ces interrogations traduit une réforme insuffisamment préparée, aux contours mal définis. En l’état, elle ne fait qu’accroître l’incertitude institutionnelle et menace de désorganiser l’ensemble du maillage territorial. Si l’objectif est d’améliorer la gouvernance et le développement territorial, il est impératif d’apporter des clarifications sur le rôle exact de ces pôles, leurs interactions avec les structures existantes et leurs modalités de financement. À défaut, cette réforme risque d’être une source supplémentaire de blocages et d’inefficacité.

  1. Une alternative plus efficace : développer les métropoles d’équilibre
    Plutôt que d’initier artificiellement des pôles-territoires sans fondement économique solide, il est plus pertinent de s’appuyer sur les métropoles d’équilibre identifiées dans le Plan National d’Aménagement et de Développement Territorial (PNADT). Ces villes, qui disposent déjà d’un socle économique et infrastructurel, constituent des leviers stratégiques pour structurer et dynamiser l’ensemble du territoire.

Pourquoi concentrer les efforts sur les métropoles d’équilibre ?

  1. Des pôles de développement déjà existants
    Contrairement aux pôles-territoires conçus ex nihilo, les métropoles d’équilibre s’appuient sur un dynamisme économique et social préexistant. Des villes comme Dakar, Thiès, Touba, Saint-Louis, Kaolack et Ziguinchor disposent déjà d’infrastructures solides, d’un tissu économique structuré et d’un rayonnement régional affirmé. Elles attirent des investissements, concentrent des activités industrielles, commerciales et universitaires, et bénéficient d’un capital humain qualifié.
    Plutôt que de disperser les ressources dans des projets incertains, il est plus judicieux de renforcer ces centres en consolidant leurs atouts et en optimisant leur intégration avec les territoires environnants.
  2. Une approche territoriale plus cohérente
    Une métropole se développe à partir d’un point central et structure progressivement les conurbations qui l’entourent, tandis qu’un pôle-territoire repose sur une approche superficielle, cherchant à organiser un espace large autour d’un point d’ancrage à créer. Si ces deux modèles poursuivent des objectifs similaires en matière d’aménagement, l’expérience montre qu’il est bien plus efficace d’accompagner l’essor de territoires qui se construisent naturellement que de tenter d’en inventer sans garantie de viabilité.
    En renforçant les métropoles existantes, on s’appuie sur une dynamique urbaine et économique déjà enclenchée, ce qui garantit une meilleure allocation des ressources et un impact plus immédiat sur le développement régional. Chaque métropole peut jouer un rôle structurant en fonction de ses atouts spécifiques :
    • Thiès : Plaque tournante du transport et de l’industrie, grâce à sa position stratégique et à ses infrastructures ferroviaires et routières.
    • Ziguinchor : Hub agro-industriel et logistique, soutenu par un développement des infrastructures portuaires et de transformation des produits agricoles.
    • Saint-Louis : Centre d’innovation et de recherche universitaire, avec un accent sur l’agriculture durable, la pêche et le gaz.
    • Tambacounda : Plateforme régionale du textile et du commerce, appuyée par un port sec facilitant les échanges avec les pays voisins.
    • Kaolack : Pôle du commerce et de la transformation des produits agroalimentaires, notamment le sel, l’arachide et le tourisme religieux.
    • Dahra : Centres de développement de l’élevage, de l’industrie agro-pastorale et la gomme arabique.
    • Kédougou : Hub minier et métallurgique, en lien avec l’exploitation des ressources naturelles de la région.
  3. Une allocation plus efficace des ressources
    Concentrer les investissements sur des pôles urbains en pleine croissance permet une utilisation plus rationnelle des ressources publiques et privées. Plutôt que d’éparpiller les financements sur des initiatives isolées et peu viables, il convient de prioriser :
    • L’amélioration des infrastructures de transport : Modernisation des routes, développement du réseau ferroviaire, extension des ports et des aéroports.
    • La création de conditions favorables aux entreprises et aux industries : Zones économiques spéciales, allègements fiscaux, mise en place d’incubateurs et de pôles d’innovation.
    • Le renforcement de l’offre de formation et d’éducation : Universités, écoles techniques et centres de formation professionnelle spécialisés en fonction des spécificités économiques de chaque métropole.
    Cette approche garantit un effet multiplicateur des investissements, en stimulant la croissance, en créant des emplois et en améliorant la compétitivité du pays.
  4. Une véritable décentralisation et un rééquilibrage territorial
    Le renforcement des métropoles d’équilibre est une réponse directe à la macrocéphalie de Dakar, où se concentrent aujourd’hui l’essentiel des activités économiques, des infrastructures et des services. Ce déséquilibre entraîne des congestions urbaines, une pression foncière excessive et des inégalités régionales marquées.

En consolidant le rôle des métropoles régionales, on crée de nouveaux pôles d’attractivité capables :
• D’absorber une partie de la population et des investissements.
• De limiter l’exode rural et la migration vers Dakar.
• D’assurer un meilleur maillage du territoire avec des infrastructures adaptées aux besoins locaux.
Ainsi, plutôt que d’imposer des pôles artificiels sans viabilité économique, la consolidation des métropoles d’équilibre s’inscrit dans une logique pragmatique, efficace et durable, garantissant un développement plus harmonieux du Sénégal.

Les pôles-territoires constituent une impasse : misons sur les métropoles
La mise en place des huit pôles-territoires repose sur une réforme précipitée, mal conçue et déconnectée des réalités économiques. Plutôt que de redessiner artificiellement la carte administrative du pays, il est bien plus pertinent de consolider les métropoles existantes. Celles-ci ont déjà un rôle structurant, une dynamique économique avérée et un fort potentiel de croissance.
Les métropoles ne sont pas le fruit d’un découpage arbitraire, mais le résultat d’une étude scientifique rigoureuse, menée de manière inclusive, tenant compte des réseaux linéaires (infrastructures de transport et communication), des points stratégiques (hubs économiques et industriels) et des espaces surfaciques (bassins agricoles, pôles urbains). Elles s’inscrivent ainsi dans une logique d’aménagement du territoire fondée sur des réalités mesurables et vérifiables.
Poursuivre le développement des métropoles revient à capitaliser sur des investissements déjà engagés dans des infrastructures majeures : autoroutes, ports, universités, zones industrielles et logistiques. C’est donner de la continuité aux efforts déployés pour moderniser le pays, en garantissant une cohérence dans l’aménagement et une optimisation des ressources. Si l’objectif est de bâtir un Sénégal équilibré et compétitif, alors le choix des métropoles d’équilibre s’impose comme la seule stratégie viable et pragmatique.


Mamadou DJIGO
Ingénieur Aménageur et Développeur de Territoires
Ancien Dg de l’ANAT
Administrateur du Cabinet T&D
Consultant international

Mouhamadou lamine Massaly : Quand la vérité nous interpelle face aux mensonges et manipulations, se taire c’est être acteur et complice

Tous les gros mensonges sur notre récente histoire politique ponctuée par des évènements sanglants entre 2021 et 2024 ont survécu grâce au silence coupable des intellectuels, à la propagande des bourreaux et leurs adeptes, et au complexe de certains. La stratégie des pro-dictature consiste à s’acharner contre toute personne qui décide de ne pas faire le mouton en suivant cette voie. Et pour cela, ils n’ont ni limite ni gêne. Des injures publiques aux calomnies, en passant par la caricature et la désinformation, ils forgent ainsi leur tactique de dissuasion.

Tout cela pour espérer attiser la haine aveugle en imposant leur version tronquée des faits historiques. Évidemment, sans arguments objectivement contradictoires, ils ne peuvent faire que cela. Le règne du Parti Pastef et son arrivée au Pouvoir sont faits de manipulations et de mensonges. Au nom de quoi doit-on laisser cela continuer ? Un fait naturel caractérise le Pastef, dont la vilenie de leur sinuosité politique, de la boulimie politique et de la tendance valétudinaire à manipuler, insulter et calomnier font dégoûter de la Politique. Sonko et son parti Pastef et son gouvernement infestent des stipulations labyrinthiques et infectent des données qu’il ne maîtrise pas.

Le duo Diomaye Sonko : balourdise d’un bellâtre ou ignorance d’un néophyte

Depuis l’avènement de Pastef au Pouvoir, on clopine quand on a pour programme que l’insulte et les accusations calomnieuses. Les Sénégalais abhorrent l’injustice. Mais ils détestent les mystificateurs à gage et maudissent les boutefeux qui trichent en se laissant aller à la facilité. Ils ont sali le pays, ils cherchent à salir Macky Sall et sa gestion. Mais c’est peine perdue car la bave du crapaud n’atteint jamais la blanche colombe. Le Président Macky Sall a laissé au Sénégal des avancées sublimes, des infrastructures et des édifices sonores au haut desquels parle son génie national et international. Macky Sall n’a pas légué à son peuple des pratiques d’imposteurs.

Ce pays étant un État de Droit, trôner à la tête d’une Institution ne disculpe personne à l’heure de la reddition des comptes. Mais faisons le sainement. Une position partisane ne doit, donc, amener aucun responsable politique, ni aucun néophyte en quête de présence politique à occulter les forfaitures des uns en accusant les autres. Sonko et ceux qui parlent trichent en taisant la responsabilité de ceux qui sont aujourd’hui dans leur gouvernement.

Macky Sall a été cité insidieusement dans un rapport où son nom ne figure pas. Quelle honte pour le calomniateur !
Qu’est ce qui a permis de financer tout ça ? N’est ce pas la dette dont on parle ?
Laisser Macky tranquille et essayer de faire autant…
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  • ⁠auto pont front de terre Aucun rapport de la Cour des Comptes ne le cite. Que cessent impostures et intoxications. Notamment sur Samuel Sarr victime d’arrestation arbitraire. Son interpellation est un gâchis, car Samuel Sarr, un entrepreneur visionnaire, ancien ministre de l’Énergie du Sénégal (2007-2012) est un acteur clé dans la transformation énergétique de l’Afrique de l’Ouest. Son arrestation constitue une menace pour le développement économique et énergétique du Sénégal. Idem pour Lat Diop, Farba Ngom, Tahirou Sarr etc…

A Sonko, son parti Pastef et son gouvernement et affidés, ils sont invités de diversifier leur parole politique : agriculture, emploi, promotion humaine, justice, sécurité et santé publique, éducation et formation professionnelle, entre autres, sont les urgences nationales. Depuis qu’ils sont au pouvoir, le Sénégal n’a pas décollé pour qu’on accuse et étale des faussetés !

La Cour des comptes censée être l’organe principal en charge du contrôle des finances publiques n’a jamais été tant critiquée. Elle fait face à une perte de confiance. Le rapport parle d’irrégularités et de dysfonctionnements, tandis que le discours du Premier ministre et de son gouvernement évoque des problèmes de mal gouvernance et de détournements. La Cour des comptes ferait face à un conflit d’intérêt. Il appert qu’un des conseillers de la cour des comptes est le mari d’une avocate membre du pool d’avocats de Ousmane Sonko. A vous de juger.

Mouhamadou lamine Massaly
Président du parti UNR

Mansour Faye rejette le rapport de la Cour des comptes et accuse Ousmane Sonko

L’ancien ministre Mansour Faye a vivement contesté, ce samedi, le rapport de la Cour des comptes sur la gestion des finances publiques de l’État. Selon lui, ce document serait un “faux rapport” commandité par le Premier ministre Ousmane Sonko, qu’il accuse d’instrumentalisation politique.

Dans une déclaration publiée ce samedi, Mansour Faye n’a pas mâché ses mots. Il qualifie le rapport de la Cour des comptes de “document commandité” par Ousmane Sonko, qu’il surnomme ironiquement “SAS demi-dieu”. Pour l’ancien ministre, ce rapport ne serait qu’un prétexte pour lancer une “chasse aux sorcières” sans fondement.

“Aujourd’hui, au lieu de solutions, SAS ‘demi-dieu’ fait montre de son impuissance, voire de son incompétence à répondre aux attentes des populations. Il commandite un faux rapport qui ne dit rien de substantiel, sinon lui servir d’excuses pour déclencher une chasse aux sorcières”, a-t-il déclaré.

Mansour Faye remet également en question la fiabilité du document et s’interroge sur la disparition de certains rapports précédents. “À quel rapport se fier ? Celui qui vient d’être publié, bien taillé ? Quid de ceux qui ont disparu des sites ? Tout ceci me laisse perplexe et dubitatif !”, a-t-il ajouté.

Bien qu’il affirme respecter le travail des magistrats, l’ancien ministre reste sceptique et appelle les Sénégalais à ne pas se laisser manipuler.

Mansour Faye conclut son message par un appel aux citoyens, les exhortant à s’opposer aux “intimidations” du gouvernement actuel. “Il est plus que temps que les Sénégalais soucieux de l’avenir de notre chère Nation se ressaisissent et disent STOP. Les menaces et les intimidations ne passeront jamais ! Enough !!!”

Situation catastrophique des finances publiques : Pastef appelle à la patience et à la solidarité du peuple sénégalais

Le 14 février 2025, lors d’une conférence de presse tenue par le Bureau politique du Pastef, la situation financière du Sénégal a été décrite comme catastrophique, suite au rapport alarmant de la Cour des comptes. Le rapport met en évidence une gestion désastreuse des finances publiques, qualifiée de « carnage financier sans précédent » dans l’histoire politique du pays.

Le professeur Daouda Ngom, coordonnateur des cadres du Pastef, a partagé des constats accablants sur la situation. Selon lui, les « manquements graves », voire « criminels », identifiés par la Cour des comptes ont plongé les finances publiques dans une crise profonde, qualifiée d’ »hypertension ». Le rapport, qui révèle des dérives dans la gestion des fonds publics, a été perçu comme un choc pour les autorités et la population.

Face à ce constat alarmant, Pastef a exigé des mesures de reddition de comptes, appelant le gouvernement à traduire les responsables de ces malversations devant les juridictions compétentes. Le Bureau politique du parti a souligné la nécessité de poursuivre les actions de lutte contre la corruption et de renforcer la transparence dans la gestion des finances publiques. « Notre parti, Pastef/Les patriotes, appelle ainsi le gouvernement à tout mettre en œuvre pour une reddition des comptes et la traduction des brigands financiers devant les juridictions compétentes », a insisté le professeur Ngom.

Malgré la gravité de la situation, le Bureau politique du Pastef a tenté de rassurer la population sur les mesures déjà prises par le gouvernement pour remédier à cette crise. Il a mentionné des initiatives telles que l’élargissement de l’assiette fiscale, la réduction du train de vie de l’État et la mobilisation de l’épargne locale comme des étapes importantes pour redresser la situation.

Dans un contexte où l’État se retrouve avec peu de marge de manœuvre, le Bureau politique de Pastef a lancé un appel à la solidarité nationale, soulignant que ce moment difficile requiert un « sursaut de patriotisme ». Pastef a ainsi appelé le peuple sénégalais à être patient, solidaire et à continuer de faire confiance aux autorités, notamment au président de la République, au Premier ministre et à l’ensemble du gouvernement, pour mener à bien la transformation systémique du Sénégal.

La situation des finances publiques au Sénégal est aujourd’hui une source majeure d’inquiétude. Le rapport de la Cour des comptes, ainsi que les demandes du Pastef pour une meilleure gestion et une reddition des comptes, font état d’une crise profonde qui nécessite des actions urgentes et transparentes. Le gouvernement, tout en mettant en place des mesures pour améliorer la situation, devra relever le défi de restaurer la confiance de la population, en particulier à travers des actions concrètes de justice et de réformes structurelles. Le peuple sénégalais, quant à lui, est appelé à rester solidaire et à faire preuve de patience, dans l’espoir d’une transformation durable du pays.

Révision ordinaire des listes électorales 2025 : une opportunité pour plus de 3 millions de citoyens de devenir électeurs

Le Sénégal a officiellement lancé la révision ordinaire des listes électorales pour l’année 2025. Cette opération, démarrée le 1er février, se poursuivra jusqu’au 31 juillet sur l’ensemble du territoire national. Elle vise à permettre aux citoyens d’accéder à leur droit de vote en s’inscrivant pour la première fois ou en mettant à jour leurs informations électorales. Encadrée par la Direction générale des élections (DGE) et supervisée par la Commission électorale nationale autonome (CENA), cette initiative revêt une importance capitale pour garantir une participation démocratique plus large et inclusive.

La nécessité de cette révision se justifie par l’écart significatif entre la population sénégalaise et le nombre d’électeurs inscrits. Selon les dernières données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), la population du Sénégal est estimée à environ 18 millions d’habitants, tandis que le fichier électoral ne recense que 7 371 891 électeurs. Cette différence de plus de 10 millions de personnes met en évidence l’enjeu d’une plus grande mobilisation afin d’augmenter le taux d’inscription sur les listes électorales.

La mise à jour du fichier électoral est assurée par des commissions administratives installées dans chaque commune du pays. Ces commissions sont chargées de recevoir et de traiter les demandes d’inscription, de modification ou de radiation des électeurs. Elles sont composées d’un président désigné par l’autorité administrative, du maire ou de son représentant, ainsi que de représentants des partis politiques. Cette diversité dans la composition des commissions vise à garantir un processus transparent et équitable.

Pour s’inscrire sur les listes électorales ou mettre à jour leurs informations, les citoyens doivent se présenter aux commissions avec leur carte nationale d’identité biométrique CEDEAO. Ceux qui ont changé de domicile doivent fournir un document justifiant leur nouvelle adresse, comme une facture d’eau ou d’électricité, ou un certificat de résidence. Les militaires et paramilitaires souhaitant modifier leur statut électoral doivent également présenter une attestation confirmant leur changement de situation.

La révision des listes électorales prend aussi en compte les radiations nécessaires. Les personnes décédées, celles frappées d’incapacité juridique et celles qui souhaitent volontairement être retirées des listes sont concernées par cette procédure. En cas de rejet d’une demande d’inscription ou de modification, les citoyens ont la possibilité de saisir le tribunal d’instance, qui statue dans un délai de dix jours. Les contestations liées à la radiation d’un électeur ou à la publication des listes provisoires peuvent également être portées devant la justice, avec la possibilité d’un recours devant la Cour suprême pour les cas les plus complexes.

Révision des listes électorales 2025 : un enjeu crucial pour la participation démocratique

Le processus de révision ordinaire des listes électorales pour l’année 2025 a officiellement démarré le 1er février et se poursuivra jusqu’au 31 juillet sur l’ensemble du territoire national. Cette opération, essentielle au bon déroulement des scrutins à venir, vise à inscrire de nouveaux électeurs et à mettre à jour les informations des citoyens déjà enregistrés.

Selon les données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), la population du Sénégal est estimée à 18 millions d’habitants, alors que le fichier électoral ne compte que 7 371 891 électeurs. Cet écart notable souligne la nécessité d’une mobilisation accrue pour permettre à un plus grand nombre de citoyens d’exercer leur droit de vote.

La révision des listes électorales est assurée par des commissions administratives mises en place dans chaque commune. Ces commissions sont composées :

• d’un président nommé par l’autorité administrative,

• du maire ou de son représentant,

• de représentants des partis politiques.

Elles travaillent sous la supervision de la Commission électorale nationale autonome (CENA) et ont pour mission de recevoir et traiter les demandes d’inscription, de modification ou de radiation des électeurs.

Les citoyens souhaitant s’inscrire pour la première fois ou modifier leurs informations doivent se présenter munis de leur carte nationale d’identité biométrique CEDEAO.

En cas de changement de domiciliation, un document justifiant le lien avec la nouvelle circonscription est requis, comme :

• une facture d’eau ou d’électricité,

• un certificat de résidence.

Pour les militaires et paramilitaires souhaitant changer de statut électoral, une attestation justifiant leur nouvelle situation est nécessaire.

Les radiations concernent principalement :

• les personnes décédées,

• celles frappées d’incapacité juridique,

• celles souhaitant volontairement se retirer des listes électorales.

En cas de rejet d’une demande d’inscription ou de modification, les citoyens peuvent introduire un recours auprès du tribunal d’instance, qui statue sous dix jours. Les contestations liées à la radiation d’un électeur ou à la publication des listes provisoires peuvent également être portées devant la justice, avec un ultime recours possible devant la Cour suprême.

Alors que la période de révision ordinaire se poursuit jusqu’au 31 juillet 2025, la Direction générale des élections (DGE) appelle les citoyens à ne pas attendre la dernière minute pour effectuer leurs démarches. L’objectif est de garantir une participation électorale inclusive et représentative, essentielle au bon fonctionnement du processus démocratique.

Polémique autour du rapport de la Cour des comptes : Aïssata Tall Sall monte au créneau

L’ancienne ministre de la Justice, Me Aïssata Tall Sall, a vivement critiqué le dernier rapport de la Cour des comptes lors d’un point de presse de l’Alliance pour la République (APR). Rejetant en bloc ce document, elle a dénoncé aussi bien sa forme, son contenu que son objectif, estimant qu’il s’agit d’un réquisitoire dirigé contre l’ancien président Macky Sall et son régime.

Prenant la parole en deuxième position lors de la conférence de presse, Me Aïssata Tall Sall n’a pas mâché ses mots. Selon elle, ce rapport est biaisé et semble avoir été conçu dans le but de discréditer l’ancien chef de l’État. « Nous le rejetons trois fois : d’abord sur la forme, ensuite sur le fond et enfin sur la finalité », a-t-elle martelé.

Sur la forme, l’ancienne garde des Sceaux s’interroge sur l’absence de signature sur le document, alors que le nom du président de la Cour des comptes y est mentionné. « C’est à croire qu’ils ont peur d’assumer leurs affirmations », a-t-elle ironisé.

Sur le fond, elle rappelle que la Cour des comptes avait déjà certifié certaines données contenues dans le rapport, avant de faire volte-face. « Pourquoi revenir sur un travail qu’elle a déjà validé ? », s’interroge-t-elle.

Enfin, sur la finalité, Me Aïssata Tall Sall voit dans ce rapport une volonté manifeste de jeter le régime de Macky Sall « à la vindicte populaire ». Elle estime que dans le contexte actuel, ce document a été utilisé comme un « prétexte » pour attaquer l’ancien pouvoir.

Me Aïssata Tall Sall regrette que la Cour des comptes, qu’elle jugeait autrefois « beaucoup plus sérieuse », en soit arrivée à ce stade. Selon elle, ce rapport controversé ternit l’image de l’institution et met en péril sa crédibilité. « C’est la première fois que la Cour des comptes produit un rapport tant contesté. Avec ce rapport, elle s’est tiré une balle dans le pied », a-t-elle déclaré.

Malgré cette polémique, l’ancienne ministre a tenu à défendre Macky Sall, qu’elle qualifie d’« homme à la parole rare et aux actes incontestables ». Elle rappelle que c’est sous sa présidence que la Cour des comptes a été renforcée, ce qui, selon elle, prouve qu’il n’avait rien à cacher.

Gestion chaotique de l’ancien régime : Alioune Tine indigné par les révélations de la Cour des comptes

La publication du rapport de la Cour des comptes sur la gestion financière de l’ancien régime sous Macky Sall continue de susciter l’indignation au Sénégal. Parmi les voix les plus critiques, celle d’Alioune Tine, fondateur d’Afrikajom Center, se fait particulièrement entendre.

Dans une déclaration empreinte de colère et d’étonnement, Alioune Tine n’a pas caché son indignation face aux révélations du rapport. « On est complètement estomaqué, extrêmement surpris. C’est une gestion vraiment chaotique et scandaleuse », a-t-il dénoncé. Les conclusions du rapport mettent en lumière des irrégularités majeures dans la gestion des fonds publics, suscitant une vague d’indignation dans l’opinion publique.

Pour Alioune Tine, les difficultés économiques et sociales actuelles du pays sont directement liées à cette mauvaise gestion. « Ce qui reste aujourd’hui, c’est de voir quelles leçons il faut tirer, car le pays est confronté à de nombreux conflits sociaux. Les travailleurs sont dans la rue. Il y a le chômage, des problèmes dans le secteur de la santé avec des médecins que l’État ne peut pas recruter, entre autres… Et cela est dû aux effets et aux conséquences de cette gestion totalement chaotique », a-t-il expliqué.

Cette situation intervient dans un contexte où plusieurs secteurs clés du pays sont en crise. Les grèves des travailleurs se multiplient, notamment dans l’éducation et la santé, tandis que les jeunes peinent à trouver un emploi dans un marché du travail en difficulté.

Face à cette situation, la question de la reddition des comptes et des réformes structurelles se pose avec acuité. De nombreuses voix s’élèvent pour exiger que des mesures soient prises afin de sanctionner les responsables de cette mauvaise gestion et d’éviter que de telles dérives ne se reproduisent à l’avenir.

Le rapport de la Cour des comptes pourrait ainsi être un tournant majeur dans la lutte pour une gouvernance plus transparente et plus efficace au Sénégal. Reste à voir quelles actions concrètes seront entreprises par les autorités compétentes pour répondre aux attentes de la population.

Papa Malick Ndour appelle à la défense des institutions du Sénégal contre « les manipulations politiques »

Alors que le rapport de la Cour des Comptes continue de provoquer des remous dans la sphère politique, l’ancien ministre Papa Malick Ndour est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme une tentative de déstabilisation des institutions sénégalaises. Selon lui, les attaques répétées contre le rapport ne visent pas uniquement à critiquer son contenu, mais plutôt à saper l’intégrité et la stabilité des structures républicaines.

Lors d’un point de presse, Papa Malick Ndour a évoqué une « vassalisation » des institutions publiques, affirmant que certaines manœuvres politiques étaient orchestrées dans le but d’affaiblir les fondements de la démocratie sénégalaise. Il estime que derrière ces attaques, se cache une stratégie de manipulation de l’opinion publique menée par Ousmane Sonko et ses alliés. Pour l’ancien ministre, cette démarche vise à créer une défiance généralisée envers les institutions étatiques afin de renforcer une position politique basée sur la contestation permanente.

« Ce qui se passe actuellement n’est rien d’autre qu’une tentative de destruction méthodique de nos institutions. On cherche à détourner l’opinion publique avec des accusations sans fondement dans le seul but de servir des intérêts personnels et politiques. Cela est extrêmement dangereux pour l’unité nationale », a-t-il déclaré.

Papa Malick Ndour s’inquiète particulièrement des conséquences de cette campagne de dénigrement sur le fonctionnement de l’État et sur les fonctionnaires républicains qui, selon lui, sont injustement pris pour cibles. Il rappelle que l’administration sénégalaise est composée de serviteurs de l’État compétents et dévoués, qui ne devraient pas être instrumentalisés dans des querelles politiques. « Nos fonctionnaires sont les piliers de notre administration. Ils œuvrent chaque jour pour le bien-être du pays sans aucune appartenance politique. Les attaquer, c’est fragiliser notre État », a-t-il ajouté.

Face à cette situation, il appelle à un sursaut national et exhorte les Sénégalais à ne pas tomber dans le piège de la division. Il insiste sur l’importance de défendre les institutions républicaines contre toute tentative de manipulation politique, afin de préserver la stabilité et la transparence du pays.

« Le Sénégal a toujours été une nation respectée pour sa solidité institutionnelle. Nous devons nous mobiliser pour éviter que ce climat de suspicion ne détruise notre réputation et ne mette en péril nos acquis démocratiques. Le peuple doit rester vigilant et ne pas se laisser emporter par des discours populistes qui ne visent qu’à semer la confusion », a-t-il conclu.

Me Aïssata Tall Sall critique le rapport de la Cour des Comptes : « C’est un document qui souffre dans le fond, la forme et la finalité »

La publication du rapport d’audit de la Cour des Comptes sur la gestion de l’État entre 2019 et mars 2024 continue de susciter des réactions vives au sein de la classe politique. Après les critiques formulées par l’Alliance pour la République (APR) contre la publication du rapport dans le cadre de l’initiative « Jub, Jubal, Jubbanti », c’est au tour de Me Aïssata Tall Sall de monter au créneau. La présidente du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal et membre influente de l’APR a tenu, ce jeudi, un point de presse au cours duquel elle a remis en question la crédibilité du document et dénoncé ce qu’elle considère comme un travail biaisé.

Selon l’ancienne ministre de la Justice sous Macky Sall, le rapport de la Cour des Comptes « souffre dans le fond, la forme et la finalité ». D’entrée de jeu, elle a pointé du doigt des « incongruités et incohérences », qui, selon elle, jettent un discrédit sur la démarche adoptée par l’institution de contrôle des finances publiques.

Sur la forme, Me Aïssata Tall Sall déplore l’absence de prise en compte des observations des anciens ministres des Finances ayant exercé durant la période couverte par l’audit. Selon elle, il aurait été plus juste d’inclure les éléments de réponse de ces ministres avant de publier le document. « Il aurait fallu interroger ceux qui ont eu à gérer ces ressources publiques et leur permettre d’apporter des clarifications. Ce travail n’a pas été fait par la Cour des Comptes », a-t-elle regretté.

L’ancienne ministre va plus loin en s’interrogeant sur l’authenticité même du document, soulignant l’absence de signatures officielles. « On peine à savoir qui a revendiqué la paternité de ce document », a-t-elle dénoncé, insinuant ainsi un possible manque de transparence dans le processus d’élaboration du rapport. Pour elle, un document d’une telle importance aurait dû être signé par les magistrats en charge de l’audit afin d’éviter toute contestation sur son origine et sa validité.

Sur le fond, Me Aïssata Tall Sall estime que la Cour des Comptes ne fait que se répéter et que ce rapport n’apporte rien de nouveau. Elle rappelle que des audits similaires ont déjà été réalisés sous l’ancien régime et que la Cour ne fait que réutiliser des données anciennes pour justifier des conclusions déjà établies d’avance. « Ce rapport semble vouloir imposer de nouveaux chiffres pour ternir l’image des responsables de l’ancien régime », a-t-elle accusé, affirmant que cette démarche s’inscrit dans une volonté de nuire politiquement aux anciens dignitaires du pouvoir.

La sortie de Me Aïssata Tall Sall vient ainsi renforcer la ligne défensive de l’APR face aux accusations de mauvaise gestion portées contre le régime de Macky Sall. Alors que le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye promet des poursuites judiciaires contre les auteurs présumés de malversations financières, l’ancienne ministre de la Justice considère que ces accusations relèvent davantage d’un agenda politique que d’une réelle volonté d’assainissement des finances publiques.

Les débats autour de ce rapport risquent donc de se prolonger, entre un gouvernement déterminé à faire toute la lumière sur la gestion passée et une opposition qui dénonce une chasse aux sorcières. Pendant ce temps, l’opinion publique reste divisée entre ceux qui réclament des sanctions exemplaires et ceux qui voient dans cette affaire une instrumentalisation politique des institutions judiciaires et financières du pays.

Rapport de la Cour des Comptes : l’APR accuse le nouveau régime de « comportement irresponsable »

La publication du rapport d’audit de la Cour des Comptes sur la gestion de l’État entre 2019 et mars 2024 continue de faire couler beaucoup d’encre. Ce document, qui met en lumière des irrégularités dans la gestion des finances publiques sous l’ancien régime, a été rendu public par le gouvernement actuel dans le cadre de son initiative de transparence baptisée « Jub, Jubal, Jubbanti ». Face aux conclusions accablantes du rapport, le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a annoncé l’ouverture de poursuites pénales contre des responsables présumés de détournements de fonds et d’autres infractions économiques.

En réaction, l’Alliance pour la République (APR), parti de l’ancien président Macky Sall, a tenu une conférence de presse ce jeudi 13 février pour contester les accusations et dénoncer une instrumentalisation politique du rapport. D’après les cadres du parti, le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye agit de manière irresponsable en rendant publics des chiffres qui, selon eux, seraient exagérés ou mal interprétés. Ils estiment que cette posture pourrait nuire gravement à la réputation du Sénégal et compromettre sa capacité à obtenir des financements à l’international. « Le comportement irresponsable du nouveau régime va coûter très cher au Sénégal, en réputation et en coût d’emprunt », a déclaré un responsable du parti. En wolof, il a ajouté : « Ku meunul bahul lu yakku yowa ! » (Celui qui n’a pas su gérer ne doit pas détruire ce qui existe).

L’un des points majeurs de discorde entre l’APR et le gouvernement actuel concerne la dette publique. L’APR a tenu à rappeler que la dette publique sénégalaise repose sur deux composantes distinctes. La première est la dette intérieure, qui englobe les emprunts contractés auprès des banques locales et les émissions de bons du Trésor sur les marchés financiers régionaux. La seconde est la dette extérieure, qui comprend les prêts obtenus auprès d’organismes bilatéraux et multilatéraux, ainsi que les fonds levés sur les marchés financiers internationaux. Selon les cadres du parti, il est erroné d’inclure dans la dette publique certaines facilités financières accordées par les banques locales pour l’exécution de projets et programmes spécifiques. Ils accusent le gouvernement actuel d’avoir gonflé les chiffres en y intégrant des avances et découverts bancaires, ce qui, selon eux, ne correspond pas à la définition traditionnelle de la dette publique.

Un autre point de friction concerne la vente de biens immobiliers de l’État. Selon le rapport de la Cour des Comptes, plusieurs immeubles appartenant à l’État ont été cédés dans des conditions jugées opaques. En réponse, l’APR affirme que ces transactions ont été réalisées dans le cadre légal et que les immeubles ont été vendus à la SOGEPA, une société publique dont l’État détient l’intégralité du capital. Le parti rappelle que la loi n°2022-36 du 22 novembre 2022 autorise expressément le transfert de ces biens à la SOGEPA, soit par cession, soit à titre gratuit ou onéreux. L’APR estime que la Cour des Comptes n’a d’ailleurs émis aucun grief majeur sur ces ventes et accuse le gouvernement de manipuler l’information à des fins politiques.

Sur la question de l’encours de la dette de l’administration centrale, l’APR affirme que le rapport de la Cour des Comptes ne remet pas en cause les chiffres contenus dans les lois de règlement adoptées sous le régime de Macky Sall. Selon eux, la Cour aurait même corrigé certaines erreurs du ministère des Finances, qui aurait omis d’intégrer un montant de 81,29 milliards de francs CFA. Pour les partisans de l’ancien président, cela prouve que les chiffres avancés par le gouvernement actuel sont biaisés et ne reflètent pas la réalité des finances publiques.

La question des disponibilités bancaires de l’État est également un sujet de contestation. Le rapport mentionne que les fonds disponibles en banque s’élèvent à 173,6 milliards de francs CFA, mais l’APR conteste ce chiffre, affirmant que les données du Trésor et des institutions bancaires situent plutôt ces disponibilités à 263,9 milliards. Cette divergence de chiffres alimente la méfiance de l’ancien régime, qui soupçonne le gouvernement actuel de vouloir noircir artificiellement le tableau financier pour justifier certaines décisions politiques.

Les engagements financiers de l’État vis-à-vis du secteur bancaire constituent un autre point de discorde. Selon la Cour des Comptes, à la fin de l’année 2023, les engagements financiers de l’État s’élevaient à 2 219,79 milliards de francs CFA. Or, le rapport officiel du gouvernement actuel évoque un chiffre bien inférieur, estimé à 619,8 milliards. L’APR interpelle l’exécutif sur cette différence de près de 1 600 milliards de francs CFA et exige des explications claires sur l’origine des données utilisées par le ministère des Finances.

Derrière ces querelles techniques et financières se cache une véritable bataille politique entre l’ancien et le nouveau régime. L’APR se défend vigoureusement contre ce qu’il considère comme une tentative de criminalisation de la gestion de Macky Sall et de ses collaborateurs. Le parti accuse le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye d’orchestrer une campagne de diabolisation pour détourner l’attention des difficultés actuelles du pays.

De son côté, le gouvernement maintient sa ligne dure en promettant des poursuites judiciaires contre les responsables présumés de malversations. Le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a assuré que des enquêtes approfondies seront menées et que toutes les personnes impliquées, qu’elles soient anciennes ou actuelles figures de l’État, devront rendre des comptes. L’exécutif affirme que son objectif est d’assainir la gestion publique et de rétablir la confiance des citoyens dans les institutions du pays.

L’affaire ne fait que commencer et pourrait avoir des conséquences politiques majeures dans les mois à venir. Si les enquêtes judiciaires confirment les accusations portées par la Cour des Comptes, d’anciens ministres et hauts responsables risquent des poursuites pénales pouvant aller jusqu’à des peines de prison. L’APR, quant à elle, promet de ne pas se laisser faire et annonce déjà qu’elle mènera une bataille politique et médiatique pour défendre son bilan et rétablir sa vérité.

Dans ce contexte explosif, l’opinion publique suit avec attention l’évolution du dossier. Pour les citoyens, l’enjeu dépasse le simple règlement de comptes entre deux régimes : il s’agit avant tout de savoir si les promesses de transparence et de bonne gouvernance faites par le président Bassirou Diomaye Faye seront tenues, et si la justice sera véritablement impartiale dans le traitement de cette affaire aux multiples ramifications.

Diéthié Fall dénonce les abus du régime précédent et soutient la transparence du nouveau pouvoir

La publication du dernier rapport de la Cour des Comptes continue de susciter de vives réactions au Sénégal. Diéthié Fall, président du Parti Républicain pour le Progrès (PRP), a exprimé son indignation face à la gestion des finances publiques sous l’ancien régime. Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux et relayé par Sud Quotidien, il a dénoncé l’utilisation abusive des ressources nationales tout en réaffirmant son soutien aux nouvelles autorités engagées dans une gouvernance plus transparente.

Diéthié Fall n’a pas mâché ses mots en réagissant aux conclusions du rapport. Il a rappelé que, pendant que les opposants au régime précédent étaient « attaqués, violentés, calomniés, gazés et emprisonnés », ceux qui détenaient le pouvoir « pillaient en même temps nos maigres ressources ». Une critique cinglante qui vient renforcer les accusations déjà portées par le Premier ministre Ousmane Sonko, dont les alertes répétées sur la gestion des deniers publics trouvent désormais un écho dans les chiffres révélés par la Cour des Comptes.

Pour le leader du PRP, ces détournements sont d’autant plus révoltants que le Sénégal figure encore parmi les 25 pays les plus pauvres du monde. Une réalité qui, selon lui, rend ces abus inacceptables et exige des mesures fortes pour établir la responsabilité des auteurs de ces « crimes financiers ».

Diéthié Fall a également salué les actions entreprises par le nouveau pouvoir pour faire toute la lumière sur ces affaires et traduire les coupables en justice. Il soutient pleinement les initiatives du Président de la République et de son gouvernement, qui se sont engagés à restaurer la transparence et l’éthique dans la gestion des fonds publics.

Dans son message, il a appelé les citoyens à rester patients et unis derrière les nouvelles autorités, estimant que cette phase de transition est essentielle pour bâtir un « Sénégal souverain, juste et prospère ».

Les déclarations du président du PRP s’inscrivent dans un climat politique marqué par une volonté de rupture avec les pratiques du passé. La publication du rapport de la Cour des Comptes risque d’accélérer les poursuites judiciaires contre certains responsables de l’ancien régime, alors que la pression populaire en faveur de la reddition des comptes ne cesse de croître.

Diéthié Fall, en prenant fermement position, confirme l’alignement de son parti avec la ligne politique du gouvernement en place. Une posture qui renforce le camp du pouvoir dans son engagement pour une gestion plus vertueuse des ressources publiques.

Ousseynou Ly sur la gestion passée : « Le pays a été plongé dans le chaos par des hommes d’État autoproclamés »

Le ministre-conseiller et porte-parole de la Présidence, Ousseynou Ly, a récemment réagi au rapport accablant de la Cour des comptes concernant l’état des finances publiques du Sénégal. Il a critiqué les anciens dirigeants, qui, malgré leurs diplômes et leur expérience en tant qu’« hommes d’État », ont plongé le pays dans le chaos financier.

Malgré cette situation financière désastreuse, M. Ly a salué la capacité des nouvelles autorités à maintenir le fonctionnement de l’État. Il a notamment souligné le paiement régulier des salaires, l’approvisionnement des secteurs essentiels et la gestion efficace des urgences nationales.

À son entrée en fonction, le Président Bassirou Diomaye Faye a mandaté le Premier ministre Ousmane Sonko et son gouvernement pour entreprendre des actions prioritaires. Parmi celles-ci figurent la réduction des prix des denrées de première nécessité, la préparation de la campagne agricole, le règlement des dettes des opérateurs économiques et la gestion des inondations.

Ousseynou Ly a également souligné que la reconstruction d’un pays nécessite du savoir-faire et des vertus, contrairement à sa destruction, qui ne demande ni science ni compétence. Il a insisté sur le fait que ce sont aujourd’hui ces jeunes, autrefois qualifiés d’« inexpérimentés », qui redressent le pays et redonnent espoir aux citoyens.

Sénégal : Le gouvernement réagit au rapport de la Cour des comptes sur les finances publiques

Le gouvernement sénégalais a tenu une conférence de presse pour répondre aux conclusions du Rapport de la Cour des comptes sur la situation des finances publiques de 2019 à 2023. Lors de cette rencontre, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a insisté sur la nécessité d’agir rapidement pour corriger les déséquilibres mis en évidence par le document.

Selon la Cour des comptes, la gestion des finances publiques sur la période examinée révèle un déséquilibre financier notable, nécessitant des ajustements urgents. « Ce rapport est une photographie fidèle de la situation économique du pays. Il met en lumière des ajustements qu’il est impératif de mettre en œuvre », a déclaré le ministre.

Parmi les principaux points soulevés, le rapport met en avant une augmentation significative de la dette publique, un déficit budgétaire persistant et une gestion des dépenses nécessitant des améliorations. Ces constats font écho aux préoccupations soulevées ces derniers mois par plusieurs experts économiques et institutions financières internationales.

Face à ces constats, Cheikh Diba a tenu à rassurer l’opinion publique en affirmant que le gouvernement a pris toute la mesure de la situation et s’engage à apporter des corrections. « Il y a un réel déséquilibre financier qui nous impose d’agir vite, avec efficacité et méthode », a-t-il insisté.

Le ministre des Finances a également mis en avant les efforts déjà entrepris pour rétablir l’équilibre budgétaire. Parmi les mesures annoncées figurent :

• Un renforcement du contrôle des dépenses publiques pour limiter le gaspillage et améliorer l’efficacité des investissements.

• Une meilleure mobilisation des recettes fiscales afin d’accroître les ressources de l’État sans alourdir la pression fiscale sur les citoyens.

• Une révision de la gestion de la dette publique pour garantir sa soutenabilité à long terme.

Vers un débat national sur la gestion des finances publiques ?

Les conclusions du rapport de la Cour des comptes risquent d’alimenter le débat sur la gouvernance économique du pays, notamment à l’approche de décisions budgétaires cruciales. Certains analystes estiment que ces constats pourraient inciter à une réforme en profondeur de la politique budgétaire afin de garantir une plus grande transparence et une meilleure gestion des ressources publiques.

Affaire Farba Ngom : Violents affrontements devant le Pool Judiciaire Financier, cinq arrestations

L’audition de Farba Ngom, maire des Agnams, dans une affaire de blanchiment d’argent, a été marquée ce jeudi par de violentes échauffourées devant le Pool Judiciaire Financier. Cinq de ses partisans ont été arrêtés par la police après des affrontements au cours desquels des gaz lacrymogènes ont été utilisés pour disperser la foule.

Alors que Farba Ngom se rendait à son audition, plusieurs de ses soutiens s’étaient rassemblés devant le Pool Judiciaire Financier pour lui témoigner leur appui. La situation a rapidement dégénéré, entraînant des heurts entre manifestants et forces de l’ordre.

Face à l’escalade de la violence, les forces de police ont procédé à l’interpellation de cinq individus, qui ont été conduits au commissariat du Point E pour être entendus. Parmi eux figure un homme présenté comme l’oncle de l’ex-député, blessé lors des affrontements et pris en charge médicalement.

L’enquête sur des soupçons de blanchiment d’argent visant Farba Ngom suscite une forte attention, aussi bien parmi ses partisans que dans les médias. Cette tension s’est traduite par un dispositif sécuritaire renforcé autour du Pool Judiciaire Financier.

Farba Ngom auditionné au PJF : tensions et affrontements entre forces de l’ordre et ses partisans

Ce jeudi 13 février, le député Farba Ngom s’est présenté au Pôle Judiciaire Financier (PJF), situé en face du couloir de la mort de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), pour une audition. Dès les premières heures de la matinée, ses partisans s’étaient mobilisés aux abords du tribunal en signe de soutien.

Cependant, cette présence massive a rapidement entraîné des tensions. Les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser la foule à l’aide de gaz lacrymogènes. Des affrontements ont éclaté entre manifestants et forces de sécurité, conduisant à l’arrestation d’un partisan du député.

Dans la confusion, un oncle de Farba Ngom, également présent sur les lieux, a été blessé au menton. Pour l’instant, aucune déclaration officielle n’a été faite sur les motifs exacts de l’audition du parlementaire, mais cette convocation s’inscrit dans un contexte où plusieurs figures politiques font face à des enquêtes judiciaires.

Sénégal : Le rapport accablant de la Cour des comptes déclenche une tempête politique

Le dernier rapport de la Cour des comptes, couvrant la période de 2019 au 31 mars 2024, révèle une gestion financière chaotique marquée par des détournements massifs, des transactions suspectes et des violations flagrantes des règles budgétaires. Ces révélations ont déclenché une vague d’indignation et de réactions politiques, notamment du côté du parti Pastef, qui entend mener une offensive médiatique pour dénoncer ce qu’il considère comme un scandale d’État.

Face à l’ampleur des faits révélés par le rapport, El Malick Ndiaye, président de l’Assemblée nationale et secrétaire national à la communication du Pastef, a lancé un appel sans équivoque aux militants et sympathisants de son parti. Dans un message publié sur X (anciennement Twitter), il invite les Sénégalais à s’emparer du rapport et à le diffuser massivement sur toutes les plateformes médiatiques.

« Ousmane Sonko du waxantu (Sonko ne parle pas à la légère). À tous les Patriotes ! Vous avez de la matière. Que personne ne vous distraie. Prenez le rapport de la Cour des comptes ligne par ligne, chiffre après chiffre. Faites des lives, des challenges TikTok, des audios WhatsApp, des émissions… Na Sénégalais ak Aduna bi yépp xam li xew (Que les Sénégalais et le monde entier sachent ce qu’il y a dans le rapport de la Cour des comptes). »

Ce mot d’ordre marque une nouvelle étape dans la stratégie de communication du parti, qui mise sur la viralité des réseaux sociaux pour exposer au grand jour ce qu’il considère comme une « prédation des ressources publiques ».

Les conclusions de la Cour des comptes, bien que détaillées, n’ont pas encore fait l’objet d’une réaction officielle claire de la part du gouvernement. Toutefois, le Pastef entend bien en faire un levier pour accentuer la pression sur les autorités et exiger des comptes.

Avec cette campagne de sensibilisation massive, le parti espère transformer ces révélations en un débat national et international, contraignant ainsi l’exécutif à réagir. L’enjeu est de taille, car au-delà des accusations, ces informations pourraient avoir des répercussions politiques et judiciaires majeures.

Le Sénégal entre ainsi dans une phase intense de confrontation médiatique, où chaque élément du rapport risque d’être scruté, commenté et exploité politiquement. Le Pastef, à travers son appel à la mobilisation, cherche à s’imposer comme le principal porte-voix des dénonciations, obligeant ainsi le gouvernement à répondre aux accusations.

L’APR face au rapport de la Cour des comptes : un point de presse pour clarifier les choses ce jeudi

L’Alliance Pour la République (APR) a décidé de sortir de son silence suite à la publication du rapport définitif de la Cour des comptes sur la gestion des finances publiques, couvrant la période allant de 2019 au 31 mars 2024. Ce rapport, qui met en lumière plusieurs irrégularités dans la gestion des finances publiques sous le précédent gouvernement, a provoqué de vives réactions, notamment au sein du parti au pouvoir.

Pour répondre aux accusations et clarifier sa position, l’APR a annoncé la tenue d’un point de presse ce jeudi 13 février 2025 à 18 heures, au siège du parti à Mermoz. Ce rendez-vous vise à apporter des éclaircissements sur les conclusions du rapport et à défendre la gestion du gouvernement dirigé par l’ancien président.

Le rapport de la Cour des comptes a mis en évidence des anomalies dans la gestion de la dette publique et des déficits, ainsi que des problèmes de communication des données financières, un sujet sensible qui a secoué le pays ces derniers jours. Dans ce contexte, l’APR entend fournir des explications détaillées, répondre aux préoccupations soulevées et, selon des sources proches du parti, contester certaines conclusions du rapport qu’elle juge inexactes ou exagérées.

Les responsables de l’APR devraient également évoquer les mesures mises en place pour rectifier les problèmes soulignés dans le rapport et rassurer l’opinion publique ainsi que les investisseurs internationaux quant à la viabilité de la politique économique du pays. Ce point de presse s’inscrit dans un contexte politique particulièrement tendu, où le gouvernement actuel cherche à consolider la confiance des Sénégalais et des partenaires étrangers après les révélations sur la gestion des finances publiques.

Hamidou Anne critique la gouvernance de Diomaye Faye : entre désillusion et incertitudes

Lors d’une interview fleuve sur 7TV, Hamidou Anne, essayiste et ancien conseiller au ministère des Affaires étrangères, a livré une analyse sans concession de la situation politique, économique et diplomatique du Sénégal sous l’ère de Bassirou Diomaye Faye. Selon lui, le pays traverse une période de grande incertitude, marquée par des décisions qu’il juge inadaptées et une gouvernance qu’il qualifie d' »agitation stérile ».

Hamidou Anne n’a pas mâché ses mots en décrivant le gouvernement en place comme une équipe de « stagiaires sans maîtres de stage ». D’après lui, l’actuelle administration peine à définir une ligne directrice permettant d’amorcer un réel développement du pays. « Ces gens en face ne redresseront rien. Ils sont simplement dans l’agitation », a-t-il affirmé face à la journaliste Maïmouna Ndour Faye. Pour lui, le travail de fond et la discrétion sont les véritables moteurs du progrès, et non les débats stériles qui dominent actuellement l’espace public.

Revenant sur l’un des dossiers brûlants du moment, la reddition des comptes, l’essayiste a particulièrement pointé du doigt le traitement du cas de Farba Ngom. Il s’interroge sur la légitimité de la levée de son immunité parlementaire, qu’il considère comme précipitée et contraire aux principes démocratiques. Toutefois, il admet que l’exigence de transparence et de justice reste essentielle pour asseoir l’État de droit, à condition qu’elle soit appliquée de manière équitable.

Interrogé sur la possibilité d’une poursuite judiciaire contre l’ancien président Macky Sall, Hamidou Anne s’est montré catégorique : « Le régime actuel ne va pas le traduire en justice. Ce ne sont que des paroles en l’air ». Selon lui, tant que des figures comme Juan Branco ne seront pas inquiétées par la justice internationale, toute volonté affichée de poursuite contre Macky Sall restera illusoire.

Hamidou Anne a également réaffirmé son opposition à la loi d’amnistie, estimant qu’il aurait fallu rendre justice avant de l’adopter. « Je me suis dit que ceux qui ont cassé, brûlé, vandalisé, devaient être corrigés à la hauteur de leurs actes », a-t-il déclaré. Il critique ainsi la logique d’impunité qui, selon lui, affaiblit l’autorité de l’État. Malgré son désaccord initial, il reconnaît le pragmatisme de Me Aïssata Tall Sall, qui s’est pliée à cette décision par souci de stabilité.

Sur le plan international, Hamidou Anne déplore un « effacement progressif du Sénégal sur la scène africaine et mondiale » depuis l’arrivée au pouvoir de Diomaye Faye. S’il concède que la ministre des Affaires étrangères, Yassine Fall, est injustement critiquée, il estime néanmoins que son action reste timide.

« Le Sénégal a toujours été une puissance diplomatique », rappelle-t-il, citant des épisodes marquants comme l’envoi de troupes en République démocratique du Congo en 1965 ou encore le rôle du pays dans les grandes négociations africaines sous Abdoulaye Wade. « Aujourd’hui, nous constatons que le Sénégal renonce progressivement à cette ambition d’universalisme. »

Au terme de son intervention, Hamidou Anne a dressé un constat sombre sur la situation actuelle, insistant sur le manque de vision du gouvernement et les difficultés croissantes auxquelles font face les Sénégalais. « Nous ne pouvons pas nous permettre de gouverner sur des promesses creuses. Il faut une feuille de route claire et des actions concrètes », conclut-il.

Vente des immeubles de l’État à la SOGEPA : révélations de l’audit des finances publiques

Le rapport d’audit sur la situation des finances publiques du Sénégal, couvrant la période de 2019 au 31 mars 2024, a mis en lumière plusieurs opérations financières majeures impliquant l’État. Publié ce mercredi 12 février, ce document révèle notamment la cession de plusieurs immeubles publics à la Société nationale de Gestion et d’Exploitation du Patrimoine bâti de l’État (SOGEPA).

D’après le rapport, l’État sénégalais a procédé à la vente de plusieurs de ses immeubles bâtis à la SOGEPA par le biais du décret n°2022-163 du 3 février 2022. Cette transaction avait pour objectif de faciliter le développement d’un emprunt obligataire Sukuk d’un montant de 330 milliards de FCFA, levé le 21 avril 2022.

Créée par la loi n°2021-36 du 22 novembre 2021, la SOGEPA a pour mission de gérer et d’exploiter le patrimoine immobilier de l’État. Dans le cadre de cette mission, la société a mobilisé ces fonds à travers un mécanisme de financement islamique (Sukuk), garantissant aux investisseurs des rendements conformes aux principes de la finance islamique.

Si cette vente a permis à l’État de mobiliser des fonds importants, le rapport d’audit pose toutefois certaines questions sur la gestion des actifs publics et l’opportunité d’une telle transaction. Certains analystes estiment que la cession de biens immobiliers de l’État aurait pu être mieux encadrée afin d’assurer une transparence totale et une meilleure optimisation des ressources publiques.

Cette révélation relance également le débat sur l’endettement et la gestion du patrimoine public, dans un contexte où l’État cherche à diversifier ses sources de financement tout en maîtrisant son déficit budgétaire.

Avec cette opération, la SOGEPA se retrouve désormais propriétaire de plusieurs immeubles stratégiques, ce qui pourrait redéfinir l’exploitation et la gestion du patrimoine bâti de l’État dans les années à venir. Reste à savoir si cette restructuration aboutira à une meilleure valorisation des biens publics ou si elle entraînera des répercussions sur l’occupation et l’utilisation des bâtiments administratifs.

Les conclusions de ce rapport pourraient conduire à un débat plus large sur la gestion des finances publiques et la nécessité d’un encadrement plus strict des transactions impliquant des actifs stratégiques de l’État.

Sénégal : La Cour des comptes confirme la manipulation des finances publiques sous Macky Sall

Un rapport explosif de la Cour des comptes, publié récemment, révèle des irrégularités massives dans la gestion des finances publiques du Sénégal entre 2019 et mars 2024. Ces conclusions confirment les accusations portées en septembre 2024 par le Premier ministre Ousmane Sonko, qui dénonçait une manipulation des chiffres sous l’administration de Macky Sall.

Une dette publique largement sous-estimée

L’un des points les plus marquants du rapport concerne la dette publique. Alors que le gouvernement de Macky Sall annonçait un taux d’endettement de 65,9 % du PIB, Ousmane Sonko affirmait qu’il atteignait en réalité 76,3 %. La Cour des comptes valide cette estimation et met en lumière plusieurs anomalies :

• Surfinancement inexpliqué : des emprunts excédentaires ont été contractés sans justification claire, certains ayant financé des dépenses hors budget.

• Prêts et dettes dissimulés : une partie de la dette publique n’a jamais été retracée dans les comptes de l’État, notamment via des crédits directs et des substitutions de débiteurs.

• Encours de la dette sous-évalué : les chiffres officiels minimisaient l’ampleur de l’endettement réel.

Un exemple frappant concerne un emprunt obligataire Sukuk SOGEPA de 2022, dont 114,4 milliards de F CFA n’ont jamais été reversés au Trésor public, soulevant de sérieuses interrogations sur la gestion des fonds empruntés.

Des déficits budgétaires maquillés

Le rapport met en évidence une manipulation des chiffres budgétaires destinée à masquer l’état réel des finances publiques. Parmi les pratiques relevées :

• Rattachement artificiel de recettes : certaines recettes ont été attribuées à des exercices antérieurs afin de réduire artificiellement le déficit apparent.

• Déficits budgétaires sous-déclarés :

• En 2022, le gouvernement affichait un déficit de 6,10 % du PIB, alors qu’il atteignait en réalité 6,56 %.

• En 2023, l’écart se reproduit : 4,9 % officiellement, contre 5,17 % en réalité.

Des milliards transférés sans contrôle

Entre 2019 et 2023, 2 562,17 milliards de F CFA ont été transférés vers des Services Non Personnalisés de l’État (SNPE), des comptes échappant aux circuits budgétaires classiques, compliquant ainsi la traçabilité des fonds.

Deux comptes de dépôt en particulier sont mis en cause :

1. Le compte CAP/Gouvernement

• 1 343,57 milliards de F CFA y ont été décaissés en quatre ans.

• Parmi les dépenses signalées, 6,48 milliards de F CFA auraient servi à payer un loyer et 4 milliards de F CFA ont été versés à Air Sénégal sans justification claire.

2. Le Programme de Défense des Intérêts Économiques et Sécuritaires du Sénégal (PDIES)

• Depuis 2017, ce programme a absorbé 303,03 milliards de F CFA sans obligation de justification.

• Plusieurs engagements financiers semblent avoir été pris en dehors des règles budgétaires établies.

Dépenses extrabudgétaires et exonérations fiscales opaques

Le rapport révèle également des pratiques inquiétantes dans la gestion des finances publiques :

• Dépenses extrabudgétaires : financées directement via des comptes bancaires commerciaux, sans passer par le circuit budgétaire officiel, faussant ainsi les chiffres du déficit réel.

• Exonérations fiscales opaques :

• En 2021, l’État a accordé 952,7 milliards de F CFA d’exonérations fiscales.

• Aucune donnée n’a été fournie pour 2022 et 2023, en violation des obligations de transparence de l’UEMOA.

Un scandale financier aux lourdes conséquences

Les conclusions de la Cour des comptes confirment l’ampleur des irrégularités dénoncées par Ousmane Sonko. La gestion des finances publiques sous Macky Sall apparaît comme marquée par une opacité inquiétante et des pratiques comptables douteuses.

Ces révélations risquent d’avoir des répercussions majeures :

• Tensions avec les partenaires financiers : La manipulation des chiffres pourrait affecter la crédibilité du Sénégal auprès des institutions financières internationales.

• Réformes économiques nécessaires : Le gouvernement actuel devra redoubler d’efforts pour restaurer la transparence et la stabilité budgétaire.

• Conséquences politiques : Ce scandale pourrait impacter l’image de Macky Sall et de son parti, alors que la gestion de son administration est aujourd’hui sévèrement critiquée.

Avec ces nouvelles révélations, le débat sur la gouvernance économique du Sénégal prend une nouvelle dimension. L’heure est désormais aux responsabilités et aux réformes pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise.

Hamidou Anne critique sévèrement le gouvernement : “Ils sont incompétents”

Invité de l’émission L’invité de MNF sur la 7TV, l’essayiste et analyste politique Hamidou Anne n’a pas mâché ses mots à l’égard des nouveaux dirigeants du Sénégal. Sans détour, il a dénoncé ce qu’il qualifie d’« incompétence » de l’actuelle équipe gouvernementale, l’accusant de privilégier l’agitation médiatique au détriment du travail de fond nécessaire au redressement du pays.

Lors de son intervention, Hamidou Anne a exprimé son scepticisme quant à la capacité des dirigeants en place à apporter des changements significatifs. « Ils font de l’agitation, ils ne redressent rien et ils ne redresseront rien. Ils sont incompétents », a-t-il affirmé avec fermeté. Pour lui, le travail gouvernemental devrait se faire dans la discrétion et la rigueur, loin des effets d’annonce.

« Un pays, ça se construit dans le silence et le travail […]. Il y a une sacralité du silence et de la solitude quand on travaille », a-t-il ajouté, déplorant le manque de sérieux et de profondeur dans la gestion actuelle des affaires publiques.

Allant plus loin dans sa critique, l’essayiste a également mis en cause l’impréparation et le manque de maturité des nouveaux gouvernants. « Ils sont techniquement incompétents, politiquement impréparés, socialement immatures », a-t-il conclu, dressant ainsi un bilan accablant des premiers mois du régime en place.

Affaire des 8 milliards : Abdou Mbow exige des explications et interpelle le gouvernement

L’Assemblée nationale a été le théâtre d’une vive interpellation ce mardi 11 février, alors que le député Abdou Mbow, membre du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, a exigé des explications du gouvernement sur un supposé scandale financier impliquant un ministre de la République et un homme d’affaires.

L’affaire a été révélée par le journaliste et chroniqueur Pape Sané lors d’une émission diffusée sur Walf TV. Selon lui, une somme colossale de 8 milliards de francs CFA serait au centre de transactions douteuses entre un haut responsable gouvernemental et un opérateur économique. Ces allégations ont rapidement pris une ampleur nationale, alimentant les débats sur la gouvernance et la transparence sous le nouveau régime.

Face au ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, présent à l’Assemblée pour défendre des projets de loi sur la réglementation bancaire et la microfinance, Abdou Mbow a exprimé sa profonde indignation. « Il est inadmissible qu’un tel scandale puisse être banalisé comme l’ont été d’autres affaires il y a quelques mois sous le nouveau régime. Nous avons promis au peuple sénégalais un État de droit, une gouvernance vertueuse, et nous ne pouvons pas laisser planer le doute sur une question aussi grave », a-t-il martelé devant l’hémicycle.

L’ancien président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar (BBY) a ensuite mis en garde contre l’impact que de telles accusations pourraient avoir sur la confiance des citoyens envers les institutions publiques. « Le Sénégal ne peut plus se permettre de tolérer l’opacité dans la gestion des deniers publics. Chaque ministre, chaque dirigeant doit rendre compte. Il est du devoir du gouvernement de tirer cette affaire au clair. La crédibilité de nos institutions en dépend. »

Interpellé sur cette question brûlante, le ministre des Finances, Cheikh Diba, a adopté une posture prudente, évitant d’entrer dans les détails de l’affaire. « Le ministère des Finances fait l’objet de nombreuses convoitises. Le débat est là. Nous n’allons pas entrer dans des considérations spécifiques, car l’affaire est entre les mains de la justice. Mais je peux vous assurer que nous partageons ces valeurs de transparence et de Jubël-Jubënti (droiture et intégrité). Nous n’accepterons pas que le Président ou le Premier ministre ait plus de valeurs que nous. Que chacun prie pour son prochain… », a-t-il déclaré devant les députés.

Maguette Sène critique le système bancaire sénégalais et prône les tontines comme alternative

L’Assemblée nationale a été le cadre d’un débat animé ce mardi 11 février, lors de l’examen du projet de loi sur la réglementation bancaire. Le député-maire de Malicounda, Maguette Sène, a vivement dénoncé la domination des banques étrangères dans le secteur financier sénégalais, plaidant pour une plus grande valorisation des systèmes d’épargne traditionnels comme les tontines ou « natt ».

Selon Maguette Sène, le secteur bancaire sénégalais est sous l’emprise des capitaux étrangers, un phénomène qui, selon lui, freine le développement économique du pays. Il a affirmé que ces institutions bancaires réalisent des profits considérables tout en imposant des conditions d’accès au crédit qui ne favorisent pas les Sénégalais les plus modestes. Il a souligné que cette situation constitue une forme d’étranglement économique pour les citoyens et les petites entreprises locales.

Le parlementaire a mis en avant les tontines, un système de financement informel principalement utilisé par les femmes, comme une alternative crédible au système bancaire traditionnel. Il a expliqué que ces structures permettent aux petits commerçants et aux entrepreneurs d’accéder à des fonds de manière plus souple et adaptée à leurs réalités économiques. Il a notamment illustré son propos avec l’exemple des vendeuses de poissons et de légumes, qui utilisent ces méthodes pour financer leurs activités sans les contraintes des banques classiques.

Maguette Sène a également rappelé que la Délégation générale à l’Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ) s’est inspirée de ces systèmes traditionnels pour faciliter l’accès au financement des entrepreneurs. Selon lui, les résultats obtenus par cette institution prouvent que ces modèles financiers locaux peuvent être un moteur de développement économique.

Thierno Alassane Sall fustige la politique budgétaire : « Nous sommes dans une hypertension budgétaire »

L’Assemblée nationale a été le théâtre d’un échange houleux ce matin lors de l’examen du projet de loi n°01/2025 sur la réglementation bancaire et du projet de loi n°02/2025 portant sur la microfinance. Le député Thierno Alassane Sall (TAS) a vivement critiqué les priorités budgétaires du gouvernement, s’adressant directement au ministre des Finances, Cheikh Diba. Il a dénoncé une situation économique préoccupante et un endettement excessif qui mettrait le pays en difficulté.

Dans son intervention, Thierno Alassane Sall a qualifié la situation financière du Sénégal d’« hypertension budgétaire ». Selon lui, le pays atteint un niveau record d’endettement, avec 3 885 milliards de francs CFA consacrés au service de la dette en 2025, un montant sans précédent dans l’histoire du Sénégal. Il estime que cet endettement met en péril la souveraineté économique du pays et limite considérablement les marges de manœuvre du gouvernement pour investir dans des secteurs essentiels comme l’éducation, la santé et les infrastructures.

Le député a également critiqué le choix du gouvernement de mettre en avant la réglementation de la microfinance dans un contexte aussi alarmant. Il juge paradoxal de débattre de ce sujet alors que les finances publiques sont en crise. À ses yeux, la priorité devrait être la stabilisation économique et la réduction du déficit budgétaire plutôt que la promotion d’un système de microfinance qui ne pourra pas compenser les failles structurelles du secteur financier sénégalais.

En insistant sur la nécessité d’un contrôle strict des dépenses publiques, Thierno Alassane Sall a souligné que la mauvaise gestion financière et les gaspillages risquent d’aggraver encore davantage la situation budgétaire du pays. Il appelle à une réforme en profondeur des finances publiques afin d’éviter que le Sénégal ne tombe dans une spirale d’endettement incontrôlé.

Face à ces critiques, le ministre des Finances, Cheikh Diba, a défendu son action en affirmant que les finances publiques étaient sous contrôle et que des mesures étaient en place pour garantir la stabilité économique du pays. Il a toutefois reconnu la nécessité de poursuivre les réformes afin de limiter l’impact de la dette sur l’économie nationale.

Affaire des 8 milliards : Cheikh Diba brise le silence et défend son intégrité

Le débat autour du supposé scandale financier impliquant 8 milliards de francs CFA continue de faire grand bruit au Sénégal. Après les révélations du journaliste-chroniqueur Pape Sané sur Walf TV, l’affaire a pris une ampleur nationale, s’invitant jusque dans les plus hautes sphères de l’État. Face à cette polémique, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a enfin réagi lors du vote du projet de loi sur la réglementation bancaire à l’Assemblée nationale.

Tout est parti d’accusations portées lors d’une émission sur Walf TV, mettant en cause un ministre de la République et un homme d’affaires dans une supposée affaire de détournement de fonds. Depuis, la question agite l’opinion publique, alimentant les débats sur la transparence et la gouvernance économique au Sénégal.

Lors de son intervention à l’Assemblée nationale, Cheikh Diba a tenu à mettre les choses au clair sans pour autant entrer dans les détails de l’affaire, actuellement entre les mains de la justice. « Le ministère des Finances fait l’objet de nombreuses convoitises. Le débat est là. Nous n’allons pas entrer dans des considérations spécifiques, car l’affaire est entre les mains de la justice. Mais je peux vous assurer que nous partageons ces valeurs de transparence et de Jubël-Jubënti », a-t-il affirmé.

S’adressant aux députés et, par extension, à l’opinion publique, Cheikh Diba a insisté sur son attachement aux principes d’éthique et de transparence. « Nous n’accepterons pas que le Président ou le Premier ministre ait plus de valeurs que nous. Que chacun prie pour son prochain… », a-t-il lancé, en guise de réponse aux critiques et aux soupçons qui pèsent sur lui.

Pour l’heure, aucune preuve formelle n’a été avancée sur l’existence réelle de ce scandale financier, et les autorités judiciaires n’ont pas encore communiqué sur l’évolution du dossier. Toutefois, cette affaire remet une fois de plus sur la table les questions de gestion des deniers publics et de responsabilité des hauts fonctionnaires.

Alors que l’opinion publique reste divisée sur cette affaire, une chose est sûre : la transparence et la bonne gouvernance seront au cœur des débats politiques des prochaines semaines.

Affaire à suivre…

Cheikh Diba : un plaidoyer pour l’éthique et la responsabilité dans la gestion publique

Ce mardi 11 février 2025, en séance plénière à l’Assemblée nationale, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a livré un discours empreint de gravité et de conviction, mettant en avant son sens de l’éthique et de la responsabilité dans la gestion des affaires publiques.

S’exprimant lors de l’examen des projets de loi relatifs à la réglementation bancaire et à la microfinance, Cheikh Diba a insisté sur la nécessité pour chaque responsable public d’incarner des valeurs d’intégrité et de dignité. « Je n’accepterais pas que le Président de la République ait plus de valeurs que moi. Il peut avoir toutes les valeurs du monde, mais je n’accepterais pas qu’il en ait plus que moi. Il en est de même pour le Premier ministre. Pour moi, c’est cela la dignité », a-t-il affirmé avec force devant les parlementaires.

Par ces propos, le ministre réaffirme sa conception de l’engagement politique et de la gestion des ressources publiques : un domaine où l’éthique doit primer sur toute autre considération. Il invite ainsi les responsables de l’État à une introspection sur leurs responsabilités et leur devoir envers les citoyens.

Au-delà de la question des valeurs, Cheikh Diba a exhorté chacun à se concentrer sur l’essentiel, rappelant que les objectifs fixés ne sont pas négociables. « Nous n’avons même pas le droit de ne pas atteindre les objectifs qui sont les nôtres. Je n’écoute pas ceux qui disent du négatif. L’essentiel pour moi, c’est d’avoir le sentiment du devoir accompli à ma mort », a-t-il déclaré avec une solennité particulière.

Dans un contexte économique où la gestion des finances publiques est scrutée de près, son discours sonne comme un engagement personnel et une mise en garde contre toute forme de laxisme ou de déviation des principes de bonne gouvernance.

Ce plaidoyer du ministre Cheikh Diba intervient alors que les débats sur la réglementation bancaire et la microfinance revêtent une importance cruciale pour l’économie nationale. Ses déclarations témoignent de sa volonté de défendre une gouvernance rigoureuse, basée sur la transparence et la responsabilité.

Assemblée nationale : le Premier ministre Ousmane Sonko bientôt face aux députés

Dans une déclaration faite ce mardi à l’issue d’une séance plénière, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a annoncé que le Premier ministre Ousmane Sonko et son gouvernement se soumettraient prochainement à l’exercice des questions au gouvernement. Cette tradition parlementaire permet aux députés d’interroger l’exécutif sur ses actions et sa politique.

Cette session de questions-réponses constitue un moment clé dans le fonctionnement des institutions. Elle offre aux députés l’occasion d’exercer leur mission de contrôle de l’action gouvernementale, tout en permettant aux citoyens de mieux comprendre les orientations du gouvernement. Ousmane Sonko, chef du gouvernement depuis avril 2024, devra ainsi répondre aux préoccupations des parlementaires sur les différents chantiers en cours.

En parallèle, El Malick Ndiaye a annoncé le lancement d’un audit du personnel parlementaire et d’un bilan des compétences, entamé il y a deux semaines. Cette initiative vise à optimiser le fonctionnement de l’Assemblée nationale et à garantir une gestion plus efficace des ressources humaines.

Le président de l’Assemblée a souligné que ces réformes s’inscrivent dans une volonté de modernisation et de transparence, afin de renforcer l’efficacité des services parlementaires et d’améliorer la gouvernance de l’institution.

El Malick Ndiaye a précisé que le bureau de l’Assemblée nationale et la conférence des présidents se réuniront très prochainement pour définir les modalités et le calendrier de cette session de questions au gouvernement.

Il a tenu à rassurer les députés et l’opinion publique quant à la volonté de l’Assemblée de remplir pleinement son rôle, en mettant l’accent sur la responsabilité et l’engagement institutionnel.

Serigne Mansour GAYE : Un leader engagé pour le développement social et communautaireSerigne Mansour Gaye est une figure incontournable du développement social et communautaire au Sénégal.

Enseignant de formation, il a rapidement évolué vers la gestion des services sociaux en intégrant la Direction des Ressources Humaines du ministère de l’Éducation nationale en tant que Chef de bureau Promotion sociale. Son parcours exceptionnel est marqué par une expertise avérée dans l’accompagnement social et communautaire, renforcée par une licence en Développement communautaire et un diplôme de Conseiller en Travail Social (Hiérarchie A1 de l’administration sénégalaise, niveau bac +6).Au fil des années, il a consolidé ses compétences à travers des stages d’immersion dans des villages, lui permettant d’acquérir une compréhension fine des dynamiques locales et des besoins des populations vulnérables. Il a également élargi son champ d’action en obtenant un Master en Business Administration (MBA) en Gestion de projets au CESAG, faisant de lui un acteur clé capable d’allier sensibilité sociale et efficacité organisationnelle.Aujourd’hui, Chef du bureau Partenariat à la Direction Générale de l’Action Sociale (DGAS) du ministère de la Santé et de l’Action sociale, il continue d’œuvrer pour le renforcement des initiatives en faveur des couches les plus fragiles de la société.Un engagement associatif et politique affirméReconnu pour son leadership naturel et son engagement sans faille, Serigne Mansour Gaye est un modèle pour la jeunesse de sa communauté. Président de la plateforme Dangou Family, il a joué un rôle essentiel dans la gestion des urgences et crises locales, démontrant une grande capacité à mobiliser les ressources et à coordonner des interventions efficaces.Sur le plan politique, il a occupé le poste de Chargé de communication du parti ANDD-R et a été plénipotentiaire lors des élections locales de 2022, renforçant ainsi son expertise dans la gestion des affaires publiques et la compréhension des enjeux politiques et sociaux du pays.n tant que syndicaliste, il a exercé plusieurs responsabilités, notamment :Responsable des jeunes au sein du SNEEL/CNTS,Président du comité éducatif des jeunes au sein du central syndical CNTS,Secrétaire Général de l’Amicale des Conseillers en Travail Social.Le sport et l’éducation comme piliers du développementPassionné de football, il a évolué dans plusieurs équipes locales, notamment l’ASC Lébougui, et a participé activement aux Navétanes avec des clubs tels que Nguessou, Haloir, Deggo Darou Rahmane et Olympique de Missirah. Cette passion pour le sport a renforcé son engagement en faveur de l’éducation et de la jeunesse, le poussant à créer des initiatives favorisant l’insertion sociale par le sport et la formation.Le Réseau Social DIMBALENTE : Une vision pour l’avenirSerigne Mansour Gaye est aujourd’hui Président du Réseau Social DIMBALENTE, une organisation qui œuvre pour :L’insertion professionnelle des jeunes à travers des formations adaptées aux métiers de l’environnement et du développement durable.L’accompagnement des femmes, artisans et entrepreneurs vers des secteurs innovants liés au développement durable.L’information et l’orientation sociale pour faciliter l’accès aux services sociaux de base.La prise en charge des personnes âgées et leur intégration dans les dynamiques communautaires.Des résultats concrets et impactantsLors de la Journée exceptionnelle de consultation gratuite et de dons de médicaments organisée à l’école Ousmane Mbengue, le Réseau Social DIMBALENTE a enregistré :✅ 186 adultes consultés, dont 147 femmes.✅ 61 enfants (0-14 ans) consultés, dont 32 filles. 21 femmes dépistées pour le cancer du col.✅ 09 femmes en consultation gynécologique.✅ 29 femmes accompagnées en planification familiale.✅ 06 personnes handicapées enrôlées pour la carte d’égalité des chances.✅ 50 pulls offerts aux talibés.✅ 28 enfants en consultations psychologiques, avec des séances de psycho-éducation et de prévention des addictions comportementales.Un acteur clé du développement social au SénégalPar son engagement, sa vision et ses actions concrètes, Serigne Mansour Gaye incarne un modèle de leadership social. Son implication dans le développement communautaire, la formation, l’insertion professionnelle et la prise en charge des populations vulnérables fait de lui un acteur incontournable du progrès social au Sénégal.Toujours à l’écoute des besoins des citoyens, il continue d’œuvrer pour une société plus inclusive et solidaire, où chaque individu a les moyens de se construire un avenir meilleur.

Affaire Farba Ngom : le député-maire des Agnam visé par un mandat de comparution pour blanchiment présumé de 125 milliards

Le député-maire des Agnam, Farba Ngom, s’est rendu dans les locaux de la Division des investigations criminelles (DIC), où il a reçu un mandat de comparution émis par le Pool judiciaire financier (PJF). Cette convocation intervient dans le cadre d’une enquête sur un présumé blanchiment de capitaux portant sur une somme provisoirement estimée à 125 milliards de francs CFA.

Selon le journal Source A, qui a révélé l’information ce mardi 11 février, cette procédure judiciaire contraint le responsable de l’Alliance pour la République (APR) à répondre à la convocation des enquêteurs. « Contrairement à une simple convocation, le mandat de comparution a un caractère plus contraignant. Si l’inculpé ne se présente pas, le juge peut décerner un mandat d’amener », précise le journal.

Ainsi, Farba Ngom n’a d’autre choix que de se présenter devant les enquêteurs pour s’expliquer sur l’origine des fonds en question et répondre aux accusations de blanchiment qui pèsent sur lui.

L’affaire, qui secoue actuellement la sphère politique et économique du Sénégal, suscite de nombreuses interrogations. D’autant plus que le montant en jeu est particulièrement élevé. Le PJF, spécialisé dans la lutte contre la criminalité financière, semble disposer d’éléments solides pour convoquer l’homme politique.

Pour l’heure, aucune déclaration officielle n’a été faite par Farba Ngom ou ses avocats. Toutefois, ce dossier risque d’avoir des répercussions non seulement sur sa carrière politique, mais aussi sur l’image de l’APR, dont il est l’un des proches du président sortant Macky Sall.

L’Assemblée Nationale adopte à l’unanimité les projets de loi sur la réglementation bancaire et de la microfinance

L’Assemblée Nationale du Sénégal a tenu une séance plénière ce mardi 11 février 2025, consacrée à l’examen des projets de loi portant sur la réglementation bancaire et de la microfinance. Après un passage en Commission, le Ministre des Finances et du Budget, M. Cheikh Diba, a pris la parole pour défendre ces projets de loi devant les députés.

Les deux projets, la Loi n°01-2025 sur la réglementation bancaire et la Loi n°02-2025 sur la réglementation de la microfinance, ont été adoptés à l’unanimité par les députés présents. En effet, la Loi n°01-2025 a recueilli 143 voix pour sur 143 votants, et la Loi n°02-2025 a également été votée sans opposition.

Ces réformes législatives visent des objectifs clairs pour le secteur financier national. La Loi sur la réglementation bancaire cherche à renforcer le cadre législatif du secteur, en vue de rendre les services bancaires plus accessibles et sécurisés pour les usagers. Elle s’inscrit dans une démarche visant à améliorer la confiance des citoyens dans le système bancaire et à encourager l’inclusion financière.

Quant à la Loi sur la microfinance, elle a pour objectif de consolider la résilience des institutions de microfinance, en encadrant de manière plus stricte les taux d’intérêt et en facilitant l’accès aux financements pour les populations vulnérables. Ce projet vise ainsi à protéger les clients des abus tout en assurant un développement durable des institutions de microfinance.

L’adoption de ces deux projets de loi marque une étape importante dans la modernisation et la régulation du secteur financier sénégalais, en réponse aux besoins croissants de transparence et de protection des usagers. Les autorités espèrent que ces réformes contribueront à stimuler l’accès au crédit, notamment pour les petites entreprises et les citoyens à faibles revenus, tout en garantissant un cadre juridique plus sûr et plus fiable pour les opérateurs du secteur.

Affaire Farba Ngom : L’épineuse enquête sur un blanchiment présumé de 125 milliards de FCFA

L’affaire qui secoue actuellement le paysage politico-économique sénégalais prend une nouvelle tournure. Après son audition ce lundi à la Division des investigations criminelles (DIC), le député-maire des Agnams, Farba Ngom, est attendu jeudi prochain à midi devant le Collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier (PJF). Cette convocation fait suite aux révélations du rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), qui évoque un blanchiment présumé de capitaux estimé provisoirement à plus de 125 milliards de francs CFA.

Selon L’Observateur, Farba Ngom ne sera pas le seul à être entendu. L’homme d’affaires Seydou Sarr, alias Tahirou Sarr, figure également parmi les personnes convoquées dans le cadre de cette enquête. Ce dernier, qui aurait reçu sa convocation depuis vendredi dernier, devra répondre en même temps que le responsable de l’Alliance pour la République (APR).

L’enquête ne s’arrête pas là. Plusieurs autres grandes figures du monde des affaires et de l’administration sont dans le viseur du Parquet financier. Parmi eux, des patrons de Sociétés civiles immobilières (SCI), soupçonnés d’avoir servi de relais financiers dans ce vaste réseau présumé de blanchiment d’argent. Des responsables des Domaines et du Trésor public sont également concernés, ce qui laisse présager une affaire d’une ampleur considérable.

Farba Ngom, connu pour être un proche du président Macky Sall, se retrouve ainsi dans une situation délicate. Son implication présumée dans cette affaire risque de fragiliser encore plus l’APR, déjà confrontée à des tensions internes depuis la fin de la dernière élection présidentielle.

Pour l’instant, les autorités judiciaires poursuivent leurs investigations afin de démêler l’écheveau de ce scandale financier. Les auditions prévues cette semaine pourraient apporter de nouveaux éléments et, éventuellement, ouvrir la voie à de potentielles inculpations.

Affaire des 1.000 milliards : l’activiste Ardo Gningue dépose une plainte contre X

En réponse à l’appel du chroniqueur Badara Gadiaga, qui a encouragé les Sénégalais à saisir le parquet financier concernant l’affaire des 1.000 milliards de FCFA, l’activiste Ardo Gningue a déposé ce lundi une plainte contre X auprès du procureur de la République près le Parquet Financier. Il accuse des individus non identifiés de détournement de deniers publics et d’enregistrement illicite en lien avec cette affaire.

Selon M. Gningue, le Premier ministre Ousmane Sonko a déclaré publiquement, le 27 octobre 2024, avoir découvert un compte contenant plus de 1.000 milliards de FCFA. Cette affirmation, faite sans communication officielle des autorités financières compétentes, soulève des interrogations légitimes quant à l’origine et à l’affectation de ces fonds.

L’activiste considère ces faits comme extrêmement graves et estime qu’ils pourraient constituer, s’ils sont avérés, des actes de détournement de deniers publics et d’enregistrement illicite. Il appelle donc le procureur à ouvrir une enquête afin de faire toute la lumière sur cette affaire.

Bassirou Diomaye Faye plaide pour une Afrique souveraine et prospère lors de la 42e session du Comité d’Orientation de l’AUDA-NEPAD

Le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a marqué les esprits lors de la 42e session du Comité d’Orientation de l’Agence de Développement de l’Union Africaine (AUDA-NEPAD), en réaffirmant l’engagement de son pays pour une Afrique souveraine et prospère.

Dans un discours inspirant, le chef de l’État sénégalais a mis l’accent sur l’autosuffisance du continent africain, insistant sur le rôle clé que doit jouer la jeunesse africaine pour bâtir un avenir plus autonome et résilient.

Conscient des mutations rapides du monde actuel, notamment avec la montée en puissance de la digitalisation et de l’intelligence artificielle, Bassirou Diomaye Faye a appelé à une réforme en profondeur de l’offre de formation en Afrique.

« L’avenir de l’Afrique repose sur une jeunesse bien formée, capable de répondre aux défis contemporains et de contribuer activement au développement économique et social du continent », a-t-il affirmé.

Il a ainsi exhorté les dirigeants africains à aligner les systèmes éducatifs avec les exigences des nouvelles technologies afin d’assurer une meilleure employabilité des jeunes et leur intégration dans un marché du travail en constante évolution.

Le président sénégalais a également insisté sur la nécessité pour l’Afrique de miser sur ses propres ressources et capacités pour assurer son développement. Il a plaidé pour des politiques publiques ambitieuses qui favorisent l’indépendance économique, l’innovation et la transformation locale des matières premières.

« L’Afrique doit compter d’abord sur elle-même pour son développement ! », a-t-il martelé, appelant à une mobilisation des États africains autour de stratégies visant à réduire la dépendance vis-à-vis des partenaires étrangers et à renforcer la coopération intra-africaine.

L’intervention de Bassirou Diomaye Faye s’inscrit dans une vision panafricaine axée sur la souveraineté économique et technologique. Il rejoint ainsi les aspirations de nombreux dirigeants africains qui militent pour une Afrique plus autonome et résiliente face aux défis mondiaux.

Kaolack : Un responsable politique appelle le président Diomaye Faye à rassembler l’opposition pour l’intérêt national

Kaolack, le 10 février 2025 – Face aux défis socio-économiques auxquels le Sénégal est confronté, Talla Diakhoumpa, responsable politique de l’opposition, a tenu une conférence de presse ce dimanche à Kaolack. Il a interpellé le président Bassirou Diomaye Faye sur la nécessité d’un dialogue inclusif, au-delà des clivages partisans, pour favoriser le développement du pays.

Selon M. Diakhoumpa, la situation économique actuelle est préoccupante, marquée par une cherté de la vie, la fermeture de nombreuses entreprises et un taux de chômage en forte hausse. Il estime que ces difficultés sont en partie dues aux choix économiques du gouvernement, qu’il juge insuffisamment orientés vers l’investissement productif.

“Pour que le pays puisse être autonome, il faut une très bonne politique économique. Malheureusement, notre gouvernement rencontre des problèmes de fonctionnement, alors que sans une bonne gouvernance, il est impossible de porter le Sénégal vers le développement.”

Face à cette situation, il exhorte le chef de l’État à dépasser les considérations partisanes pour rassembler toutes les forces vives du pays.

“Il est encore temps pour le président Bassirou Diomaye Faye d’adopter une approche patriotique, de convoquer l’ensemble des partis de l’opposition et de solliciter l’expérience des anciens chefs d’État pour bâtir une vision commune du développement.”

Talla Diakhoumpa a également mis en avant l’importance de l’agriculture dans la relance économique. Il a évoqué les progrès réalisés sous l’ère de Macky Sall grâce au Plan Sénégal Émergent (PSE), en particulier dans le domaine de l’autosuffisance en riz.

“En 2012, à l’arrivée du président Macky Sall, le Sénégal produisait 400 000 tonnes de riz. Avec le même programme, nous avons atteint 1,5 million de tonnes quelques années plus tard.”

Il plaide ainsi pour une politique agricole plus ambitieuse sous le mandat du président Diomaye Faye, avec des surfaces aménagées et des équipements modernes, afin de permettre au Sénégal de passer du stade de simple cultivateur à celui de véritable puissance agricole.

En conclusion, Talla Diakhoumpa insiste sur le rôle central du président Bassirou Diomaye Faye dans la résolution de la crise actuelle. Il estime que ce dernier doit prendre ses responsabilités et ne pas se laisser dicter ses choix par son entourage politique.

“Le président de la République doit agir pour l’intérêt du Sénégal, et non pour celui du PASTEF. Il doit rassembler au-delà de son parti pour éviter un enlisement économique et social.”

Affaire Farba Ngom : Une semaine décisive pour le maire des Agnam

La justice sénégalaise s’apprête à franchir une nouvelle étape dans l’affaire impliquant Farba Ngom, maire des Agnam et ancien député. Selon le journal Libération, il est convoqué ce lundi par le pool judiciaire financier en vue d’une audition prévue jeudi. Cette procédure intervient après la levée de son immunité parlementaire et l’ouverture d’une information judiciaire pour plusieurs chefs d’accusation lourds.

L’affaire trouve son origine dans un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), qui a mis en lumière des transactions suspectes d’un montant avoisinant les 125 milliards de francs CFA. Ces flux financiers, jugés douteux, ont conduit la justice à diligenter une enquête approfondie sur les activités financières de Farba Ngom et d’autres personnalités impliquées dans ce dossier.

L’ancien député de l’APR (Alliance pour la République) fait face à une série d’accusations, notamment :

• Association de malfaiteurs,

• Blanchiment de capitaux,

• Escroquerie sur des fonds publics,

• Corruption,

• Trafic d’influence,

• Abus de biens sociaux.

Ces chefs d’accusation témoignent de la gravité des faits reprochés. En plus de Farba Ngom, d’autres personnes sont également visées par cette enquête, notamment l’homme d’affaires Tahirou Sarr et plusieurs individus non encore identifiés.

Le dossier a été transmis au président du Collège des juges d’instruction, qui devra désormais statuer sur les suites judiciaires à donner. L’audition prévue jeudi sera déterminante pour Farba Ngom, dont la défense devra apporter des explications sur ces transactions financières controversées.

Cette affaire, qui suscite un vif intérêt au sein de l’opinion publique, pourrait avoir des répercussions politiques importantes. Proche du président Macky Sall, Farba Ngom a longtemps été considéré comme un homme influent du régime. Son implication dans cette procédure judiciaire met en lumière la volonté des autorités de renforcer la lutte contre la corruption et les crimes financiers.

Sénégal : Les rapports de l’IGE dévoilent des dossiers sensibles sur la gestion de l’État

Les premiers rapports de l’Inspection Générale d’État (IGE) sous le régime du président Bassirou Diomaye Faye commencent à être transmis à la présidence. Selon des informations révélées par Libération ce lundi, plusieurs dossiers mettant en cause la gestion de certaines structures publiques sont sur la table du chef de l’État. Et contrairement aux craintes d’un possible enterrement des enquêtes, ces rapports devraient faire l’objet d’un suivi rigoureux.

Parmi les dossiers explosifs figurant dans les rapports de l’IGE, l’un concerne les exonérations fiscales accordées ces dernières années. Le président Faye a ordonné une mission spécifique pour faire la lumière sur ces allégements fiscaux, qui pourraient avoir causé un manque à gagner important pour l’État.

L’enquête vise à établir si certaines exonérations ont été accordées dans des conditions opaques, favorisant potentiellement des intérêts privés au détriment des finances publiques. Ce dossier, qui implique potentiellement plusieurs administrations et entreprises, pourrait provoquer une onde de choc dans la sphère politico-économique du pays.

En plus de l’affaire des exonérations fiscales, une enquête approfondie est en cours sur la gestion des ressources humaines à la Direction générale des impôts et des domaines (DGID). Cette mission pourrait révéler des pratiques irrégulières en matière de recrutement, d’avancements ou d’octroi d’avantages indus à certains agents.

D’autres structures publiques pourraient également être concernées par des enquêtes similaires, l’IGE ayant reçu pour mandat d’auditer plusieurs institutions clés du pays.

Le président Diomaye Faye, qui a fait de la lutte contre la corruption et de la bonne gouvernance un pilier de son programme, semble déterminé à aller jusqu’au bout de ces investigations. L’ouverture de ces dossiers sensibles pourrait marquer un tournant dans la gestion de l’État sénégalais, avec une volonté affirmée de rompre avec certaines pratiques du passé.

Cependant, la publication des résultats de ces enquêtes et les éventuelles sanctions qui en découleront seront le véritable test de la volonté politique du nouveau régime. La gestion de ces dossiers explosifs pourrait aussi provoquer des tensions avec certains acteurs économiques et politiques influents.

Le FDR exige l’ouverture de concertations politiques sur le processus électoral

Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) intensifie sa pression sur le gouvernement en réclamant l’ouverture immédiate de concertations politiques. Cette demande vise à évaluer les élections présidentielle et législatives récentes, ainsi qu’à procéder à une revue en profondeur du Code électoral.

Dans un communiqué publié ce lundi, le FDR insiste sur la nécessité d’un dialogue inclusif pour garantir un cadre électoral équitable et transparent. Il exige notamment une révision concertée de la législation sur les partis politiques, en veillant à ce que celle-ci respecte le pluralisme et les garanties offertes par la Constitution.

Le FDR estime que les récentes élections ont révélé des failles majeures dans le dispositif électoral sénégalais, et demande une refonte du Code électoral afin d’assurer plus de transparence et d’équité dans les scrutins à venir.

Pour Khalifa Sall, un des principaux leaders du mouvement, « il est impératif d’ouvrir des discussions sincères et constructives pour éviter que les mêmes erreurs ne se répètent lors des prochaines échéances électorales ».

Le FDR insiste aussi sur la nécessité de réexaminer les critères d’attribution des récépissés aux partis politiques, pointant du doigt une gestion arbitraire qui limiterait l’expression démocratique.

Lancé ce dimanche, le FDR regroupe plusieurs figures majeures de l’opposition, parmi lesquelles Khalifa Sall, Abdou Mbow (APR), Modou Diagne Fada, Oumar Sarr et Anta Babacar Ngom. Cette coalition ambitionne de devenir un contre-pouvoir structuré, capable d’influencer les grandes décisions politiques du pays.

Avec cet appel à des concertations politiques, le FDR veut forcer le gouvernement à s’engager dans un dialogue national. Reste à savoir si cette initiative sera suivie d’effets ou si le pouvoir en place maintiendra sa posture face aux revendications de l’opposition.

Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) : une nouvelle coalition pour contrer le régime de Pastef

Une nouvelle coalition politique a été officiellement lancée ce dimanche au Sénégal. Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) regroupe plusieurs figures de l’opposition, notamment Khalifa Sall, Anta Babacar Ngom, Oumar Sarr et Modou Diagne Fada. Cette alliance vise à défendre les principes démocratiques du pays face à ce qu’elle considère comme une dérive autoritaire du régime Pastef.

Les initiateurs du FDR dénoncent une rupture brutale dans le processus démocratique sénégalais depuis l’accession de Pastef au pouvoir. Ils estiment que la gouvernance actuelle remet en cause les règles du jeu politique qui ont toujours été bâties sur le consensus. Ils reprochent au gouvernement de Bassirou Diomaye Faye et d’Ousmane Sonko une gestion marquée par des actes de représailles politiques et une volonté de restreindre les libertés publiques.

Selon eux, plusieurs signaux indiquent une régression démocratique. Ils pointent du doigt l’arrestation et la poursuite judiciaire de plusieurs opposants et journalistes, la destitution du maire de Dakar dans des conditions qu’ils jugent arbitraires, ainsi que la levée de l’immunité parlementaire d’un député sans véritable fondement juridique. Ils dénoncent également l’interdiction systématique des manifestations pacifiques, affirmant que le Sénégal traverse une situation inédite dans son histoire politique récente.

Les fondateurs du FDR estiment que cette situation a engendré une désillusion grandissante parmi les Sénégalais, qui avaient espéré un changement démocratique après l’élection de Bassirou Diomaye Faye. Selon eux, le pouvoir actuel a trahi les aspirations populaires et s’est enfermé dans une logique de règlement de comptes, alimentant un climat de tension politique et sociale.

Face à cette situation, le FDR entend jouer un rôle central dans l’opposition en organisant une mobilisation nationale contre ce qu’il qualifie de dérives autoritaires. La coalition prévoit de mener des actions fortes pour sensibiliser l’opinion publique et faire pression sur le gouvernement afin d’obtenir des réformes démocratiques. Elle compte engager un dialogue avec d’autres forces politiques et la société civile pour élargir sa base et peser dans le débat politique.

La principale exigence du FDR est la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques ainsi que l’arrêt des poursuites contre les opposants et les journalistes. La coalition réclame également le respect des libertés fondamentales garanties par la Constitution, notamment la liberté d’expression et le droit de manifestation pacifique.

Avec la création du FDR, le paysage politique sénégalais pourrait connaître une recomposition majeure. Cette nouvelle plateforme pourrait fédérer une large opposition contre le gouvernement et devenir une force incontournable dans les prochains débats politiques. La question demeure toutefois de savoir si elle parviendra à rallier suffisamment de soutiens pour s’imposer comme une alternative crédible face au régime en place.

Ziguinchor : Le maire de Niamone accusé de contourner le Code des collectivités territoriales pour imposer un dépotoir contesté à Boutoumol

“Tantôt, ils ont biaisé la procédure d’une collectivité locale, je suis ici pour le confirmer”, a déclaré Marie Jeanne Denfa, conseillère municipale de la commune de Niamone.

Elle s’est exprimée en marge d’une marche pacifique tenue le samedi 8 février 2025 par les populations de Boutoumol, opposées à l’implantation d’un dépotoir d’ordures dans leur quartier. Boutoumol est un village de la commune de Niamone, situé dans le département de Bignona.

Selon elle, le maire de Niamone n’a pas respecté la procédure légale qui encadre la prise de décisions de cette nature.

“Si la procédure a été biaisée, c’est parce qu’aucune discussion n’a eu lieu en Conseil municipal”, a-t-elle affirmé, ajoutant que cela constitue “une faute grave”, car le maire Atab Badji n’a pas obtenu l’autorisation de l’organe délibérant.

“Il y a deux organes : l’organe délibérant et l’organe exécutif. Le maire peut exécuter, mais il faut d’abord que l’organe délibérant vote. Or, rien de tout cela n’a été fait”, a-t-elle expliqué.

“C’est un protocole signé entre les maires de Niamone et de Ziguinchor. Si aujourd’hui, le maire Atab Badji accepte ce projet, c’est parce qu’il veut renforcer ses liens avec le maire de Ziguinchor, qui est proche d’Ousmane Sonko. Et cela, nous allons le refuser. Si c’était une question politique, j’aurais soutenu le maire de Ziguinchor, Djibril Sonko, puisqu’il appartient au même parti politique, le Pastef.”

Elle a tenu à souligner que la population n’est pas opposée à la création d’un dépotoir, mais demande une concertation :

“Nous ne disons pas que nous ne voulons pas de dépotoir, mais le maire doit discuter avec la population pour trouver un autre emplacement qui conviendrait à tout le monde. À Boutoumol, le dépotoir se trouve à quelques mètres de l’école élémentaire.”

Le docteur Lamine Diédhiou a expliqué les motivations de leur marche pacifique, suivie d’un point de presse :

“Nous lançons un cri du cœur aux autorités pour qu’elles interviennent et arrêtent ce projet. Nous voulons que le village retrouve sa quiétude et que nous puissions vivre en paix. C’est la raison de notre mobilisation aujourd’hui, et nous appelons tout le peuple sénégalais à nous soutenir. Nous sommes prêts à nous battre, à nous sacrifier jusqu’au dernier des hommes, jusqu’à la dernière des femmes. Nous ferons tout pour que cette poubelle soit fermée. Ceux qui ont signé ce contrat en cachette doivent assumer leurs responsabilités. Ce n’est pas au village de payer pour de petits calculs mesquins”, a-t-il dénoncé.

Mohamed Tendeng, président de la jeunesse de Tobor, a également témoigné des conséquences néfastes du projet :

“Depuis quelques semaines, la population de Tobor, particulièrement celle de Boutoumol, souffre énormément. Les conséquences sont désastreuses : les chiens meurent, les moutons meurent, et les habitants sont envahis par les mouches et les moustiques. Avant l’installation de ce dépôt, nous n’en avions pas autant”, a-t-il déclaré.

Il a averti que si aucune solution n’est trouvée, la population passera à l’action :

“Nous allons barrer la route si rien n’est fait. Nous sommes prêts à en assumer les conséquences, car nous savons que nous sommes dans notre droit et que nous défendons la vérité.”

Alexis Sagna

Barka Ba, une expertise stratégique au service de l’Assemblée nationale du Sénégal

Le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Malick Ndiaye, a récemment nommé le journaliste et chercheur renommé Barka Ba comme conseiller spécial chargé de l’intégration africaine. Ce choix stratégique s’inscrit dans une volonté de renforcer la diplomatie parlementaire et d’apporter une expertise pointue sur les enjeux sécuritaires et géopolitiques régionaux.

Barka Ba s’est imposé au fil des années comme une figure incontournable du journalisme et de l’analyse politique en Afrique. Après des études en sciences politiques à l’université Gaston Berger de Saint-Louis, il a rapidement gravi les échelons dans le monde des médias. Ancien Directeur de la publication du quotidien L’Observateur, il a marqué son passage par une augmentation significative du tirage du journal, avant d’être nommé Directeur de l’Information de la TFM. Sous sa direction, la chaîne de télévision a connu une montée en puissance notable, notamment grâce à ses interviews exclusives avec des chefs d’État comme Adama Barrow (Gambie), Umaro Sissoco Embalo (Guinée-Bissau) et Alpha Condé (Guinée).

Parallèlement à son engagement médiatique, Barka Ba a mené une carrière universitaire impressionnante. Chercheur spécialiste des conflits en Afrique de l’Ouest, il a publié plusieurs études de référence, notamment en collaboration avec le chercheur français Vincent Foucher. Son travail sur « Une réponse forte : l’État sénégalais et la crise gambienne de 2016-2017 » lui a valu une reconnaissance institutionnelle, notamment auprès du général Joseph Mamadou Diop, alors chef d’État-major de l’armée de l’air sénégalaise.

Depuis sa démission de la TFM en 2021, Barka Ba s’est tourné vers la consultance, collaborant avec des institutions majeures comme l’Institut de Recherche Stratégique d’Abidjan, l’Académie Internationale de Lutte Contre le Terrorisme de Jacqueville et l’École de Maintien de la Paix Alioune Blondin Beye de Bamako. Son expérience lui a permis de conseiller plusieurs gouvernements africains sur des questions sécuritaires et de gouvernance.

En le nommant conseiller spécial, Malick Ndiaye mise sur une expertise locale reconnue à l’international pour renforcer l’intégration africaine et mieux appréhender les défis géopolitiques contemporains. Cette nomination illustre une volonté de valoriser les compétences sénégalaises et d’adopter une approche pragmatique face aux enjeux sécuritaires et diplomatiques du continent.

Manifestation en France : Les partisans de Farba Ngom dénoncent une “détention politique”

Des partisans de Farba Ngom, réunis au sein du Collectif pour la défense des détenus politiques, ont exprimé leur colère ce samedi en manifestant dans les rues de la France. Ils dénoncent l’arrestation du député sénégalais et la levée de son immunité parlementaire par l’Assemblée nationale.

La manifestation, marquée par des slogans dénonçant une “justice instrumentalisée”, fait suite aux décisions prises par les nouvelles autorités sénégalaises dans le cadre de l’affaire impliquant Farba Ngom. Ses soutiens estiment que son arrestation est une mesure politique visant à affaiblir l’opposition et à réduire au silence les figures influentes de l’ancien régime.

“Nous sommes ici pour exiger sa libération immédiate et dénoncer la dérive autoritaire du gouvernement. Farba Ngom est un prisonnier politique et nous ne comptons pas rester silencieux”, a déclaré un membre du collectif.

Les manifestants n’excluent pas de mener des actions plus radicales, notamment en investissant l’ambassade du Sénégal en France afin d’interpeller directement le personnel diplomatique. Cette initiative viserait à attirer l’attention de la communauté internationale sur la situation politico-judiciaire au Sénégal.

Depuis l’arrivée au pouvoir des nouvelles autorités, plusieurs personnalités de l’ancien régime font face à des poursuites judiciaires, alimentant les tensions entre le gouvernement et l’opposition. L’affaire Farba Ngom s’inscrit dans un climat déjà tendu, où chaque arrestation ou levée d’immunité est perçue comme une manœuvre politique.

Kaolack : Serigne Mboup réclame 700 millions FCFA à l’État pour relancer Domitexka Saloum

L’homme d’affaires et maire de Kaolack, Serigne Mboup, a lancé un appel pressant aux nouvelles autorités sénégalaises pour le règlement d’une dette de 700 millions de FCFA que lui doit l’État. Cette somme, issue des régimes de Me Abdoulaye Wade et Macky Sall, constitue selon lui un frein majeur à la relance de l’entreprise textile Domitexka Saloum, située à Kahone.

Malgré des investissements conséquents pour moderniser Domitexka Saloum, l’usine peine à fonctionner normalement. Actuellement, seuls deux ou trois ateliers sur une douzaine sont opérationnels, notamment celui produisant les tissus « maylouss ». Cette situation limite considérablement les opportunités d’emploi pour les travailleurs ainsi que la rentabilité de l’usine.

Serigne Mboup insiste sur l’urgence de régler cette dette pour permettre un redémarrage complet de l’usine et ainsi stimuler l’économie locale. “Nous avons fait des efforts considérables pour relancer cette industrie, mais nous sommes bloqués par cette créance que l’État tarde à honorer”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

Au-delà du cas de Domitexka Saloum, Serigne Mboup a également critiqué la tendance croissante à l’exportation de la main-d’œuvre sénégalaise, notamment vers l’Espagne. Selon lui, cette politique va à l’encontre de l’objectif de souveraineté économique du pays, car elle prive le Sénégal de forces vives nécessaires au développement national.

Le maire de Kaolack appelle ainsi l’État à repenser sa stratégie en favorisant l’investissement local et la valorisation des industries nationales, à l’image du textile, un secteur clé pour l’emploi et la croissance économique.

Kaolack : Le président de la CCIAK plaide pour le soutien de l’État au secteur privé national en vue de la souveraineté économique

Le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack (CCIAK), Serigne Mboup, a invité les autorités sénégalaises à s’appuyer sur le secteur privé national pour atteindre une souveraineté économique durable et inclusive.

“L’État et les Sénégalais, de manière générale, doivent travailler pour atteindre cette souveraineté, car les potentialités existent dans toutes les régions du pays. Plutôt que de faire appel à des investisseurs étrangers qui ne peuvent rien faire sans nous, l’État, à travers les ministères concernés, doit accorder une attention particulière au secteur industriel”, a-t-il déclaré.

Serigne Mboup, également directeur de la société DOMITEXKA, spécialisée dans la production de textiles, s’exprimait jeudi lors d’une visite effectuée dans son usine, qui emploie deux cents travailleurs à Kaolack.

“L’État ne peut pas recruter massivement, mais il peut encourager les petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que les petites et moyennes industries (PMI), en favorisant l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes. C’est ainsi que cela fonctionne partout dans le monde”, a-t-il souligné.

Selon lui, en adoptant cette approche, les autorités pourraient contribuer à réduire le taux de chômage à travers la création d’emplois, un défi majeur pour le pays.

Révélant que le Sénégal dépense entre 500 et 600 milliards de francs CFA en importations de produits textiles, Serigne Mboup a exhorté les décideurs à s’inspirer du Bénin, où le président Patrice Talon a investi plus de 300 milliards de francs CFA dans ce secteur.

“Aujourd’hui, la production textile béninoise est vendue dans le monde entier, notamment en Europe et aux États-Unis. Il en est de même pour le Mali et la Côte d’Ivoire, où la filière textile est en plein essor, car chacun a compris que le secteur de la mode représente un levier économique majeur”, a-t-il conclu.

Moussa Diakhaté interpelle le président : « Il faut un dialogue national ou démissionner »

La scène politique sénégalaise a été secouée ce jeudi par l’intervention du député Moussa Diakhaté lors d’une rencontre à Dakar Plateau. Dans un discours sans détour, l’élu a exprimé ses préoccupations face à la gestion actuelle du pays, pointant du doigt les limites du gouvernement en place.

Selon Moussa Diakhaté, la situation du pays est alarmante. Il dénonce une dégradation sécuritaire croissante, notamment avec la menace jihadiste qui gagne du terrain en Afrique de l’Ouest. À cela s’ajoutent des crises économiques qui pèsent lourdement sur le quotidien des Sénégalais, avec une inflation galopante et un pouvoir d’achat en berne.

« Nous assistons à une gouvernance qui semble avoir atteint ses limites », a déclaré le député, faisant allusion aux récentes déclarations du président sur le manque de marge de manœuvre pour des réformes structurelles. Pour Diakhaté, ce constat est préoccupant, car il pourrait signifier l’absence de solutions viables à court terme.

Face à cette situation critique, Moussa Diakhaté propose deux alternatives radicales au chef de l’État :

1. L’ouverture d’un dialogue national impliquant l’opposition et les acteurs de la société civile afin de trouver ensemble des solutions pour sortir de la crise.

2. Une démission pure et simple si aucune issue n’est envisageable.

« Si le pays ne voit pas de changements concrets, la voie de la démission pourrait devenir inévitable pour éviter une aggravation de la crise », a-t-il averti. Il estime que les Sénégalais ne peuvent plus attendre indéfiniment et que des décisions fortes doivent être prises pour redresser la situation.

Se positionnant comme un acteur engagé et non comme un simple opposant, Moussa Diakhaté met en garde contre une fuite en avant du gouvernement. Il craint qu’un manque de réaction face aux difficultés actuelles n’entraîne une instabilité politique et sociale encore plus grande.

Immunité parlementaire : Amadou Ba et Birima Mangara préservés

Le juge du 2e cabinet du tribunal de Dakar a rendu une décision ce jeudi rejetant la demande du procureur de la République visant à lever l’immunité parlementaire des députés Amadou Ba et Birima Mangara. Cette décision survient alors que l’ancien Premier ministre, Amadou Ba, est cité dans une affaire d’indemnisation relative à l’expropriation pour cause d’utilité publique de certains titres fonciers au profit de la société Sofico.

Malgré les accusations, la protection juridictionnelle des députés, en vertu de leur immunité parlementaire, demeure donc en place. Ce rejet pourrait avoir des conséquences sur l’évolution de l’enquête et sur les démarches futures, mais il met également en lumière les tensions entre les exigences judiciaires et les privilèges accordés aux parlementaires.

Réaménagement au sein des filiales de la CDC : Une vague de nominations sous haute tension

La Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) du Sénégal vient d’opérer d’importants changements dans la direction de plusieurs de ses filiales. Ces nominations interviennent dans un contexte marqué par des critiques sur la concentration présumée des pouvoirs entre les mains de Fadilou Keita, actuel Directeur général de la CDC.

Synapsys, filiale spécialisée dans les services informatiques et la transformation numérique, a un nouveau visage à sa tête. Mariétou Diémé Dia a été nommée Présidente du Conseil d’Administration (PCA), une décision qui marque un tournant pour l’entreprise. En parallèle, El Hadji Amadou Samba a été promu Directeur Général Adjoint (DGA), renforçant ainsi l’équipe dirigeante dans un secteur clé pour la modernisation des services publics.

La Caisse des Marchés Publics du Sénégal (CDMP), un acteur essentiel dans la gestion des finances publiques, connaît également un réaménagement significatif. Maimouna Fall a été désignée nouvelle PCA, tandis qu’Abdou Diop Faye a été nommé DGA. Ce duo aura la lourde tâche de renforcer la transparence et l’efficacité dans la gestion des marchés publics, dans un contexte où les réformes économiques sont au cœur des débats.

CDC-Habitat, anciennement CGIS, n’échappe pas à la vague de nominations. Ibrahima Traoré a été porté à la tête du Conseil d’Administration en tant que PCA. Toutefois, c’est la nomination de Bouna Kanté comme DGA par intérim qui a le plus retenu l’attention. Ancien secrétaire général de la structure, il est réputé pour sa proximité avec l’ancien Premier ministre Amadou Bâ, une nomination qui alimente les spéculations sur d’éventuels enjeux politiques derrière ces réajustements.

Ces nouvelles désignations suscitent diverses interprétations. Si certains y voient une volonté de renforcer la gouvernance des filiales de la CDC, d’autres estiment qu’elles s’inscrivent dans une logique de repositionnement politique. Les accusations voilées à l’égard de Fadilou Keita, soupçonné de vouloir présider tous les Conseils d’Administration, ajoutent une dimension supplémentaire aux débats en cours.

Tensions à Matam : manifestations et mécontentement après la Levée de l’immunité de Farba Ngom

La région de Matam est en proie à une agitation persistante depuis la levée de l’immunité parlementaire du député-maire des Agnam, Farba Ngom. Ses partisans multiplient les actions de protestation pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme un acharnement judiciaire.

Hier, des jeunes de la localité de Orefondé sont descendus dans la rue pour exprimer leur mécontentement. Très remontés contre les autorités judiciaires, ils ont brûlé des pneus sur la route nationale afin d’exiger la libération de plusieurs jeunes arrêtés récemment à Matam. Selon les manifestants, ces arrestations seraient « injustes » et liées aux tensions politiques entourant l’affaire du député Farba Ngom.

D’après le journal L’Observateur, ces manifestations s’inscrivent dans une dynamique plus large de contestation, qui ne cesse de s’amplifier. Les souteneurs de Farba Ngom dénoncent ce qu’ils considèrent comme une persécution orchestrée par l’opposition, en particulier par le leader du parti Pastef. Ils promettent de poursuivre leur mobilisation tant que la situation ne sera pas clarifiée.

Bien que ces actions restent pour l’instant pacifiques, elles traduisent un malaise grandissant au sein de la population locale, qui voit dans cette affaire une tentative de fragilisation de leur leader.

La tension autour de la levée de l’immunité de Farba Ngom ne faiblit pas, et les manifestations récurrentes témoignent de l’ampleur du mécontentement dans la région de Matam. À mesure que les protestations se multiplient, les autorités locales et nationales seront sans doute amenées à réagir pour éviter une escalade de la situation.

Sénégal : Farba Ngom dans le viseur de la justice pour blanchiment de capitaux

Le député-maire des Agnam, Farba Ngom, pourrait être convoqué très prochainement par la justice, selon le journal L’Observateur. L’affaire a pris un tournant décisif avec l’arrivée au Parquet judiciaire financier de l’acte de levée de son immunité parlementaire, marquant ainsi l’ultime étape du processus avant une éventuelle audition.

Les soupçons qui pèsent sur Farba Ngom sont particulièrement graves. Un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) a mis en évidence des activités suspectes de blanchiment de capitaux, avec un montant provisoirement estimé à plus de 125 milliards de francs CFA. Cette somme colossale alimente les interrogations sur l’origine des fonds et leur destination.

Selon des sources proches du dossier, d’autres personnalités seraient également concernées par cette enquête. Un homme d’affaires bien connu ainsi que deux gérants de sociétés immobilières figurent parmi les cibles des investigations menées par les autorités judiciaires et financières.

La levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom avait déjà été évoquée ces derniers mois, mais la transmission de l’acte au Parquet judiciaire financier laisse désormais présager une convocation imminente. Si elle se concrétise, cette audition marquera une étape cruciale dans le traitement de cette affaire qui pourrait avoir des répercussions politiques majeures.

Farba Ngom, proche de l’ancien président Macky Sall, s’est jusqu’ici peu exprimé sur ces accusations. Son entourage dénonce une affaire à connotation politique, tandis que les enquêteurs poursuivent leurs vérifications pour établir les responsabilités dans ce vaste dossier de blanchiment de capitaux.

Cette affaire intervient dans un contexte politique particulier au Sénégal, marqué par une transition post-Macky Sall et des débats sur la gouvernance financière du pays. La justice sénégalaise semble vouloir marquer un tournant dans la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent, avec des enquêtes visant des figures influentes du pays.

Demande de levée de l’immunité parlementaire d’Amadou Bâ : La Nouvelle Responsabilité dénonce une tentative de liquidation politique

La Nouvelle Responsabilité (NR) a réagi avec surprise et fermeté à l’annonce d’une éventuelle demande de levée de l’immunité parlementaire du député Amadou Bâ. Selon Cheikh Oumar Hann et les autres membres de ce mouvement politique, il s’agit d’une manœuvre clairement orchestrée par le régime en place pour museler les voix discordantes de l’opposition. La NR a dénoncé ce qu’elle considère comme une tentative de liquidation politique visant à éliminer des figures de l’opposition, en particulier Amadou Bâ, à travers des procédures judiciaires.

Lors d’une conférence de presse ce mardi, Moïse Sarr, porte-parole de la NR, a lu un communiqué dans lequel le mouvement exprime sa totale désapprobation de cette initiative. Il a expliqué que l’information relayée par les médias concernant la levée de l’immunité parlementaire d’Amadou Bâ ne repose sur aucun fondement concret et ne prouve en aucun cas que ce dernier ait été impliqué dans des malversations, comme le suggèrent certains rapports. Pour Moïse Sarr, cette démarche semble être un instrument de règlement de comptes politiques et une tentative manifeste d’éliminer un adversaire politique en affaiblissant l’opposition.

Dans leur déclaration, les membres de la NR estiment que cette manœuvre vise à décrédibiliser les figures de l’opposition et à faire taire toute forme de dissidence en brandissant la menace d’une action judiciaire. « Ils cherchent à écraser la voix de l’opposition, mais cette manœuvre est vouée à l’échec », a insisté Moïse Sarr, appelant l’ensemble des forces vives de la nation et la communauté internationale à se mobiliser contre cette « forfaiture ».

La NR a souligné que bien qu’ils aient déjà subi plusieurs attaques de la part du régime, ils avaient préféré ne pas répondre dans un premier temps, jugeant inutile d’entrer dans une logique de confrontation. Toutefois, face à ce qu’ils considèrent comme une tentative d’intimidation, le mouvement a jugé nécessaire d’alerter l’opinion publique et de clarifier sa position.

Concernant l’état d’esprit de leur leader, Amadou Bâ, la Nouvelle Responsabilité a tenu à rassurer l’opinion en affirmant qu’il reste plus que jamais serein et prêt à affronter toute forme d’injustice. Le mouvement a réaffirmé son soutien indéfectible à Amadou Bâ, soulignant sa détermination à résister à ces tentatives d’intimidation.

Développement et recherche : Cheikh Oumar Ba et cie plaident pour une meilleure synergie entre les think tanks et l’État, ainsi que pour un financement endogène

La Journée internationale du Réseau sénégalais des think tanks (SENRTT), initialement prévue le 31 janvier et coïncidant avec la commémoration du 145e Appel des Layennes (30 et 31 janvier), a finalement été célébrée ce mardi 4 février 2025 au Sénégal. Plusieurs universitaires et membres de la société civile ont pris part à cette rencontre organisée par le SENRTT, en collaboration avec l’Initiative prospective agricole et rurale (IPAR), l’Initiative Rapport Alternatif sur l’Afrique (RASA) et le Programme d’appui à la société civile.

Lors de cet événement, le ministre-conseiller à la présidence de la République, El Hadj Mounirou Ndiaye, a insisté sur la nécessité d’un financement endogène de la recherche et de la production de données. De son côté, le président du SENRTT, Dr Cheikh Oumar Ba, a mis en avant l’importance d’une plus grande synergie entre les groupes de réflexion, les centres de recherche et les décideurs dans la définition des politiques publiques.

Le ministre-conseiller et chef du Bureau de suivi et d’évaluation des programmes publics à la présidence de la République, El Hadj Mounirou Ndiaye, a souligné que la question du financement endogène du développement est plus que jamais d’actualité. Il a plaidé pour l’allocation d’1 % du PIB national, soit environ 200 milliards de francs CFA, à la recherche scientifique nationale. Selon lui, un tel investissement permettrait aux think tanks d’obtenir les ressources nécessaires pour produire les données indispensables à l’élaboration des politiques publiques.

Pour sa part, Dr Cheikh Oumar Ba, également directeur exécutif de l’IPAR, a appelé à une meilleure reconnaissance des think tanks et des centres de recherche par l’État, ainsi qu’à un financement local garantissant leur indépendance et leur pertinence. Il estime que l’absence de collaboration entre ces différentes entités constitue un obstacle majeur au développement durable du Sénégal. Il a ainsi plaidé pour la création d’un écosystème où les groupes de réflexion, en tant que centres de recherche indépendants, seraient pleinement reconnus et financés de manière autonome.

Selon Cheikh Oumar Ba, “si notre financement dépend des autres, ce seront eux qui définiront l’agenda de recherche de nos pays”. Il a également déploré le manque de suivi et d’évaluation des politiques publiques au Sénégal depuis l’indépendance. Il a insisté sur le rôle crucial de la recherche dans la production d’outils, d’indicateurs et de données probantes pour éclairer les décisions politiques, affirmant que “sans science, il n’y a pas de développement”.

El Hadj Mounirou Ndiaye a, quant à lui, alerté sur la nécessité pour le continent africain de renforcer sa souveraineté en matière de données et d’informations. Il a révélé que seulement 0,5 % des données produites en Afrique sont réellement exploitées. “Nous devons produire nos propres données et informations, car elles sont essentielles pour notre développement”, a-t-il affirmé.

Dr Cheikh Oumar Ba a illustré l’importance de la recherche scientifique avec l’exemple de l’ouverture de la brèche artificielle de sept kilomètres à Saint-Louis, décidée pour lutter contre les inondations. Il a souligné que cette décision, qui n’était pas fondée sur des données scientifiques solides, a conduit à des catastrophes. “Les chercheurs avaient des points de vue différents, mais ils n’ont pas été écoutés. Nous devons davantage écouter la science pour éclairer nos décisions politiques”, a-t-il expliqué. Il a également évoqué la gestion de la pandémie de Covid-19, où la recherche a joué un rôle central.

En conclusion, Dr Cheikh Oumar Ba a insisté sur la nécessité d’aligner les recherches des think tanks sur les priorités définies par l’Agenda de transformation structurelle Sénégal 2050, élaboré par les nouvelles autorités politiques. “Nous devons être en mesure d’apporter des évidences et de montrer ce qui ne s’aligne pas réellement avec les préoccupations et les besoins des communautés”, a-t-il conclu.

Blocage du programme Compact Electricity : Zahra Iyane Thiam apporte des précisions sur les 316 milliards FCFA

Le Premier ministre Ousmane Sonko a récemment dénoncé le blocage d’un financement américain destiné au Sénégal, notamment un programme lié à l’électricité, d’une valeur de plus de 500 millions de dollars, soit environ 316 milliards FCFA. Si le leader de Pastef n’a pas donné de détails sur ce programme, l’ancienne ministre de la Microfinance, Zahra Iyane Thiam, a apporté des précisions chiffrées sur ce projet qu’elle identifie comme étant le “Compact Electricity”, signé en 2018 sous Macky Sall.

Dans un post sur le réseau social X (ex-Twitter), Zahra Iyane Thiam rappelle que ce programme a été signé en décembre 2018 par le gouvernement sénégalais et qu’il s’agit d’un financement du Millennium Challenge Corporation (MCC), un organisme gouvernemental américain. D’après les documents officiels, le programme bénéficie d’une enveloppe de 330 milliards FCFA (600 millions de dollars US), dont 302,5 milliards FCFA (550 millions de dollars US) sous forme de don américain, et 27,5 milliards FCFA (50 millions de dollars US) de contribution sénégalaise.

Le 9 septembre 2021, le Compact Electricity est officiellement entré en vigueur avec une durée d’exécution de cinq ans, soit jusqu’au 9 septembre 2026. Son objectif principal est d’améliorer l’accès à l’électricité et de moderniser les infrastructures électriques au Sénégal.

Si Ousmane Sonko évoque un gel des financements américains, Zahra Iyane Thiam nuance ses propos en soulignant que le programme est déjà en cours d’exécution et qu’une grande partie des fonds a dû être consommée. Elle estime donc que le Sénégal ne peut pas avoir perdu la totalité des 500 millions de dollars annoncés par Sonko.

Cependant, l’ancienne ministre s’interroge sur l’état d’avancement réel du programme et l’éventuel impact du retrait américain. Elle interpelle directement l’ambassadeur des États-Unis à Dakar pour obtenir des éclaircissements sur la situation. “Les Sénégalais doivent être édifiés”, déclare-t-elle, appelant à plus de transparence dans la gestion de ce projet stratégique.

Si le financement du programme est réellement menacé, cela pourrait freiner les ambitions du Sénégal en matière d’électrification et compromettre la modernisation du réseau électrique national. Pour l’instant, les autorités américaines n’ont pas officiellement communiqué sur un éventuel gel des financements, et l’exécution du programme devrait théoriquement se poursuivre jusqu’en septembre 2026.

Indemnisations des ex-détenus politiques : le Codeps reporte sa conférence et pose ses conditions

Le Collectif des ex-détenus politiques et victimes du Sénégal (Codeps) a décidé de reporter à la semaine prochaine sa conférence de presse initialement prévue ce mardi. Ce report intervient à la demande de certaines autorités, afin de laisser au gouvernement le temps de tenir ses engagements en matière d’indemnisation et d’assistance aux victimes des événements politiques survenus entre 2021 et 2024.

Dans un communiqué publié hier, le Codeps a salué les efforts du chef de l’État et de son gouvernement pour accompagner les anciens détenus politiques et autres victimes. Toutefois, le collectif reste ferme sur ses exigences et a soumis sept conditions qu’il considère comme urgentes et indispensables à la réinsertion sociale de ses membres.

Parmi les principales revendications du Codeps figure la réinsertion sociale des anciens détenus politiques et autres victimes ayant déjà fait l’objet d’enquêtes. Le collectif demande également l’octroi de bourses d’études à l’étranger pour permettre aux victimes de poursuivre leur formation.

Dans le cadre du recrutement des 2 000 enseignants annoncé par le gouvernement, le Codeps réclame l’enrôlement de certains ex-détenus politiques possédant les diplômes requis et prêts à servir dans n’importe quelle région du pays. Il en va de même pour les programmes de migration temporaire en Espagne et au Qatar, où le collectif souhaite que ses membres soient intégrés dans les listes des candidats retenus.

Autre point clé : la prise en charge de la scolarité des enfants de tous les ex-détenus politiques et autres victimes. Le Codeps insiste également sur la promotion des anciens détenus enseignants et fonctionnaires de l’État. Enfin, il demande la mise en place de mécanismes de financement étatique en faveur des ex-détenus et victimes qui sont des acteurs économiques.

Par cette déclaration, le Codeps met la pression sur les nouvelles autorités, tout en leur accordant un délai supplémentaire pour concrétiser les promesses faites. Le report de leur conférence de presse ne signifie pas un abandon de leurs revendications, mais plutôt une volonté d’avancer par le dialogue.

Les prochaines semaines seront décisives pour évaluer la réponse du gouvernement à ces exigences. Le Codeps reste vigilant et déterminé à obtenir des mesures concrètes pour assurer l’insertion sociale et professionnelle de ses membres.

Affaire Boubacar Camara : L’ancien mandataire du parti And Gor Yi Jotna arrêté pour abus de confiance

La Sûreté urbaine du commissariat central de Dakar a procédé, ce mardi 4 février, à l’arrestation de Boubacar Camara, ancien mandataire du parti And Gor Yi Jotna (AG/JOTNA) lors des dernières élections législatives. Il est poursuivi pour abus de confiance à la suite d’une plainte déposée par Me Moussa Diop, ancien candidat aux législatives de 2024.

L’affaire remonte à la période précédant les élections législatives de 2024. Boubacar Camara, en tant que mandataire du parti AG/JOTNA, avait pour mission de déposer le dossier de candidature de Me Moussa Diop à la Direction générale des élections (DGE). Cependant, il ne s’était jamais présenté à l’institution, empêchant ainsi Me Moussa Diop de prendre part au scrutin.

Selon les accusations portées contre lui, Boubacar Camara aurait refusé de soumettre le dossier en affirmant que Me Moussa Diop n’avait pas reçu l’habilitation officielle du parti pour concourir sous sa bannière. Par la suite, il avait disparu avec le dossier de candidature, suscitant la colère de son leader politique.

Après plusieurs mois de tensions, Me Moussa Diop a décidé de porter l’affaire devant la justice en accusant son ancien mandataire d’abus de confiance. Sur instruction du procureur de la République, les hommes du commissaire Ismaïla Goudiaby ont interpellé Boubacar Camara avant de le déférer au parquet ce mardi.

Cette arrestation relance le débat sur les conflits internes au sein des formations politiques, notamment en période électorale. Elle met également en lumière les responsabilités des mandataires chargés de veiller au bon déroulement des candidatures.

Sénégal : Ousmane Sonko lance la phase II du projet d’approvisionnement en eau potable en milieu rural

Fass Touré, département de Kébémer – Ce matin, le Premier ministre Ousmane Sonko a procédé, au nom du chef de l’État Bassirou Diomaye Faye, au lancement officiel des travaux de la phase II du projet d’approvisionnement en eau potable en milieu rural. Cette initiative s’inscrit dans la volonté du nouveau régime d’améliorer les conditions de vie des populations à travers une politique endogène, misant sur l’utilisation du capital humain et des ressources économiques du pays.

Profitant de cette occasion, le chef du gouvernement a appelé les Sénégalais à s’engager pleinement dans cette dynamique de développement national, insistant sur la nécessité de « se passer de l’aide étrangère ».

« Vous êtes au courant de cette décision du président américain, qui a suspendu toute aide au développement de certains pays africains. Ici, au Sénégal, nous avions un programme relatif à l’électricité, d’un montant d’environ 500 millions de dollars. Pouvons-nous toujours compter sur ce type de financement étranger ? Nous devons nous appuyer sur nos propres ressources et moyens », a-t-il déclaré devant une assemblée attentive.

Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par la volonté affichée du nouveau gouvernement de rompre avec une dépendance excessive aux financements extérieurs et d’opter pour un modèle de développement axé sur l’exploitation des ressources locales.

Le projet d’approvisionnement en eau potable en milieu rural, dont la phase II a été officiellement lancée aujourd’hui, vise à étendre l’accès à l’eau potable à des milliers de foyers sénégalais. Cette initiative répond à un besoin crucial, notamment dans les zones rurales où l’accès à l’eau reste un défi majeur.

En mettant l’accent sur une gestion autonome et durable des ressources, le gouvernement ambitionne de garantir une couverture optimale en eau potable sur l’ensemble du territoire national.

Ousmane Sonko a conclu son discours en appelant les Sénégalais à une mobilisation patriotique afin d’accompagner les autorités dans la mise en œuvre de leur vision du développement. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à bâtir un Sénégal prospère, fondé sur ses propres forces et sur une gouvernance responsable.

Hommage à Barthélémy Dias : l’Église catholique salue son engagement pour la Cathédrale Notre-Dame des Victoires

À l’occasion du 89ᵉ anniversaire de la consécration de la Cathédrale Notre-Dame des Victoires de Dakar, l’Église catholique a rendu un hommage appuyé au maire de la capitale, Barthélémy Dias, pour son engagement en faveur de la préservation et de l’embellissement de ce lieu de culte emblématique.

Lors d’une cérémonie empreinte de solennité, l’abbé Jacques François Diouf, curé de la cathédrale, a salué les efforts du maire, mettant en avant des réalisations significatives qui ont redonné un nouvel éclat à cet édifice chargé d’histoire.

« Grâce à son implication, la cathédrale a bénéficié d’une série de rénovations d’envergure : le réaménagement complet des jardins, la réfection totale de la voirie avec un goudronnage intégral, ainsi que la restauration de la crypte, auparavant fragilisée par des remontées d’eau », a déclaré le prêtre devant une assemblée de fidèles et d’invités de marque.

Ces initiatives, menées en collaboration avec la municipalité, témoignent d’une volonté de préserver ce patrimoine religieux et culturel, tout en améliorant l’environnement des fidèles et des visiteurs.

Outre les travaux de rénovation, Barthélémy Dias a également œuvré pour la modernisation de la cathédrale en la dotant d’un système de panneaux solaires. Cette initiative innovante garantit une autonomie énergétique à l’édifice, réduisant ainsi les charges électriques et s’inscrivant dans une démarche de développement durable.

De plus, la Grotte de la Sainte Famille, un lieu de prière et de recueillement particulièrement prisé des fidèles, a été entièrement rénovée, offrant un cadre plus propice à la méditation et au ressourcement spirituel.

La cérémonie d’hommage a été marquée par de nombreux témoignages de gratitude, mettant en lumière l’importance d’une collaboration étroite entre les institutions religieuses et les autorités locales pour la préservation du patrimoine et l’amélioration des infrastructures communautaires.

En honorant Barthélémy Dias, l’Église catholique reconnaît l’impact concret de ses actions sur la vie spirituelle et sociale des fidèles. Son engagement en faveur du bien commun s’inscrit ainsi dans une vision de gouvernance soucieuse de l’histoire, du patrimoine et du mieux-être des citoyens.

Guy Marius Sagna interpelle la CEDEAO sur l’Alliance des États du Sahel

Le député sénégalais Guy Marius Sagna, connu pour ses prises de position tranchées, a une nouvelle fois fait parler de lui. Dans un message publié sur sa page Facebook, le parlementaire de Pastef a interpellé la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur sa gestion des relations avec l’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

Selon Guy Marius Sagna, la CEDEAO doit cesser de traiter séparément les trois États membres de l’AES et reconnaître leur alliance comme une entité politique et diplomatique à part entière. Il qualifie d’“infantilisant” le fait que l’organisation sous-régionale veuille négocier individuellement avec chacun des trois pays, alors que ceux-ci ont clairement exprimé leur volonté de parler d’une seule voix.

Dans son post, il exhorte la CEDEAO à adopter une approche plus constructive en intégrant l’AES dans ses discussions et en mettant un terme aux sanctions imposées à ces pays.

Le député rappelle que, dès le 17 septembre 2024, il appelait déjà à une reconnaissance officielle de l’AES par la CEDEAO, ainsi qu’à l’annulation des sanctions frappant ces États. Il insistait également sur la nécessité de tenir un sommet entre l’AES et la CEDEAO pour définir les bases d’une coopération commune, notamment en matière de sécurité, de lutte contre le terrorisme et de développement économique.

Cette nouvelle sortie de Guy Marius Sagna illustre son positionnement en faveur d’une intégration régionale repensée, où l’AES ne serait pas marginalisée mais plutôt intégrée dans une dynamique de coopération avec la CEDEAO. Une position qui pourrait toutefois ne pas faire l’unanimité au sein de son propre camp politique, tant le sujet de l’AES divise les leaders ouest-africains.

Alors que la CEDEAO peine à trouver une issue à la crise diplomatique avec l’AES, la pression politique s’intensifie. Les appels à une révision de la stratégie régionale se multiplient, et des voix comme celle de Guy Marius Sagna pourraient peser dans le débat.

Indemnisation des victimes des violences au Sénégal : un geste symbolique de l’État

Le gouvernement sénégalais a annoncé de nouvelles mesures pour indemniser les victimes des violences survenues entre 2021 et 2024. Cette initiative, portée par la ministre de la Famille et des Solidarités, Maïmouna Dièye, vise à apporter un soutien financier aux familles des personnes décédées et aux anciens détenus. Cependant, pour de nombreux acteurs politiques et citoyens, cette compensation demeure insuffisante face aux pertes humaines et aux souffrances endurées.

Dans une déclaration officielle, Maïmouna Dièye a annoncé qu’un montant de 10 millions de francs CFA serait octroyé à chaque famille ayant perdu un proche lors des événements tragiques qui ont marqué le pays. En complément, une allocation forfaitaire de 500 000 francs CFA sera versée aux personnes identifiées dans la base de données établie par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), en collaboration avec le ministère de la Justice, les sources policières et les représentants de la société civile.

Ces mesures s’inscrivent dans une volonté de reconnaissance des préjudices subis, bien que leur portée symbolique soit largement soulignée par les autorités elles-mêmes.

Réagissant à cette annonce, Aminata Touré, ancienne Première ministre et Haut représentant du président de la République, a exprimé son respect et son soutien aux familles endeuillées. Sur sa page Facebook, elle a déclaré :

“Nous devons #Respect et #Prières ardentes à nos Martyrs de la Démocratie. Aucune indemnité ne sera jamais suffisante pour effacer la douleur d’une mère qui a perdu son enfant.”

Pour elle, au-delà de l’aide financière, il est impératif que les responsables des violences soient traduits en justice. Son appel rejoint celui de nombreux militants des droits de l’homme et membres de la société civile qui réclament des enquêtes impartiales et des poursuites judiciaires contre les auteurs des exactions.

L’annonce de l’indemnisation a suscité des réactions contrastées au sein de l’opinion publique. Si certains saluent un geste d’apaisement de la part de l’État, d’autres estiment qu’il ne saurait remplacer une véritable justice pour les victimes.

De nombreuses familles endeuillées et organisations de défense des droits humains continuent d’exiger la révélation des circonstances exactes des décès et la tenue de procès transparents pour les responsables. En effet, plusieurs manifestations ayant conduit à ces pertes humaines ont été réprimées violemment par les forces de l’ordre, soulevant des interrogations sur la responsabilité des autorités.

Cette initiative du gouvernement s’inscrit dans une dynamique plus large de réconciliation nationale. Depuis les tensions politiques et sociales des dernières années, l’État cherche à reconstruire la confiance entre les citoyens et les institutions.

Toutefois, pour que ce processus aboutisse, de nombreux observateurs estiment qu’il ne peut se limiter à des compensations financières. Une véritable justice transitionnelle, incluant des enquêtes approfondies, des procès équitables et des réformes institutionnelles, est jugée essentielle pour éviter la répétition de telles tragédies à l’avenir.

Indemnisation des victimes des manifestations : Me Moussa Diop dénonce un manque de transparence

L’initiative du gouvernement sénégalais visant à indemniser les victimes des manifestations entre 2021 et 2024 suscite de vives réactions. Parmi les voix critiques, celle de Me Moussa Diop, président du parti Alternance Générationnelle (AG/Jotna), s’élève pour dénoncer un manque de transparence dans le processus.

Depuis quelques jours, le gouvernement a annoncé une assistance aux familles des 79 personnes décédées lors des manifestations, avec une enveloppe de 10 millions de francs CFA par famille. Par ailleurs, 2 172 ex-prisonniers sous le régime de Macky Sall recevront 500 000 francs CFA et une prise en charge médicale. Cette décision, portée par le ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, est perçue par certains comme une tentative d’apaisement, mais suscite aussi des interrogations.

Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, Me Moussa Diop, allié du président Bassirou Diomaye Faye, estime que cette mesure contredit les principes de bonne gouvernance promis par le nouveau régime. « Quand on parlait de rupture et de transparence, ce n’était pas pour ça », déclare-t-il, soulignant l’absence de justification détaillée sur l’utilisation de l’argent public.

L’avocat et ancien directeur général de Dakar Dem Dikk (DDD) pointe du doigt l’absence de décision judiciaire préalable sur l’identification des victimes et des responsables. Il considère qu’il revient à la justice de faire ce travail, et non au gouvernement de l’anticiper. « Il n’est pas normal de prendre l’argent public pour indemniser des militants politiques », s’insurge-t-il, suggérant que cette indemnisation bénéficie surtout aux membres du parti PASTEF, dont plusieurs sympathisants ont été emprisonnés ou blessés lors des affrontements.

De plus, Me Moussa Diop rappelle que d’autres Sénégalais ont été affectés par ces manifestations : « Des stations-service ont été saccagées, des voitures incendiées… Ces pertes doivent aussi être prises en compte. » Il plaide ainsi pour une réparation globale et équitable des préjudices subis.

L’autre point de discorde soulevé par le leader de AG/Jotna concerne la procédure budgétaire. Il regrette que ces dépenses aient été engagées sans ratification préalable par l’Assemblée nationale. « Si Macky Sall avait fait cela, on aurait crié au scandale ! », déclare-t-il, rappelant que les promesses de rupture du nouveau régime devraient s’appliquer à tous les aspects de la gouvernance.

Il critique également les lenteurs dans l’abrogation de la loi d’amnistie de 2024, une promesse de campagne du président Faye. Pour Me Moussa Diop, cette abrogation est prioritaire et devrait être traitée en urgence par l’Assemblée nationale au lieu de « calmer les tensions par des indemnisations floues ».

Se positionnant en « sentinelle de la République », Me Moussa Diop assure qu’il continuera à dénoncer toute dérive du pouvoir. Il appelle le gouvernement à faire preuve de rigueur et de transparence dans l’attribution des indemnisations, afin d’éviter toute instrumentalisation politique.

Fadel Barro sur la migration circulaire : « Un aveu d’échec du système sénégalais »

Fadel Barro, leader du mouvement Jaamu Gox Yi et membre fondateur de Y’en A Marre, a exprimé de vives critiques sur la question de la migration circulaire lors de son intervention dimanche dans l’émission En Vérité sur RSI. L’activiste a pointé du doigt les failles structurelles du Sénégal qui poussent de nombreux jeunes à voir l’Europe comme une solution à leurs problèmes, soulignant que cette migration ne fait que masquer un échec plus profond du système politique et économique du pays.

« Les jeunes Sénégalais perçoivent l’Europe comme un Eldorado, parce que les politiques mises en place depuis l’indépendance n’ont jamais permis de leur offrir des perspectives viables ici », a déclaré Fadel Barro. Il estime que la migration circulaire, bien que salutaire pour ceux qui parviennent à éviter l’émigration clandestine, n’est pas une solution durable aux défis du Sénégal. Pour lui, cette situation est un véritable « aveu d’échec » du système en place, qu’il considère comme incapable de répondre aux aspirations de la jeunesse.

Malgré son constat amer, Fadel Barro a reconnu l’importance des initiatives visant à protéger les jeunes de l’émigration irrégulière. Cependant, il insiste sur le fait qu’il est crucial de s’attaquer aux causes profondes de cette fuite des cerveaux et de cette recherche de meilleures conditions de vie à l’étranger.

L’activiste a également critiqué le manque d’ouverture économique du Sénégal envers ses voisins comme le Mali ou la Guinée, soulignant que cette isolation régionale freine la croissance et l’intégration du pays dans un marché sous-régional plus dynamique. Il a ajouté que le pays, malgré ses ressources, reste sous-développé et incapable de transformer son destin sans un changement radical de vision et de leadership.

Pour Fadel Barro, il est urgent de repenser la manière dont les partis politiques fonctionnent au Sénégal et de rationaliser leur approche pour faire émerger des leaders sincères et engagés, capables de transformer le pays et d’offrir des perspectives réelles à sa jeunesse. Il a conclu en appelant à une prise de conscience collective pour un véritable changement, nécessaire à la construction d’un avenir plus prospère et autonome pour le Sénégal.

Espagne : le front de soutien à Farba Ngom s’agrandit

Après la France et les États-Unis, l’Espagne rejoint le mouvement de soutien en faveur du député-maire des Agnams, Farba Ngom. Des Sénégalais résidant dans ce pays dénoncent une « injustice flagrante » qu’ils perçoivent comme une tentative de réduire leur leader au silence.

Selon la porte-parole du mouvement en Espagne, le gouvernement actuel devrait se concentrer sur l’amélioration des conditions de vie des citoyens au lieu de « s’acharner sur les dignitaires de l’ancien régime ». Elle accuse les autorités de vouloir instrumentaliser la justice contre ceux qui ont servi le pays sous l’ancienne administration.

Les soutiens de Farba Ngom réclament un traitement judiciaire équitable et estiment que la justice n’a pas encore apporté la preuve de la légitimité de la procédure engagée contre le chargé de mobilisation de l’APR. Ils exigent ainsi que la transparence et l’impartialité guident les décisions des autorités compétentes.

Pour rappel, Farba Ngom a perdu son immunité parlementaire après une demande formulée par le ministre de la Justice et transmise par la CENTIF, ouvrant ainsi la voie à d’éventuelles poursuites judiciaires.

Sénégal : Le débat sur l’héritage des réalisations de Macky Sall refait surface

Les tensions politiques au Sénégal ne faiblissent pas, alors que l’ancien ministre Mansour Faye monte au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme une tentative d’appropriation des réalisations de l’ère Macky Sall par les nouvelles autorités. Il accuse celles-ci de vouloir effacer l’héritage de l’ancien président tout en lui attribuant les difficultés actuelles du pays.

Dans une déclaration récente, Mansour Faye a rappelé que plusieurs infrastructures majeures, notamment l’autoroute Dakar-Tivaouane-Saint-Louis, ont été initiées sous Macky Sall. Selon lui, les travaux de ce projet ont officiellement démarré le 10 février 2023 à Tivaouane, bien avant la fin du mandat de l’ancien président. Il souligne également les nombreuses étapes de planification et de négociation ayant précédé le lancement des travaux, insistant sur le fait que l’administration actuelle ne peut en aucun cas s’attribuer le mérite de ce projet.

L’ancien ministre met aussi en avant d’autres réalisations du régime Sall, comme le Palais de justice de Tivaouane, les châteaux d’eau de Saint-Louis, les travaux du Nanija Bolong de Kaffrine, ou encore l’hôpital national Elh Malick SY de Tivaouane. Il affirme que ces infrastructures sont le fruit d’une planification rigoureuse sous Macky Sall et que l’actuel gouvernement ne fait qu’inaugurer des projets déjà en cours.

La question de la paternité des réalisations publiques est un sujet récurrent dans la politique sénégalaise. Chaque changement de régime s’accompagne d’une lutte pour le bilan, entre ceux qui revendiquent des succès passés et ceux qui veulent marquer leur empreinte. Il est vrai que l’État est une continuité, et qu’un gouvernement hérite forcément de projets amorcés par ses prédécesseurs.

Cependant, les critiques de Mansour Faye mettent en lumière un problème plus large : l’absence de nouveaux projets phares sous l’administration actuelle. Il accuse les nouvelles autorités de ne pas avoir encore lancé de grandes initiatives et de se contenter de poursuivre celles déjà engagées sous Macky Sall.

Jusqu’ici, le gouvernement en place n’a pas officiellement répondu aux accusations de Mansour Faye. Toutefois, certains partisans du nouveau régime estiment que la situation économique actuelle, marquée par des défis budgétaires, rend difficile le lancement immédiat de nouveaux projets. D’autres rappellent que Macky Sall lui-même a bénéficié d’infrastructures amorcées sous Abdoulaye Wade, et que c’est une pratique normale dans la gestion des affaires publiques.

Soutien croissant à Farba Ngom : Après la France et les États-Unis, l’Espagne se mobilise

Le soutien au député-maire des Agnam, Farba Ngom, ne cesse de s’élargir. Après la France et les États-Unis, c’est au tour des Sénégalais résidant en Espagne de dénoncer ce qu’ils considèrent comme une « injustice flagrante » visant à réduire au silence une figure clé de l’ancien régime.

Réunis à Madrid, les partisans de Farba Ngom ont exprimé leur indignation face à la procédure judiciaire engagée contre lui. « Au lieu de se concentrer sur l’amélioration des conditions de vie des citoyens, le nouveau gouvernement s’acharne sur les dignitaires de l’ancien régime, dont Farba Ngom », a déclaré la porte-parole du mouvement de soutien en Espagne. Selon eux, cette affaire illustre une instrumentalisation de la justice à des fins politiques, contraire aux principes d’un État de droit.

Les soutiens du député exigent un traitement équitable et impartial de son dossier, soulignant que les autorités judiciaires n’ont pas encore apporté de preuves justifiant la procédure engagée contre lui. « Après tout ce que le pays a combattu en termes d’injustices, l’actuel régime ne devrait pas faire de la justice une arme contre des citoyens honnêtes qui ont servi leur pays », insistent-ils.

Farba Ngom, figure influente du parti Alliance pour la République (APR) et proche de l’ancien président Macky Sall, est visé par une enquête financière déclenchée après la saisine de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). Son immunité parlementaire a été levée à la demande du ministre de la Justice, ouvrant ainsi la voie à d’éventuelles poursuites judiciaires.

L’affaire Farba Ngom s’inscrit dans un climat politique tendu au Sénégal, marqué par des poursuites contre plusieurs figures de l’ancien régime. Tandis que le gouvernement met en avant la nécessité de lutter contre l’impunité et la corruption, l’opposition et les soutiens de l’ex-président Macky Sall dénoncent des règlements de comptes politiques.

Kaolack : Le Mouvement pour le Développement Inclusif du Sénégal préconise une assise nationale entre l’État et les jeunes entrepreneurs

Pour que le Sénégal puisse atteindre un niveau de développement durable et offrir à sa jeunesse des opportunités de réussite dans leur propre pays, le Mouvement pour le Développement Inclusif du Sénégal propose plusieurs pistes de solutions aux nouvelles autorités.

« La diaspora sénégalaise effectue des transferts de fonds estimés à des millions de francs CFA par an vers le pays. Grâce à ces transferts, elle joue un rôle de premier plan dans l’amélioration des conditions de vie des familles restées au Sénégal. Elle contribue ainsi aux efforts du gouvernement dans la lutte contre la pauvreté et le renforcement de l’inclusion économique des populations, y compris les plus vulnérables », a souligné Badou Ndour, président du Mouvement pour le Développement Inclusif du Sénégal.

M. Ndour invite également l’État à garantir de meilleures conditions de séjour aux immigrés sénégalais dans les pays occidentaux et à mettre en place une banque dédiée aux immigrés, afin de faciliter leurs investissements au Sénégal.

S’exprimant sur la question des industries, le président du mouvement estime que la politique industrielle doit viser à renforcer la compétitivité du secteur et à promouvoir une économie plus durable et résiliente, capable de créer des emplois.

« Nous pensons qu’avec une politique industrielle efficace, les jeunes pourraient rester au pays au lieu d’être envoyés en Espagne pour travailler dans des plantations », a-t-il déclaré.

Le Mouvement pour le Développement Inclusif du Sénégal invite également l’État à organiser une assise nationale réunissant tous les jeunes entrepreneurs du pays, sans exception, afin de réfléchir ensemble aux voies et moyens du développement économique du Sénégal.

Dans cette dynamique, le mouvement prévoit d’organiser prochainement une formation sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication, à destination des jeunes, pour leur permettre d’accéder plus facilement aux opportunités d’emploi.

Par ailleurs, en marge d’une rencontre avec la presse locale ce samedi, Badou Ndour a annoncé que son mouvement accompagnera les pèlerins du Magal de Porokhane en leur fournissant des vivres et des boissons, comme chaque année.

Ousmane Sonko à Louga : appel à la jeunesse pour un engagement citoyen durable

Dans le cadre de la 9e édition de l’initiative citoyenne « Setal Sunu Reew », le Premier ministre Ousmane Sonko s’est rendu à Louga pour donner le coup d’envoi des activités sous le thème : « Setal Sunu Gox, Moy Sunu Karaangue ». Accompagné des autorités locales, il a profité de l’occasion pour adresser un message fort à la jeunesse sénégalaise, l’exhortant à s’impliquer activement dans la transformation du pays.

Dans son discours, le Premier ministre a mis l’accent sur le rôle central des jeunes dans la construction nationale. Il a souligné que l’initiative « Setal Sunu Reew » ne se limite pas à une simple opération de nettoyage, mais vise à inculquer une culture du civisme, du patriotisme et de l’implication communautaire.

« Vous devez être les premiers à participer aux efforts de construction de ce pays. Nous avons l’obligation de nous concerter en permanence. Vous êtes jeunes et vous avez tout l’avenir devant vous. Que personne ne vous détourne de votre objectif, et surtout, évitez de vous précipiter… », a déclaré Ousmane Sonko devant une foule enthousiaste.

Le Premier ministre a insisté sur la nécessité pour la jeunesse de faire preuve de patience et de détermination. Il a réaffirmé la volonté du gouvernement de mettre en place des réformes structurelles pour redresser le Sénégal, tout en soulignant que ces changements nécessitent le soutien et l’implication active de la population.

Dans cette dynamique, il a appelé les jeunes à rester mobilisés et à faire preuve de vigilance face aux tentatives de division et de manipulation. Pour lui, l’unité et la cohésion nationale sont des éléments essentiels pour garantir une transformation réussie du pays.

Depuis son lancement, « Setal Sunu Reew » s’est imposé comme un mouvement national favorisant le volontariat et la participation communautaire. En encourageant la propreté des quartiers et des espaces publics, cette initiative contribue à renforcer la conscience citoyenne et à améliorer le cadre de vie des Sénégalais.

À Louga, cette 9e édition a mobilisé de nombreux jeunes, associations et acteurs locaux, témoignant de l’adhésion populaire croissante à ce projet.

À travers cette visite, Ousmane Sonko a non seulement réaffirmé l’engagement du gouvernement en faveur du développement, mais il a aussi rappelé aux jeunes leur rôle primordial dans la réussite des réformes en cours. Son message est clair : l’avenir du Sénégal dépend de l’implication et de la détermination de sa jeunesse.

En conclusion, cette nouvelle édition de « Setal Sunu Reew » confirme que la mobilisation citoyenne reste un levier essentiel pour impulser le changement et bâtir un Sénégal plus fort et plus solidaire.

Sénégal : un plan d’assistance aux victimes des violences politiques de 2021-2024

Le Sénégal tente de tourner la page des violences politiques qui ont secoué le pays entre 2021 et 2024, marquées par des affrontements meurtriers, des milliers d’arrestations et une société profondément divisée. Conscient de l’ampleur du drame, le gouvernement a mis en place un vaste programme d’assistance aux victimes et à leurs familles. Ce vendredi 31 janvier 2025, la ministre de la Famille et des Solidarités, Madame Maimouna Dieye, a détaillé les mesures mises en œuvre pour accompagner les ex-détenus, les blessés et les familles endeuillées.

Les manifestations politiques qui ont ébranlé le Sénégal entre février 2021 et février 2024 ont laissé des séquelles profondes. Selon le gouvernement, 79 personnes ont perdu la vie, tandis que des centaines d’autres ont été blessées, certaines avec des séquelles irréversibles. Des milliers de citoyens ont été emprisonnés, souvent sans jugement, provoquant une déstructuration de nombreuses familles et des traumatismes psychologiques durables.

Lors de la conférence de presse tenue au ministère de la Famille et des Solidarités, Madame Dieye a décrit cette période comme l’une des plus sombres de l’histoire récente du pays. « Il ne s’agit pas seulement de chiffres, mais de vies brisées, de familles endeuillées et de destins bouleversés », a-t-elle souligné.

Face à ce lourd héritage, le gouvernement investi en avril 2024 a fait de la réconciliation nationale une priorité. Un comité interministériel a été mis en place en juillet 2024 pour élaborer une réponse inclusive et participative. Ce comité, composé de représentants de plusieurs ministères et de la société civile, a déjà engagé 142 869 000 FCFA pour l’assistance médicale et psychosociale des victimes les plus urgentes.

• Une allocation de 10 millions FCFA pour chaque famille ayant perdu un proche, ainsi que l’admission des orphelins mineurs au statut de « Pupilles de la Nation ».

• Une allocation de 500 000 FCFA pour chaque ex-détenu et autre victime recensée.

• Une prise en charge médicale et psychologique pour les blessés et leurs familles.

• Un accès facilité aux financements pour les projets entrepreneuriaux des ex-détenus et victimes, via des dispositifs d’appui comme la Délégation générale à l’Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ).

Pour garantir une répartition équitable de ces aides, le comité interministériel s’appuie sur une base de données consolidée par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). À ce jour, cette base recense 2 172 ex-détenus et blessés, ainsi que 79 personnes décédées.

Si ces mesures marquent un premier pas vers l’apaisement, elles ne suffisent pas, selon plusieurs acteurs de la société civile, qui réclament également une justice pour les victimes. Interrogée sur cette question, la ministre de la Famille a insisté sur la volonté du gouvernement d’éviter une approche purement compensatoire. « Nous ne prétendons pas effacer les souffrances, mais nous voulons offrir un soutien concret à ceux qui ont été meurtris par cette période », a-t-elle affirmé.

Dialogue social : Le ministre du Travail rencontre les centrales syndicales

Le ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions, Abass Fall, a reçu les représentants des principales centrales syndicales du Sénégal. La rencontre a réuni Mody Guiro de la Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal (CNTS), Yvette Keïta de l’Union Nationale des Syndicats Autonomes du Sénégal (UNSAS), Cheikh Diop de la CNTS-FC et Élimane Diouf de la Confédération des Syndicats Autonomes (CSA).

Lors des échanges, le ministre a réaffirmé son engagement en faveur d’un dialogue social inclusif et pérenne, soulignant l’importance d’une coopération renforcée entre les syndicats et les autorités publiques. « Il est essentiel d’instaurer un climat de confiance et d’efficacité dans la gestion des relations professionnelles », a-t-il déclaré.

Le gouvernement entend ainsi préserver la stabilité sociale en garantissant le respect des droits des travailleurs et en mettant en œuvre des réformes favorisant l’amélioration des conditions de travail. Cette volonté s’inscrit dans une dynamique d’anticipation des défis du monde du travail, à travers un dialogue permanent avec les partenaires sociaux.

Les discussions ont également porté sur le renforcement du partenariat entre l’État et les centrales syndicales. Le ministre a insisté sur la nécessité d’une compréhension mutuelle pour parvenir à des solutions équilibrées face aux préoccupations des travailleurs. « Il est fondamental d’agir dans le respect des principes de justice sociale et d’équité », a-t-il affirmé.

Cette rencontre s’inscrit dans une série d’initiatives visant à consolider le dialogue entre les syndicats et le gouvernement, afin d’assurer un environnement de travail serein et respectueux des droits des travailleurs.

Missions à l’étranger : Mansour Faye critique la circulaire du Premier ministre Ousmane Sonko

Le Premier ministre Ousmane Sonko a récemment pris un arrêté visant à encadrer les missions à l’étranger des membres du gouvernement et des hauts fonctionnaires. L’objectif affiché est de rationaliser les dépenses publiques et de garantir une gestion rigoureuse des fonds de l’État. Cependant, cette initiative ne fait pas l’unanimité. Mansour Faye, ancien ministre et maire de Saint-Louis, estime que ce texte n’apporte rien de nouveau et cache d’autres dérives des nouvelles autorités.

Dans un communiqué au ton acerbe, Mansour Faye dénonce ce qu’il considère comme une simple opération de communication du gouvernement. Selon lui, cette circulaire ne fait que reprendre des dispositions déjà en vigueur sous l’ère Macky Sall. Il rappelle qu’à l’époque, tout ministre en déplacement devait obligatoirement présenter son ordre de mission ainsi qu’un décret d’intérim à l’aéroport.

« Qu’est-ce qui motive un tel texte ? Un texte qui, dans le fond, n’apporte rien de nouveau », s’interroge l’ancien ministre des Transports terrestres.

Au-delà du fond du texte, Mansour Faye s’attaque aux pratiques actuelles du gouvernement en matière de gestion des ressources publiques. Selon lui, les nouvelles autorités, en place depuis seulement dix mois, font déjà preuve d’une « bamboula » aux frais du contribuable. Il cite notamment l’utilisation de l’avion présidentiel par Ousmane Sonko, une pratique qu’il considère comme inédite et non conforme aux usages diplomatiques.

« De mémoire de Sénégalais, c’est la première fois qu’on observe un Premier ministre faire du ‘Tambambalou’ avec l’aéronef de la République pour des missions que je ne parviens pas à qualifier », ironise-t-il, remettant en question la légitimité des voyages du chef du gouvernement dans la sous-région.

Mansour Faye va plus loin en estimant que la diplomatie sénégalaise est aujourd’hui en souffrance. Selon lui, les déplacements fréquents du Premier ministre, sans accompagnement officiel ni justification claire, affaiblissent la République et désacralisent les institutions.

Par ailleurs, il s’interroge sur le coût de ces voyages pour les contribuables sénégalais alors que la situation socio-économique du pays se détériore. Il pointe du doigt la hausse des prix des denrées de première nécessité et le désespoir des jeunes qui tentent d’émigrer à tout prix, parfois au péril de leur vie.

« Comme pour dire que les priorités sont vraiment ailleurs… urgentes et légitimes ! » conclut-il.

Les propos de Mansour Faye interviennent dans un contexte où le gouvernement d’Ousmane Sonko est particulièrement scruté sur sa promesse de transparence et de bonne gouvernance. Cette polémique autour des dépenses liées aux missions à l’étranger risque d’alimenter le débat sur la gestion des ressources publiques et la nécessité d’une meilleure répartition des priorités nationales.

Affaire Moustapha Diop : l’Assemblée nationale convoque une réunion du Bureau dans un climat de spéculations

L’Assemblée nationale est en ébullition après la convocation, mercredi 29 janvier, des membres de son Bureau pour une réunion prévue ce jeudi 30 janvier à 10 heures. L’annonce, faite par le président de l’institution législative, a immédiatement déclenché une vague de spéculations, notamment sur un possible lien avec l’affaire Moustapha Diop.

L’ancien ministre, aujourd’hui député et maire de Louga, est au cœur d’une controverse financière après les accusations de Tabaski Ngom, inspectrice du Trésor. Cette dernière affirme lui avoir prêté 700 millions de FCFA pour financer sa campagne électorale lors des législatives anticipées du 17 novembre dernier, une somme qu’il ne lui aurait pas restituée.

Jusqu’à présent, Moustapha Diop bénéficie de son immunité parlementaire, ce qui le met à l’abri d’une audition immédiate. Cependant, l’enquête menée par la Division des enquêtes criminelles (DIC) met en lumière son statut de député, et le Parquet financier a été saisi sur la nécessité de l’entendre dans cette affaire.

D’après les informations de L’Observateur, le ministère de la Justice n’a pas encore enclenché de procédure de levée de l’immunité parlementaire. Toutefois, le ministre Ousmane Diagne n’exclut pas d’activer cette option si la situation l’exige. « Ce sera sans état d’âme », confie une source citée par le journal, laissant entendre que l’Exécutif pourrait rapidement passer à l’action.

Dans ce contexte, la réunion du Bureau de l’Assemblée nationale de ce jeudi matin est perçue comme un moment clé. Si l’ordre du jour n’a pas été officiellement dévoilé, l’hypothèse d’une discussion sur l’affaire Moustapha Diop est largement évoquée. Reste à savoir si cette rencontre marquera le début d’une procédure de levée de l’immunité parlementaire ou s’il s’agit d’un simple ajustement interne aux travaux du Parlement.

Rationalisation des dépenses publiques : Ousmane Sonko encadre les missions à l’étranger

Dans un effort de rationalisation des dépenses publiques, le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a pris une série de mesures visant à mieux encadrer les missions à l’étranger des agents de l’État. Cette décision, qui fait suite aux recommandations de la première édition de la Conférence des administrateurs et managers publics (CAMP) du 20 janvier dernier, vise à renforcer la bonne gouvernance et le contrôle de l’action publique.

Dans une circulaire récemment publiée, le chef du gouvernement a rappelé l’existence du décret n°2017-1371 du 27 juin 2017, qui réglemente les déplacements à l’étranger et fixe les taux des indemnités. Il a également mentionné l’instruction primatoriale n°0005PM/SGG/DAGE du 14 novembre 2022, prise pour mieux encadrer ces missions. Cependant, malgré ces dispositifs, des irrégularités persistent, justifiant ainsi un rappel strict des règles en vigueur.

Le Premier ministre a ainsi défini des mesures claires et contraignantes pour les missions à l’étranger des membres du gouvernement, des magistrats, des militaires et des autres agents de l’État. Ces mesures incluent :

1. Révision des indemnités journalières

Les indemnités journalières allouées aux hauts responsables varient selon les zones géographiques :

• Zone 1 (Amérique du Nord, Amérique Latine et Asie) : 250 000 F CFA

• Zone 2 (Europe, Royaume-Uni, Afrique Australe et du Nord) : 250 000 F CFA

• Zone 3 (Afrique de l’Ouest, Centrale et de l’Est) : 200 000 F CFA

• Zone 4 (Nouvelle-Zélande, Australie) : 250 000 F CFA

• Pour les autres agents de l’État, une indemnité unique de 150 000 F CFA, quel que soit le pays de destination.

2. Réorganisation des classes de voyage

• Première classe : Réservée exclusivement au Président de la République, au Président de l’Assemblée nationale et au Premier ministre.

• Classe Affaires : Attribuée aux présidents de cours et tribunaux, ministres, secrétaires d’État, ambassadeurs, recteurs d’universités, hauts commandants de la gendarmerie, chef d’état-major général des armées (CEMGA), etc.

• Classe Économique : Imposée à tous les autres agents de l’État et personnel des agences et entités publiques.

3. Exigence d’une autorisation préalable

Désormais, tout déplacement à l’étranger nécessite une approbation formelle du Premier ministre. Pour le personnel de la Présidence, cette autorisation relève du Ministre Secrétaire général de la Présidence. De plus :

• Les demandes doivent être soumises au moins 15 jours avant la date prévue du départ.

• Un calendrier trimestriel des missions doit être élaboré et transmis 15 jours avant le début du trimestre.

• Les délégations internationales sont limitées à un maximum de trois personnes.

4. Mesures strictes pour limiter les abus

Pour éviter toute dérive budgétaire, plusieurs restrictions ont été imposées :

• Encouragement à utiliser les missions diplomatiques existantes pour limiter les coûts.

• Interdiction d’utiliser les Fonds d’équipement pour financer des missions à l’étranger.

• Interdiction de prise en charge des missions par des organisations privées.

• Interdiction de régulariser les ordres de mission après la date de départ, mettant fin aux pratiques de validation a posteriori.

Avec ces nouvelles directives, le gouvernement sénégalais entend maîtriser les dépenses liées aux voyages officiels et promouvoir une gestion plus rigoureuse des ressources publiques. Cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large de transparence et de rationalisation des finances publiques, l’un des engagements clés du Premier ministre Ousmane Sonko depuis son entrée en fonction.

Sénégal : Neuf mois après, le pouvoir Faye-Sonko face à ses premières turbulences

Depuis leur arrivée à la tête du Sénégal le 2 avril 2024, le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko font face à des défis majeurs. Confrontés à une situation économique qu’ils qualifient de critique, les nouvelles autorités tentent de mettre en œuvre leur programme tout en naviguant entre contraintes budgétaires et critiques de l’opposition.

Dès sa prise de fonction, Ousmane Sonko a déclaré que le nouveau pouvoir avait hérité d’un « pays ruiné ». Cette affirmation, réitérée à plusieurs reprises par le chef du gouvernement, a été renforcée par les inquiétudes du président Faye lui-même, qui a récemment alerté sur la situation des finances publiques lors de la conférence des administrateurs et managers publics.

L’exécutif pointe notamment des dettes publiques colossales, des engagements financiers non honorés et une trésorerie tendue. Cette situation limite la capacité du gouvernement à lancer immédiatement ses grandes réformes, comme la baisse du coût de la vie, la lutte contre la corruption et l’amélioration des services publics, qui figuraient parmi les principales promesses de campagne.

Face à ces annonces alarmantes, une partie de l’opposition, notamment issue de l’ancien régime, conteste la gestion actuelle et accuse le gouvernement de dramatiser la situation pour justifier d’éventuelles lenteurs dans l’exécution de son programme. Certains responsables politiques estiment que l’équipe Faye-Sonko avait pleinement conscience de la situation avant d’accéder au pouvoir et qu’elle doit désormais apporter des solutions plutôt que de se focaliser sur le passé.

L’avocat et homme politique Me Doudou Ndoye a récemment pris position dans les colonnes du journal Libération, rappelant qu’« on ne peut pas changer un pays en neuf mois ». Un message qui semble appeler à la patience tout en reconnaissant l’ampleur du travail à accomplir.

Malgré les difficultés financières, le gouvernement a lancé plusieurs initiatives, notamment dans la lutte contre la vie chère et la refonte du système judiciaire. Ousmane Sonko a annoncé des mesures pour réduire les prix des denrées de première nécessité et réformer les institutions afin de renforcer la transparence et la gouvernance.

Cependant, ces efforts se heurtent à une impatience croissante au sein de la population, qui attend des résultats concrets. Le pouvoir doit également faire face à une grogne sociale alimentée par des syndicats et des mouvements citoyens qui réclament des améliorations immédiates dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’emploi.

À quelques mois du premier anniversaire du régime Faye-Sonko, l’exécutif se trouve à un tournant décisif. Il lui faudra rapidement apporter des résultats tangibles pour maintenir la confiance de l’électorat et contenir l’opposition, qui pourrait profiter de cette période d’incertitude pour renforcer son offensive.

Migration circulaire vers l’Espagne : L’appel à la responsabilité du ministre de l’Agriculture

Face à l’afflux massif de jeunes Sénégalais vers les Bureaux d’Accueil, d’Orientation et de Suivi (BAOS) pour tenter d’accéder à la migration circulaire vers l’Espagne, le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, Mabouba Diagne, a exprimé sa profonde préoccupation. Lors d’une rencontre avec l’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP), consacrée à l’application du code des marchés publics pour le secteur agricole, il a lancé un appel à la responsabilité collective.

Les images de jeunes massés devant les BAOS, espérant bénéficier du programme de migration encadrée vers l’Espagne, ont marqué l’opinion publique et suscité des réactions au sein du gouvernement. « Vous avez vu avec quelle tristesse la jeunesse s’est précipitée derrière les murs des BAOS. Cela nous interpelle tous », a déclaré le ministre. Il a insisté sur la nécessité d’une prise de conscience collective et d’une action concrète pour proposer des alternatives viables à cette jeunesse en quête de meilleures perspectives.

Mabouba Diagne a exhorté tous les acteurs, qu’ils soient étatiques ou issus du secteur privé, à se mobiliser pour répondre aux attentes des jeunes. « Trop de paroles ne feront pas bouger la balance. Nous devons nous mettre au travail », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité de renforcer les opportunités économiques locales. L’objectif est clair : offrir des alternatives crédibles pour dissuader l’émigration massive et favoriser l’insertion des jeunes dans des secteurs porteurs, notamment l’agriculture.

La migration circulaire vers l’Espagne, perçue comme une porte de sortie face au chômage et à la précarité, met en lumière l’urgence d’une refonte des politiques d’emploi et de formation au Sénégal. Si cette migration offre une opportunité à certains jeunes, elle reflète aussi un manque de perspectives locales. Le gouvernement est ainsi appelé à intensifier ses efforts en matière d’investissement, de création d’emplois et de soutien aux initiatives entrepreneuriales.

Affaire des 125 milliards : Me Doudou Ndoye rassure sur la procédure mais s’inquiète du fond

Invité de l’émission MNF sur la 7TV, l’avocat Me Doudou Ndoye s’est exprimé sur la procédure judiciaire enclenchée par le ministère de la Justice après la transmission du rapport de la CENTIF (Cellule nationale de traitement des informations financières) dans l’affaire des 125 milliards de francs CFA.

Selon lui, aucune violation de procédure n’est à signaler. « Pour ce qui est de la procédure, il n’y a rien à dire », a-t-il affirmé d’emblée. Toutefois, l’ancien ministre de la Justice a exprimé ses préoccupations quant au fond du dossier.

Me Doudou Ndoye a souligné l’importance de la requête formulée par les députés Aïssata Tall Sall et Guy Marius Sagna, qui ont insisté pour que la personne mise en cause puisse prendre connaissance des faits qui lui sont reprochés. Une demande qui, selon lui, revêt une importance capitale dans le cadre du respect des droits de la défense.

L’avocat a tenu à rappeler que la loi est claire sur le rôle de la CENTIF, qui est d’enquêter de manière indépendante, sans nécessiter l’avis d’une quelconque autorité avant de transmettre ses conclusions aux instances compétentes. « Il ne faut pas mélanger le droit et la morale. Le droit pour la CENTIF, c’est de faire entièrement son enquête sans l’avis de qui que ce soit », a-t-il précisé.

Cependant, il a souligné un aspect moral du dossier qui mérite réflexion : la personne concernée aurait dû être impliquée dès le début des investigations, notamment en étant informée des faits qui lui sont reprochés.

Cette affaire des 125 milliards continue de faire couler beaucoup d’encre, et les interventions des acteurs politiques et juridiques montrent l’importance du respect des procédures judiciaires, mais aussi des principes fondamentaux du droit à la défense. Alors que l’enquête suit son cours, les débats autour de cette affaire ne sont pas près de s’éteindre.

Affaire Farba Ngom : ses partisans dénoncent un « acharnement injustifié » à travers une pétition

Les partisans de Farba Ngom, figure politique influente du Fouta, ont décidé de monter au créneau pour défendre leur leader. Face à ce qu’ils qualifient de « campagne de dénigrement systématique et d’accusations infondées », ils ont lancé une pétition qui a déjà récolté plus de 1 000 signatures.

Dans leur démarche, ces militants dénoncent un « acharnement médiatique et judiciaire » qu’ils attribuent à des motivations politiques et personnelles visant à entraver les engagements et les actions de Farba Ngom. Ils perçoivent cette situation comme une atteinte grave aux principes fondamentaux de justice et d’équité.

Les revendications des pétitionnaires

La pétition s’articule autour de quatre principales revendications :

1. La fin immédiate de l’acharnement contre Farba Ngom, qu’ils considèrent comme ciblé et injustifié.

2. Le respect de la présomption d’innocence, en exigeant que toute accusation soit traitée dans le respect des règles de droit, sans parti pris.

3. Une enquête impartiale et transparente, menée par les autorités compétentes pour faire toute la lumière sur les faits reprochés.

4. La garantie des droits fondamentaux de Farba Ngom, afin qu’il puisse exercer pleinement ses droits de citoyen, sans intimidation ni pression.

Les initiateurs de la pétition appellent à une mobilisation large, impliquant non seulement les autorités et les organisations de la société civile, mais également les leaders d’opinion et les citoyens engagés. Ils souhaitent que cette affaire soit traitée avec équité et transparence pour éviter toute dérive judiciaire ou médiatique.

Cette pétition intervient dans un climat de fortes tensions politiques, où les rivalités et les accusations entre acteurs politiques sont monnaie courante. Les partisans de Farba Ngom estiment que leur leader est victime d’une tentative de déstabilisation visant à ternir son image et à freiner ses ambitions politiques.

Pour eux, cette pétition n’est qu’une étape dans leur combat pour défendre leur leader face à ce qu’ils considèrent comme une injustice flagrante. Affaire à suivre.

https://www.change.org/p/p%C3%A9tition-contre-l-injustice-et-l-acharnement-sur-farba-ngom

Moustapha Diakhaté dénonce les conditions de détention et les abus judiciaires à la prison de Reubeuss

Récemment sorti de prison, l’ancien parlementaire sénégalais Moustapha Diakhaté a vivement critiqué les conditions de détention et les pratiques judiciaires à la prison de Reubeuss. Lors d’un échange avec les journalistes, il a dénoncé les détentions arbitraires et les failles du système judiciaire, qu’il estime être à l’origine de la surpopulation carcérale dans l’un des établissements pénitentiaires les plus emblématiques du Sénégal.

« Il y a des cas où il n’est pas nécessaire de décerner un mandat de dépôt. Une personne qui comparaît librement ne devrait pas en recevoir un, et cela relève de la responsabilité des magistrats », a déclaré Moustapha Diakhaté. L’ancien député pointe du doigt une tendance inquiétante des autorités judiciaires à incarcérer systématiquement des individus, même lorsqu’ils se présentent volontairement devant la justice. Selon lui, cette pratique abusive alimente les injustices et aggrave les tensions au sein des prisons.

L’une des principales préoccupations soulevées par Moustapha Diakhaté est la durée des détentions préventives. « Beaucoup de détenus qui devaient être jugés dans un délai de six mois croupissent en prison depuis des années », a-t-il révélé. Cette situation, qui concerne principalement les détenus en attente de procès, entraîne une saturation des infrastructures pénitentiaires. L’ancien parlementaire juge inacceptable que des accusés soient emprisonnés pendant de longues années sans jugement, une pratique qui, selon lui, va à l’encontre des principes fondamentaux de la justice.

Il a particulièrement fustigé les cas de personnes accusées de crimes graves. « Une personne accusée d’un crime devrait être jugée après deux ans d’enquête. Il est inadmissible qu’un détenu soit emprisonné pendant cinq ans, puis jugé et condamné à seulement six mois de prison. Cela reflète un grave dysfonctionnement du système judiciaire », a-t-il ajouté.

Moustapha Diakhaté relie ces pratiques judiciaires à la surpopulation carcérale qui gangrène les prisons sénégalaises. Reubeuss, construite pour accueillir environ 1 000 détenus, en abriterait aujourd’hui plus du double, selon plusieurs rapports d’organisations de défense des droits humains. L’ancien parlementaire a exhorté les autorités à revoir en profondeur le système de détention préventive et à privilégier des alternatives à l’incarcération pour les délits mineurs.

Face à ces constats alarmants, Moustapha Diakhaté appelle à une réforme urgente du système judiciaire et pénitentiaire sénégalais. Il exhorte les magistrats à assumer pleinement leur rôle dans la protection des droits des détenus et à éviter les abus liés à l’utilisation excessive des mandats de dépôt.

La Jeunesse Sénégalaise : La Grande Trahison de Pastef.

La Jeunesse Sénégalaise : La Grande Trahison de Pastef.Les images de milliers de jeunes Sénégalais devant la structure quiaccueille le dépôt de leurs dossiers leur permettant d’aller travailler enEspagne, sont saisissantes de réalisme quant à leur déconvenue d’avoirdu travail dans leur pays, comme il leur avait été promis par leurgourou Ousmane Sonko lors de ses saillies populistes, dénuées duprincipe de réalité. PROS, comme l’appelaient les jeunes du Sénégal, apromis à ces jeunes garçons et ces jeunes filles monts et merveilles, lesassurant qu’ils allaient recevoir chacun 150.000 frs, pour arrêterl’émigration clandestine, dont il faisait alors du régime de Macky Sall leprincipal responsable de cet exode meurtrier. Aujourd’hui, force est deconstater que les jeunes meurent encore plus dans les océans, dansl’indifférence du pouvoir qui ne peut offrir comme palliatif à leurdésœuvrement, qu’une opération « setal sa gokh », mensuelle etfortement télévisée par la RTS.

Jeunesse impatiente et déterminée à se prendre en charge.

Ce que les responsables de Pastef aujourd’hui au pouvoir, semblentoublier, c’est qu’ils ont été élus par les jeunes, qui ne sont même plusen état de leur rappeler toutes leurs promesses, en premièredesquelles ils avaient vendu leur sacro-saint- souverainisme, leurjurant alors que leur salut demeurait au Sénégal. La fuite des jeunesvers l’Espagne ou vers les structures de « Green Cards » qui pullulentdans le pays, sonne comme un aveu d’échec et surtout d’impuissance.Même si la course aux coupables de leur reddition des comptes, n’estque poudre de perlimpinpin, ayant pour objet de poser les bases d’unétat de la terreur, qui vise à installer un Etat policier, ils savent que cettejeunesse est insensible à ces gesticulations, et attend de pied ferme laréalisation de leurs nombreuses promesses populistes. Emprisonnertous les dignitaires de l’APR ne donnera point satisfaction aux jeunes
Sénégalais exaspérés. Ils sont donc déterminés pour exécuter leurforfaiture politicienne, de tout mettre en œuvre pour exiler les jeunesde ce pays qui depuis bientôt une année, sont plutôt témoins de pertesd’emplois plus que de création d’emplois, et demeurent abasourdis parles restrictions de travailler qui sont faites aux jeunes « jakartamen »,qui menacent de mettre le feu comme ils leur ont appris lors de leursconquêtes et exactions populistes d’avant Mars 2024. « Arroseurarrosé » comme dit l’adage.Les jeunes Sénégalais sont certains d’une chose à présent, c’est del’incapacité à prendre en charge leur désespoir, et leur envie detravailler à changer leurs destinées. Tout ce qui leur est proposé estl’exil, notamment vers des pays que leur lexique faussementsouverainiste et « révolutionnaire, ne cesse pour autant d’insulter.Quelle honte de voir ces milliers de candidats à l’exode, désemparéspar l’absence de capacités à trouver des solutions à leursinquiétudes !!! C’est parce qu’ils ont honte, que nos dirigeants ontdécidé d’installer la terreur, si possible sans témoins. Alors il convientd’exiler cette jeunesse trompée et désespérée.Du grand « naxébaye » !!!!

Député Abdou MBOWGroupe Takku Wallu Sénégal

« [IL ASSURAIT MA PROTECTION [ÉTANT] MINISTRE DE LA JUSTICE ET PREMIER MINISTRE » : Pourtant… Bandiaky a servi Mimi Touré jusqu’en 2022, au moins

L’ancienne Première ministre du Sénégal, Aminata Touré, dit Mimi, a réagi sur sa page Facebook pour clarifier des informations circulant à son sujet sur les réseaux sociaux. Elle a répondu aux allégations concernant Jérôme Bandiaky, un ancien agent de sécurité qu’elle a décrit comme ayant assuré sa protection durant ses mandats en tant que ministre de la Justice et Premier ministre. Aminata Touré a expliqué que Bandiaky, dans ce cadre, occupait un appartement de fonction situé à proximité de son domicile officiel. Elle a également rappelé que ses fonctions de Premier ministre remontaient à plus de dix ans, insistant sur l’importance de cet aspect pour permettre une compréhension précise de la situation et éviter toute confusion.
Dans son message, elle a fermement rejeté les accusations et dénoncé une tentative qu’elle juge inutile et non fondée de manipuler l’opinion publique.
Cependant, les déclarations d’Aminata Touré sont en contradiction avec les informations recueillies par le « Dakarois Quotidien » au sujet de sa tournée en prélude aux législatives 2022, alors qu’elle était tête de liste nationale de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY). Deux sources journalistiques ont révélé à votre canard qu’elles ont vu Jérôme Bandiaky parmi les agents de sécurité protégeant Mimi Touré durant cette campagne. Elles ont ajouté que Bandiaky évitait les caméras et restait en retrait par rapport aux journalistes. Ces sources ont également noté une relation de complicité notable entre Bandiaky et sa patronne. L’une des sources a même raconté avoir eu une altercation avec Bandiaky, qui se montrait très protecteur et veillait à ce que personne ne s’approche trop près de celle dont il assurait la sécurité.

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