Nouveau drame routier à Ngoundiane : Trois morts calcinés après un accident tragique

Le Sénégal est une nouvelle fois endeuillé par un drame routier. Après les récents accidents de Mboro-sur-Mer, qui ont fait six morts et neuf blessés, et celui survenu sur l’autoroute Ila Touba à hauteur de Bambey, qui a coûté la vie à une personne et blessé quinze autres, un nouvel accident mortel est survenu ce vendredi sur la route des Carrières, au niveau du village de Diack, dans la commune de Ngoundiane.

Selon les informations rapportées par le quotidien L’Observateur, le véhicule impliqué transportait cinq passagers qui revenaient de funérailles dans un village de la localité. C’est sur le chemin du retour que le drame s’est produit. À la suite d’une mauvaise manœuvre du chauffeur, la voiture a quitté la chaussée pour tomber dans un fossé. Le choc a immédiatement provoqué un incendie, piégeant les occupants dans l’habitacle.

Parmi les passagers, trois personnes ont trouvé la mort dans des circonstances particulièrement atroces : Ndiame Yandé Gning, chef du village de Dior, Alioune Dione, président-directeur général de Ngoundiane Carreaux, et Mbaye Soung Dione. Malgré leurs efforts pour s’extraire du véhicule, ils ont été calcinés dans les flammes. Les deux autres passagers ont réussi à s’échapper de justesse, souffrant toutefois de blessures.

Alertés par les flammes et les cris, des riverains se sont précipités sur les lieux pour tenter de porter secours, avant d’alerter les gendarmes. Les sapeurs-pompiers, dépêchés sur place, ont procédé à l’évacuation des corps sans vie vers l’hôpital le plus proche. Une enquête a été immédiatement ouverte pour déterminer les causes précises de l’accident.

Ce nouveau drame relance une fois de plus le débat sur la sécurité routière au Sénégal. Selon les données de l’Agence nationale de la sécurité routière (Anaser), relayées par L’Observateur, plus de 3 500 personnes perdent la vie chaque année dans des accidents de la circulation dans le pays.

Diama : le président Diomaye Faye sur le terrain pour impulser la transformation agricole

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, poursuit sa tournée dans le Pôle territorial Nord par une étape significative à Diama, dans la vallée du fleuve Sénégal. Après une halte à Ross Béthio, le chef de l’État s’est rendu sur un site agricole nouvellement aménagé, dans le cadre du Projet de Développement Rural de Savoigne (PDRS), pour une visite d’inspection hautement symbolique.

Ce projet agricole, considéré comme un levier de développement structurant pour la région, concerne directement 5 700 habitants répartis dans onze villages. Selon la présidence, il s’agit d’un programme d’envergure visant à améliorer durablement les conditions de vie des populations rurales grâce à la modernisation des pratiques agricoles. Le projet bénéficie d’un financement important de la Banque Arabe pour le Développement Économique en Afrique (BADEA), partenaire historique du Sénégal dans le secteur rural.

L’accent est mis sur l’introduction d’équipements agricoles modernes, l’aménagement de casiers irrigués, ainsi que la mise en place d’infrastructures de stockage et de conservation adaptées. L’objectif est d’optimiser la productivité, réduire les pertes post-récolte et renforcer la souveraineté alimentaire du pays. Le président Faye a tenu à saluer les efforts déployés par les acteurs locaux et les partenaires techniques et financiers, réaffirmant l’importance stratégique d’une agriculture moderne, résiliente et tournée vers les marchés.

Ce déplacement s’inscrit dans la dynamique de la Vision Sénégal 2050, la stratégie nationale qui guide l’action publique en matière de développement durable. En se rendant personnellement sur les terres agricoles du Nord, Bassirou Diomaye Faye traduit en actes son engagement à bâtir une économie rurale inclusive, en mettant l’accent sur l’autonomisation des producteurs, l’accès équitable aux ressources, et la valorisation du potentiel agro-industriel des terroirs.

La visite à Diama symbolise également la volonté du président de rompre avec une gouvernance centralisée des projets de développement, en misant sur l’ancrage local, la concertation avec les communautés rurales et la responsabilisation des acteurs territoriaux. Le chef de l’État a promis de poursuivre cette logique de proximité et d’écoute tout au long de sa tournée nationale.

Dakar : deux étrangers arrêtés avec 4 kg de cocaïne, l’OCRTIS remonte une filière internationale

Dans une opération minutieusement préparée, l’Office Central de Répression du Trafic Illicite de Stupéfiants (OCRTIS) a interpellé deux individus de nationalités étrangères à Dakar. Ces derniers ont été surpris en possession de quatre kilogrammes de cocaïne, une saisie qui vient confirmer les soupçons nourris depuis plusieurs jours sur l’existence d’un réseau actif dans la sous-région.

Les arrestations font suite à l’exploitation d’un renseignement opérationnel précis. Les enquêteurs avaient été alertés par des informations faisant état d’une livraison imminente d’un colis suspect, dont les caractéristiques rappelaient fortement celles de précédentes saisies opérées en Espagne. Le 2 juin 2025, les autorités de Madrid avaient en effet intercepté huit kilogrammes de cocaïne, dissimulés dans les bagages de quatre passagers sénégalais voyageant en tant que GP (gratuits passagers), et soupçonnés de collaborer avec une expéditrice dont le nom circule désormais dans plusieurs enquêtes croisées.

L’intervention des agents de l’OCRTIS à Dakar a permis de mettre la main sur les deux suspects au moment critique, interrompant ainsi une chaîne logistique bien rodée. Une perquisition au domicile de l’un des mis en cause a débouché sur la découverte de quatre cent mille francs CFA en espèces, ainsi que d’objets directement liés à l’activité de trafic de drogue, renforçant les soupçons pesant sur les deux hommes.

Cette nouvelle affaire illustre l’enracinement des réseaux de trafic international au sein de la capitale sénégalaise, qui semble servir de relais ou de point de transit pour des cargaisons à destination de l’Europe. Les autorités policières, en collaboration avec leurs homologues internationaux, poursuivent les investigations dans le but de remonter toute la filière, identifier les complices encore dans la nature et démanteler entièrement ce réseau structuré.

Dans un contexte régional de plus en plus marqué par la recrudescence des trafics de stupéfiants, cette opération confirme la vigilance des services de répression sénégalais et leur engagement à lutter contre l’implantation de cartels sur le territoire national. Les deux suspects devraient être présentés devant les juridictions compétentes dans les prochains jours.

Décès de Mor Seck à Guédiawaye : le commissariat de Yeumbeul-Nord rejette les accusations de la famille

Accusée d’être impliquée dans la mort tragique du jeune Mor Seck à Guédiawaye, la police de Yeumbeul-Nord a tenu à faire une mise au point ferme, réfutant catégoriquement toute implication dans ce drame. Dans une déclaration relayée ce vendredi, les responsables du commissariat ont contesté point par point les allégations formulées par la famille du défunt.

La police a affirmé n’avoir procédé à aucune interpellation d’un individu portant le nom de Mor Seck, ni à son placement en garde à vue dans leurs locaux. Selon leur version des faits, aucune opération policière impliquant un suspect de ce nom n’a été menée, et aucune trace de son identité n’apparaît dans les dossiers du commissariat, y compris parmi les personnes interpellées au cours de leurs récentes interventions.

Les événements survenus le vendredi 30 mai ont été détaillés avec précision. Dans la journée, les agents étaient principalement mobilisés par des opérations de déferrement de suspects vers le parquet, dans le cadre d’enquêtes en cours. En soirée, ils ont conduit des actions de sécurisation de routine, portant sur des délits tels que la consommation de chanvre indien, l’ivresse publique ou des contrôles d’identité. Aucun des individus arrêtés ce jour-là ne portait le nom de Mor Seck, a insisté la police.

En réponse directe à l’accusation visant un certain Assane Karbala, cité par les proches du défunt comme l’un des agents présumés impliqués dans l’agression, la police de Yeumbeul-Nord a affirmé qu’aucun membre de leur personnel ne porte ce nom ou ce surnom. Un agent ayant requis l’anonymat a précisé que seuls deux policiers nommés Assane travaillent dans ce service : l’un est actuellement affecté à la préfecture, l’autre au corps urbain. Aucun d’eux n’est connu sous le sobriquet de « Karbala ».

La localisation présumée de l’incident soulève également des interrogations. Les proches de Mor Seck affirment que ce dernier a été interpellé au niveau du Terminus de la ligne 41. Cependant, les autorités policières rappellent que cette zone ne relève pas de leur juridiction. En d’autres termes, même si une patrouille policière avait été présente à cet endroit, elle ne dépendrait pas du commissariat de Yeumbeul-Nord.

Pour la police, ces accusations sont graves et méritent des preuves concrètes. Elle invite les membres de la famille du défunt à venir formellement identifier les agents qu’ils désignent comme responsables de l’agression. En attendant, elle maintient que ni les faits rapportés, ni les noms mentionnés, ni le lieu évoqué ne sont en lien avec ses opérations.

Ce démenti public s’ajoute aux nombreuses questions que continue de susciter la mort de Mor Seck, et relance le débat sur les responsabilités dans les cas de violence présumée impliquant des agents de l’État. En l’absence d’éléments judiciaires établis, l’enquête devra se poursuivre pour faire toute la lumière sur les circonstances du décès.

Yeumbeul : deux individus arrêtés avec plus de 45 millions FCFA en liquide

Une importante opération menée par les forces de l’ordre a permis l’interpellation de deux individus à Yeumbeul Comico, dans la banlieue de Dakar, en possession d’une somme impressionnante d’argent liquide. L’intervention, conduite ce jeudi par les agents du commissariat d’arrondissement, s’inscrit dans le cadre de la lutte contre les flux financiers illicites et les formes de criminalité économique.

Selon les informations communiquées par la police nationale via son compte officiel sur le réseau X (anciennement Twitter), les deux suspects transportaient 1.130 billets de 10.000 francs CFA, soit un total de 11.300.000 FCFA. Ils avaient également en leur possession 517 billets de 100 euros, équivalant à environ 33.863.500 FCFA selon le taux de change en vigueur. L’ensemble de l’argent saisi s’élève ainsi à une somme globale de 45.163.500 FCFA, en francs CFA et en devises étrangères.

Les circonstances de cette détention de fonds restent à élucider. Les enquêteurs, mobilisés dès l’interpellation, explorent plusieurs pistes, notamment celle d’un éventuel blanchiment d’argent, d’un trafic illégal de devises ou du financement d’activités criminelles. L’hypothèse d’un lien avec des réseaux de criminalité organisée est également à l’étude. Les services spécialisés ont été saisis pour procéder à des vérifications approfondies sur l’origine des billets, les déplacements des suspects et les éventuelles ramifications internationales de cette affaire.

Les deux individus interpellés sont actuellement placés en garde à vue dans les locaux du commissariat de Yeumbeul. Ils seront entendus dans le cadre d’une enquête préliminaire avant d’être présentés devant le parquet. Il reviendra au procureur de la République de déterminer les chefs d’accusation qui pourraient leur être imputés. Leur placement en détention provisoire pourrait être requis dans l’attente de leur jugement.

Cette saisie spectaculaire rappelle l’ampleur des défis liés à la circulation de fonds illicites dans le pays et souligne la vigilance croissante des forces de sécurité sénégalaises face à ces pratiques aux répercussions économiques et sécuritaires considérables.

Falémé : un site clandestin d’orpaillage démantelé, six individus arrêtés

Dans le cadre de l’Opération Orientale toujours en cours dans la Zone militaire N°4, les forces de sécurité ont mené, ce jeudi 12 juin, une intervention musclée ayant abouti au démantèlement d’un site d’orpaillage clandestin dans la région de la Falémé. L’opération s’est déroulée avec succès sur l’axe Alinguel-Goundafa, une zone souvent ciblée par les exploitants illégaux attirés par les richesses aurifères de la région.

Au cours de cette opération, six individus soupçonnés de se livrer à l’exploitation aurifère illégale ont été interpellés. Le coup de filet s’est accompagné de la saisie d’un arsenal de matériel destiné à l’extraction sauvage de l’or. Parmi les équipements confisqués figurent une dizaine de motopompes, plusieurs groupes électrogènes ainsi que divers autres outils utilisés pour l’orpaillage non autorisé. L’importance du matériel saisi témoigne de l’ampleur de l’activité sur le site.

Cette action s’inscrit dans la stratégie globale des autorités visant à mettre un terme à l’orpaillage clandestin dans cette région frontalière du sud-est du Sénégal. Selon les forces de sécurité, ces pratiques illicites ont de lourdes conséquences sur l’environnement, notamment la pollution des cours d’eau et la dégradation des sols, tout en privant l’État de ressources fiscales importantes et en alimentant parfois des réseaux de contrebande et d’insécurité.

Les personnes interpellées sont actuellement placées en garde à vue. Leur dossier devrait être transmis dans les plus brefs délais aux autorités judiciaires compétentes afin que des poursuites soient engagées conformément aux lois en vigueur. Les autorités militaires, de leur côté, ont renouvelé leur engagement à intensifier les patrouilles et les interventions sur le terrain pour éradiquer définitivement l’orpaillage clandestin dans la région de la Falémé.

Kédougou : sept personnes interpellées pour trafic de peaux d’animaux protégés

Une opération conjointe menée par la Brigade de Recherches du Commissariat de Kédougou et l’ONG ÉGALE Sénégal a conduit, ce jeudi vers 15h, à l’arrestation de sept individus impliqués dans le trafic de produits issus d’espèces animales protégées. L’intervention, déclenchée à la suite d’un renseignement anonyme, a permis de mettre la main sur les trafiquants alors qu’ils s’apprêtaient à conclure une vente illicite à l’hôtel Sankara, situé dans cette localité du sud-est du Sénégal.

Les personnes arrêtées étaient en possession de quatre peaux de léopard et d’une peau d’hyène, toutes issues d’animaux protégés par la législation sénégalaise et les conventions internationales relatives à la conservation de la faune sauvage. L’opération s’est déroulée sans incident, grâce à une coordination rapide entre les autorités locales et les agents de l’ONG engagée dans la lutte contre la criminalité faunique.

Outre les peaux, les forces de sécurité ont saisi un véhicule de type « 7 places » ainsi que trois motocyclettes, utilisés par les présumés trafiquants pour le transport et la logistique de leur activité illégale. Selon des sources proches du dossier, ces moyens de déplacement seraient essentiels dans un réseau bien organisé opérant dans la région frontalière.

Les suspects ont été placés en garde à vue dans les locaux de la police. Ils font l’objet d’une enquête pour détention, circulation et tentative de commercialisation de produits dérivés d’espèces animales protégées. Une infraction grave au regard du Code de la chasse et des textes sur la biodiversité en vigueur au Sénégal.

Des agents des parcs nationaux se sont rendus sur les lieux pour constater les faits et évaluer la nature exacte des peaux saisies. Ces dernières serviront probablement d’éléments de preuve dans la procédure judiciaire en cours. L’affaire relance le débat sur le renforcement des moyens de lutte contre le braconnage et le commerce illicite de faune sauvage dans les zones frontalières du pays.

Sénégal – Allemagne : Visite officielle de M. Martin Bäumer, Co-président de la Fondation Caritas Osnabrück, du 16 au 21 juin 2025

M. Martin BÄUMER, récemment nommé Co-président de la Fondation Caritas Osnabrück, effectuera une visite officielle au Sénégal du lundi 16 au samedi 21 juin 2025.

Ce déplacement, qui constitue son premier contact avec le Sénégal, sera l’occasion pour lui de découvrir les différentes réalisations soutenues par la Fondation dans les régions de Dakar, Thiès, Kaolack et Diourbel.

Programme de la visite :

Dans la région de Kaolack, M. Bäumer et sa délégation visiteront plusieurs établissements scolaires relevant des Inspections de l’Éducation et de la Formation (IEF) de Kaolack Commune, Nioro du Rip et Guinguinéo, où la Fondation a activement contribué à l’amélioration du système éducatif. Les établissements concernés sont notamment :

École Kabatoki 1 CEM de Ndiebel École inclusive Serigne Alioune Cissé (Commune de Kaolack)

Avant de poursuivre ses visites, M. Bäumer rencontrera les autorités éducatives et territoriales de la commune de Kaolack.

La visite se poursuivra dans d’autres établissements, parmi lesquels :

École Tanor Dieng 1 CEM Daga Diakhaté (IEF Guinguinéo) CEM Kabacoto (IEF Nioro du Rip)

Appui au sport et à l’éducation

Au-delà de ses actions dans le secteur de l’éducation, la Fondation Caritas Osnabrück a également investi dans le développement du sport à travers la création de l’école de football Helmut Buschmeyer, située au siège de JOKOO (Maison sénégalo-allemande Helmut Buschmeyer) à Bongré.

Le Co-président de la Fondation rencontrera à cette occasion les jeunes bénéficiaires, leurs parents ainsi que les encadreurs.

Clôture de la visite

M. Martin Bäumer clôturera son séjour dans la région de Diourbel le mercredi 18 juin 2025, avant de rejoindre Dakar pour la fin de son programme.

Dakar accueille sa première pluie de l’hivernage ce 13 juin 2025

Après plusieurs semaines marquées par une chaleur accablante, la capitale sénégalaise a enfin reçu sa première pluie de l’hivernage ce vendredi. C’est vers 12h30 que les nuages ont commencé à se former dans le ciel de Keur Massar, annonçant l’arrivée tant attendue des premières averses.

La matinée avait pourtant été ensoleillée et étouffante, comme c’est souvent le cas à l’approche de la saison des pluies. Mais en milieu de journée, un changement soudain s’est opéré dans l’atmosphère. Un voile de nuages sombres a recouvert le ciel de Keur Massar, accompagné de quelques coups de vent, avant de laisser place à une pluie fine mais rafraîchissante.

Quelques millimètres d’eau seulement sont tombés, mais ils ont suffi à transformer l’ambiance : les rues se sont rafraîchies, la poussière a été calmée, et les habitants, surpris mais ravis, ont accueilli cette pluie avec soulagement. Ce premier épisode marque symboliquement l’entrée de Dakar dans la saison hivernale, bien que les véritables grandes pluies soient encore attendues dans les semaines à venir.

Cette première averse dakaroise s’inscrit dans un contexte plus large : plusieurs régions du pays avaient déjà enregistré leurs premières pluies. La ville sainte de Touba, par exemple, a été arrosée ce mercredi 11 juin, tandis que la région voisine de Diourbel a connu ses premières gouttes ce vendredi matin.

À Dakar comme ailleurs au Sénégal, cette pluie annonce aussi le début des travaux de saison : curage des caniveaux, entretien des routes, préparation des zones agricoles… Autant de défis récurrents auxquels les autorités et les populations vont à nouveau faire face.

Si l’averse du jour n’a pas causé de dégâts, elle rappelle néanmoins l’urgence de la préparation pour éviter les inondations récurrentes, notamment dans les zones comme Keur Massar, régulièrement touchées par les eaux stagnantes.

Accident meurtrier sur l’autoroute Ila Touba à hauteur de Bambey : une femme tuée, 15 blessés dont 7 graves

Un grave accident de la circulation s’est produit ce vendredi sur l’autoroute Ila Touba, à hauteur de Bambey. Le drame, survenu en plein jour, a impliqué un car de transport en commun et un véhicule particulier, selon les premières informations recueillies sur place.

Le bilan humain est lourd. Une mère de famille âgée de 50 ans a perdu la vie dans la collision. Quinze autres personnes ont été blessées, dont sept se trouvent dans un état jugé critique par les secours. Les victimes ont rapidement été prises en charge par les sapeurs-pompiers, dépêchés sur les lieux peu après l’accident.

Les blessés ont été évacués vers l’hôpital régional de Diourbel et le centre de santé de Bambey, afin de recevoir les soins nécessaires. L’identité des victimes n’a pas encore été communiquée.

Pour l’heure, les circonstances exactes de l’accident demeurent inconnues. Une enquête devrait être ouverte pour faire la lumière sur les causes de cette énième tragédie sur les routes sénégalaises.

Affaire Public Sn : Alioune Tine appelle au dialogue entre le gouvernement et la presse après la décision de la Cour suprême

La décision de la Cour suprême du Sénégal en faveur de la journaliste Aïssatou Diop Fall marque un tournant dans les tensions récentes entre les autorités étatiques et les patrons de presse. En réponse à ce verdict, le fondateur du Think Tank Afrikajom Center, Alioune Tine, a lancé un appel fort en faveur du dialogue et de la réconciliation.

« Il est bon d’aller maintenant vers le dialogue et la réconciliation entre le gouvernement et les patrons de presse. Personne ne gagne dans une confrontation qui affaiblit l’État de droit et la démocratie sénégalaise », a déclaré le défenseur des droits humains, en réaction à la décision judiciaire.

Le juge des référés de la Cour suprême a en effet ordonné, ce jeudi 12 juin, la suspension de la notification de cessation de parution imposée au média Public Sn, dirigé par la journaliste Aïssatou Diop Fall. Une décision qui constitue un désaveu pour le ministre de la Communication, Alioune, à l’origine de l’arrêt des activités du média concerné.

L’avocat de la journaliste, Me Abdou Dialy Kane, s’est réjoui de cette décision à la sortie de l’audience. La version écrite du délibéré est attendue en début de semaine prochaine, selon Mamadou Ibra Kane, président du Conseil des éditeurs et diffuseurs de presse du Sénégal (CDEPS).

Ce bras de fer, qui opposait depuis plusieurs semaines les autorités à un organe de presse reconnu, avait suscité l’inquiétude des défenseurs des libertés, notamment en matière de pluralisme médiatique et de respect des procédures judiciaires.

Inauguration de l’usine SAF Ingrédients à Ross Béthio : une révolution dans la transformation agroalimentaire au Sénégal

En déplacement dans le Pôle territorial Nord, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé ce vendredi à l’inauguration de l’usine SAF Ingrédients, une infrastructure industrielle inédite en Afrique, spécialisée dans la transformation de l’oignon en poudre et en lanières.

Située à Ross Béthio, dans la région de Saint-Louis, cette usine marque une avancée majeure dans le secteur agroalimentaire sénégalais. Grâce à des technologies écologiques de pointe, SAF Ingrédients transforme localement un produit largement cultivé mais jusqu’ici peu valorisé sur place : l’oignon. L’usine utilise notamment une chaudière biomasse alimentée par des balles de riz, un résidu agricole abondant dans la vallée du fleuve Sénégal, réduisant ainsi son empreinte carbone et favorisant une économie circulaire.

Dans son discours inaugural, le président Diomaye Faye a salué un « modèle d’industrialisation inclusive et durable » qui répond à plusieurs objectifs stratégiques : améliorer la sécurité alimentaire, limiter les pertes post-récolte et renforcer l’autonomie du pays en produits transformés. « Ce projet témoigne de notre volonté de construire une économie résiliente, fondée sur la valorisation de nos ressources locales et l’innovation technologique », a déclaré le chef de l’État.

L’usine SAF Ingrédients représente également un moteur de développement économique régional. Elle devrait générer plusieurs centaines d’emplois directs et indirects, stimuler les revenus des producteurs locaux d’oignons, et favoriser la structuration de filières agricoles performantes. Elle permettra également de réduire considérablement la dépendance aux importations de produits dérivés de l’oignon, utilisés dans l’industrie alimentaire, la restauration et les ménages.

Par son caractère pionnier, l’usine de Ross Béthio pourrait servir de modèle reproductible dans d’autres zones agricoles du continent africain. Elle illustre une dynamique nouvelle, portée par l’État sénégalais, pour faire émerger une industrie de transformation tournée vers l’exportation, la création de valeur locale et la durabilité environnementale.

Deux suspects arrêtés après l’agression mortelle de Modou Mbacké Ndiaye à Yeumbeul

Quelques jours après l’agression tragique ayant coûté la vie à Modou Mbacké Ndiaye, les enquêteurs du commissariat d’arrondissement de Yeumbeul-Comico ont procédé à l’arrestation de deux des quatre suspects impliqués dans cette affaire qui continue de bouleverser la population locale.

Selon des informations rapportées par Seneweb, les deux individus interpellés sont un charretier identifié sous les initiales M.N. et un mécanicien du nom de C.B. Tous deux ont reconnu leur implication dans l’agression devant les enquêteurs. Ils ont expliqué que l’objectif initial était de dérober la recette journalière de la victime à l’aide d’une pompe asphyxiante.

« Nous n’avions jamais eu l’intention de tuer Modou Mbacké Ndiaye. Nous avions convenu de l’attaquer avec une pompe asphyxiante pour partager son argent après l’acte. Cependant, nos deux complices en fuite n’ont pas respecté le plan établi », ont déclaré les mis en cause lors de leur audition.

L’enquête a permis de mieux comprendre les circonstances qui ont conduit au drame. Modou Mbacké Ndiaye travaillait comme collecteur de fonds pour le compte d’un magasin. C’est dans ce contexte que le charretier M.N., habitué des lieux, a remarqué que la victime avait souvent sur lui la recette du jour. Le mécanicien C.B., dont le garage se situe juste en face du magasin, a également observé les mêmes habitudes.

Les deux complices auraient ainsi informé les deux autres membres du groupe, actuellement en cavale, de l’opportunité que représentait leur future victime. Le quatuor aurait ensuite élaboré un plan visant à neutraliser Modou Mbacké Ndiaye sans violence excessive — du moins selon les déclarations des suspects arrêtés.

Les forces de l’ordre affirment disposer d’éléments solides pour retrouver les deux agresseurs toujours en fuite. Des recherches intensives sont en cours pour les localiser et les interpeller.

En attendant, M.N. et C.B. restent en garde à vue dans les locaux du commissariat de Yeumbeul-Comico, en attendant leur présentation devant le parquet. L’affaire suscite une vive émotion dans la banlieue dakaroise, où les riverains réclament justice pour Modou Mbacké Ndiaye, décrit par ses proches comme un jeune homme travailleur et sans histoires.

L’enquête se poursuit.

Premières pluies au Sénégal : le ministère de l’Hydraulique rassure sur la gestion des eaux pluviales

Avec l’arrivée progressive des premières pluies sur l’ensemble du territoire sénégalais, les autorités gouvernementales tiennent à rassurer les populations sur la capacité de réponse du système d’assainissement. Dans un communiqué rendu public ce jeudi, le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement a indiqué que la majorité des ouvrages hydrauliques ont bien fonctionné, notamment dans les régions récemment touchées comme Kaffrine, Kaolack, Diourbel, ainsi que dans la ville sainte de Touba.

Le ministère rappelle que l’installation de l’hivernage suit les prévisions émises par le Centre régional Agrhymet, régulièrement mises à jour par l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM). Après les premières précipitations enregistrées dans le Sud et l’Est du pays, c’est désormais la zone centre qui reçoit ses premières pluies. Une extension vers l’Ouest et le Nord est attendue dans les prochaines 72 heures, selon les dernières prévisions.

En dépit de quelques ralentissements notés dans des zones sensibles, le bilan est jugé satisfaisant par les autorités. Le communiqué précise que, dans les zones équipées, les eaux pluviales ont été évacuées dans des délais raisonnables, notamment dans les quartiers de Diouma Serigne Saliou et Darou Minane. Toutefois, certains points bas sans exutoire ont connu des accumulations d’eau temporaires, dues à la saturation des sols, à l’état d’instabilité post-saison sèche et à la poursuite de travaux d’assainissement en cours.

Face à ces défis, le ministère affirme que les équipes de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS) sont entièrement mobilisées sur le terrain. Ces équipes interviennent activement, avec un parc matériel renforcé, pour assurer le drainage par pompage dans les zones critiques. En parallèle, des mesures correctives ont été enclenchées, incluant le renforcement des équipes techniques, l’accélération des chantiers en cours, le curage intensif des canaux, ainsi que la libération des voies d’eau.

Dr Cheikh Tidiane Dièye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, a réaffirmé l’engagement de son département à respecter les délais de livraison des travaux d’assainissement, fixés au 15 juillet. Il a insisté sur la nécessité de consolider la résilience des infrastructures face aux épisodes pluvieux à venir. Le ministre a également lancé un appel à la vigilance et à la responsabilité citoyenne, exhortant les populations à ne pas jeter de déchets dans les caniveaux, ce qui entrave gravement le bon écoulement des eaux.

La mobilisation communautaire est au cœur de la stratégie de prévention. Dr Dièye a invité les comités de quartiers, les associations de jeunes, les collectifs citoyens et les volontaires à s’impliquer activement dans des opérations de nettoiement, de sensibilisation et de veille de proximité. Il a également appelé à une collaboration étroite entre les populations, les collectivités locales et les structures étatiques.

Les dispositifs du Comité national de gestion des inondations sont, selon le ministère, en état d’alerte et prêts à intervenir en cas de phénomènes extrêmes, anticipés par les bulletins météorologiques. En conclusion, le ministère a réaffirmé que la sécurité des citoyens reste une priorité absolue, et que toutes les ressources disponibles seront mobilisées pour garantir un hivernage sans grandes perturbations.

Explosion de la fraude aux examens : alerte rouge à Kolda et Sédhiou

La fraude scolaire prend des proportions alarmantes dans les académies de Kolda et de Sédhiou, à la veille des examens du baccalauréat 2025. Mamadou Wellé, superviseur régional de l’organisation de cet examen dans cette zone sud du Sénégal, a lancé un signal fort ce jeudi 12 juin, lors du Comité Régional de Développement (CRD) dédié aux préparatifs des épreuves de fin d’année. Réuni à l’hôtel de ville de Kolda, le CRD a rassemblé inspecteurs, représentants de l’administration, enseignants et partenaires éducatifs.

Dans une déclaration sans détour, Mamadou Wellé a rappelé que l’année scolaire précédente avait été marquée par de nombreux cas de fraude avérés. Des élèves avaient été surpris en flagrant délit de tricherie, compromettant la transparence du processus et jetant le doute sur la validité des résultats. Malheureusement, la situation ne s’est pas améliorée : plusieurs cas de fraude ont déjà été détectés cette année, y compris lors des examens blancs organisés en amont des épreuves nationales.

Selon le superviseur, cette recrudescence de la fraude est en grande partie facilitée par l’utilisation de nouvelles technologies, en particulier les outils d’intelligence artificielle. Ces innovations, accessibles via les smartphones ou d’autres dispositifs numériques, permettent aux candidats d’obtenir discrètement des réponses ou de stocker des informations illégales dans les salles d’examen. Mamadou Wellé a souligné que l’IA est désormais un outil de contournement qui échappe souvent à la vigilance des surveillants, rendant la tâche des encadreurs de plus en plus difficile.

Conscient de la gravité de la situation, le superviseur du baccalauréat a lancé un appel pressant aux autorités éducatives et administratives pour renforcer le dispositif sécuritaire autour des examens. Il a insisté sur la nécessité d’appliquer de manière stricte les textes et règlements en vigueur en matière de répression de la fraude scolaire. Selon lui, les surveillants doivent faire preuve d’une vigilance accrue et les élèves doivent être clairement informés des risques disciplinaires et judiciaires liés à ces pratiques.

En toile de fond de cette alerte, c’est toute la crédibilité du système éducatif qui est en jeu. Si rien n’est fait, a averti Mamadou Wellé, les diplômes délivrés pourraient perdre de leur valeur, et les efforts des élèves méritants pourraient être injustement éclipsés par des pratiques malhonnêtes. À Kolda et Sédhiou, l’heure est donc à la rigueur, à la vigilance et à la responsabilisation collective.

Forum africain des systèmes alimentaires 2025 : Dakar accueille la 19ème édition du 30 août au 5 septembre

Le Sénégal s’apprête à accueillir un événement majeur du calendrier continental : la 19ème édition du Forum africain des systèmes alimentaires (AGRF), prévue à Dakar du 30 août au 5 septembre 2025. L’annonce a été faite ce mercredi 11 juin en Conseil des ministres par le président Bassirou Diomaye Faye, qui a donné des instructions fermes pour garantir le succès de cette rencontre stratégique.

Le Chef de l’État a ainsi exhorté le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, le ministre en charge de la Jeunesse, ainsi que le Secrétaire d’État aux Coopératives et à l’Encadrement paysan, à prendre toutes les dispositions nécessaires pour une organisation sans faille de ce forum.

Le thème retenu pour cette édition est révélateur des ambitions du continent : « Jeunesse africaine : fer de lance de la collaboration, de l’innovation et de la transformation des systèmes alimentaires ». Un choix qui traduit la volonté des organisateurs de placer les jeunes au cœur de la révolution agroalimentaire africaine, en tant qu’acteurs clés de l’innovation et du changement.

Dans cette dynamique, le président Diomaye Faye a insisté sur la nécessité d’accroître l’implication et la mobilisation des jeunes dans les secteurs de l’agriculture, de l’agro-industrie et de la souveraineté alimentaire. Il a également annoncé qu’il effectuera une visite économique et de travail dans la région de Saint-Louis les 12 et 13 juin 2025, pour échanger directement avec les producteurs et industriels du secteur agricole. Cette tournée s’inscrit dans une stratégie plus large de transformation durable du système agricole national.

Par ailleurs, le président de la République a indiqué qu’il présidera, le 10 juillet 2025, le Conseil supérieur d’orientation agrosylvopastoral, une instance stratégique chargée de tracer les grandes lignes de la politique agricole et rurale du pays.

Le Forum africain des systèmes alimentaires, rendez-vous incontournable des décideurs, experts, chercheurs, entrepreneurs et acteurs agricoles du continent, représente une opportunité unique pour le Sénégal de renforcer son leadership en matière de sécurité alimentaire et d’innovation agricole.

Examens 2025 : plus de 2 000 élèves sans extrait de naissance dans l’académie de Kolda

À l’approche des examens du Certificat de Fin d’Études Élémentaires (CFEE) et du Brevet de Fin d’Études Moyennes (BFEM), l’académie de Kolda fait face à une réalité alarmante : 2 080 candidats sont recensés sans extrait de naissance. L’information a été révélée ce jeudi 12 juin, lors du Comité Régional de Développement (CRD) consacré à la préparation des examens de fin d’année.

Dans le détail, 1 909 élèves inscrits au CFEE et 171 au BFEM se présenteront sans être officiellement enregistrés à l’état civil. Ces chiffres, bien qu’inquiétants, marquent une baisse significative par rapport à 2024, où 5 325 cas avaient été signalés. Un progrès qui reste cependant insuffisant pour les autorités éducatives locales, qui continuent de tirer la sonnette d’alarme.

Selon les précisions de l’inspecteur Touré, représentant de l’Inspection d’Académie, la majorité des enfants non déclarés au CFEE sont des filles : 1 062 contre 847 garçons. Pour le BFEM, 98 garçons et 73 filles composeront sans document d’état civil. Cette tendance rappelle que les inégalités d’accès à l’état civil touchent de manière différenciée selon le genre.

Malgré les multiples campagnes de sensibilisation et les efforts conjoints de l’État, des collectivités locales et d’organisations partenaires pour améliorer l’enregistrement des naissances, le phénomène des « enfants sans identité » reste enraciné dans certaines zones rurales et périphériques. La pauvreté, l’analphabétisme, l’éloignement des services administratifs et la méconnaissance de la législation expliquent en partie cette persistance.

Un membre du CRD a rappelé que l’établissement de l’extrait de naissance n’est pas seulement un droit fondamental de l’enfant, mais également une condition essentielle à la poursuite de sa scolarité. Sans cet acte, un élève risque d’être bloqué à un moment clé de son parcours éducatif, voire d’être exclu du système.

Face à cette situation, les autorités régionales appellent à une mobilisation accrue des familles, des leaders communautaires et des élus locaux pour renforcer les actions de proximité. L’objectif : éradiquer durablement le phénomène des “enfants fantômes” et garantir à chaque enfant sénégalais une existence reconnue, aussi bien à l’école qu’à l’état civil.

Le Président Bassirou Diomaye Faye en visite à la CSS : cap sur l’autosuffisance en sucre d’ici 2030

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a effectué ce mercredi une visite stratégique à la Compagnie Sucrière Sénégalaise (CSS), fleuron de l’agro-industrie nationale basé à Richard-Toll, dans le nord du Sénégal. Accompagné d’une forte délégation gouvernementale, le chef de l’État a salué le rôle essentiel de cette entreprise dans la quête d’autosuffisance alimentaire du pays.

Employant près de 8 000 Sénégalais, la CSS s’impose comme un acteur clé du développement économique local et national. Son ambition : permettre au Sénégal de devenir autosuffisant en sucre d’ici à 2030. Une perspective alignée avec la vision du Président Diomaye Faye, axée sur « une économie souveraine, résiliente et inclusive ».

« Cette ambition s’inscrit pleinement dans la vision du Président de la République », a souligné Dr Serigne Guèye Diop, ministre du Commerce et de l’Industrie, lors de cette visite. Il a ajouté que cet engagement envers la CSS traduit la volonté ferme de l’État de soutenir les secteurs industriels stratégiques, moteurs de développement durable et garants de la sécurité alimentaire.

La visite présidentielle a été marquée par un accueil chaleureux de la part des autorités administratives, des élus locaux, des populations et des travailleurs de l’entreprise. Une mobilisation qui témoigne, selon le ministre, de l’adhésion des territoires au « projet national de transformation économique » porté par le chef de l’État.

En marge de cette visite, des échanges ont eu lieu entre la direction de la CSS et les membres du gouvernement, notamment sur les défis liés à l’augmentation de la production, l’irrigation durable, la mécanisation et la valorisation des sous-produits agricoles. Le président Faye a réaffirmé le soutien de l’État à l’investissement productif dans les filières stratégiques, tout en mettant l’accent sur l’amélioration des conditions de vie des travailleurs et des communautés riveraines.

Découverte macabre à Touba : un corps en décomposition retrouvé dans un bassin à Darou Rahmane

Une scène aussi tragique que mystérieuse a bouleversé les habitants de la ville sainte de Touba ce mercredi matin. Aux environs de 10 heures, un corps sans vie a été repéré dans un bassin situé dans le quartier de Darou Rahmane.

Selon les premiers éléments recueillis sur place, le cadavre, en état de décomposition très avancée, aurait séjourné dans l’eau depuis au moins une semaine. Cette situation a rendu impossible toute identification immédiate. Alertées par les riverains, les autorités locales se sont rapidement rendues sur les lieux, accompagnées des services de sécurité et d’agents sanitaires.

Faute d’indices exploitables permettant d’identifier le défunt — ni pièce d’identité, ni témoignage direct — les autorités ont pris la décision de procéder à une inhumation le jour même. Ce choix, dicté autant par les impératifs religieux que sanitaires, a été exécuté dans le respect des rites islamiques en vigueur dans la cité religieuse.

Mais un détail troublant attire l’attention des enquêteurs : un poème attribué à Cheikh Ahmadou Bamba, le fondateur du mouridisme, a été retrouvé soigneusement plié dans les vêtements du défunt. Ce document, considéré comme un signe de foi et de dévotion, pourrait s’avérer crucial pour mieux cerner l’identité ou les motivations de l’homme retrouvé.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de ce décès, considéré pour l’instant comme suspect. Les autorités locales appellent toute personne disposant d’informations susceptibles d’aider à l’identification du défunt à se rapprocher des services compétents.

Violences faites aux femmes et aux filles au Sénégal : un appel national à des réformes urgentes et courageuses

À l’occasion d’un atelier national rassemblant parlementaires, membres du gouvernement, ONG, institutions internationales et partenaires au développement, un constat sans équivoque a émergé : les violences faites aux femmes et aux filles restent une urgence sociale, juridique et humaine au Sénégal.

Organisé dans la ville de Saly, ce cadre d’échanges a permis de mettre en lumière les limites des politiques actuelles et l’urgence d’engager des réformes législatives profondes. Tous les intervenants, au micro de Dakaractu Mbour, ont dénoncé l’inaction et plaidé pour des mesures concrètes.

Dès l’ouverture de l’atelier, la professeure Amsatou Sow Sidibé, présidente de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), a mis les mots sur une réalité insoutenable :

« Les mutilations génitales féminines sont une atteinte grave à l’intégrité physique et psychologique des femmes. C’est une question de dignité humaine. »

Elle a également fustigé la persistance d’inégalités juridiques au sein du droit sénégalais, notamment la domination de la puissance paternelle dans l’exercice de l’autorité parentale :

« Le père reste le seul détenteur de l’autorité parentale dans beaucoup de cas. C’est une inégalité juridique profondément ancrée qui doit être abolie. »

Selon elle, les réformes ne doivent pas se limiter à des déclarations symboliques mais s’attaquer aux causes structurelles des violences faites aux femmes, en commençant par les fondements mêmes du droit de la famille.

Abdoulaye Tall, président de la Commission des lois à l’Assemblée nationale, a quant à lui dressé un tableau préoccupant de la situation :

« Plus de deux millions de filles au Sénégal ont été ou risquent d’être victimes de mutilations génitales, avec un taux de 90 % dans la région de Kédougou. Ce n’est pas admissible ! »

Il a souligné le manque d’application des lois existantes et appelé à la relance urgente du projet de Code de l’enfant, à l’arrêt depuis plusieurs années.

Le représentant du ministère de la Famille, Mamadou Ndoye, a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la vision du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, en lien avec son Projet 2050, qui ambitionne de refonder les droits de la famille et de l’enfance :

« Les violences faites aux femmes ne peuvent plus être reléguées au second plan. C’est une priorité nationale. »

Une exigence de vérité et de cohérence politique

Alioune Tine, fondateur de l’Africajom Center, a lancé un vibrant plaidoyer en faveur d’une rupture avec l’hypocrisie politique :

« Tant que les droits humains resteront instrumentalisés, nous reculerons. Le respect de la dignité des femmes doit être une priorité absolue. »

Enfin, Ismaïla Diallo, vice-président de l’Assemblée nationale, a plaidé pour une réforme globale :

« La loi sur les mutilations génitales doit être renforcée et appliquée avec fermeté. Il est également temps de relancer le débat sur un nouveau code de la famille. »

Au terme de cette rencontre soutenue par des acteurs tels que ONU Femmes, Amnesty International, ONG 3D, Africajom Center, l’Ambassade du Canada et l’Assemblée nationale, un message s’impose : les violences faites aux femmes ne peuvent plus être tolérées.

Carburant au Sénégal : Thierno Alassane Sall interroge le gouvernement sur le maintien de prix élevés malgré un contexte favorable

Le député Thierno Alassane Sall a soulevé un débat sensible en adressant une question écrite au ministre des Énergies, du Pétrole et des Mines, dénonçant le maintien de prix élevés du carburant à la pompe au Sénégal. Dans une correspondance diffusée sur ses réseaux sociaux, l’ancien ministre s’interroge sur l’absence de révision tarifaire, alors que les conditions économiques internationales et régionales militent clairement en faveur d’une baisse.

Entre le 10 juin 2024 et le 9 juin 2025, le cours du baril de Brent, référence mondiale du pétrole brut, a chuté de plus de 18 %, passant de 81,96 à 67,13 dollars. Dans le même temps, le franc CFA s’est renforcé face au dollar américain, avec un taux de change passant de 607,396 à 574,435 FCFA pour un dollar, soit une amélioration de 5,43 %. Deux facteurs qui, selon Thierno Alassane Sall, devraient mécaniquement entraîner une réduction du coût des importations de carburants.

Pourtant, sur le marché national, les prix à la pompe restent figés. Le litre de super est toujours vendu à 990 FCFA, un niveau qui place le Sénégal en tête des pays les plus chers de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). À titre de comparaison, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso affichent un tarif de 855 FCFA, le Mali 775 FCFA, et le Niger — pays enclavé en crise politique — seulement 540 FCFA. Ce différentiel de prix, qui atteint jusqu’à 45 % avec le Niger, interroge d’autant plus que les importations de carburants dans ces pays passent souvent par le port de Dakar.

Thierno Alassane Sall, également ancien ministre de l’Énergie, s’étonne qu’un pays devenu producteur d’hydrocarbures ne parvienne pas à en faire bénéficier ses citoyens à travers une baisse tangible des prix à la pompe. Il souligne que cette situation constitue une pression supplémentaire sur le pouvoir d’achat des ménages, déjà affectés par l’inflation, tout en affaiblissant la compétitivité des entreprises sénégalaises. Les secteurs du transport, de l’agriculture, de la pêche ou encore de la logistique, fortement dépendants du carburant, en subissent les conséquences au quotidien.

Le parlementaire invite le gouvernement à s’expliquer de manière transparente sur les critères de fixation des prix à la pompe. Il appelle également à une révision urgente de cette politique, à l’aune des réalités économiques actuelles et du nouveau statut énergétique du Sénégal, désormais producteur de pétrole et de gaz. Cette interpellation relance le débat sur la gouvernance des ressources naturelles et l’impact direct qu’elle devrait avoir sur le bien-être des populations.

Question écrite: Thierno Alassane Sall interpelle le gouvernement sur le prix du carburant à la pompe
Question écrite: Thierno Alassane Sall interpelle le gouvernement sur le prix du carburant à la pompe
Question écrite: Thierno Alassane Sall interpelle le gouvernement sur le prix du carburant à la pompe

Blocage de la revalorisation statutaire des greffiers : le Sytjust dénonce une « fraude administrative »

Le Syndicat des Travailleurs de la Justice (Sytjust) hausse le ton face au blocage persistant de la revalorisation statutaire des greffiers et des assistants de greffe et de parquet. En conférence de presse, Me Aya Boun Malick Diop, Secrétaire général du Sytjust, a dénoncé ce qu’il qualifie de « fraude administrative » et de « sabotage institutionnel inadmissible ».

Selon Me Diop, le blocage remonte à 2018, année au cours de laquelle deux décrets avaient été validés en Conseil des ministres pour revaloriser le statut des greffiers. Toutefois, ces textes auraient ensuite été « remplacés en catimini », sans le consentement du président de la République, par d’autres décrets introduisant des conditions nouvelles qui n’étaient ni prévues ni discutées. Pour le syndicaliste, cette manœuvre constitue une grave entorse à la légalité administrative.

« C’est une substitution illégale de décret par des textes frauduleux. Deux décrets ont été signés à l’insu du chef de l’État, introduisant des dispositions contraires à celles initialement arrêtées », a-t-il affirmé. Il pointe du doigt un groupe de juristes au sein de la fonction publique, accusés de bloquer toute tentative de correction à travers des « avis juridiques sans aucune base légale ».

Me Diop évoque une trahison manifeste de la parole de l’État. Il appelle à une réaction forte du chef de l’État, garant des institutions, face à ce qu’il considère comme une dérive grave : « Le président de la République ne saurait rester silencieux. Ce que réclame le Sytjust, c’est simplement le respect d’une décision gouvernementale. »

Face à ce blocage qui dure depuis six ans, le Sytjust en appelle à la « loyauté républicaine » et au respect de l’État de droit. Le syndicat exige la mise en œuvre immédiate des décrets originaux et entend maintenir la pression jusqu’à la réparation complète de ce qu’il considère comme une injustice administrative.

Contentieux autour de Greentech Sénégal : la maison-mère française poursuit sa filiale et sa présidente Hapsatou Sy

Une bataille judiciaire inédite oppose la société française Greentech SA à sa filiale sénégalaise, Greentech Sénégal SA, et à sa présidente Hapsatou Sy. Le différend, déjà porté devant le tribunal de commerce de Dakar, a été évoqué pour la première fois le 2 juin 2025 avant d’être renvoyé au 23 juin pour un examen plus approfondi du dossier.

À l’origine de cette affaire, un partenariat initié en 2021 entre l’entrepreneure franco-sénégalaise Hapsatou Sy et Jean-Yves Berthon, administrateur de Greentech SA. Cette collaboration s’est concrétisée par la création officielle de la société Greentech Sénégal SA le 24 juin 2022. Dans le pacte capitalistique établi à la naissance de l’entreprise, la maison-mère française détenait 72 % des parts contre 24 % pour Hapsatou Sy, qui assurait également la présidence de la filiale.

Greentech SA affirme avoir injecté un montant de 1,72 million d’euros, soit environ 1,13 milliard de francs CFA, pour permettre à la filiale sénégalaise de lancer ses activités. Selon les déclarations de la société française, ces fonds devaient couvrir l’installation des infrastructures administratives et techniques, l’achat de matières premières, l’acquisition d’un terrain à Diamniadio destiné à accueillir une usine, ainsi que des études de marché et des programmes de formation.

Cependant, près de deux ans après la mise en place de la filiale, les activités sont à l’arrêt complet. Le projet d’usine, élément central de l’ambition industrielle à Diamniadio, n’a jamais vu le jour. Un document officiel daté du 7 janvier 2025 révèle que le terrain supposé accueillir l’infrastructure est toujours sous la propriété de la Direction générale du patrimoine de l’État, jetant ainsi le doute sur la réalité des démarches engagées et sur l’utilisation effective des ressources financières mobilisées.

La société mère, s’estimant lésée, pointe du doigt un manque total de transparence dans la gestion de la filiale. Elle affirme avoir débloqué en plus 353 000 euros, soit environ 231,5 millions de francs CFA, pour couvrir des frais liés au foncier et à des études architecturales. Malgré cela, Greentech SA dit n’avoir jamais pu accéder aux comptes ni obtenir de justificatifs fiables sur l’emploi des fonds. C’est pourquoi elle réclame aujourd’hui la désignation d’un expert judiciaire indépendant chargé de vérifier l’utilisation des ressources investies.

Face à ces accusations, Hapsatou Sy rejette en bloc les reproches de la maison-mère. Elle accuse à son tour Jean-Yves Berthon d’avoir volontairement saboté le projet et abandonné les employés sénégalais, laissant l’entreprise dans une impasse totale. Pour elle, la responsabilité du blocage incombe à la partie française.

Le litige, qui illustre les tensions parfois vives dans les partenariats économiques internationaux, sera de nouveau au cœur des débats judiciaires le 23 juin prochain devant le tribunal de commerce de Dakar. L’issue de ce bras de fer financier pourrait bien influencer d’autres initiatives d’investissement entre sociétés européennes et partenaires africains.

Détention de Mansour Faye à Rebeuss : un calme qui intrigue ses visiteurs

L’ancien ministre et maire de Saint-Louis, Mansour Faye, continue de susciter l’attention malgré son incarcération à la prison de Rebeuss. Selon le journal Les Échos, l’homme politique a reçu une vague de visiteurs venus lui témoigner leur soutien ce mardi, une affluence massive qui a marqué les observateurs.

D’après le quotidien, la majorité des visiteurs provenait de sa ville natale, Saint-Louis. Ils ont tenu à lui manifester leur solidarité en ces moments difficiles. Certains sont arrivés très tôt dans la matinée, mais en raison de la forte affluence, ce n’est que dans l’après-midi qu’ils ont pu échanger quelques mots avec lui.

Mais au-delà de l’aspect purement humain de ces visites, c’est l’attitude de Mansour Faye qui a le plus marqué les esprits. À en croire les témoignages recueillis par Les Échos, l’ancien ministre affiche un calme surprenant, presque déroutant.

« Il est si détendu que certains se demandent s’il réalise vraiment qu’il est en détention », confie un proche ayant pu s’entretenir avec lui.

Malgré sa position délicate – celle d’un homme politique incarcéré dans un contexte post-alternance tendu – Mansour Faye semble conserver une sérénité déconcertante. Un calme qui, pour certains, traduit une confiance inébranlable dans l’issue de sa situation judiciaire, et pour d’autres, une forme de résilience face à l’épreuve.

Rappelons que Mansour Faye, beau-frère de l’ancien président Macky Sall, fut ministre sous le précédent régime et maire de la vieille ville de Saint-Louis. Son arrestation, intervenue récemment, continue d’alimenter les débats politiques, notamment sur les lendemains de l’alternance et les règlements de comptes présumés.

Thierno Alassane Sall dénonce une « traque politique » et critique les reniements de Pastef

Dans une récente publication sur le réseau social X, Thierno Alassane Sall, député et président du parti La République des Valeurs, a vivement dénoncé la gestion sécuritaire et judiciaire du régime actuel. Selon lui, au lieu de répondre aux préoccupations majeures des citoyens, notamment en matière d’insécurité, le pouvoir préfère s’acharner sur les opposants politiques.

« L’insécurité est la hantise des populations, les braquages se multiplient, mais le pouvoir s’illustre dans la traque de celles et ceux qui ne pensent pas comme lui », écrit-il avec amertume. Thierno Alassane Sall dénonce une instrumentalisation flagrante de la justice et des institutions répressives, évoquant une année marquée par un nombre record de convocations et d’emprisonnements pour des propos qualifiés d’offensants. Il souligne l’ironie de la situation, venant d’un groupe politique — allusion claire à Pastef — qui s’est lui-même illustré par l’insulte, la calomnie et l’intimidation comme armes politiques, ce qui selon lui « frise le ridicule ».

L’élu n’épargne pas Pastef, dont il critique les contradictions et les reniements. Le parti, qui avait promis la suppression du délit d’offense au chef de l’État, est selon lui loin d’avoir tenu cet engagement. Pire encore, Thierno Alassane Sall reproche à Pastef et à ses députés d’avoir justifié l’amnistie de présumés criminels liés à des événements violents en invoquant les libertés publiques, tout en se montrant eux-mêmes très intolérants à toute critique ne flattant pas leur position.

Pour conclure, il affirme que Moustapha Diakhaté, récemment convoqué et placé en garde à vue, s’ajoute à la liste des « prisonniers politiques », illustrant selon lui l’usage abusif de la justice pour réprimer l’opposition et museler la liberté d’expression dans le pays.

Convocation de Moustapha Diakhaté : Thierno Bocoum dénonce une « violation flagrante de la Constitution sénégalaise »

La convocation de Moustapha Diakhaté par la Division des investigations criminelles (DIC) continue de susciter une vague d’indignation dans la classe politique sénégalaise. Thierno Bocoum, président du mouvement Agir et ancien député, a vivement réagi sur sa page Facebook, dénonçant une « violation flagrante de la Constitution » et une atteinte grave à la liberté d’expression au Sénégal.

Dans une publication virulente, l’opposant a souligné que cette convocation marque un tournant inquiétant pour le régime en place. Selon lui, elle ne s’inscrit pas dans une simple démarche administrative, mais révèle une volonté manifeste de réprimer les opinions divergentes. Bocoum invoque explicitement la Constitution sénégalaise, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (article 9), ainsi que le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (article 19), pour rappeler que la liberté d’expression est un droit fondamental garanti tant par le droit national que par les conventions internationales auxquelles le Sénégal est partie.

Il estime que rien, dans une République digne de ce nom, ne justifie qu’un citoyen soit inquiété pour avoir exprimé ses opinions, aussi critiques soient-elles, dès lors qu’elles ne constituent pas des appels à la haine ou à la violence. Pour lui, l’État sénégalais répond désormais aux critiques non pas par des réformes, mais par l’intimidation et la répression.

Thierno Bocoum n’a pas épargné le Premier ministre Ousmane Sonko, qu’il accuse d’avoir renié les principes qu’il incarnait autrefois. « Le Premier ministre, au lieu d’incarner une rupture avec les dérives du passé, s’est tristement mué en effaceur d’opinions, en l’assumant devant l’hémicycle, là où le pays attendait de lui un bâtisseur d’avenir », écrit-il.

Dans une formule lourde de sens, l’opposant affirme que ce n’est pas Moustapha Diakhaté qui est véritablement visé, mais bien la liberté d’expression dans son ensemble. Il accuse le pouvoir de faire preuve de nervosité, de fébrilité, et d’instrumentaliser les institutions judiciaires pour « traquer les mots, surveiller les esprits et réprimer la pensée ». Selon lui, la justice ne doit jamais être utilisée comme un outil politique, mais rester garante des droits et des libertés fondamentales.

La publication se conclut sur un appel clair : « Relâchez Moustapha Diakhaté et l’ensemble des détenus politiques injustement pris en otage… ». Une déclaration qui vient s’ajouter aux nombreuses voix qui réclament une justice indépendante et respectueuse des droits civils au Sénégal, dans un climat politique de plus en plus tendu.

Yeumbeul : un commerçant sauvagement tué devant sa famille, la banlieue sous le choc

La localité de Yeumbeul Nord, dans la banlieue de Dakar, est plongée dans la stupeur après un meurtre d’une rare violence survenu jeudi soir. Modou Mbacké, un commerçant de 32 ans, père de deux jeunes enfants et gérant d’une quincaillerie du quartier, a été tué alors qu’il rentrait chez lui aux alentours de 20h30. L’attaque s’est déroulée à quelques pas seulement de son domicile, dans une ruelle sombre et mal éclairée, devant des membres de sa famille impuissants.

D’après les premiers témoignages recueillis sur les lieux, trois individus circulant à moto ont suivi leur victime, ciblant sans doute la recette de sa journée qu’il transportait dans une sacoche. Malgré une tentative de résistance désespérée, le commerçant a été violemment agressé et poignardé à cinq reprises. Les assaillants se sont ensuite enfuis avec la sacoche, laissant Modou Mbacké grièvement blessé. Il a succombé à ses blessures alors qu’il était évacué en ambulance.

Ce drame a provoqué une onde de choc dans le quartier. La scène s’est déroulée sous les yeux d’une sœur de la victime, témoin direct de l’horreur. « Il s’est battu jusqu’au bout pour défendre le fruit de son travail », a-t-elle déclaré, bouleversée.

Au-delà de l’émotion, ce meurtre relance le débat sur l’insécurité persistante dans la banlieue dakaroise. Selon les données récentes, les vols avec violence y ont augmenté de 18 % depuis le début de l’année. Les commerçants de Yeumbeul, rassemblés devant la boutique du défunt, dénoncent l’absence de patrouilles policières régulières et disent vivre dans une peur constante. « Nous travaillons la peur au ventre chaque jour. Cela ne peut plus durer », s’indigne l’un d’eux.

La police du commissariat de Yeumbeul-Comico a ouvert une enquête. Les assaillants, qui auraient agi à visage découvert, ont été captés par une caméra de surveillance installée à proximité. Ces images, exploitées par les enquêteurs, pourraient permettre une identification rapide des auteurs du meurtre.

En attendant, la famille Mbacké et toute une communauté pleurent un homme connu pour son honnêteté et son dévouement au travail, victime d’une violence devenue trop banale dans certains quartiers.

Scandale géotechnique : la société TFG accusée de falsifications massives de données techniques sur des chantiers stratégiques

La société « Tout Faire Géotechnique » (TFG), dirigée par Mme Cissé née Penda Sow, est aujourd’hui au centre d’un scandale majeur de falsification de documents techniques, mettant en cause l’intégrité et la sécurité de nombreux chantiers à travers le Sénégal. L’affaire, révélée par L’Observateur, secoue le secteur du bâtiment et des travaux publics, en raison de la gravité des faits reprochés et de leurs implications potentielles sur des infrastructures stratégiques.

Selon les éléments issus de l’enquête menée par la Section de recherches de Dakar, Mme Penda Sow aurait institutionnalisé une pratique frauduleuse dans sa gestion de l’entreprise. Elle est accusée de faux et usage de faux en écriture privée pour avoir validé, supervisé ou encouragé la production de rapports techniques falsifiés, notamment des rapports de sondages géotechniques et d’analyses de laboratoire. Dans plusieurs cas, les enquêteurs affirment que ces documents n’étaient appuyés sur aucune étude réelle, mais qu’ils avaient été retouchés, tronqués ou simplement inventés.

C’est un chantier mené à Kolda pour le compte de la Société sénégalaise de voirie et des travaux publics (SVTP) qui aurait mis la puce à l’oreille des contrôleurs. Dans ce projet, la TFG aurait déclaré une profondeur de forage de 15 mètres sur un site où les techniciens n’avaient pu descendre au-delà de 13,50 mètres. Ce mensonge volontaire aurait été intégré dans le rapport final destiné au client, dans le but de masquer un échec technique et de préserver la réputation de l’entreprise.

Plus troublant encore, dans un dossier lié à la société chinoise Shanxi Cig (International Construction Group), les enquêteurs ont mis la main sur plusieurs rapports de formulation de béton, de mortier et d’agglomérés, tous signés par la TFG, mais sans qu’aucune analyse réelle n’ait été effectuée. Les documents avaient été remis aux services de contrôle comme s’ils étaient le fruit d’un processus scientifique rigoureux, alors qu’il n’en était rien. L’enquête conclut que cette falsification a été ordonnée expressément par Mme Sow, en violation flagrante des normes en vigueur.

Face à cette dérive, certains techniciens de l’entreprise auraient refusé de participer à la falsification des documents. Mais loin de reconsidérer sa position, la directrice aurait préféré écarter les collaborateurs réticents pour les remplacer par des employés plus dociles, selon les témoignages recueillis.

Dans un autre épisode de cette affaire, des documents techniques liés au chantier de l’autoroute de l’eau, réalisé par la société Sinohydro, comportaient la signature d’un technicien de TFG, Mor Camara, pour des essais prétendument effectués sur du ciment. Or, le technicien en question a nié formellement avoir mené ces tests, ni même avoir autorisé l’utilisation de son nom. Cette usurpation d’identité constitue, aux yeux des enquêteurs, un élément clé dans la démonstration d’une fraude organisée, impliquant directement la direction de la société.

Des spécialistes interrogés estiment que les actes reprochés à la TFG ne relèvent pas uniquement d’une escroquerie technique, mais qu’ils constituent un danger manifeste pour la vie d’autrui. Chaque rapport falsifié représente une faille potentielle dans les fondations d’infrastructures essentielles, telles que les routes, ponts ou bâtiments publics. En maquillant la réalité des sols ou la résistance des matériaux, TFG aurait mis en danger des vies, en fragilisant la base même des structures destinées à durer des décennies.

Mme Cissé Penda Sow a été placée en garde à vue le mardi 3 juin 2025 par la Section de recherches de Dakar. Elle pourrait être poursuivie pour mise en danger de la vie d’autrui, faux et usage de faux, usurpation d’identité et escroquerie aggravée. Ce dossier, à la croisée du droit pénal, de l’ingénierie et de la responsabilité sociale, révèle les failles d’un système de contrôle insuffisant dans un secteur aussi stratégique que celui des grands travaux publics.

Mboro-sur-Mer : Un violent accident fait 6 morts et 9 blessés

Un drame s’est produit ce mardi à Mboro-sur-Mer, dans la région de Thiès, à proximité immédiate du centre de formation CIFOP. Une collision particulièrement violente impliquant trois véhicules a causé la mort de six personnes, selon un bilan encore provisoire.

L’un des véhicules en cause transportait dix passagers, soit bien au-delà des sept places autorisées, selon les premières informations relayées par le journaliste Ayoba Faye. Cette surcharge pourrait avoir contribué à la gravité de l’accident, même si les circonstances précises restent encore à déterminer.

Neuf blessés ont été recensés sur place, dont plusieurs seraient dans un état critique. La gendarmerie, arrivée rapidement sur les lieux, a entamé les premières constatations. Une ambulance a pu intervenir dans les minutes suivant le drame, en attendant le renfort des sapeurs-pompiers de Tivaouane.

La violence du choc et le nombre élevé de victimes ont semé l’émoi dans la localité de Mboro, déjà confrontée à de nombreuses préoccupations en matière de sécurité routière. Cet accident relance le débat sur le respect des normes de transport et la vétusté de certains véhicules en circulation.

Les autorités locales devraient prochainement communiquer un bilan définitif, ainsi que les résultats des premières investigations sur les causes de ce drame.

Ismaïla Sarr floué : 74 millions de FCFA perdus dans une arnaque immobilière à Diamniadio

L’attaquant international sénégalais Ismaïla Sarr, sociétaire de Crystal Palace en Premier League, a été victime d’une vaste escroquerie immobilière à Diamniadio, selon des révélations du journal Libération. Le joueur aurait perdu au total 74 millions de francs CFA dans une opération d’acquisition immobilière qui s’est révélée frauduleuse.

Au départ, la presse évoquait un préjudice de 32 millions de francs CFA. Mais les dernières avancées de l’enquête montrent que Sarr a en réalité effectué deux transactions distinctes de 32 millions, soit 64 millions de francs CFA, pour l’achat de deux appartements dans la nouvelle ville de Diamniadio. À cela s’ajoute un investissement de 10 millions destiné à l’aménagement de l’un des logements.

Mais la mauvaise surprise ne s’est pas fait attendre. C’est en voulant s’installer que l’ailier sénégalais a découvert que le bien immobilier ne lui appartenait pas légalement. Les documents fournis par les prétendus vendeurs se sont avérés falsifiés ou inexistants. Stupéfait et impuissant, Ismaïla Sarr a été contraint de quitter les lieux, ses effets personnels ayant été jetés à la rue.

Cette affaire soulève à nouveau la question de la fiabilité de certaines transactions immobilières dans le pays, en particulier dans les zones en forte expansion comme Diamniadio. Elle met également en lumière les risques auxquels même les personnalités publiques ne sont pas à l’abri, malgré leurs moyens et leur notoriété.

Ngathie Naoudé / Randonnée pédestre du Souvenir : l’ASC Réveil se souvient de feu Ousseynou Diop, disparu il y a 8 ans

Famille, amis, voisins et passionnés de marche se sont réunis à Ngathie Naoudé pour honorer la mémoire de feu Ousseynou Diop, disparu il y a huit ans. Une disparition qui avait profondément affecté toute une communauté.

Organisée par l’ASC Réveil de la zone 1, commune de Ngathie Naoudé, région de Kaolack, cette marche commémorative a rassemblé plus de 200 personnes venues de divers horizons de la commune. Un bel hommage rendu à un homme qui, de son vivant, vouait un amour profond à la nature et au sport.

« Cette randonnée pédestre est une manière de garder vivant son esprit », a témoigné Aliou Badara Diop, chargé de communication de l’ASC Réveil et proche du défunt.

Ce dernier a également souligné l’importance du sport dans nos vies. Pour lui, dans un monde de plus en plus dominé par le stress, la sédentarité et les maladies chroniques, le sport apparaît comme un véritable remède miracle.

« Le sport est aussi un facteur de cohésion sociale. Il crée des liens entre les générations. C’est pourquoi nous encourageons sa pratique dès le plus jeune âge. C’est un investissement pour un avenir plus sain, plus solidaire et plus épanoui », a-t-il affirmé.

Le nom de feu Ousseynou Diop évoque respect, dévouement et souvenirs impérissables. Homme de foi, il a marqué l’histoire locale par son engagement sans faille en faveur du développement communautaire.

« Il disait toujours que notre richesse, c’est notre unité. Il a consacré sa vie à rassembler les gens autour des projets du village. C’était plus qu’un citoyen, c’était une véritable boussole morale. Il a semé l’amour du bien commun, et nous devons continuer à arroser cette graine », a rappelé Aliou Badara Diop.

C’est donc tout naturellement que les populations de Ngathie Naoudé – jeunes, anciens sportifs et membres de sa génération – ont choisi cette date pour lui rendre un hommage mérité.

Manchester – Meurtre d’Ibrahima Seck, 14 ans : le cri d’une mère en quête de justice

Dans un récit bouleversant livré au journal L’Observateur ce mardi 10 juin, Aïcha Ba, mère du jeune Ibrahima Seck, est revenue sur les circonstances tragiques ayant conduit à la mort de son fils, poignardé à seulement 14 ans, le lendemain de la Tabaski, à Manchester (Royaume-Uni). Entre incompréhension, colère et immense chagrin, elle raconte l’escalade de violence qui a coûté la vie à son enfant.

Tout commence dans la matinée du dimanche, lorsqu’une femme frappe à la porte de la famille Seck. C’est la mère de Freedom, un ami nigérian des enfants, venue récupérer son fils qui avait passé la nuit chez eux à leur insu. Peu après, la police se présente à son tour. Aïcha comprend alors que Freedom s’était réfugié chez eux pour échapper à une bande de jeunes du quartier Moston.

Vers 16 heures, Ibrahima et ses frères sortent de chez eux pour accompagner un ami, Clinton, à un arrêt de bus situé à quelques mètres. C’est là qu’ils sont pris à partie par un groupe d’adolescents mené par un certain Donteh. L’un d’eux remet un couteau à Donteh. La tension monte. Bien qu’Ibrahima ne soit pas directement impliqué, il tente de fuir la scène.

Souffrant d’asthme, Ibrahima cherche à se réfugier dans un hôtel voisin, le Fairway Inn, mais il trébuche. Donteh, à vélo, le poursuit, le rattrape et lui plante un couteau en pleine poitrine avant de prendre la fuite. Le jeune garçon, grièvement blessé, parvient à se traîner jusqu’à une maison voisine, suppliant une habitante : « Je ne veux pas mourir ». Il perd connaissance peu après.

Transporté par hélicoptère à la Royal Infirmary de Manchester, Ibrahima succombera à ses blessures.

« J’ai cru que le ciel me tombait sur la tête »

Le choc est brutal pour la famille. Le père aperçoit les gyrophares et se rend sur les lieux. L’un des frères d’Ibrahima accourt, paniqué : « Maman, ils ont poignardé Ibrahima ! ». Aïcha s’effondre. « J’ai cru que le ciel me tombait sur la tête », murmure-t-elle, la voix brisée par l’émotion.

Selon la mère du défunt, le drame trouve ses racines dans un différend opposant Ibrahima à une jeune fille d’origine nigériane nommée Precious. Cette dernière aurait exigé qu’il s’excuse à genoux après une altercation. Face à son refus, elle serait revenue avec un groupe qui a agressé Ibrahima dans un bus. La tension n’a cessé de monter depuis, malgré l’intervention de la police et l’installation de caméras de surveillance devant le domicile familial.

La famille avait d’ailleurs sollicité à plusieurs reprises un relogement, craignant pour sa sécurité. « Tout était prêt, il ne manquait qu’un document de la police », regrette Aïcha, la voix pleine d’amertume.

Aujourd’hui, la douleur immense de cette mère est doublée d’un besoin de vérité et de justice. Elle affirme que la police a arrêté le principal suspect, Donteh, ainsi que sa sœur et leur mère. L’ambassade du Sénégal a promis de rapatrier la dépouille d’Ibrahima, mais ses parents attendent avant tout que les auteurs de ce crime répondent de leurs actes.

« Je veux que justice soit faite pour mon fils. Il ne méritait pas ça », lance Aïcha Ba, dans un cri du cœur qui résonne comme un appel au respect de la vie, même dans l’exil.

Kolda : Fabouly Gaye brise le silence après son arrestation dans une affaire foncière

L’ancien président du Conseil régional de Kolda et actuel adjoint au maire, Fabouly Gaye, s’est exprimé publiquement pour la première fois depuis sa mise en garde à vue liée à un différend foncier qui avait suscité beaucoup de spéculations, surtout à la veille de la Tabaski. Devant la presse locale, il a tenu à donner sa version des faits pour lever les zones d’ombre sur cette affaire.

Selon lui, la parcelle à l’origine du litige avait été acquise de manière régulière. Cependant, des modifications apportées ultérieurement par l’administration au plan d’aménagement de la commune ont redéfini cette zone comme un espace public. Ce changement administratif a compliqué la situation pour l’acquéreur de la parcelle, qui envisageait de la revendre, et a indirectement mis en cause l’ancien propriétaire, Fabouly Gaye.

L’homme politique assure toutefois que la situation a été résolue dans le strict respect des règles. « Tout s’est réglé légalement. L’acheteur a pu entrer dans ses droits, comme je l’avais toujours souhaité », a-t-il précisé.

Fabouly Gaye a également tenu à remercier les Koldois pour leur élan de solidarité. Il s’est dit touché par le soutien de nombreux citoyens, même s’il a aussi constaté que certains adversaires ont profité de l’affaire pour souhaiter son isolement ou sa chute politique. « Je ne suis pas fautif, et cela finira par se savoir », a-t-il martelé.

Par cette déclaration, Gaye cherche manifestement à restaurer son image, affirmant que l’affaire repose sur une confusion administrative plutôt que sur une intention frauduleuse. Reste à savoir si cette mise au point suffira à apaiser les tensions et à clore définitivement ce dossier dans l’opinion publique locale.

Crise Foncière à Fass Diacksao : Plus de 30 hectares menacés, la colère gronde

À Fass Diacksao, dans la municipalité de Koul, située dans le district de Tivaouane, une crise foncière préoccupante est en train d’éclater. Plus de trente hectares de terres agricoles, utilisées par les communautés locales depuis plus de quatre-vingts ans, sont aujourd’hui au cœur d’un conflit intense. Ces terres sont actuellement menacées par un projet privé de développement immobilier ou commercial. Le promoteur, après avoir investi plus de soixante millions de francs CFA, a lancé des opérations de construction sur ces parcelles sans que les populations locales ne soient consultées ni informées au préalable.

Les habitants de Fass Diacksao, qui vivent essentiellement de l’agriculture sur ces terres, expriment une profonde colère et un grand désarroi. Ils dénoncent une tentative d’accaparement clandestine, menée sans aucun respect pour leurs droits coutumiers et traditionnels. Cette situation est d’autant plus sensible que certains responsables locaux seraient complices, ou du moins négligents face à cette situation, ce qui suscite une défiance croissante à leur égard. Le maire de Koul, Modou Fall, est notamment critiqué pour son silence et son refus d’engager un dialogue constructif avec les populations affectées. Cette posture est perçue comme condescendante et irresponsable, amplifiant la frustration des habitants.

Malgré une plainte officielle déposée auprès des autorités compétentes, les travaux de construction se poursuivent sans interruption, provoquant un sentiment d’impuissance et d’injustice chez les résidents. Ceux-ci sont scandalisés par ce qu’ils perçoivent comme une impunité flagrante, une violation manifeste de leurs droits fonciers et une absence de protection de leurs terres ancestrales. Dans un climat social tendu, certains habitants évoquent désormais la possibilité d’organiser des manifestations pour se faire entendre et défendre leurs droits si aucune mesure corrective n’est prise rapidement.

Cette crise rappelle des situations similaires survenues dans d’autres localités sénégalaises, comme Ndingler ou Kossy, où les abus dans la gestion foncière ont aussi causé de profondes divisions et souffrances. La situation à Fass Diacksao illustre une fois de plus les difficultés persistantes liées à la gouvernance du foncier au Sénégal, un enjeu crucial pour la stabilité sociale et économique du pays.

Face à cette crise, les communautés locales lancent un appel pressant à l’État ainsi qu’aux autorités judiciaires et administratives pour qu’elles interviennent rapidement afin de protéger leurs droits. Elles demandent la suspension immédiate des travaux et une enquête impartiale sur cette affaire. Leur revendication principale est la sauvegarde de leurs terres, héritées de leurs ancêtres, qui constituent le fondement même de leur existence et de leur développement. Elles insistent également sur la nécessité d’instaurer une gestion équitable, transparente et respectueuse du foncier, afin d’éviter que ce type de conflit ne se reproduise à l’avenir.

Falémé : un site d’orpaillage clandestin démantelé à Bokodi par les forces armées

La lutte contre l’orpaillage clandestin se poursuit dans l’est du pays. Ce samedi, un nouveau site illégal a été démantelé aux environs de Bokodi, dans le cadre de l’Opération ORIENTALE, conduite par les forces armées dans la zone militaire n°4, selon un communiqué de la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA).

Lors de cette opération de sécurisation, les militaires ont saisi 34 motopompes, 3 groupes électrogènes, ainsi que divers autres équipements servant à l’exploitation illégale de l’or. Le site a été entièrement neutralisé.

Cette intervention s’inscrit dans une série d’actions ciblées menées dans la zone de la Falémé, frontalière avec le Mali, régulièrement affectée par l’orpaillage clandestin. Ces activités, souvent aux mains de réseaux transfrontaliers, causent de graves préjudices à l’environnement, à l’économie locale, mais aussi à la sécurité dans les zones reculées.

Les autorités militaires, engagées dans une démarche de restauration de l’ordre public, réaffirment leur détermination à éradiquer les sites illégaux d’orpaillage qui prolifèrent dans la région. Selon la DIRPA, d’autres opérations sont en cours, et des saisies similaires ont déjà été effectuées au cours des derniers mois.

Falémé / Lutte contre l’orpaillage clandestin : un nouveau site démantelé à Bokodi (Dirpa)
Falémé / Lutte contre l’orpaillage clandestin : un nouveau site démantelé à Bokodi (Dirpa)

Thiaroye : des squelettes et des balles exhumés lors des fouilles sur le massacre de 1944

Près de 80 ans après l’un des épisodes les plus sombres de la colonisation française en Afrique de l’Ouest, des squelettes humains porteurs de balles ont été exhumés dans le cimetière militaire de Thiaroye, près de Dakar. Cette découverte, révélée par l’AFP mercredi 4 juin, survient dans le cadre de fouilles archéologiques inédites, initiées par le gouvernement sénégalais pour faire toute la lumière sur le massacre des tirailleurs africains perpétré le 1er décembre 1944.

Les travaux, entamés début mai, ont permis de localiser des restes humains dans une section du cimetière où reposeraient des victimes de la tuerie. Certaines des balles retrouvées dans les corps sont logées au niveau de la poitrine, et présentent des calibres différents, selon une source proche du dossier. Une expertise balistique est en cours pour identifier les armes utilisées, tandis que des analyses ADN pourraient contribuer à l’identification des victimes.

Le massacre de Thiaroye reste à ce jour l’un des plus grands tabous de la mémoire coloniale française. Les tirailleurs, majoritairement ouest-africains, venaient d’être rapatriés des combats en Europe. Ils réclamaient le paiement de leurs arriérés de solde. En réponse, l’armée française avait ouvert le feu sur eux, sur ordre de sa hiérarchie.

Les autorités coloniales avaient officiellement reconnu 35 morts, mais plusieurs historiens estiment que plus de 300 à 400 soldats africains ont été tués. Le lieu exact des inhumations, tout comme l’identité précise des victimes, reste largement inconnu.

Depuis des années, des chercheurs africains réclamaient la conduite de fouilles sur les lieux, notamment au camp militaire de Thiaroye et dans le cimetière adjacent. Ce n’est qu’en février 2025 que le gouvernement sénégalais a franchi le pas, affirmant vouloir « la manifestation de toute la vérité », face au silence persistant des autorités françaises.

En novembre 2024, la France a reconnu officiellement le massacre, la veille du 80e anniversaire de la tragédie. Une commémoration à grande échelle avait alors été organisée à Dakar par le gouvernement sénégalais, mettant en lumière les enjeux mémoriels et historiques autour de cette tuerie.

En avril 2024, un comité de chercheurs sénégalais a été mis en place pour rédiger un rapport historique. Sa remise au gouvernement, initialement prévue pour le 3 avril, a été reportée sans explication officielle.

Cette campagne de fouilles représente une étape cruciale dans le travail de mémoire et pourrait enfin apporter des preuves matérielles irréfutables du massacre. Elle constitue également un acte de souveraineté mémorielle, dans un contexte où le Sénégal, sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye, affirme sa volonté de reprendre le contrôle sur les récits historiques qui ont longtemps été occultés ou minimisés.

Incendie au marché central de Linguère : trois cantines ravagées, de lourdes pertes enregistrées

Un incendie d’une rare intensité a frappé le marché central de Linguère, ce samedi après-midi, en pleine célébration de la Tabaski. Le feu, qui s’est déclaré aux environs de 15 heures, a détruit trois cantines, dont des ateliers de tailleurs, ainsi que plusieurs étals de commerçants. Les dégâts matériels sont considérables.

Des machines à coudre, du matériel de couture et de nombreux stocks de marchandises ont été réduits en cendres. Si aucune perte humaine n’a été signalée, l’impact économique est lourd pour les commerçants sinistrés, qui tentaient encore ce dimanche de faire l’inventaire des biens perdus.

Alertée rapidement, la compagnie locale des sapeurs-pompiers s’est mobilisée pour contenir les flammes. « Grâce à leur réactivité, le feu a été circonscrit avant qu’il ne se propage davantage », a indiqué l’adjudant-chef Papa Élimane Ndour, commandant de la compagnie des sapeurs-pompiers, à l’Agence de presse sénégalaise (APS).

Sur place, des témoins ont salué le professionnalisme des soldats du feu. « Sans leur intervention, les dégâts auraient été bien plus graves », a confié un tailleur, encore sous le choc, préférant garder l’anonymat.

Pour l’heure, les causes de l’incendie demeurent inconnues. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie afin de déterminer l’origine du sinistre et d’identifier d’éventuelles négligences ou actes malveillants.

En attendant les résultats des investigations, les commerçants touchés interpellent les autorités locales pour un accompagnement rapide, notamment sous forme de soutien matériel ou financier. Certains appellent également à une meilleure sécurisation du marché, régulièrement exposé à des risques liés aux installations électriques vétustes ou aux conditions de stockage.

Tabaski 2025 : le Sénégal dépasse ses besoins en moutons avec un taux de couverture de 114 %

À l’occasion de l’Aïd El-Kébir 2025, le Sénégal a enregistré une performance inédite dans la gestion de l’approvisionnement en moutons. Le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, a annoncé que les besoins nationaux ont été couverts à 114 %, saluant une mobilisation exemplaire des acteurs de la filière.

« Le marché a été extrêmement bien ravitaillé, avec un taux de couverture dépassant les attentes », a déclaré le ministre, samedi, après la prière de l’Aïd célébrée à la mosquée Massalikoul Jinaan, à Dakar. Cette abondance résulte d’une stratégie de coordination rigoureuse, déployée à travers 296 marchés à bétail répartis sur l’ensemble du territoire.

Le ministre a souligné que l’effort a particulièrement bénéficié aux ménages les plus modestes, qui ont pu accéder plus facilement à un mouton, grâce à une meilleure régulation de l’offre et une relative stabilité des prix.

Cette réussite, selon Mabouba Diagne, s’explique aussi par l’appui direct des plus hautes autorités : le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et le Premier ministre Ousmane Sonko, ont soutenu les éleveurs en distribuant 2 570 tonnes d’aliments pour bétail, facilitant ainsi la préparation et l’acheminement du cheptel vers les zones de consommation.

Au sortir de la prière, le ministre a formulé des vœux de paix, de prospérité et de cohésion nationale, appelant les Sénégalais à préserver « l’esprit de solidarité et de fraternité » qui a marqué cette fête. « Continuons de prier pour la stabilité de notre pays et pour le pardon divin », a-t-il conclu.

Avec cette Tabaski réussie sur le plan logistique, le gouvernement confirme sa volonté d’assurer une souveraineté alimentaire progressive et un soutien concret aux producteurs locaux, en droite ligne avec les priorités affichées du nouveau régime.

Tabaski 2025 : Le Président Bassirou Diomaye Faye accorde sa grâce à 1 466 détenus

À l’occasion de la fête de la Tabaski, célébrée ce week-end par des millions de fidèles musulmans à travers le Sénégal, le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a pris une mesure forte de clémence. Conformément à la Constitution et dans le respect de la tradition républicaine, 1 466 détenus ont bénéficié d’une grâce présidentielle, leur permettant de recouvrer la liberté.

Cette décision, prise dans un esprit de pardon, d’humanité et de cohésion sociale, concerne principalement des délinquants primaires, des détenus présentant des garanties de réinsertion, des personnes âgées, gravement malades ainsi que des mineurs. Tous ces profils ont été soigneusement examinés par les services compétents avant d’être retenus dans le cadre de cette mesure exceptionnelle.

Le président Diomaye Faye, fidèle à ses engagements en faveur d’une justice humaniste et réformatrice, a ainsi saisi cette fête symbolique pour offrir une seconde chance à des citoyens, leur permettant de retrouver leurs familles et d’espérer une meilleure réintégration dans la société.

Cette grâce présidentielle s’inscrit dans une volonté de renforcer le tissu social, de promouvoir la paix et de rappeler l’importance du pardon et de la solidarité en cette période de fête. Elle constitue aussi un geste fort en direction des familles éprouvées par l’absence prolongée de leurs proches, et un signal d’espoir pour ceux qui aspirent à une réhabilitation sincère.

Ngathie Naoudé / Randonnée pédestre du Souvenir : L’ASC Réveil se souvient d’un homme disparu il y a 8 ans

Famille, amis et voisins passionnés de marche se sont réunis pour honorer la mémoire de feu Ousseynou Diop, disparu il y a huit ans. Une disparition qui avait profondément affecté toute une communauté.

« Cette randonnée pédestre est organisée par l’ASC Réveil de la zone 1 de la commune de Ngathie Naoudé, dans la région de Kaolack. Cette marche commémorative a rassemblé plus de 200 personnes, venues de divers horizons de la commune. Ousseynou Diop était une personne qui aimait profondément la nature et le sport. Cette randonnée est une manière de garder vivant son esprit », a témoigné Aliou Badara Diop, chargé de communication de l’ASC Réveil, et par ailleurs un proche du défunt.

Aliou Badara Diop a également souligné l’importance du sport dans nos vies. Selon lui, dans un monde où le stress, la sédentarité et les maladies chroniques gagnent du terrain, le sport apparaît comme un véritable remède miracle.

« Le sport est aussi un facteur de cohésion sociale. Il crée des liens entre les générations. C’est pourquoi nous encourageons sa pratique dès le plus jeune âge. Il est un investissement pour un avenir plus sain, plus solidaire et plus épanoui », a-t-il ajouté.

Le nom de feu Ousseynou Diop évoque respect, dévouement et souvenirs impérissables. Cet homme a marqué l’histoire locale par son engagement sans faille pour le développement communautaire.

« Ousseynou Diop disait toujours que notre richesse, c’est notre unité », a rappelé M. Diop.

« Il a consacré sa vie à rassembler les gens autour des projets du village. Homme de foi, il était bien plus qu’un simple citoyen : c’était une véritable boussole morale. Il a semé l’amour du bien commun, et nous devons continuer à arroser cette graine. C’est pourquoi la population de Ngathie Naoudé – jeunes, anciens sportifs, et personnes de sa génération – ont tous choisi cette date pour lui rendre un hommage mérité », a-t-il conclu.

La réussite de cette 5e édition a convaincu les organisateurs d’en faire un rendez-vous annuel. Une belle manière de continuer à marcher, ensemble, dans les pas de celui qu’on n’oubliera jamais.

Tabaski 2025 : Bougane Gueye Dany fustige le ministre de l’Économie – « Le Sénégal étouffe et lui dort »

À l’occasion de la célébration de la Tabaski, Bougane Gueye Dany a profité de la tribune offerte par la fête religieuse pour adresser de sévères critiques au ministre de l’Économie. Le leader du mouvement Guem Sa Bopp a dénoncé ce qu’il qualifie d’inaction face à la crise économique qui secoue le pays, n’épargnant ni la flambée des prix ni la précarisation croissante des populations.

« Le Sénégal ne traverse pas une crise politique, mais bien une crise économique grave. Et c’est au ministre de l’Économie de se lever, mais lui, il dort », a-t-il lancé d’un ton sec, exprimant son exaspération face à ce qu’il perçoit comme un manque de réactivité du gouvernement.

Bougane Gueye Dany n’a pas mâché ses mots en décrivant la dure réalité que vivent de nombreuses familles sénégalaises : « Observez cette Tabaski ! Beaucoup ont souffert comme jamais. Les familles peinent à acheter un mouton, et pendant ce temps, les responsables restent sourds et aveugles. »

Dans une attaque frontale contre le ministre de l’Économie, il a déclaré : « Ce ministre est inutile s’il ne comprend pas l’urgence de relancer l’économie réelle. Les commerçants, les artisans, les vendeurs ambulants ont besoin de souffle, pas de chiffres froids élaborés dans des bureaux climatisés. »

Poursuivant sa charge, Bougane a mis en doute les compétences du ministre en poste :
« Ce que le Sénégal attend aujourd’hui, ce n’est pas un projet théorique, mais une réaction immédiate. Ce n’est pas au ministre des Finances de porter le fardeau seul. Si celui de l’Économie n’est pas à la hauteur, qu’il s’en aille. »

Il conclut avec fermeté : « Ce pays a besoin d’acteurs engagés, pas de figurants. Nous ne pouvons plus nous permettre de perdre du temps avec des technocrates insensibles pendant que le peuple s’effondre. »

Tabaski à Bignona : des moutons livrés par la DER meurent en masse, colère et indignation chez les bénéficiaires

À Bignona, dans le sud du Sénégal, une initiative de la Délégation générale à l’Entrepreneuriat rapide (DER) tourne au fiasco. Dans le cadre de l’opération spéciale Tabaski, des moutons ont été distribués à des bénéficiaires via un système de souscription à paiement échelonné. Mais à la grande surprise des receveurs, une hécatombe a été constatée : la quasi-totalité des bêtes est morte peu après leur livraison.

Le drame sanitaire a suscité colère et incompréhension. Ismaila Sané, l’un des bénéficiaires, témoigne dans une vidéo relayée par la chaîne K7 TV et reprise par SEN TV. Il explique avoir rapidement perçu l’état critique de l’animal dès son arrivée. « Mon petit frère m’a appelé pour me dire de venir voir le mouton. Le lendemain matin, il était déjà mort. Nous sommes totalement dépassés », a-t-il déclaré.

D’autres habitants rapportent des pertes similaires. Khadidiatou Camara affirme que certains béliers sont morts le jour même de leur remise. Bacary Danfa Camara évoque quant à lui une vingtaine de moutons perdus, appartenant à lui et à ses collègues. Pour beaucoup, la qualité des bêtes pose question, tout comme le modèle économique proposé. « Même à 50 000 francs, on n’a rien de valable. Ils nous ont proposé de récupérer notre argent », s’indigne Mme Camara.

Face à l’ampleur de la polémique, le promoteur partenaire de la DER dans cette opération, Arona Gallo, est sorti de son silence. Dans une note diffusée sur SEN TV, il parle d’un « incident isolé regrettable » et avance des explications techniques. Selon lui, les 150 moutons convoyés à Bignona sont arrivés le samedi précédent. Ne pouvant être immédiatement remis aux souscripteurs, ils ont été installés dans un enclos improvisé, situé à proximité de plantes toxiques. Ces végétaux auraient été ingérés par les animaux, provoquant de sévères troubles digestifs et la mort de nombreux moutons.

Le promoteur affirme que la distribution dans d’autres zones du pays s’est déroulée sans incident majeur, mais à Bignona, le mal est déjà fait. Les bénéficiaires, désemparés, demandent des comptes et exigent un dédommagement. Pour eux, au-delà du préjudice financier, c’est la promesse d’une fête de Tabaski digne qui s’est évanouie.

Thiès : quatre individus arrêtés pour vol à Grand Standing, une arme et des objets divers saisis

Alors que les préparatifs de la Tabaski battent leur plein, les autorités redoublent d’efforts pour faire face à la recrudescence des actes de délinquance. Dans ce contexte, le poste de Police des Parcelles Assainies de Thiès a mis la main sur un groupe de présumés cambrioleurs à la suite d’un vol commis dans un domicile au quartier Grand Standing.

Selon les informations relayées par la Direction de la Police nationale, quatre individus ont été interpellés dans le cadre de cette affaire. L’opération, menée avec efficacité par les éléments du poste de police local, a permis non seulement l’arrestation des suspects, mais aussi la perquisition de leurs domiciles, qui a révélé un important butin.

Parmi les objets retrouvés figurent une arme à feu de type revolver, chargée de neuf cartouches, ce qui soulève des inquiétudes sur le niveau de dangerosité du groupe. Outre l’arme, les enquêteurs ont mis la main sur une quinzaine de téléphones portables, un réfrigérateur, une cuisinière, une tablette numérique, ainsi que des articles plus insolites comme un sac d’oignons et un sac de pommes de terre, vraisemblablement issus du même cambriolage.

Les quatre suspects ont été placés en garde à vue, le temps pour les enquêteurs de poursuivre leurs investigations et de déterminer les circonstances exactes du vol, ainsi que l’existence éventuelle d’autres victimes ou complices.

Les forces de sécurité appellent les citoyens à redoubler de vigilance, particulièrement en cette période de fêtes propice aux actes de banditisme. Elles rappellent également l’importance de signaler tout comportement suspect ou toute présence inhabituelle dans les quartiers.

Énergie : des performances contrastées pour Sangomar, GTA et Gadiaga en mai 2025

Le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines a publié son rapport mensuel sur la production des sites énergétiques stratégiques du pays. Le document, qui dresse un état des lieux de l’activité pour le mois de mai 2025, met en lumière des performances soutenues sur le champ pétrolier de Sangomar, une montée en régime progressive du projet gazier GTA, et une activité stable sur le site de Gadiaga.

Le champ pétrolier offshore de Sangomar, au large des côtes sénégalaises, continue de maintenir une cadence élevée. Trois cargaisons — identifiées sous les codes SAN031, SAN032 et SAN033 — ont été levées au cours du mois de mai, représentant un volume total de 2,92 millions de barils de pétrole brut. Ces volumes ont été exportés sur le marché international, conformément aux contrats d’enlèvement conclus avec les acheteurs. Le ministère confirme que les prévisions annuelles de production, évaluées à 30,53 millions de barils pour 2025, restent inchangées à ce stade.

Du côté du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA), situé à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie, les opérations de montée en charge se poursuivent dans le cadre de la mise en service des installations de liquéfaction. Le 15 mai 2025, la deuxième cargaison de gaz naturel liquéfié (GNL), étiquetée GTA_2025_002, a été chargée avec succès. Elle représente un volume de 168 426 m³, soit environ 3,83 millions de MMBtu, selon les chiffres officiels. Cette opération marque une nouvelle étape vers l’optimisation de la capacité de production du site, encore en phase de rodage.

Sur le plan domestique, la production de gaz naturel à Gadiaga, dans la région de Thiès, reste modeste mais régulière. Le rapport indique qu’au premier trimestre 2025, un volume cumulé de 548 078 Nm³ (normaux mètres cubes) a été commercialisé. Pour le seul mois de mai, la production est estimée à 207 737 Nm³. Ce site, bien que de moindre envergure comparé à GTA ou Sangomar, joue un rôle important dans l’approvisionnement des industries locales et la transition vers un mix énergétique plus propre.

Avec ces résultats, le Sénégal poursuit sa dynamique de développement énergétique, fondée à la fois sur l’exploitation de ses ressources naturelles et l’investissement dans les infrastructures. Le gouvernement reste engagé à garantir la transparence et la bonne gouvernance dans la gestion de ces ressources, dans un contexte où les enjeux énergétiques se mêlent étroitement aux impératifs économiques, environnementaux et géopolitiques.

Kaolack / Journée mondiale de l’environnement : Le REC-SN plaide pour un engagement inclusif des décideurs politiques et des communautés

Une prise de conscience accrue et un engagement plus fort des décideurs politiques et des communautés sont nécessaires pour faire face aux multiples formes de dégradation de l’environnement, a affirmé mercredi le coordonnateur du Réseau national des éco-citoyens du Sénégal (REC-SN), Khamat Kama, en marge de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement.

« La célébration de la Journée mondiale de l’environnement constitue une occasion privilégiée de sensibilisation et de plaidoyer en faveur d’une prise de conscience et d’un engagement des décideurs politiques et des communautés, afin d’inverser la tendance face à la dégradation continue de notre environnement », a-t-il expliqué.

L’édition 2025 de cette journée est axée sur le thème : « La lutte contre la pollution plastique », a précisé Khamat Kama. À cet effet, il a annoncé le lancement d’une campagne de collecte des sachets plastiques prévue du 5 au 16 juin 2025.

Malgré le contexte de la fête de la Tabaski, le REC-SN a tenu à marquer cette journée à travers une campagne de collecte de déchets plastiques, notamment les sachets d’eau. Ces déchets seront valorisés dans une pépinière, pour produire et planter des arbres, dans le but de lutter contre les effets du changement climatique, la désertification et la dégradation des terres.

« En milieu scolaire et communautaire, nous pouvons et devons inverser la tendance, en remportant le pari de la salubrité et de la végétalisation », a insisté M. Kama. Il invite par ailleurs les nouvelles autorités à faire appliquer strictement la loi sur l’interdiction des sachets plastiques, en particulier ceux utilisés pour l’eau, que la loi recommande de remplacer par des bouteilles recyclables.

Selon lui, seule une application rigoureuse de cette législation peut régler de façon durable la problématique de la pollution plastique au Sénégal, qu’il qualifie de « jub jubanti environnemental ».

Rapatriement du Niger : ADHA dénonce une gestion « indigne » des migrants sénégalais

Soixante-huit ressortissants sénégalais ont été rapatriés du Niger ce mardi 4 juin. Si ce retour a été salué sur le plan humanitaire, il soulève aussi une vive controverse. Dans un communiqué rendu public ce jeudi, l’organisation Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) fustige les conditions d’accueil réservées aux migrants, qu’elle qualifie de « dégradantes » et contraires aux engagements internationaux du Sénégal.

« Après avoir survécu à l’enfer en Algérie, puis à six mois de détention dans les camps d’Assamaka, d’Arlit et d’Agadez, ces migrants ont été accueillis à Dakar dans un établissement notoirement inadapté, connu pour abriter des activités incompatibles avec la dignité humaine », dénonce l’ADHA. L’organisation s’alarme également de l’absence totale de prise en charge psychologique et médicale, malgré les traumatismes vécus par ces rapatriés.

Selon le communiqué (n°CP016-0625), l’ADHA avait pourtant alerté les autorités sur la nécessité d’un accompagnement adapté, notamment pour les plus vulnérables. « C’est une négligence grave et un affront aux principes fondamentaux des droits humains », estime l’ONG.

Pour ADHA, cette situation traduit un manquement aux obligations juridiques et éthiques du Sénégal, tant au niveau national qu’international. « L’État a le devoir d’assurer à ses ressortissants un retour dans des conditions respectueuses de leur dignité, et non de les reléguer dans l’indifférence », rappelle l’organisation.

L’ONG attire également l’attention sur les dizaines de Sénégalais encore bloqués dans les camps nigériens. Parmi eux, une femme et ses deux enfants vivraient dans des conditions qualifiées d’« extrêmement précaires ». ADHA lance un appel pressant pour un rapatriement rapide et digne de ces personnes.

« Ces migrants sont avant tout des êtres humains, porteurs de rêves et de souffrances. Ils méritent d’être accueillis avec respect, solidarité et compassion », conclut ADHA, en appelant les autorités sénégalaises à revoir en profondeur leur politique migratoire.

Ce nouveau signal d’alerte relance le débat sur la manière dont le Sénégal traite ses citoyens en situation de vulnérabilité à l’étranger, et sur la nécessité d’un dispositif national cohérent et humain de retour et de réintégration.

Tragédie sur la route de la Tabaski : un étudiant tué, cinq blessés à Bounkiling

La Tabaski 2025 a été endeuillée dans la région de Kolda par un drame qui a bouleversé la communauté estudiantine et les familles du Fouladou. En route vers leurs localités d’origine pour célébrer l’Aïd El-Kebir, un groupe d’étudiants inscrits à l’Université de Kaolack a été victime d’un accident tragique survenu dans la nuit du mercredi 4 au jeudi 5 juin, aux environs de 4 heures du matin, à hauteur de Bounkiling, dans la région de Sédhiou.

Le minibus qui transportait ces jeunes a quitté la route dans des circonstances encore indéterminées, avant de terminer sa course dans un fracas meurtrier. Le bilan provisoire fait état d’un mort sur le coup et de cinq blessés, dont certains dans un état grave.

Les victimes ont été rapidement évacuées vers l’hôpital régional de Sédhiou, où elles reçoivent actuellement des soins intensifs. Informées de l’accident, les familles des étudiants ont accouru, entre angoisse, prières et incompréhension.

Ce drame suscite une vive émotion dans la région de Kolda et au sein de la communauté universitaire. À l’heure où la fête devait rassembler les familles dans la joie, c’est la consternation qui règne.

Une enquête a été ouverte pour élucider les causes précises de l’accident. En attendant, les autorités réitèrent leurs appels à la prudence, particulièrement en cette période de grands déplacements liés aux fêtes religieuses.

À chaque Tabaski, les routes du Sénégal deviennent le théâtre de drames évitables. Une fois de plus, la négligence, la fatigue ou l’excès de vitesse pourraient avoir fauché des vies trop tôt. Les familles endeuillées, elles, tenteront de traverser cette fête avec une douleur indicible.

Candidature à l’ONU : Yassine Fall ferme la porte à Macky Sall

Alors que des rumeurs persistantes évoquent une éventuelle candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies, la ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine, Yassine Fall, est sortie de sa réserve. Dans un entretien exclusif accordé à Seneweb, la cheffe de la diplomatie sénégalaise a catégoriquement rejeté cette hypothèse, qu’elle qualifie de totalement infondée.

« Macky Sall candidat au poste de Secrétaire général de l’ONU ? Ceux qui avancent cela ignorent manifestement les critères requis : son passé, son bilan et son profil ne correspondent pas. Lorsque les candidatures seront officialisées, son nom ne figurera même pas sur la liste », a-t-elle déclaré sans ambages.

Cette sortie intervient quelques jours après celle d’Aminata Touré, ancienne Première ministre et figure de proue de la dissidence au sein de l’ancien régime, qui s’était également montrée sceptique quant à une telle ambition prêtée à Macky Sall. Les deux réactions concordantes montrent une volonté du nouveau pouvoir de se désolidariser clairement de l’ancien président, y compris sur le plan symbolique et diplomatique.

C’est le site spécialisé Africa Intelligence qui avait relancé le débat, en affirmant que Macky Sall caressait l’ambition de succéder à António Guterres à la tête des Nations unies à l’expiration de son mandat, prévu pour décembre 2026. Aucune déclaration officielle n’a encore émané de l’ex-chef de l’État, qui garde jusqu’ici le silence sur la question.

Mais pour la diplomatie sénégalaise actuelle, l’affaire semble déjà tranchée. Yassine Fall insiste : « Le Sénégal a une vision claire de ce que représente le poste de Secrétaire général de l’ONU. Il ne s’agit pas d’un refuge politique, mais d’une fonction qui exige rigueur, neutralité et une trajectoire irréprochable sur le plan international. »

Ces déclarations viennent confirmer la rupture assumée entre l’ancienne administration et celle actuellement en place, dans un contexte où la crédibilité du Sénégal sur la scène internationale est scrutée de près.

Garage clandestin/Mbeer tawfekh Rufisque : les populations crient leur râle le bol devant l’anarchie

Les délégués de quartiers de Mbeer tawfekh/Rufisque et environs se sont levés pour fustiger le garage clandestin qui est entrain de s’établir à la sortie 9 de l’autoroute à péage.Une occupation anarchique qui fait naître l’anarchie, la vente de drogue, la prostitution et une population sous menace des agresseurs.
Ils crient leur désarrois et appellent a l’aide des autorités.

Garage clandestin/Mbeer tawfekh Rufisque : les populations crient leur râle le bol devant l'anarchie

Réforme de la protection sociale : Ousmane Sonko plaide pour une fusion de l’IPRES et de la CSS

Lors du Conseil des ministres du mercredi 4 juin 2025, le Premier ministre Ousmane Sonko a mis en lumière les limites du système de sécurité sociale sénégalais. Gouvernance éclatée, couverture insuffisante et prestations peu satisfaisantes : autant de maux qu’il souhaite corriger à travers une refonte structurelle. Il a notamment proposé la fusion de l’IPRES et de la CSS, deux piliers de la protection sociale, et appelé à l’adoption rapide d’un nouveau Code de sécurité sociale.

Dans son adresse, Ousmane Sonko a d’abord pointé les nombreux défis auxquels fait face la sécurité sociale au Sénégal. Il a souligné que la couverture actuelle reste largement incomplète. De larges franges de la population active — notamment les travailleurs indépendants et ceux évoluant dans le secteur informel — ne sont pas pris en charge par les dispositifs existants. Même les initiatives d’extension menées ces dernières années n’ont pas permis de combler les lacunes, laissant des centaines de milliers de Sénégalais hors du système.

Le chef du gouvernement a également évoqué le système de retraite, qu’il juge peu équitable et marqué par la faiblesse des pensions. Selon lui, la qualité des services rendus reste insatisfaisante pour les retraités, dans un contexte de vie chère et d’inflation continue.

Au cœur du problème : une gouvernance jugée inefficiente. La coexistence de plusieurs organes — chacun en charge d’une branche spécifique — rend difficile l’harmonisation des politiques sociales. Ce cloisonnement administratif nuit, selon le Premier ministre, à la cohérence d’ensemble et freine les réformes nécessaires.

Pour répondre à ces dysfonctionnements, Ousmane Sonko a instruit le ministre du Travail de mener une réflexion sur une possible fusion de l’Institution de Prévoyance Retraite du Sénégal (IPRES) et de la Caisse de Sécurité Sociale (CSS). Cette fusion viserait à créer une « grande institution de protection sociale », plus efficace, plus moderne et capable d’assurer une couverture universelle. Il a également chargé le ministre Secrétaire général du Gouvernement d’accélérer le processus d’adoption du nouveau Code de sécurité sociale, attendu depuis plusieurs années.

Cette annonce marque une volonté politique forte de restructurer en profondeur un système souvent critiqué pour son inadaptation aux réalités sociales du pays. Elle ouvre aussi la voie à un débat de fond sur l’avenir des politiques sociales au Sénégal, à un moment où les attentes des populations en matière de justice sociale, d’équité et de solidarité n’ont jamais été aussi fortes.

À la veille de la Tabaski : Macky Sall envoie une délégation parlementaire à la famille de Farba Ngom

À quelques jours de la fête de la Tabaski, une délégation parlementaire conduite par Me Aïssata Tall Sall s’est rendue au domicile familial du député Farba Ngom. Cette visite de solidarité, empreinte de compassion, intervient dans un contexte marqué par la détention prolongée du maire d’Agnam, actuellement poursuivi dans deux affaires judiciaires majeures.

La Présidente du Groupe Parlementaire Takku Wallu Sénégal (TWS), Me Aïssata Tall Sall, a dirigé cette initiative « au nom des valeurs de fraternité et de partage » qui caractérisent, selon elle, cette période sacrée du calendrier musulman. La délégation, composée de plusieurs députés proches de l’ancien président Macky Sall, a ainsi voulu témoigner sa proximité avec la famille du parlementaire incarcéré depuis le 27 février dernier.

Selon les informations relayées par le quotidien L’AS, cette visite s’inscrit dans le sillage d’un message personnel du président Macky Sall, transmis par Amadou Mame Diop, président de l’Assemblée nationale. Le message, adressé à la famille Ngom, mais aussi aux maires, élus, militants et populations de la région de Matam, se veut un geste de réconfort dans une période éprouvante. La famille de Farba Ngom a salué cette démarche et remercié chaleureusement Macky Sall ainsi que l’ensemble des députés mobilisés.

Farba Ngom, figure emblématique du nord du pays et fidèle parmi les fidèles de Macky Sall, fait l’objet de poursuites judiciaires dans deux dossiers distincts. Le premier le cite comme complice présumé dans un détournement de 91 milliards de FCFA impliquant l’homme d’affaires Tahirou Sarr. Le second le désigne comme auteur principal présumé d’un autre détournement portant sur une somme de 31 milliards de FCFA.

Ces procédures s’inscrivent dans le cadre d’un vaste processus de reddition des comptes enclenché depuis l’installation des nouvelles autorités. La Haute Cour de Justice et les juridictions ordinaires ont engagé une série de dossiers visant à faire la lumière sur la gestion des finances publiques sous les précédents régimes.

Dans ce contexte judiciaire tendu, la visite des députés à la famille Ngom apparaît aussi comme un signal politique fort : celui de la fidélité et du soutien d’une partie de la classe politique à l’un de ses membres, malgré la gravité des accusations qui pèsent sur lui. Elle rappelle aussi que, au-delà des joutes judiciaires, les équilibres affectifs et régionaux continuent de jouer un rôle de premier plan dans la dynamique politique sénégalaise.

Réforme foncière : Ousmane Sonko veut une solution globale et inclusive face aux litiges

Lors de la réunion hebdomadaire du gouvernement, tenue ce mercredi 4 juin 2025, le Premier ministre Ousmane Sonko a mis en exergue l’urgence de repenser la politique foncière au Sénégal. Confronté à une explosion des conflits liés à la gestion du foncier, le chef du gouvernement a annoncé une réforme d’ampleur, qui se veut à la fois globale, inclusive et centrée sur les citoyens.

Dans sa communication, le Premier ministre a pointé du doigt une situation devenue intenable. Entre 2024 et 2025, la Direction générale de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol (DGSCOS) a enregistré des milliers de plaintes liées à des litiges fonciers. La plupart restent à ce jour sans issue. À ces chiffres déjà préoccupants s’ajoutent les réclamations incessantes reçues à la Primature, traduisant la profondeur de la crise.

Ousmane Sonko a dénoncé l’accaparement massif des terres en milieux urbain et rural, qu’il a qualifié de « source de troubles graves à l’ordre public, de préjudice à la cohésion sociale et de frein au développement économique ». Il a ordonné aux services compétents de proposer une réponse rapide, rigoureuse et durable à cette problématique qu’il juge cruciale pour l’avenir du pays.

Dans cette optique, le Premier ministre a annoncé la stabilisation des Termes de Référence d’une réforme foncière « globale et inclusive », qui ambitionne de repenser le modèle d’attribution, d’usage et de sécurisation du foncier. Une réforme où le « citoyen-usager » sera placé au centre, garantissant ainsi une transparence accrue et une plus grande équité dans la gestion des terres.

Un accent particulier sera mis sur la récupération des assiettes foncières détournées ou non valorisées, notamment dans le cadre des projets d’aménagement urbain comme le Plan d’Urbanisme de Détail (PUD) de Dakar, les lotissements de Daga Kholpa et de Mbour 4. Ces terres feront l’objet d’une valorisation « judicieuse », notamment pour répondre à la forte demande en logements sociaux.

Le Premier ministre a également précisé que les propriétaires en règle, et ayant pu justifier de la légitimité de leurs titres fonciers, sont en train d’être rétablis dans leurs droits. Un signal fort envoyé à ceux qui, dans la confusion administrative des dernières années, avaient vu leurs parcelles remises en cause.

À travers cette réforme, l’exécutif entend apporter une réponse structurelle à l’une des sources les plus sensibles de tension sociale au Sénégal, tout en posant les bases d’une gouvernance foncière plus juste, plus transparente et tournée vers le développement durable.

Trafic de faux médicaments à Thiaroye : 26 sacs saisis, 7 dépôts illégaux démantelés

Une vaste opération de lutte contre le trafic de médicaments contrefaits s’est déroulée ce lundi 2 juin 2026 au marché de Thiaroye. Menée par la Brigade Nationale de Lutte contre la Piraterie et la Contrefaçon (BNLPC), en étroite collaboration avec l’Agence de Réglementation Pharmaceutique (ARP), cette intervention ciblée a permis de démanteler sept dépôts illégaux et de saisir vingt-six sacs remplis de médicaments illicites.

L’opération, soigneusement planifiée, s’inscrit dans le cadre de la riposte nationale contre la prolifération des médicaments falsifiés, un fléau sanitaire en pleine expansion au Sénégal. Les produits saisis étaient destinés à être vendus sur le marché parallèle, échappant à tout contrôle de qualité ou d’origine, mettant ainsi gravement en danger la santé des citoyens. Les médicaments contrefaits, souvent mal dosés, mal conservés ou composés de substances toxiques, peuvent provoquer des effets dévastateurs, voire mortels.

Selon les autorités, les dépôts démantelés étaient habilement dissimulés dans les allées du marché de Thiaroye, et approvisionnaient une filière informelle bien organisée. L’envergure de la saisie témoigne de l’ampleur du phénomène. Ce trafic, aussi discret que lucratif, gangrène à la fois la santé publique et l’économie légale du secteur pharmaceutique. Il affaiblit la confiance dans les circuits de distribution officiels et favorise l’impunité de réseaux transnationaux souvent difficiles à tracer.

À l’issue de cette opération coup de poing, la BNLPC et l’ARP ont réaffirmé leur détermination à intensifier la lutte contre les contrebandiers. Des enquêtes ont été immédiatement ouvertes afin de remonter toute la chaîne logistique impliquée, depuis les fournisseurs jusqu’aux distributeurs finaux. Les autorités n’excluent pas d’éventuelles ramifications internationales.

Par ailleurs, un appel a été lancé aux populations. Les autorités exhortent les citoyens à ne pas acheter de médicaments en dehors des circuits agréés — notamment les pharmacies — et à signaler toute activité suspecte aux forces de l’ordre ou aux services de santé. La vigilance communautaire est jugée essentielle pour freiner la progression de ce commerce clandestin, dont les conséquences peuvent être dramatiques.

Kaolack/Tabaski : Le porte-parole de Médina Baye offre 467 moutons aux nécessiteux

À l’occasion de la Tabaski 2025, Cheikh Mouhamadou Mahy Aliou Cissé, porte-parole de Médina Baye, a procédé à la distribution de 467 moutons aux familles démunies de Médina Baye, à Kaolack, ce mercredi 4 juin. Cette initiative s’inscrit dans une tradition de solidarité et d’engagement humanitaire chère au guide spirituel de la Fayda Tijaniyya.

L’opération a été menée en partenariat avec l’ONG Alfityanu Humanitarian International, fondée par Cheikh Mahy Cissé lui-même. Cette organisation intervient dans plusieurs domaines, notamment la sécurité alimentaire, la santé, l’éducation et l’autonomisation des populations vulnérables, tant en Afrique que dans la diaspora.

Cette action humanitaire illustre une fois de plus l’engagement constant de la communauté soufie de Médina Baye envers les valeurs de partage et de solidarité, particulièrement en cette période de fête religieuse.

Kaolack : Le maire sensibilise la population sur la gestion des canaux pour prévenir les inondations

Dans le cadre de la lutte contre les inondations récurrentes et pour améliorer l’assainissement urbain, le maire de la commune de Kaolack, M. Sérigne Mboup, a lancé une campagne de sensibilisation à l’endroit des populations, axée sur la gestion responsable des canaux de drainage.

Cette initiative, qui s’inscrit dans le plan communal de salubrité, vise à inciter les citoyens à adopter de bons comportements, notamment en évitant de jeter des ordures dans les caniveaux.

« La gestion des canaux n’est pas uniquement une affaire de la mairie. C’est une responsabilité collective. Si chacun y met du sien, nous pourrons prévenir bien des dégâts pendant l’hivernage », a déclaré le maire devant une foule attentive, réunie à l’occasion de la remise de 4 000 kits alimentaires destinés aux populations des 54 quartiers de la commune.

Dans son discours, Sérigne Mboup a également souligné l’importance de la solidarité en cette période de fête :

« La Tabaski est un moment de partage, de piété et de fraternité. En tant que maire, il est de notre devoir d’être aux côtés des plus démunis, surtout dans un contexte économique difficile », a-t-il ajouté.

Cette action s’inscrit dans une série de mesures sociales entreprises par la municipalité depuis le début de l’année, avec pour objectif de renforcer la cohésion sociale et améliorer les conditions de vie des habitants, a-t-il rappelé.

Par ailleurs, Sérigne Mboup, homme politique et maire de Kaolack, a récemment invité la population sénégalaise à l’unité et à la cohésion nationale, à la suite du dialogue national tenu sous l’égide des autorités. Cet appel intervient dans un contexte politique marqué par des tensions post-électorales, des débats sur la réforme des institutions et la nécessité de renforcer la démocratie.

Soutien à la production maraîchère et préparation de la Tabaski : une volonté présidentielle d’anticipation et de solidarité

Dans le prolongement de ses orientations économiques, le Président de la République a attiré l’attention du Gouvernement sur la nécessité de consolider les performances du secteur maraîcher, pilier fondamental de la sécurité alimentaire nationale. Soulignant les efforts fournis par les producteurs ces dernières années, notamment dans les zones des Niayes, du Sénégal oriental, du Centre et de la Moyenne Casamance, il a salué l’augmentation notable des volumes de production, particulièrement pour les cultures de tomate, de carotte, de pomme de terre, d’oignon, de pastèque, de melon et de piment.

Le Chef de l’État a toutefois souligné que ces progrès méritaient d’être mieux soutenus. Il a ainsi instruit le Premier ministre et le ministre de l’Agriculture à renforcer les mesures d’accompagnement en matière d’accès aux intrants, à l’eau, à l’énergie, au foncier et aux circuits de commercialisation. Il a insisté sur la nécessité d’assurer une meilleure organisation des producteurs, notamment à travers des coopératives agricoles plus structurées, afin d’améliorer la rentabilité des exploitations et de favoriser une politique de prix plus juste.

Dans cette même dynamique, à l’approche de la fête de la Tabaski, le Président Faye a demandé au Gouvernement de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer une bonne disponibilité du bétail sur l’ensemble du territoire national. Il a mis l’accent sur l’importance d’un encadrement rigoureux des circuits de distribution, tout en veillant à limiter les pratiques spéculatives susceptibles de pénaliser les ménages.

Le Chef de l’État a instruit les ministres en charge de l’Élevage, du Commerce, de l’Intérieur, des Finances, de l’Agriculture et des Transports terrestres à travailler en synergie, sous la coordination du Premier ministre, pour garantir un bon acheminement du bétail depuis les zones de production jusqu’aux centres urbains, notamment Dakar. Il a par ailleurs demandé un suivi rigoureux de la mise à disposition des espaces de vente, de la sécurité des zones d’exposition, ainsi que de l’accès à l’eau et à l’aliment de bétail.

Dans un esprit de solidarité nationale, le Président de la République a exhorté le Gouvernement à renforcer les initiatives de soutien en faveur des populations vulnérables, en prévision de la Tabaski, afin que cette fête religieuse puisse être célébrée dans la dignité par tous les Sénégalais, quelle que soit leur condition sociale.

À l’approche de la Tabaski, le Forum du Justiciable plaide pour des mesures de clémence en faveur de certains détenus

Dans une démarche à la fois humanitaire et pragmatique, le Forum du Justiciable du Sénégal a lancé ce 4 juin 2025 un appel solennel au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ainsi qu’aux magistrats instructeurs et procureurs, pour envisager des mesures de clémence à l’endroit de certains détenus, à l’occasion de la fête de la Tabaski.

Dans un communiqué publié ce mercredi, l’organisation rappelle que le chef de l’État dispose, conformément à l’article 47 de la Constitution sénégalaise, du pouvoir de faire grâce. C’est donc sur la base de cette disposition que le Forum invite le président à accorder son pardon à un maximum de détenus, notamment ceux qui présentent des gages de resocialisation, les personnes âgées, les individus atteints de maladies graves ou chroniques, ainsi que les mineurs incarcérés.

Le Forum du Justiciable ne se limite pas à la grâce présidentielle. Il interpelle aussi les acteurs de la chaîne judiciaire, particulièrement les magistrats instructeurs et les procureurs. L’organisation les exhorte à user de leur pouvoir d’appréciation pour accorder la liberté provisoire à toute personne placée en détention préventive et présentant des garanties sérieuses de représentation en justice, ainsi qu’à celles dont l’état de santé est incompatible avec le régime carcéral.

Ce plaidoyer s’inscrit dans une dynamique de désengorgement des prisons, dont la surpopulation constitue une préoccupation récurrente au Sénégal. Il traduit également une volonté de voir les principes de justice s’harmoniser avec les impératifs d’humanité, notamment à l’occasion d’une fête religieuse majeure comme la Tabaski.

En signant cette déclaration, le Bureau Exécutif du Forum du Justiciable espère sensibiliser les autorités sur l’urgence de mesures concrètes et ciblées, dans le respect de la loi et des droits fondamentaux des personnes détenues.

Trafic de drogues : neuf personnes interpellées près du garage « Les Baux maraîchers » à Dakar

Une opération d’envergure menée ce mardi 4 juin 2025 par la Brigade Régionale des Stupéfiants de Dakar, sous la coordination de l’Office Central pour la Répression du Trafic Illicite de Stupéfiants (OCRTIS), a permis l’arrestation de neuf individus impliqués dans un réseau de trafic de drogues opérant aux alentours du garage « Les Baux maraîchers ».

Parmi les personnes interpellées figurent deux Sénégalais et sept ressortissants étrangers. Leur arrestation intervient à la suite de l’exploitation d’un renseignement confidentiel faisant état de l’existence d’un circuit bien organisé de distribution de substances illicites, notamment du Kush — une drogue de synthèse de plus en plus présente sur le marché sénégalais —, du chanvre indien et des comprimés de tramadol.

La fouille menée sur les lieux a permis la saisie de dix-sept képas de Kush, trente comprimés de tramadol, une somme de 33 000 francs CFA en liquide, ainsi que du matériel destiné à l’emballage et à la distribution des produits stupéfiants. Selon les enquêteurs, le réseau utilisait des méthodes discrètes de diffusion à proximité du garage, un lieu fortement fréquenté, servant de point de passage stratégique pour écouler la marchandise.

Les neuf suspects ont été placés en garde à vue pour les besoins de l’enquête. Celle-ci devrait permettre de remonter la filière et d’identifier d’autres complices, voire les commanditaires. L’OCRTIS a annoncé que les investigations se poursuivent pour démanteler l’intégralité du réseau et tarir ses sources d’approvisionnement.

Cette nouvelle saisie illustre l’ampleur du phénomène du trafic de drogues à Dakar et la complexité des réseaux transnationaux qui y opèrent. Les autorités appellent à la vigilance citoyenne et réaffirment leur détermination à lutter contre ce fléau qui menace la jeunesse et la sécurité publique.

Drame de l’immeuble effondré à Touba : le propriétaire Mbaye Sarr verse 36,5 millions aux victimes

À Touba, la tragédie de l’effondrement d’un immeuble ayant coûté la vie à onze personnes continue de susciter émotion et solidarité. Face à la gravité de l’événement, Mbaye Sarr, propriétaire du bâtiment effondré, a décidé de verser une importante somme d’argent aux victimes et à leurs familles.

Selon les informations rapportées par le journal Les Échos, Mbaye Sarr a débloqué 36,5 millions de francs CFA destinés à soutenir financièrement les familles endeuillées ainsi que les blessés. Ce geste intervient dans un contexte de vive douleur, alors que la cité religieuse pleure la perte de plusieurs de ses fils et filles dans cet accident tragique.

Le montant octroyé par M. Sarr vient s’ajouter à d’autres contributions recueillies auprès de ses proches collaborateurs et de notables mourides, hommes d’affaires pour la plupart, portant l’enveloppe globale à environ 46,5 millions de francs CFA. La répartition a été précisée : chaque blessé recevra une aide d’un million de francs CFA, tandis que chaque famille ayant perdu un proche bénéficiera de trois millions de francs CFA.

Ce geste humanitaire, salué par certains, n’efface toutefois pas les interrogations persistantes sur les conditions de construction et les responsabilités dans l’effondrement du bâtiment. Une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur les causes réelles de l’incident, et déterminer si des manquements techniques ou administratifs sont à l’origine de cette catastrophe.

En attendant les conclusions de l’enquête, la communauté de Touba reste mobilisée pour accompagner les familles touchées. Dans une ville où la solidarité religieuse et communautaire reste très forte, ce soutien financier se veut un premier pas vers la reconstruction morale des victimes, même si le vide laissé par les disparus ne saurait être comblé par l’argent.

Prévention des grossesses précoces à Kolda : le Centre Conseil pour Adolescents mobilise les communautés

À Kolda, la prévention des grossesses précoces et non désirées prend une nouvelle tournure avec le lancement, en ce début de mois de juin, d’une intense campagne de sensibilisation communautaire initiée par le Centre Conseil pour Adolescents (CCA). À travers une série de causeries éducatives déployées dans plusieurs localités du département, le CCA entend renforcer la protection des adolescents, promouvoir la santé reproductive et favoriser une meilleure connaissance des droits liés à la sexualité.

Sous la direction de son coordonnateur Babacar Sy, le CCA de Kolda mise sur une approche inclusive et participative. Les discussions ouvertes se tiennent au cœur des quartiers et des villages, en langue locale – pulaar ou mandingue – afin de garantir l’accessibilité et la compréhension des messages. Les thèmes abordés touchent directement les préoccupations des jeunes et de leurs familles : la puberté et les changements corporels, les moyens de prévenir les grossesses précoces, la planification familiale, la lutte contre les infections sexuellement transmissibles, mais aussi des sujets sensibles comme le VIH/Sida ou les mutilations génitales féminines.

Ces activités, menées avec l’appui de l’UNFPA (Fonds des Nations Unies pour la population) et en partenariat avec la Direction de la Promotion Sociale des Jeunes du ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, s’inscrivent dans une stratégie plus large de promotion de la santé sexuelle et reproductive. Témoignages, images explicatives et dialogues intergénérationnels font partie des outils employés pour favoriser l’écoute, déconstruire les tabous et encourager l’expression libre.

« Il s’agit d’informer, de sensibiliser, mais aussi d’engager les communautés, notamment les jeunes, les parents, les leaders religieux et coutumiers, à accompagner les adolescents dans la construction d’un avenir sain et responsable », souligne Babacar Sy. Dans les zones rurales comme urbaines, cette dynamique vise à rapprocher les services de santé des populations souvent peu informées et peu enclines à aborder publiquement ces sujets.

À travers cette campagne, le CCA de Kolda ambitionne d’instaurer un changement de comportement durable. En plaçant les jeunes au cœur des échanges et en intégrant les acteurs locaux dans la réflexion, l’objectif est d’offrir à chacun les moyens de faire des choix éclairés, loin de la peur, de la honte ou de la stigmatisation.

Ce travail de proximité, appuyé par une pédagogie respectueuse des réalités culturelles, représente un levier essentiel pour prévenir les drames liés aux grossesses non désirées, à l’abandon scolaire, ou aux violences basées sur le genre. Une étape cruciale pour bâtir une société plus équitable, où la jeunesse koldoise peut espérer grandir en sécurité et dans la dignité.

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Démantèlement d’un Réseau de Migrants Irréguliers à Dougar Peulh : 53 Interpellations par la Gendarmerie Nationale

Une opération coup de poing de la Gendarmerie nationale a permis de démanteler un important réseau de migrants irréguliers à Dougar Peulh, localité située près de Diamniadio. L’opération, menée ce mardi sous la coordination de la Brigade territoriale de Diamniadio, avec le soutien de l’Escadron de Surveillance et d’Intervention (ESI), s’inscrit dans le cadre de la lutte contre l’émigration clandestine, conformément aux instructions du Haut-commandement de la Gendarmerie.

Le bilan est significatif : 53 personnes ont été interpellées, dont les trois cerveaux présumés de ce réseau transfrontalier. Les individus arrêtés sont de nationalités diverses :

19 Sénégalais, 30 Gambiens, 3 Bissau-Guinéens, et 1 Guinéen.

L’intervention survient à un moment critique, à la veille de la fête de Tabaski, une période souvent exploitée par les passeurs pour organiser des départs massifs vers l’Europe par voie maritime. Les autorités redoublent de vigilance durant cette période propice aux tentatives de migration irrégulière.

Dans un communiqué diffusé après l’opération, la Gendarmerie nationale s’est félicitée de la mobilisation de ses unités sur le terrain et a tenu à saluer la coopération des populations locales. Elle a également lancé un appel à la vigilance et à la collaboration citoyenne, essentielle pour enrayer ce fléau qui touche de nombreuses familles et met en danger des vies humaines.

L’enquête est toujours en cours pour identifier les complicités éventuelles et les ramifications régionales ou internationales de ce réseau. La Gendarmerie promet de maintenir la pression sur les trafiquants afin de prévenir de nouvelles tentatives de départs clandestins.

Sadio Mané à La Mecque : l’appel spirituel plus fort que le football

Convoqué par le sélectionneur national Pape Thiaw pour les deux matchs amicaux contre l’Irlande et l’Angleterre, Sadio Mané avait surpris tout le monde en déclinant l’invitation pour « des raisons personnelles ». Si le mystère planait sur cette absence, on en connaît désormais la véritable raison : l’attaquant vedette des Lions de la Teranga a choisi de mettre sa carrière sportive entre parenthèses pour accomplir un acte de foi fort — le pèlerinage à La Mecque.

Repéré à Mina, en Arabie Saoudite, vêtu de l’ihram — la tenue blanche traditionnelle des pèlerins, composée de deux pièces de tissu non cousues — le numéro 10 du Sénégal effectue actuellement le Hajj, cinquième pilier de l’Islam. Un choix spirituel qui témoigne de son attachement profond à sa foi et de ses priorités, bien au-delà du rectangle vert.

Alors que d’autres auraient profité de cette trêve internationale pour se reposer ou entretenir leur forme physique, Sadio Mané a préféré s’immerger dans la spiritualité et la dévotion. Un geste fort, salué par de nombreux fans, qui voient en lui non seulement un joueur d’exception, mais aussi un homme de principes et de valeurs.

Ce n’est pas la première fois que Mané met en avant sa foi musulmane. Discret mais engagé, il a toujours montré un profond respect pour sa religion, que ce soit à travers ses gestes sur le terrain, ses prises de parole mesurées ou ses nombreux actes de générosité, notamment en faveur de sa ville natale de Bambali.

Avec ce pèlerinage, Sadio Mané rappelle que, malgré la notoriété et les exigences du haut niveau, certains appels intérieurs méritent d’être écoutés. À 33 ans, il donne une nouvelle leçon d’humilité et de spiritualité à toute une génération.

Kaolack – Examens scolaires 2025 : 20 544 candidats au CFEE, 13 308 au BFEM, 12 045 au BAC général et 273 au BAC technique (STEG)

Le Comité Régional de Développement (CRD) consacré à la préparation des examens scolaires 2025 s’est tenu ce mardi 3 juin 2025 à la Gouvernance de Kaolack. Cette rencontre stratégique, présidée par le gouverneur Mouhamed Moctar Watt, a réuni l’ensemble des parties prenantes : autorités administratives, inspecteurs d’académie, chefs d’établissement, syndicats, parents d’élèves et partenaires techniques et financiers.

Ce CRD a permis de dresser un état des lieux exhaustif des préparatifs des examens du CFEE, BFEM et Baccalauréat. L’Inspecteur d’Académie, Samba Diakhaté, a salué les avancées notables tout en soulignant les défis persistants :

« Ce comité nous a permis de faire le point sur les centres d’examen, les candidatures, mais aussi la lancinante question des enfants sans extrait de naissance. Monsieur le Gouverneur a donné des instructions claires pour poursuivre les démarches en cours, notamment pour la sécurisation des centres et la mise en place d’un dispositif de prévention des inondations. »

La région de Kaolack se prépare à accueillir des milliers de candidats pour les examens de fin d’année. Les statistiques provisoires sont les suivantes :

CFEE : 20 544 candidats BFEM : 13 308 candidats Baccalauréat général : 12 045 candidats Baccalauréat technique (STEG) : 273 candidats

Malgré les efforts des autorités éducatives, la problématique de l’état civil demeure préoccupante. En effet :

Au CFEE, 8 880 candidats ne disposent pas d’extrait de naissance. Au BFEM, 555 élèves sont également concernés.

« L’extrait de naissance est requis pour l’inscription officielle. Or, de nombreux élèves arrivent au terme de leur parcours primaire sans ce document. Cela compromet leur avenir éducatif et soulève des questions de responsabilité. »

Il a lancé un appel pressant aux parents d’élèves, les invitant à assumer leur rôle dans l’établissement de ce document fondamental, qui constitue à la fois un droit fondamental de l’enfant et une obligation légale.

Au-delà des aspects pédagogiques, les autorités ont insisté sur la sécurisation des centres d’examen ainsi que sur la mise en place de mesures préventives contre les inondations, en prévision de la saison des pluies imminente.

Dans son discours de clôture, le gouverneur Mouhamed Moctar Watt a salué la qualité des échanges et l’engagement des participants.

« Les examens sont une affaire nationale. Chacun doit jouer sa partition avec rigueur et professionnalisme. La réussite de nos enfants en dépend. »

Ce CRD marque ainsi une étape déterminante dans la préparation des examens 2025 à Kaolack. Il traduit une volonté collective d’anticiper les obstacles pour garantir à chaque élève une chance équitable de réussir.

Latmingué : Lancement officiel des activités du foirail de Thiawando – Le maire Dr Macoumba Diouf installe des lampadaires pour un coût de 4 millions FCFA

Ce mardi 3 juin 2025, le nouveau foirail de Thiawando, situé dans la commune de Latmingué (région de Kaolack), a officiellement lancé ses activités en présence des autorités locales, des éleveurs et des populations environnantes. Cette infrastructure moderne dédiée au commerce de bétail constitue une avancée majeure pour la filière de l’élevage dans la zone.

Le foirail de Thiawando est désormais doté d’équipements conformes aux normes sanitaires et commerciales : enclos sécurisés pour les animaux, points d’eau, zone de repos, bureau de gestion, et espace de pesée. Pour les éleveurs, c’est un véritable soulagement.

« Ce foirail va nous permettre de mieux valoriser nos bêtes et d’attirer des acheteurs venus d’ailleurs », se réjouissent plusieurs d’entre eux.

S’exprimant au nom du maire Dr Macoumba Diouf, l’adjoint au maire, Mamadou Thioun, a salué cette réalisation structurante :

« Le foirail de Thiawando va créer de l’emploi, renforcer la sécurité sanitaire et commerciale du bétail, et dynamiser le commerce local. C’est un outil de développement rural que nous devons tous préserver. »

Il a également souligné l’importance de cette infrastructure dans le processus de modernisation du secteur pastoral au Sénégal. Dans ce cadre, le maire Dr Macoumba Diouf a pris l’initiative d’installer des lampadaires au sein du foirail, pour un coût de 4 millions de francs CFA, afin d’améliorer la sécurité et le confort des usagers, notamment lors des foires tenues en fin de journée.

La cérémonie d’inauguration a été marquée par des discours officiels et des remerciements adressés à l’État du Sénégal, à travers le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage, ainsi qu’au projet PROVAL-CV, qui a fortement contribué à la mise en œuvre de ce projet.

Avec cette nouvelle infrastructure, Thiawando ambitionne de devenir un pôle stratégique du commerce de bétail dans la région. Des foires hebdomadaires y seront organisées, accompagnées d’un système de traçabilité des animaux pour faciliter les échanges à l’échelle nationale.

Latmingué : Lancement officiel des activités du foirail de Thiawando – Le maire Dr Macoumba Diouf installe des lampadaires pour un coût de 4 millions FCFA

Ce mardi 3 juin 2025, le nouveau foirail de Thiawando, situé dans la commune de Latmingué (région de Kaolack), a officiellement lancé ses activités en présence des autorités locales, des éleveurs et des populations environnantes. Cette infrastructure moderne dédiée au commerce de bétail constitue une avancée majeure pour la filière de l’élevage dans la zone.

Le foirail de Thiawando est désormais doté d’équipements conformes aux normes sanitaires et commerciales : enclos sécurisés pour les animaux, points d’eau, zone de repos, bureau de gestion, et espace de pesée. Pour les éleveurs, c’est un véritable soulagement.

« Ce foirail va nous permettre de mieux valoriser nos bêtes et d’attirer des acheteurs venus d’ailleurs », se réjouissent plusieurs d’entre eux.

S’exprimant au nom du maire Dr Macoumba Diouf, l’adjoint au maire, Mamadou Thioun, a salué cette réalisation structurante :

« Le foirail de Thiawando va créer de l’emploi, renforcer la sécurité sanitaire et commerciale du bétail, et dynamiser le commerce local. C’est un outil de développement rural que nous devons tous préserver. »

Il a également souligné l’importance de cette infrastructure dans le processus de modernisation du secteur pastoral au Sénégal. Dans ce cadre, le maire Dr Macoumba Diouf a pris l’initiative d’installer des lampadaires au sein du foirail, pour un coût de 4 millions de francs CFA, afin d’améliorer la sécurité et le confort des usagers, notamment lors des foires tenues en fin de journée.

La cérémonie d’inauguration a été marquée par des discours officiels et des remerciements adressés à l’État du Sénégal, à travers le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage, ainsi qu’au projet PROVAL-CV, qui a fortement contribué à la mise en œuvre de ce projet.

Avec cette nouvelle infrastructure, Thiawando ambitionne de devenir un pôle stratégique du commerce de bétail dans la région. Des foires hebdomadaires y seront organisées, accompagnées d’un système de traçabilité des animaux pour faciliter les échanges à l’échelle nationale.

Mo Ibrahim Governance Weekend : Macky Sall plaide pour l’accès universel à l’électricité pour 600 millions d’Africains

Macky Sall, ancien président de la République du Sénégal, a participé ce mardi à Marrakech à la session « Mission300 », en marge du Mo Ibrahim Governance Weekend. Cette rencontre, qui réunit des décideurs, experts et leaders africains autour des grands enjeux de gouvernance du continent, a été l’occasion pour l’ancien chef d’État de faire entendre sa voix sur la question cruciale de l’accès à l’énergie.

Dans une déclaration faite à l’issue de la session, Macky Sall a mis en lumière l’urgence de garantir un accès universel à l’électricité pour les 600 millions d’Africains qui en sont encore privés. Il a insisté sur le fait que l’électrification du continent reste un préalable au développement économique, à l’amélioration des conditions de vie et à la réduction des inégalités.

Macky Sall, qui siège au Comité et au Conseil de la Fondation Mo Ibrahim, a également plaidé pour une transition énergétique « juste et équitable », en phase avec les réalités africaines. Selon lui, cette transition ne peut se faire sans valoriser les ressources disponibles sur le continent, notamment le gaz naturel, qui constitue une énergie de transition incontournable pour plusieurs pays africains.

Son intervention a souligné la nécessité pour l’Afrique de défendre une approche pragmatique face aux enjeux climatiques mondiaux, tout en s’assurant que ses besoins en développement ne soient pas sacrifiés au nom d’une transition énergétique dictée par les standards des pays industrialisés. Pour Macky Sall, l’équité doit être le socle des discussions internationales sur l’énergie et le climat, afin que les pays africains puissent accéder aux financements et technologies indispensables à leur propre trajectoire de croissance.

Lutte antitabac : la colère d’Amadou Moustapha Gaye contre l’inaction de l’État

À l’occasion de la Journée Mondiale Sans Tabac du 31 mai 2025, le président de la Ligue Sénégalaise Contre le Tabac (LISTAB), Amadou Moustapha Gaye, a exprimé sa profonde indignation face à ce qu’il qualifie de démission de l’État dans la lutte contre le tabagisme. Plutôt que de célébrer cette journée internationale, la LISTAB a choisi de boycotter les festivités, dénonçant une situation de « léthargie » dans laquelle se trouve aujourd’hui la lutte antitabac au Sénégal.

Malgré le vote de la loi antitabac du 14 mars 2014, celle-ci demeure largement inappliquée. Le principal blocage se situe au niveau des textes réglementaires nécessaires à son application effective, restés en suspens depuis plus de cinq ans dans les circuits administratifs. Selon la LISTAB, ce statu quo est entretenu par l’administration du ministère de la Santé, accusée de freiner volontairement les avancées, notamment en écartant les véritables acteurs de la société civile.

Dans un communiqué très critique, Amadou Moustapha Gaye a interpellé directement le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre Ousmane Sonko et le ministre de la Santé Ibrahima Sy. Il leur demande d’agir en urgence pour débloquer la situation. Il critique également un nouveau projet de loi antitabac élaboré selon lui sans aucune concertation avec les acteurs légitimes de la lutte, ce qui jette le discrédit sur sa légitimité.

La situation est d’autant plus préoccupante que le tabagisme chez les jeunes explose. À Dakar, plus de 600 bars à chicha sont recensés, attirant des mineurs de 10 à 18 ans. Le marché est par ailleurs envahi de produits illicites du tabac, souvent issus de circuits douteux, sans contrôle ni traçabilité. Amadou Moustapha Gaye accuse aussi l’industrie du tabac de continuer à influencer les politiques publiques, parfois avec la complicité tacite de certains partenaires étrangers ou d’acteurs de la société civile davantage intéressés par les financements que par la protection des populations.

Le projet de loi récemment finalisé, validé en commission technique en novembre 2023 et transmis au Secrétariat général du gouvernement pour son inscription à l’ordre du jour du Conseil des ministres, fait l’objet d’un rejet catégorique de la LISTAB. L’organisation estime que ce texte a été rédigé dans l’opacité, sans impliquer les acteurs historiques et représentatifs de la lutte. Elle exige son retrait immédiat du circuit administratif.

Le député Guy Marius Sagna s’est auto-saisi du dossier en adressant des questions écrites au ministre de la Santé. La LISTAB lui demande d’agir pour bloquer le processus législatif en cours et de faire respecter la représentativité et l’expertise des acteurs de terrain.

Le communiqué de la LISTAB rappelle également que le Sénégal est en infraction avec plusieurs engagements internationaux et communautaires, notamment la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, le protocole contre le commerce illicite des produits du tabac, et les directives fiscales de l’UEMOA et de la CEDEAO.

Enfin, la LISTAB tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. Elle appelle l’État à faire un état des lieux réel et inclusif de la lutte antitabac, à renforcer les taxes sur les produits du tabac, à mettre en place un système de traçabilité indépendant, et à interdire fermement l’accès des enfants et adolescents aux produits de vapotage et aux dispositifs électroniques de nicotine. Le tabac continue de faire des ravages au Sénégal, et selon Amadou Moustapha Gaye, sans une volonté politique forte et sincère, la lutte est vouée à l’échec.

Programme d’assistance post-crise : 1 482 ex-détenus et autres victimes pris en charge, 400 bénéficiaires toujours injoignables

Un an après les troubles pré-électoraux de mars 2024, le ministère de la Famille et des Solidarités (MFS) a livré un point d’étape sur son dispositif d’accompagnement destiné aux personnes touchées par ces événements. Selon un communiqué publié en date du 30 mai 2025, 1 482 ex-détenus et autres victimes ont déjà bénéficié d’une assistance ciblée, dans le cadre d’un programme multisectoriel.

Le ministère indique que cette assistance couvre aussi bien les besoins médicaux que le soutien socio-économique. Toutefois, des obstacles subsistent dans la mise en œuvre de l’accompagnement, notamment liés à la qualité des contacts disponibles. « Lors du dépouillement de la base de données, les services du MFS ont identifié une liste de 400 bénéficiaires potentiels injoignables, en raison de numéros de téléphone erronés ou désactivés », indique le communiqué. Pour faciliter le rétablissement du lien avec ces personnes, trois numéros sont mis à leur disposition : 76 460 61 76, 76 362 41 81 et 78 791 44 58.

Sur le volet médical, le ministère annonce avoir pris en charge 123 victimes, dont les dossiers médicaux ont été validés par le comité spécialisé, pour un montant global de 142 869 000 FCFA. En complément, 83 autres patients ont été accompagnés par le Service des Actions sociales, bénéficiant d’une enveloppe totale de 32 916 880 FCFA.

Ce dispositif s’appuie sur l’arrêté ministériel n°17450 du 31 juillet 2024, qui encadre la mission du comité chargé d’évaluer et de proposer les modalités de soutien aux personnes concernées. À cela s’ajoute une prise en charge spécifique des cas les plus graves : cinq familles de victimes décédées ont reçu un accompagnement, dans l’attente du traitement de nouveaux cas signalés.

En toile de fond, le ministère affirme sa volonté de poursuivre et renforcer l’aide à la réinsertion socio-économique des ex-détenus et autres victimes. « La finalisation du dispositif global est en cours », peut-on lire, signe que les autorités entendent inscrire ce programme dans la durée.

Le communiqué du MFS souligne enfin la nécessité d’un suivi rigoureux et humain pour permettre à chaque victime d’être reconnue et soutenue, dans un esprit de justice sociale et de réconciliation nationale.

Thiès : 140 kg de chanvre indien saisis par la Brigade régionale des Stupéfiants

Une importante saisie de drogue a été opérée par l’Unité de Lutte de Mbour de la Brigade régionale des Stupéfiants de Thiès, relevant de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS). Au total, 140 kilogrammes de chanvre indien ont été interceptés lors d’une opération ciblée.

Selon les informations fournies par la Police nationale, la saisie a été réalisée à la suite d’une mission de patrouille et d’investigation menée sur la plage de Mbaling. Les agents, qui opéraient sur la base de renseignements, ont réussi à mettre la main sur la marchandise illicite avant qu’elle ne soit écoulée sur le marché.

Cette nouvelle opération vient renforcer la lutte active menée contre le trafic de drogue dans la région de Thiès, l’une des zones régulièrement surveillées par les services spécialisés. Aucune information n’a encore été divulguée sur d’éventuelles interpellations liées à cette saisie, mais les investigations se poursuivent pour remonter les filières impliquées.

Tabaski 2025 : un taux d’approvisionnement de 87 % en moutons dans la région de Sédhiou

À quelques semaines de la fête de la Tabaski, la région de Sédhiou affiche un taux d’approvisionnement en moutons de 87 %, sur un besoin régional estimé à 13 000 têtes. Cette donnée a été communiquée par le Directeur régional de l’élevage et des productions animales, Amadou Alassane Ndiaye, qui se montre optimiste quant au bon déroulement de la campagne de commercialisation.

Selon lui, l’offre actuelle permet déjà de couvrir une large partie de la demande, en attendant l’arrivée de nouveaux convois pour combler les besoins restants. Sur le plan tarifaire, les prix oscillent entre 75 000 F CFA et 350 000 F CFA, en fonction de la race, de la taille et de l’état sanitaire de l’animal. Une diversité de prix qui, d’après le directeur, permet aux ménages de différents niveaux de revenus de trouver une bête convenable pour la fête.

Les autorités assurent par ailleurs que les conditions de sécurité sont pleinement garanties dans les différents points de vente ouverts à travers la région. Aucun incident n’a été signalé jusqu’ici, et des dispositifs ont été mis en place pour sécuriser aussi bien les commerçants que les clients, a précisé Amadou Alassane Ndiaye.

Alors que la période précédant la Tabaski est souvent marquée par une forte affluence, les autorités régionales appellent à la patience et à la responsabilité collective. L’objectif reste d’atteindre une couverture totale des besoins sans heurts ni spéculation. Les opérations se poursuivent pour accueillir les derniers arrivages de bétail dans les jours à venir.

Médina Baye : les eaux usées risquent de perturber la prière de la Tabaski

À Kaolack, dans la cité religieuse de Médina Baye, l’un des plus grands foyers spirituels du Sénégal, la célébration de la Tabaski, prévue le 7 juin 2025, risque d’être entachée par une vive indignation des fidèles. En cause : des eaux usées stagnantes, qui ont envahi une zone située à moins de 200 mètres de l’esplanade réservée à la prière, compromettant ainsi la bonne organisation de cet événement religieux majeur.

Les populations pointent du doigt un manque d’anticipation et une gestion déficiente des infrastructures d’assainissement.

« Ce n’est pas la première fois que nous tirons la sonnette d’alarme. À chaque hivernage, c’est le même scénario. Aujourd’hui, c’est la prière de la Tabaski qui en paie le prix », a déploré Cheikh Ibrahima Fall, un habitant de Médina Baye.

La Tabaski, fête du sacrifice, est un moment de ferveur et d’unité pour les musulmans. À Médina Baye, cette ferveur risque malheureusement d’être ternie par un fléau qui, selon beaucoup, aurait pu être évité.

Décès d’un pèlerin sénégalais à La Mecque : La communauté du Hajj en deuil

La communauté sénégalaise en pèlerinage aux Lieux saints de l’islam est une nouvelle fois frappée par le deuil. Youssoupha Soumaré, âgé de 71 ans, a rendu l’âme ce lundi 2 juin 2025 à La Mecque, suite à un malaise survenu dans l’après-midi.

L’annonce du décès a été faite par la Délégation générale au Pèlerinage aux Lieux saints de l’islam. Le Délégué général, le Général Mamadou Gaye, accompagné de l’ensemble de son personnel, a exprimé sa profonde compassion à l’endroit de la famille du défunt, ainsi qu’à toute la communauté des pèlerins sénégalais présents en Arabie Saoudite.

Dans un message chargé d’émotion, la Délégation a présenté ses sincères condoléances, tout en priant pour le repos de l’âme du défunt. « Que LE TOUT-PUISSANT ALLAH (SWT) lui accorde le bénéfice d’un Hajj Mabrour, le pardon de ses péchés et lui ouvre les portes du meilleur des paradis. Amine », peut-on lire dans la note officielle.

Conformément aux rites islamiques, Youssoupha Soumaré a été inhumé en début de soirée à La Mecque, ville sainte de l’islam. Un moment empreint de recueillement et de prières pour ce fidèle qui a achevé son parcours terrestre en terre sacrée.

Que son âme repose en paix et que Dieu lui accorde Sa miséricorde.

Révélations de la Centif : un vaste réseau de blanchiment de capitaux entre Dakar et l’Europe

Dans son rapport d’activités 2024, la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) a mis à jour un réseau international de blanchiment de capitaux impliquant un cabinet de conseil européen, une société sénégalaise influente et des personnalités de haut rang au sein de l’administration publique et du secteur privé sénégalais. Le préjudice financier s’élèverait à plus de 1,5 milliard de francs CFA, détourné depuis une entité publique sénégalaise vers des comptes à l’étranger.

Tout a commencé par une information spontanée émise par une Cellule de renseignement financier (CRF) européenne. Celle-ci attirait l’attention sur des transactions suspectes effectuées par un cabinet de conseil basé en Europe, dénommé Beta, mandaté par une entité publique sénégalaise. Selon la Centif, des virements bancaires dépassant 1,5 milliard de FCFA ont été transférés en euros depuis le compte d’une entité publique du Sénégal vers celui du cabinet Beta.

L’enquête révèle que le cabinet Beta n’a pas conservé l’intégralité des fonds reçus. Une partie importante de ces sommes a été réacheminée vers des comptes ouverts dans des banques sénégalaises, au nom d’une société privée locale appelée Game. Cette dernière est dirigée par un homme d’affaires influent, désigné sous le pseudonyme de X, dont les connexions dans les milieux politico-économiques sont bien établies.

Officiellement, Game avait signé un contrat de partenariat avec Beta, prévoyant le versement de commissions équivalentes à 20% des honoraires hors taxes perçus par le cabinet pour tout contrat facilité par Game. Cependant, les enquêteurs ont constaté que les sommes réellement transférées à Game excédaient largement ces proportions.

« À l’analyse, il a été constaté un écart significatif entre les engagements contractuels et les paiements réellement effectués en faveur de la société Game, suggérant l’existence d’un mécanisme de rétrocommissions et un détournement de fonds, » peut-on lire dans le rapport de la Centif.

Plus troublant encore, la Centif note que Game est liée à un réseau d’hommes d’affaires, de directeurs de sociétés publiques et de hauts responsables administratifs. Ces relations croisées renforcent les soupçons de trafic d’influence, de corruption et même d’association de malfaiteurs, selon le langage employé dans le rapport.

Ce réseau opaque illustre à quel point certains segments de l’économie sénégalaise sont infiltrés par des pratiques mafieuses, mêlant intérêts privés, argent public et opérations internationales douteuses. La révélation du rapport 2024 de la Centif pourrait constituer un véritable séisme politique et judiciaire, si les poursuites qui en découlent vont à leur terme.

Aucune information officielle n’a encore été communiquée sur d’éventuelles arrestations ou mises en examen. Toutefois, des sources proches de l’enquête affirment que plusieurs personnalités figurant dans le rapport pourraient être convoquées dans les prochaines semaines. La justice sénégalaise est désormais attendue au tournant.

Tensions au Sénégal : le RIS Alwahda exige des comptes après les propos du Général Meïssa Sellé Ndiaye

Une vive polémique secoue le Sénégal depuis les récentes déclarations du Général à la retraite Meïssa Sellé Ndiaye. L’ancien aide de camp du président Macky Sall a lancé un signal d’alarme sur la présence présumée de cellules dormantes djihadistes dans le pays, évoquant également d’éventuels financements par des réseaux criminels. Des propos jugés d’une extrême gravité par le Rassemblement Islamique du Sénégal (RIS) Alwahda, qui ne cache pas sa colère.

Dans un communiqué relayé par le journal Source A ce mardi 3 juin, le RIS Alwahda invite le procureur de la République à s’autosaisir de l’affaire. L’organisation religieuse considère que de telles allégations ne peuvent rester sans suite judiciaire. « Le RIS Alwahda considère ses propos comme d’une extrême gravité et appelle à ce qu’il ne reste pas sans suite », peut-on lire dans les colonnes du quotidien.

Le général Meïssa Sellé Ndiaye a notamment alerté sur « la menace djihadiste grandissante aux frontières du pays » et appelé à un renforcement des capacités de défense pour garantir la sécurité nationale. Il a également exhorté les populations à plus de vigilance face aux dangers potentiels.

Mais le RIS Alwahda estime que de telles accusations, si elles ne sont pas appuyées par des preuves tangibles, risquent de jeter l’opprobre sur toute une communauté. « Si le général Meïssa Sellé Ndiaye détient les preuves de tels financements par des réseaux criminels, qu’il les présente devant la justice », martèle l’organisation.

Ce différend met en lumière les tensions croissantes entre autorités sécuritaires et certains groupes religieux dans un contexte régional marqué par la montée des périls sécuritaires au Sahel. Pour beaucoup d’observateurs, il devient urgent de clarifier les responsabilités et de traiter ces questions dans un cadre institutionnel rigoureux, à l’abri des déclarations publiques polémiques.

Lutte contre le blanchiment d’argent : La CENTIF révèle des transactions suspectes de plusieurs dizaines de milliards de FCFA

Dans son rapport d’activités pour l’année 2024, la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) dévoile l’ampleur inquiétante des flux financiers suspects détectés dans le système bancaire national. Plusieurs déclarations de soupçon, émanant d’institutions financières, ont mis au jour des opérations portant sur un montant global de plusieurs dizaines de milliards de francs CFA.

Les investigations de la CENTIF révèlent un mode opératoire de plus en plus sophistiqué, impliquant principalement des personnes politiquement exposées (PPE). Ces dernières auraient eu recours à des prête-noms et à des structures juridiques telles que des sociétés civiles immobilières (SCI) ou des sociétés commerciales pour capter illicitement des fonds publics.

Selon le rapport, les suspects ont bénéficié de virements et de remises de chèques sans justification économique valable. Les fonds, une fois perçus, étaient partiellement transférés vers des comptes bancaires à l’étranger, notamment dans la sous-région et dans des juridictions considérées comme des paradis fiscaux. Les bénéficiaires finaux de ces flux financiers ont souvent été identifiés comme les véritables détenteurs des sociétés de façade utilisées dans ce processus.

Fait marquant, la personne identifiée comme principale bénéficiaire de ces transactions — une PPE — n’a obtenu aucun marché public au cours des dix dernières années, comme l’ont confirmé les services en charge de la Commande publique. Cela renforce les soupçons sur l’origine illicite des fonds concernés.

Entre 2017 et 2024, plusieurs opérations financières ont été enregistrées, incluant des bons de caisse, des dépôts à terme et des bons anonymes. Ces instruments financiers, souvent utilisés pour dissimuler l’origine des fonds, ont été largement mobilisés dans le cadre de cette fraude présumée.

À la suite de ses enquêtes, la CENTIF a transmis un rapport circonstancié au Procureur de la République. Cela a conduit à l’ouverture de procédures judiciaires et à la saisie conservatoire de plus d’une dizaine de milliards de FCFA sur les comptes bancaires des personnes mises en cause, ainsi que sur ceux des structures juridiques impliquées.

La CENTIF insiste sur la nécessité de renforcer les mécanismes de détection et de surveillance des transactions financières suspectes, notamment celles impliquant des acteurs publics ou proches du pouvoir, afin de préserver l’intégrité du système financier national.

Drame de Témento : le SUTSAS lave l’ICP de tout soupçon et précise

Face à la vive émotion suscitée par le drame survenu récemment à Témento, dans le district sanitaire de Vélingara, région de Kolda, le Syndicat Unique des Travailleurs de la Santé et de l’Action Sociale (SUTSAS) est sorti de son silence pour apporter des précisions majeures. Dans un communiqué signé par son Secrétariat Exécutif Permanent, le syndicat a catégoriquement démenti toute implication de l’Infirmier Chef de Poste (ICP) dans cette affaire tragique.

Selon le SUTSAS, l’auteur présumé du crime, qui a bouleversé la localité, n’est pas l’ICP comme l’ont laissé croire certaines rumeurs, mais un agent communautaire faisant fonction dans la zone. Il s’agit d’un ancien militaire reconverti en Agent de Santé Communautaire (ASC), après avoir reçu une formation de base en premiers soins dans les rangs de l’armée. Le syndicat insiste sur le fait que cet individu ne relève pas du personnel de la santé publique au sens strict et n’est pas titulaire du poste de Témento.

Le syndicat tient également à préciser que le drame ne s’est pas produit dans les installations sanitaires officielles, ni au poste de santé, ni à la case de santé du village, mais bel et bien au domicile personnel du suspect. Le SUTSAS appelle donc à ne pas associer les structures de santé ni leur personnel à cet acte, dont les circonstances exactes ne sont pas encore totalement établies. L’organisation syndicale invite à laisser l’enquête judiciaire suivre son cours afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire.

Par ailleurs, le syndicat a exprimé sa vive indignation et sa condamnation ferme de l’acte, tout en présentant ses condoléances les plus attristées à la famille de la victime. Le SUTSAS appelle à la retenue et à la responsabilité dans le traitement de cette affaire sensible, afin de préserver la dignité des professionnels de santé et d’éviter des amalgames injustes.

Ndame : une septuagénaire s’effondre et meurt subitement en pleine rue

Une tragédie s’est déroulée dans la matinée de ce vendredi dans le village de Ndame, situé dans la commune de Ndiaganiao. Une femme âgée d’environ 70 ans, répondant au nom de K. Faye, mère de huit enfants, est décédée subitement dans la rue, victime d’un malaise foudroyant.

Selon une source familiale, la septuagénaire avait quitté son domicile tôt dans la matinée, une bassine de charbon sur la tête, en direction du domicile de l’une de ses filles vivant non loin de là. Mais à hauteur du forage du village, elle se serait soudainement effondrée, perdant connaissance.

Un jeune homme, témoin de la scène, a immédiatement alerté la famille de la défunte. Ces derniers se sont précipités sur les lieux, mais n’ont pu que constater l’irréparable : la vieille dame était déjà sans vie.

Le corps a été acheminé à l’hôpital de Grand Mbour, où une autopsie doit être pratiquée pour déterminer les causes exactes du décès. En attendant les résultats de l’examen médical, une enquête a été ouverte par les autorités locales pour faire toute la lumière sur ce décès aussi brusque que tragique.

Trafic de chanvre à l’Ucad : Deux étudiants à la tête d’un réseau démantelé

Un important réseau de trafic de chanvre indien a été démantelé en plein cœur du campus universitaire Cheikh Anta Diop (Ucad), révélant une organisation clandestine bien rodée opérée par deux étudiants. Ce réseau mafieux, qui avait pris ses quartiers dans le temple du Savoir, a été mis à nu grâce à une opération d’infiltration menée par les forces de sécurité en coordination avec le service de surveillance de l’université.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, le premier cerveau du réseau a été identifié et interpellé au sein même du campus, alors qu’il détenait encore un stock de 41 cornets de chanvre indien. Jugé en comparution immédiate devant le tribunal de Dakar, l’étudiant a été condamné à deux ans de prison ferme.

Mais les autorités n’en sont pas restées là. Conscients de la persistance du phénomène et de la probabilité d’un relais dans le trafic, les enquêteurs du commissariat du Point E ont poursuivi leur stratégie d’infiltration. Leur attention s’est rapidement portée sur Fallou Mbaye, étudiant domicilié au pavillon M de l’Ucad, désigné comme le probable successeur du réseau démantelé.

Né à Mbacké le 10 décembre 2001, Fallou Mbaye a été suivi de près avant d’être pris en flagrant délit de détention de 61 cornets de chanvre. Il a été arrêté dans l’enceinte même de l’université puis conduit sous bonne escorte au commissariat du Point E, où il a été placé en garde à vue.

Il doit être présenté ce jour au procureur de la République près le tribunal de grande instance de Dakar. Une suite judiciaire est donc attendue pour cet étudiant qui risque à son tour une lourde peine, dans un contexte où les autorités semblent décidées à assainir durablement le milieu universitaire.

République des Valeurs tire la sonnette d’alarme : « Le Sénégal va mal »

Thiès – Lors de sa réunion ordinaire tenue ce week-end à Thiès, le Bureau politique de la République des Valeurs/Réewum Ngor, présidé par Thierno Alassane Sall (TAS), a livré un diagnostic sans concession de la situation nationale. Le parti alerte sur une « fatigue sociale généralisée » et fustige l’inaction du gouvernement face aux nombreuses difficultés des Sénégalais.

À l’approche de la Tabaski, le quotidien devient plus difficile pour les ménages sénégalais. République des Valeurs (RV) décrit une crise économique aiguë : flambée des prix, stagnation des salaires, chômage grandissant. « Les poches sont vides, les familles souffrent », déplore le parti, qui appelle à un plan d’urgence économique en faveur des couches les plus vulnérables : jeunes, femmes, travailleurs informels et familles modestes.

RV dénonce aussi une absence de transparence dans la gestion des finances publiques. Le vote du budget 2025, selon le parti, s’est fait sans débat parlementaire ni publication de rapports d’exécution, un fait jugé « inacceptable dans une République transparente ». Thierno Alassane Sall, par ailleurs député, entend interpeller le ministre des Finances par une question orale cette semaine à l’Assemblée nationale.

Le parti pointe également l’abandon des agriculteurs, livrés à eux-mêmes. Manque de semences de qualité, absence d’outils adaptés et débouchés inexistants freinent toute relance du secteur. Pour RV, une refonte de la politique agricole s’impose, articulée autour de cinq axes : accès équitable aux intrants, développement de pôles de production et de transformation, structuration des filières, promotion de l’agroécologie, et création d’une assurance agricole nationale.

Les inondations, notamment dans la vallée du fleuve Sénégal, illustrent selon RV l’inefficacité de l’État à protéger ses citoyens. Le parti déplore l’abandon des sinistrés dans des abris précaires et appelle à des mesures immédiates : secours d’urgence, relogement digne, coordination entre collectivités, ONG et partenaires techniques.

RV ne mâche pas ses mots contre ce qu’il qualifie de « gouvernance clanique ». Il accuse l’exécutif de favoritisme, de gestion patrimoniale de l’État et de pratiques népotiques où la loyauté prime sur la compétence. Le parti s’oppose également au « faste ostentatoire » de certaines délégations officielles et aux « voyages inutiles » jugés coûteux et inefficaces.

Face à ces dérives, République des Valeurs appelle à une refondation républicaine. Le parti prône une gouvernance éthique, au service de l’intérêt général, avec des institutions protectrices et une société inclusive. « Il est temps de parler vrai, de retisser la confiance et de remettre les Sénégalais au cœur du projet national », conclut le communiqué.

Gala FIPA d’Or : les innovateurs et entrepreneurs africains à l’honneur

La 6e édition de la Foire Internationale des Produits Africains (FIPA 2025) a fermé ses portes après avoir rassemblé, du 22 mai au 1er juin, 35 pays autour du thème de l’intégration économique africaine.

Lors de la cérémonie de clôture, la commissaire générale, Fatou Fabira Dramé, présidente de la plateforme “Baye Sa War” et initiatrice de ce rendez-vous culturel et économique panafricain, a tenu à exprimer sa profonde gratitude envers l’ensemble des participants : autorités, exposants, partenaires et public.

“Durant ces journées intenses, riches en échanges, en rythmes, en couleurs, en saveurs et en savoir-faire, nous avons vu l’Afrique s’exprimer dans toute sa diversité, son talent et son potentiel. Plus qu’un marché, la FIPA est devenue un carrefour de fraternité, de coopération économique et culturelle, un espace où l’excellence africaine a été mise à l’honneur, portée par nos artisans, nos artistes, nos entrepreneurs, nos créateurs, nos producteurs venus des quatre coins du continent et de la diaspora”, a-t-elle déclaré.

Elle a également félicité chaleureusement les exposants pour la qualité de leurs produits et l’innovation de leur savoir-faire, sans oublier de remercier les partenaires institutionnels, techniques et financiers, les équipes d’organisation, les volontaires, les médias, les artistes, ainsi que le public fidèle pour son engagement.

Pour Fatou Fabira Dramé, cette clôture marque le point de départ d’une nouvelle étape :

“Un engagement renouvelé pour la valorisation du made in Africa, pour l’intégration économique africaine et pour l’industrialisation locale. Nous devons porter ensemble cet élan jusqu’à la prochaine édition en 2026, que nous voulons plus grande, plus inclusive, plus innovante encore. D’ici là, restons mobilisés, connectés et solidaires. Continuons de croire en nous, en notre continent, en notre capacité à transformer nos richesses en opportunités durables pour nos peuples.”

La cérémonie de clôture, tenue en présence de l’ambassadeur des Comores, a culminé avec le Gala FIPA d’Or, point d’orgue de l’événement.

Dans une ambiance à la fois solennelle et festive, cette soirée a récompensé les bâtisseurs de l’Afrique : des innovateurs et entrepreneurs remarquables, des femmes et des hommes engagés dans le développement local et régional, ainsi que des partenaires et institutions qui ont marqué l’édition 2025.

SOLIDARITÉ DE TABASKI À TOUBA : Touba Ca Kanam offre dignité à plus 7500 familles

Comme chaque année avant les grandes fêtes religieuses, l’organisation Touba Ca Kanam a déployé sa traditionnelle opération de solidarité en prévision de la Tabaski 2025 à Touba. Placée sous l’égide de Serigne Mourtalla Mbacké Abdou Fatah, la commission sociale a une nouvelle fois répondu présent pour les familles les plus vulnérables.

Cette action d’envergure a permis de venir en aide à plus de 7500 familles. Chacune a reçu un soutien matériel concret sous forme de paquets d’habits variés, de chaussures (1136 paires distribuées) et de lots de tissus (près de 2000). Ces dons visent à permettre aux bénéficiaires de se vêtir dignement pour la célébration.

Mais l’aide ne s’est pas arrêtée là. Touba Ca Kanam a également consenti un soutien financier majeur de plus de trente millions de francs CFA (30 000 000 FCFA). Cette enveloppe, spécifiquement destinée aux pères de famille, a pour objectif de les aider à acquérir le mouton du sacrifice (Udhiya), pilier de la fête de l’Aïd.

Par cette double action – matérielle et financière – Touba Ca Kanam incarne pleinement sa vocation sociale et spirituelle, veillant à ce que chaque fidèle puisse vivre la Tabaski dans le respect et la dignité. Prenant la parole , Serigne Habibou Ibn Serigne Fallou a déploré l’absence des jeunes dans l’effort participatif estimant qu les femmes et les perses âgées sont les seuls qui répondent à l’appel de Touba Ca Kanam.

Candidature du Sénégal à la présidence de la BAD : Seydi Gassama dénonce « une grosse erreur »

La candidature du Sénégal à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD) continue de faire débat, notamment après la sortie remarquée de Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal. Invité de l’émission Face au Jury sur PressAfrikTV, ce dimanche 1er juin, le défenseur des droits humains n’a pas mâché ses mots. Il a qualifié cette initiative de « grosse erreur », dénonçant une décision mal évaluée sur le plan stratégique et diplomatique.

Seydi Gassama a d’abord rappelé l’historique de la BAD pour démontrer l’improbabilité d’un succès sénégalais dans cette course. Depuis la création de l’institution, seuls huit présidents se sont succédé, et parmi eux, un seul Sénégalais, Babacar Ndiaye, a occupé le poste durant deux mandats pleins. Pour lui, ce précédent ne pouvait justifier une nouvelle ambition aussi rapidement. Cette réalité historique aurait dû dissuader le Sénégal de tenter sa chance à ce moment précis, d’autant plus que les équilibres internes de la banque ne favorisaient pas une telle candidature.

Au-delà de cet aspect, Seydi Gassama a mis en évidence un isolement diplomatique grandissant du Sénégal sur la scène africaine. Il a souligné que certains pays traditionnellement proches n’ont même pas voté en faveur du candidat sénégalais, Amadou Hott. Ce manque de soutien, selon lui, reflète une perte d’influence régionale inquiétante et une dégradation du leadership sénégalais au sein des instances continentales.

L’échec de cette candidature est, selon le militant, symptomatique d’un recul plus large du prestige international du Sénégal. Jadis considéré comme un modèle démocratique sur le continent, le pays semble aujourd’hui avoir perdu de sa superbe. Seydi Gassama a rappelé qu’à une époque, le Sénégal faisait figure d’exception dans un environnement marqué par les dictatures, mais qu’il a depuis stagné pendant que d’autres nations progressaient.

Pour lui, la perte de crédit démocratique à l’interne se répercute à l’externe. Ce déclin, qu’il juge préoccupant, appelle à une remise en question sérieuse. Il plaide pour un sursaut démocratique, seule voie possible, selon lui, pour redonner au Sénégal sa place d’antan sur l’échiquier africain. À ses yeux, il ne s’agit pas seulement de réformer les institutions, mais de restaurer la confiance et la crédibilité du pays aux yeux de ses partenaires africains et internationaux.

Recrutement à l’ère de l’intelligence artificielle : des experts plaident pour une digitalisation centrée sur l’humain

À l’heure où l’intelligence artificielle (IA) et la transformation numérique redessinent les contours du monde du travail, la question du recrutement prend une dimension stratégique. C’est dans cette perspective que la startup Socium a organisé, ce samedi à Dakar, un panel autour du thème : « Réussir son recrutement en 2025 : méthodes, outils et retours d’expérience ». L’événement a rassemblé un public varié, composé de professionnels des ressources humaines, de dirigeants d’entreprises, de représentants de l’administration publique et d’acteurs du secteur technologique.

Prenant la parole lors de cette rencontre, Malang Seni Faty, conseiller technique au ministère des Finances et du Budget, a souligné la nécessité de concilier innovation technologique et préservation du facteur humain. « Il ne faut pas prendre la digitalisation comme quelque chose qui va enlever le métier des gens. La digitalisation est là pour accélérer, pour aider, pour amener plus de célérité à ce que nous faisions auparavant. Mais l’être humain restera toujours au centre », a-t-il déclaré, en insistant sur le rôle fondamental de l’intelligence humaine dans le développement et l’amélioration des solutions numériques.

Selon lui, la digitalisation des processus de recrutement offre des perspectives prometteuses en matière de performance, de transparence et d’efficacité, notamment au sein de l’administration publique sénégalaise qui s’engage dans une vaste transition numérique. Il a également mis en lumière les efforts de Socium, qui accompagne près de 200 entreprises dans cinq pays africains (Sénégal, Côte d’Ivoire, Maroc, RDC, Cameroun) et qui a levé plus de 4 milliards de francs CFA pour développer des solutions allant de la gestion de la paie à la cartographie des compétences en passant par le suivi des performances.

Par ailleurs, Malang Seni Faty a encouragé les jeunes à se tourner vers les filières scientifiques, dans un contexte où la demande en profils techniques et technologiques ne cesse de croître. « Nous manquons cruellement d’ingénieurs. Et un pays, ce sont les ingénieurs qui le construisent, surtout à l’ère technologique dans laquelle nous nous trouvons. Une entreprise sur trois a du mal à recruter les profils dont elle a besoin. Si les jeunes investissent dans les compétences scientifiques et technologiques, ils trouveront forcément un emploi », a-t-il martelé.

Ce diagnostic est partagé par Rokhaya Ndiaye, consultante en ressources humaines, qui a pointé les lacunes actuelles dans la maîtrise des outils numériques par les professionnels RH. Pour elle, « la digitalisation représente une opportunité unique pour rattraper notre retard en Afrique, mais elle nécessite une véritable évangélisation ». Elle a plaidé pour une meilleure formation des spécialistes RH afin que les entreprises puissent adopter des politiques de gestion du capital humain plus performantes et centrées sur les besoins des individus.

À travers cette rencontre, Socium entend non seulement outiller les professionnels, mais aussi susciter une prise de conscience collective sur l’importance d’un recrutement repensé, aligné sur les enjeux technologiques, mais sans jamais perdre de vue l’humain. Une ambition qui s’inscrit dans la volonté de bâtir des organisations plus résilientes, inclusives et prêtes à relever les défis de demain.

Féminicides au Sénégal : les organisations féministes exigent des lois plus strictes et une réponse immédiate de l’État

L’indignation est à son comble au Sénégal face à la recrudescence des féminicides. Ce samedi 31 mai 2025, plusieurs associations féministes et féminines se sont rassemblées sur le terrain HLM Grand Yoff, en face du Stade Léopold Sédar Senghor, pour un sit-in empreint de gravité. Vêtues de noir, en signe de deuil collectif, les militantes ont exprimé leur colère et leur détermination à mettre fin à l’impunité qui entoure les violences faites aux femmes.

Par le biais d’un mémorandum adressé aux autorités, les organisations ont réclamé l’adoption immédiate de lois spécifiques criminalisant les féminicides, mais aussi une réforme profonde du système de protection des femmes. Elles dénoncent un climat de violence systémique, aggravé par l’inaction ou la lenteur des réponses institutionnelles.

« Le Sénégal, jadis perçu comme un havre de paix et de téranga, est aujourd’hui secoué par une série de violences insoutenables envers les femmes », peut-on lire dans le document. Le mémorandum s’appuie sur des faits concrets pour illustrer cette réalité devenue insoutenable. Des noms de victimes sont cités : Diary Sow, 12 ans, tuée par un voisin ; Yamou Ndiaye, assassinée par son beau-frère à Touba ; Sadel Sow, abattue par son mari à Yayang ; Kindy Bah, tuée à Keur Ndiaye Lo ; Diene Dia et Fatou Gueye, toutes deux victimes de leurs proches ; ou encore Marie Louise Ndour, abattue d’une balle par son époux à Fatick. Autant de tragédies qui dressent un tableau sombre de la condition féminine au Sénégal.

Les militantes féministes soulignent que ces meurtres sont bien souvent commis dans la sphère privée, au sein même des foyers. L’espace familial, censé offrir sécurité et protection, devient paradoxalement le premier lieu de danger pour les femmes et les filles. Ce constat glaçant pousse les organisations à exiger une réaction structurelle et immédiate de la part des autorités.

Leurs demandes sont précises et urgentes. Elles exigent une condamnation claire des féminicides par les plus hautes autorités de l’État, la publication rapide des mesures prises pour sanctionner ces crimes, ainsi qu’une protection renforcée des femmes dans tous les espaces, notamment au sein du foyer. Elles réclament également la modification du Code de la famille, la suppression des dispositions discriminatoires envers les femmes, et la création de structures d’accueil, de soutien psychologique et de réinsertion pour les victimes.

Les féministes appellent aussi à une transformation des politiques publiques, avec l’intégration systématique de la lutte contre les violences sexistes dans les programmes éducatifs et institutionnels. Elles insistent sur la nécessité d’adopter des lois spécifiques contre les féminicides, assorties de peines exemplaires.

Au-delà de l’État, c’est la société dans son ensemble que ces organisations interpellent. Elles appellent les citoyennes et citoyens à briser la loi du silence, à dénoncer les violences et à soutenir les victimes. Elles invitent aussi la société civile à maintenir la pression pour que ces crimes ne soient plus tolérés, ni banalisés.

Enfin, les féministes sénégalaises appellent les institutions régionales et internationales — telles que la CEDEAO, l’Union africaine ou l’ONU — à exiger du Sénégal qu’il honore ses engagements en matière de droits des femmes. « Le Sénégal ne peut prétendre à la paix sans justice pour ses femmes », concluent-elles.

Effondrement d’un immeuble à Touba : une jambe humaine retrouvée dans les décombres relance les interrogations

Le drame survenu à Touba suite à l’effondrement d’un immeuble en construction connaît un développement aussi tragique qu’inquiétant. Ce samedi 31 mai, une jambe humaine a été retrouvée dans les décombres du site sinistré, plusieurs jours après l’annonce officielle du bilan qui faisait état de onze morts et sept blessés. Cette découverte macabre a été faite de manière fortuite par des enfants qui fouillaient les gravats, relançant aussitôt les spéculations autour du bilan réel de la catastrophe.

Alertés par les cris des enfants, les sapeurs-pompiers sont rapidement intervenus, épaulés par les forces de l’ordre, pour extraire le membre. Toutefois, aucune autre partie de corps n’a été découverte lors de nouvelles fouilles menées immédiatement après cette trouvaille. Le doute s’installe désormais sur la rigueur des premières opérations de recherche.

Deux hypothèses sont désormais sur la table. Soit cette jambe appartient à l’une des onze victimes déjà recensées, auquel cas il faudrait se poser des questions sur l’intégrité des corps extraits et sur la manière dont ils ont été identifiés. Soit elle provient d’une douzième victime, toujours ensevelie sous les débris, ce qui signifierait que les recherches initiales n’étaient pas aussi exhaustives qu’annoncé.

Pour rappel, la démolition du bâtiment avait été décidée et exécutée dans la foulée de la visite du ministre de l’Intérieur, le Général Jean-Baptiste Tine, qui avait ordonné cette mesure au nom de la sécurité publique. L’intervention avait été saluée pour sa rapidité, mais cette nouvelle découverte met en cause la profondeur et la fiabilité des opérations de dégagement menées avant la destruction totale du site.

Les familles endeuillées, déjà éprouvées par la tragédie, se retrouvent face à une angoisse renouvelée. Des voix commencent à s’élever pour exiger une reprise des recherches, voire une enquête complémentaire indépendante afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes du drame et sur la gestion des secours.

À Touba, l’émotion est vive. Les populations, choquées, s’interrogent sur les responsabilités, sur les normes de sécurité du chantier, mais aussi sur la rigueur des procédures de sauvetage. Ce nouvel épisode macabre pourrait bien faire basculer l’affaire vers un terrain judiciaire, si les doutes sur la présence éventuelle d’une victime oubliée se confirmaient.

Kaolack : Formation des acteurs scolaires à la gestion de l’hygiène menstruelle

À Kaolack commune, une initiative salutaire a récemment été lancée par l’Association Action pour le Développement du Sénégal (AADS) afin de briser le tabou autour des menstruations et d’améliorer la rétention scolaire des jeunes filles. Une formation dédiée à la gestion de l’hygiène menstruelle a été organisée à l’intention des enseignants, des élèves, des parents d’élèves et du personnel administratif. Objectif : créer un environnement scolaire plus sûr, plus sain et plus inclusif pour les adolescentes.

« Beaucoup de filles manquent les cours pendant leurs règles, soit par peur d’accidents, soit à cause de moqueries. Il était temps d’agir. C’est ce qu’a compris l’AADS en organisant ce forum de sensibilisation, ce samedi 31 mai 2025 », a expliqué Fatou Kinné Diassé Kandji, présidente de la commission renforcement des capacités et du plaidoyer de l’association.

Dans les Collèges d’Enseignement Moyen (CEM), des milliers de jeunes filles font face chaque mois à un défi silencieux mais crucial : l’accès aux serviettes hygiéniques. Une réalité trop souvent ignorée, mais déterminante pour la scolarité, la santé et la dignité des adolescentes.

« Nous avons décidé d’organiser ce forum à l’endroit de tous les acteurs du système éducatif – le corps professoral, les élèves, l’Association des mères d’élèves, les parents d’élèves et les membres du comité de gestion – pour renforcer leurs capacités sur la gestion de l’hygiène menstruelle, mais aussi sur l’estime de soi », a poursuivi Mme Kandji.

Au total, 540 jeunes filles issues des CEM de la commune de Kaolack ont bénéficié de cette formation. Ces bénéficiaires joueront désormais un rôle de relais communautaires, chargées de la démultiplication et de la sensibilisation dans leurs établissements et quartiers respectifs.

Concernant le suivi, l’AADS prévoit de former l’Association des mères d’élèves à la confection et à l’utilisation de serviettes hygiéniques lavables. L’organisation envisage également la mise en place de kits de serviettes hygiéniques dans les établissements scolaires pour faciliter l’accès des jeunes filles à ces produits essentiels.

La formation des acteurs scolaires à la gestion de l’hygiène menstruelle marque une avancée significative pour l’égalité des chances à l’école. En brisant le silence et en éduquant tous les membres de la communauté scolaire, cette initiative contribue à faire des menstruations un sujet de santé et de dignité, et non de honte.

Kaolack / Formation des membres de l’UDEN : Renforcement des capacités syndicales pour une éducation de qualité

Durant deux jours (vendredi et samedi), la ville de Kaolack a accueilli une session de formation destinée aux membres du syndicat UDEN. L’objectif principal : renforcer les compétences des militants syndicaux afin de mieux défendre les droits des enseignants et promouvoir un système éducatif équitable et inclusif.

« Nous sommes à Kaolack parce que notre syndicat, l’Union Démocratique des Enseignants et Enseignantes du Sénégal (UDEN), y organise une session de renforcement de capacités sur deux jours à l’intention de ses militantes et militants des deux sections de Kaolack, à savoir le département et la commune », a expliqué Issa Faye, secrétaire national chargé de la formation au sein du bureau exécutif national de l’UDEN.

Il a ajouté : « Cela fait partie des traditions de notre syndicat de régulièrement réunir ses militants pour les entretenir sur des questions qui peuvent impacter leur carrière et leur développement personnel. Parce que nous sommes conscients que l’essentiel ne réside pas seulement dans le nombre de militants, mais aussi dans leur qualité. Cela ne veut pas dire que nous ne faisons pas l’effort de massification, mais en même temps que nous nous élargissons, nous faisons de notre mieux pour accompagner les militants afin qu’ils atteignent un niveau de connaissance et de compétence qu’on ne retrouve pas partout. »

Concernant le choix de la région, Issa Faye a souligné que Kaolack fait partie des sections les plus dynamiques du syndicat. Il a également indiqué qu’au même moment, deux autres sessions de formation se tenaient dans les sections de Nioro du Rip et de Diourbel. D’autres sessions sont prévues après la Tabaski, notamment à Podor, Koumpentoum et Vélingara.

« Cela s’inscrit pleinement dans les objectifs de l’UDEN qui vise à former ses militants. Le rôle d’un syndicaliste ne se limite pas à la représentation, à la formulation et à la défense de revendications. Il consiste aussi à favoriser le développement personnel des militants », a-t-il poursuivi.

Selon Issa Faye, cette session de formation a été structurée autour de plusieurs modules : la connaissance du syndicalisme à travers l’UDEN-SNES/FSU, l’histoire du syndicat, ses luttes et ses victoires, ainsi que la prise de parole en public.

« L’UDEN a une histoire épique, qu’il fallait partager, surtout avec les plus jeunes. C’est une histoire de combativité, de mobilisation constante, d’engagement et de résilience. Ce n’est pas un hasard si, parmi tous les syndicats traditionnels, nous sommes le seul à encore siéger à la table des négociations », a-t-il affirmé.

Le secrétaire général de l’UDEN au niveau de la commune de Kaolack, Omar Diallo, a salué la mobilisation des membres et rappelé la nécessité d’un engagement constant pour défendre les valeurs de justice sociale, de solidarité et de qualité dans l’éducation. Il a invité ses camarades à être des relais vigilants dans leurs localités. Formés et unis, ils seront mieux armés pour porter la voix de leurs collègues enseignants et enseignantes.

Pour sa part, le secrétaire général départemental, Abdoulaye Dia, a souligné que « cette formation s’inscrit dans le cadre d’un programme national de renforcement des capacités des membres de l’UDEN, appuyé par des partenaires. Elle marque une étape importante dans la professionnalisation de l’action syndicale au Sénégal ».

Saint-Louis : démantèlement d’un réseau de trafic de migrants, cinq arrestations et vingt personnes interceptées

Les autorités sénégalaises viennent de porter un coup dur aux réseaux de trafic de migrants opérant dans le nord du pays. L’antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) à Saint-Louis a annoncé ce vendredi l’arrestation de cinq individus impliqués dans une tentative d’émigration clandestine par voie maritime. Ces personnes sont poursuivies pour association de malfaiteurs, tentative de trafic de migrants et mise en danger de la vie d’autrui.

Tout est parti d’une opération de surveillance déclenchée par les services de la DNLT dans le cadre de leur stratégie de lutte contre les départs irréguliers. Trois hommes, soupçonnés d’être des candidats à l’émigration, ont été repérés et interpellés alors qu’ils se dirigeaient vers un lieu de rendez-vous avec leurs convoyeurs. Lors de leur audition, ils ont tous reconnu avoir versé une somme de 450 000 francs CFA chacun à deux passeurs pour être pris en charge jusqu’au point de départ prévu pour la traversée.

Ces déclarations ont permis aux enquêteurs de renforcer leur dispositif de surveillance dans plusieurs zones sensibles de la ville. Ainsi, grâce à une opération coordonnée dans les quartiers de Hydrobase, Pikine 700 et Santhiaba, vingt personnes ont été interceptées, dont les cinq principaux suspects identifiés comme les organisateurs du voyage clandestin.

Les cinq individus arrêtés ont été présentés au Parquet financier de Dakar, où ils devront répondre de leurs actes. L’enquête se poursuit pour identifier d’éventuels complices ou commanditaires de cette filière, qui aurait pu exposer plusieurs vies humaines à de graves risques.

La DNLT a salué la réactivité de ses agents régionaux et réaffirmé son engagement à poursuivre ses opérations sur toute l’étendue du territoire, en étroite collaboration avec les populations locales. Elle appelle à la vigilance et à la collaboration citoyenne afin de mettre un terme aux activités de ces réseaux clandestins qui exploitent la détresse de jeunes en quête de meilleures conditions de vie.

Kolda : un homme interpellé avec quatre kilogrammes de chanvre indien et 69 cornets prêts à la vente

À Kolda, un important coup de filet a été réalisé par le Commissariat central dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue. Dans la matinée du lundi 26 mai 2025, les forces de l’ordre ont procédé à l’arrestation d’un homme soupçonné d’activités de cession et d’offre de chanvre indien dans le quartier populaire de Gadapara. Cette opération fait suite à un renseignement jugé fiable par les services de police, évoquant un trafic intense de stupéfiants dans cette zone résidentielle de la ville.

L’intervention s’est déroulée au domicile du mis en cause, où les agents ont procédé à une perquisition minutieuse. Cette fouille a permis de découvrir une importante quantité de drogue : quatre kilogrammes de chanvre indien soigneusement dissimulés et conditionnés, ainsi que soixante-neuf cornets de la même substance, vraisemblablement destinés à la vente directe. En plus de cette saisie, une moto de type Jakarta, de marque KTM, a été retrouvée sur les lieux, accompagnée de matériel de conditionnement utilisé pour le trafic.

Face aux éléments accablants réunis par les enquêteurs, le suspect a été immédiatement placé en garde à vue. Les autorités ont ouvert une enquête en vue d’identifier d’éventuels complices et de remonter la filière de ce réseau local de distribution de drogue. Selon des sources policières, d’autres interpellations pourraient suivre dans les prochains jours, l’objectif étant de mettre définitivement hors d’état de nuire les réseaux impliqués dans ce type de trafic dans la région.

Cette opération renforce les efforts des services de sécurité de Kolda dans leur mission de protection des populations contre les fléaux liés aux drogues. Elle illustre également la volonté des autorités locales de réprimer fermement toute forme de criminalité liée aux stupéfiants, dans un contexte régional où la consommation et la vente de chanvre indien prennent une ampleur inquiétante.

Chavirement à Werma : le bilan s’alourdit à cinq morts après la découverte de deux nouveaux corps

Le bilan du naufrage survenu jeudi 29 mai 2025 sur le fleuve Sénégal à Werma, dans la commune de Bokiladji (région de Matam), s’est alourdi ce vendredi avec la découverte de deux nouveaux corps sans vie. Les secours ont ainsi mis fin à leurs opérations de recherche après près de 24 heures d’intenses efforts.

Le drame s’est produit lorsque cinq pêcheurs originaires du même village ont pris la mer en direction de Wompou pour une expédition de pêche. La pirogue à bord de laquelle ils naviguaient a chaviré en cours de route, pour des raisons encore non élucidées. Trois corps avaient été retrouvés dès le jour de l’accident, tandis que les deux derniers ont été repêchés ce vendredi.

Mobilisés depuis le début, les gendarmes, les sapeurs-pompiers de la 54e compagnie d’incendie et de secours, et les habitants du village ont coordonné les recherches, qui ont finalement permis de localiser tous les disparus. Les victimes, toutes originaires de Bokiladji, ont été identifiées par leurs proches.

Le préfet de Matam s’est rendu sur place pour présenter les condoléances de l’État aux familles endeuillées, promettant un accompagnement moral et logistique dans cette épreuve difficile. Une enquête a été ouverte afin d’éclaircir les circonstances exactes du chavirement, en particulier les conditions météorologiques et l’état de l’embarcation.

Fatick / Némading : la 4e fête patronale du 23e BRA célèbre la fraternité militaire et le lien armée-nation

Le camp Colonel Momar Talla Fall de Némading, situé dans le département de Foundiougne (région de Fatick), a accueilli ce vendredi 30 mai la 4e édition de la fête patronale du 23e Bataillon de Reconnaissance et d’Appui (BRA), également appelée fête du Niombato. Un moment fort de la vie militaire et communautaire, placé sous le signe de la cohésion, de la mémoire et du patriotisme.

Unité de réserve d’intervention rattachée à la zone militaire n°3, le 23e BRA a célébré cet événement en présence du colonel commandant de zone, Diouma Sow, du préfet de Foundiougne, ainsi que de nombreuses autorités civiles, militaires, religieuses et coutumières. Instituée en 2021, cette fête vise à renforcer la cohésion interne du bataillon et à valoriser ses liens profonds avec les communautés locales.

Dans son allocution, le chef d’escadrons Mouhamed Samba Diouf, commandant du 23e BRA, a souligné que cette célébration permet non seulement de rendre hommage aux anciens soldats, mais aussi de transmettre aux jeunes générations les valeurs cardinales du bataillon, incarnées dans sa devise : « Bagne ba déé », autrement dit, « lutter jusqu’à la mort ».

« Cette journée est un symbole fort de notre esprit de corps et de notre enracinement dans la population », a-t-il déclaré.

Le commandant Diouf a également mis en lumière le rôle stratégique de son unité dans le dispositif national de sécurité :

« Le bataillon s’est illustré par de nombreuses opérations en 2024 et au cours du premier semestre 2025, témoignant de son ancrage dans la défense opérationnelle du territoire. »

Sur le plan international, le 23e BRA contribue également au rayonnement des Forces armées sénégalaises, avec une compagnie actuellement déployée en Gambie et une section présente en République Centrafricaine.

Au-delà des discours officiels, la journée a été marquée par des démonstrations militaires, des moments de recueillement à la mémoire des disparus, ainsi que des échanges fraternels avec les populations. Cette dimension communautaire reste au cœur de l’esprit du 23e BRA, qui entend faire de sa fête patronale un moment de communion républicaine, entre devoir de mémoire et projection vers l’avenir.

Le Président Diomaye Faye rend hommage au Dr Amadou Sall et accueille le Dr Ibrahima Soce Fall à la tête de l’Institut Pasteur de Dakar

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a salué ce vendredi le départ du Dr Amadou Sall de ses fonctions d’administrateur général de l’Institut Pasteur de Dakar (IPD), rendant un hommage appuyé à l’homme qui a marqué de son empreinte les avancées du Sénégal en matière de souveraineté pharmaceutique.

Dans une déclaration officielle publiée sur ses canaux numériques, le chef de l’État a souligné le rôle central du Dr Sall dans les transformations stratégiques de l’IPD :

« Je rends hommage au Dr Amadou Sall pour son immense contribution au processus de souveraineté pharmaceutique du Sénégal. Une empreinte durable laissée par le Dr Sall à la tête de l’IPD, notamment à travers le pilotage stratégique du projet de vaccinopole de Diamniadio, destinée à renforcer la production locale de vaccins et à positionner le Sénégal comme un acteur de premier plan en matière de biotechnologies en Afrique », a déclaré le Président.

Sous la direction du Dr Sall, l’Institut Pasteur de Dakar a connu une dynamique de modernisation et d’élargissement de ses capacités, notamment à travers des partenariats internationaux de haut niveau et des investissements structurants dans la recherche, la production vaccinale et les réponses aux urgences sanitaires.

Dans la foulée, le Président Diomaye Faye a félicité le Dr Ibrahima Soce Fall, nommé pour succéder au Dr Sall à la tête de l’institution. Médecin et expert en santé publique de renommée internationale, le Dr Fall est connu pour son expérience au sein de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), où il a occupé plusieurs postes stratégiques.

« Il est attendu pour donner un nouvel élan à l’IPD », a ajouté le Chef de l’État, confiant quant à la capacité du nouveau directeur à consolider les acquis et à porter de nouvelles ambitions pour la recherche biomédicale et l’innovation sanitaire en Afrique.

Vers une nouvelle ère politique : L’appel de Alioune Tine pour tourner la page de l’hyperprésidentialisme au Sénégal

Le fondateur du think-tank Afrikajom Center a lancé un vibrant appel à rompre avec le cycle de violence politique et les dérives d’un pouvoir présidentiel jugé omnipotent. À travers une déclaration marquée par la gravité et la lucidité, le défenseur des droits humains exhorte à une transformation en profondeur du système politique sénégalais.

« Depuis 2009/2011, avec les Assises nationales et la lutte contre le troisième mandat, nous avons vécu l’expérience de la toute-puissance de l’hyperprésidentialisme à la tête d’un exécutif qui assujettit tous les pouvoirs pour se maintenir », a-t-il rappelé, dénonçant un système qui confisque les contre-pouvoirs et alimente la répression.

Ce schéma, selon lui, s’est répété en 2021 et encore plus violemment en 2024, avec un lourd tribut payé en vies humaines. « On a répété l’expérience de la toute-puissance et de la résistance… avec plus de morts d’hommes », écrit-il, soulignant l’urgence d’un changement de paradigme.

Depuis l’an 2000, aucune alternance politique ne s’est déroulée sans tensions majeures. Les transitions, censées être des moments d’expression démocratique, ont été entachées de violences et de pertes humaines. Une réalité tragique que le fondateur d’Afrikajom Center juge inacceptable : « Les alternances ne se déroulent pas dans la sérénité, mais dans la violence et avec morts d’hommes. C’est ça qui doit changer radicalement. »

Dans sa conclusion, il appelle à tourner la page d’un pouvoir présidentiel « de vie et de mort », incarnant un modèle d’hyperprésidentialisme aux conséquences dévastatrices sur le plan politique, institutionnel et humain. Il prône un rééquilibrage des pouvoirs, une consolidation de l’État de droit et une démocratie apaisée, fondée sur le respect des droits fondamentaux.

Violents affrontements à Karang : les jeunes jakartamen dénoncent une bavure des forces de l’ordre

Depuis mercredi, la commune de Karang, dans la région de Fatick, est le théâtre de violents affrontements entre les conducteurs de motos Jakarta — communément appelés jakartamen — et les forces de l’ordre. À l’origine de cette vive tension : l’interpellation musclée d’un conducteur de moto par un gendarme en civil, dans des circonstances jugées abusives par les témoins et les jeunes de la localité.

Selon les informations de L’Observateur, tout aurait commencé par l’interpellation d’un certain Ismaïla Ndour, conducteur de moto-Jakarta, soupçonné à tort d’être lié à un grave accident impliquant un autre conducteur de moto ayant pris la fuite après avoir percuté une vieille dame. Alors qu’il affirmait ne rien savoir de l’affaire, Ismaïla Ndour aurait subi des insultes et des violences verbales de la part du gendarme, qui aurait ensuite tenté de le contraindre à monter dans un véhicule avec sa moto.

Ce comportement, perçu comme une humiliation et une injustice, a immédiatement déclenché la colère d’autres conducteurs présents. L’altercation a dégénéré, nécessitant l’intervention des éléments de la Brigade de gendarmerie de Karang, bientôt rejoints par des renforts. Des grenades lacrymogènes ont été utilisées pour disperser les manifestants, qui ont riposté par des jets de pierres. Les affrontements ont duré une grande partie de la nuit, plongeant la commune dans un climat de tension extrême.

Au terme de ces violents heurts, plusieurs jeunes, notamment des conducteurs de moto, ont été arrêtés par les forces de l’ordre. Parmi eux, Sékou Ndour, président de l’Association des conducteurs de moto-Jakarta de Karang. Ce dernier, dans un souci d’apaisement, s’était rendu de lui-même à la brigade pour entamer une médiation, mais a été interpellé à son tour, alimentant davantage la colère des manifestants.

Dès le lendemain matin, la population — en particulier les jeunes — est descendue en masse dans les rues de Karang pour exiger la libération immédiate de leurs camarades. Ils dénoncent une bavure manifeste et un abus de pouvoir de la part des forces de sécurité. Le climat est resté tendu dans toute la ville, au point que des renforts ont dû être dépêchés depuis Kaolack pour tenter de rétablir l’ordre.

Selon les dernières informations relayées par L’Observateur, Sékou Ndour ainsi que certains des jeunes arrêtés ont été relâchés dans l’après-midi d’hier. Toutefois, plusieurs autres restent toujours détenus dans les locaux de la gendarmerie. Une situation qui continue d’alimenter l’indignation de la population locale, déterminée à obtenir justice pour ce qu’elle considère comme une énième illustration de la brutalité policière contre les jeunes.

De la ferveur des arènes à la froideur des barreaux : Marème Nar incarcérée pour vol nocturne

Guédiawaye, Sénégal – Figure emblématique des arènes de lutte sénégalaise, Marème Fall, plus connue sous le nom de Marème Nar, n’est plus dans l’ambiance survoltée des stades. Ce mercredi, la célèbre supportrice du lutteur Prince a été placée sous mandat de dépôt et écrouée au Camp pénal de Liberté VI. Une chute brutale pour celle qui électrisait les gradins avec sa passion débordante.

L’affaire remonte à la nuit du 3 au 4 mai 2025, veille du combat très attendu entre Prince et Modou Anta. Dans le quartier Comico à Guédiawaye, la moto de l’adjudant Coly, un agent de police en service, est dérobée alors qu’elle était stationnée non loin du domicile de Marème Fall. Rapidement, les soupçons se tournent vers cette dernière.

Selon les éléments de l’enquête rapportés par L’Observateur, Marème Nar aurait été impliquée dans le vol en compagnie de deux individus. Les faits sont qualifiés de « vol en réunion commis la nuit », une infraction sévèrement sanctionnée par la législation sénégalaise. Le parquet de Pikine-Guédiawaye, estimant la gravité des faits, a ouvert une information judiciaire pour association de malfaiteurs et vol nocturne.

Une tentative de règlement à l’amiable a été initiée par l’entourage du lutteur Prince dans l’espoir d’éviter l’épreuve carcérale à leur proche. Mais l’initiative n’a pas abouti. Présente au tribunal lors de l’échec de l’accord, Marème Nar n’a pu retenir ses larmes, comprenant que la détention était désormais inévitable.

Le juge du premier cabinet a ordonné son incarcération immédiate. L’un de ses présumés complices a été arrêté dans une autre affaire par la police de Grand-Yoff et écroué. Le second, un certain Julot, est toujours en cavale, activement recherché par les forces de l’ordre.

Éducation : les élèves du lycée Kennedy exposent le concept “NITHE” à la FIPA

La sixième édition de la Foire internationale des produits africains (FIPA 2025) a accueilli, ce jeudi, le ministre de l’Éducation nationale. Une occasion saisie par les autorités éducatives pour mettre en lumière le concept NITHE (Nouvelle Initiative pour la Transformation Humaniste de l’Éducation).

Selon Abdoulaye Racine Senghor, président du comité scientifique de la FIPA, c’est la première fois qu’un pavillon est entièrement consacré au ministère de l’Éducation nationale.

“Depuis six ans, nous cherchons à élever le niveau de la foire. Avec la participation du ministère de l’Éducation nationale, nous avons réussi à aligner la FIPA sur ses objectifs fondamentaux : promouvoir l’Afrique, ses produits, et une nouvelle vision du continent. L’éducation est la voie royale. C’est pourquoi la présence du ministre et de son équipe est si importante. Ils sont venus exposer ce que l’école est aujourd’hui, ce qu’elle aspire à devenir et les valeurs qu’elle porte à travers l’initiative NITHE”, a-t-il déclaré.

Il a également souligné la volonté de transformer les mentalités à travers l’éducation et de mettre en avant des valeurs essentielles.

“Les élèves du lycée Kennedy nous montrent qu’ils sont jeunes, certes — certains ont moins de 14 ans — mais ils savent entreprendre. Ils savent faire des choses de leurs dix doigts. Ils sont habiles, créatifs, et prêts à voler de leurs propres ailes demain”, a ajouté le professeur Senghor.

Pour sa part, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, initiateur du concept NITHE, s’est réjoui de cette participation de son ministère à la FIPA.

“Ce que nous avons vu aujourd’hui est tout simplement impressionnant. La FIPA elle-même mérite d’être saluée, et je tiens à féliciter Mme la Commissaire générale, Fabira, pour le travail remarquable accompli. Plus de 35 pays y participent, et j’y ai rencontré plusieurs maires, notamment des îles Comores et de Mayotte. Cette initiative privée est à encourager, d’autant plus qu’elle reflète la volonté du gouvernement sénégalais de renforcer le rôle du secteur privé.”

M. Guirassy a également salué la première participation du ministère de l’Éducation nationale à une foire de produits africains :

“C’est une grande première pour notre ministère, mais elle s’explique : l’école est en pleine transformation. Nous avons mis en avant certains établissements, notamment le CEM Kennedy et le CEM Momar Sène, qui ont présenté des projets extraordinaires. Des enfants entrepreneurs, innovants, qui fabriquent, découvrent et vendent. Ce sont les élèves que nous voulons : dotés de compétences exécutives, d’un fort sens du développement personnel, capables de s’exprimer, de vendre, et de s’intégrer dans une logique économique et scientifique.”

Il ajoute que ces élèves organisent régulièrement des foires dans leurs établissements, où ils exposent et commercialisent leurs propres créations.

“C’est cette école-là que nous voulons. Il faut savoir rompre avec l’ancien système et bâtir celui que nous voulons. Et c’est ce que nous faisons à travers NITHE. Très bientôt, ces nouvelles pratiques seront généralisées dans tout le système éducatif”, a-t-il conclu.

A. Saleh

Moustapha Diop, ex-ministre du Développement industriel, emprisonné dans des conditions « VIP » à Rebeuss

Placé sous mandat de dépôt le jeudi 22 mai dernier, l’ancien ministre du Développement industriel, Moustapha Diop, vit son incarcération à la Maison d’arrêt et de correction (MAC) de Rebeuss dans des conditions qui ne laissent pas indifférents.

Selon les informations rapportées par le journal Les Échos, Moustapha Diop est actuellement logé à la chambre 37, un espace connu dans l’univers carcéral comme étant l’une des cellules dites « VIP ». Cette chambre, contrairement aux cellules classiques souvent surpeuplées, est dotée de lits individuels et accueille un nombre très restreint de détenus, ce qui la rend beaucoup plus confortable.

Toujours d’après la même source, Moustapha Diop ne partage pas sa cellule avec d’autres personnalités de l’ancien régime. Cette précision vient alimenter le débat récurrent sur les conditions de détention jugées « aménagées » pour certains dignitaires politiques, souvent en décalage avec le quotidien difficile de la majorité des pensionnaires de Rebeuss. Ce traitement différencié suscite, comme à l’accoutumée, des interrogations au sein de l’opinion publique.

Malgré cette situation judiciaire délicate, l’ancien ministre affiche, selon Les Échos, une attitude calme et digne. Il reste serein face aux procédures en cours et semble prêt à les affronter avec retenue et détermination. En attendant une éventuelle audience ou une évolution dans son dossier, Moustapha Diop s’installe dans une posture de patience et de résilience.

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