Diamel submergé : Thierno Alassane Sall accuse le gouvernement de négligence

La situation dramatique vécue par les habitants du village de Diamel, aujourd’hui submergé par les eaux, fait vivement réagir la classe politique. Parmi les voix les plus critiques, celle de Thierno Alassane Sall, président du parti La République des Valeurs, se distingue par sa fermeté. Dans une publication partagée sur les réseaux sociaux, il dénonce ce qu’il qualifie de « non-assistance à des populations en danger » de la part du président Bassirou Diomaye Faye et de son gouvernement.

Selon l’ancien député, la menace pesant sur Diamel n’était ni soudaine, ni imprévisible. Depuis deux mois, affirme-t-il, les habitants du village se battent à mains nues contre une crue annoncée, tentant désespérément d’endiguer les eaux avec de simples sacs de sable. Il rappelle avoir alerté à plusieurs reprises, y compris lors de sessions extraordinaires à l’Assemblée nationale, sur la gravité de la situation et l’urgence d’une intervention étatique.

Le 18 septembre dernier, après les premiers lâchers d’eau du barrage de Manantali, Thierno Alassane Sall dit avoir réitéré son appel, insistant sur le caractère « pressant » de la situation. En vain. Quelques jours plus tard, Diamel est sous les eaux, ses habitants livrés à eux-mêmes. Pour lui, ce drame aurait pu être évité. « Ce n’était pas une fatalité », écrit-il. « C’est de la non-assistance à des populations en danger. »

Mais ce qui semble l’avoir le plus choqué, c’est l’attitude du chef de l’État dans ce contexte de crise. Alors que le village appelait à l’aide, le président Diomaye Faye apparaissait, selon lui, dans une scène légère et déplacée : une partie de Scrabble partagée sur les réseaux sociaux. Une image qui, pour Thierno Alassane Sall, incarne un manque total de considération face à la détresse d’une partie du peuple. « Il avait le temps et les moyens », souligne-t-il, tout en fustigeant une communication décalée, à mille lieues des urgences du terrain.

Avec une ironie amère, il anticipe déjà la suite. « Sans doute, comme l’année dernière, il va aller, en tenue de Général, au chevet des sinistrés. Un Général qui vient toujours après la bataille. » Une formule acérée qui résume le sentiment d’abandon ressenti par les sinistrés et que l’opposition n’hésite pas à exploiter pour dénoncer l’inaction du pouvoir.

Au-delà du président, Thierno Alassane Sall interpelle également les parlementaires. Deux sessions extraordinaires ont été organisées récemment à l’Assemblée nationale, mais aucune n’a, selon lui, accordé l’attention requise à la situation de Diamel et d’autres localités menacées par les inondations. Un silence institutionnel qu’il juge complice. « Les représentants du peuple porteront aussi la responsabilité d’avoir ignoré une situation extraordinaire qui frappe bien des localités du pays. »

Il conclut son message par une définition sans équivoque du patriotisme : « Le patriotisme, c’est être auprès du peuple. » Une piqûre de rappel adressée à ceux qui, selon lui, ont tourné le dos à leurs responsabilités les plus élémentaires.

Discours de Diomaye sur les Femmes : Des « féministes » exigent des « actes concrets et mesurables »

Le chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye lors de son discours prononcé, hier 22 septembre 2025 devant l’Assemblée des Nations Unies, a plaidé pour « l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes et la lutte contre les violences basées sur le genre ». C’est ainsi qu’une quinzaine d’organisations féministes ont signé un communiqué conjoint pour rappeler les promesses du Sénégal en faveur de la déclaration de Beijing, 30 ans après, l’application du protocole de Maputo…

Nous vous rapportons l’intégralité du communiqué
Monsieur le Président, après votre discours à l’ONU, place aux actes.
Ce lundi 22 septembre 2025, le président de la République du Sénégal,Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a prononcé un discours fort affirmant son engagement en faveur de “l’égalité parfaite entre les sexes, l’autonomisation des femmes, la lutte contre les violences basées sur le genre et l’accès des femmes aux postes de décision”.
Le président de la République a également rappelé l’engagement du Sénégal en faveur de la Déclaration de Beijing, qui demeure une référence majeure pour les droits des femmes et des filles à l’échelle mondiale. En tant qu’organisations féministes sénégalaises, nous saluons cette prise de parole symbolique porteuse d’espoir et de reconnaissance.
Toutefois, nous insistons sur le fait que les paroles, aussi fortes soient-elles, ne doivent pas rester de simples performances. Elles doivent être suivies d’actions concrètes et mesurables. Trente ans après Beijing, le défi majeur du Sénégal demeure de traduire ses engagements internationaux en politiques publiques audacieuses et inclusives. Le Sénégal est encore très loin d’atteindre l’égalité entre les sexes, en dépit de ses engagements internationaux.
Les années 2024 et 2025 ont été marquées par une recrudescence alarmante des féminicides dans toutes les régions du pays, révélant l’ampleur des violences systémiques faites aux femmes et aux filles. Les cas de viols, y compris ceux suivis de grossesses, continuent d’augmenter dans un contexte d’impunité persistante, de faiblesse des mécanismes de protection et dans le silence total des autorités.
Sur le plan juridique, plusieurs dispositions nationales demeurent en contradiction flagrante avec les normes internationales.
L’âge légal du mariage fixé à 16 ans pour la fille (Art 111 du Code de la famille) constitue une violation manifeste des droits de l’enfant, tels que consacrés par la Convention relative aux droits de l’enfant, la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant. Cette disposition discriminatoire condamne encore des filles au mariage précoce, compromettant gravement leur santé, leur éducation et leur autonomie.
Par ailleurs, la pratique obligeant aux femmes d’obtenir l’autorisation du mari pour voyager avec leurs enfants constitue une entrave à leur liberté de mouvement et une atteinte à leurs droits parentaux. Cette pratique, fondamentalement discriminatoire, renforce les inégalités de genre dans l’exercice des droits civils.

D’autres dispositions discriminatoires persistent :
● La represion de l’avortement médicalisé pour les femmes et les filles victimes de viol ou d’inceste ( article 305 et 305 bis du code pénal).
● La complexité de la procédure d’autorisation d’un avortement médicalisé en cas de danger pour la vie de la mère (Art 35 du code de déontologie médicale) ● Le pouvoir exclusif du mari de choisir la résidence du ménage, obligeant la femme à s’y conformer sauf décision contraire du juge (Art 153 CF).
L’interdiction de la recherche de paternité pour les enfants nés hors mariage ( Art 196 CF).
● Le mariage d’enfant n’est pénalement sanctionné que si le mari consomme ou tente de consommer l’union avec une mineure de moins de 13 ans, laissant la plupart des mariages précoces impunis. (Art 300 du code pénal).
Le caractère non automatique de la pension de réversion pour les travailleuses ( Art 23 du réglement intérieur relatif au régime général de retraite de l’IPRES), illustrant une discrimination indirecte fondée sur le genre, contraire aux principes d’égalité devant la loi et de non-discrimination garantis par la Constitution Sénégalaise.
Il est essentiel de rappeler que le Sénégal a ratifié le Protocole de Maputo sans réserve, ce qui implique une obligation juridique de mise en conformité de sa législation interne avec les dispositions de ce texte.
Or, cette harmonisation reste largement inachevée. L’écart entre les engagements internationaux du Sénégal et les lois nationales affaiblit la crédibilité de l’État et compromet la réalisation des droits fondamentaux des femmes et des filles.
Nous appelons à une réforme juridique ambitieuse, fondée sur l’égalité réelle, la justice sociale et la reconnaissance pleine du rôle des femmes dans la société. Il est temps de passer de la ratification à l’application, du discours à l’action.

Cela implique :

  1. La révision des textes discriminatoires à l’égard des femmes et des filles, notamment dans le Code de la famille, le Code pénal, le Code général des impôts, entre autres.
  2. La reconnaissance du féminicide dans la législation pénale.
  3. L’harmonisation des lois nationales avec les conventions et traités internationaux ratifiés par le Sénégal.
  4. Une parité effective dans toutes les instances de décision : il s’agit de garantir aux femmes l’accès à des postes de haute responsabilité, tant dans la sphère politique que dans l’administration, la justice et le secteur privé.
  5. Zéro tolérance pour les violences sexistes et sexuelles : Le plaidoyer pour l’égalité doit s’accompagner d’une lutte rigoureuse contre les violences faites aux femmes. Cela implique l’effectivité des lois protectrices, la formation des forces de l’ordre, et la multiplication des structures d’accueil et de prise en charge holistique.
    En cohérence avec les principes énoncés par le Chef de l’État, nous interpellons le gouvernement et le Parlement à traduire cette vision en actes concrets.
    Nous, organisations féministes sénégalaises, resteront vigilantes afin que ce discours symbole du Président de la République ne demeure pas sans écho dans les politiques publiques nationales. Les droits des femmes et des filles méritent plus que des mots : ils exigent des réformes courageuses et une volonté politique inébranlable. Le temps est à l’action. Fait à Dakar , le 23 Septembre 2025 Organisations féministes signataires:
  6. Le Réseau des féministes du Sénégal
  7. JGEN Sénégal
  8. Le Collectif des féministes du Sénégal
  9. Sénégal Actions féministes
  10. Le Collectif Autorité parentale partagée
  11. Association Mères Actives
  12. Jigeen Rek ( Réseau des femmes de Louga)
  13. ROAJELF Sénégal
  14. Molaadé (Association pour la protection des femmes et des enfants)
  15. ALTERCOM ( Association pour les femmes et la communication alternative)
  16. Collectif DAFADOY
  17. Association Actrices Culturelles Ensemble
  18. Collectif Jàma
  19. Institut Féministe Sénégalais
  20. ANOFEN ( Association nouvelles opportunitées pour les femmes et les enfants)

Diamniadio : une opération coup de poing permet l’arrestation de onze présumés trafiquants

À Diamniadio, la lutte contre le trafic de stupéfiants a franchi un nouveau cap avec une intervention musclée menée par la Brigade territoriale, en collaboration avec l’Escadron de Surveillance et d’Intervention. L’opération, menée dans la journée du dimanche 21 septembre 2025, a ciblé les quartiers de Sant Yalla et Ndindy, connus pour être des zones sensibles.

À l’issue de cette descente, les forces de sécurité ont interpellé onze individus soupçonnés d’appartenir à un réseau de trafic de chanvre indien et de Kush. Une perquisition effectuée dans un appartement régulièrement fréquenté par les suspects a permis de découvrir une quantité significative de produits illicites, ainsi que divers objets liés à leurs activités.

Le bilan de l’intervention fait état de la saisie de deux kilogrammes de chanvre indien, de douze cornets déjà emballés et prêts à être écoulés, de onze téléphones portables, ainsi que de plusieurs armes blanches et équipements divers utilisés par les trafiquants.

Cette opération s’inscrit dans une stratégie nationale visant à renforcer la sécurité, lutter contre la délinquance et démanteler les réseaux de trafic sur l’ensemble du territoire. Les personnes arrêtées ont été placées en garde à vue, et l’enquête suit son cours pour identifier d’éventuels complices et élargir les ramifications de ce réseau.

Enseignement supérieur : Daouda Ngom inscrit le dialogue au centre de sa stratégie

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Daouda Ngom, s’est rendu ce mardi à l’Université numérique Cheikh Hamidou Kane (UN-CHK), située dans la Cité du Savoir à Diamniadio. Cette visite a été l’occasion pour lui de réaffirmer sa volonté de fonder son action sur une approche participative et inclusive.

D’après l’Agence de presse sénégalaise (APS), le ministre a insisté sur l’importance de la concertation avec l’ensemble des parties prenantes du secteur. Il a déclaré que l’ensemble de ses initiatives seront guidées par l’écoute et l’échange avec les enseignants-chercheurs, les chercheurs, le personnel administratif et technique, les étudiants ainsi que les syndicats, dans le but de garantir un accès juste et équitable à un enseignement supérieur de qualité.

Lors de son intervention, Daouda Ngom a tenu à saluer les performances remarquables de l’Université numérique Cheikh Hamidou Kane. En douze ans seulement, l’établissement est devenu la deuxième université du pays en nombre d’inscrits, comptant aujourd’hui quelque 74 000 étudiants. Il a rappelé que l’université a obtenu son habilitation institutionnelle en 2020, avant d’ouvrir une école doctorale dès l’année suivante, en 2021.

Cette progression rapide, qu’il qualifie de « prouesse », démontre selon lui le rôle essentiel que joue l’UN-CHK dans la démocratisation de l’enseignement supérieur au Sénégal. Le ministre a également mis en lumière les avancées technologiques de l’établissement, en citant notamment les applications numériques développées en interne telles que « Jokoo », « Gisé » et « Disso ». Ces outils, selon lui, participent activement à la consolidation de la souveraineté numérique nationale.

Il a d’ailleurs exprimé un intérêt particulier pour l’application « Gisé », soulignant qu’elle représente une alternative gratuite et locale aux plateformes de visioconférence payantes comme Zoom.

Encourageant l’université à poursuivre ses efforts, Daouda Ngom a salué des initiatives telles que les vacances citoyennes numériques, organisées en partenariat avec le ministère en charge du numérique. Pour lui, ces actions illustrent parfaitement l’engagement de l’UN-CHK au service des communautés.

Enfin, le ministre s’est montré attentif aux difficultés rencontrées par l’université. S’il a promis un accompagnement de la part de son département, il a également précisé qu’il souhaitait éviter les promesses non tenues, préférant une approche réaliste et pragmatique dans la conduite des réformes.

Macky Sall reçoit une délégation de l’Utah pour renforcer les liens avec l’Afrique

Ce mardi 23 septembre, l’ancien président de la République, Macky Sall, a reçu en audience une délégation officielle venue des États-Unis. À la tête de cette mission diplomatique se trouvait Jabez Stuart Adams, président du Sénat de l’État de l’Utah. Il était accompagné de Jonathan Freeman, président du World Trade Center Utah, ainsi que de Miles Hansen, président de la Fondation Stirling.

Cette rencontre s’inscrit dans le prolongement de la visite que Macky Sall avait effectuée à Salt Lake City en mai 2024. Selon lui, ces échanges ont été l’occasion de faire avancer les discussions sur plusieurs dossiers d’intérêt commun. L’objectif affiché reste clair : consolider la coopération entre l’État de l’Utah et le continent africain. Macky Sall a d’ailleurs souligné sur sa page Facebook l’importance stratégique de ces relations pour le développement de partenariats durables.

Kaolack : La grande mosquée de Médina Baye, entre spiritualité et insécurité

Haut lieu de spiritualité et de rassemblement des fidèles musulmans, la grande mosquée de Médina Baye attire chaque jour des milliers de visiteurs, particulièrement lors des prières collectives et des grandes cérémonies religieuses. Mais derrière cette effervescence, un phénomène inquiétant prend de l’ampleur : la recrudescence des vols de téléphones portables et de chaussures dans l’enceinte et aux alentours du lieu saint.

Les fidèles rapportent qu’il devient de plus en plus risqué de laisser ses chaussures devant la mosquée ou de se concentrer pleinement sur sa prière avec un téléphone dans la poche.

« À peine tu te prosternes, on te glisse la main dans la poche », témoigne Elhadji Momar Seck, récemment victime du vol de son téléphone portable. Les voleurs, souvent discrets et organisés, profitent de l’affluence et de l’inattention des priants pour agir.

Certains fidèles, découragés, viennent désormais avec des paires de chaussures moins coûteuses ou préfèrent laisser leur téléphone portable à la maison avant de se rendre à la mosquée.

Des habitants dénoncent une situation qui ternit l’image de ce haut lieu symbolique et spirituel. « Médina Baye est un phare religieux pour tout le monde musulman. Il est regrettable qu’elle devienne un repaire de voleurs », déplore Lamine Fall, rencontré devant les murs de la mosquée.

Face à cette insécurité grandissante, des voix s’élèvent pour réclamer davantage de vigilance et un renforcement de la sécurité aux abords de la mosquée. Certains suggèrent la mise en place de comités de veille composés de jeunes volontaires, tandis que d’autres appellent à une collaboration étroite avec les forces de l’ordre, voire à l’installation de caméras de surveillance autour de ce lieu de culte.

Sénégal : lancement d’un programme de renouvellement de 2 000 taxis urbains avec 500 hybrides gaz-essence

Le ministère des Transports terrestres et aériens a annoncé un vaste plan de modernisation du parc de taxis urbains au Sénégal. Porté par le Conseil exécutif des Transports urbains durables (CETUD) et le Fonds de Développement des Transports terrestres (FDTT), ce programme prévoit le renouvellement de deux mille taxis, dont un premier lot de cinq cents véhicules hybrides fonctionnant au gaz et à l’essence.

Ce projet, financé par la société MECTRANS avec l’accompagnement du FDTT et du Fonds de Garantie des Investissements prioritaires (FONGIP), s’inscrit dans la volonté du gouvernement de moderniser le transport urbain et de professionnaliser les acteurs du secteur. Le ministère rappelle que cette initiative répond à un double enjeu : d’une part, améliorer la qualité du service rendu aux usagers, et d’autre part, contribuer à la réduction des émissions polluantes grâce à l’introduction de véhicules plus respectueux de l’environnement.

L’arrivée de taxis hybrides constitue une innovation majeure dans le domaine de la mobilité urbaine au Sénégal. Ces véhicules, combinant l’utilisation du gaz et de l’essence, permettront de réduire significativement la consommation de carburant et d’améliorer la performance énergétique. Ils offriront également davantage de confort et de sécurité aux passagers, tout en renforçant la compétitivité des chauffeurs dans un secteur marqué par la vétusté d’une partie importante du parc actuel.

Pour garantir le succès de cette opération, le ministère des Transports a invité les propriétaires et chauffeurs de taxis à se regrouper en entités organisées avant de déposer leurs demandes d’adhésion auprès du CETUD. Cette démarche vise à assurer une meilleure coordination, une distribution équitable des véhicules et une gestion transparente des financements mobilisés.

Au-delà du simple renouvellement du parc automobile, ce projet illustre l’ambition des autorités de faire du transport urbain un levier de développement durable. En introduisant des technologies hybrides et en soutenant la transition énergétique, le Sénégal s’inscrit dans une logique de modernité et d’efficacité, tout en respectant ses engagements en matière de réduction des gaz à effet de serre.

Ngor : arrestation d’un trafiquant avec du crack et de la cocaïne

Une opération de la Brigade régionale des stupéfiants de Dakar, relevant de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), a permis l’interpellation d’un individu suspecté de trafic de drogue dure. Les faits se sont déroulés le 22 septembre 2025, dans la commune de Ngor, selon une communication officielle de la Police nationale.

L’intervention est partie d’un renseignement jugé « exploitable » par les enquêteurs, faisant état de l’existence d’un réseau actif dans la zone côtière de Ngor. Les policiers ont alors mis en place une opération de surveillance qui a conduit à l’arrestation du suspect au niveau du rond-point du casino du Cap-Vert.

La fouille de sécurité effectuée sur place a permis de mettre la main sur 37 pierres de crack et une demi-boulette de cocaïne, ainsi qu’une somme d’argent dont l’origine reste à déterminer. La nature des produits saisis confirme l’implication présumée du mis en cause dans un trafic de drogues dites « dures », particulièrement surveillées par les autorités en raison de leur dangerosité et de leur forte valeur marchande.

Placée en garde à vue, la personne arrêtée fait désormais l’objet de poursuites pour association de malfaiteurs et détention de stupéfiants en vue de trafic. Elle sera présentée au parquet à l’issue de l’enquête, qui devrait également s’attacher à identifier d’éventuels complices et à démanteler l’ensemble du réseau.

Cette saisie illustre une nouvelle fois la vigilance accrue des forces de sécurité dans la lutte contre la prolifération des drogues dures au Sénégal. Ces dernières années, la police et la gendarmerie multiplient les opérations de terrain, souvent grâce à des informations issues de dénonciations citoyennes ou de recoupements de renseignements.

Pour les autorités, la présence de crack et de cocaïne à Dakar et dans sa banlieue constitue une menace croissante, en particulier pour la jeunesse. Les enquêteurs de l’OCRTIS entendent donc renforcer la pression sur les trafiquants afin de couper l’approvisionnement et de dissuader les réseaux de s’implanter durablement dans la capitale.

Sénégal : la Direction de l’Emploi introduit la délivrance de certificats de chômage

La Direction de l’Emploi a annoncé, dans un communiqué rendu public ce mardi 23 septembre 2025, la mise en place d’une nouvelle procédure permettant aux citoyens sénégalais d’obtenir un « certificat de chômage ». Ce document administratif, délivré sur demande, vise à attester officiellement la situation de non-emploi d’un individu et pourrait être requis dans divers contextes, notamment pour l’accès à certains programmes publics, aux appuis sociaux ou dans le cadre de démarches administratives spécifiques.

Selon la note, plusieurs pièces justificatives sont nécessaires pour constituer un dossier. Parmi elles figurent une photocopie de la carte nationale d’identité, une déclaration sur l’honneur légalisée, une demande manuscrite adressée au Directeur de l’Emploi, ainsi qu’un certificat de résidence. Dans le cas où la demande est effectuée par une tierce personne, une procuration dûment signée doit également être présentée.

La Direction de l’Emploi insiste sur l’importance de vérifier la complétude du dossier avant tout dépôt, afin d’éviter les retards liés à des pièces manquantes ou mal établies. Cette précision témoigne de la volonté des autorités de rationaliser et d’accélérer la procédure, tout en garantissant la fiabilité des informations fournies par les demandeurs.

L’instauration de ce certificat intervient dans un contexte marqué par une forte pression sur le marché du travail, où le chômage reste une préoccupation majeure pour une grande partie de la population active, notamment les jeunes diplômés. Pour certains observateurs, cette initiative pourrait contribuer à mieux cerner et documenter la réalité du chômage au Sénégal, en fournissant des statistiques plus fiables aux décideurs publics.

Cependant, des interrogations demeurent quant à l’impact réel de ce document sur l’amélioration des conditions d’accès à l’emploi. Si le certificat constitue une reconnaissance administrative d’une situation vécue par beaucoup de Sénégalais, il n’apporte pas de solution directe au déficit d’opportunités économiques et professionnelles.

Migration irrégulière : la marine nationale intercepte une pirogue avec 259 candidats au large de Dakar

Un nouveau coup de filet en mer illustre l’ampleur du phénomène migratoire qui continue de frapper le Sénégal et la sous-région. La marine nationale sénégalaise, en étroite coordination avec l’armée de l’air, a annoncé avoir intercepté, lundi dernier, une pirogue transportant 259 candidats à l’immigration irrégulière. L’embarcation a été repérée à environ 100 kilomètres au large de Dakar alors qu’elle tentait de rallier les côtes européennes.

Selon la communication officielle relayée via la page X (ex-Twitter) de la marine nationale, l’opération a mobilisé des moyens aériens et navals permettant de sécuriser rapidement la pirogue et de mettre les passagers hors de danger. Ces derniers, visiblement épuisés après plusieurs jours en mer, ont été conduits sains et saufs à la base navale Amiral Faye Gassama, où ils ont été pris en charge par les services compétents.

Les migrants interceptés sont actuellement entre les mains des structures chargées de leur identification et de leur accompagnement. Les autorités n’ont pas précisé la nationalité des personnes secourues, mais l’embarcation, selon les premières informations, provenait d’un pays voisin, confirmant le caractère transfrontalier et régional de cette migration irrégulière.

Cette opération vient rappeler l’intensification des départs par voie maritime observés ces derniers mois. Malgré les risques considérables, de nombreux jeunes continuent de s’embarquer à bord de pirogues surchargées, dans l’espoir d’atteindre l’Espagne, via les Canaries. Une traversée périlleuse qui entraîne chaque année des drames humains, avec des naufrages meurtriers recensés au large des côtes sénégalaises et mauritaniennes.

Les autorités sénégalaises réaffirment régulièrement leur détermination à lutter contre ce fléau, en renforçant la surveillance côtière et la coopération internationale. Mais les observateurs estiment que la solution durable passe par des mesures structurelles, visant à améliorer les opportunités économiques et sociales des jeunes dans leurs pays d’origine.

En interceptant cette pirogue chargée de 259 personnes, la marine nationale évite sans doute une nouvelle tragédie en mer. Mais cet épisode illustre aussi la persistance d’un phénomène migratoire complexe, où l’espoir d’une vie meilleure continue de pousser des centaines de candidats à défier les vagues et les dangers de l’Atlantique.

Saint-Louis : Les chemins de fer du Sénégal portent plainte pour « bradage foncier » sur le périmètre ferroviaire

La société nationale Les chemins de fer du Sénégal (CFS) a décidé de saisir la justice pour mettre fin à ce qu’elle qualifie de « bradage foncier » sur son patrimoine à Saint-Louis. L’affaire, désormais confiée à la Section de recherche (SR) de la gendarmerie, met en lumière une occupation jugée illégale et anarchique des emprises ferroviaires de la vieille gare de la ville tricentenaire.

Selon les révélations du journal Libération, la situation remonte à 2020, année de la création de la nouvelle société nationale chargée de la gestion du rail. Dès son installation, la direction des CFS a constaté une prolifération d’occupations irrégulières sur les terrains ferroviaires, notamment dans le périmètre stratégique de la gare de Saint-Louis. Des individus se seraient arrogé, sans droit ni titre, la qualité de propriétaires de portions de ces emprises, allant jusqu’à les diviser en parcelles pour les louer ou les vendre à d’autres personnes.

Cette pratique a entraîné, selon les CFS, une véritable « anarchie foncière » au cœur même d’un domaine réservé à l’exploitation ferroviaire. Les nouveaux occupants, souvent inconscients de l’illégalité de leurs acquisitions, y ont installé des abris précaires ou développé des activités commerciales et artisanales sans respecter aucune norme de sécurité. Une situation jugée particulièrement préoccupante puisque ces occupations s’étendent parfois jusque dans des zones où le passage des trains ou la protection des infrastructures impose des règles strictes.

La société nationale dénonce également des complicités qui auraient facilité cette appropriation frauduleuse. Elle estime que des acteurs locaux, par leur silence ou leur implication directe, ont contribué à renforcer ce désordre foncier, au détriment du patrimoine national. « Ces pratiques mettent en danger non seulement la sécurité des usagers et des riverains, mais elles hypothèquent aussi la relance du rail que l’État s’efforce de promouvoir », confie une source proche du dossier.

En portant plainte, les CFS cherchent à la fois à mettre un terme aux occupations irrégulières et à valoriser leurs droits légitimes sur les emprises ferroviaires. L’objectif est clair : obtenir la réparation du préjudice subi et restaurer l’autorité de l’État sur un domaine d’utilité publique stratégique.

Ce bras de fer judiciaire survient dans un contexte de regain d’intérêt pour le transport ferroviaire au Sénégal, notamment avec la relance du projet de réhabilitation de la ligne Dakar–Tambacounda et la modernisation de certains tronçons. Pour de nombreux observateurs, cette affaire illustre les défis récurrents liés à la gestion du foncier dans le pays, où l’absence de contrôle rigoureux et les pratiques frauduleuses fragilisent souvent les grands projets d’infrastructures.

À Saint-Louis, la balle est désormais dans le camp de la justice. Les habitants et usagers du rail attendent de voir si cette plainte permettra non seulement de sanctionner les fraudeurs, mais aussi de sécuriser définitivement le patrimoine ferroviaire de la ville, berceau historique du chemin de fer au Sénégal.

Crue du fleuve Sénégal : vigilance maximale à Bakel, Matam et Podor

Le suivi hydrologique des stations installées sur le fleuve Sénégal révèle une situation préoccupante dans plusieurs localités de la vallée. Les dernières données montrent que les plans d’eau ont franchi les seuils critiques à Bakel, Matam et Podor, tandis que les lâchers d’eau opérés au barrage de Manantali accentuent l’inquiétude des populations riveraines.

Selon le bulletin journalier de la brigade des ressources en eau de Saint-Louis et de Matam, le niveau du Bafing à Manantali (amont barrage) atteignait 208,37 m ce 22 septembre 2025 à 8 heures, contre 205,38 m à la même date l’an dernier. Le débit lâché par le barrage est de 2 016 m³/s, soit près de treize fois plus que les 157 m³/s enregistrés à la même période en 2024.

À Bakel, la cote critique de 10 m a été dépassée. Le plan d’eau, qui se situait à 10,30 m le 21 septembre, a grimpé à 10,46 m ce lundi, soit une hausse de 16 cm en deux jours, contre 10,28 m en 2024.

À Matam, la cote d’alerte de 8 m a été franchie de 26 cm. Après avoir atteint 8,08 m le 21 septembre, le niveau est monté à 8,26 m, traduisant une augmentation de 18 cm en quarante-huit heures.

À Podor enfin, où le seuil critique est fixé à 5 m, les relevés indiquent un niveau de 5,17 m contre 5,15 m la veille et 5,01 m à la même date en 2024.

Ces évolutions suscitent de fortes inquiétudes dans les zones riveraines, où les souvenirs des crues passées restent vivaces. Le spectre de débordements du fleuve plane, surtout avec l’augmentation continue des débits sortants de Manantali.

Conscientes du risque, les autorités administratives et territoriales, en étroite collaboration avec les services techniques de l’État, ont enclenché des mesures anticipatives. Elles portent notamment sur la sensibilisation des populations, la prévention des sinistres, la sécurisation des zones les plus exposées et la préparation des interventions d’urgence.

La situation impose donc un suivi permanent du fleuve Sénégal, dont les variations impactent directement les populations, les habitations et les terres agricoles. Les services hydrologiques appellent à la vigilance et rappellent que la montée des eaux pourrait se poursuivre dans les prochains jours, rendant d’autant plus cruciales les actions de prévention et de solidarité.

Les féministes sénégalaises interpellent Diomaye Faye après son discours à l’ONU

Le discours du président Bassirou Diomaye Faye, prononcé le 22 septembre devant la 79ᵉ Assemblée générale des Nations unies à New York, a suscité une vive réaction au Sénégal. En appelant la communauté internationale à « préparer un futur plus juste, égalitaire et harmonieux » et en affirmant que « rien ne peut justifier qu’une femme soit violentée ou marginalisée », le chef de l’État a été salué pour un message jugé porteur d’espoir.

Mais dès le lendemain, une quinzaine d’organisations féministes, parmi lesquelles le Réseau des féministes du Sénégal, JGEN Sénégal et le Collectif Dafadoy, ont publié un communiqué pour rappeler que « les paroles, aussi fortes soient-elles, ne doivent pas rester de simples performances ».

« Passer du discours à l’action »

Les signataires estiment que le Sénégal est encore loin d’atteindre l’égalité réelle entre les sexes. Elles pointent notamment la recrudescence des féminicides en 2024 et 2025, l’augmentation des cas de viols dans un contexte d’« impunité persistante », et l’existence de dispositions légales contraires aux engagements internationaux du pays.

l’âge légal du mariage fixé à 16 ans pour les filles ; le pouvoir exclusif du mari de choisir la résidence du ménage ; l’interdiction de la recherche de paternité pour les enfants nés hors mariage ; la criminalisation de l’avortement même en cas de viol ou d’inceste ; l’absence de reconnaissance juridique du féminicide dans le Code pénal.

Les organisations féministes appellent à une réforme juridique ambitieuse et à l’harmonisation des lois nationales avec les conventions internationales ratifiées par le Sénégal. Elles demandent aussi une parité effective dans toutes les instances de décision et une politique de « tolérance zéro » face aux violences sexistes et sexuelles.

« Il est temps de passer du discours à l’action, de la ratification à l’application », insistent-elles, exhortant le président Diomaye Faye à traduire ses déclarations en mesures concrètes.

En conclusion, elles rappellent que « les droits des femmes et des filles méritent plus que des mots : ils exigent des réformes courageuses et une volonté politique inébranlable ».

Kaolack – Éducation : Le SGN du SADEF, Mbaye Sarr, s’oppose vigoureusement à la décision du ministre sur l’interdiction des téléphones portables à l’école

Le ministère de l’Éducation nationale a annoncé, ce dimanche, l’interdiction stricte des téléphones portables dans les écoles, collèges et lycées du Sénégal, aussi bien publics que privés. Suite à cette décision, Mbaye Sarr, secrétaire général national du Syndicat autonome pour le développement de l’éducation et de la formation (SADEF), s’est exprimé devant la presse ce mardi 23 septembre 2025 pour fustiger cette mesure.

« La décision du ministre d’interdire les téléphones portables à l’école aurait dû être précédée d’une large concertation impliquant tous les acteurs concernés : élèves, parents, syndicats d’enseignants et autres partenaires de la société civile œuvrant dans le secteur de l’éducation. Cela aurait permis de discuter des avantages et des inconvénients de l’usage du téléphone à l’école ainsi que de ses impacts », a expliqué M. Sarr.

Pour le secrétaire général du SADEF, publier un communiqué aussi soudain et radical relève d’une méthode autoritaire. « Tout ce qui concerne l’école doit d’abord faire l’objet de partage et de sensibilisation avant d’être appliqué. Malheureusement, depuis sa nomination, le ministre Moustapha Mbamba Guirassy semble encore chercher ses repères », a-t-il dénoncé.

Mbaye Sarr a également critiqué le manque de cohérence dans les actions du ministre : « Il parle tantôt de réforme des curricula, tantôt de refondation de l’école. On ne sait pas où se situer, car lui-même ne semble pas maîtriser les dossiers. Nous lui demandons de se ressaisir tant qu’il est encore temps. Le système éducatif regorge de talents et d’experts capables d’apporter des solutions concrètes. »

Le syndicaliste a conclu : « Nous avions cru en ses beaux discours, mais malheureusement, il s’en est progressivement détaché. Chaque jour, il prend des décisions qui contredisent ses engagements initiaux, et pendant ce temps, le système éducatif continue de se fragiliser. Si rien n’est fait, les conséquences pourraient être catastrophiques. »

Mbour : Un commerçant condamné pour détournement de 9 500 euros confiés par une collègue

Un fait divers digne d’un scénario a récemment secoué la communauté des commerçants de Mbour. Selon les informations rapportées par L’Observateur, Tidiane S., commerçant, a été reconnu coupable d’avoir détourné la somme de 9 500 euros (soit plus de 6 millions de FCFA) confiée par une collègue de longue date, Bathio F., lors d’un vol Milan-Dakar.

Tout commence le 23 août dernier à l’aéroport de Milan. Confrontée à un excédent de bagages et à un dépassement du plafond autorisé de liquidités, Bathio F. sollicite l’aide de son collègue. Elle lui remet alors une enveloppe contenant l’argent destiné à un tiers résidant à Louga, avec l’engagement qu’il le lui restitue à Dakar.

À l’arrivée à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD), la commerçante tombe des nues. Son collègue prétend avoir « perdu » l’argent. Trois jours plus tard, face à son silence et ses explications confuses, Bathio F. décide de porter plainte. L’enquête de la police de l’AIBD aboutit rapidement à l’arrestation de Tidiane S., qui sera placé sous mandat de dépôt à la prison de Mbour.

Devant le tribunal, le prévenu nie catégoriquement avoir détourné l’argent. Il soutient que son sac, contenant l’enveloppe, aurait pu être subtilisé alors qu’il s’était absenté pour aller aux toilettes. Il tente même de mettre en cause une passagère. Mais son récit se fissure rapidement face aux incohérences relevées par le juge et la partie civile.

Le procureur a demandé l’application rigoureuse de la loi, estimant que le comportement de l’accusé relevait clairement d’un abus de confiance. De son côté, l’avocat de la plaignante a réclamé 10 millions de FCFA en dommages et intérêts.

Le verdict est tombé : Tidiane S. a été condamné à 6 mois de prison ferme et devra verser 8 millions de FCFA à la partie civile.

Montargis : un Sénégalais condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de son épouse enceinte

La cour d’assises du Loiret, siégeant à Montargis, a rendu un verdict lourd ce jeudi à l’encontre de Sileye Ba, un Sénégalais de 38 ans. L’homme a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 20 ans, pour le meurtre de sa première épouse, Clothilde G., âgée de 31 ans et enceinte de huit mois au moment des faits, en août 2022.

Le drame s’était déroulé au domicile du couple à Montargis. Transportée d’urgence à l’hôpital, Clothilde G. n’a pas survécu à ses blessures, pas plus que son bébé arrivé à terme.

L’autopsie a mis en évidence un traumatisme crânien grave et de multiples blessures, décrites comme des actes de « torture et de barbarie », qui ont profondément marqué les jurés.

Aux côtés de Sileye Ba comparaissait sa seconde compagne, Dieynaba Kande, 34 ans, également de nationalité sénégalaise. Elle a été reconnue coupable de violences habituelles et condamnée à dix ans de prison ferme.

Tout au long du procès, les deux accusés se sont mutuellement rejeté la responsabilité des faits. Les débats ont mis en lumière un climat de violences réciproques, de jalousie et d’emprise psychologique au sein du triangle conjugal.

« Chacun des accusés a décrit l’autre comme l’instigateur », a rapporté la presse locale, soulignant la difficulté pour les jurés de démêler la part de vérité dans leurs déclarations.

Les trois enfants du couple Ba, ainsi que l’enfant de Mme Kande, ont été placés à l’aide sociale à l’enfance. La tragédie laisse derrière elle une famille déchirée et un climat d’effroi dans la petite ville du Loiret.

Scandale des 5,597 milliards : Mahmadane Sarr, patron de Lansar Auto, au cœur des investigations

L’affaire dite « Amadou Macky Sall », révélée par la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), continue de livrer ses secrets. Extrait de sa cellule à la prison de Rebeuss, Mahmadane Sarr, propriétaire de Lansar Automobile, a été entendu par la Division des investigations criminelles (Dic) dans le cadre de ce dossier explosif qui mêle location de voitures de luxe et certificats nominatifs d’obligation.

Selon le rapport de la Centif, Mahmadane Sarr est soupçonné d’avoir effectué des opérations financières douteuses avec des sociétés appartenant à Amadou Macky Sall, fils de l’ancien chef de l’État. Ces transactions, qualifiées de suspectes, constituent le fil conducteur d’un vaste réseau dont l’enquête promet de révéler d’autres ramifications.

Déjà placé sous mandat de dépôt, « Dane » Sarr, comme l’appellent ses proches, est poursuivi notamment pour une facture de location de voitures de prestige à l’État du Sénégal, estimée à 13,61 milliards de francs CFA. Entre 2020 et 2023, Lansar Auto aurait facturé en moyenne plus de deux milliards par an au régime de Macky Sall pour la mise à disposition de véhicules tels que Mercedes Maybach, BMW, Toyota ou Nissan Patrol, utilisés lors de missions officielles ou d’activités politiques.

Une nouvelle zone d’ombre est apparue avec la découverte d’un virement de 16,57 milliards de francs CFA au bénéfice de Lansar Auto, effectué le 29 mars 2024, soit cinq jours après la fin du mandat de Macky Sall. Ce paiement, lié à des certificats nominatifs d’obligation (CNO), intrigue la Cour des comptes, qui a transmis un référé au ministère de la Justice.

Ces certificats, attribués sans suivi rigoureux par le ministère des Finances de l’époque, comporteraient quatre titres émis au nom de Lansar Auto. Selon Mahmadane Sarr, cette somme correspondrait au règlement de factures de véhicules mobilisés pour transporter des autorités sénégalaises et des hôtes de marque en mission entre 2020 et 2023. Mais aucune précision n’a été apportée sur les événements concernés ni sur l’identité des personnalités transportées.

Le parquet a requis l’ouverture d’une information judiciaire pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux en écritures publiques et commerciales, escroquerie, détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux.

Issu d’une famille connue dans le secteur, Mahmadane Sarr, fils de Mbaye Sarr, fondateur de Senecartours, est à la tête de Lansar Auto, spécialisée dans la location de véhicules de luxe. Mais son ascension fulgurante semble aujourd’hui rattrapée par les zones d’ombre entourant ses relations avec le fils de l’ancien président et les flux financiers controversés.

Affaire « Amadou Macky Sall » : Mahmadane Sarr de nouveau entendu par la Dic

L’affaire dite « Amadou Macky Sall » continue de livrer ses secrets et d’ébranler l’opinion publique. Selon L’Observateur dans son édition de ce mardi 23 septembre, Mahmadane Sarr, patron de Lansar Auto, a été extrait hier de sa cellule de la prison de Rebeuss pour être entendu par la Division des investigations criminelles (Dic).

Tout est parti d’un signalement de la Centif qui a révélé des transactions suspectes de 5,597 milliards de francs CFA. Au départ, l’enquête s’était focalisée sur des factures de location de voitures de luxe estimées à plus de 13,6 milliards de francs CFA, une affaire qui avait conduit à l’incarcération de Mahmadane Sarr.

Mais le dossier a pris une ampleur inattendue avec la découverte de Certificats nominatifs d’obligation (CNO) d’une valeur de 16,57 milliards de francs CFA, émis au nom de Lansar Auto. Plus troublant encore, ces titres ont été réglés le 29 mars 2024, soit seulement cinq jours après l’élection du Président Bassirou Diomaye Faye, souligne le quotidien du Groupe futurs médias.

Face à la gravité des faits, le Parquet financier a ouvert une information judiciaire pour détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux. L’enquête met directement en cause Amadou Macky Sall, fils de l’ancien chef de l’État, et pourrait dévoiler un réseau aux ramifications encore insoupçonnées.

Par ailleurs, le rapport supplétif de la Centif mentionne également le chanteur Wally Seck, dont l’audition est attendue dans les prochains jours.

Nouveau rebondissement judiciaire : Dame Amar déféré pour escroquerie et injures électroniques

Déjà condamné le 10 septembre 2025 à un mois de prison ferme et à une amende de 150 000 francs CFA pour détention et usage de drogue, ainsi que pour corruption après avoir tenté de soudoyer des agents avec 2 millions de francs CFA, l’homme d’affaires Dame Amar est à nouveau au cœur de l’actualité judiciaire.

Hier lundi, il a été extrait de sa cellule de la prison de Rebeuss par des éléments de la police afin d’être entendu dans une nouvelle affaire. À l’issue de son audition en présence de son avocat, Me Dasylva, il a été placé en garde à vue pour escroquerie et injures non publiques commises via un système de communication électronique. Ce mardi matin, il a été déféré au Tribunal de Grande Instance hors classe de Dakar, selon des informations exclusives rapportées par Seneweb.

L’affaire trouve son origine dans une transaction entamée à Dubaï. Dame Amar avait proposé à S. M. Guèye l’acquisition d’un véhicule de luxe de marque Cadillac Escalade. Après un accord entre les deux hommes, l’acheteur verse un acompte d’un million de francs CFA afin de garantir l’achat.

Mais une fois la somme encaissée, le vendeur présumé change de cap. Loin d’honorer son engagement, il revend le véhicule à un autre acquéreur, laissant le premier acheteur dans une impasse.

Lorsque S. M. Guèye tente de récupérer son argent ou le véhicule, ses démarches se heurtent à un refus catégorique. Pire, selon les enquêteurs, Dame Amar aurait proféré des injures à l’encontre de son interlocuteur par le biais de l’application WhatsApp. Ces échanges électroniques viennent alourdir le dossier, s’ajoutant aux accusations d’escroquerie déjà formulées.

Remerciements de la jeunesse Rufisquoise à l’endroit de l’honorable Souleymane NDOYE pour ses actions citoyennes qu’il continue de perpétuer.

La jeunesse de Ndeunku (un quartier de Rufisque) s’est lancée  dans un projet de pavage pour l’ensemble des ruelles.
‎Un engagement citoyen qui n’a pas laisser l’honorable Souleymane NDOYE indifférent.
‎Octroyant sa machine à paver, une forte somme d’argent et des intrants pour l’aboutissement de ce projet.
‎Rappelons que l’honorable Souleymane NDOYE est membre de l’APR et ne bénéficie d’aucun poste électif ni nominatif.

Le président de la Fédération des boulangers de Kaolack insiste sur le respect des normes d’hygiène et de qualité

Le Sénégal s’est distingué en remportant la grande finale du Championnat d’Afrique de la Boulangerie, réaffirmant ainsi l’excellence de son savoir-faire artisanal sur la scène internationale.

Une compétition de haut niveau

La compétition, qui a rassemblé les meilleurs artisans de plusieurs pays, a évalué les participants sur plusieurs critères : la fabrication traditionnelle de pains tels que la baguette ou la boule, la création de pains spéciaux et de recettes innovantes, la décoration et la finition des produits, ainsi que la dégustation (goût, texture et aspect).

À Kaolack, Médoune Sarr, président de la section locale de la Fédération nationale des boulangers du Sénégal, a salué cette victoire lors d’un point de presse. Il en a profité pour réaffirmer son soutien indéfectible à l’équipe nationale.

« Les compétitions nationales mettent en lumière nos ouvriers boulangers. Nous sommes convaincus que cela les poussera à renforcer continuellement leurs connaissances et leurs compétences, tout en maintenant une vigilance absolue sur les normes d’hygiène et de qualité », a déclaré le président.

La Kora comme source d’inspiration

L’équipe sénégalaise avait choisi pour thème directeur « la Kora », instrument de musique traditionnel. « Ce thème a été parfaitement exploité. Il doit désormais inspirer l’ensemble de la profession à innover davantage, notamment en valorisant les céréales locales dans nos recettes, sans jamais faire de compromis sur l’hygiène et la qualité », a-t-il ajouté.

Porté par une équipe solidaire composée de chefs boulangers réputés, le Sénégal est entré dans cette compétition avec la ferme intention de s’imposer — et a brillamment atteint son objectif.

Forêt classée de Sébikotane:Les populations s’insurgent contre l’autorisation donner à Holding Gueye SA.

‎A travers un point de presse les populations de Sébikotane ont relevées les préoccupations suivantes:

‎Non-conformité légale du protocole d’accord de 115 ha

‎autorisant Holding Gueye SA a implanter un port sec dans la forêt classée de

‎Sebikotane ainsi que de l’autorisation de démarrage des travaux signé le 4

‎aout 2025 par le Directeur de cabinet du ministre de l’environnement

‎Nous habitants riverains et usagers de la forêt classée de Sebikotane tenons à

‎informer Monsieur Le Président de la République, son Premier Ministre, le

‎Ministre de l’environnement ainsi que l’opinion publique de notre opposition

‎ferme au protocole signé avec la Société Holding Gueye SA pour la réalisation

‎d’un port sec dans la forêt classée de Sebikotane sur une superficie de 115 ha.

‎Motifs de contestation

‎1. Selon le code forestier Sénégalais, toute construction dans une forêt

‎classe est strictement interdit sans un déclassement officiel par décret

‎présidentiel .Ce protocole autorise la construction d’un port sec avec

‎tout ce que ce dernier comporte (Hangar de stockage, hôtel pour

‎chauffeur, restaurant, banque, clinique, bureau de douane, bureau

‎administratif etc….) sur 115 ha pour une activité privée à but lucratif.

‎2. Aucune consultation publique n’a été organisée, privant les populations

‎locales de leur droit à s’exprimer.

‎3. L’autorisation exceptionnele de démarrage des travaux est illégale

‎puisqu’elle devrait émaner des services de la direction des eaux et foret

‎et non du cabinet du ministre de l’environnement.

‎4. Inutilité du projet

‎La pertinence de la réalisation de ce port sec est infondée puisque l’état

‎développe les ports de Sendou et de Ndayane avec plus de 1 500 HA de

‎terre réservé dans le seul but de desenclaver le port de Dakar.

‎5. Besoin Urgent des populations pour désengorger I’habitat, reloger les

‎jeunes générations mais aussi créer des emplois locaux via une zone

‎d’activité légitime

‎6. Précèdent dangareux

‎Ce protocole ouvre la voie à la privatisation, voir même à des


‎attributions maquillées des terres des forets classés a des privés au

‎mépris des droits des communautás de lenvironnement et de la loi

‎7. Pratiques à bannir

‎- Soupçon de corruption au sein de l’administration territoriale locale,

‎de la mairie de Diamniadio, du ministère de l’environnement et

‎particulièrement á la direction des eaux et foret.

‎L’analyse de ce protocole révèle une récurrence dans les Habitudes

‎de la société Holding Gueye relatives à la spoliation des terres et les

‎litiges fonciers qui en découlent.

‎Demandes immédiates

‎• L’arrệt immédiat de toute activité liée au protocole

‎• La suspension immédiate de l’autorisation de démarrage des travaux

‎signé par le directeur de cabinet du ministre de l’environnement sortant

‎Monsieur Daoudã NGOM, ainsi que tout effet du protocole avec la

‎société Holding Gueye SA

‎• Le repli des machines de Holding Gueye et la libération de la base d,

‎• La saisine immédiate de l’inspection général ainsi que ‘OFNAC pour

‎chantier

‎l’ouverture d’une enquête administrative approfondie sur les conditions

‎d’attribution de ce protocole et de l’autorisation exceptionnelle de

‎démarrage des travaux qui violent les procédures légales

‎O L’organisation d’une concertation inclusive avec tous les acteurs

‎Concernés locaux pour examiner de manière transparente et

‎responsable l’avenir de cette foret et les projets de développement local.

‎• Examen de la demande de déclassement de 98 HA pour l’extension des

‎villages environnants exprimé par le collectif d’abord en 2018 puis en

‎Nous rappelons que toute initiative contraire engage la responsabilité légale de Holding

‎Gueye SA et des autorités, et constitue une violation manifeste des droits des populations,

‎2021.

Forêt classée de Sébikotane:Les populations s'insurgent contre l'autorisation donner à Holding Gueye

Boune : une fillette fauchée par un bus Tata, le chauffeur condamné à trois mois ferme

Le spectre des accidents mortels impliquant les bus Tata continue de hanter la banlieue dakaroise. Après le décès de Baye Dame Vilane à Kounoune, qui avait provoqué le saccage des bus de la ligne 72, et l’accident volontaire de Poste Thiaroye où un conducteur de moto Jakarta avait été écrasé, c’est au tour de Yeumbeul-Boune d’être frappé par la tragédie.

Le drame s’est produit devant l’école primaire Coumba Mbacké Faye, au quartier Abdoulaye Faye de Boune. Une fillette, envoyée à la boutique par son père, a été mortellement percutée par un bus de la ligne 73, conduit par Meissa S., 42 ans. Selon le chauffeur, « tout s’est passé en un éclair », assurant avoir tenté d’éviter l’enfant. Mais pour les témoins et le père de la victime, une autre version s’impose : le bus aurait été engagé dans une course effrénée avec un véhicule de la ligne 51.

« Le choc est survenu sur un dos d’âne. Ma fille a été happée par les roues arrière », a confié, effondré, le père de la fillette, Massamba G., au journal L’Observateur.

Un chauffeur en fuite, l’indignation des habitants

Après l’accident, le chauffeur n’aurait pas porté secours à l’enfant. Craignant la colère de la foule, il a abandonné ses passagers et pris la fuite dans les ruelles de Boune, avant de se réfugier au poste de police de Yeumbeul-Comico. Une attitude qui a indigné l’audience du tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye, où l’affaire a été jugée ce vendredi.

Le juge a fustigé un comportement relevant d’« un manque de responsabilité », aggravant la douleur d’une famille déjà meurtrie.

Trois mois ferme et suspension de permis

À la barre, Meissa S. a rejeté toute accusation de vitesse excessive, évoquant l’imprévisibilité du geste de l’enfant. Mais le parquet a rappelé que l’affaire ne portait pas sur un meurtre, mais bien sur « un défaut de maîtrise » qui a directement causé la mort de la fillette.

La partie civile, représentée par Serigne Abdou Karim Guive, a dénoncé les « pratiques meurtrières » des bus Tata, accusant leurs chauffeurs de transformer les routes en circuits de course.

Malgré le refus du père de déposer plainte, le tribunal a condamné le chauffeur à trois mois de prison ferme, à une suspension de permis de trois mois, ainsi qu’à une amende de 56 000 F CFA. Les intérêts civils ont été réservés.

Saint-Louis : Deux responsables du projet Agropole Nord arrêtés pour détournement présumé de fonds publics

L’affaire Agropole Nord vient de prendre une tournure judiciaire majeure. Deux responsables du projet, identifiés sous les initiales K. Diouf et M. Sylla, ont été arrêtés vendredi dernier par la Section de recherches de Saint-Louis. Selon les informations rapportées par Libération, ils seront déférés ce lundi devant le parquet de Saint-Louis.

Les mis en cause sont poursuivis pour détournement de deniers publics et escroquerie sur les deniers publics, à la suite d’une enquête déclenchée par le parquet financier et désormais pilotée par le parquet de Saint-Louis.

L’enquête a mis en lumière des irrégularités criantes dans la gestion du projet Agropole Nord, censé être un moteur de développement agricole et industriel dans la zone nord du pays. Parmi les faits relevés, Libération cite un exemple édifiant : « Tous les véhicules du projet étaient ‘loués’ à des particuliers ou transformés en ‘clando’ ».

Ces pratiques, contraires aux règles de bonne gouvernance, jettent le discrédit sur un programme stratégique censé contribuer à la transformation structurelle de l’économie agricole dans la région.

Kolda : un adolescent de 16 ans tué lors d’une manifestation du « Kankourang »

Un drame a secoué la ville de Kolda dans la soirée du dimanche 21 septembre 2025. Aux environs de 20 h 30, un homicide s’est produit au quartier Sikilo-Est, en pleine manifestation du « Kankourang », une cérémonie traditionnelle fortement ancrée dans la culture locale.

Selon des informations rapportées par Libération, le commissariat de Kolda a été alerté et un transport immédiat a été organisé sur les lieux. Les forces de l’ordre y ont découvert le corps sans vie d’un adolescent, étendu à même le sol, la gorge tranchée. La victime a été identifiée comme Amadou Woury Ba, âgé de 16 ans.

Très vite, les enquêteurs de la Brigade de recherches ont mis la main sur le présumé auteur des faits, Ibrahima Seydi, 19 ans. Les premiers éléments de l’enquête indiquent qu’une confrontation avait éclaté entre les deux jeunes. À la suite d’une empoignade, le suspect aurait sorti un couteau avant de porter un coup fatal au cou de la victime.

Lors de son audition, le mis en cause a tenté de nier les faits, mais ses déclarations n’ont pas convaincu les enquêteurs, toujours selon la même source. Particularité troublante : ce même individu avait déjà été impliqué dans un autre homicide, celui de Bouramana Mané, 17 ans, survenu le 3 mars 2024 au quartier Médina-Chérif de Kolda.

Affaire Centif : Samuel Sarr cité dans le scandale des véhicules de luxe liés à Amadou Macky Sall

Le feuilleton politico-financier révélé par le rapport explosif de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) connaît un nouveau rebondissement. Selon des révélations de L’Observateur, l’ancien ministre de l’Énergie Samuel Sarr, actuellement en liberté provisoire et placé sous bracelet électronique, a été entendu par les enquêteurs de la Division des investigations criminelles (Dic). Les interrogations portent sur l’acquisition de deux véhicules de luxe auprès d’Amadou Macky Sall, fils de l’ancien Président de la République.

Deux voitures, un chèque… et une polémique

Les enquêteurs s’intéressent à une transaction de 200 millions FCFA portant sur l’achat d’un Land Rover et d’une Mercedes-Benz S500 à empattement long. Samuel Sarr a confirmé l’opération et assuré qu’il ne s’agissait que d’une « bonne affaire », sans aucun lien d’affaires avec le fils de l’ancien chef de l’État.

Il a ajouté qu’un des véhicules avait déjà été revendu et que le paiement avait été effectué exclusivement par chèque bancaire. Factures, cartes grises et justificatifs de paiement ont été remis aux enquêteurs, dans une tentative de dissiper les soupçons de blanchiment de capitaux.

Un réseau financier évalué à 5,5 milliards FCFA

Derrière cette transaction, apparemment anodine, se dessine un schéma financier autrement plus complexe. Le rapport supplétif de la Centif évoque un vaste circuit de sociétés et de personnes impliquées dans des mouvements suspects estimés à 5,597 milliards FCFA.

Ces flux financiers, souvent matérialisés par des chèques et des virements provenant du Trésor public, ont éveillé les soupçons des autorités judiciaires. Le parquet a ainsi adressé un réquisitoire supplétif aux juges d’instruction, ouvrant la voie à de nouvelles poursuites.

Arrestations et personnalités dans le viseur

L’affaire a déjà conduit à plusieurs incarcérations. Trois personnes sont sous mandat de dépôt :

Ibrahima Ba, fils de l’ancien Premier ministre Amadou Ba, Saliou Sylla, considéré comme un maillon central du dispositif, Cheikh Tidiane Seck, chauffeur soupçonné d’avoir servi de prête-nom.

Le dossier met également en lumière des personnalités du monde artistique. Le chanteur Waly Seck est convoqué pour s’expliquer sur une opération de 210 millions FCFA liée à une société appartenant à Amadou Macky Sall.

Saint-Louis : Un individu interpellé avec neuf pierres de crack

Les forces de sécurité de Saint-Louis ont mis la main sur un présumé trafiquant de drogue, dans la nuit du 17 septembre 2025, au terme d’une opération de sécurisation menée par le Commissariat central. L’individu a été interpellé alors qu’il se trouvait à bord d’un taxi, en possession de neuf (09) boulettes de crack.

Selon la police, l’arrestation est survenue au niveau du rond-point de Bango, où un dispositif de contrôle routier avait été mis en place. Les agents ont procédé à la vérification des véhicules, des documents et des identités des passagers. C’est au cours de cette opération qu’ils ont remarqué le comportement jugé suspect d’un passager d’un taxi en direction du centre-ville.

Après une fouille minutieuse, les policiers ont découvert un mouchoir dissimulé sous le siège, contenant neuf boulettes de drogue emballées dans du papier aluminium. Le suspect a immédiatement été conduit au commissariat.

Lors du premier interrogatoire, l’homme a reconnu la possession de la drogue, affirmant qu’il s’agissait de cocaïne destinée à sa consommation personnelle. Il a par ailleurs déclaré l’utiliser en substitution d’un médicament, la Lamaline, prescrit par un médecin en France, et soutenu l’avoir obtenue auprès d’un ami basé à Dakar.

Les analyses effectuées par la Division de la Police Technique et Scientifique ont confirmé qu’il s’agissait bien de crack. Le mis en cause a été placé en garde à vue avant d’être déféré, ce vendredi 19 septembre 2025, devant le parquet de Saint-Louis.

Coupe d’Afrique de la Boulangerie 2025 : Le Sénégal sacré champion continental à Marrakech

L’équipe nationale de la boulangerie du Sénégal vient d’inscrire son nom en lettres d’or dans l’histoire du métier. Ce dimanche, à Marrakech (Maroc), les artisans boulangers sénégalais ont remporté la Coupe d’Afrique de la Boulangerie 2025, un exploit historique qui consacre leur savoir-faire et ouvre la voie à une participation à la Coupe du Monde de la Boulangerie, prévue à Paris en 2026.

Opposés à des délégations venues de plusieurs pays du continent, les boulangers sénégalais ont su séduire le jury international par la qualité de leurs pains, viennoiseries et pièces artistiques. Entre créativité, rigueur technique et maîtrise parfaite des gestes, l’équipe a imposé son style et confirmé la montée en puissance du Sénégal dans ce secteur d’excellence.

« Cette victoire est le fruit de plusieurs mois de travail, de discipline et de passion. Elle démontre que notre pays peut rivaliser avec les plus grands sur la scène internationale », s’est réjoui un membre de l’équipe, à l’issue de la compétition.

Derrière ce sacre se cache une véritable aventure humaine et professionnelle. La préparation a mobilisé toute une équipe soudée, portée par l’ambition de hisser haut le drapeau sénégalais.

Ce succès n’aurait pas été possible sans le soutien décisif des Grands Moulins de Dakar (GMD), du ministère du Commerce et de la Fédération nationale des boulangers du Sénégal (FNBS), qui ont mis en place les moyens nécessaires pour accompagner la sélection dans sa préparation et son déplacement.

Fort de ce triomphe continental, le Sénégal aura l’honneur de représenter toute l’Afrique lors de la prochaine Coupe du Monde de la Boulangerie à Paris, en 2026. Un défi mondial qui s’annonce palpitant et qui pourrait, une nouvelle fois, consacrer le Sénégal comme un champion de l’excellence et de l’innovation dans l’art du pain.

Kaolack : 92 sites clandestins dénombrés sur un total de 228 titres dans le pôle centre

Abritant ce samedi 20 septembre 2025 la cérémonie d’ouverture des Journées portes ouvertes du pôle centre sur le secteur minier, regroupant les régions de Kaolack, Fatick, Kaffrine et Diourbel, le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Soulèye Diop, a révélé que 92 sites clandestins ont été recensés dans ces quatre régions, sur un total de 228 titres miniers délivrés.

Dans son allocution, le ministre a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la vision du Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, et répond à l’exigence de bonne gouvernance dans la gestion des ressources naturelles. « Le ministère a mis en place un comité d’instruction des titres miniers et lancé un outil global de gestion des titres couvrant l’ensemble du territoire national », a-t-il indiqué.

Poursuivant son propos, Birame Soulèye Diop a dénoncé les pratiques illégales dans le secteur :

« Pour exercer la médecine, il faut des habilitations et des autorisations légales. Pour être une institution de sécurité, il faut une autorisation. Pour détenir une arme, il faut une autorisation. Pourquoi, lorsqu’il s’agit de creuser les entrailles de la terre, certains pensent-ils pouvoir s’en passer sous prétexte qu’ils disposent de moyens financiers et de salariés ? Pourquoi voudrait-on que le secteur des mines et carrières devienne une zone de non-droit ? Les ressources appartiennent au peuple », a-t-il martelé.

En conclusion, le ministre a insisté sur le rôle de ces journées portes ouvertes dans la consolidation de la transparence et de la confiance entre l’État, les investisseurs et les citoyens, tout en mettant en lumière les réformes engagées, les projets en cours et les perspectives d’avenir du secteur minier au Sénégal.

Kaolack : Marche pacifique des chauffeurs et de la population contre la dégradation des routes de Kibel via Mérignac

La ville de Kaolack a été, ce dimanche matin, le théâtre d’une marche pacifique rassemblant des chauffeurs de transport en commun, des transporteurs particuliers ainsi que de nombreux habitants. Tous sont sortis pour dénoncer l’état de dégradation avancée des routes secondaires, notamment au niveau du quartier Sarah Diamaguène, sur l’axe marché Kibel – Tally Mérignac.

Banderoles à la main, les manifestants ont emprunté cette voie pour faire entendre leur message : la route menant au marché Kibel via Mérignac, essentielle à la circulation des personnes et des biens, est devenue impraticable. Selon eux, elle provoque non seulement des retards et des pannes fréquentes, mais aussi des accidents parfois mortels.

Les chauffeurs expliquent que « les routes sont pleines de nids-de-poule, certaines portions deviennent impraticables pendant l’hivernage, ce qui entraîne d’énormes pertes de temps et d’argent ».

La population rurale, pour sa part, souligne que ces routes sont vitales pour l’écoulement des produits agricoles vers les marchés. « Quand les chauffeurs refusent de venir à cause du mauvais état des pistes, cela bloque toute l’activité économique », déplore un habitant.

La marche s’est déroulée dans le calme, sous l’encadrement des forces de l’ordre.

Kaolack : Le Conseil départemental lance le programme “Taggate Ndawni” pour l’insertion des jeunes

Le Conseil départemental de Kaolack a procédé, ce dimanche 21 septembre 2025, au lancement officiel du programme “Taggate Ndawni”, une initiative ambitieuse dédiée à l’insertion professionnelle des jeunes du département.

Conçu pour apporter une réponse concrète au chômage, ce programme mise sur des formations qualifiantes, l’accompagnement à l’entrepreneuriat et la création d’opportunités d’emploi dans des secteurs porteurs.

Des formations et un appui à l’entrepreneuriat

Le dispositif prévoit l’organisation de sessions de formation technique et professionnelle adaptées aux besoins du marché local, ainsi qu’un appui aux initiatives d’auto-emploi et aux projets portés par les jeunes.

“Lors des élections municipales de 2022, j’avais pris l’engagement de construire avec les Kaolackois un avenir écologiquement résilient, économiquement prospère et socialement équitable. Aujourd’hui, avec Taggate Ndawni, nous traduisons cette promesse en actes”, a déclaré Ahmeth Youssouf Benjelloun, président du Conseil départemental de Kaolack.

L’emploi, un enjeu prioritaire

Pour le président, la question de l’emploi des jeunes et des femmes reste au cœur des priorités :

“On ne peut pas être un bon employé sans la formation adéquate. L’emploi est un baromètre du développement économique et social, et une véritable clé d’intégration des jeunes et des femmes dans le tissu productif”, a-t-il rappelé.

Il a également insisté sur la nécessité de promouvoir l’auto-emploi :

“Former un jeune, c’est sauver une vie et renforcer notre pays. Chaque compétence acquise est une barrière contre le chômage et l’exode. Ces initiatives redonnent espoir aux jeunes générations qui, loin des embarcations de fortune, choisissent désormais de bâtir leur avenir sur leur propre terre.”

Un alignement avec la stratégie nationale

Le programme “Taggate Ndawni” s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale de promotion de l’emploi des jeunes. Le Conseil départemental de Kaolack espère, à travers ce projet, réduire significativement le chômage et offrir de nouvelles perspectives à la jeunesse locale.

Avec ce lancement, le Conseil réaffirme sa volonté de rester un acteur central dans la construction d’un avenir meilleur pour les jeunes et les femmes du département.

Habitat social/MUCTAT: « l’habitat social est une priorité absolue pour les sénégalais » Ministre

Rencontre MUCTAT, DGPU et Blue City Key en perspective du programme The Diamniadio City qui est un projet immobilier innovant avec 1856 logement sur 20ha, des écoles, un pôle médical, des commerces, des lieux de cultes et des espaces de loisirs .
‎Mais ce qui lui donne toute sa singularité, c’est son engagement écologique : énergie solaire, gestion innovante des déchets, réutilisation des eaux usées, espaces verts durable.
‎A ce projet s’ajoute, le projet résidentiel 18M. Sur une superficie de 2.33 hectares, 215logements dont 15 adaptés aux personnes à mobilité réduite.

Habitat social/MUCTAT: "l'habitat social est une priorité absolue pour les sénégalais" Ministre

Touba Boustane – Collision mortelle : un mort et 19 blessés dans un accident impliquant trois véhicules

Un grave accident de la circulation a endeuillé ce dimanche la localité de Touba Boustane, dans le département de Linguère. Le choc, survenu en pleine journée, a coûté la vie à une personne et fait dix-neuf blessés, selon les premiers témoignages recueillis sur place.

D’après les premières informations, l’accident aurait impliqué un véhicule de transport en commun de type « Cheikhou Chérifou », un véhicule particulier de sept places ainsi qu’une voiture privée. Les circonstances exactes de la collision demeurent encore floues, mais la violence de l’impact a provoqué d’importants dégâts matériels et humains.

Alertés, les sapeurs-pompiers et les services de santé se sont rapidement déployés sur les lieux du drame. Les blessés, dont plusieurs sont dans un état jugé préoccupant, ont été évacués vers les structures sanitaires les plus proches pour recevoir des soins appropriés.

Les autorités compétentes ont annoncé l’ouverture d’une enquête afin de déterminer les causes précises de l’accident et de situer les responsabilités.

5eme Edition camp de vacance de l’excellence: les meilleurs élèves de Rufisque honorés par l’IEF en collaboration avec les CEMEA de Rufisque.

5eme édition du camp de vacances de l’excellence destiné aux meilleurs élèves du CFEE de l’IEF de Rufisque communautaire.
Cette année c’est le Lac Rose qui accueille les élèves sélectionnés pour leurs excellents résultats scolaires. Encadré par les CEMEA de Rufisque cette importante activités a pu se tenir grâce à l’implication de certains partenaires de l’école comme : le Groupe Layousse, la Ville de Rufisque, les communes de Rufisquois Nord , Est et Ouest.
Mais grâce à des bienfaiteurs le Dr Abdourahmane Diouf et Niang Mbaye du groupe Soluetudes.

5eme Edition camp de vacance de l'excellence: les meilleurs élèves de Rufisque honorés par l'IEF en.

Action Social: Anna KONÉ au chevet des démunis…

En larmes face à la misère des enfants : Anna Kone lance un cri du cœur et une fondation pour agir »
Elle a grandi ici, est partie aux États-Unis, mais son cœur n’a jamais cessé de battre pour le Sénégal. De retour en vacances, Anna Kone a vécu un véritable électrochoc. Au détour d’une visite dans le Saloum, elle découvre les conditions de vie indignes des enfants talibés, des nourrissons abandonnés, des pensionnaires de crèches et même des détenus. Le constat est brutal : pauvreté, manque d’hygiène, absence de matériel de base.
« J’ai été en larmes quand j’ai vu les conditions de vie des enfants. J’aimerais vraiment agir », confie-t-elle, la voix tremblante mais déterminée.
Aux États-Unis, où elle vit, les habits, jouets et matériels de première nécessité ne servent pas longtemps et finissent souvent à l’abandon. Elle a alors une idée simple mais puissante : récupérer ces biens et les redistribuer au Sénégal. Déjà, une première action a vu le jour. Mais Anna ne compte pas s’arrêter là :
« C’est notre deuxième édition. L’année prochaine, je veux venir avec beaucoup plus de matériel : couches, matelas, jouets, machines… Les responsables des daaras, pouponnières, villages SOS et prisons m’ont tous confié leurs besoins. Une fois rentrée aux États-Unis, je vais tout noter et me battre pour améliorer ces conditions. »
Autour d’elle, ses amis américains, profondément touchés par son témoignage, l’accompagnent. Ensemble, ils veulent aller plus loin, avec un projet ambitieux : faire venir des conteneurs entiers de matériel au Sénégal.
Pour structurer cette initiative et lui donner un rayonnement durable, Anna est déjà en démarche pour officialiser sa fondation : « Anna’s Unity Project Charity ». Son objectif : être reconnue légalement et avoir tous les droits pour mener à bien ses actions sociales.
Un nom qui en dit long : unir les cœurs et les forces au service des plus vulnérables.Un combat qui dépasse les frontières.Un cri d’alarme devenu un appel à l’action.

Action Social: Anna KONÉ au chevet des démunis...

Occupations anarchiques : un recensement national ordonné par le ministre de l’Intérieur

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Bamba Cissé, a demandé aux gouverneurs de région de procéder à un recensement général des occupations irrégulières de la voie publique et des abords des zones commerciales.

Dans une lettre-circulaire datée du 19 septembre 2025, il relève une « prolifération regrettable » d’installations précaires, de commerces informels et de stationnements anarchiques dans la capitale ainsi que dans plusieurs centres urbains.

Pour préserver l’ordre public et améliorer la sécurité routière, le ministre préconise des mesures « hardies » à mettre en œuvre « avec rigueur ». Les gouverneurs, en collaboration avec les collectivités territoriales et les services compétents, devront dresser un état des lieux complet d’ici le 25 septembre 2025, selon un canevas annexé à la circulaire.

Il leur est également demandé d’élaborer des plans d’action régionaux, en lien avec les forces de défense et de sécurité, afin d’établir un calendrier précis des opérations. L’objectif est de « mettre fin à ces installations et d’assainir les villes du pays », insiste Mouhamadou Bamba Cissé.

Le ministre appelle enfin à une exécution rapide et efficace de ces directives, avec la pleine implication des autorités locales et de tous les acteurs concernés.

Podor : le fleuve Sénégal franchit le seuil d’alerte

L’inquiétude monte à Podor où le niveau du fleuve Sénégal continue de grimper. Ce samedi 20 septembre 2025, à 8 heures, l’échelle du quai Elhadj Boubou Sall a affiché 5,14 mètres, soit trois centimètres de plus que la veille.

Cette évolution confirme une hausse régulière enregistrée depuis plusieurs jours. La côte d’alerte fixée à 5 mètres a été franchie dès le 14 septembre. À titre de comparaison, à la même période l’année dernière, le fleuve n’avait pas dépassé 4,95 mètres, ce qui souligne la gravité de la crue actuelle.

Dans certaines zones, notamment au niveau des périmètres irrigués villageois (PIV) relevant de la SAED, des parcelles sont déjà envahies par les eaux. Les populations, préoccupées, suivent avec appréhension l’évolution de la situation, d’autant que des lâchers d’eau ont été confirmés au barrage de Manantali, après que le réservoir a atteint son seuil critique.

Face à ce contexte, les autorités locales exhortent les riverains à rester « prudents, vigilants et mobilisés » afin de limiter les risques liés à la montée du fleuve.

Lâchers d’eau à Manantali : le préfet de Matam annonce un plan de protection des populations

À la suite des lâchers d’eau du barrage de Manantali, qui ont provoqué une hausse du niveau du fleuve Sénégal, le préfet du département de Matam, Téning Faye, a présenté les dispositions prises pour protéger les habitants. Il a indiqué qu’un plan de réponse opérationnel a été finalisé afin d’anticiper d’éventuels risques.

Selon lui, la montée des eaux a été constatée dès le week-end dernier. Pour y faire face, l’administration locale a pu compter sur l’appui d’entreprises de la place. La SAED (Société d’Aménagement et d’Exploitation du Delta du Fleuve Sénégal) a notamment participé à la réhabilitation de la digue de Matam et à la construction d’une petite digue à Tigéré, destinée à détourner les eaux.

Au micro d’iRadio, Téning Faye a également évoqué des mesures spécifiques pour les zones déjà affectées par les eaux stagnantes, comme à Afia. Avec l’appui de l’entreprise Dental BTP, une tranchée a été creusée pour permettre un écoulement par gravité, afin de limiter l’impact sur les habitations.

Gouye Mbinde : arrestation de deux individus pour vol de bétail à l’aide d’un véhicule

Le Poste de Police de Gouye Mbinde a procédé, le 18 septembre, à l’arrestation de deux individus soupçonnés d’association de malfaiteurs et de vol de bétail commis de nuit à l’aide d’un moyen de transport.

D’après la Police nationale, cette opération fait suite à un vol de bétail perpétré dans la nuit du 11 au 12 septembre 2025. Les investigations ont révélé que deux membres présumés de la bande impliquée avaient été aperçus dans une dibiterie située près de la gare routière de Touba. Une intervention sur place a permis leur interpellation.

Au cours de leur audition, les mis en cause ont reconnu leur participation au vol. Le véhicule utilisé ainsi que les moutons volés ont été saisis et consignés par le Poste de Police de Gouye Mbinde.

Les deux suspects sont actuellement placés en garde à vue, tandis que l’enquête se poursuit pour identifier d’éventuels complices.

Dysfonctionnements au sein de l’ARP : le SAMES tire la sonnette d’alarme

L’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (ARP), structure clé chargée de garantir la qualité, l’efficacité et la sécurité des médicaments disponibles sur le marché national, traverse une zone de fortes turbulences. Dans un communiqué rendu public, la section ARP du Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES) dénonce de graves irrégularités qui menacent, selon elle, la viabilité et la mission fondamentale de l’institution.

Le syndicat pointe en premier lieu des pratiques de gouvernance jugées inacceptables. Les nominations au sein de l’ARP seraient désormais guidées par le clientélisme, l’appartenance familiale ou partisane, au détriment des compétences et de la transparence. À cela s’ajoutent des recrutements massifs qualifiés de complaisance, qui ont fait exploser les effectifs de l’agence en passant de près de 150 agents à plus de 200 en moins d’un an. Or, selon le SAMES, cette augmentation s’est opérée sans ressources financières additionnelles, compromettant la viabilité de l’agence.

Les syndicalistes dénoncent également des mutations jugées abusives et injustifiées visant notamment des pharmaciens inspecteurs, analystes et points focaux des fonctions réglementaires. Ces cadres avaient pourtant joué un rôle déterminant dans l’obtention par l’ARP du « niveau de maturité 3 », un acquis majeur pour la reconnaissance internationale de l’agence. Leur déplacement, sans justification claire, est perçu comme un recul qui fragilise l’institution.

La gestion du personnel dans les pôles régionaux est également mise en cause. Les affectations y seraient faites sans mesures d’accompagnement adéquates, comme le versement de primes d’éloignement ou l’amélioration des conditions de travail. Une situation qui, selon le syndicat, démotive les agents et affecte leur rendement.

Le communiqué du SAMES met aussi en lumière un climat social délétère, marqué par des intimidations et menaces de mutation visant certains membres du syndicat. Les retards récurrents dans le paiement des salaires et des primes viennent accentuer les frustrations. Les médecins signalent que les salaires du mois d’août n’ont toujours pas été versés, tout comme la prime de motivation du programme NEPAD.

Face à ce tableau préoccupant, la section ARP du SAMES appelle les autorités à réagir rapidement. Elle estime que la persistance de ces dysfonctionnements risque de compromettre la mission essentielle de l’agence, qui est de protéger la santé publique en veillant à la qualité et à la sécurité des médicaments mis à la disposition des populations. Pour les syndicalistes, seule une intervention urgente et décisive permettra de rétablir un fonctionnement normal de l’ARP et de restaurer la confiance des agents comme des usagers.

Moustapha Diakhaté : « Nous devons faire face à ce régime qui en 18 mois a montré ses limites »

Présent à la marche citoyenne organisée par le mouvement « Rappel à l’Ordre » ce vendredi 19 septembre 2025 à Dakar, l’ancien député Moustapha Diakhaté a livré un discours particulièrement virulent contre le régime en place. S’exprimant devant une foule rassemblée à Liberté 5 après le changement d’itinéraire imposé aux manifestants, l’ancien parlementaire a salué la mobilisation des citoyens et souligné la présence remarquée de militants issus du régime précédent, venus renforcer la contestation.

Moustapha Diakhaté a saisi cette tribune pour exiger la libération immédiate de plusieurs personnalités incarcérées, parmi lesquelles Lat Diop, ancien directeur général de la LONASE, ainsi que Farba Ngom et d’autres figures politiques considérées par l’opposition comme des « détenus arbitraires ». Selon lui, ces arrestations traduisent une volonté manifeste du pouvoir de museler la contradiction et d’affaiblir l’État de droit.

Mais l’ancien député est allé plus loin dans sa critique, en appelant sans détour à la démission du régime de Pastef qu’il juge « à bout de souffle » après seulement dix-huit mois d’exercice. « Ce gouvernement a déjà montré ses limites. Nous devons lui faire face et l’obliger à rendre des comptes. Nous sommes prêts à tout donner pour restaurer la démocratie dans ce pays », a-t-il martelé sous les applaudissements des manifestants.

Pour Moustapha Diakhaté, la mobilisation de ce vendredi constitue un signal fort envoyé au pouvoir. Elle démontre, selon lui, que l’opposition politique, les acteurs de la société civile et une frange importante de la population sont désormais déterminés à s’unir pour défendre les libertés fondamentales et mettre fin aux dérives qu’ils attribuent au tandem Diomaye-Sonko.

Cette sortie de l’ancien député confirme la radicalisation du discours de plusieurs figures de l’opposition, qui voient dans ces rassemblements l’occasion de galvaniser leurs partisans et de poser les jalons d’une contestation durable contre le régime actuel.

« Morosité économique », libération des « détenus politiques » : la marche de « Rappel à l’Ordre » galvanise l’opposition et la société civile

La capitale sénégalaise a vibré ce vendredi 19 septembre 2025 au rythme d’une mobilisation initiée par le Collectif citoyen « Rappel à l’Ordre ». Société civile, activistes, partis politiques d’opposition et simples militants ont répondu à l’appel, transformant cette marche pacifique en une véritable démonstration de force. Objectif affiché : dénoncer la situation économique jugée préoccupante et exiger la libération de plusieurs personnalités considérées comme des « détenus politiques ».

Initialement, l’itinéraire devait relier le FASTEF (ex-École Normale Supérieure) au rond-point Jet d’Eau. Mais, sur instruction des autorités administratives, les organisateurs, parmi lesquels Karim Xrum Xax, ont été contraints de revoir leurs plans. Les discours ont finalement été tenus près du terminus Dakar Dem Dikk à Liberté 5, où une foule compacte s’était rassemblée.

Les revendications ont largement tourné autour de la libération des personnalités incarcérées, parmi lesquelles Farba Ngom, Lat Diop, Khadim Ba, Badara Gadiaga, Tahirou Sarr ou encore Abdou Nguer. Pour Thierno Alassane Sall, ancien ministre et leader de République des Valeurs, mais aussi pour l’activiste Assane Diouf et l’ancien parlementaire Moustapha Diakhaté, « il y a, au sommet de l’État, des gouvernants qui redoutent la contradiction et qui veulent affaiblir la démocratie et l’État de droit ».

Dans les rangs de l’opposition, le message est clair : multiplier ce type de mobilisations pour accentuer la pression sur le pouvoir exécutif. Les leaders présents ont insisté sur la nécessité d’ancrer ces manifestations dans la durée, en les inscrivant comme un levier de résistance démocratique.

Au-delà des questions de libertés publiques, les orateurs ont dressé un tableau sombre de la conjoncture économique. « La situation est marquée par une morosité croissante qui appelle une réaction immédiate », a martelé Abdou Mbow, député et membre de l’Alliance pour la République (APR). Pour sa part, l’ancien ministre Papa Malick Ndour a averti que « les difficultés actuelles ne feront qu’empirer si les dirigeants actuels persistent dans leurs choix politiques et économiques ».

Un appel à l’union a été lancé, dépassant les clivages partisans pour rassembler l’ensemble des forces vives du pays. Les acteurs de la société civile, à l’image de Karim Xrum Xax, ont insisté sur l’urgence d’une coalition élargie, afin de faire face aux inégalités et injustices qu’ils jugent de plus en plus criantes.

Cette marche marque une nouvelle étape dans la dynamique de contestation du « tandem Diomaye-Sonko », accusé par ses détracteurs d’instaurer une gouvernance autoritaire et de fragiliser les acquis démocratiques. Pour les organisateurs, la mobilisation de ce 19 septembre doit servir de tremplin à d’autres actions de masse, dans une perspective de lutte prolongée contre ce qu’ils appellent « les dérives du régime ».

Importations d’oignons : le Sénégal lève le gel après neuf mois d’autosuffisance

Après neuf mois d’approvisionnement assuré exclusivement par la production nationale, le gouvernement sénégalais vient d’autoriser à nouveau l’importation d’oignons. La décision a été officialisée ce vendredi 19 septembre 2025 par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, à travers une note circulaire.

Cette levée du gel des importations intervient dans un contexte marqué par l’épuisement progressif des stocks locaux. Depuis le 25 janvier, date du lancement de la campagne de commercialisation, la production nationale avait réussi à satisfaire la demande du marché intérieur, une performance saluée par les autorités comme une preuve de la montée en puissance de la filière.

« La production locale a permis de couvrir les besoins du pays pendant neuf mois. Toutefois, afin de garantir la régularité et l’adéquation de l’approvisionnement, il est désormais jugé nécessaire d’autoriser à nouveau les importations », précise le communiqué signé par Serigne Guèye Diop.

La reprise des importations ne se fera cependant pas sans encadrement. Le ministère, en collaboration avec l’Agence de Régulation des Marchés (ARM) et l’Interprofession oignon du Sénégal (IPOS), a décidé de soumettre les autorisations à des quotas, afin de préserver un équilibre entre l’offre importée et la relance future de la production nationale. Ces autorisations resteront valables jusqu’au 31 décembre 2025.

Pour assurer une application rigoureuse de cette décision, plusieurs services publics sont mobilisés, dont la Direction générale des Douanes, la Direction du Commerce intérieur et la Direction de la Protection des végétaux. Leur mission consistera à encadrer le processus, contrôler les flux et garantir la qualité des produits mis sur le marché.

En levant le gel, l’État cherche à prévenir toute tension sur les prix et à maintenir la stabilité de l’approvisionnement, tout en réaffirmant son ambition de renforcer la souveraineté alimentaire. Cette alternance entre consommation de la production nationale et ouverture contrôlée aux importations illustre une stratégie de gestion souple mais vigilante des denrées de grande consommation.

FRDS : un sit-in annoncé à Bercy le 23 septembre pour dénoncer les dérives et arrestations au Sénégal

Le Front de Résistance de la Diaspora Sénégalaise (FRDS) se prépare à descendre dans la rue pour faire entendre sa voix. L’organisation, qui regroupe des Sénégalais établis à l’étranger et engagés pour la défense des libertés démocratiques, a annoncé la tenue d’un sit-in le mardi 23 septembre 2025 sur l’Esplanade de Bercy, à Paris. Cette mobilisation vise à dénoncer ce que ses membres considèrent comme des « dérives arbitraires » et une multiplication des arrestations ciblant des opposants politiques et des acteurs de la société civile au Sénégal.

Selon le FRDS, la situation actuelle dans le pays exige une vigilance accrue et une réaction forte de la diaspora. « Nous ne pouvons pas rester silencieux face à l’arbitraire et à la répression », déclarent les organisateurs, qui appellent à une large participation des Sénégalais de France et d’Europe pour donner plus de visibilité à leurs revendications. Pour eux, ce rassemblement est un signal adressé aux autorités sénégalaises, mais également à la communauté internationale, afin de mettre en lumière ce qu’ils considèrent comme une atteinte aux droits fondamentaux.

Cette initiative s’inscrit dans un climat marqué par une succession de mobilisations citoyennes. À Dakar, le Collectif Rappel à l’Ordre a déjà organisé, le vendredi 19 septembre, une marche pacifique dénonçant l’absence de justice, la restriction des libertés et la montée des pratiques autoritaires. Plusieurs personnalités politiques et de la société civile avaient pris part à cette manifestation, renforçant la portée du message de contestation.

En annonçant son sit-in à Paris, le FRDS entend ainsi prolonger ce mouvement de résistance au-delà des frontières nationales, tout en mettant en avant le rôle de la diaspora comme acteur incontournable dans le débat démocratique sénégalais. Le choix de l’Esplanade Bercy n’est pas anodin : lieu symbolique de rassemblements et d’expression publique, il permettra aux manifestants d’attirer l’attention des médias et des autorités françaises sur la situation au Sénégal.

Les organisateurs espèrent que ce sit-in marquera une étape importante dans la mobilisation de la diaspora et contribuera à accentuer la pression pour un retour à ce qu’ils appellent « le respect de l’État de droit et des libertés individuelles ».

Abdou Mbow dénonce une « dictature » et appelle à la mobilisation pour défendre la liberté d’expression

La marche citoyenne organisée par le Collectif Rappel à l’Ordre, ce vendredi à Dakar, continue de susciter des réactions politiques marquées. Parmi les participants, le député Abdou Mbow, figure de l’Alliance pour la République (APR) et proche du régime précédent, a tenu un discours virulent contre l’actuel pouvoir, qu’il accuse de bafouer la liberté d’expression et de tendre vers une « dictature ».

Dans une allocution prononcée devant les manifestants, l’élu a rappelé que cette initiative est partie de citoyens qui, selon lui, ont été déçus par les promesses non tenues du président Ousmane Sonko et de son parti Pastef. « Des Sénégalaises qui avaient placé leurs espoirs en Ousmane Sonko et son parti, porteurs d’une promesse de changement, ont pris l’initiative de cette manifestation. Toutes ces promesses faites aux Sénégalais n’ont pas été respectées. Aujourd’hui, la liberté d’expression dans ce pays est bafouée », a-t-il affirmé, sous les applaudissements d’une partie de la foule.

Le député a également pointé du doigt la vague d’arrestations qui, selon lui, vise à réduire au silence toute voix discordante. Citant des noms précis, Abdou Mbow a évoqué les cas de Badara Gadiaga, Farba Ngom, Abdou Nguer, Mansour Faye, Lat Diop, Moustapha Diop et Maodo Malick Mbaye, tous emprisonnés dans des conditions qu’il juge arbitraires. Pour lui, ces détentions traduisent une volonté claire d’instaurer un régime répressif et autoritaire.

« L’actuel régime veut instaurer une dictature au Sénégal, mais les Sénégalais ne l’accepteront jamais », a lancé le député, appelant à une mobilisation populaire massive pour contraindre Ousmane Sonko et Pastef à quitter le pouvoir. Ses propos s’inscrivent dans une stratégie d’opposition frontale, marquée par une dénonciation constante de la gouvernance actuelle et de ses pratiques jugées liberticides.

Cette sortie d’Abdou Mbow intervient dans un contexte de tensions persistantes entre le pouvoir et une partie de l’opposition, qui accuse les autorités de restreindre les libertés publiques et de multiplier les décisions arbitraires. La marche du Collectif Rappel à l’Ordre, qui se veut pacifique, apparaît ainsi comme un espace d’expression de ces frustrations, mais aussi comme un point de ralliement pour les forces politiques et citoyennes qui entendent résister à ce qu’elles considèrent comme une dérive autoritaire.

Marche du Collectif Rappel à l’Ordre : Thierno Alassane Sall fustige une justice « absente » au Sénégal

La capitale sénégalaise a vibré ce vendredi 19 septembre 2025 au rythme de la marche pacifique organisée par le Collectif Rappel à l’Ordre. Ce mouvement citoyen, né dans un contexte de crispations sociales et politiques, milite pour la défense des libertés fondamentales et le respect de l’État de droit. Parmi les personnalités présentes, la participation de Thierno Alassane Sall, député à l’Assemblée nationale et leader du parti République des Valeurs, a retenu l’attention.

L’ancien ministre a profité de cette tribune pour pointer du doigt ce qu’il considère comme une faillite de l’appareil judiciaire sénégalais. Dans son allocution, il a affirmé avec force qu’« il ne peut y avoir de paix sans justice », rappelant que la stabilité sociale et politique du pays dépend directement de l’impartialité des juges et de leur capacité à rendre des décisions équitables. Il a cité le cas d’Abdou Nguer, envoyé en instruction « sans raison valable », ainsi que celui d’autres personnes détenues qu’il estime arbitrairement privées de liberté.

Revenant sur les crises de 2021 et de 2024, marquées par des manifestations violentes et de profondes contestations sociales, Thierno Alassane Sall a insisté sur le fait qu’elles ne résultaient pas uniquement d’un conflit autour d’un individu ou d’un parti politique, mais traduisaient surtout un ressentiment collectif face à ce qu’il a appelé « l’absence de justice ». Selon lui, ce déficit de confiance dans les institutions judiciaires est l’un des principaux moteurs des tensions persistantes au Sénégal.

Au-delà de la justice, le député a également dénoncé des pratiques qu’il qualifie de « dictatoriales » de la part des dirigeants actuels. Il a notamment pointé le licenciement de travailleurs qu’il juge arbitraire, remplacés, selon lui, par des militants du parti au pouvoir, Pastef. « Des travailleurs, soutiens de famille, ont été licenciés sans motif valable. C’est une violence inacceptable », a-t-il martelé, soulignant que ces décisions ne font qu’aggraver le sentiment d’injustice au sein des populations.

Pour Thierno Alassane Sall, sa présence à cette marche répond à une exigence morale et citoyenne. Il affirme que ce type d’injustices constitue l’une des principales raisons de son engagement aux côtés du Collectif Rappel à l’Ordre. Par ce geste, il veut signifier sa solidarité avec les Sénégalais qui dénoncent une gouvernance jugée autoritaire et qui appellent à un retour aux valeurs fondamentales de l’État de droit.

Cette mobilisation, bien que pacifique, s’inscrit dans une dynamique de contestation qui prend de l’ampleur à travers le pays. Elle illustre le malaise profond d’une partie de la société sénégalaise, qui estime que les institutions, en particulier la justice, ne remplissent plus leur rôle de garant de l’équité et de la paix sociale.

Riziculture : record historique de 420.000 tonnes de paddy dans la vallée du fleuve Sénégal

La vallée du fleuve Sénégal vient d’écrire une nouvelle page de son histoire agricole. La campagne de contre-saison chaude 2025 a permis d’atteindre un niveau record de production de riz, avec 420.000 tonnes de paddy récoltées, selon les chiffres relayés par le quotidien national Le Soleil. Ce résultat constitue un bond remarquable par rapport aux 343.000 tonnes enregistrées lors de la même période en 2024.

Dans les casiers rizicoles du Walo et du Dieri, les silos affichent complet et les rizeries fonctionnent à plein régime. Cette réussite est saluée par les producteurs, qui mettent en avant la disponibilité à temps des intrants agricoles, la diffusion de semences améliorées comme Sahel-108, Sahel-177 et Sahel-202, ainsi qu’une planification mieux structurée des cultures. « Cette année, nous avons connu des rendements de 7 à 9 tonnes à l’hectare. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas eu une telle réussite », a témoigné Souleymane Sall, président de l’Union Doué.

L’atteinte de ce record n’est pas le fruit du hasard. Elle résulte d’un ensemble de réformes et d’investissements opérés par la Société d’aménagement et d’exploitation des terres du Delta du fleuve Sénégal (Saed). La modernisation des infrastructures hydrauliques, la remise en état des stations de pompage et la gestion optimale de l’irrigation ont permis de mieux sécuriser la campagne agricole. L’État a également joué un rôle déterminant à travers l’octroi de crédits agricoles, la subvention d’engrais et un accompagnement technique renforcé auprès des producteurs.

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, s’est d’ailleurs déplacé dans la vallée pour féliciter les riziculteurs et réaffirmer sa volonté de conduire le pays vers l’autosuffisance alimentaire. Ce soutien politique, combiné aux efforts des acteurs de la filière, nourrit l’espoir de voir le Sénégal réduire progressivement sa dépendance vis-à-vis des importations de riz.

L’abondance profite également aux opérateurs nationaux. La Société sénégalaise de filières alimentaires (SFA) a pu collecter, pour la première fois, 20.000 tonnes de paddy, un volume qui illustre le dynamisme et la professionnalisation croissante de la filière. « Nous savons désormais que l’autosuffisance alimentaire est possible si les moyens sont maintenus », a estimé Oumar Bâ, riziculteur à Ndioum.

Au-delà des chiffres, ce record historique conforte la vallée du fleuve dans son rôle stratégique pour la sécurité alimentaire nationale. Il ouvre aussi de nouvelles perspectives de compétitivité pour le riz local, qui pourrait, dans un avenir proche, rivaliser sérieusement avec le riz importé sur les marchés sénégalais. Pour les producteurs, il s’agit désormais de consolider ces acquis et de veiller à ce que la dynamique enclenchée ne soit pas interrompue.

Maintenance : la Senelec annonce des perturbations sur la plateforme Woyofal à partir du 22 septembre

La Société nationale d’électricité (Senelec) a informé sa clientèle d’une opération de maintenance sur sa plateforme informatique de vente de crédit Woyofal. Cette intervention, prévue entre le lundi 22 et le jeudi 25 septembre 2025, entraînera des interruptions temporaires du service.

Selon le communiqué de l’entreprise, ces perturbations se produiront uniquement la nuit, entre 1 heure et 5 heures du matin, durant trois jours consécutifs : du 22 au 23 septembre, du 23 au 24 septembre et enfin du 24 au 25 septembre. Pendant ces plages horaires, aucun achat de crédit Woyofal ne sera possible.

La Senelec invite donc ses clients à prendre les dispositions nécessaires afin d’anticiper leurs besoins en électricité. Elle recommande notamment de recharger leurs compteurs avant les périodes concernées, afin d’éviter toute coupure inopinée liée à l’impossibilité d’acheter du crédit.

L’entreprise publique a présenté ses excuses pour les désagréments que ces interruptions pourraient occasionner, tout en rassurant que le service sera pleinement opérationnel en dehors de ces créneaux.

Cette opération s’inscrit dans le cadre des efforts de la Senelec pour renforcer la fiabilité et la performance de son système informatique, élément essentiel à la gestion du réseau prépayé Woyofal, qui concerne des centaines de milliers de ménages sénégalais.

Kaffrine – L’Union régionale des personnes vivant avec un handicap en colère contre les autorités

L’Union régionale des associations de personnes vivant avec un handicap de Kaffrine est à bout de nerfs, après le limogeage de deux de ses membres à la Direction régionale du Cadre de vie.

Face à la presse, ses responsables ont dénoncé ce qu’ils qualifient de « pure injustice ».

« Nous dénonçons l’arrêt illégal du contrat de travail de deux de nos membres à la Direction régionale du Cadre de vie. Cette décision, lourde de conséquences, porte atteinte à leurs droits fondamentaux et à leur dignité », a déploré leur président, Samba Diao, à l’issue d’une marche pacifique organisée dans la ville de Kaffrine.

Arborant des brassards rouges, les manifestants ont souligné que cette décision est intervenue sans aucune justification, ni respect des procédures légales. Selon eux, elle affecte gravement la situation sociale et économique des personnes concernées.

L’Union exige ainsi l’annulation immédiate de la mesure et la réintégration des deux agents dans leurs fonctions respectives.

Toutefois, elle réaffirme sa volonté de collaborer avec les autorités compétentes afin de trouver des solutions durables aux problèmes rencontrés par les personnes vivant avec un handicap dans la région.

Dysfonctionnements persistants à l’ARP : le SAMES tire la sonnette d’alarme

Le malaise grandit au sein de l’Agence sénégalaise de Réglementation pharmaceutique (ARP). Le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES), section ARP, a publié le 19 septembre 2025 un communiqué alarmant sur « de graves dysfonctionnements persistants » qui, selon ses membres, compromettent la mission première de l’agence : assurer la qualité, l’efficacité et la sécurité des médicaments mis à la disposition des populations.

Parmi les griefs exprimés, le syndicat dénonce en premier lieu les retards récurrents dans le paiement des salaires et primes. À titre d’illustration, les agents n’avaient toujours pas perçu leur rémunération du mois d’août au moment de la publication du communiqué. Pour le SAMES, cette situation est symptomatique d’une gestion financière chaotique qui fragilise la motivation et la stabilité du personnel.

Le syndicat critique également les pratiques de gestion des ressources humaines au sein de l’institution. Il accuse la direction de procéder à des nominations sur des critères clientélistes, familiaux ou partisans, au détriment de la compétence et de l’expérience. Dans le même registre, il pointe du doigt des recrutements jugés de complaisance, qui auraient fait gonfler les effectifs de l’ARP en moins d’un an, passant de 150 à plus de 200 agents, sans que des ressources financières supplémentaires ne soient prévues pour absorber cette augmentation. Une telle évolution mettrait en péril la viabilité économique et organisationnelle de l’agence.

Autre point de crispation : les mutations de pharmaciens inspecteurs, analystes et points focaux qui, selon le SAMES, avaient largement contribué à l’obtention du niveau de maturité 3 par l’ARP, un acquis stratégique dans la régulation pharmaceutique. Ces redéploiements, qualifiés d’abusifs et d’injustifiés, seraient contre-productifs et porteraient atteinte aux performances de l’institution. De plus, l’affectation de personnel dans les pôles régionaux n’aurait pas été accompagnée de mesures incitatives telles que des primes d’éloignement ou de meilleures conditions de travail, ce qui décourage les agents concernés et limite l’efficacité de leur action sur le terrain.

Le SAMES section ARP fait également état d’un climat social délétère marqué par des intimidations et des menaces de mutation ciblant certains de ses membres. Ces pratiques, si elles étaient avérées, constitueraient une entrave au droit syndical et à la liberté d’expression des agents, accentuant encore davantage le malaise interne.

Dans ce contexte tendu, le syndicat en appelle à l’intervention urgente des autorités de tutelle afin de prendre la pleine mesure de la situation et d’engager des solutions rapides. L’objectif, rappellent les syndicalistes, n’est pas seulement de rétablir des conditions de travail dignes pour le personnel, mais aussi de garantir que l’ARP puisse continuer à remplir sa mission cruciale de régulation et de sécurisation du marché pharmaceutique au Sénégal.

Réforme fiscale : l’Assemblée nationale adopte le nouveau Code général des impôts malgré quelques réticences

L’Assemblée nationale a adopté, ce mercredi 17 septembre 2025, le projet de loi n°17/2025 modifiant la loi n°2012-31 du 31 décembre 2012 portant Code général des impôts. Sur les 133 députés présents, 123 ont voté en faveur du texte, 8 s’y sont opposés et 2 se sont abstenus. Ce large plébiscite traduit l’adhésion d’une grande majorité des parlementaires, même si des voix discordantes ont exprimé des inquiétudes quant à l’impact social de certaines mesures.

Défendu par le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, le projet de loi s’inscrit dans le cadre du Plan de Redressement Économique et Social (PRES), axe central de la politique économique actuelle. Selon le ministre, cette réforme se fonde sur trois piliers : la souveraineté nationale, la justice sociale et la transparence dans la gestion des ressources publiques. Il a souligné que l’objectif du PRES est d’assurer une plus grande indépendance financière de l’État en s’appuyant sur des ressources endogènes, afin de réduire la dépendance vis-à-vis de l’endettement extérieur.

Dans sa présentation, Cheikh Diba a mis en avant la nécessité d’explorer de nouvelles niches fiscales, capables d’apporter une contribution significative au financement du développement économique et social. Les choix opérés par le gouvernement s’expliquent, selon lui, par l’évolution de la structuration de l’économie sénégalaise, marquée notamment par le poids croissant des transactions numériques dans les flux financiers. Les transferts d’argent, qu’ils soient nationaux ou internationaux, représentent aujourd’hui un volume considérable et apparaissent comme un secteur à fort potentiel contributif.

Au-delà de la recherche de recettes, le ministre a insisté sur le rôle du vecteur fiscal comme instrument de régulation publique. L’introduction de nouvelles taxes vise aussi à infléchir certains comportements jugés nocifs pour la société. C’est dans ce sens que la réforme cible les jeux de hasard, les boissons alcoolisées, les liquides alcoolisés et le tabac, des produits dont la consommation engendre à la fois des risques sanitaires et des coûts sociaux importants. De même, la taxation des véhicules importés a été justifiée par des impératifs à la fois économiques et environnementaux, dans un contexte où le parc automobile connaît une croissance rapide et parfois désordonnée.

Le ministre a assuré que les nouvelles mesures fiscales n’ont pas été conçues dans une logique punitive mais dans une perspective de justice sociale et d’équité. Elles doivent permettre à chaque secteur de contribuer de manière proportionnelle à l’effort collectif, tout en consolidant la base budgétaire nécessaire au financement des services publics essentiels comme l’éducation, la santé ou encore l’aménagement du territoire.

Malgré l’adhésion massive des députés, le texte n’a pas fait l’unanimité. Certains élus ont exprimé des réserves, estimant que ces hausses fiscales risquent de peser directement sur les ménages les plus modestes, en particulier en ce qui concerne les transferts d’argent et les transactions digitales, qui constituent souvent un soutien vital pour de nombreuses familles. Des inquiétudes similaires ont été exprimées sur le risque de voir s’accroître l’économie informelle, si les taxes incitent une partie des usagers à contourner les circuits officiels.

La réforme, désormais adoptée, marque toutefois une étape importante dans la mise en œuvre du PRES. Elle traduit la volonté du gouvernement d’adapter la fiscalité nationale aux mutations économiques et sociales, tout en renforçant sa marge de manœuvre financière dans un contexte marqué par la pression sur les dépenses publiques et la nécessité de financer de vastes projets structurants.

À l’issue du vote, Cheikh Diba a salué « un pas décisif vers une souveraineté budgétaire plus affirmée » et a assuré que son ministère veillera à une mise en œuvre progressive et concertée, en tenant compte des réalités sociales et économiques du pays.

Sénégal : l’Éducation nationale amorce l’intégration progressive de l’intelligence artificielle dans les pratiques pédagogiques

Le Sénégal entre dans une nouvelle ère éducative marquée par l’introduction progressive de l’intelligence artificielle dans les pratiques pédagogiques. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du New Deal technologique impulsé par le chef de l’État et s’aligne sur la Stratégie du Numérique pour l’Éducation 2025-2029 (SNE 25-29). Dans une note adressée aux enseignantes et enseignants, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a insisté sur l’importance de l’IA comme moteur des grandes transformations éducatives à l’échelle mondiale. Selon lui, l’école sénégalaise doit saisir ces opportunités avec lucidité et ambition, tout en veillant à une intégration éthique et inclusive.

Pour concrétiser cette orientation, le ministère va lancer dès cette rentrée un vaste programme national de formation continue destiné à plus de 105 000 enseignants. Ce dispositif, mis en place en partenariat avec l’Université Cheikh Hamidou Kane à travers la plateforme Force-N, comprendra notamment un module consacré à l’usage éducatif et responsable de l’IA. L’objectif est de doter les enseignants de compétences solides pour renforcer leurs pratiques professionnelles, encourager l’innovation pédagogique et maîtriser les technologies émergentes au bénéfice des élèves.

Parallèlement à la formation des enseignants, le ministère a prévu la distribution de 5 000 ordinateurs portables aux élèves de Première et de Terminale des séries scientifiques S1 et S3. Cette dotation vise à soutenir l’apprentissage des disciplines scientifiques tout en initiant les bénéficiaires à l’utilisation des outils d’intelligence artificielle et en développant leurs compétences numériques avancées. Cependant, conscient des disparités d’accès à la connectivité qui persistent à travers le territoire, le ministère a prévu des solutions hybrides et diversifiées afin de garantir une inclusion numérique équitable pour l’ensemble du pays.

Moustapha Guirassy a par ailleurs tenu à préciser que l’intelligence artificielle ne remplacera en aucun cas le rôle de l’enseignant. Selon lui, l’IA doit être envisagée comme un outil d’accompagnement, capable d’enrichir les méthodes pédagogiques, de mieux différencier les parcours d’apprentissage, d’identifier en temps réel les besoins des apprenants et d’ouvrir de nouvelles perspectives vers la réussite scolaire. Il considère que l’IA contribuera ainsi à renforcer l’équité, la créativité et la performance du système éducatif.

Afin d’encadrer cette transition, le ministère annonce la mise en place prochaine d’une Charte nationale d’éthique de l’IA en éducation. Ce document de référence aura pour mission de garantir que l’intégration des outils intelligents respecte pleinement les valeurs républicaines et humanistes de l’école sénégalaise. Pour le ministre, il s’agit de s’assurer que l’innovation technologique reste avant tout un levier au service de la dignité, de la justice sociale et du droit à l’éducation pour tous.

À travers cette initiative, le Sénégal confirme sa volonté d’inscrire son système éducatif dans les standards internationaux de modernisation et d’innovation. L’intégration de l’intelligence artificielle dans les écoles représente à la fois un défi et une opportunité : celui d’accompagner les enseignants et les apprenants vers un avenir où le numérique devient un moteur d’équité et de performance.

OACI 2025 : l’IATA exige des engagements forts pour une aviation plus sûre et plus verte

À quelques jours de l’ouverture de la 42ᵉ Assemblée de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), qui se tiendra du 23 septembre au 3 octobre 2025 à Montréal, l’Association du transport aérien international (IATA) hausse le ton. L’organisation, qui a soumis quatorze notes de travail pour examen, veut placer la sécurité, la durabilité et l’efficience au centre des priorités des États membres.

Pour Willie Walsh, directeur général de l’IATA, l’heure n’est plus aux discours mais aux décisions concrètes. « Il est essentiel que nous obtenions un soutien plus ferme à la production de carburants d’aviation durables (SAF) et au régime CORSIA, qui sont les facteurs clés de l’engagement de l’aviation d’éliminer ses émissions nettes d’ici 2050 », a-t-il déclaré. L’IATA insiste sur l’importance d’un consensus mondial, rappelant que l’OACI demeure le seul cadre légitime pour définir des règles universelles.

L’un des points névralgiques concerne la montée en puissance de la production de SAF, considérée comme indispensable pour atteindre la neutralité carbone. Malgré les efforts des compagnies, les volumes disponibles restent largement insuffisants face aux besoins du secteur. L’association appelle donc les gouvernements à créer les conditions d’une industrialisation rapide de ces carburants, tout en préservant l’équité entre transporteurs.

Parallèlement, l’IATA met en garde contre l’affaiblissement du régime CORSIA (Compensation et réduction de carbone pour l’aviation internationale), adopté en 2016 et susceptible de générer jusqu’à 17 milliards de dollars d’ici 2035 pour financer des mesures climatiques. L’organisation déplore l’émergence de taxes et régimes nationaux parallèles qui, selon elle, « minent sa crédibilité et font très peu, sinon rien, pour améliorer la durabilité ». Elle exhorte donc les États à réaffirmer leur engagement envers ce dispositif et à garantir un volume suffisant d’unités d’émissions éligibles.

Au-delà du climat, la sécurité aérienne occupe une place centrale dans les notes de travail de l’IATA. L’association plaide pour une publication plus rapide et systématique des rapports d’accidents, comme le prévoit l’Annexe 13 de l’OACI, et pour des mesures renforcées contre les interférences liées aux systèmes GNSS et à l’expansion de la 5G, qui menacent l’intégrité du spectre radioélectrique critique. L’harmonisation des règles de sécurité à l’échelle mondiale reste également une priorité.

Autre proposition phare : l’élévation de l’âge limite des pilotes internationaux de vols en équipage multiple, qui passerait de 65 à 67 ans. Cette mesure serait accompagnée d’un renforcement des contrôles médicaux, afin de tenir compte des progrès en matière de santé et d’espérance de vie, tout en répondant aux besoins croissants en personnels navigants qualifiés.

L’IATA insiste également sur la nécessité de mieux protéger les consommateurs et de renforcer la confiance du public dans le transport aérien. Pour Willie Walsh, la clé réside moins dans l’adoption de nouvelles mesures que dans une application rigoureuse et cohérente des engagements déjà pris. « Tout le monde souhaite que l’aviation soit sécuritaire, efficiente et plus durable. En fait, plusieurs de nos documents demandent simplement aux gouvernements de mettre en œuvre plus efficacement les mesures qu’ils ont déjà adoptées », a-t-il rappelé.

Avec plus de 290 compagnies membres représentant 83 % du trafic aérien mondial, l’IATA espère que cette 42ᵉ Assemblée de l’OACI marquera un tournant et aboutira à des engagements fermes pour relever les défis environnementaux et sécuritaires de l’aviation mondiale.

Goudomp : Kabonketoor fait de la dénonciation une arme contre les violences sexuelles

À Goudomp, dans le sud du Sénégal, l’association Kabonketoor poursuit son engagement dans la lutte contre les violences sexuelles, un fléau qui fragilise les communautés et brise des vies. Avec l’appui du Fonds Africain pour le Développement de la Femme (AWDF), elle a organisé un atelier de sensibilisation de deux jours destiné aux leaders communautaires, aux chefs de quartier, aux conducteurs de motos-taxis Jakarta ainsi qu’aux représentants venus des localités de Kaour et de Goudomp.

Cette rencontre, qui s’inscrit dans une dynamique participative, avait pour ambition de renforcer l’implication des relais sociaux dans la prévention et la répression de ces violences. Les participants ont été outillés pour détecter les signes de violences, briser le silence, accompagner les victimes et surtout dénoncer les auteurs afin de mettre un terme à leur impunité.

Pour Rama Diedhiou, chargée de projet à Kabonketoor, la gravité de la situation impose une réaction collective. « Les violences sexuelles restent préoccupantes. Il nous faut désormais dénoncer et signaler les auteurs pour mettre un terme à ce fléau », a-t-elle martelé, appelant à une mobilisation de tous les acteurs sociaux.

Au-delà de la sensibilisation, Kabonketoor mise sur la responsabilisation des communautés. L’association encourage un changement de mentalités, afin que la dénonciation des cas ne soit plus perçue comme une trahison, mais comme un devoir de protection des victimes et de défense de la dignité humaine. Les familles, les leaders d’opinion et les structures locales sont ainsi appelés à unir leurs efforts pour créer un environnement où les survivantes sont écoutées, soutenues et accompagnées.

Cet atelier marque une étape importante dans la stratégie de l’association, qui entend placer la dénonciation au cœur de la lutte contre les violences sexuelles dans le département de Goudomp. Pour Kabonketoor, le silence n’est plus une option : seule une vigilance collective permettra d’éradiquer ce phénomène destructeur et de bâtir des communautés plus sûres et plus solidaires.

Projet portant code des investissements : Voici le rapport de la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire

Deuxième SESSION EXTRAORDINAIRE DE L’ANNEE 2024-2025

Rapport Fait au nom de la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire

Sur le projet de loi n° 16/2025 portant code des investissements

 Par

Mady Danfakha

Rapporteur général

Monsieur le Président,

Messieurs les ministres,

Chers collègues,

La Commission des Finances et du Contrôle budgétaire s’est réunie le mercredi 17 septembre 2025, sous la direction de Monsieur Chérif Ahmed DICKO, Président de ladite Commission, à l’effet d’examiner le projet de loi n° 16/2025 portant Code des investissements. 

Le Gouvernement était représenté par Monsieur Cheikh DIBA, ministre des Finances et du Budget, assisté par ses principaux collaborateurs. 

Ouvrant la séance, le Président a, au nom de la Commission, souhaité la bienvenue au ministre ainsi qu’à ses collaborateurs. Il a, par la suite, invité le ministre à présenter les motifs qui sous-tendent le présent projet de loi.

Abordant le projet de loi, le ministre a d’abord indiqué que l’investissement privé est un facteur essentiel dans la dynamique de développement économique et social d’un pays. Il est donc important que les investisseurs privés aient non seulement une bonne visibilité, mais également s’assurent de la mise en place d’un dispositif de réduction des risques réels ou potentiels auxquels ils peuvent ou pourraient faire face, a-t-il ajouté.

Selon lui, ces préoccupations majeures appellent des réformes profondes permettant de soutenir et d’accompagner les efforts de croissance de l’économie nationale, dans un environnement légal et réglementaire stable.

Le ministre a fait noter que la promotion des investissements a longtemps été une priorité de l’État, comme en témoignent les nombreux dispositifs incitatifs adoptés. Il a ainsi rappelé que la dernière réforme introduite par la loi n° 2004-06 avait permis, entre autres, de pallier certaines insuffisances et contraintes liées à l’investissement, notamment celles relatives aux conditions d’éligibilité et au champ d’application de la loi. Cette loi avait également permis d’adapter le mécanisme d’incitation à l’investissement aux réalités d’alors de l’économie sénégalaise et mondiale, a-t-il ajouté.

Selon le ministre, la loi de 2004 avait surtout procédé à la résorption de la multiplicité des régimes et amélioré l’attractivité du Sénégal en termes d’incitations offertes aux investisseurs.

Cependant, après plus de vingt (20) ans d’application du Code des Investissements de 2004, il a paru opportun de tenir compte des transformations majeures de l’environnement de l’investissement privé, des évolutions notées dans les politiques publiques nationales, des normes communautaires ou internationales et des exigences liées aux mutations de l’économie mondiale, à la survenance de nouveaux défis et à l’émergence de nouvelles opportunités, a-t-il relevé.

Sous ce rapport, la mise en œuvre de l’Agenda national de Transformation, référentiel national unique des politiques publiques, implique la mise en place d’un nouveau cadre incitatif pour l’investissement privé, condition indispensable pour la construction d’une véritable économie de développement.

À ce titre, la Stratégie nationale de Développement accorde à l’investissement privé un rôle central dans l’atteinte des objectifs de croissance durable, de création d’emplois et de renforcement de la souveraineté économique.

Aussi, la réforme du Code des investissements offre-t-elle l’opportunité de prendre en charge les préoccupations susceptibles de nuire à l’environnement des affaires. Parmi celles-ci, on peut relever, entre autres :

– le déficit de suivi de la réalisation des investissements agréés ;

– les difficultés de mise en œuvre d’un dispositif incitatif performant ;

– la complexité et la lourdeur des procédures administratives ;

– les contraintes liées à l’accès au foncier ;

– la non-prise en charge de la spécificité de certains investissements particuliers.

Ainsi, le présent projet de loi introduit un cadre des investissements reconfiguré en instrument moderne et adapté aux enjeux économiques actuels et futurs, en alignement avec la Vision Sénégal 2050.

A cet effet, le projet de loi portant Code des Investissements apporte les innovations majeures suivantes :

– l’élargissement des secteurs d’activités éligibles au Code ;

– la digitalisation des procédures liées à l’octroi des avantages prévus par le présent Code ;

– la redéfinition du régime de protection des investisseurs et des investissements, pour le rendre plus clair et efficace ;

– l’intégration des services de facilitation de l’accès au foncier pour les investisseurs potentiels ;

– la promotion de la réalisation d’investissements dans les zones de l’intérieur du pays conformément à la politique de territorialisation de l’investissement ;

– le renforcement des incitations non fiscales et l’accès à des facilités pour les investisseurs enregistrés auprès de l’organe en charge de la promotion des investissements ;

– le renforcement du rôle de l’organe en charge de la promotion des investissements dans la facilitation des procédures, la gestion des griefs et la prévention des conflits entre les investisseurs et les administrations publiques ;

– la révision des seuils d’éligibilité pour le régime fiscal de droit commun, afin de permettre d’inclure dans le champ d’application du Code la petite, voire la très petite entreprise ;

– la mise en place de régimes fiscaux et douaniers dérogatoires, pouvant être complétés par des régimes incitatifs particuliers pour les investissements répondant à certains critères ;

– la promotion du contenu local, de l’investissement responsable et du développement durable.

Suivant le ministre, le présent projet de loi tient compte des objectifs stratégiques de politique nationale suivants :

– le développement du secteur privé national ;

– la promotion de l’investissement privé dans les secteurs prioritaires ;

– la promotion des très petites entreprises et des petites et moyennes entreprises ;

– la création d’entreprises nouvelles et le développement des entreprises existantes ;

– la création d’emplois et la réduction des disparités territoriales en matière d’investissement ;

– l’attraction des investissements directs étrangers durables ;

– le transfert de technologies et de compétences.

Intervenant à leur tour, vos commissaires ont souhaité la bienvenue au ministre ainsi qu’à ses collaborateurs. Ils ont adressé des félicitations chaleureuses au ministre pour sa reconduction à la tête de ce département hautement stratégique, avant de faire part de leurs préoccupations et suggestions qui, pour l’essentiel, se résument aux points ci-dessous. 

Certains de vos commissaires ont salué ce présent projet de loi qui s’inscrit dans le cadre de la réforme globale du dispositif d’incitation à l’investissement privé devant accompagner l’Agenda national de Transformation « Sénégal 2050 ». D’autres ont, en revanche, déploré l’examen de ce projet de loi en procédure d’urgence, les privant ainsi d’un précieux temps en vue de l’étude analytique de ce texte de grande portée et d’extrême importance. 

Par ailleurs, considérant que nombre d’entreprises ne respectent pas le cahier des charges dûment signé avec l’autorité contractante, des commissaires ont demandé au ministre si la Responsabilité sociétale d’Entreprise (RSE) incombe à toutes les entreprises. Aussi, ont-ils souhaité être édifiés sur l’existence d’un dispositif spécifique de contrainte, notamment en cas de non-satisfaction à cette obligation. De même, ils ont suggéré un contrôle plus rigoureux sur les investisseurs afin de rendre effectif le contenu local. 

Certains commissaires ont, dans la même optique, interpellé le ministre sur l’absence de suivi par rapport au respect de certains engagements par l’investisseur, surtout en ce qui concerne l’impact environnemental du projet d’investissement. Ils ont, en outre demandé, si le retrait de l’agrément peut être effectué sans difficulté en cas de non-respect par l’investisseur du cahier de charges. 

Sur un autre registre, des commissaires ont estimé que ce nouveau Code des investissements confère trop de pouvoirs à l’investisseur. À ce niveau, l’attention du ministre a été attirée sur l’exploitation, dont sont victimes nombreux Sénégalais dans les entreprises, notamment celles étrangères. 

Ils ont dès lors exprimé leur inquiétude quant à l’accentuation de la violation des droits de ces employés sur le fondement de l’article 9 de ce présent de projet de loi tout en interpellant le ministre sur l’existence d’un dispositif de contrôle spécifique y afférent. 

Dans le même sillage, certains commissaires ont magnifié l’article 18 de ce projet de loi relatif à l’éthique des affaires et aux normes de travail. Toutefois, ils se sont interrogés sur les capacités de l’État à contrôler l’origine licite des fonds d’investissements, surtout dans un contexte de raréfaction des ressources. 

De plus, il a été suggéré au ministre la réécriture de l’article 6 du Code des investissements dans le sens d’impulser une dynamique intégrée voire coopérative à travers l’implication des nationaux dans les projets détenus par les étrangers. Aussi, ont-ils proposé que les projets d’investissements puissent durer cinq (5) ans à Thiès au même titre que dans les autres régions tout en estimant que le rabaissement de l’éligibilité à 15 millions de FCA pour induire le foisonnement des Petites et Moyennes Entreprises. 

Dans le même ordre d’idées, des commissaires ont considéré que l’entrée en vigueur de ce projet de loi va induire un changement notoire relativement au Règlement intérieur de certaines entités comme le FONSIS.  

Par ailleurs, certains commissaires ont considéré que les activités professionnelles libérales et réglementées sont exclues du champ d’application de ce présent projet de loi, à l’exception du secteur de la santé. 

Sur ce, il a été demandé au ministre les raisons d’une telle option. De même, ils ont souhaité plus d’éclairages sur les critères spécifiques concernant la mise en place de régimes fiscaux et domaniaux dérogatoires. 

Enfin, des commissaires se sont également préoccupés de l’absence de système de suivi-évaluation coordonné susceptible d’avoir un impact significatif sur la mise en œuvre des projets et programmes voire des politiques publiques. À ce titre, ils ont souhaité savoir si une étude évaluative a été faite afin de mesurer les pertes en termes de recettes fiscales et douanières dues à la mise en application de ce nouveau Code des investissements.

Reprenant la parole, le ministre a d’abord remercié vos commissaires pour les prières et vœux formulés à son endroit tout en se réjouissant de l’intérêt singulier que la Représentation nationale a attaché à l’examen de ce projet de loi.

Concernant le Code des investissements, il fera noter qu’il s’agit d’un texte important qui participe à l’attractivité de notre économie. Il vient corriger les manquements de l’ancien Code de 2004 pour améliorer l’environnement des affaires au Sénégal.

Sur les critères pour bénéficier de ce Code, le ministre indiquera qu’il faut un investissement supérieur ou égal à 15.000.000.000 FCFA. Derrière ce Code, il y a une politique de formalisation du secteur avec un certain nombre d’avantages comme la suspension de la TVA, l’exonération des droits de douane, etc.

Sur le coût budgétaire de la mise en œuvre de ce Code, le ministre a précisé qu’il n’y avait pas d’analyse ex ante. Toutefois une évaluation ex post existe à travers le rapport sur les dépenses fiscales qui est un document qui accompagne le projet de loi de finances.

À la suite des réponses apportées par le ministre, vos commissaires ont adopté à la majorité le projet de loi n° 16/2025 portant Code des investissements. Ils vous demandent d’en faire autant, s’il ne soulève de votre part, aucune objection majeure.

23ᵉ anniversaire du naufrage du Joola : les familles exigent justice et le renflouement de l’épave

Le Sénégal s’apprête à commémorer, le 26 septembre 2025, le 23ᵉ anniversaire du naufrage du bateau Le Joola. À l’approche de cette date douloureuse, le Comité d’initiative pour l’érection du Musée-Mémorial Le Joola a organisé, ce jeudi 18 septembre à Dakar, une conférence de presse pour rappeler deux revendications centrales : la réouverture du dossier judiciaire et le renflouement du navire englouti au large de la Gambie.

Samsidine Aidara, porte-parole du comité, a dénoncé le classement sans suite du dossier, qu’il juge injuste. « Aujourd’hui, 23 ans après, nous pensons que si la lumière est faite sur le Joola, si ce dossier est ramené à sa juste place et jugé convenablement, il n’y a rien de mieux comme baromètre pour tester la justice sénégalaise et la volonté du nouveau régime d’en faire son fer de lance », a-t-il déclaré.

L’autre exigence porte sur le renflouement de l’épave, perçu comme un impératif moral et un devoir de mémoire. Le collectif rappelle que, malgré les promesses faites par les autorités successives, le navire repose toujours au fond de l’océan, enfermant les dépouilles de centaines de victimes. « Renflouer le bateau est aussi une question de justice sociale. Vingt ans après le naufrage, le bateau n’est toujours pas renfloué malgré les engagements répétés de l’État à le faire. Le renflouement est aussi un acte de respect de la dignité humaine », a martelé le comité.

Les familles estiment qu’aucune contrainte, qu’elle soit financière ou psychologique, ne peut justifier le maintien de l’épave sous les eaux. « Est-il possible, un seul instant, de penser que les familles acceptent, l’esprit apaisé, de laisser leurs proches coincés dans l’épave du bateau, sous prétexte que renflouer créerait de nouveaux traumatismes ou coûterait cher ? Non ! Le renflouement du Joola n’est pas juste une question technique et financière. C’est aussi et surtout une occasion unique de faire véritablement le deuil et de connaître toute la vérité sur le naufrage », a insisté le porte-parole.

Pour mémoire, le 26 septembre 2002, le bateau Le Joola sombrait en pleine nuit, au large des côtes gambiennes. Parti quelques heures plus tôt du port de Ziguinchor en direction de Dakar, il transportait des centaines de passagers au-delà de sa capacité. Le bilan officiel fait état de 1 863 morts, ce qui en fait l’une des plus grandes catastrophes maritimes de l’histoire moderne, comparable au naufrage du Titanic.

Vingt-trois ans après, les blessures restent vives. Les familles des victimes, toujours en quête de vérité et de justice, espèrent que cette commémoration sera l’occasion pour les nouvelles autorités de prendre enfin des décisions concrètes pour solder ce lourd héritage.

Taxe sur les transactions digitales : l’AFP tire la sonnette d’alarme et redoute des pertes d’emplois massives

La Direction collégiale de l’Alliance des Forces de Progrès (AFP), dirigée par l’honorable Mbaye Dione, a tenu une réunion stratégique le 18 septembre 2025 consacrée à l’examen de la situation nationale et aux perspectives politiques du parti. À l’issue de cette rencontre, l’AFP a publié un communiqué dans lequel elle exprime de profondes inquiétudes quant à la trajectoire économique et politique du pays, tout en annonçant de nouvelles orientations internes pour renforcer sa présence sur le terrain.

Sur le plan économique, l’AFP estime que le Sénégal traverse « des zones de turbulences inédites » et accuse le gouvernement de naviguer à vue. Le parti dénonce un « tâtonnement sans fin » dans la recherche de solutions à la crise actuelle et considère que le plan de redressement présenté par les autorités est compromis dès son lancement par « un manque flagrant de concertation » et une « pression fiscale déraisonnable » imposée aux populations les plus vulnérables.

La formation politique prend pour exemple la taxe sur les transactions digitales, qualifiée de menace directe pour l’emploi et l’activité économique. Selon le communiqué, cette mesure risque de provoquer une contraction immédiate des transactions et de pousser de nombreuses entreprises à réduire leurs effectifs. L’AFP prévient que ces pertes d’emplois s’ajouteraient aux « 30 000 travailleurs du public déjà remerciés », aggravant encore les tensions sociales dans un contexte marqué par l’arrêt de plusieurs chantiers du BTP.

Sur le plan diplomatique, le parti critique sévèrement la stratégie du gouvernement, pointant du doigt « les errements d’une communication et d’une diplomatie hasardeuses ». D’après l’AFP, cette approche a contribué à dégrader l’image du Sénégal à l’international et à fragiliser ses relations avec des partenaires stratégiques tels que le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, dans un contexte où le pays a plus que jamais besoin de financements extérieurs.

La gouvernance politique est également mise en cause. L’AFP évoque une « dualité au sommet de l’État » qui engendrerait confusion et désordre, tout en représentant une « menace grave » pour la séparation des pouvoirs. Le dernier remaniement ministériel est perçu comme une manœuvre visant à lever les obstacles gênant « le projet totalitaire du régime en place », en contradiction avec les valeurs républicaines.

Face à ce constat, l’AFP appelle à « un sens élevé des responsabilités » et à une gouvernance fondée sur la sérénité, le respect de l’État de droit et la transparence, en mettant en garde contre les règlements de comptes politiques susceptibles de miner la cohésion nationale.

Sur le plan organisationnel, le parti entend engager une dynamique de massification et de remobilisation de ses bases. Mbaye Dione a déjà entamé des tournées départementales et multiplié les rencontres avec d’anciens militants, la diaspora et divers acteurs sociaux. La Direction collégiale a décidé de mettre en place des structures plus légères et efficaces afin de mieux répondre aux enjeux actuels.

La relance des mouvements affiliés tels que le MOUNFEP et le MNJP, ainsi que des organisations partenaires comme l’ANCP et le MPASI, fait partie des priorités définies. L’AFP prévoit également de renforcer ses alliances politiques et sociales, notamment avec l’opposition, la gauche plurielle et les syndicats. Dans ce cadre, Mbaye Dione a récemment rencontré les responsables du PIT et l’association des licenciés du public.

En conclusion, l’AFP exhorte ses responsables et militants à un « engagement sans faille » afin de préparer les prochaines échéances électorales et de se poser en véritable alternative face aux défis économiques et politiques du pays. Le parti réaffirme son ambition de participer activement à la gestion des aspirations des Sénégalais, dans un contexte marqué par des incertitudes économiques et sociales grandissantes.

Kaolack – Kahone : l’érosion menace une partie de la ville dans l’indifférence des autorités

À Kahone, au niveau du Secco, l’érosion dicte sa loi face au silence des autorités compétentes. Chaque jour, le phénomène progresse, grignotant les terres et menaçant directement les habitations. Les populations, impuissantes, dénoncent cette indifférence.

« Dans cette partie de la ville de Kahone, l’érosion a déjà englouti plusieurs espaces. Vous savez, il y a l’axe Gniby–Kahone qui traverse la zone et qui avait fait l’objet de la construction d’un radier. J’avais attiré l’attention, dès la phase conceptuelle, pour dire que cette route risquait de causer davantage de dégâts. Mais qu’est-ce qui s’est passé ? Lorsqu’ils sont venus construire le radier au niveau du Secco, celui-ci est devenu un passage d’écoulement des eaux devant plusieurs maisons. Aujourd’hui, cela provoque une forte érosion, à tel point que nos véhicules ne peuvent plus accéder », explique Vieux Diagne, natif de Kahone, dont le mur de la maison est désormais menacé.

Face à cette situation, plusieurs correspondances ont été envoyées depuis le 28 août dernier au préfet du département, à des environnementalistes et à diverses personnalités. Mais toutes ces missives sont restées sans réponse, et aucun acte concret n’a encore été posé, regrette-t-il.

Les familles vivent dans l’angoisse permanente. Les enfants jouent à quelques mètres du vide, les concessions se fissurent et même un potentiel site voisin risque d’être endommagé par l’avancée du phénomène.

En attendant, les habitants tentent de se protéger avec les moyens du bord : sacs de sable, palissades improvisées… et des prières. Mais tous savent que ces défenses dérisoires ne résisteront pas longtemps face à la puissance des eaux.

Kaolack : Keur Sérigne Bassirou, un village coupé par le manque d’accès

Dans de nombreux villages reculés, l’accès reste un défi quotidien. Pistes impraticables en saison des pluies, manque de moyens de transport… autant d’obstacles qui isolent les populations rurales du reste du pays. Les habitants parlent d’un sentiment d’enclavement, comme si le monde extérieur était à des centaines de kilomètres, alors même que la ville la plus proche se trouve à seulement quelques kilomètres.

C’est le cas de Keur Sérigne Bassirou, situé à 9 kilomètres de Ndoffane Laguèm, dans le département de Kaolack.

Avec ses quelque 300 habitants, le village vit au rythme des saisons. Pourtant, s’y rendre relève parfois du parcours du combattant. Les pistes sablonneuses ou boueuses, selon la période de l’année, compliquent fortement l’accès.

En saison des pluies, la situation devient encore plus critique : les charrettes s’enlisent, les motos glissent et les rares véhicules refusent de s’y aventurer.

« Cet enclavement freine l’écoulement des produits agricoles. Les femmes, principales actrices de la transformation, peinent à vendre leurs récoltes faute de transport. Les malades, eux, doivent parfois parcourir des kilomètres à pied avant de trouver un poste de santé accessible », explique Mamadou Diop, habitant du village.

Un cri du cœur des habitants

Les populations de Keur Sérigne Bassirou lancent un appel pressant aux autorités pour l’aménagement de la route reliant leur localité aux grands axes.

« Nous ne demandons pas grand-chose, seulement une piste praticable toute l’année », insiste une mère de famille.

Saisie record de cocaïne à Kalifourou : plus de 272 kg interceptés par les Douanes

Le Bureau des Douanes de Kalifourou, rattaché à la Direction régionale des Douanes du Sud, a frappé un grand coup dans la lutte contre le trafic international de drogue. Ce mardi, ses agents ont réussi une saisie spectaculaire portant sur 240 plaquettes de cocaïne, d’un poids total de 272,25 kilogrammes.

Selon un communiqué transmis à la presse, l’opération est le fruit de l’exploitation minutieuse d’un renseignement faisant état d’un transfèrement de substances prohibées depuis un pays limitrophe vers le Sénégal. Le dispositif de surveillance mis en place a permis d’intercepter un véhicule suspect, une Renault Trafic immatriculée au Sénégal, qui servait au transport de la drogue.

La fouille du véhicule a révélé une cachette spécialement aménagée, où 243 plaquettes de cocaïne étaient soigneusement dissimulées. Les analyses effectuées par le Laboratoire national de la Police technique et scientifique ont confirmé la nature du produit, positif à la cocaïne.

La valeur marchande de la drogue saisie est estimée à 21,78 milliards de francs CFA, ce qui en fait l’une des plus importantes saisies opérées récemment dans la région.

Au cours de l’opération, trois individus de nationalité étrangère ont été arrêtés. Ils sont actuellement entre les mains des enquêteurs, et l’instruction suit son cours pour déterminer l’ampleur du réseau derrière ce trafic.

Sénégal : le port de l’uniforme bientôt obligatoire dans les écoles

Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a annoncé mardi que le port de l’uniforme scolaire sera rendu obligatoire dans tous les établissements du Sénégal. Cette mesure, inscrite dans le cadre des réformes en cours dans le secteur éducatif, devrait entrer en vigueur dès l’année prochaine.

« Il y a un décret en gestation pour rendre obligatoire le port de cet uniforme », a déclaré le ministre, repris par l’Agence de presse sénégalaise (APS), en marge d’une visite effectuée dans plusieurs établissements de Dakar. Selon lui, cette réforme s’inscrit dans une dynamique de refondation du système éducatif.

Lors de sa tournée aux écoles élémentaires HLM 4 et El Hadji Ibrahima Diop Youssouf (ex-Clémenceau) au Plateau, Moustapha Guirassy a également évoqué les défis qui persistent dans le milieu scolaire, à quelques semaines de la rentrée. Parmi eux figurent l’état des infrastructures, l’accès à la restauration scolaire, mais aussi la sécurité dans et autour des établissements.

« Beaucoup d’enfants abandonnent finalement l’école, tout simplement parce qu’ils ne sont pas dans les conditions d’apprentissage. Quand on parle de l’environnement scolaire, il ne s’agit pas seulement des bâtiments, mais d’un tout : la sécurité, le climat social. C’est vraiment le bien-être de l’enfant qui doit être au cœur des préoccupations », a insisté le ministre.

Affaire Lat Diop : Les avocats dénoncent une « procédure incongrue » et une justice instrumentalisée

Lors d’un point de presse tenu ce mercredi, Me El Hadji Diouf, avocat de l’ancien ministre Lat Diop, a vivement dénoncé ce qu’il qualifie de « procédure incongrue », visant selon lui à « envoyer Ladiop en prison sans aucune raison ».

Selon Me Diouf, Lat Diop aurait été arbitrairement privé de liberté alors qu’aucune plainte formelle n’a été déposée, ni par Mohamed Dieng ni par l’État. « Même les délais de garde à vue ont été dépassés et violés », a-t-il insisté, soulignant les incohérences d’un dossier préparé dans la précipitation.

Pour l’avocat, cette affaire trouve son origine dans un différend lié aux revenus des jeux de hasard. Lat Diop, en installant une nouvelle plateforme de contrôle, aurait révélé un manque à gagner important pour l’État : près de 2 milliards de francs CFA mensuels, contre seulement 20 millions reversés jusque-là. Cette réforme, selon Me Diouf, aurait stoppé « une escroquerie organisée » et privé Mohamed Dieng de bénéfices occultes, suscitant ainsi une prétendue « volonté de vengeance » déguisée en procédure judiciaire.

L’avocat a également critiqué la double qualification des faits reprochés à son client — extorsion de fonds et détournement de deniers publics — jugée « incompatible » pour un même montant de 8 milliards. « L’argent appartient soit à Mohamed Dieng, soit à l’État, mais personne n’a porté plainte. Comment peut-on alors poursuivre ? », a-t-il interrogé, rappelant que l’audition de Lat Diop n’a duré que deux heures, faute de preuves tangibles.

Me Diouf a enfin dénoncé ce qu’il considère comme une « chosification » de son client, utilisé comme bouc émissaire dans un règlement de comptes politique. « La justice doit être indépendante et impartiale. Si elle devient un outil de règlements de comptes, alors ce n’est plus la République », a-t-il conclu, mettant en garde contre le risque de perte de confiance des citoyens dans les institutions judiciaires.

Kédougou : Une opération coup de poing démantèle des sites clandestins à Kolia

La lutte contre les activités illégales s’intensifie dans la région de Kédougou. Ce mardi 16 septembre, la brigade territoriale de Saraya, appuyée par les unités Garsi 2 et une section de drones, a mené une opération coup de poing dans le village de Kolia, situé dans la commune de Bembou.

Au terme de l’intervention, deux sites clandestins ont été démantelés et un important lot de matériel a été saisi. Parmi les équipements confisqués figurent 18 tricycles, un tricycle de type piki paka, six panneaux solaires, 18 marteaux-piqueurs, 40 groupes électrogènes et 16 motocyclettes.

Cette zone frontalière de Kédougou est depuis longtemps connue comme un foyer de contrebande et de trafic, notamment de stupéfiants. Face à cette situation, les forces de sécurité ont récemment multiplié les interventions pour mettre fin aux exploitations frauduleuses et réaffirmer la présence de l’État.

Radisson de Diamniadio : Les travailleurs en grève de la faim après le licenciement de 19 employés

Depuis hier, l’hôtel Radisson de Diamniadio est secoué par une grève de la faim déclenchée par une partie de son personnel. Les travailleurs protestent vigoureusement contre le licenciement de dix-neuf de leurs collègues, une décision qu’ils jugent arbitraire et injustifiée.

Réunis autour de leur délégué, Omar Dia, les grévistes dénoncent également la gestion qu’ils qualifient de « défaillante » de la direction de l’établissement hôtelier. « Nous irons jusqu’au bout dans notre lutte », a martelé M. Dia, interrogé par la RFM.

Pour l’heure, aucune évacuation sanitaire n’a encore été enregistrée parmi les grévistes. Toutefois, le délégué des travailleurs avertit que, compte tenu de la fragilité de leur état, des cas d’urgence pourraient survenir d’ici ce soir si la situation demeure inchangée.

Éducation – Le Collectif des Chefs d’Établissement du Sénégal (COCES) réaffirme son engagement pour une école publique inclusive et performante

Ourossogui (Matam) – Réunis en assemblée générale dans l’Inspection d’académie de Matam, les membres du Collectif des Chefs d’Établissement du Sénégal (COCES) ont tenu leur session annuelle autour du thème : « La résilience du système éducatif : rôles et responsabilités des chefs d’établissement ».

La rencontre, présidée par l’inspecteur d’académie de Matam, M. Mamoudou Oumar Guèye, a été l’occasion de renforcer les capacités des chefs d’établissement pour une gestion optimale des collèges, lycées et blocs scientifiques et techniques, mais aussi de renouveler le bureau national du collectif.

Une école publique résiliente malgré les défis

Les débats ont mis en lumière la volonté ferme des responsables d’établissements de bâtir une école publique inclusive et de qualité. Pour beaucoup d’intervenants, les critiques récurrentes sur le supposé déclin de l’école publique sénégalaise ne reflètent pas la réalité.

En dépit des difficultés structurelles et du manque de moyens, les résultats scolaires démontrent une résilience remarquable : au baccalauréat 2025, les lycées publics ont enregistré un taux de réussite de 57,92 %, contre une moyenne nationale de 47,62 %. Plusieurs grands lycées se sont particulièrement distingués :

Lycée Moderne de Rufisque : 81,83 % de réussite (699 candidats) Lycée Malick Sy de Thiès : 74,81 % (917 candidats) Lycée de Mbacké (Diourbel) : 65,76 % (809 candidats) Lycée Seydina Limamoulaye de Dakar : 59,85 % (1965 candidats) Lycée Valdiodio Ndiaye de Kaolack : 57,46 % (865 candidats) Lycée Djignabo de Ziguinchor : 50,63 % (1027 candidats)

Du côté du Brevet de Fin d’Études Moyennes (BFEM), le taux national s’élève à 76,69 %. L’Académie de Matam, hôte de la rencontre, a même atteint un record national avec 91,97 % de réussite, se plaçant première parmi les 16 académies du pays.

Vers une gouvernance éducative moderne et inclusive

Outre les performances académiques, les chefs d’établissement ont échangé sur la mutualisation des bonnes pratiques, la réforme des curricula et la digitalisation du système éducatif, avec pour ambition de renforcer une gouvernance scolaire de qualité, équitable et inclusive.

À l’issue de cette assemblée générale, M. Jacques Diouf, principal du CEM Kabatoki (Académie de Kaolack), a été réélu président du COCES, confirmant la confiance de ses pairs pour piloter ce cadre de réflexion et d’action au service exclusif de l’école publique sénégalaise.

Goudomp : Démarrage effectif du projet BF avec l’installation des points de mise en œuvre à Kaour et Djibanar

Dans le cadre du Plan Diomaye pour la Casamance, une nouvelle étape décisive vient d’être franchie dans la concrétisation du projet agro-industriel porté par BF International. Après la signature, il y a quelques mois, d’une convention intercommunale historique entre les communes de Kaour et de Djibanar et l’entreprise italienne, les activités entrent désormais dans leur phase opérationnelle.

Une étape clé pour le développement local

L’installation officielle des points de mise en œuvre dans les deux communes marque le démarrage effectif du projet sur le terrain. L’équipe technique, avec l’appui des autorités administratives et locales, a mis en place les premiers dispositifs destinés au suivi, à la coordination et à la gestion des interventions.

À Kaour, l’événement a rassemblé élus municipaux, chefs de village et groupements communautaires, tous unis autour de l’idée que ce projet constitue une véritable opportunité pour stimuler le développement local. Même mobilisation à Djibanar, où les habitants, notamment les femmes et les jeunes, ont exprimé leur attente de solutions concrètes en matière d’accès aux services de base, d’emploi et d’amélioration des conditions de vie.

Des activités pilotes dès cette année

Ces installations permettront le lancement des premières activités pilotes et assureront un suivi rapproché de la progression du projet. Selon les responsables, cette phase préparatoire est essentielle pour garantir une mise en œuvre participative, en adéquation avec les besoins exprimés par les communautés bénéficiaires.

Un projet structurant pour la Casamance

Pour rappel, le projet BF s’inscrit dans le cadre du Plan Mattei du gouvernement italien et de l’Union européenne pour l’Afrique. Doté d’un budget de 134 millions d’euros, il repose sur un partenariat public-privé ambitieux et s’articule autour de trois axes majeurs :

le renforcement communautaire et éducatif, l’agriculture et l’élevage modernes appuyés par la digitalisation, la production de semences certifiées.

Le projet prévoit la mise en culture de 10 000 hectares dans la zone naturelle de Casamance, avec un système d’irrigation performant comprenant près de 250 pivots. Il englobe également la modernisation de la production agricole et animale ainsi qu’un vaste programme de formation technique pour plus de 250 bénéficiaires dans les domaines de la mécanique, de l’agriculture, de l’hydraulique et autres métiers liés à la chaîne de valeur.

Vers un développement inclusif et durable

Avec cette étape franchie, le projet BF s’ancre progressivement dans le quotidien des populations de Kaour et de Djibanar. Les espoirs d’un développement inclusif et durable se renforcent, portés par une vision qui associe l’innovation, la formation et la valorisation des ressources locales.

PROGRAMME DE RÉSILIENCE DES SYSTÈMES ALIMENTAIRES (FSRP) : 3 000 entrepreneurs seront accompagnés à hauteur de 33 milliards FCFA

Le Programme de Résilience des Systèmes Alimentaires (FSRP) prévoit d’accompagner environ 3 000 entrepreneurs pour un financement global de 33 milliards de francs CFA, réparti sur une période de six ans (2025-2030). L’annonce a été faite par Mahamoudou Lamine Dia, coordonnateur national du programme, lors d’un atelier d’information et de sensibilisation organisé ce mardi 16 septembre 2025 à la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar.

Selon M. Dia, les financements seront octroyés à travers trois fenêtres :

La première fenêtre, destinée aux petits projets, prévoit des financements allant de 3 à 6 millions FCFA par bénéficiaire. La deuxième fenêtre, pour les projets de taille moyenne, offre des appuis compris entre 6 et 28 millions FCFA. La troisième fenêtre, pour les projets de grande envergure, ira de 28 à 255 millions FCFA.

Ce dispositif, a-t-il expliqué, « permettra de renforcer la base productive, d’accroître la production agricole et pastorale, et de mieux préparer le pays aux urgences liées aux catastrophes naturelles et aux changements climatiques. Il contribuera également à rendre notre agriculture plus compétitive sur les marchés régional et international ».

Le programme, financé par la Banque mondiale à hauteur de 230 millions de dollars (131 milliards FCFA), vise aussi à réduire le chômage. « L’impact sur l’emploi sera important, car les 3 000 bénéficiaires créeront à leur tour d’autres opportunités, notamment à travers la mise en place de fermes », a souligné le coordonnateur.

De vastes investissements agricoles et pastoraux

Outre les appuis directs aux entrepreneurs, le gouvernement, à travers le ministère de l’Agriculture, prévoit de mettre en place :

1 000 hectares de fermes agricoles modernes dédiés aux coopératives agricoles communautaires (CAC), équipés en infrastructures et moyens de production. 4 500 hectares de périmètres fonctionnels aménagés dans le nord du pays, pour renforcer la production agricole. 1 500 hectares supplémentaires également dans la zone nord et 1 000 hectares ailleurs pour diversifier la production.

Dans le secteur de l’élevage, l’État envisage :

La construction d’environ 100 parcs de vaccination à travers le Sénégal. La mise en place de postes vétérinaires d’inspection frontalière notamment à Kidira et Karang.

« Je pense que tout cela aura un impact majeur sur la production nationale, mais aussi sur l’emploi », a conclu M. Dia.

Présidée par le gouverneur de Dakar, la rencontre d’information et de sensibilisation a permis de présenter aux acteurs les interventions phares du FSRP au Sénégal, parmi lesquelles :

l’aménagement de 4 700 hectares de périmètres irrigués dans la vallée ; la réalisation de 1 000 hectares de fermes modernes dédiées aux CAC ; la mise en œuvre d’un mécanisme de financement à coût partagé ; et la construction d’infrastructures pastorales pour soutenir l’élevage.

Inondations à Touba : Cheikh Tidiane Dièye valide un plan d’urgence et mobilise des moyens exceptionnels

La situation des inondations à Touba a pris une tournure critique, poussant les autorités à valider un plan d’action d’urgence. Ce mardi 16 septembre 2025, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, a présidé une réunion stratégique consacrée à la lutte contre ce fléau dans la région de Diourbel, plus particulièrement dans la ville sainte.

Autour de la table, toutes les forces vives ont été mobilisées. Le Gouverneur de Diourbel, le maire de Touba (Mosquée), les Forces armées, la Brigade nationale des sapeurs-pompiers, ainsi que les services techniques du ministère (ONAS, SONES, SEN’EAU, Directions de l’Assainissement et de la Prévention des inondations) ont pris part aux discussions. Des structures opérationnelles telles qu’Ageroute, Senter, l’ADM, le Service national de l’hygiène, ainsi que des organismes de bassin (OMVS et OMVG), des entreprises de travaux et l’Association des Acteurs de l’Assainissement étaient également représentés.

Le ministre a insisté sur la nécessité de mutualiser et de redéployer les ressources existantes pour répondre à l’urgence. Près de 130 millions de FCFA et 15 000 litres de carburant ont été immédiatement débloqués. Des camions hydrocureurs, des motopompes et électropompes à gros débit, ainsi que des engins d’excavation et de terrassement ont été mobilisés, complétés par trois kilomètres de tuyaux destinés à améliorer l’évacuation des eaux. Sur le plan humanitaire, un appui conséquent a été mis en place : plus de 200 millions de FCFA ont été engagés par la mairie de Touba Mosquée, tandis que la Gendarmerie a offert cinq tentes, 200 moustiquaires et 500 matelas pour venir en aide aux familles sinistrées.

Parmi les mesures prioritaires adoptées figurent l’ouverture de tranchées drainantes pour accélérer l’écoulement des eaux, le renforcement du dispositif de pompage et de drainage, ainsi que des travaux de voirie pour désenclaver les zones touchées. La mobilisation de jeunes volontaires a été décidée, tout comme l’intervention d’Ageroute sur les routes fortement dégradées. Le Service national de l’hygiène, pour sa part, est chargé des opérations de saupoudrage et de délarvage afin de prévenir les risques sanitaires.

Cheikh Tidiane Dièye a rappelé que la gestion des inondations est une responsabilité collective et a confié au gouverneur de Diourbel le suivi et la coordination de la mise en œuvre de ce plan. Objectif : soulager rapidement les populations impactées par cette catastrophe.

Le ministre a également annoncé sa venue à Touba dans les prochains jours pour constater l’avancement des travaux, rencontrer les familles sinistrées et échanger avec le Khalife général des mourides, son porte-parole et les autorités religieuses. À travers ce déplacement, il souhaite discuter non seulement des solutions d’urgence, mais aussi des projets structurels à long terme, dont un écoulement gravitaire durable des eaux pluviales vers la vallée du Sine.

Financement agricole : l’adjointe au gouverneur de Dakar alerte sur les détournements et annonce des contrôles renforcés

À Dakar, la gestion des financements destinés au secteur agricole attire désormais une attention particulière des autorités. L’adjointe au gouverneur de la région, chargée du développement, Digou Yala Mathilde Sadio, a tenu à mettre en garde les bénéficiaires de fonds publics contre toute utilisation détournée des ressources mises à leur disposition.

« Nous veillons, et demandons d’éviter les détournements d’objectif parce qu’on ne doit pas utiliser de l’argent destiné à des projets bien définis à d’autres fins », a-t-elle déclaré lors d’un entretien accordé à l’Agence de presse sénégalaise (APS). La responsable a annoncé que des contrôles réguliers seraient effectués sur le terrain pour s’assurer que les financements sont employés conformément aux objectifs fixés.

Cette mise au point est intervenue mardi, au cours d’une rencontre d’information et de sensibilisation consacrée aux opportunités offertes par le Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP), un dispositif régional visant à soutenir l’agriculture et l’élevage.

Selon Mme Sadio, les échanges avec les participants ont mis en lumière des préoccupations récurrentes. Plusieurs intervenants ont souligné les risques de détournements d’usage des financements, mais également le problème du non-remboursement des prêts contractés. « On entend toujours les gens dire qu’on ne rembourse pas parce que c’est de l’argent de l’État », a-t-elle relevé, déplorant une perception erronée qui nuit à la pérennité des dispositifs de soutien.

Elle a rappelé avec insistance que ces ressources proviennent de l’argent du contribuable et doivent donc être considérées comme un bien commun. « Les financements publics ne sont pas une manne gratuite, mais un outil destiné à renforcer la productivité et la résilience des exploitants », a-t-elle insisté.

La sortie de l’adjointe au gouverneur s’inscrit dans un contexte où les pouvoirs publics multiplient les initiatives pour améliorer la sécurité alimentaire et soutenir les acteurs agricoles. Mais l’efficacité de ces politiques dépend largement de la bonne gestion des fonds par les bénéficiaires, une responsabilité que les autorités entendent désormais suivre de près.

Diamaguène et Jaxaay : plusieurs arrestations pour vente de viande impropre et vol de moto

La vigilance des forces de l’ordre a permis, le 12 septembre dernier, de mettre un coup d’arrêt à deux affaires distinctes dans la banlieue dakaroise. À Diamaguène Sicap Mbao comme à Jaxaay, les interventions de la police se sont soldées par plusieurs arrestations, l’une pour tentative de mise en vente de viande impropre à la consommation, l’autre pour vol de moto.

À Diamaguène Sicap Mbao, les agents du poste de police ont interpellé un homme domicilié à Jaxaay, surpris alors qu’il tentait d’écouler sur le marché une chèvre morte et non égorgée. Selon ses propres aveux, l’animal avait été ramassé à Yeumbeul par son complice, toujours en fuite, qui lui aurait demandé de le livrer pour la vente. Placé en garde à vue, il fait désormais l’objet de poursuites pour « tentative de mise en danger de la vie d’autrui ». Son complice, activement recherché, reste pour l’instant introuvable.

Non loin de là, une patrouille menée par les éléments du commissariat des Parcelles Assainies et Niacoulrab a permis de démanteler une bande spécialisée dans le vol de motos. Les suspects, circulant sur une moto de type Jakarta KTM, ont tenté de s’échapper à l’arrivée de la police. Deux d’entre eux ont rapidement été rattrapés. L’exploitation du téléphone de l’un des interpellés a permis de retrouver des conversations sur WhatsApp, preuves de la préparation du vol.

D’après les informations publiées par Les Échos, le troisième complice a finalement été arrêté dans son quartier à Keur Massar. Lors de son audition, il a reconnu avoir participé au vol. Entre-temps, le propriétaire de la moto s’était présenté au commissariat pour signaler la disparition de son véhicule. Il a pu identifier sans équivoque la moto saisie comme étant la sienne.

Ces deux affaires, bien que différentes dans leur nature, rappellent la diversité des défis sécuritaires auxquels les forces de l’ordre doivent faire face au quotidien. À Diamaguène comme à Jaxaay, les opérations réussies de la police renforcent la lutte contre des pratiques qui, qu’il s’agisse de mettre en danger la santé publique ou de porter atteinte aux biens, fragilisent la sécurité et la confiance des citoyens.

Sonacos : la justice saisie après les irrégularités de la campagne arachidière 2022-2023

La Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (Sonacos) est entrée dans une phase de fermeté après les irrégularités constatées lors de la campagne arachidière 2022-2023 et dans la gestion de la vente d’huile. La direction générale a décidé de porter plainte et d’engager une série de procédures judiciaires pour récupérer des sommes considérables qui auraient échappé à l’entreprise publique.

L’une des premières affaires concerne un opérateur économique mis en cause pour « abus de confiance » sur un montant évalué à 1,5 milliard de francs CFA. D’après les révélations du quotidien Libération, l’homme a été discrètement arrêté la semaine dernière avant d’être présenté au parquet financier. Les faits reprochés remontent à la dernière campagne agricole. Pour éviter l’incarcération, il a demandé et obtenu une médiation pénale, acceptant de mettre en garantie certains de ses biens et de rembourser intégralement la somme due à la Sonacos avant le mois de décembre 2025.

Un second dossier, non moins sensible, vise un autre opérateur réputé proche d’une grande famille maraboutique. Celui-ci aurait vendu pour près de 1,5 milliard de francs CFA d’huile appartenant à la Sonacos sans reverser les fonds. La direction, déterminée à mettre fin à ces pratiques, envisage également d’intenter une action judiciaire contre ce dernier.

Ces décisions interviennent dans un contexte où la Sonacos, pilier de la filière arachidière nationale, traverse des difficultés financières récurrentes. Un conseil interministériel présidé par le Premier ministre Ousmane Sonko a d’ailleurs consacré une large partie de ses discussions à la relance de l’entreprise. À l’issue de cette réunion, les autorités ont donné des instructions claires pour récupérer les milliards dus par plusieurs débiteurs identifiés depuis plusieurs campagnes.

Au-delà des chiffres, cette série de procédures traduit une volonté politique forte de mettre fin à l’impunité dans la gestion des ressources publiques et de renforcer la crédibilité de la Sonacos. Pour l’entreprise, il s’agit non seulement de solder les comptes du passé mais aussi de restaurer la confiance des producteurs et des partenaires, dans une filière qui reste stratégique pour l’économie sénégalaise et pour les revenus de milliers de familles.

Ngor : dix-neuf candidats à l’émigration irrégulière interpellés, dont trois enfants

La lutte contre l’émigration irrégulière s’est encore illustrée à Ngor ce lundi 15 septembre 2025. La Brigade de proximité a procédé à l’interpellation de dix-neuf personnes, parmi lesquelles figuraient trois enfants, toutes en partance pour une traversée clandestine.

L’opération a été déclenchée après la dénonciation d’un propriétaire de maison sur l’île de Ngor. À son retour, ce dernier a découvert la présence de personnes étrangères installées chez lui et a immédiatement alerté les gendarmes. Ces derniers ont rapidement investi les lieux, procédant à une perquisition qui a permis de mettre la main sur l’ensemble des occupants.

Selon les informations fournies par la Gendarmerie nationale, les personnes interpellées étaient de nationalités diverses. On dénombre douze Guinéens, un Ivoirien, un Malien et cinq Sénégalais. Les enquêteurs ont précisé que tous étaient candidats à l’émigration irrégulière et se préparaient à rejoindre clandestinement les côtes européennes.

En plus de cette opération réussie, la Gendarmerie a tenu à rappeler son engagement constant dans la lutte contre ce phénomène qui continue de mettre en danger de nombreuses vies, en particulier celles des jeunes et des mineurs. Elle a également lancé un appel à la population, invitant chacun à collaborer davantage avec les forces de sécurité pour signaler toute activité suspecte et contribuer ainsi à endiguer ce fléau social.

Cette nouvelle arrestation met une fois de plus en lumière l’ampleur de l’émigration irrégulière au Sénégal, malgré les campagnes de sensibilisation et les dispositifs de surveillance renforcés. Elle illustre aussi les risques que prennent certaines familles entières, prêtes à s’engager dans des périples souvent mortels pour tenter de rejoindre l’Europe.

Thiès : Kawsara contre-attaque et porte plainte contre le maire Babacar Diop

Thiès – La polémique autour de la démolition du restaurant Kawsara prend de l’ampleur. Quelques heures après les déclarations du maire de Thiès, Babacar Diop, sur la démolition de l’établissement, le propriétaire, Mame Cheikh Ndoye, a vivement réagi.

Dans un communiqué relayé par PrestigeThies, M. Ndoye rappelle que le restaurant emploie une quarantaine de personnes et qu’il soutient régulièrement des actions sociales au profit de la communauté locale. Il souligne ainsi l’importance de son activité pour l’économie et le tissu social de la ville.

Pour sa part, Ahmadou Ndiaye, responsable administratif du restaurant, dénonce des “allégations fausses” émises par le maire et annonce le dépôt d’une plainte pour diffamation contre l’édile.

Les responsables du restaurant assurent être prêts à quitter les lieux “pour l’intérêt des Thiessois”, mais exigent la mise en place de mesures d’accompagnement afin de limiter les conséquences économiques et sociales d’une éventuelle fermeture.

Relance de la Sonacos : la reddition des comptes au cœur des priorités

La Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (Sonacos) est au centre de l’attention des autorités. À la suite d’un Conseil ministériel présidé par le Premier ministre Ousmane Sonko, des mesures ont été annoncées pour relancer cette entreprise stratégique. Mais avant tout, le gouvernement met l’accent sur la reddition des comptes afin de récupérer plusieurs milliards de francs CFA perdus.

Selon le journal Libération, une plainte déposée par la direction générale de la Sonacos pour abus de confiance a déjà conduit à l’arrestation d’un opérateur économique impliqué dans la campagne agricole 2022/2023. Ce dernier, qui faisait face à de lourdes accusations, a obtenu une médiation pénale. Dans ce cadre, il s’est engagé à rembourser 1,5 milliard de francs CFA avant le mois de décembre, en mettant plusieurs biens en garantie.

Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Un second opérateur, issu d’une famille maraboutique influente, est également dans le collimateur de la justice. Il est accusé d’avoir vendu de l’huile appartenant à la Sonacos sans reverser les 1,5 milliard de francs CFA encaissés.

Eramet Grande Côte : un acteur majeur de l’économie sénégalaise, entre performance industrielle et engagement sociétal

En 2024, Eramet Grande Côte (GCO), filiale du groupe Eramet, a marqué un tournant décisif dans son histoire au Sénégal. L’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 171 milliards FCFA, dont 121 milliards — soit 71 % — ont été directement réinjectés dans l’économie nationale. Une performance couronnée, pour la première fois, par le versement de dividendes en 2025, symbole de la solidité et de la maturité de son modèle économique.

Depuis le démarrage de ses activités en 2014, GCO s’impose comme un pilier du secteur extractif sénégalais. Exploitant les sables minéralisés (ilménite, rutile, leucoxène et zircon), l’entreprise est devenue le 4ᵉ producteur mondial. Ces ressources alimentent des filières stratégiques telles que les pigments, la céramique ou les matériaux de construction.

27,5 milliards FCFA versés à l’État en impôts et taxes, faisant d’elle le 5ᵉ contributeur minier du pays (Rapport ITIE 2023) ; 22,3 milliards FCFA de masse salariale, en hausse de 10 % par rapport à 2023 ; plus de 70 milliards FCFA d’achats auprès de fournisseurs locaux ; 1 milliard FCFA en dividendes et retenues à la source.

Avec 3 285 emplois directs et indirects, dont 98 % occupés par des Sénégalais, GCO confirme son rôle de moteur pour l’emploi et le transfert de compétences. Dès 2025, l’entreprise prévoit de renforcer sa contribution par près de 900 millions FCFA de fiscalité locale annuelle au bénéfice des communes abritant ses installations.

GCO est également pionnière dans le domaine de la réhabilitation minière. Première entreprise du secteur au Sénégal à restituer des terres après exploitation, elle vise la réhabilitation de 1 000 hectares d’ici fin 2025.

Par ailleurs, l’entreprise investit dans la transition énergétique avec la construction d’une centrale solaire de 20 MW (20 milliards FCFA), dont la mise en service au premier trimestre 2026 permettra de réduire de 20 % les émissions de CO₂ du site.

Entre 2020 et 2025, GCO a consacré 25,9 milliards FCFA à des projets sociaux et communautaires. Ses réalisations incluent :

la réinstallation de 577 ménages avec logements modernes et terres agricoles ; 9,6 milliards FCFA pour soutenir les moyens de subsistance ; la construction de 6 écoles, 9 daaras et 4 structures de santé ; la mise en place d’infrastructures collectives (maisons communautaires, marchés, gares routières, maisons des jeunes).

Dans la zone touristique de Lompoul, elle a également financé à hauteur de 2 milliards FCFA le projet Oasis du Sénégal, destiné à dynamiser le tourisme et l’emploi local.

Pour Frédéric Zanklan, Directeur général d’Eramet Grande Côte, ces résultats traduisent une vision claire :

« Eramet Grande Côte est fier de contribuer à l’économie sénégalaise, avec près de 71 % de notre chiffre d’affaires réinjecté dans le tissu économique national en 2024. Ce bilan, marqué par le versement de nos premiers dividendes, reflète notre engagement à créer de la valeur partagée, au bénéfice de l’économie, des communautés et de l’environnement, en partenariat avec l’État sénégalais et nos parties prenantes locales. »

Avec un investissement initial de près de 800 millions de dollars US, le projet minier de GCO repose sur une mine flottante, une usine de traitement, une centrale électrique de 36 MW, une ligne ferroviaire Diogo-Dakar et des installations portuaires à Dakar.

Dakar : une pirogue de migrants échoue près de la mosquée de la Divinité

Une embarcation transportant plusieurs dizaines de migrants a échoué, ce mardi matin, sur la corniche ouest de Dakar, à proximité de la mosquée de la Divinité.

Selon les témoins présents sur place, la pirogue a dérivé avant de terminer sa course sur les rochers longeant la côte. Les passagers, visiblement en situation de détresse, ont été rapidement pris en charge par les forces de gendarmerie déployées sur les lieux.

Pour l’heure, aucune précision officielle n’a été donnée sur la provenance de l’embarcation ni sur la nationalité des migrants à son bord. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances de cet échouage et les motivations du voyage.

Les personnes interpellées ont été conduites vers un centre d’accueil pour y recevoir une assistance et des soins si nécessaire.

Pikine – Tragique découverte : le corps sans vie de Sokhna Fall retrouvé dans une fosse septique

Une fin tragique pour Sokhna Fall. Cette jeune femme de 35 ans, souffrant de troubles psychiques, avait disparu de son domicile familial situé à Icotaf le 12 août dernier. Après plus d’un mois de recherches, son corps a été découvert à Pikine Texaco, dans une fosse septique d’une station de collecte des eaux usées.

Selon les informations recueillies, l’état de décomposition avancé du corps n’a pas permis de procéder à une autopsie. Sur instruction du procureur, l’inhumation a été immédiatement ordonnée. Les premières constatations laissent penser à une chute accidentelle, même si les circonstances exactes du drame restent encore à élucider.

Ce drame vient rappeler les conditions précaires et les dangers liés aux installations publiques non sécurisées, particulièrement dans les zones densément peuplées.

Le même jour, un autre fait divers tragique a été enregistré à Tambacounda. Un ancien détenu, récemment élargi, a trouvé la mort après s’être noyé dans le fleuve. Quelques heures seulement après sa libération, il aurait tenté de se baigner avant d’être emporté par les eaux.

Affaire de blanchiment : Waly Seck suspend ses activités, mais aucun mandat d’arrêt n’a été lancé

Le quotidien Le Témoin a apporté, ce mardi 16 septembre, un démenti formel aux rumeurs qui circulaient ces derniers jours sur l’existence d’un mandat d’arrêt visant le chanteur Waly Ballago Seck. Bien que le nom de l’artiste figure dans un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), aucune poursuite judiciaire n’est engagée contre lui à ce jour.

Selon le journal, l’interprète, très suivi par la jeunesse sénégalaise, a néanmoins pris la décision de suspendre ses activités musicales pour une durée indéterminée, le temps que toute la lumière soit faite sur cette affaire sensible de blanchiment de capitaux.

L’enquête, confiée au Pool judiciaire financier, pourrait s’élargir à d’autres personnalités de premier plan. Plusieurs noms circulent déjà dans la presse, mais aucune convocation officielle n’a encore été confirmée par les autorités.

Cette mise en cause, même indirecte, constitue un coup dur pour l’artiste et son entourage. Très populaire sur la scène musicale sénégalaise et internationale, Waly Seck voit ainsi sa carrière momentanément freinée, dans un contexte où le secteur culturel est déjà fragilisé.

Macky Sall signe un nouvel essai : L’Afrique au cœur, plaidoyer pour un continent maître de son destin

Après Le Sénégal au cœur paru en 2018, l’ancien président sénégalais Macky Sall revient sur la scène littéraire avec un nouvel ouvrage intitulé L’Afrique au cœur. Le livre, publié aux éditions Odile Jacob et attendu en librairie le 24 septembre, propose une réflexion approfondie sur la place et le rôle du continent africain dans les grands équilibres du XXIe siècle.

En un peu plus de 200 pages, Macky Sall défend l’idée que les défis contemporains – qu’ils soient économiques, climatiques, technologiques ou sociaux – sont indissociables de l’avenir de l’Afrique. Pour lui, le continent dispose d’atouts décisifs : une population jeune et dynamique de près d’un milliard et demi d’habitants, des écosystèmes fintech performants, une richesse culturelle exportée dans le monde entier, un espace numérique en pleine effervescence, ainsi que d’immenses ressources naturelles.

L’ancien chef d’État rappelle cependant que l’Afrique reste freinée par des héritages douloureux et des contraintes persistantes : exploitation historique, investissements encore insuffisants, poids excessif d’une dette jugée « injustifiée ». Ces freins, écrit-il, entravent l’élan économique et social d’un continent pourtant promis à un rôle majeur dans la gouvernance mondiale.

Macky Sall plaide pour que l’Afrique puisse enfin occuper sa « juste place » dans une architecture financière internationale plus équitable. Il insiste sur la nécessité de concilier impératifs de développement et enjeux climatiques, moteurs de croissance et justice sociale. De son point de vue, l’Afrique, du Maghreb au Cap et de la mer Rouge au golfe de Guinée, a toutes les cartes en main pour contribuer à la bonne marche du monde, si elle bénéficie des conditions de justice et de respect nécessaires.

Avec ce nouvel essai, Macky Sall poursuit la démarche engagée en 2018 avec Le Sénégal au cœur (Cherche midi), publié à la veille de sa réélection en 2019. Dans ce premier livre, il livrait ses convictions personnelles, sa foi et son engagement au service de son pays. Aujourd’hui, il élargit la focale pour placer l’Afrique entière au centre du débat mondial.

Parcelles Assainies : un faussaire de documents administratifs interpellé

Le Commissariat d’arrondissement des Parcelles Assainies U15 a mis fin, vendredi 12 septembre 2025, aux activités d’un individu spécialisé dans la falsification de documents administratifs.

Tout est parti d’une plainte déposée par une victime qui avait remis, en 2023, la somme de 35 000 F CFA au suspect en échange d’un extrait de naissance sénégalais. Après avoir encaissé l’argent, ce dernier avait disparu dans la nature.

Localisé récemment au rond-point 26, l’homme a été interpellé par les éléments de la Brigade de recherches. Lors de son arrestation, les policiers ont découvert dans son sac une importante quantité de documents frauduleux : 162 extraits de naissance — la majorité établis au nom de personnes à consonance étrangère — ainsi que 32 copies de cartes d’identité, 8 certificats de nationalité, 10 certificats de résidence, 2 passeports, 11 cartes d’identité et 9 récépissés.

Face aux enquêteurs, le mis en cause a reconnu les faits, avouant être un récidiviste et cibler principalement des ressortissants guinéens, avec la complicité d’un acolyte basé à l’étranger. Une perquisition effectuée à son domicile, à Petit Mbao, a permis de saisir d’autres extraits falsifiés.

Réseau des Parlementaires sur la Banque Mondiale et le FMI : Aïssata Tall Sall élue au Conseil d’Administration

La députée sénégalaise Aïssata Tall Sall a annoncé son élection en tant que membre du Conseil d’Administration du Réseau des Parlementaires sur la Banque Mondiale et le FMI. Une nomination qui confère à l’ancienne ministre des Affaires étrangères une nouvelle responsabilité sur la scène internationale, où elle représentera désormais la région Afrique de l’Ouest.

Dans un message adressé à l’opinion, Aïssata Tall Sall a expliqué que son rôle, aux côtés de ses collègues membres du Board, consistera à administrer le Réseau et à contribuer à sa mission d’appréciation critique et d’orientation des politiques menées par les deux institutions financières internationales. L’objectif est de veiller à ce que les décisions et stratégies mises en œuvre profitent directement aux populations, particulièrement celles des pays en développement.

« Je siégerai en ma qualité de député du Sénégal représentant la région Afrique de l’Ouest. Notre mission débutera le 13 octobre à Washington, à l’occasion des rencontres annuelles du FMI et de la Banque Mondiale », a-t-elle déclaré, confirmant ainsi sa participation à ce rendez-vous majeur de la gouvernance économique mondiale.

Cette élection marque une étape importante dans la carrière politique de la parlementaire, connue pour son engagement en faveur de la démocratie, de la justice sociale et du rayonnement du Sénégal à l’international. Elle offre également une opportunité au pays de renforcer sa voix au sein des débats stratégiques portant sur le financement du développement, la réduction de la pauvreté et les réformes économiques globales.

FONCIER/APIX: les ayants droit réclament justice face aux détenteurs de beaux illégaux

Sous la menace de délinquants fonciers qui veulent s’approprier certains de leurs terrains avec des baux dont ne connais leurs provenance, les populations de la cité Apix de Tivaoune peulh ont fait face à la presse ce dimanche pour encore interpeller les autorités étatiques sur le retard de délivrance des Actes de propriétés. 15 ans qu’elle attendent trop c’est trop. Ils exigent l’accélération du processus afin de procéder à l’annulation de ces baux illégaux octroyés à des tiers personnes

FONCIER/APIX: les ayants droit réclament justice face aux détenteurs de beaux illégaux

Jaxaay : trois individus arrêtés pour vol en réunion et association de malfaiteurs

La police a mis fin aux agissements d’un groupe de présumés voleurs dans la banlieue dakaroise. Le commissariat d’arrondissement de Jaxaay, Parcelles Assainies et Niacourab a annoncé l’arrestation de trois hommes impliqués dans une affaire de vol en réunion commis la nuit et d’association de malfaiteurs.

Les faits remontent au 12 septembre 2025. En pleine patrouille aux alentours de 14 heures, les éléments de la Brigade de Recherches ont repéré trois individus circulant à bord d’une moto de type Jakarta KTM dont le comportement a immédiatement attiré l’attention. À la vue des policiers, les suspects ont abandonné leur engin et tenté de prendre la fuite. Une course-poursuite s’est engagée, permettant l’interpellation de deux d’entre eux, ainsi que la saisie de la moto, conduite ensuite au commissariat pour vérification.

Une fois au poste, les deux hommes arrêtés n’ont pas été en mesure de présenter les papiers du véhicule, tout en soutenant qu’ils en étaient les propriétaires. Quelques heures plus tard, un citoyen s’est présenté au commissariat pour signaler le vol de sa moto, survenu dans la nuit du 11 au 12 septembre alors qu’elle était stationnée dans la cour de son domicile. La victime a formellement identifié le véhicule saisi comme étant le sien.

Les investigations se sont poursuivies avec l’exploitation du téléphone portable de l’un des suspects. Les enquêteurs y ont découvert, via l’application WhatsApp, des échanges vocaux avec un complice, dans lesquels il était clairement question de la préparation et de l’exécution du vol.

Le lendemain, aux environs de 17 heures, les policiers ont été informés de la présence du troisième individu, qui avait réussi à échapper à l’interpellation initiale, dans son quartier de la cité SOTRAC à Keur Massar. Une descente a aussitôt été organisée et a permis son arrestation. Interrogé sur les faits, il a reconnu avoir planifié et exécuté le vol avec ses complices.

Les trois suspects ont été placés en garde à vue et l’enquête se poursuit afin de déterminer leur éventuelle implication dans d’autres affaires similaires. Cette opération illustre l’efficacité des patrouilles de proximité et la vigilance des forces de l’ordre dans la lutte contre le grand banditisme en banlieue dakaroise.

Opération coup de poing de la Gendarmerie de Dakar : une vingtaine d’interpellations et plusieurs saisies

La Gendarmerie de Dakar a mené dans la nuit du 12 au 13 septembre 2025 une opération d’envergure destinée à renforcer la sécurité des personnes et des biens. L’intervention, organisée de 22 heures à 4 heures du matin, a mobilisé la brigade territoriale de Sangalkam, deux escadrons de la Légion de Gendarmerie d’Intervention, deux équipes cynophiles ainsi que deux cellules du Groupe d’Intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN).

Les forces de l’ordre ont concentré leurs efforts sur les localités de Kounoune, Sangalkam et Keur Ndiaye Lo, zones réputées pour être exposées à des cambriolages et à diverses formes de délinquance. Grâce au déploiement de moyens logistiques importants et à une stratégie coordonnée, les gendarmes ont pu effectuer de nombreux contrôles et dresser un bilan significatif.

Au total, 128 véhicules ont été passés au crible, dont cinq immobilisés pour des infractions. Neuf motos ont également été contrôlées. Du côté des individus, 108 personnes ont été identifiées, parmi lesquelles vingt ont fait l’objet d’interpellations pour vérification d’identité. Les gendarmes ont aussi procédé à la saisie de huit permis de conduire. Lors de l’opération, un sachet contenant une poudre blanche non identifiée a été découvert après avoir été abandonné par un trafiquant présumé en fuite. Par ailleurs, 51 000 francs CFA ont été perçus au titre d’amendes forfaitaires.

Cette opération coup de poing traduit la volonté des autorités sécuritaires de lutter fermement contre l’insécurité dans la région de Dakar et ses environs. Elle illustre la capacité de la Gendarmerie à mobiliser ses unités spéciales et ses ressources pour protéger efficacement les populations et prévenir les actes criminels.

Selon les responsables de la Légion de Gendarmerie de Dakar, d’autres actions similaires sont prévues dans les prochaines semaines, avec pour objectif de maintenir la pression sur les délinquants et de garantir la tranquillité publique.

Suspension des importations de bananes : l’Arm veille à la régulation et à la stabilité des prix

L’Agence de régulation des marchés (Arm) poursuit son travail de terrain après la suspension des importations de bananes. Son directeur général, Babacar Sembène, accompagné du comité de suivi et d’évaluation du protocole, a effectué une tournée dans plusieurs sites de stockage et de commercialisation. Cette mission avait pour objectif de vérifier concrètement l’état d’application du protocole signé avec les acteurs de la filière et d’en mesurer les premiers résultats.

Selon le journal Libération, qui rapporte la visite dans son édition de ce lundi, l’initiative vise avant tout à garantir aux consommateurs l’accès à des bananes de qualité, disponibles en quantité suffisante et proposées à un prix abordable. Mais elle a aussi pour ambition de soutenir les producteurs locaux et de renforcer l’ensemble de la chaîne de valeur de cette filière stratégique.

Durant ses échanges sur les différents sites, Babacar Sembène a rencontré des commerçants, des distributeurs et des consommateurs afin de recueillir leurs avis sur la mise en œuvre du dispositif. Le directeur général a insisté sur l’importance d’un contrôle rigoureux de la qualité des produits mis sur le marché et sur la nécessité de maintenir des prix justes et stables. Pour lui, la réussite de cette politique passe par la collaboration de tous les acteurs, chacun devant jouer son rôle dans la préservation de l’équilibre entre l’offre et la demande.

En saluant les efforts consentis par les partenaires de la filière, Babacar Sembène a réaffirmé la détermination de l’Arm à garantir le bon fonctionnement des marchés. Il a rappelé que la mission de l’institution ne se limite pas à la régulation économique, mais inclut également la protection du pouvoir d’achat des ménages et le renforcement de la confiance entre producteurs, commerçants et consommateurs.

Cette visite s’inscrit dans une dynamique de suivi permanent qui traduit la volonté de l’Arm d’accompagner durablement la filière banane. L’agence entend ainsi prévenir les déséquilibres qui pourraient résulter de la suspension des importations, tout en consolidant les acquis en matière de qualité, de disponibilité et de stabilité des prix.

Marché des chantiers navals de Dakar : le recours de Hat-San jugé irrecevable par l’Arcop

Le processus de sélection pour l’attribution du contrat de partenariat public-privé relatif à la reprise, la réhabilitation, le financement, l’exploitation et la maintenance des Chantiers Navals de Dakar vient de franchir une nouvelle étape. L’Autorité de régulation de la commande publique (Arcop) a déclaré irrecevable le recours introduit par Hat-San, l’un des candidats retenus, qui contestait certains aspects de la procédure.

D’après les révélations du journal Libération dans son édition de ce lundi, la décision a été rendue sans même qu’il soit nécessaire d’examiner le fond du dossier. L’Arcop a motivé son rejet par le non-paiement, par Hat-San, du montant fixé par l’arrêté conjoint du 3 avril 2023 relatif à la consignation exigée en matière de recours dans le cadre de la passation des contrats de partenariat public-privé. En l’absence de ce versement obligatoire, l’autorité n’avait pas d’autre choix que de déclarer la requête irrecevable.

Cette décision intervient dans un processus où la concurrence est particulièrement forte. Sur dix-sept dossiers initialement retirés, sept soumissions avaient été déposées auprès de la Société des infrastructures de réparation navale (Sirn), qui pilote ce marché stratégique. À l’issue de la phase de présélection, quatre candidats avaient été retenus : le groupement Dakarnave/Lisnave, exploitant sortant, le groupement Damen Shipyards/Matériel terrestre offshore Africa Sas, Hat-San Shipyard et l’entreprise italienne Jobson Italia Sri.

Les soumissionnaires préqualifiés ont jusqu’au 9 octobre prochain, à 11 heures, pour déposer leurs offres définitives. L’issue de cette compétition est très attendue, compte tenu des enjeux liés à l’avenir des Chantiers Navals de Dakar. Ce site industriel, véritable pilier du secteur maritime sénégalais, joue un rôle crucial dans la réparation et la maintenance des navires, mais aussi dans la dynamique économique et sociale de la capitale.

Le rejet du recours de Hat-San ne met pas fin à sa participation, mais il illustre la rigueur du cadre réglementaire qui encadre la passation de ce type de marché. La décision de l’Arcop permet en tout cas au processus de se poursuivre sans encombre, dans l’attente des propositions définitives des candidats retenus.

Kaolack – Démarrage d’une formation de 30 cantonniers : un tremplin vers l’insertion professionnelle

Dans un contexte où le chômage touche particulièrement les jeunes et les femmes, la mairie de Kaolack, dirigée par Sérigne Mboup, a choisi de mettre l’accent sur l’insertion professionnelle comme levier prioritaire de développement.

Un constat alarmant

Comme dans de nombreuses communes du pays, les statistiques locales révèlent un taux de chômage élevé, notamment chez les diplômés. Beaucoup de jeunes, malgré leurs compétences, peinent à trouver un emploi stable. Cette situation nourrit le désespoir et pousse parfois à l’exode vers les grandes villes ou l’étranger.

Ce lundi 15 septembre 2025, au Centre de l’Association Sénégalaise d’Aide à la Formation et à l’Insertion (ASAFIN), a été lancé un programme de formation destiné à 30 cantonniers de la commune de Kaolack. Cette initiative, soutenue par la mairie et financée par la 3FPT, vise à doter les participants de compétences essentielles pour leur avenir professionnel.

Répartis en deux groupes de 15, les bénéficiaires suivront six heures de cours par jour, combinant enseignements théoriques et pratiques sur le terrain.

Yaye Astou Sarr, adjointe au maire en charge de la formation professionnelle, a encouragé les participants à faire preuve de sérieux et d’engagement afin de tirer pleinement profit de cette opportunité. Le directeur général d’ASAFIN a également souligné l’importance de cette formation comme tremplin vers un emploi décent, rappelant à chaque participant de croire en son potentiel. Avec tout le matériel nécessaire déjà disponible, cette initiative promet de transformer des vies et de répondre aux besoins des communautés locales.

Mme Aïcha Koné, au nom des bénéficiaires, a exprimé sa gratitude envers la mairie pour cette chance inestimable et a appelé ses camarades à respecter les horaires de formation afin d’assurer le succès du programme.

Décret sur les inondations : « Actions Kaolack » prône un programme spécial pour parachever le travail

Le président de l’association « Actions Kaolack », M. Cheikh Ahmadou Bamba Diaw, a salué avec force la décision du président Bassirou Diomaye Faye de restructurer les zones inondables de Kaolack et de Touba. Cette mesure a été concrétisée par la signature du décret n°2025-1184 du 16 juillet 2025, déclarant d’utilité publique le projet de préservation des voies d’eau naturelles et des réseaux dormants susceptibles d’être réactivés en cas de pluies exceptionnelles.

M. Diaw a qualifié cette initiative de « courageuse, visionnaire et salutaire », estimant qu’elle permettra de mettre fin à des décennies de souffrances. « En optant pour la destruction des habitations dans les zones à risque et le relogement des populations, l’État prend pleinement ses responsabilités », a-t-il affirmé.

Des données cartographiques qui justifient l’urgence

Cette décision repose sur une étude cartographique approfondie menée par la Direction de la Prévention et de la Gestion des Inondations (DPGI). L’étude a identifié, sur une superficie de 10 000 km², les voies d’eau naturelles ainsi que les réseaux dormants présentant un fort risque d’activation. Ces données scientifiques ont servi de base pour définir le périmètre d’intervention du décret.

Un cadre légal clair pour l’expropriation et le relogement

Conformément à l’article 2 du décret, l’expropriation des propriétés privées situées dans l’emprise devra être réalisée dans un délai de trois ans à compter de son entrée en vigueur. Cette procédure s’appuie sur la loi n°76-67 du 2 juillet 1976 relative à l’expropriation pour cause d’utilité publique, ainsi que sur les articles 29 et suivants du décret n°64-573 du 30 juillet 1964 relatif au domaine national. Ce cadre juridique solide vise à garantir une exécution dans le strict respect des droits des populations concernées.

Un appel à élargir la vision : le « Programme Spécial pour Kaolack »

Tout en saluant cette avancée, M. Diaw a rappelé que les défis de Kaolack demeurent systémiques. « Au-delà des inondations, nos populations souffrent du manque d’eau potable, de la dégradation avancée de nos routes et de la salinisation des terres », a-t-il souligné.

Il a ainsi appelé le gouvernement à capitaliser sur cet élan pour lancer un « Programme Spécial pour Kaolack », un plan de développement intégré et ambitieux qui s’attaquerait de manière concomitante à l’ensemble de ces problématiques, afin d’offrir une revitalisation complète à la capitale du Saloum.

SN HLM : Vers des logements sociaux plus accessibles

Le directeur général de la Société nationale des Habitations à Loyer Modéré (SN HLM), Bassirou Kébé, a annoncé une série de mesures destinées à faciliter l’accès au logement pour les Sénégalais, en particulier les ménages à revenus modestes et moyens.

Intervenant sur Xalat TV, M. Kébé a détaillé le programme en cours à Bambilor, qui prévoit la construction de 400 logements. Proposés à partir de 22 millions FCFA pour des F3, ces habitations seront désormais accessibles aux ménages disposant d’un revenu mensuel de 400 000 FCFA. Les modalités de paiement ont également été revues : les acquéreurs pourront s’acquitter de mensualités comprises entre 70 000 et 90 000 FCFA jusqu’au règlement intégral du bien.

Au-delà de ce projet, le DG de la SN HLM a esquissé une vision encore plus ambitieuse : ramener les prix des logements à 12 millions FCFA, voire en dessous de 10 millions. Une baisse rendue possible par l’utilisation de nouveaux matériaux, notamment les préfabriqués, et par une production de masse. Selon lui, « il est possible de construire jusqu’à dix maisons par jour, sans que cela ne coûte cher ».

Toutefois, Bassirou Kébé a insisté sur la nécessité pour les Sénégalais de faire preuve d’ouverture envers ces méthodes de construction innovantes, qu’il considère comme la condition essentielle pour généraliser une offre de logements véritablement abordables.

Taxe sur le Mobile Money : le Forum des jeunes consommateurs du Sénégal alerte sur les risques

Le Forum des jeunes consommateurs du Sénégal (FJCS) a réagi, ce lundi, au projet gouvernemental d’instaurer une taxe sur les transactions via Mobile Money. Dans un communiqué, l’organisation a exprimé ses « vives inquiétudes » face à une mesure jugée lourde de conséquences pour les ménages et l’économie numérique.

Le dispositif envisagé prévoit une ponction de 0,5 % sur les transactions et de 1,5 % sur les paiements marchands. Pour le FJCS, une telle fiscalité pourrait fragiliser le pouvoir d’achat, déjà sous pression, et affecter en priorité les consommateurs les plus modestes.

« Plus de 90 % des usagers bénéficient aujourd’hui de l’inclusion financière grâce au Mobile Money. Une taxe de ce type risquerait de freiner cette dynamique, de décourager l’innovation technologique et de provoquer un retour aux paiements en espèces », alerte le communiqué, évoquant également une menace pour les objectifs du New Deal Technologique.

Face à cette situation, le bureau exécutif du FJCS, dirigé par Seydina Mame Alassane Lahi Sow, invite les autorités à ouvrir un dialogue national inclusif réunissant le gouvernement, les opérateurs, la société civile et les consommateurs. Objectif : parvenir à une solution fiscale « équilibrée et socialement juste ».

« Puisque nous sommes tous des consommateurs, par définition », conclut le texte, insistant sur l’urgence d’une approche concertée avant toute prise de décision.

Démantèlement d’un réseau de faux documents aux Parcelles Assainies : un ancien militaire arrêté

Un vaste réseau de trafic de faux documents administratifs a été mis à jour vendredi dernier grâce à l’intervention des agents du commissariat de l’Unité 15 des Parcelles Assainies. Le cerveau présumé de l’organisation, un ancien militaire nommé Ibrahima F., a été arrêté et placé en garde à vue pour escroquerie, faux et usage de faux en écriture publique.

Selon L’Observateur, tout a commencé lorsqu’une de ses victimes, Amadou Barry, l’a reconnu déambulant près du rond-point de l’Unité 26 des Parcelles Assainies. Deux ans plus tôt, Barry avait versé 35 000 francs CFA à Ibrahima F., en échange de la promesse de recevoir un extrait de naissance sénégalais. L’argent encaissé, Ibrahima F. avait disparu sans honorer sa promesse.

La vigilance de Barry a permis aux forces de l’ordre de localiser et arrêter le suspect. Les policiers ont découvert, dans son sac, un véritable « centre d’état civil ambulant » : 162 extraits de naissance – pour la plupart à noms à connotation étrangère –, 32 copies d’identité, 8 certificats de nationalité, 10 certificats de résidence, 2 passeports, 11 cartes d’identité et 9 récépissés.

Lors de son interrogatoire, Ibrahima F. a reconnu ses actes et détaillé son mode opératoire. Il ciblait principalement une clientèle venue de la sous-région, à qui il proposait l’obtention frauduleuse de documents administratifs sénégalais. Il a également révélé que son principal complice opérait depuis l’étranger.

Une perquisition à son domicile à Sicap Mbao a permis de saisir une dizaine d’autres extraits de naissance. L’Observateur indique que plusieurs victimes, alertées par l’arrestation, se sont rendues au commissariat pour déposer plainte ou se constituer partie civile.

Accident mortel sur l’axe Foundiougne–Passy : deux morts à Guagué Chérif

Un nouveau drame routier endeuille le Sénégal. Dimanche, à la sortie du village de Guagué Chérif, sur l’axe Foundiougne–Passy, deux personnes ont perdu la vie dans un accident aussi brutal que prévisible. Un véhicule communément appelé « Cheikhou Chérifou » s’est renversé à plusieurs reprises après l’éclatement d’un pneu usé.

Ces cars continuent de semer la mort et la désolation. Comme trop souvent, des familles sont brisées parce qu’un pneu en fin de vie a lâché en pleine route. Cris, sang, larmes : la communauté, déjà habituée à ces funestes scènes, replonge dans la douleur.

Alertés, les sapeurs-pompiers de Foundiougne, appuyés par leurs collègues de Fatick, se sont précipités sur les lieux pour évacuer les blessés vers le centre de santé local. Mais, une fois encore, il était trop tard pour deux voyageurs.

Combien de temps allons-nous encore fermer les yeux devant le fléau des « Cheikhou Chérifou » ? Ces engins vétustes, transformés en cercueils roulants, circulent sous nos regards, sans contrôle technique digne de ce nom, sans respect des normes de sécurité, avec la complicité d’un système qui préfère détourner le regard.

L’accident de Guagué Chérif n’est pas une fatalité : c’est le résultat d’une négligence collective, d’une régulation défaillante et d’une indifférence coupable. Chaque tonneau, chaque éclatement de pneu, chaque corps inerte sur le bitume devrait réveiller nos consciences. Mais au Sénégal, on attend toujours la prochaine tragédie pour verser des larmes et prononcer des discours creux.

Aujourd’hui, deux familles pleurent. Demain, si rien n’est fait, d’autres suivront. Et toujours à cause de ces véhicules.

KAOLACK – Weekend d’actions du président du Conseil départemental Ahmed Youssouf Bengelloune

Le président du Conseil départemental de Kaolack, Ahmed Youssouf Bengelloune, a consacré son weekend à des activités axées sur le sport, la jeunesse et les infrastructures.

À Kaolack, M. Bengelloune a reçu la médaillée de bronze Mame Diarra ainsi que Serigne Fallou Mbacké Niang, tout récent champion d’Afrique de taekwondo 2025, accompagnés de leurs encadreurs. À cette occasion, il leur a adressé ses vives félicitations et a réaffirmé son engagement à soutenir leurs futures activités. En guise de récompense et d’encouragement, il leur a octroyé deux bourses de formation dans le cadre de son programme de capacitation des jeunes aux métiers du numérique, intitulé « Taggat Ndaw Gni ».

Dans un autre registre, le président du Conseil départemental a effectué une visite au stade Lamine Gueye de Kaolack. Il en a profité pour procéder à un état des lieux des infrastructures sportives et a instruit le comité de gestion de procéder sans délai à l’entretien des toilettes. Il a, par ailleurs, annoncé son intention de s’investir dans la réalisation d’une deuxième tribune afin d’améliorer les conditions d’accueil du public sportif.

Selon ses proches collaborateurs, ces actions traduisent la volonté du président Bengelloune de placer la jeunesse, le sport et les infrastructures au cœur de sa politique départementale.

TER : le retour à une fréquence de 10 minutes dès ce 15 septembre

Le Train express régional (TER) améliore ses dessertes. Dans un communiqué publié ce lundi 15 septembre, la Société d’exploitation du TER (SETER) et la Société nationale de gestion du patrimoine du TER (SENTER), sous l’égide du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens, ont annoncé une nouvelle cadence des trains : un passage toutes les 10 minutes, du lundi au samedi.

Cette mesure s’applique à l’ensemble des gares, aussi bien dans le sens Dakar–Diamniadio que dans le sens inverse. Elle marque un retour à la normale, après la réduction de fréquence intervenue fin mai dernier, qui avait porté l’intervalle entre deux trains à 12 minutes.

Pour les usagers, notamment aux heures de pointe, cette décision devrait être synonyme de plus de fluidité, de régularité et de confort dans leurs déplacements quotidiens.

Grève des travailleurs de l’AFTU : la mobilité urbaine menacée dès ce lundi

Le collectif des travailleurs de l’Association de financement des transports urbains (AFTU) a annoncé, ce dimanche 14 septembre 2025, un arrêt de travail à compter du lundi 15 septembre. Dans un communiqué rendu public, le collectif, dirigé par Abass Sarr, justifie sa décision par « les saccages récurrents et l’insécurité grandissante » auxquels les employés de l’AFTU sont confrontés dans l’exercice de leurs fonctions.

« Nous informons l’opinion nationale et internationale que cette perturbation est indépendante de notre volonté. C’est juste que notre sécurité est menacée », précise le document.

Cette suspension de service risque de paralyser fortement la mobilité dans la région de Dakar, où les minibus « Tata » assurent une large part du transport urbain, ainsi que dans d’autres localités du pays couvertes par le réseau de l’AFTU.

Un climat de tension après un accident mortel à Rufisque

Le mouvement survient dans un contexte tendu. Ce dimanche, un grave accident de la circulation a impliqué un bus Tata et un conducteur de moto-taxi (« jakartaman ») à Rufisque. Le motocycliste a perdu la vie, provoquant la colère de jeunes qui s’en sont pris à plusieurs véhicules de l’AFTU stationnés dans un terminus de la localité.

Face à ces incidents, le collectif des travailleurs interpelle les autorités compétentes afin de prendre des mesures urgentes pour garantir la sécurité du personnel et des usagers.

Une situation préoccupante pour les usagers

Si aucune solution rapide n’est trouvée, l’arrêt de travail annoncé dès ce lundi risque d’aggraver les difficultés de déplacement des populations, déjà confrontées à des embouteillages récurrents et à un déficit d’alternatives de transport collectif.

Mutinerie à la prison de Thiès : plusieurs blessés lors d’affrontements entre détenus et gardes

La Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Thiès a été le théâtre d’une violente mutinerie, ce samedi 13 septembre, aux environs de 16 heures. Des affrontements sanglants ont opposé des détenus aux gardes pénitentiaires, faisant plusieurs blessés des deux côtés.

Selon les informations recueillies par L’Observateur, l’incident a éclaté à la suite d’une fouille menée dans les cellules pour retrouver un téléphone portable introduit clandestinement dans l’établissement. L’opération a suscité une vive opposition de la part des prisonniers, qui ont riposté en incendiant des matelas pour empêcher l’accès des surveillants.

Face à cette résistance, les gardes ont fait usage de gaz lacrymogène pour tenter de reprendre le contrôle. La situation a rapidement dégénéré en affrontements violents, marqués par des jets de pierres et des brûlures.

Le bilan provisoire fait état de quatre détenus blessés par des brûlures et de trois agents touchés par des projectiles. Tous les blessés ont été pris en charge par les services médicaux, certains étant transférés à l’hôpital régional Amadou Sakhir Ndiéguène de Thiès.

Outre la fouille, les détenus ont profité de la mutinerie pour dénoncer la lenteur de leurs procédures judiciaires, en particulier l’absence de juges d’instruction au tribunal de grande instance de Thiès, ainsi que leurs conditions de détention jugées précaires, notamment en matière d’alimentation.

Dans un communiqué, la direction de l’Administration pénitentiaire a condamné fermement ces « actes de violence » qu’elle considère comme de plus en plus fréquents en milieu carcéral. Une enquête interne a été ouverte afin de faire toute la lumière sur les circonstances de cet incident et de situer les responsabilités.

Une caravane médicale apporte soins et prévention aux populations de Ziguinchor

La région de Ziguinchor accueille depuis quelques jours une caravane médicale initiée par Ziguinchor Assistance Médicale, qui mobilise plus de 150 professionnels de santé pour offrir des soins gratuits aux populations. Médecins spécialistes, infirmiers et sages-femmes sillonnent dix localités de la région afin de rapprocher les services de santé des habitants, souvent éloignés des structures médicales spécialisées.

Dans ces camps de consultation éphémères, plusieurs disciplines sont représentées : gériatrie, gynécologie, dermatologie, odontologie, cardiologie et médecine générale. Une diversité qui suscite un grand engouement, comme en témoigne un bénéficiaire : « Ces spécialistes, pour les trouver au Sénégal, c’est très difficile. Parfois, il faut attendre des semaines, voire des mois. Là, c’est une véritable bouffée d’oxygène. »

Pour sa 21e édition, la caravane ne se limite pas aux soins curatifs. Elle met un accent particulier sur la sensibilisation aux maladies chroniques non transmissibles : hypertension artérielle, diabète ou encore hépatite B. Selon le professeur Nfally Badji, membre de la mission médicale, cette démarche est indispensable : « La sensibilisation est le volet le plus important, car en médecine, nous privilégions toujours la prévention au traitement. »

Il alerte notamment sur la progression de l’hypertension dans les zones rurales, conséquence des changements de mode de vie et d’alimentation. Beaucoup de patients ignorent leur état de santé, ce qui expose à des complications graves.

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