Émigration vers les îles Canaries : Une pirogue partie du Sénégal accoste à El Hierro avec 70 migrants

Une nouvelle embarcation en provenance du Sénégal a atteint les côtes espagnoles ce samedi 8 mars 2025, accostant sur l’île d’El Hierro, aux Canaries. À son bord, 70 migrants, parmi lesquels deux femmes, ont été recensés par les autorités espagnoles.

Selon une source espagnole, cette arrivée s’inscrit dans une vague migratoire toujours aussi intense vers l’archipel. Ce même jour, la Garde côtière espagnole a confirmé l’arrivée de plus de 450 personnes, réparties dans sept embarcations différentes.

L’archipel des Canaries reste l’un des principaux points d’entrée pour les migrants africains cherchant à rejoindre l’Europe. Depuis plusieurs années, de nombreux Sénégalais tentent cette traversée, souvent au péril de leur vie. La route maritime entre le Sénégal et les Canaries est particulièrement dangereuse en raison de la distance (près de 1 500 kilomètres) et des conditions maritimes difficiles.

Les départs depuis les côtes sénégalaises se sont intensifiés ces derniers mois, malgré les risques et les nombreux naufrages signalés. En janvier et février 2025, plusieurs embarcations ont disparu en mer, mettant en lumière l’urgence de la situation et la nécessité d’une réponse rapide des autorités locales et internationales pour mieux encadrer cette migration irrégulière.

Face à cet afflux massif, les autorités espagnoles continuent de renforcer leur surveillance des côtes et de mettre en place des dispositifs d’accueil pour gérer ces arrivées. Une fois à terre, les migrants sont généralement pris en charge par la Croix-Rouge espagnole et soumis à un processus d’identification avant d’être orientés vers des centres d’hébergement temporaire. Certains d’entre eux pourront demander l’asile, tandis que d’autres risquent une expulsion vers leur pays d’origine.

L’Espagne a également intensifié sa coopération avec les pays d’origine des migrants, dont le Sénégal, afin de freiner ces départs. Des accords de rapatriement et des initiatives de développement ont été mis en place pour tenter de dissuader les candidats à l’émigration irrégulière, mais ces mesures semblent insuffisantes face à la pression économique et sociale qui pousse de nombreux jeunes à partir.

Le drame de l’émigration clandestine continue d’interroger sur les politiques migratoires et les alternatives économiques offertes aux jeunes Africains. Au Sénégal, la persistance du chômage, le manque de perspectives et la difficulté d’obtenir des visas pour une migration légale poussent des milliers de personnes à prendre la mer, malgré les dangers bien connus de la traversée.

Lutte contre le faux monnayage : Les Douanes saisissent des billets noirs d’une valeur de 2,28 milliards FCFA

Les forces douanières sénégalaises viennent de porter un coup dur aux réseaux de faux monnayage. Dans un communiqué officiel, la Direction générale des Douanes a annoncé la saisie de billets noirs d’une contrevaleur de plus de 2 milliards 284 millions de francs CFA, à l’issue d’opérations menées par les subdivisions des Douanes de Dakar-extérieur et de Louga.

Tout a commencé le 28 février 2025, lorsque les autorités douanières ont été informées d’un trafic illicite impliquant la fabrication et le blanchiment de billets noirs dans la périphérie de Dakar. Grâce à cette alerte, la Brigade mobile n°2 de la subdivision des Douanes de Dakar-extérieur a lancé une filature des suspects impliqués.

Les efforts des agents ont rapidement porté leurs fruits. Le même jour, à Mbao, un premier suspect a été interpellé en possession de 4 300 billets noirs, représentant une contrevaleur de plus de 282 millions de francs CFA. Quelques jours plus tard, le 2 mars, deux autres individus ont été arrêtés à Gandigal, transportant une somme frauduleuse évaluée à 1 milliard 967 millions de francs CFA en billets noirs. Toujours le 2 mars, un dernier suspect a été appréhendé à Louga avec 549 coupures de billets de cent dollars, représentant une contrevaleur de 34 millions de francs CFA, des billets déjà blanchis et prêts à être injectés dans l’économie.

Avec ces interpellations, les services douaniers ont marqué un tournant dans la lutte contre le faux monnayage, un fléau qui menace l’économie nationale et la stabilité financière du pays. Les quatre suspects ont été placés à la disposition du Parquet financier, et les investigations se poursuivent pour démanteler d’éventuelles ramifications du réseau.

Cette saisie d’une ampleur exceptionnelle témoigne de l’efficacité des Douanes sénégalaises dans la lutte contre la criminalité financière. Elle met également en lumière l’importance de la vigilance et de la coopération entre les services de sécurité pour combattre ce type de fraude qui peut gravement affecter la confiance des citoyens et des investisseurs dans le système monétaire.

Les autorités ont rappelé leur fermeté face à ce genre de pratiques illégales et leur engagement à intensifier les opérations pour assainir l’environnement économique du pays.

Kaolack : Médina Baye en deuil — Cheikh Mouhamadoul Bachir, fils de El Hadji Mouhamad Zeynabou Abdoulaye Niass, n’est plus

Le décès de Cheikh Mouhamadoul Bachir est survenu ce dimanche 09 mars 2025 à la clinique Lamp Fall de Kaolack, des suites d’une maladie.

Le rappel à Dieu de ce grand érudit, homme d’une sagesse remarquable et d’une expérience exceptionnelle, plonge toute la communauté musulmane dans une profonde tristesse.

Qu’Allah, dans Sa miséricorde infinie, l’accueille en Son Paradis et soit pleinement satisfait de lui.

Nous présentons nos sincères condoléances à toute la Oummah islamique, en particulier au Khalife général de la Faydatidianya, Cheikh Mouhamadoul Mahi Ibrahima Niass.

Sénégal – Enseignement supérieur : une victoire historique pour les enseignants-chercheurs avec la signature du décret sur la réversion des pensions

Le 7 mars 2025 restera une date marquante dans l’histoire de l’enseignement supérieur sénégalais. Après de longues années de revendications, de luttes syndicales et de négociations acharnées, le Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) a obtenu une avancée majeure : la signature du décret sur la réversion des pensions de retraite et l’intégration de la prime de recherche dans le calcul des pensions des enseignants-chercheurs et chercheurs des universités publiques.

Cette signature vient concrétiser le protocole d’accord conclu le 6 janvier 2023 entre le SAES et le gouvernement. Elle constitue une véritable réparation d’une injustice de longue date envers les ayants-droit des enseignants-chercheurs décédés. Jusqu’ici, les veuves, veufs et orphelins ne percevaient qu’un montant dérisoire équivalant à 13 % du salaire net du défunt, malgré la revalorisation de la pension de retraite à un taux de remplacement de 85 % obtenue lors de l’accord historique du 15 mars 2018.

Le combat du SAES s’est intensifié ces derniers mois, notamment avec la menace d’une grève au début de l’année 2025. C’est sous cette pression que les autorités ont finalement acté la signature du décret. Ce dernier permet désormais la réversion effective des pensions aux ayants-cause, tout en intégrant la prime de recherche dans le calcul des pensions de retraite. Une mesure saluée unanimement par le SAES, qui y voit une victoire morale et sociale, fruit d’une mobilisation sans relâche.

Dans un communiqué, le syndicat a exprimé sa satisfaction, tout en appelant à maintenir la vigilance. En effet, d’autres points essentiels du protocole restent encore à concrétiser : la construction d’infrastructures sociales et pédagogiques dans les universités, le recrutement massif d’enseignants-chercheurs pour combler le déficit en personnel permanent, ainsi que des réformes structurelles dans la gouvernance et le financement de la recherche.

Par cette avancée, le SAES réaffirme son rôle central dans la défense des intérêts des enseignants-chercheurs et sa détermination à œuvrer pour un enseignement supérieur plus équitable, plus stable et plus performant au Sénégal.

Société / Ramadan : L’Association Découverte Araignée Têtue renforce ses actions d’aide alimentaire à travers le pays

Comme chaque année, l’Association Découverte Araignée Têtue intensifie ses actions d’aide alimentaire durant le mois béni de Ramadan, en faveur de toutes les personnes dans le besoin : orphelins, talibés, familles démunies, sans distinction d’origine ou de confession. L’aide humanitaire est en effet une tradition que l’association perpétue depuis sa création pendant le mois de Ramadan.

Durant cette période, la structure prévoit de se mobiliser dans plusieurs villes du pays, en déployant des actions de solidarité destinées à des centaines de milliers de personnes vulnérables, notamment les enfants en situation défavorable.

« Pour notre première activité de ce mois de Ramadan 2025, baptisée Journée de solidarité, nous avons programmé des distributions de colis ou de coupons alimentaires, de vêtements et d’enveloppes financières à Yoff Ndeungagne, le vendredi 21 mars », a indiqué la présidente de l’association, Seynabou Lô, dans un communiqué transmis à la presse.

Elle a souligné que les besoins restent immenses, comme en témoignent les résultats des enquêtes menées au sein des communautés. « La faim et la soif sont une réalité pour des millions de personnes. C’est pourquoi notre association se doit d’agir sans relâche, que ce soit dans l’urgence ou dans une démarche durable », a-t-elle insisté.

Mme Lô a par ailleurs lancé un appel à la générosité du public pour accompagner ces actions en faveur des populations démunies : « C’est grâce à votre soutien que nous pouvons continuer à fournir de l’aide alimentaire et pérenniser nos initiatives de solidarité. »

Kaolack / Journée internationale des droits des femmes : La présidente régionale de l’association ForÉduc plaide pour un soutien inclusif aux femmes handicapées

Le 8 mars marque une journée symbolique et essentielle pour les femmes du monde entier : la Journée internationale des droits des femmes.

« Nous rendons hommage à toutes les femmes courageuses qui se battent chaque jour pour réaliser leurs rêves, en particulier celles en situation de handicap. Nous saluons les réalisations remarquables des femmes handicapées, les défis supplémentaires qu’elles doivent surmonter et les contributions précieuses qu’elles apportent à leurs communautés », a déclaré Rokhya Dia, présidente régionale de l’association ForÉduc, section Kaolack.

Elle a souligné que les femmes handicapées font face à des obstacles multiples dans l’accès à la formation et à l’emploi, du fait de leur double vulnérabilité liée au genre et au handicap. « Plaider pour leur formation, c’est revendiquer des programmes adaptés, inclusifs et accessibles, qui tiennent compte de leurs besoins spécifiques », a-t-elle indiqué.

Concernant la formation professionnelle, Mme Dia a formulé des recommandations claires :

« Nous souhaitons que l’État mette en place des formations axées sur les compétences recherchées sur le marché du travail, accompagnées d’un suivi personnalisé. Il est également essentiel de soutenir financièrement les femmes entrepreneures handicapées afin de lever les barrières économiques et de favoriser leur autonomie. »

Elle a également salué les efforts du gouvernement sénégalais, sous la présidence de Macky Sall, en faveur de l’inclusion sociale et économique des personnes en situation de handicap, à travers plusieurs dispositifs tels que :

• La Carte d’Égalité des Chances (CEC), lancée en 2015, destinée à identifier les personnes handicapées et leur garantir un accès aux prestations sociales ;

• Les programmes d’autonomisation et de filets sociaux ;

• Les initiatives locales en faveur de l’autonomisation des femmes.

« Ces initiatives s’inscrivent dans la vision du président Macky Sall pour l’autonomisation économique des femmes, et témoignent de l’engagement du gouvernement envers l’inclusion. Cependant, nous exhortons les autorités à renforcer davantage ces dispositifs afin que les femmes handicapées puissent pleinement jouer leur rôle de leaders dans la société », a plaidé Mme Rokhya Dia lors de sa rencontre avec la presse ce dimanche.

Économies sur les factures d’électricité : La présidente du RENAFF, Mme Sokhna Fall Diawara, visite et sensibilise les Badianou Gokh

Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, la présidente du Réseau National des Femmes Frigoristes du Sénégal (RENAFF), Mme Sokhna Fall Diawara, a mené une campagne de sensibilisation auprès des Badianou Gokh sur les moyens d’économiser sur les factures d’électricité. Elle a également mis en lumière l’importance de l’implication des femmes dans le secteur de la réfrigération et de la climatisation.

Mme Diawara a salué les compétences et la détermination des femmes frigoristes, soulignant qu’elles jouent un rôle essentiel dans le développement durable du Sénégal. Elle a appelé à un soutien accru des autorités et des entreprises pour faciliter l’accès des femmes à des formations spécialisées et à des opportunités d’emploi dans ce secteur encore largement dominé par les hommes.

Elle a également insisté sur la nécessité de briser les stéréotypes de genre et de promouvoir l’égalité des chances pour toutes les femmes, en particulier dans les métiers techniques. Selon elle, le secteur de la réfrigération et de la climatisation revêt une importance capitale pour le développement socio-économique du pays.

Mme Diawara a également évoqué les nombreux défis auxquels les femmes frigoristes font face : obstacles à l’insertion professionnelle, accès limité au financement, et difficultés liées à l’entrepreneuriat. Elle a lancé un appel pressant aux autorités publiques et aux chefs d’entreprise pour faciliter l’accès aux ressources financières et encourager la création d’entreprises dans ce domaine.

Pour sa part, Mme Mame Aïda Boye, porte-parole des Badianou Gokh, a salué l’initiative du RENAFF. « Nous, les Badianou Gokh, sommes certes très actives dans le domaine de la santé, mais notre mission ne s’y limite pas. Cette sensibilisation arrive à point nommé, car les familles souffrent de l’augmentation des factures d’électricité. En tant qu’actrices de proximité, nous pouvons jouer un rôle crucial dans la sensibilisation des ménages », a-t-elle affirmé.

Mme Sokhna Fall Diawara a également déploré le fait que le RENAFF, malgré ses plus de 200 membres, reste encore peu connu du grand public. Elle a ainsi lancé un appel aux autorités, aux chefs d’entreprise et aux donneurs d’ordre pour accorder davantage de confiance aux femmes frigoristes. Selon elle, ces dernières sont tout aussi compétentes que leurs homologues masculins et méritent pleinement leur place dans ce secteur stratégique.

Kaolack : Deux associations de boulangers, CNBS et ABRK, boycottent la grève nationale annoncée par le RBS

Un arrêt total de la production de pain a été annoncé par le Regroupement des Boulangers du Sénégal (RBS) pour les 18 et 19 mars 2025. Cependant, les membres de l’Association des Boulangers de la Région de Kaolack (ABRK), affiliée à la Fédération Nationale des Boulangers du Sénégal, ne partagent pas cette décision.

Malgré les motifs avancés par le RBS, notamment le non-respect des engagements pris par les autorités et l’absence de réponse à leurs préoccupations malgré plusieurs démarches (demandes d’audience, courriers), les boulangers de Kaolack estiment que la situation économique du secteur, bien que difficile, nécessite un dialogue plutôt qu’une grève.

Une position en décalage avec le RBS

Face à la décision d’un arrêt total de la production de pain, Médoune Sarr, président de l’Association des Boulangers de la Région de Kaolack, a précisé lors d’un entretien accordé à notre correspondant permanent :

“Nous avons appris ce matin, à travers la presse, que le Regroupement des Boulangers du Sénégal (RBS) a décidé d’une grève nationale du 18 au 19 mars. Pour nous, membres de l’Association des Boulangers de Kaolack, nous n’allons pas suivre cette grève pour plusieurs raisons.”

Il rappelle que les boulangers de Kaolack ont récemment rencontré le ministre du Commerce, qui a fait un travail remarquable et leur a promis des solutions adaptées à leurs préoccupations.

“Ce que nous demandons à l’État du Sénégal, c’est une vérité des prix, sans compter sur les subventions. Le coût du diesel, le prix de la farine, tout doit être clarifié. Si nous dépendons des subventions, le problème persistera toujours.”

Un dialogue en cours avec les autorités locales

Médoune Sarr souligne également que les boulangers de Kaolack entretiennent de bonnes relations avec les autorités locales et sont en pleine préparation d’une assise régionale sur la boulangerie, initiée par le chef de service régional du commerce intérieur.

“Nous avons des problèmes, certes, mais puisque l’autorité nous tend la main, notre devoir est de l’écouter.”

Le Collectif National des Boulangers du Sénégal (CNBS) également opposé à la grève

Moustapha Mbodji, représentant régional du CNBS à Kaolack, abonde dans le même sens :

“Tout le monde sait que la crise financière au Sénégal est marquée par plusieurs défis économiques et sociaux, aggravés par des facteurs internes et externes. L’augmentation du coût de la vie touche durement les ménages, en particulier les plus vulnérables. Cette crise coïncide avec le mois de Ramadan. Il n’est donc pas question pour nous d’aller en grève.”

Pour le CNBS, l’objectif est d’accompagner la population face aux difficultés économiques plutôt que de les aggraver par une interruption de la production de pain.

Ainsi, alors que le RBS maintient son appel à la grève nationale, les boulangers de Kaolack, représentés par l’ABRK et le CNBS, préfèrent poursuivre le dialogue avec les autorités afin de trouver des solutions durables à la crise qui frappe leur secteur.

Kaolack : Les femmes plaident pour leur autonomisation

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée ce vendredi 7 mars 2025, les femmes de la région de Kaolack, sous la coordination de Madame le Préfet de Guinguinéo, ont posé des actes forts pour faire entendre leurs revendications.

La journée a été marquée par la remise d’un mémorandum au gouverneur de Kaolack, Mamadou Mactar Watt. Ce document, destiné au président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, met en avant des demandes prioritaires : accès au foncier, participation aux commissions agricoles, professionnalisation des agricultrices et des éleveuses, ainsi que le renforcement des unités de transformation laitière.

Par ailleurs, plusieurs actions concrètes ont rythmé l’événement, notamment des consultations médicales gratuites, un don de médicaments et la distribution de produits de première nécessité aux détenues de la maison d’arrêt et de correction de Kaolack.

En parallèle, des panels ont permis d’échanger sur des thèmes cruciaux tels que le leadership féminin, l’entrepreneuriat et l’autonomisation des femmes et des filles. Cette mobilisation témoigne de la détermination des femmes à renforcer leur rôle dans le développement de la région.

PRÉAVIS DE GRÈVE DU REGROUPEMENT DES BOULANGERS DU SÉNÉGAL : Adieu au « pain thon » pour le « ndogu »

Le secteur de la boulangerie au Sénégal traverse une crise sans précédent. Face au non-respect des engagements pris par les autorités et à l’absence de réponses concrètes à leurs doléances, le Regroupement des boulangers du Sénégal (RBS) a décidé de passer à l’action. Dans un préavis daté du 6 mars 2025, les boulangers annoncent une grève nationale les 18 et 19 mars 2025, suspendant ainsi la production de pain sur tout le territoire. Cette décision, aux répercussions lourdes pour les consommateurs, risque de perturber le quotidien des Sénégalais, pour qui le pain demeure un aliment de base, notamment durant la période du Ramadan.
Les boulangers dénoncent des conditions économiques devenues intenables, menaçant la viabilité de nombreuses boulangeries, dont certaines ont déjà mis la clé sous la porte. La flambée des coûts des matières premières, l’augmentation des charges d’exploitation et l’absence de soutien gouvernemental sont autant de facteurs qui précipitent la profession vers une crise profonde. Bada Gassama, président du RBS, exprime le désarroi de ses confrères : « Nous avons tenté toutes les voies de recours, sollicité des audiences auprès du Premier ministre, adressé des courriers au Ministère du Commerce et de l’Industrie… Mais nos appels sont restés sans réponse. Cette grève est devenue notre seul moyen de nous faire entendre ».
Les revendications des boulangers s’articulent autour de quatre points majeurs : une révision de la structure du prix du pain afin de garantir un tarif plus juste pour la baguette standard, une rencontre avec le Premier ministre pour aborder les difficultés du secteur, une prise en compte effective de leurs doléances par les autorités compétentes et la mise en place de mesures de soutien aux boulangeries en difficulté.
Le Dakarois

MISE EN AVANT DE STATISTIQUES SECTORIELLES POUR FLOUTER LES CHIFFRES ANNUELS DÉSASTREUX : Waly Diouf Bodiang tente de noyer la réalité

Alors que le Port autonome de Dakar traverse une crise sans précédent, son directeur général, Waly Diouf Bodiang, dans le déni, s’accroche à l’épave des statistiques sectorielles favorables. Pourtant, les chiffres de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) dressent un tout autre tableau : une chute globale de 14,7 % du trafic maritime en 2024.

À la suite des articles du « Dakarois Quotidien » et du quotidien « Les Échos », publiés le 7 mars 2025, évoquant la chute de 14,7 % de l’activité maritime en 2024, le Port autonome de Dakar (PAD) a rapidement réagi par une note. Celle-ci s’accroche désespérément aux chiffres sectoriels favorables, occultant ainsi la dégradation globale du trafic maritime.

D’après le communiqué officiel, malgré une baisse de 17,1 % en décembre 2024, le trafic global des marchandises aurait progressé de 6 % sur l’année. La Cellule de communication stratégique du PAD explique que ce recul de fin d’année s’explique par :

                •             Un ralentissement temporaire du commerce maritime international, dû aux tensions géopolitiques et aux perturbations logistiques.

                •             Des variations saisonnières, affectant le secteur portuaire, notamment en fin d’année.

                •             Une restructuration des flux commerciaux, suivant les tendances du marché mondial.

Le PAD insiste sur la croissance de plusieurs indicateurs :

                •             Les exportations en forte hausse (+68 %) : 5 millions de tonnes en 2024 contre 3 millions en 2023.

                •             L’augmentation de 4 % du trafic de conteneurs, atteignant 881.289 unités contre 848.276 l’année précédente.

                •             Une hausse de 6 % du nombre d’escales de navires, passant de 2.900 en 2023 à 3.000 en 2024.

À travers cette lecture ciblée, les services de Waly Diouf Bodiang, directeur général du PAD, tente de présenter un bilan positif de l’exercice 2024. Cependant, ces chiffres occultent la dégradation globale du port, mise en évidence par les données officielles de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

Les chiffres de l’ANSD : un déclin indéniable du trafic maritime

Contrairement aux affirmations du PAD, les données de l’ANSD révèlent une baisse globale de 14,7 % du volume du trafic maritime en 2024 par rapport à 2023.

Le mois de décembre 2024 a été particulièrement critique, enregistrant un recul de 17,1 % de l’activité portuaire par rapport à novembre. Une baisse due à la contraction des débarquements et embarquements :

                •             Les débarquements ont chuté de 16,4 % sur l’année, avec des baisses marquées dans plusieurs catégories de marchandises :

                •             Marchandises diverses : -33,8 %

                •             Pétrole brut : -10,8 %

                •             Les embarquements ont reculé de 11,6 %, avec des baisses notables dans les principales filières d’exportation :

                •             Marchandises diverses : -9,6 %

                •             Phosphates : -28,5 %

                •             Produits de la mer : -13,9 %

Seuls deux segments ont connu une croissance significative :

                •             Les hydrocarbures raffinés (+22,6 %) dans la catégorie des débarquements.

                •             Les produits de la mer (+91,1 %) également dans la catégorie des débarquements.

Ces chiffres dressent un tableau bien plus sombre que celui présenté par le PAD. En mettant en avant des performances sectorielles isolées, Waly Diouf Bodiang minimise la gravité de la crise portuaire.

Cette posture est d’autant plus paradoxale que le Premier ministre, son mentor, Ousmane Sonko, s’était récemment appuyé sur les chiffres de l’ANSD pour trancher une polémique avec le député Tahirou Sarr sur le nombre d’étrangers présents au Sénégal.

Par ailleurs, en tentant de discréditer la presse, l’accusant d’avoir eu par le passé des « conventions de complaisance », le directeur du PAD détourne l’attention des véritables enjeux. Ce qui est acté est que le « Groupe Le Dakarois » n’a jamais signé de convention avec le PAD.

  • Bodiang gagnerait mieux à concentrer ses efforts sur la relance du port, plutôt que de chercher à masquer une réalité économique préoccupante.

Penda THIAM

Autorité parentale, vbg, révision du code de la Famille,… : L’association J-GEN Sénégal interpelle le gouvernement

En prélude à la célébration de la journée internationale de la femme, l’association J-GEN Sénégal et ses partenaires ont organisé une mobilisation nationale pour faire un plaidoyer national contre les violences que subissent les femmes et les filles. Pour la directrice exécutive, Maimouna Astou Yade, il s’agit de discuter pour contribuer de façon efficace à l’élimination des violences sexuelles et sexistes contre les filles et les femmes

« Notre mobilisation est une mobilisation populaire et elle constitue pour nous une riposte féministe », a-t-elle fait savoir. « Ce que nous voulons vraiment c’est de faire remarquer que c’est une riposte féministe et collective contre les violences sexuelles », a-t-elle insisté avant de rappeller que J-GEN Sénégal est une association qui assume cette casquette.
Mme Yade a profité de cette occasion pour rappeller aux femmes que le 8 mars est une journée de lutte pour les droits des femmes et qu’on ne saurait l’assimiler à une fête « c’est une façon également pour nous de dire que la journée du 8 mars n’est pas une journée de fête mais une journée de revendications. Et il a été important de revenir sur les défis et enjeux en matière de droit des femmes mais également sur comment nous pouvons engager toutes les communautés. Que cela soit les acteurs religieux, communautaires, les femmes, les hommes alliés et le gouvernement ainsi que les partenaires financiers et techniques particulièrement les partenaires de la société civile sénégalaise pour voir ensemble quelles sont les actions urgentes, collectives que nous pouvons engager dès maintenant pour dire stop à toutes ces violences sexuelles et sexistes », a fait savoir Mme Yade. Dans cette perspective, elle rappelle que leurs revendications tournent autour de la révision du code de la Famille qui selon elle est un impératif: « il y a énormément de dispositions discriminatoires à l’égard des femmes et des filles dans le code de la Famille », a-t-elle fait noter. Au delà de ce point, ces femmes membres de l’association J-GEN Sénégal trouvent que la question de l’autorité parentale et du refus de paternité sont autant de problèmatiques auxquelles les femmes font face. Ainsi, Mme Yade rappelle qu’il urge pour l’Etat du Sénégal de prendre ses responsabilités pour contribuer à mettre en place un code de la Famille équitable et juste. Poursuivant, elle dira qu’il y a également la question de l’avortement sécurisé en cas d’inseste et de viol: « c’est un plaidoyer que nous portons en tant que femmes, en tant que féministes et en tant défenseurs des droits des femmes. Il est temps que l’Etat du Sénégal applique le protocole de Maputo. Il est temps que le Sénégal prenne ses responsabilités et que l’Etat du Sénégal puisse protèger toutes ces filles et ces femmes qui sont victimes de viol et d’inseste », a-t-elle demandé.

L’association J-GEN Sénégal annonce avoir engagé une dynamique importante de mise en place d’un cadre de veille et d’alerte contre les violences sexuelles et entendent sillonner l’ensemble des régions du Sénégal pour amener les femmes, quel que soit leur cadre, à comprendre l’enjeu. « Les femmes des tontines, les femmes de calebasses,… partout où les femmes se rencontrent de façon formelle ou informelle, il sera question de cadre de veille et cela va contribuer à renseigner la question des données sur les violences basées sur le genre parce que c’est aussi un appui que nous apportons par rapport au travail que par exemple l’AJS ou les organisations de défense des femmes font dans le cadre de la disponibilité des données sur les vbg et ce sera aussi une meilleure façon de recueillir les contributions des femmes en termes de prise en charge des violences sexuelles et sexistes », a-t-elle expliqué.

Venue présider la cérémonie, Dr Rokhaya Diakhaté, directrice de la Famille et la protection des groupes vulnérables au ministère de la Famille et des Solidarités a rappelé que l’Etat du Sénégal est très conscient de la situation que vivent les femmes et que des dispositifs seront mis en place pour les accompagner : « dans le communiqué du conseil des ministres de ce mercredi 6 mars nous avons vu que le Président de la République a donné des instructions fermes pour que les femmes soient protégées, pour qu’on les autonomise et qu’on les accompagne. Une femme qui a été bien formée, qui a acquis une certaine autonomie n’est jamais victime de violence. Donc, le Président de la République et tout le gouvernement en sont conscients et ils sont en train de faire tout ce qui est possible pour contrer ces violences là surtout en milieu familial et c’est pour cela qu’il y a eu l’avènement du ministère de la Famille parce que c’était le ministère de la Femme. Aujourd’hui, il y a une nouvelle orientation portée sur la famille pour ne laisser personne en rade », a-t-elle fait savoir.

La grande salle archi comble du théâtre national Daniel Sorano a permis aux femmes venues en masse de participer à un panel de haut niveau axé sur la
riposte collective contre les violences sexuelles et sexistes. Une façon pour elles d’échanger sur la façon d’engager les pouvoirs publics et la société civile pour faire appliquer des lois et règlements équitables dans le domaine de la famille, de la Sante et de l’accès égal à la justice.

Cette journée nationale de mobilisation des femmes a également permis à l’assistance de suivre une belle et émouvante prestation du ballet national le kayor et l’ensemble lyrique traditionnel du Théâtre Daniel Sorano sur « NDER EN FLAMMES ». Une prestation orientée vers le pouvoir l’ultime sacrifice des femmes de Nder.

Aly Saleh

Fuite de gaz sur le projet GTA : Inquiétude et colère des pêcheurs de Saint-Louis

Une fuite de gaz a été détectée sur le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), situé à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie. Si l’ampleur et les conséquences précises de cet incident restent encore incertaines, l’Association des pêcheurs artisanaux à la ligne de Saint-Louis dénonce un « silence inacceptable » des autorités et des entreprises impliquées dans le projet. Les pêcheurs alertent sur les dangers potentiels pour l’écosystème marin et les communautés côtières, déjà fortement affectées par les restrictions d’accès aux zones de pêche.

Les pêcheurs de Guet Ndar, qui ont déjà subi de lourdes conséquences en raison de la réduction de leurs zones de pêche due à l’exploitation du gisement gazier, considèrent cette fuite comme une nouvelle menace pour leur activité et leur survie. « Après nous avoir volé DIATARA, aujourd’hui, c’est notre santé, nos ressources et nos vies qui sont en danger », s’indigne l’association dans un communiqué.

Le gaz qui s’échappe dans l’air et dans l’eau pourrait gravement perturber l’équilibre de l’écosystème marin du littoral de Saint-Louis, déjà soumis à de nombreuses pressions environnementales. La contamination des ressources halieutiques et de la chaîne alimentaire marine pourrait avoir des répercussions à long terme sur la biodiversité et l’économie locale, fortement dépendante de la pêche artisanale.

Outre la fuite de gaz, l’association dénonce également la pratique du torchage sur le projet GTA. Cette technique, qui consiste à brûler le gaz excédentaire, libère dans l’atmosphère du dioxyde de carbone et du méthane, un gaz à effet de serre particulièrement nocif pour le climat. « Ce torchage n’est pas seulement une aberration écologique, c’est aussi une attaque contre la santé publique », dénoncent les pêcheurs, rappelant que les populations de la Langue de Barbarie sont directement exposées aux émissions toxiques.

Les effets de cette pollution pourraient être graves : maladies respiratoires, irritations et autres pathologies liées à l’inhalation de particules nocives. L’association exige donc l’arrêt immédiat du torchage et une évaluation complète des impacts sanitaires et environnementaux de l’exploitation gazière sur les populations locales.

Face à cette situation critique, les pêcheurs artisanaux de Saint-Louis formulent plusieurs demandes pressantes :

  • Une enquête indépendante et transparente sur l’ampleur de la fuite et ses conséquences environnementales.
  • Une révision des pratiques industrielles du projet GTA afin de minimiser les impacts sur l’environnement et les communautés locales.
  • Un accompagnement des pêcheurs affectés par cette catastrophe pour leur permettre de faire face aux pertes économiques subies.

L’association appelle les citoyens, les organisations du secteur de la pêche et l’ensemble de la société civile à se mobiliser pour exiger vérité et justice. « Nos vies, notre environnement et notre avenir valent plus que les profits d’une poignée de multinationales », conclut-elle, déterminée à ne pas laisser cette affaire sous silence.

Waly Diouf Bodiang dans le déni : au lieu d’expliquer la chute du trafic au port de Dakar, il s’en prend à la presse

Le Port Autonome de Dakar (PAD) traverse une période difficile marquée par une chute significative du trafic en 2024. Selon les chiffres publiés par l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD), le port a perdu environ un tiers de son volume global de marchandises. Mais au lieu de fournir des explications détaillées ou d’annoncer des mesures pour redresser la situation, le Directeur Général du PAD, Waly Diouf Bodiang, a préféré s’attaquer à la presse, l’accusant de relayer des informations erronées.

D’après les statistiques officielles de l’ANSD, le trafic total du Port Autonome de Dakar a chuté de 14,7 % en 2024, passant de 22,4 millions de tonnes en 2023 à 19,1 millions de tonnes en 2024. Cette baisse est particulièrement marquée au niveau du débarquement, qui a connu un recul de 16,4 %. Le volume de marchandises diverses, essentielles pour les échanges commerciaux du Sénégal, a chuté de 33,8 %. De son côté, l’embarquement a aussi connu une diminution de 11,6 %, avec une baisse préoccupante de 28,5 % pour le phosphate, l’un des principaux produits exportés par le pays.

La situation devient encore plus alarmante lorsque l’on compare les chiffres de décembre 2024 à ceux de décembre 2023 : une chute de 28,4 % du trafic total a été enregistrée, ce qui montre une accélération de la crise.

Plutôt que de rassurer l’opinion publique et les acteurs économiques sur les mesures envisagées pour relancer le port, Waly Diouf Bodiang a choisi la confrontation. Dans un message publié sur sa page Facebook, il a affirmé que le port se porte bien et que les chiffres relayés par la presse ne sont pas représentatifs de la réalité. Il est même allé jusqu’à accuser certains médias d’avoir des « conventions de complaisance résiliées » et de chercher à ternir l’image du PAD.

Ce choix de s’attaquer aux journalistes plutôt que d’expliquer objectivement la situation soulève de nombreuses interrogations. Pourquoi le Directeur Général du PAD nie-t-il des chiffres émanant d’une agence nationale reconnue pour son sérieux ? Pourquoi n’a-t-il pas présenté des données alternatives pour contredire l’ANSD ? En l’absence de communication transparente et de chiffres officiels émanant du PAD, les accusations contre la presse apparaissent comme une tentative de diversion.

Le Port Autonome de Dakar est un maillon stratégique de l’économie sénégalaise. Une baisse de son activité impacte directement plusieurs secteurs, notamment le commerce, l’industrie et le transport maritime. Les entreprises qui dépendent du port pour leurs importations et exportations doivent aujourd’hui faire face à des coûts plus élevés et à des délais rallongés.

Au lieu de répondre aux inquiétudes des investisseurs et des professionnels du secteur, la direction du PAD semble vouloir minimiser la gravité de la situation. Pourtant, les données de l’ANSD sont crédibles et leurs agents sont assermentés, ce qui signifie qu’ils ont prêté serment pour garantir l’exactitude des informations publiées.

Face à une telle crise, il est urgent que des mesures concrètes soient prises pour inverser la tendance. Plusieurs pistes sont envisageables :

  • Modernisation des infrastructures : une amélioration des équipements et une meilleure gestion des quais pourraient permettre de fluidifier le trafic.
  • Renforcement de la compétitivité : le port de Dakar doit faire face à une concurrence régionale accrue, notamment avec le développement des ports en Mauritanie, en Côte d’Ivoire et au Ghana. Une stratégie plus agressive pour attirer les compagnies maritimes serait nécessaire.
  • Révision des politiques tarifaires : les coûts de manutention et de stockage au PAD sont souvent jugés trop élevés, ce qui pourrait expliquer en partie la baisse du trafic. Une révision de ces tarifs pourrait rendre le port plus attractif.

Plutôt que de perdre du temps dans une bataille inutile avec la presse, Waly Diouf Bodiang devrait concentrer ses efforts sur ces enjeux cruciaux pour assurer l’avenir du port.

Ce n’est pas la première fois que le Directeur Général du PAD est au centre d’une controverse. Sa gestion a déjà été critiquée à plusieurs reprises pour son manque de transparence et d’efficacité. Aujourd’hui, face à une crise majeure, son refus de reconnaître les difficultés du port et son agressivité envers les médias ne font qu’alimenter les doutes sur sa capacité à redresser la situation.

Les Sénégalais méritent une communication honnête et des actions concrètes pour relancer l’activité du port. Si Waly Diouf Bodiang n’est pas en mesure d’assumer ses responsabilités et de proposer des solutions, il serait peut-être temps qu’il cède sa place à une direction plus compétente et plus transparente.

Tension autour des statistiques du port de Dakar : le PAD conteste, l’ANSD confirme la baisse du trafic

La publication des chiffres du Port autonome de Dakar (PAD) pour l’année 2024 a déclenché une vive polémique entre l’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) et la direction du port. Alors que l’ANSD a révélé une baisse significative du trafic maritime, le PAD a rapidement contesté ces données, mettant en cause leur fiabilité.

Le premier rapport de l’ANSD, intitulé « Repères Statistiques », publié le 6 mars 2025, a mis en évidence une baisse notable de l’activité portuaire. Face à ces conclusions, la direction du PAD a vivement réagi, contestant les chiffres avancés par l’agence nationale. Dans un communiqué officiel, le PAD a rejeté ces statistiques, dénonçant une mauvaise interprétation des données et accusant la presse de relayer des informations erronées.

Le directeur général du PAD est même allé plus loin en critiquant publiquement l’ANSD et les médias, affirmant que ces publications portaient atteinte à l’image du port de Dakar et pouvaient impacter négativement ses activités économiques.

Face à la contestation du PAD, l’ANSD a répliqué en publiant, ce vendredi 7 mars, un second rapport plus détaillé intitulé « Bulletin mensuel des statistiques économiques et financières de décembre 2024 ». Ce document, qui confirme les conclusions initiales, renforce la position de l’ANSD et réfute les arguments avancés par le PAD.

Selon les nouvelles données de l’ANSD, le trafic global du port de Dakar a enregistré une baisse de 14,7 % entre 2023 et 2024. Plus précisément, le trafic total (embarquement + débarquement) est passé de 22 446,2 milliers de tonnes en 2023 à 19 141,6 milliers de tonnes en 2024.

Cette diminution est encore plus marquée si l’on compare les chiffres du mois de décembre, avec une baisse de 28,4 % entre décembre 2023 et décembre 2024.

  • Débarquement : baisse de 16,4 %, avec un recul important des marchandises diverses (-33,8 %).
  • Embarquement : diminution de 11,6 %, principalement due à une chute de 28,5 % des exportations de phosphate.

Un point clé de cette polémique réside dans la légitimité des chiffres publiés. Contrairement aux statistiques internes du PAD, celles de l’ANSD sont établies par des agents assermentés. Conformément à l’article 14 du Décret n°2005-436 du 23 mai 2005, les agents de l’ANSD prêtent serment devant le tribunal régional compétent avant d’exercer leurs fonctions.

Cette assermentation leur impose une stricte confidentialité et garantit l’intégrité des données collectées et publiées. Un tel dispositif est également en vigueur pour d’autres corps de l’administration, notamment les douaniers, gendarmes, policiers et agents comptables, afin d’assurer la transparence et la fiabilité des informations officielles.

En s’appuyant sur cette base juridique et éthique, l’ANSD maintient donc la validité de ses chiffres et rejette toute tentative de manipulation des statistiques.

Cette controverse dépasse la simple question des chiffres et met en lumière des enjeux économiques et politiques majeurs. Une baisse du trafic portuaire pourrait être perçue comme un signal négatif pour l’économie nationale, notamment en ce qui concerne les investissements étrangers et les recettes douanières.

De son côté, le PAD cherche à préserver son image et pourrait être tenté de minimiser l’impact réel du ralentissement de l’activité. Cette opposition entre une agence indépendante et une institution sous tutelle de l’État illustre les tensions fréquentes entre la nécessité de transparence statistique et la gestion des intérêts économiques et politiques.

Alors que l’ANSD maintient fermement ses conclusions et que le PAD persiste dans sa contestation, une issue concertée semble nécessaire pour éviter une détérioration de la situation. L’intervention d’une autorité neutre ou d’un comité de médiation pourrait être envisagée afin de clarifier les chiffres et d’apaiser les tensions.

Quoi qu’il en soit, cette affaire met en évidence l’importance des statistiques économiques fiables pour une gouvernance transparente et efficace. La crédibilité des institutions repose sur leur capacité à fournir des données exactes et objectives, au-delà des intérêts sectoriels ou institutionnels.

AIBD : Une année 2024 marquée par une baisse du trafic aérien et des défis à relever

L’année 2024 s’est achevée sur une note mitigée pour l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD), qui a enregistré une baisse du trafic aérien. Malgré une légère reprise en décembre, les chiffres globaux révèlent une tendance négative, soulignant les défis auxquels l’aéroport est confronté pour relancer son activité.

Selon les statistiques officielles, le nombre total de passagers ayant transité par l’AIBD en 2024 s’est établi à 2 926 090, marquant une diminution de 0,6 % par rapport à 2023 où l’aéroport avait accueilli 2 942 594 voyageurs. Cette régression est principalement attribuée à une baisse des départs (-1,4 %) et des arrivées (-0,7 %).

Si le mois de décembre a connu une légère embellie, il n’a pas suffi à inverser la tendance annuelle. En effet, comparé à décembre 2023, le nombre de passagers a diminué de 3,7 %, confirmant la fragilité de la reprise.

Le ralentissement du trafic ne se limite pas aux passagers. Les mouvements d’aéronefs, qui englobent les décollages et atterrissages, ont également reculé de 2,7 % en 2024. L’AIBD a enregistré 27 718 vols, contre 28 481 l’année précédente. Cette baisse reflète une moindre fréquentation des compagnies aériennes, probablement due à la conjoncture économique mondiale et à des ajustements de capacités des transporteurs.

En décembre 2024, la situation s’est encore détériorée, avec une diminution de 4,0 % des mouvements d’aéronefs par rapport à décembre 2023. Ce ralentissement, en fin d’année, est préoccupant car il survient généralement pendant une période de forte activité liée aux fêtes.

L’un des indicateurs les plus alarmants reste la performance du secteur du fret, qui a connu une chute drastique de 24,1 % sur l’ensemble de l’année. Cette baisse s’est également confirmée en décembre, avec un recul équivalent par rapport au même mois de l’année précédente.

Ce déclin du fret aérien pourrait s’expliquer par plusieurs facteurs, notamment la baisse de la demande internationale, des coûts logistiques élevés, ainsi que la concurrence accrue d’autres plateformes aéroportuaires régionales.

Face à ces résultats contrastés, l’AIBD devra relever plusieurs défis pour redynamiser son activité en 2025. Parmi les pistes envisagées :

  • Attirer de nouvelles compagnies aériennes pour diversifier les liaisons et stimuler le trafic.
  • Renforcer la compétitivité du fret en améliorant les infrastructures et en mettant en place des incitations pour les acteurs du transport de marchandises.
  • Accélérer le développement des aéroports régionaux (Saint-Louis, Ziguinchor), qui pourraient jouer un rôle complémentaire en désengorgeant l’AIBD tout en stimulant le trafic domestique.
  • Miser sur une politique de promotion touristique efficace, le Sénégal étant une destination prisée, notamment avec des événements internationaux comme les Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026.

Avec ces stratégies, l’AIBD espère inverser la tendance en 2025 et retrouver une dynamique de croissance durable.

Plan de licenciement à l’AIBD : Le SYTAS s’oppose et propose des solutions alternatives

La récente annonce d’un plan de licenciement massif au sein de l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD SA) suscite une vive réaction du Syndicat des Travailleurs des Aéroports du Sénégal (SYTAS). Lors d’un congrès extraordinaire, le syndicat a exprimé son profond désaccord avec cette mesure et formulé des propositions pour éviter un drame social.

À l’issue d’un séminaire organisé à Saly Portudal du 26 au 28 février 2025 entre la direction générale de l’AIBD SA et les partenaires sociaux, la décision de mettre en place un plan social incluant de nombreux licenciements a été annoncée. Cette mesure, justifiée par des difficultés financières, a provoqué une levée de boucliers au sein du personnel.

Le SYTAS rejette fermement cette décision prise par l’État du Sénégal et la direction générale de l’AIBD SA, estimant qu’elle menace la stabilité de centaines de familles. Dans une déclaration officielle, le syndicat a affirmé son engagement à défendre les intérêts des salariés et à explorer toutes les alternatives possibles pour préserver les emplois.

Conscient des défis économiques auxquels fait face l’AIBD SA, le SYTAS ne se limite pas à une opposition catégorique. Il se dit ouvert au dialogue et prêt à collaborer avec la direction générale pour trouver des solutions viables.

Parmi les alternatives proposées, le syndicat suggère notamment le redéploiement du personnel concerné vers les futurs aéroports de Saint-Louis et Ziguinchor, qui devraient prochainement entrer en activité. Cette approche permettrait de limiter l’impact des licenciements tout en accompagnant l’expansion du secteur aéroportuaire au Sénégal.

Le SYTAS plaide également pour la reprise immédiate des travaux du Centre de Maintenance Aéronautique, un projet stratégique pour le développement de l’aviation civile sénégalaise et générateur d’emplois. De même, il insiste sur l’importance du lancement du projet Aéroville, une initiative clé de l’AIBD SA qui pourrait absorber une partie des travailleurs concernés par le plan social.

Par ailleurs, le syndicat met en avant la nécessité de revaloriser le patrimoine foncier de l’AIBD SA à Dakar, hérité de la fusion avec les Aéroports du Sénégal (ADS). Une gestion optimisée de ces actifs pourrait, selon le SYTAS, constituer une source de financement alternative, permettant d’éviter des coupes drastiques dans les effectifs.

Au-delà des propositions techniques, le SYTAS interpelle directement les autorités étatiques. Il exhorte le gouvernement à reprendre les négociations afin d’examiner d’autres pistes que celle des licenciements massifs, qu’il qualifie de « véritable catastrophe sociale ».

Le syndicat met en garde contre les répercussions économiques et sociales d’une telle décision, soulignant que de nombreuses familles dépendent des travailleurs aujourd’hui menacés par ce plan de restructuration. Il insiste sur la nécessité de privilégier des solutions durables, qui garantissent à la fois la viabilité économique de l’AIBD SA et la stabilité des employés.

Sénégal : Les pêcheurs de Saint-Louis dénoncent une fuite de gaz sur le projet GTA et alertent sur un désastre écologique

Une fuite de gaz a été détectée sur le site du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA), situé à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie. Tandis que l’ampleur et les conséquences exactes de cet incident restent floues, les pêcheurs artisanaux de Saint-Louis, notamment ceux de Guet Ndar, tirent la sonnette d’alarme. Face à ce qu’ils considèrent comme un « silence inacceptable » des autorités et des exploitants du projet, ils expriment leur profonde inquiétude quant aux dangers pour l’écosystème marin et les communautés côtières.

Déjà confrontés à la réduction de leurs zones de pêche en raison de l’exploitation gazière, les pêcheurs de Guet Ndar voient dans cette fuite une nouvelle menace pour leur activité et leur survie. « Après nous avoir volé DIATARA, aujourd’hui, c’est notre santé, nos ressources et nos vies qui sont en danger », dénonce l’Association des pêcheurs artisanaux à la ligne de Saint-Louis dans un communiqué.

Les impacts potentiels de cette fuite sur l’environnement marin suscitent une vive inquiétude. Le gaz qui s’échappe dans l’air et dans l’eau pourrait gravement perturber la biodiversité du littoral de Saint-Louis, déjà soumis à diverses pressions environnementales. La contamination des ressources halieutiques et de la chaîne alimentaire marine menace directement l’économie locale, fortement dépendante de la pêche artisanale.

Au-delà de la fuite, l’association pointe également du doigt la pratique du torchage sur le projet GTA. Cette technique, qui consiste à brûler le gaz excédentaire, rejette d’importantes quantités de dioxyde de carbone et de méthane, un gaz à effet de serre particulièrement nocif pour le climat.

« Ce torchage n’est pas seulement une aberration écologique, c’est aussi une attaque contre la santé publique », dénoncent les pêcheurs, soulignant que les populations vivant sur la Langue de Barbarie sont directement exposées aux émissions toxiques.

Les conséquences sanitaires pourraient être graves : maladies respiratoires, irritations et autres pathologies liées à l’inhalation de particules nocives. Face à ces risques, l’association exige l’arrêt immédiat du torchage et une évaluation complète des impacts environnementaux et sanitaires du projet.

Face à cette crise environnementale et sociale, les pêcheurs de Saint-Louis formulent plusieurs revendications. Ils demandent en priorité une enquête indépendante et transparente afin de mesurer l’ampleur de la fuite de gaz et ses répercussions sur l’environnement et la santé publique.

L’association appelle également les citoyens, les organisations du secteur de la pêche et la société civile à se mobiliser pour exiger vérité et justice. « Nos vies, notre environnement et notre avenir valent plus que les profits d’une poignée de multinationales », martèlent-ils, déterminés à ne pas laisser cette affaire sous silence.

Le Train Express Régional (TER) : Une Infrastructure Déficitaire en Attente d’Extension

Trois ans après son lancement, le Train Express Régional (TER) de Dakar continue de rouler à perte. Cette réalité, longtemps évoquée en coulisses, a été confirmée par le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, lors d’une visite ce jeudi. Selon lui, les recettes générées par l’exploitation du TER ne couvrent qu’environ 60 % des dépenses, obligeant l’État à combler un déficit financier conséquent.

Le ministre a révélé que l’État prend en charge un gap financier qui s’élève à environ 18 milliards de francs CFA par an, soit un total de 54 milliards CFA sur les trois dernières années. Cette situation s’explique notamment par le fait que le TER ne joue pas encore pleinement son rôle de liaison régionale. Conçu initialement pour désenclaver les zones périphériques de Dakar et relier plusieurs régions du pays, le TER est aujourd’hui limité à un trajet urbain et périurbain, ce qui réduit considérablement sa rentabilité.

Face à cette situation, Yankhoba Diémé insiste sur la nécessité d’accélérer la phase 2 du projet, qui prévoit une extension du réseau vers d’autres régions du Sénégal. Cette expansion permettrait d’augmenter le nombre de passagers et d’accroître les recettes d’exploitation, réduisant ainsi la dépendance du TER aux subventions de l’État.

« Il faut réussir la phase d’embrayage qui consiste à mener le TER à sa vraie vocation. Pour ce faire, il faut la phase 2, mais aussi penser à l’étendre davantage pour qu’il puisse toucher les régions », a souligné le ministre.

L’autre enjeu majeur pour la viabilité du TER concerne le contrat d’exploitation signé avec la SNCF, qui arrive à échéance en 2026. L’État sénégalais se prépare déjà à une renégociation afin d’obtenir des conditions plus favorables et d’optimiser les coûts d’exploitation du train.

Malgré les défis financiers, le gouvernement reste déterminé à poursuivre le projet. Pour les autorités, il ne s’agit pas de remettre en question l’existence du TER, mais de le repositionner pour qu’il puisse pleinement jouer son rôle de transport interrégional et contribuer à la modernisation du réseau ferroviaire sénégalais.

Tensions à Keur Massar : La construction d’une préfecture sur un terrain de football suscite la colère des habitants

La commune de Keur Massar est en proie à une vive tension depuis l’annonce de la construction d’une préfecture sur le terrain de football Aiguillon, situé à l’Unité 4 des Parcelles Assainies. Ce projet, porté par l’État, suscite une opposition farouche des habitants, qui dénoncent la disparition d’un espace vital pour la jeunesse locale.

Le terrain Aiguillon constitue l’un des rares espaces de loisirs et de sport pour les jeunes de Keur Massar. De nombreuses écoles y organisent leurs séances d’éducation physique et sportive (EPS), et plusieurs équipes locales l’utilisent pour leurs entraînements et compétitions. Sa disparition au profit d’un bâtiment administratif est perçue comme une privation injuste pour la communauté.

« Ce terrain est essentiel pour nous. Nos enfants n’ont pas d’autres endroits où jouer et s’épanouir », déclare un habitant en colère. « Nous ne sommes pas contre la construction d’une préfecture, mais pas ici ! », ajoute un autre.

Face à la grogne populaire, les maires de Keur Massar Nord et de Keur Massar Sud se sont rangés du côté des riverains. Ils dénoncent un projet imposé sans concertation avec la population locale.

« Nous soutenons nos administrés dans leur volonté de préserver cet espace. Il est primordial que l’État prenne en compte leurs doléances et trouve une alternative », a déclaré un des édiles.

Craignant des affrontements, les autorités ont déployé un important dispositif sécuritaire autour du chantier. Les habitants, déterminés à empêcher la réalisation du projet, multiplient les mobilisations.

Certains manifestants promettent d’intensifier leur lutte jusqu’à l’abandon du projet ou la proposition d’un site alternatif. Pour eux, la priorité doit être donnée aux infrastructures de loisirs pour les jeunes, dans une commune où les espaces publics sont déjà rares.

Face à la montée des tensions, des voix s’élèvent pour appeler au dialogue entre les autorités étatiques et les populations locales. Une médiation pourrait être envisagée afin de trouver un compromis.

Kaolack : Le personnel féminin des forces de l’ordre et de sécurité célèbre la Journée mondiale de la femme

Le personnel féminin des forces de l’ordre et de sécurité de Kaolack a célébré l’édition 2025 de la Journée mondiale de la femme, ce jeudi, au Camp militaire Sémith Djim Diouf. Le thème retenu cette année était « Pour toutes les femmes et filles : droit à l’égalité et autonomisation ».

Cette activité à caractère social, organisée de manière tournante, vise à promouvoir la cohésion et l’esprit de communication au sein de la famille militaire. La cérémonie a été présidée par le colonel Elhadji Omar Faye, commandant de l’École Nationale des Sous-Officiers d’Active (ENSOA), représentant le colonel commandant de la zone militaire n°3, empêché.

Un engagement pour l’égalité et l’autonomisation des femmes

S’exprimant lors de l’événement, l’adjudant Awa Dieng, point focal genre de la zone militaire n°3, a souligné l’importance du thème choisi :

« Nous célébrons aujourd’hui la Journée mondiale de la femme avec l’ensemble du personnel féminin des forces de l’ordre et de sécurité. Le choix du thème national “Pour toutes les femmes et filles : droit à l’égalité et autonomisation” est pertinent dans un contexte où la quête de l’égalité de genre demeure un enjeu majeur. Il appelle à des actions concrètes pour promouvoir l’égalité des droits et libérer le potentiel des femmes. L’autonomisation des générations futures, notamment des jeunes femmes et adolescentes, est au cœur de cette vision. Il s’agit de leur donner les moyens de devenir des catalyseurs d’un changement durable. »

Elle a également insisté sur l’importance de cette célébration pour renforcer la cohésion sociale et professionnelle au sein des forces de l’ordre et de sécurité.

Un bilan sur l’intégration des femmes dans les forces de défense et de sécurité

Le colonel Elhadji Omar Faye, commandant de l’ENSOA et représentant du colonel Diouma Sow, commandant de la zone militaire n°3, a salué l’organisation de cette journée et les réflexions menées à cette occasion :

« Au nom du colonel commandant de la zone militaire n°3, Diouma Sow, je tiens à magnifier l’organisation de cette Journée internationale de la femme au sein de la zone militaire n°3. Cette journée a été une opportunité pour organiser des conférences sur l’intégration des femmes dans les forces de défense et de sécurité. Nous avons revisité les opportunités et défis liés au projet “LSI” dans le cadre de la stratégie genre du ministère des Forces armées. Nous avons également abordé les contraintes socio-culturelles qui peuvent freiner l’intégration des femmes dans ces corps et la nécessité de prendre en compte ces réalités à tous les niveaux pour une intégration efficace. »

Des conférences et échanges enrichissants

À l’occasion de cette célébration, plusieurs exposés ont été présentés sur des thématiques telles que :

• Présentation de la stratégie sectorielle genre des forces armées

• Défis et opportunités pour les femmes dans les forces de défense et de sécurité

• Les contraintes socio-culturelles face aux obligations professionnelles des femmes militaires et policières

Ces discussions ont permis d’éclairer le personnel sur les enjeux liés à l’égalité des sexes dans les forces de l’ordre et de sécurité, tout en mettant en avant les progrès réalisés et les défis à relever.

Incident à la Direction de l’Informatique du Trésor : Le SUTT rassure sur la sécurité des données

Dans un communiqué publié ce mardi 4 mars 2025, le Syndicat Unique des Travailleurs du Trésor (SUTT) a réagi à un article paru à la Une du journal L’Observateur, concernant un incident survenu à la Direction de l’informatique du Trésor public. Le syndicat tient à clarifier les faits et à rassurer l’opinion publique sur la sécurité du système de gestion de la trésorerie.

Selon le SUTT, l’incident, survenu dans la nuit du dimanche 2 mars, concerne un vol mineur de matériel sans grande valeur. Contrairement à certaines spéculations, cet événement n’a eu aucun impact sur le fonctionnement du système informatique ni sur la gestion des finances publiques.

Face aux inquiétudes soulevées par cet incident, le syndicat a tenu à rappeler que les données du Trésor sont protégées par des serveurs hautement sécurisés, dotés de technologies de pointe et de protocoles de protection avancés. « Ces installations sont quasi-inaccessibles et garantissent une fiabilité totale du système de gestion », précise le communiqué du SUTT.

Par ailleurs, une enquête a été ouverte par les autorités compétentes afin d’éclaircir les circonstances exactes du vol et d’identifier les éventuels responsables.

Le SUTT invite la population et les acteurs économiques à rester sereins, assurant que toutes les mesures nécessaires sont prises pour garantir la sécurité des informations et des biens du Trésor public.

Cet incident, bien que mineur, rappelle l’importance de la vigilance et du renforcement des dispositifs de surveillance au sein des infrastructures stratégiques du pays.

Thiadiaye : Trois ans de prison pour Théophile Diouf, l’escroc des handicapés

C’est une affaire qui révolte l’opinion publique. Théophile Diouf, directeur du Centre des handicapés de Thiadiaye, a été reconnu coupable d’avoir escroqué 427 personnes en situation de handicap, leur extorquant plus de 27 millions de FCFA sous couvert de financements fictifs. Son stratagème, bien rodé, consistait à promettre des aides financières provenant de prétendus partenaires canadiens en échange de frais d’adhésion.

Mais après des mois d’attente sans voir le moindre centime, ses victimes ont compris qu’elles avaient été dupées. L’affaire éclate lorsque certaines d’entre elles découvrent, par le biais de la presse, que Théophile Diouf était déjà incarcéré à la prison de Mbour pour une autre escroquerie.

D’après les révélations du journal L’Observateur, ce n’est pas la première fois que Théophile Diouf se livre à de telles manœuvres frauduleuses. Malgré plusieurs condamnations, il a réussi à tromper à nouveau des centaines de personnes, notamment à Mbour et Thiadiaye. En janvier 2023, lors d’une rencontre de l’Association des personnes vivant avec un handicap de Gandiaye, il convainc 102 personnes en situation de handicap de verser plus de 5 millions de FCFA. Il réitère ensuite son escroquerie à Thiadiaye, avec la complicité présumée de Pape Ndongo Ndiaye, secrétaire général de l’Association des handicapés de la zone, escroquant cette fois-ci 325 victimes pour un montant de 22 millions de FCFA.

Confronté aux accusations, Théophile Diouf tente de se dédouaner, affirmant avoir remis l’argent à une certaine Hélène, une prétendue partenaire canadienne. Cependant, il est incapable de fournir la moindre preuve de cette transaction. Son argumentaire vacille devant le tribunal de grande instance de Mbour, qui finit par le condamner à trois ans de prison ferme.

Mais la peine ne s’arrête pas là. L’escroc devra également rembourser l’intégralité des sommes détournées et verser des dommages et intérêts à certaines victimes, dont 2 millions de FCFA à Ndèye Madeleine Ndiaye et 5 millions de FCFA à Pape Ndongo Ndiaye.

Si cette condamnation met un coup d’arrêt aux agissements de Théophile Diouf, elle soulève toutefois une question préoccupante : comment un récidiviste notoire a-t-il pu continuer à arnaquer des centaines de personnes sans être inquiété plus tôt ? Ce scandale met en lumière la nécessité d’un renforcement des mécanismes de contrôle et de suivi des individus condamnés pour escroquerie, afin de mieux protéger les populations vulnérables contre ce type d’abus.

Drame au terminus du BRT de Guédiawaye : Un taximan s’effondre et meurt sur place

Un fait tragique s’est produit ce matin, aux environs de 8 heures, au terminus du Bus Rapid Transit (BRT) de Guédiawaye. Sous les yeux médusés des passants, un chauffeur de taxi, identifié comme Moussa Ba, s’est effondré au sol après être sorti de son véhicule. Malgré l’intervention rapide des secours, il a été déclaré mort peu après.

Le drame s’est déroulé à proximité d’une station-service, en face de la Préfecture de Pikine-Guédiawaye. Le taximan, au volant de son véhicule immatriculé DK-0119-S, venait tout juste de se garer lorsqu’il a ouvert sa portière et mis pied à terre. Soudainement, il s’est écroulé lourdement sur la chaussée, provoquant l’émoi des passants présents sur les lieux.

Plusieurs témoins, choqués, se sont précipités pour lui porter assistance. Malheureusement, ils ont rapidement constaté que l’homme ne réagissait plus. Alertés, les sapeurs-pompiers, dont la caserne se trouve non loin de là, sont intervenus en urgence. Mais il était déjà trop tard. Son corps a été transporté à l’hôpital Dalal Jamm, où son décès a été officiellement constaté.

Pour l’heure, les causes exactes de la mort de Moussa Ba restent inconnues. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances précises du drame. Selon les documents retrouvés sur lui, le défunt serait né le 15 novembre 1988 à Yeumbeul.

Toutefois, ses proches demeurent introuvables. Les autorités ont lancé un appel à toute personne disposant d’informations permettant d’identifier et de contacter sa famille.

Cambriolage à la direction de l’informatique du Trésor public : des ordinateurs contenant des données sensibles emportés

La direction de l’informatique du Trésor public, située au 15, Rue Malenfant, au centre-ville de Dakar, a été la cible d’un cambriolage dans la nuit du lundi 3 mars. Selon des informations relayées par L’Observateur dans son édition du jeudi 6 mars, les malfaiteurs ont ciblé les bureaux 18, 20 et 22, situés au deuxième étage de l’immeuble R+3.

D’après les premiers éléments de l’enquête, les cambrioleurs ont emporté trois ordinateurs, dont deux portables, ainsi qu’une somme de 200 000 francs CFA. Les enquêteurs de la Sûreté urbaine (SU) de Dakar, appuyés par la Division de la police technique et scientifique, se sont rapidement déployés sur les lieux pour effectuer les constatations d’usage.

Les premières analyses laissent penser que les malfaiteurs avaient une parfaite connaissance des lieux. Selon L’Observateur, les cambrioleurs ont précisément ciblé des ordinateurs connectés au serveur central de la direction, où sont stockées des informations financières sensibles du Trésor public. Une hypothèse qui alimente les soupçons d’un « cambriolage sur commande ».

Les enquêteurs ont déjà commencé à auditionner plusieurs personnes susceptibles de leur fournir des informations utiles. Parmi elles, le vigile J. M. Niakh, un agent du GMI du nom de A. Goudiaby, en service la nuit du cambriolage, ainsi que M. Badji, qui a découvert l’effraction.

Les images des caméras de surveillance de la direction et d’un commerce voisin ont été exploitées, mais un obstacle de taille complique l’enquête : les empreintes laissées par les cambrioleurs auraient été accidentellement effacées par le personnel d’entretien des locaux.

Au sein du Trésor public, certains estiment que ce cambriolage n’est pas le fruit du hasard, mais bien une opération ciblée. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour identifier les auteurs de cette intrusion et comprendre les véritables motivations derrière ce vol, qui pourrait avoir des implications sur la sécurité des données financières de l’État.

Réhabilitation de Mbeubeuss : Vers une transformation écologique avec le programme Promoged

La célèbre décharge de Mbeubeuss amorce une transformation radicale avec le lancement d’un ambitieux projet de réhabilitation, inscrit dans le cadre du Programme de modernisation de la gestion des déchets solides (Promoged). Ce projet, financé à hauteur de 46 milliards de FCFA, vise à métamorphoser 40 hectares du site en un vaste parc écologique doté d’un lac et d’aires de loisirs, offrant ainsi un cadre de vie plus sain aux habitants de la région.

La première phase des travaux, prévue sur 14 mois, se concentre sur la réhabilitation d’une partie du site, marquant ainsi une étape décisive dans la gestion durable des déchets à Dakar. À terme, la seconde phase concernera les 60 hectares restants, avec pour objectif la disparition définitive de la décharge et la mise en place d’un système moderne et écologique de traitement des déchets.

Par ailleurs, un centre de tri intégré verra le jour afin d’optimiser le recyclage et la valorisation des déchets. En complément, un centre d’enfouissement technique sera implanté à Bambilor pour assurer une gestion plus efficace et respectueuse de l’environnement.

Lors d’une visite sur le site, le ministre de l’Urbanisme, Moussa Bala Fofana, a souligné l’importance de ce projet, initié par le président de la République. Selon lui, cette initiative s’inscrit dans une volonté de modernisation et d’amélioration du cadre de vie des populations. « Nous voulons faire de Mbeubeuss un souvenir du passé et offrir aux Dakarois un environnement plus sain », a-t-il déclaré.

Ce projet marque une avancée majeure dans la politique environnementale du pays et représente une réponse aux défis liés à la gestion des déchets. Une fois achevée, cette transformation fera de Mbeubeuss un exemple de réhabilitation écologique en Afrique de l’Ouest.

Scandale à l’UCAD : Un vaste réseau de falsification de notes mis au jour

Un scandale de falsification de notes secoue l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), plus précisément la Faculté des Lettres. Un réseau bien organisé, impliquant des échanges d’argent et de faveurs sexuelles, a été découvert, entraînant l’ouverture d’une enquête judiciaire.

Au cœur de cette affaire, Doudou Faye, ancien contractuel chargé de la gestion des notes, et Victor Mathieu Moundor Diouf, étudiant en Master II, sont accusés d’avoir orchestré une fraude massive. Selon les premiers éléments de l’enquête, Doudou Faye aurait proposé à des étudiants d’augmenter leurs moyennes en échange de sommes d’argent ou d’autres faveurs. De son côté, Victor Mathieu Moundor Diouf jouait le rôle d’intermédiaire, recrutant des étudiants intéressés et percevant une commission pour chaque transaction conclue.

Doudou Faye est actuellement en fuite et fait l’objet d’un mandat d’arrêt international depuis novembre 2024. En revanche, son complice présumé, Victor Mathieu Moundor Diouf, a été interpellé à son retour d’Allemagne et a reconnu les faits. Ses aveux ont permis aux enquêteurs de remonter la chaîne de fraude et d’identifier plusieurs étudiants ayant bénéficié du système. Une liste a été transmise aux autorités académiques, qui envisagent déjà des sanctions sévères.

Les étudiants impliqués risquent non seulement des sanctions disciplinaires, allant jusqu’à l’exclusion de l’université, mais aussi des poursuites judiciaires. L’UCAD, soucieuse de préserver son image, entend prendre des mesures exemplaires pour éviter que de tels faits ne se reproduisent.

Ce scandale met en lumière les dérives possibles dans le système universitaire et pose la question de l’intégrité académique. Il rappelle également la nécessité d’un renforcement des contrôles et d’une vigilance accrue pour garantir l’équité et la crédibilité des diplômes délivrés par l’UCAD.

Rencontre État-Patronat-Syndicat : Les directives du Chef de l’État

Lors du Conseil des ministres tenu ce mercredi, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, est revenu sur la rencontre tripartite entre l’État, le patronat et les syndicats qui s’est tenue jeudi dernier. Cette réunion a été l’occasion pour le Chef de l’État de saluer « le sens de l’écoute et des responsabilités dont les centrales syndicales et le patronat ont fait preuve face aux réalités budgétaires et financières actuelles de l’État, confirmées par le rapport d’audit des finances publiques (sur la période 2019-mars 2024) publié par la Cour des Comptes ».

Conscient des contraintes de trésorerie, le président Diomaye Faye a instruit le gouvernement de « veiller, dans le respect des lois et règlements, à la prise en charge, selon un calendrier déterminé, des doléances syndicales et patronales qui n’ont pas d’impact sur les finances publiques ou qui ont un impact mineur et maîtrisé sur celles-ci ».

Il a également appelé le Premier ministre et son gouvernement à maintenir un dialogue constant avec les partenaires sociaux afin d’assurer une « prise en charge optimale des doléances, dans le cadre global d’un plan d’action gouvernemental consolidé, supervisé par le Premier Ministre ».

Dans une démarche prospective, le Chef de l’État a invité le Premier ministre et le Ministre en charge du Travail à travailler avec les centrales syndicales et le patronat pour établir un calendrier de négociations en vue de la signature, le 1er mai 2025, d’un pacte de stabilité sociale couvrant la période 2025-2029.

Ce pacte devrait permettre de fixer des rendez-vous semestriels d’évaluation afin de renforcer le dialogue social tripartite. Celui-ci devra être basé sur « la confiance, la vérité, le pragmatisme et la sauvegarde permanente des intérêts de la Nation ».

Cette initiative traduit la volonté du gouvernement de préserver un climat social apaisé, tout en prenant en compte les contraintes budgétaires actuelles. La balle est désormais dans le camp des acteurs du dialogue social pour concrétiser cette vision présidentielle.

Audience du Directeur Général de l’AEME avec le Ministre des Forces Armées

Mme Mame Coumba NDIAYE, Directeur général de l’Agence pour l’Économie et la Maîtrise de l’Énergie (AEME), accompagnée de sa délégation, a été reçue en audience ce mardi 4 mars 2025 par Monsieur le Ministre des Forces Armées, le Général Birame DIOP.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des missions de l’AEME, qui accompagne les différentes administrations dans la réduction de leur consommation et de leurs dépenses énergétiques. Les discussions ont notamment porté sur les actions suivantes :

• L’optimisation énergétique préalable au dimensionnement des installations solaires ;

• La réalisation de diagnostics énergétiques et l’installation de systèmes digitalisés de gestion de la climatisation ;

• L’intégration des spécifications techniques et constructives d’efficacité énergétique dans les bâtiments, infrastructures et installations énergétiques des Forces Armées ;

• Le renforcement des capacités et la sensibilisation à l’utilisation rationnelle de l’énergie.

Convaincu des enjeux liés à l’efficacité énergétique, le Général Birame DIOP a exprimé son entière adhésion à cette collaboration, soulignant l’importance du rôle de l’AEME dans cette dynamique.

Un cadre global de partenariat sera mis en place sous l’égide du Ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines afin d’assurer la mise en œuvre durable de ces différentes actions.

Kaolack : ADIK appelle à la mobilisation le 18 mars 2025 pour son procès contre Sérigne Mboup

C’est au mois d’août 2023 que nous avons été informés du décaissement d’une somme conséquente, ce qui nous a permis de déposer une plainte sur la table du procureur du tribunal de grande instance de Kaolack. Cette plainte visait nommément M. Sérigne Mboup, maire de la commune de Kaolack, ainsi que ses collaborateurs, pour des faits présumés de détournement de deniers publics, d’escroquerie portant sur des fonds publics, de faux et usage de faux, entre autres infractions pénales et financières.

“La plainte a été instruite normalement par le procureur, qui a transmis le dossier à la Gendarmerie nationale sénégalaise pour enquête. Après plusieurs mois d’investigations, nous avons été informés de la suspension de la procédure sur ordre du procureur”, a expliqué ce mercredi, face à la presse, Babacar Sadikh Bitèye, président de l’Alliance pour la Défense des Intérêts de Kaolack (ADIK).

Selon lui, cette suspension résulterait, d’après leurs sources, de consignes venues “d’en haut”. “Face à cette situation, nous avons décidé de passer à la vitesse supérieure en servant des citations directes à Sérigne Mboup et à ses acolytes. Cependant, cette initiative a été entravée par de nombreuses lenteurs administratives. Nous avions entamé cette procédure en mars 2023, mais ce n’est qu’en juin que nous avons reçu la première convocation relative à cette citation directe”, a-t-il poursuivi.

L’ADIK rappelle également à l’opinion nationale et internationale que l’huissier chargé de la procédure et le parquet, qui devait enrôler le dossier, ont déclaré que certaines pièces justificatives avaient été perdues. Heureusement, une copie de ces documents avait été sauvegardée sur une clé USB et remise à la justice ainsi qu’aux avocats de M. Mboup.

“Le 21 dernier, nous étions au tribunal. Malgré des tentatives d’obstruction, nous avons obtenu gain de cause contre Sérigne Mboup. L’article 252 du Code des collectivités territoriales, qui a été évoqué pour tenter de déplacer l’affaire sur le terrain civil, ne s’applique pas ici, car nous sommes bien dans un cadre pénal. Nous saluons le professionnalisme du parquet, dirigé par le procureur, qui a su faire respecter le droit”, a ajouté Babacar Sadikh Bitèye.

De son côté, Thierno Birahim Thiobane, membre de l’ADIK, a tenu à renouveler la confiance du mouvement en la justice sénégalaise. “Nous savons d’avance que l’équité et l’impartialité prévaudront le 18 mars, lors du verdict qui sera prononcé. Ce procès n’a rien de politique ; il s’inscrit dans le cadre de l’exercice citoyen, institutionnalisé depuis 2016. C’est pourquoi nous appelons à la mobilisation de tous les Kaolackois. Ce combat est celui de tous, et non seulement de l’ADIK”, a-t-il conclu.

Affaire des agents fictifs à l’APS : un détournement de 12 millions de FCFA par mois découvert

Un vaste scandale financier éclabousse l’Agence de Presse Sénégalaise (APS), où 139 agents fictifs ont été démasqués, selon les conclusions d’un rapport cité par Le Témoin. Ces employés fantômes, bien que n’exerçant aucune fonction, continuaient à percevoir des salaires indûment. Cette fraude représentait un détournement estimé à 12 millions de FCFA chaque mois.

L’enquête a révélé un système bien rodé permettant à des individus de percevoir des salaires sans jamais travailler. Ce type de fraude, courant dans certaines administrations, prive l’État de ressources précieuses et impacte directement le bon fonctionnement des institutions publiques.

Cette révélation risque d’entraîner des mesures disciplinaires et judiciaires. Les autorités compétentes pourraient diligenter une enquête plus approfondie pour identifier les responsables de ce détournement et prendre des sanctions exemplaires.

Ce scandale relance le débat sur la gestion des ressources humaines dans les administrations publiques et la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle pour éviter de telles dérives. Il rappelle également l’importance d’une gouvernance rigoureuse pour garantir une utilisation optimale des fonds publics.

Sénégal : Plus de 1500 milliards de francs CFA en or frauduleusement exportés entre 2013 et 2022, selon Me Ngagne Demba Touré

La gestion des ressources minières au Sénégal est à nouveau au cœur des débats après les révélations fracassantes de Me Ngagne Demba Touré, Directeur général de la Société des Mines du Sénégal (SOMISEN). Invité de l’émission Quartier Général sur la Télévision Futur Médias (TFM), il a affirmé que l’équivalent de 2,7 milliards de dollars US, soit environ 1500 milliards de francs CFA, aurait été frauduleusement exporté hors du pays entre 2013 et 2022, sans aucun contrôle de l’État.

Selon Me Ngagne Demba Touré, cette fraude massive résulte d’un manque de suivi rigoureux de l’exploitation aurifère, notamment en ce qui concerne la traçabilité de la production et des exportations. “Durant près de dix ans, des quantités astronomiques d’or ont quitté le territoire national sans que l’État ne perçoive la moindre retombée fiscale ou économique”, a-t-il dénoncé.

Ces révélations mettent en lumière les failles dans le contrôle des ressources naturelles du pays et soulèvent des questions sur la responsabilité des autorités compétentes durant cette période. Si ces chiffres sont avérés, ils représenteraient une perte colossale pour l’économie sénégalaise, qui aurait pu bénéficier de ces revenus pour financer des infrastructures, l’éducation ou encore la santé.

Face à ces allégations, plusieurs voix s’élèvent pour demander un audit approfondi du secteur aurifère et des exportations minières. Des experts appellent à une refonte du cadre réglementaire afin de mieux contrôler la production, les circuits d’exportation et d’assurer une redistribution équitable des richesses générées par l’exploitation minière.

Le gouvernement sénégalais n’a pas encore réagi officiellement à ces déclarations, mais ces révélations risquent de relancer le débat sur la gestion des ressources naturelles et la transparence dans le secteur minier.

Dans un contexte où le Sénégal cherche à optimiser la gestion de ses ressources pour financer son développement, cette affaire pourrait bien marquer un tournant dans l’approche de l’État face à l’exploitation des mines d’or.

S&P abaisse la note du Sénégal : impact immédiat sur les obligations souveraines

Le Sénégal subit un nouveau coup dur sur le plan financier. Lundi, les obligations souveraines du pays ont enregistré une baisse notable après que l’agence S&P Global Ratings a décidé d’abaisser davantage la note de crédit du pays. Cette décision, qui place désormais le Sénégal plus profondément dans la catégorie spéculative, vient aggraver la pression sur les finances publiques déjà fragilisées.

Les euro-obligations sénégalaises libellées en dollars et arrivant à échéance en 2031 ont ainsi reculé de 0,3 %, atteignant 87,44 cents par dollar, tandis que celles de 2048 ont baissé de 0,2 %, à 67,17 cents par dollar. Ces fluctuations montrent une perte de confiance des investisseurs dans la stabilité financière du pays, accentuée par les récentes révélations concernant la gestion budgétaire sous l’administration précédente.

Vendredi dernier, S&P a abaissé la note de crédit à long terme du Sénégal en devises étrangères, la ramenant à B, soit cinq niveaux en dessous de la catégorie investissement. Cette décision intervient après la publication d’un audit révélant que l’état des finances publiques était bien plus préoccupant que ce qui avait été précédemment annoncé. Déjà en janvier, Moody’s Investors Service avait pris une mesure similaire, en abaissant la note du Sénégal de deux crans à B3.

Depuis son accession à la présidence, Bassirou Diomaye Faye a commandité une enquête approfondie sur la situation financière du pays. L’examen des comptes publics a révélé que sous l’administration de Macky Sall, les chiffres relatifs à la dette et aux déficits budgétaires avaient été largement sous-estimés. Selon le rapport de la Cour des Comptes publié le mois dernier, le ratio dette/PIB du Sénégal a connu une explosion inquiétante, passant de 65,6 % en 2019 à un taux recalculé de 99,7 % en 2023. De même, le déficit budgétaire, qui avait été initialement annoncé à 4,9 % du PIB en 2023, s’est finalement révélé être de 12,3 %, une différence alarmante.

S&P a justifié son abaissement de la note en soulignant que les déficits budgétaires entre 2019 et 2023 avaient été, en moyenne, deux fois plus élevés que les chiffres précédemment communiqués. Selon l’agence de notation, cette situation maintiendra la dette sénégalaise à environ 100 % du PIB, réduisant considérablement la marge de manœuvre budgétaire du pays. De plus, un déficit fiscal autour de 6,5 % du PIB est prévu entre 2025 et 2028, ce qui risque d’alourdir encore davantage le fardeau de la dette publique.

Cette dégradation de la note de crédit du Sénégal complique la tâche du gouvernement, qui doit maintenant rassurer les investisseurs et les institutions financières sur sa capacité à redresser la situation. La baisse des obligations traduit un sentiment d’incertitude sur les marchés, qui pourrait se traduire par une augmentation du coût d’emprunt pour Dakar. Dans ce contexte, l’exécutif sénégalais devra trouver des solutions rapides et efficaces pour rétablir la confiance et stabiliser les finances publiques.

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Crise dans l’administration de l’État : plus de 3 000 licenciements dénoncés par le RTLS

Le Sénégal traverse une crise sociale majeure avec une vague de licenciements qui touche plusieurs entreprises et institutions publiques. Plus de 3 000 travailleurs ont été remerciés ces derniers mois, une situation dénoncée par le Rassemblement des Travailleurs Licenciés du Sénégal (RTLS), qui regroupe ces employés mis à l’écart. Lors d’une conférence de presse tenue ce lundi, les responsables du collectif ont exprimé leur indignation et annoncé des actions judiciaires pour contester ces décisions qu’ils qualifient d’ »abusives ».

Selon Boubacar Fall, coordinateur du RTLS, ces licenciements concernent plusieurs secteurs stratégiques de l’économie sénégalaise. Parmi les structures les plus touchées figurent le Port autonome de Dakar, où 781 travailleurs ont perdu leur emploi, la Loterie nationale du Sénégal (Lonase) avec 173 licenciements, Saf Industrie avec 161, et la Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques du Sénégal (Sapco) qui enregistre 85 départs forcés. D’autres entités publiques comme le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip), Dakar Dem Dikk, l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) et la Direction de l’Emploi sont également concernées. L’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) est l’une des structures les plus impactées, avec 500 licenciements justifiés par des motifs économiques.

Face à cette vague de suppressions de postes, le RTLS dénonce ce qu’il considère comme une stratégie de démantèlement de l’emploi au sein de l’administration publique. Les travailleurs licenciés estiment que les justifications avancées, principalement liées à des contraintes budgétaires, ne tiennent pas la route. Selon eux, certaines entreprises qui invoquent des difficultés économiques continuent d’engager de nouvelles dépenses jugées excessives, notamment en matière de location de nouveaux locaux et de recrutements ciblés.

Le collectif entend mener la bataille sur le terrain judiciaire. Plusieurs ex-employés ont déjà saisi l’Inspection du travail et obtenu des décisions favorables, tandis que d’autres procédures sont en cours devant les tribunaux. Boubacar Fall a insisté sur la nécessité de rétablir les travailleurs dans leurs droits et de réexaminer ces décisions de licenciement qu’il considère comme arbitraires. Il a également dénoncé la précarisation de l’emploi dans le secteur public, notamment avec la tendance à remplacer les contrats à durée indéterminée par des stagiaires ou des travailleurs sous contrat précaire.

L’affaire prend également une tournure politique. Certains membres du RTLS soupçonnent ces licenciements d’être motivés par des considérations partisanes. Pape Mama Fall, représentant des agents licenciés de CDC Habitat, a évoqué le cas de son institution, affirmant que la réduction des effectifs aurait été décidée sans justification claire. Il a notamment pointé du doigt le paradoxe d’un directeur général évoquant des difficultés économiques tout en engageant des dépenses importantes pour la location d’un nouveau siège à Point E.

Présent lors de la conférence de presse, l’activiste Karim Xrum Xax a vivement critiqué ces décisions, affirmant que certains travailleurs licenciés faisaient partie de ceux qui avaient combattu pour l’alternance politique lors de la dernière présidentielle. Il a dénoncé une gestion qui, selon lui, ne tient pas compte des engagements pris par le régime actuel en faveur de l’emploi et de la justice sociale. L’activiste a également soulevé le problème du remplacement des agents sous CDI par des stagiaires au Fongip, une situation qu’il considère comme un recul en matière de protection de l’emploi.

Face à cette situation, le RTLS prévoit de mener une mobilisation d’envergure. Le collectif a annoncé l’organisation d’une grande manifestation le 1er mai, à l’occasion de la Journée internationale des travailleurs, pour dénoncer ces licenciements massifs et exiger la réintégration des employés concernés. Des demandes de marches seront déposées auprès des autorités compétentes dans les jours à venir.

Cette crise sociale place le gouvernement face à une contestation grandissante. Alors que l’État invoque des impératifs budgétaires pour justifier ces décisions, les travailleurs licenciés et leurs soutiens estiment qu’il s’agit d’un véritable plan de démantèlement de l’emploi dans le secteur public. Si aucune solution n’est trouvée rapidement, ce bras de fer pourrait s’intensifier et conduire à un climat social plus tendu dans les mois à venir.

Réhabilitation de Mbeubeuss : le gouvernement accélère les travaux pour une gestion durable des déchets

Dans le cadre du Projet de Promotion de la Gestion Intégrée et de l’Économie des Déchets Solides au Sénégal (PROMOGED), le gouvernement sénégalais renforce ses efforts pour transformer la décharge de Mbeubeuss en un site moderne et structuré. Une récente séance de travail a réuni le Ministre de l’Urbanisme, des Collectivités Territoriales et de l’Aménagement des Territoires, M. Moussa Bala Fofana, ainsi que plusieurs autorités administratives et partenaires techniques.

La réunion a permis de faire le point sur l’état d’avancement des travaux et de coordonner les actions en cours. Le PROMOGED, en partenariat avec la SONAGED et le groupement STUDI-CRBC, pilote la modernisation du site, qui est aujourd’hui l’une des plus grandes décharges à ciel ouvert d’Afrique de l’Ouest.

À l’issue des discussions, une visite de terrain a été organisée pour constater l’évolution des travaux. Sur place, la délégation a observé l’exploitation du site par la SONAGED, avec l’appui des engins lourds mis à disposition par le PROMOGED. Un accent particulier a été mis sur l’aménagement de la voie de contournement (VDN), une infrastructure essentielle pour améliorer l’accès au site et réduire les nuisances pour les populations environnantes.

Dans la continuité du projet, les autorités ont également visité Bambilor, où doit être implanté le Centre d’Incinération et de Valorisation des Déchets (CIVD). Cette infrastructure, inscrite dans le nouveau schéma de gestion des déchets de Dakar, vise à optimiser le traitement des déchets tout en générant de nouvelles opportunités économiques. Le CIVD favorisera la création d’emplois et le développement de filières spécialisées dans le recyclage et la valorisation des déchets.

L’engagement du gouvernement sénégalais et de ses partenaires marque une volonté de rupture avec les anciennes pratiques de gestion des déchets. La réhabilitation de Mbeubeuss et la mise en place du CIVD à Bambilor s’inscrivent dans une démarche de développement durable, visant à améliorer la qualité de vie des populations et à préserver l’environnement.

Avec ces avancées, le Sénégal ambitionne de se doter d’un modèle plus efficace et structuré pour la gestion des déchets, en phase avec les standards internationaux et les défis écologiques actuels.

Kaolack – Inondations : Atelier de restitution sur la caractérisation des risques et l’élaboration d’un plan de gestion

Les autorités administratives, la Direction de la Prévention et de la Gestion des Inondations, les élus locaux, la communauté, les forces de l’ordre et de sécurité ainsi que d’autres services étatiques se sont réunis ce mardi 4 mars 2025 dans le cadre d’un atelier. L’objectif principal était de trouver des solutions durables à la problématique des inondations récurrentes dans la ville de Kaolack.

Cet atelier a été organisé à l’initiative de la Direction de la Prévention et de la Gestion des Inondations et de l’Assainissement. Il visait à caractériser les risques d’inondation dans la commune de Kaolack, un travail essentiel devant aboutir à l’élaboration d’un plan de gestion des risques liés aux inondations.

« À l’issue de cet atelier, ce qu’il faut retenir, c’est que nous avons pu bien identifier les causes des inondations récurrentes dans la commune de Kaolack », a souligné Mouhamed Moctar Watt, gouverneur de la région de Kaolack.

Selon lui, ces inondations résultent d’une combinaison de plusieurs facteurs :

• Facteurs physiques : Kaolack présente une topographie plate avec une faible pente, ce qui empêche l’écoulement naturel des eaux de pluie. De plus, la texture du sol ne favorise pas une bonne infiltration de l’eau.

• Facteurs anthropiques : L’occupation illégale des zones inondables par les populations et certains comportements inadéquats aggravent la situation.

• Facteurs climatiques : Le changement climatique entraîne une élévation du niveau des eaux, bien que l’ampleur exacte de cette hausse reste à déterminer.

« Les inondations ont des impacts directs sur les activités humaines et les infrastructures. La question cruciale est donc de savoir quelles solutions apporter à ce problème persistant », s’est interrogé le gouverneur.

Parmi les solutions envisagées, les participants ont distingué des mesures structurelles et organisationnelles.

« Il est impératif d’interdire l’occupation des zones non habitables. Un point critique a particulièrement retenu notre attention : la bande d’Aouzou. Tant que nous ne rétablirons pas la fonction drainante de cette zone d’eau, il sera difficile de trouver des solutions durables aux inondations à Kaolack », a conclu le gouverneur Mouhamed Moctar Watt.

En marge de l’atelier, Hamidou Konaté, qui a conduit la délégation de la Direction de la Prévention et de la Gestion des Inondations, a rappelé l’importance de ce travail dans un cadre global.

« Cet atelier s’inscrit dans la continuité des actions menées ces dernières années. Nous avions déjà réalisé une cartographie des zones inondables. Aujourd’hui, nous avons affiné ce travail en mobilisant des ressources et en caractérisant les impacts », a-t-il déclaré.

Selon lui, cette caractérisation permet d’évaluer les impacts des inondations sur les populations, les infrastructures routières et les biens. Un outil numérique a été mis en place pour suivre l’impact des inondations quartier par quartier.

« Par exemple, dans le quartier des Abattoirs ou de Ndangane, en cas d’inondation, nous pouvons désormais estimer le pourcentage de personnes potentiellement affectées », a expliqué Hamidou Konaté.

L’atelier a également permis des échanges entre les services régionaux, les autorités administratives et territoriales ainsi que les acteurs communautaires. L’objectif est d’identifier collectivement les solutions les plus adaptées afin de renforcer la résilience des populations face aux inondations.

Ce travail de caractérisation des risques est une étape cruciale pour la mise en place d’un plan efficace de gestion des inondations à Kaolack. Toutefois, au-delà du diagnostic, il est essentiel d’apporter des solutions concrètes et durables pour protéger les habitants et leurs biens.

Sénégal : 3e jour du Ramadan 2025, horaires de jeûne et spiritualité en ce mois sacré

Ce mardi 4 mars 2025 marque le troisième jour du mois sacré du Ramadan pour la grande majorité des musulmans du Sénégal. Entre ferveur religieuse et discipline spirituelle, les fidèles poursuivent leur jeûne avec piété, en respectant les horaires précis fixés par les autorités religieuses.

En ce jour, les musulmans ont entamé leur jeûne dès l’aube, après avoir pris le dernier repas nocturne, appelé Kheudeu, qui devait être consommé avant 5h57. Le Fajr, prière de l’aube marquant le début officiel du jeûne, a retenti à 6h08. Tout au long de la journée, les croyants s’abstiennent de manger, boire et accomplir certains actes, jusqu’au moment béni de l’Iftar, la rupture du jeûne, fixée à 19h19 ce mardi.

À mesure que le mois avance, les horaires du Kheudeu et de l’Iftar connaîtront une légère évolution en fonction de la durée du jour, un phénomène naturel observé chaque année.

Le Ramadan est bien plus qu’une simple privation alimentaire. Il représente une période de purification, de prière et de rapprochement avec Dieu. De nombreuses familles et mosquées organisent des séances de récitation du Coran, des prières nocturnes (Tarawih), et des actions caritatives en faveur des plus démunis.

Dans un esprit de solidarité, les initiatives de distribution de repas se multiplient, avec l’aide d’associations et de bienfaiteurs qui offrent des Ndogou (repas de rupture du jeûne) aux nécessiteux. Ces gestes de générosité reflètent l’essence du Ramadan : partage, humilité et miséricorde.

Avec les températures parfois élevées, le défi du jeûne est d’autant plus grand pour ceux qui exercent des activités physiques intenses, notamment les travailleurs en extérieur. Toutefois, la foi et la discipline permettent aux croyants de traverser cette période avec sérénité.

Alors que le Ramadan se poursuit, chacun s’efforce de renforcer sa spiritualité, en multipliant les prières, les invocations et les bonnes actions. Ce mois béni offre à chaque musulman une opportunité de renouveler sa foi et de rechercher la bénédiction divine.

Que ce mois sacré soit une source de paix et de prospérité pour tous les fidèles !

Scandale à l’UCAD : Un réseau de falsification de notes démantelé, argent et faveurs sexuelles en jeu

Un scandale majeur secoue la Faculté des Lettres de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar. Une enquête menée par la Division des Investigations Criminelles (DIC) a mis au jour un réseau de falsification de notes impliquant des échanges monétaires et des faveurs sexuelles.

Au cœur de ce réseau se trouve D. Faye, un agent contractuel chargé de la gestion des notes des étudiants en Licences 1, 2 et 3. Il aurait modifié les résultats académiques en échange de sommes d’argent ou de relations sexuelles. La découverte de ces pratiques fait suite à la plainte d’un étudiant mécontent du montant exigé pour la falsification de ses notes, ce qui a conduit le doyen de la faculté à déposer une plainte discrète fin 2024. 

L’enquête a également révélé l’implication de V.M.N. Diouf, étudiant en Master 2 de Lettres modernes, qui agissait en tant qu’intermédiaire pour D. Faye. Diouf recrutait des étudiants désireux d’améliorer leurs notes contre une commission de 50 000 FCFA par dossier traité. Il a été arrêté à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) à son retour d’Allemagne, où il participait à un programme de mobilité Erasmus+. Après des aveux détaillés, il a été déféré aux autorités compétentes. 

À ce stade, l’enquête a identifié au moins 18 étudiants ayant bénéficié de cette fraude. Les autorités envisagent l’ouverture d’une information judiciaire pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux en écriture publique authentique, chantage et extorsion de fonds.  

Ce scandale met en lumière des dysfonctionnements graves au sein de l’UCAD, institution déjà confrontée à des défis liés à la transparence et à l’intégrité académique. Les autorités universitaires sont appelées à renforcer les mécanismes de contrôle pour prévenir de telles dérives à l’avenir

Opération de sécurisation : la gendarmerie frappe fort avec plusieurs arrestations et un site d’orpaillage clandestin démantelé

La Gendarmerie nationale sénégalaise a mené une vaste opération de sécurisation durant le week-end du 28 février au 2 mars 2025. Cette intervention d’envergure, qui s’est déroulée dans plusieurs localités du pays, notamment à Dakar, Saint-Louis, Tambacounda et Thiès, a permis d’interpeller plusieurs individus, de saisir d’importantes quantités de stupéfiants et de mettre fin à des activités d’orpaillage illégal.

D’après une note parvenue à l’Agence de Presse Sénégalaise (APS), les opérations de contrôle ont permis d’interpeller 60 individus pour diverses infractions sur un total de 5 380 personnes contrôlées. Les infractions relevées incluent des cas de détention de stupéfiants, de vols, d’atteinte à l’ordre public et d’usurpation d’identité.

En matière de circulation routière, la Gendarmerie a procédé à l’immobilisation de 148 véhicules sur les 18 066 contrôlés, ainsi que 34 motos sur les 2 311 contrôlées. Ces mesures visent à renforcer la sécurité routière et à lutter contre les infractions liées au non-respect du code de la route.

Dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants, la brigade de Joal a réalisé une saisie majeure en mettant la main sur 315,4 kilogrammes de chanvre indien. Cette prise significative confirme l’engagement des forces de l’ordre à combattre la prolifération de la drogue sur le territoire national.

Une autre avancée importante de cette opération est la découverte et le démantèlement d’un site d’orpaillage clandestin dans la région de Tambacounda. L’exploitation illégale de ressources minières constitue une menace pour l’environnement et l’économie locale. Lors de cette intervention, les forces de l’ordre ont saisi plusieurs équipements utilisés pour l’extraction illégale, notamment trois panneaux solaires, un groupe électrogène et quatre motopompes.

Cette opération s’inscrit dans le cadre des efforts continus de la Gendarmerie nationale pour assurer la sécurité des populations et lutter contre les diverses formes de criminalité. Les autorités réitèrent leur engagement à maintenir un climat de sécurité optimal sur l’ensemble du territoire.

La Gendarmerie rappelle également aux citoyens l’importance de signaler toute activité suspecte et de coopérer avec les forces de sécurité afin de préserver la tranquillité publique.

Réfection de la Grande Mosquée de Touba : Serigne Mountakha Mbacké reçoit une nouvelle contribution de 1,1 milliard de FCFA

Le projet de réfection et d’embellissement de la Grande Mosquée de Touba continue de bénéficier d’un élan de générosité de la part de figures influentes de la communauté mouride. Après la contribution de Serigne Cheikh Amdy Khady Fall, nouveau khalife des Baay Fall, qui s’est élevé à 461,55 millions de FCFA, une nouvelle participation significative a été annoncée.

En effet, Serigne Cheikh Saliou Mbacké a remis une somme de 1,1 milliard de francs CFA à Serigne Mountakha Mbacké, Khalife général des Mourides, pour soutenir ce vaste projet. Cette information, relayée par Dakaractu, témoigne de l’engagement sans faille de la communauté mouride dans la préservation et l’embellissement de ce lieu emblématique de l’islam au Sénégal.

Serigne Cheikh Saliou Mbacké n’en est pas à son premier acte en faveur des lieux de culte. Connu pour son attachement aux mosquées, il a déjà construit plusieurs édifices religieux, notamment deux à Touba et une à Mbour. Cette nouvelle contribution renforce encore son engagement et sa volonté d’accompagner Serigne Mountakha Mbacké dans la concrétisation de son ambition pour la Grande Mosquée.

La réfection et l’embellissement de la Grande Mosquée de Touba s’inscrivent dans une volonté de préserver ce patrimoine religieux et historique qui accueille chaque année des milliers de fidèles, en particulier lors du Grand Magal de Touba. Grâce aux contributions généreuses des fidèles et des personnalités influentes de la communauté mouride, ce projet avance à grands pas et promet de donner un nouveau visage à ce lieu sacré.

Situation des finances publiques : le Syndicat Unique des Travailleurs du Trésor face à la presse ce mercredi

Le Syndicat Unique des Travailleurs du Trésor (SUTT) tiendra une conférence de presse ce mercredi 5 mars 2025, une prise de parole attendue dans un contexte de vives tensions autour de la gestion des finances publiques. Cette rencontre intervient quelques semaines après la publication du rapport de la Cour des Comptes, qui a mis en lumière de graves dysfonctionnements budgétaires et une dette publique plus élevée qu’annoncée par les précédentes autorités.

Le rapport publié en février dernier a dressé un bilan préoccupant des finances publiques du Sénégal, avec une dette atteignant près de 106 % du PIB et des déficits cumulés bien supérieurs aux chiffres officiels annoncés entre 2019 et 2024. Cette situation a conduit à la dégradation de la note souveraine du Sénégal par les agences de notation Moody’s et Standard & Poor’s, rendant les emprunts du pays plus coûteux sur les marchés financiers.

Face à cette situation, le SUTT entend clarifier la position des agents du Trésor, tout en apportant des précisions sur le fonctionnement de l’administration financière et les responsabilités dans la gestion des deniers publics.

Les travailleurs du Trésor se retrouvent au centre de ce débat, accusés par certains de complicité dans la gestion critiquée des finances publiques sous les précédents gouvernements. À travers cette conférence de presse, le SUTT pourrait chercher à dissiper les malentendus, défendre ses membres et dénoncer d’éventuelles pressions politiques sur leur travail.

Le syndicat pourrait également profiter de cette occasion pour formuler des recommandations afin d’améliorer la gouvernance financière et restaurer la crédibilité du Sénégal auprès de ses partenaires internationaux.

Cette sortie médiatique du SUTT pourrait également être l’occasion de plaider pour des réformes en profondeur du système budgétaire sénégalais. Avec la montée des inquiétudes sur la capacité du pays à honorer ses engagements financiers, plusieurs experts économiques appellent à une réduction des déficits et une meilleure transparence dans la gestion des fonds publics.

Opérations policières au Sénégal : 308 interpellations et saisies majeures de drogue et de véhicules

Les forces de l’ordre sénégalaises ont mené une vaste opération de sécurisation durant le week-end du 1er au 2 mars 2025, aboutissant à l’interpellation de 308 individus et à d’importantes saisies. Ce bilan, communiqué par la police et relayé par Ledakarois.sn, met en lumière l’intensité des actions menées contre la délinquance et le crime organisé.

Les interventions ont concerné plusieurs types d’infractions, allant des simples contrôles d’identité à des affaires plus graves impliquant des stupéfiants, des vols et des agressions.

Voici la répartition des interpellations effectuées :

  • 159 personnes pour vérification d’identité
  • 52 personnes pour ivresse publique et manifeste
  • 31 personnes pour nécessités d’enquête
  • 16 personnes pour vagabondage
  • 19 personnes pour détention, offre, cession et usage de chanvre indien
  • 8 personnes pour vol
  • 5 personnes pour viol
  • 3 personnes pour racolage actif sur la voie publique
  • 3 personnes pour défaut de permis de conduire

Outre les interpellations, la police a réalisé d’importantes saisies dans le cadre de la lutte contre les stupéfiants. Au total, 1,70 kg de drogue ont été confisqués, comprenant 5 boulettes de haschisch et 41 cornets de chanvre indien.

Par ailleurs, les forces de l’ordre ont procédé à la mise en fourrière de 15 véhicules et 80 motos, témoignant de leur vigilance face aux infractions routières et aux comportements dangereux.

Ces opérations de sécurisation visent à lutter contre la criminalité et garantir la tranquillité des citoyens. Face à la recrudescence de certains délits, la police sénégalaise a réaffirmé sa détermination à intensifier ses interventions et à poursuivre les efforts pour maintenir l’ordre et la sécurité sur tout le territoire.

« Ces résultats témoignent de l’engagement des forces de sécurité à assurer la protection des citoyens et à lutter efficacement contre la criminalité », a déclaré un porte-parole de la police.

Ces interpellations et saisies démontrent l’efficacité des stratégies mises en place, mais elles soulèvent également des défis en matière de prévention et de lutte contre l’insécurité, notamment dans les zones urbaines les plus touchées.

Affaire des villas de la cité Cheikh Amar : Tahirou Sarr dans son bon droit

Depuis plusieurs jours, une polémique entoure l’acquisition des villas de la cité Cheikh Amar, certains laissant entendre que ces logements étaient destinés aux ministres et que leur rachat par l’homme d’affaires Tahirou Sarr serait entaché d’irrégularités. Pourtant, un examen approfondi des faits montre clairement que ces affirmations sont infondées et que l’acquisition de ces biens a été faite dans le respect des règles établies.

Contrairement aux rumeurs, ces villas n’ont jamais été construites pour être attribuées aux ministres. À l’origine, l’État du Sénégal les avait achetées auprès du promoteur immobilier Cheikh Amar afin de loger les hôtes de marque du sommet de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI).

Cependant, malgré le paiement reçu, le promoteur n’a jamais achevé la construction des logements, les laissant à l’état de gros œuvre. L’État, n’ayant pas pu les utiliser pour l’événement, s’est alors retrouvé avec des bâtiments inachevés.

Face à cette situation, l’État a décidé de mettre les villas en vente pour éviter leur dégradation et optimiser la gestion du patrimoine public. C’est dans ce cadre que Tahirou Sarr a soumis une offre d’achat, qui a été acceptée et formalisée conformément aux procédures en vigueur.

Loin des spéculations, cette transaction a été réalisée de manière transparente, sans aucun privilège ni favoritisme. En aucun cas, il ne s’est agi d’un détournement ou d’un avantage indu accordé à qui que ce soit.

Ainsi, les accusations portées contre Tahirou Sarr dans cette affaire ne reposent sur aucun élément concret. L’homme d’affaires a acquis ces biens de façon légale, dans le cadre d’un processus de cession ouvert et réglementé.

Gestion du foncier au Sénégal : le député Papa Tahirou Sarr interpelle le gouvernement

Dans une démarche de transparence et de préservation des intérêts nationaux, le député Papa Tahirou Sarr a adressé une série de questions aux ministères concernés par la gestion du foncier au Sénégal. Dans une note adressée aux ministres des Finances, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire, ainsi qu’à celui de l’Agriculture, il exprime de vives préoccupations concernant l’attribution de vastes superficies de terres à des investisseurs étrangers.

Au cœur des inquiétudes du parlementaire se trouve notamment l’attribution supposée de 120 000 hectares de terres dans le Delta du Saloum à l’entreprise SENEGINDIA. Il s’interroge sur la base juridique et les critères ayant conduit à de telles décisions. « Sur quelle base juridique et selon quels critères ces terres ont-elles été attribuées aux entreprises et investisseurs étrangers ? », demande-t-il.

Tahirou Sarr insiste sur la nécessité de garantir que ces transactions respectent le Code du domaine national et préservent la souveraineté du Sénégal. Il demande si ces contrats d’attribution incluent des obligations précises en termes d’investissements et de développement agricole au profit du pays.

Dans le cadre de cette interpellation, le député réclame davantage de transparence sur l’état du foncier national. Il exhorte le gouvernement à publier une liste exhaustive et actualisée des terres attribuées à des entités étrangères, en précisant leur localisation, leur superficie et leur usage. « Existe-t-il un cadastre national numérique accessible au public permettant de connaître précisément l’état du foncier national ? », interroge-t-il.

De plus, il s’interroge sur les revenus générés par ces transactions foncières pour l’État. « Combien ces transactions foncières ont-elles rapporté aux caisses de l’État ? », demande-t-il, insistant sur l’importance de veiller à une gestion rigoureuse de ces ressources au profit du bien-être de la population.

Le député met également en avant la nécessité de prendre en compte les communautés locales affectées par ces cessions foncières. « Quelles contreparties ont été négociées pour le bénéfice des communautés locales affectées par ces cessions ou baux fonciers ? », interroge-t-il, soulignant l’importance d’une gestion équitable du foncier qui profite aussi bien aux investisseurs qu’aux populations locales.

Enfin, il pose la question cruciale de la souveraineté nationale et de la sécurité alimentaire. « Le gouvernement estime-t-il que l’ampleur des surfaces attribuées à des étrangers est compatible avec la souveraineté nationale et la sécurité alimentaire du Sénégal ? », s’inquiète-t-il, rappelant que la gestion des terres constitue un enjeu stratégique pour l’avenir du pays.

En conclusion, Papa Tahirou Sarr insiste sur la nécessité d’une pleine transparence en matière de gestion foncière. Il appelle le gouvernement à répondre précisément à ses interrogations et à rendre public un état détaillé des terres détenues par des étrangers. « Il est impératif que l’opinion publique soit pleinement informée des choix opérés par l’État en la matière », affirme-t-il.

Kaolack : Face aux menaces sur l’emploi, la CNTS renforce les capacités de ses délégués syndicaux

Face aux multiples menaces qui pèsent sur l’emploi dans les secteurs privé et public, la Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal (CNTS) organise deux jours d’ateliers, les lundi 3 et mardi 5 mars 2025, afin de renforcer les capacités de ses délégués du personnel et syndicaux de la région de Kaolack. Ces formations portent sur trois modules : le rôle et la mission des délégués syndicaux et du personnel, la gestion des conflits et la négociation collective.

« Vous savez qu’à l’heure actuelle, le monde du travail connaît, dans certains secteurs, des crises profondes. C’est pourquoi nous avons sollicité le secrétaire général de la CNTS, Modou Guiro, pour organiser cette session de formation de deux jours. Elle vise à renforcer les capacités de nos délégués du personnel et syndicaux de la région de Kaolack sur ces trois modules essentiels », a déclaré Ngagne Siré Lô, secrétaire général de l’Union régionale de la CNTS à Kaolack.

La CNTS s’est fixé pour objectif d’adapter ses formations aux besoins croissants de ses délégués et leaders syndicaux. L’accent est mis sur la compréhension de la relation entre les objectifs de développement durable (ODD) et le travail syndical, dans le but de réduire, voire éradiquer, certaines formes de précarité dans le monde du travail.

« Avec les nombreuses menaces qui pèsent sur l’emploi dans les secteurs public et privé, nous devons outiller nos responsables pour qu’ils puissent défendre les droits des travailleurs dans leur localité. Au Sénégal, le constat est alarmant : des licenciements abusifs et des violations des droits des travailleurs sont signalés dans plusieurs structures. Ces décisions prises par les nouvelles autorités du pays, sous prétexte que ces recrutements avaient une connotation politique, ne sauraient être justifiées », a dénoncé Mme Ngagne Siré Lô.

À travers ces sessions de formation, la CNTS entend renforcer la capacité de ses représentants afin qu’ils puissent mieux accompagner les travailleurs face aux défis actuels du marché de l’emploi.

Tensions dans le secteur de la santé : la F2S maintient son mot d’ordre et annonce une grève générale les 13 et 14 mars

La Fédération des syndicats de la santé (F2S) exprime son indignation face aux conditions de la récente rencontre tripartite entre l’État, les syndicats et le patronat, présidée par le Premier ministre Ousmane Sonko au Grand Théâtre. Dans un communiqué publié ce week-end, la Conférence des secrétaires généraux de la fédération dénonce l’influence néfaste de « groupes de lobbies extrêmement dangereux » et regrette des pratiques opaques entravant la concertation sociale.

La F2S pointe du doigt la gestion des invitations, qu’elle qualifie de discriminatoire. Alors qu’elle représente 11 organisations du secteur de la santé et de l’action sociale, elle affirme n’avoir reçu que trois invitations, tandis que certains syndicats d’un seul corps auraient été largement privilégiés. De plus, elle fustige le fait que ses revendications n’aient même pas été mentionnées dans le document de synthèse remis à la presse et déplore avoir été « privée de parole » lors des échanges.

La fédération accuse également l’inspecteur Amdy Moustapha Amar du ministère du Travail d’avoir adopté une attitude partiale, contribuant ainsi à l’exclusion de la F2S des discussions décisives.

Face à ce qu’elle considère comme un mépris de ses préoccupations, la F2S réaffirme son intention de poursuivre ses actions de protestation. Parmi les mesures annoncées figurent la rétention des informations sanitaires et le boycott des supervisions. La fédération prévoit aussi une campagne d’information à destination des partenaires techniques et financiers ainsi que des représentations diplomatiques, qui sera officiellement lancée après l’assemblée générale prévue le 6 mars à l’hôpital Ndamatou de Touba.

Déterminée à se faire entendre, la F2S annonce une grève générale les 13 et 14 mars 2025, suivie d’une marche nationale le 25 mars. Elle avertit que d’autres actions plus radicales pourraient être envisagées, y compris un boycott total des activités et programmes de santé.

Toutefois, dans un dernier appel au dialogue, la fédération exhorte le gouvernement à reprendre rapidement les négociations sectorielles dans un esprit d’équité et de justice afin d’éviter « une situation de non-retour ».

Kaolack – Ramadan 2025 : Ousmane Thioune “Jimane” de Saloum-Rapatak perpétue sa tradition avec le “Soukarou Koor” offert à la population et aux membres de son association

Président du mouvement Saloum-Rapatak, Ousmane Thioune, alias Jimane, a une fois de plus réitéré son engagement social durant le mois béni de Ramadan.

Fidèle à son habitude, le promoteur culturel et fervent défenseur de la lutte contre l’émigration clandestine a, cette année encore, apporté son soutien à ses concitoyens.

Face à la cherté de la vie, le natif de Touba-Ndorong, toujours soucieux des conditions de vie de ses compatriotes, a distribué des denrées alimentaires, notamment des sacs de sucre et des dattes, aux couches les plus vulnérables de la cité de Mbossé Coumba Djiguène, ainsi qu’aux membres de l’association Saloum-Rapatak.

Profitant de cette occasion, Jimane a lancé un appel solennel aux dirigeants en place – le Président Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre Ousmane Sonko et son gouvernement – ainsi qu’aux autorités locales de Kaolack, afin qu’ils soutiennent davantage le mouvement Saloum-Rapatak. Il a souligné que les principaux objectifs de son organisation sont la lutte contre l’émigration clandestine, ainsi que l’émancipation des femmes et des jeunes à travers des financements et des initiatives de développement.

Transport des pèlerins à la Mecque : Air Sénégal obtient l’exclusivité du marché national

Le marché du transport des 12 860 pèlerins sénégalais vers les Lieux Saints de l’Islam, d’un montant estimé à 13 milliards FCFA, a été attribué à la compagnie nationale Air Sénégal. Selon le journal L’Observateur, cette décision s’inscrit dans un cadre de partenariat entre le Sénégal et l’Arabie Saoudite, qui prévoit que 50 % des pèlerins seront transportés par la compagnie saoudienne Flynas, tandis que l’autre moitié sera prise en charge par Air Sénégal.

Cette attribution n’est pas un hasard. Le nouveau directeur général de la compagnie, Tidiane Ndiaye, est un expert en organisation du pèlerinage en Afrique. Sa nomination à la tête d’Air Sénégal semble répondre à une volonté des autorités de mieux structurer la gestion du Hajj, après les dysfonctionnements notés lors de l’édition 2024, notamment des retards de vols qui avaient perturbé le voyage des pèlerins.

Sollicité en urgence à l’époque pour désamorcer la crise, Tidiane Ndiaye semble aujourd’hui bénéficier de la confiance des autorités. Cette nouvelle exclusivité pourrait permettre à Air Sénégal de renforcer sa position sur le marché du transport aérien sous-régional et de gagner en crédibilité auprès des voyageurs sénégalais.

Lors d’un pré-conseil présidé par le ministre des Transports aériens, en présence de la direction générale d’Air Sénégal, la compagnie a exprimé le besoin d’un soutien de l’État pour acquérir 11 nouveaux avions. Actuellement dotée de quatre appareils seulement, elle ambitionne de porter sa flotte à 15 avions afin d’augmenter son volume de passagers et de mieux rivaliser avec les compagnies concurrentes.

En effet, malgré son statut de compagnie nationale, Air Sénégal ne détient actuellement que 20 % du trafic de l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD), contre 52 % pour Air Côte d’Ivoire à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan. L’objectif affiché est d’atteindre 5 millions de passagers d’ici cinq ans, en développant des lignes plus compétitives et en modernisant sa flotte.

L’organisation du transport des pèlerins en 2025 sera un test grandeur nature pour Air Sénégal. Si elle parvient à assurer un acheminement fluide et sans incidents majeurs, cette réussite pourrait renforcer sa réputation et justifier les investissements demandés. À l’inverse, un nouvel échec risquerait de fragiliser davantage une compagnie déjà confrontée à des difficultés financières et organisationnelles.

Coopération judiciaire : le Sénégal examine la ratification d’un accord avec le Maroc

Les membres de l’inter-commission constituée par la Commission des Affaires étrangères, des Sénégalais de l’Extérieur et de l’Intégration africaine et de la Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains se réunissent ce lundi 3 mars 2025 pour examiner le projet de loi n°03/2025. Ce texte vise à autoriser le Président de la République à ratifier un accord de coopération judiciaire signé le 17 décembre 2004 à Rabat entre le Sénégal et le Maroc.

L’accord en question concerne l’assistance aux personnes détenues et le transfèrement des condamnés entre les deux pays. Il s’inscrit dans une volonté commune de renforcer les liens diplomatiques et judiciaires, permettant aux ressortissants sénégalais et marocains condamnés de purger leur peine dans leur pays d’origine.

Le projet de décret autorisant la ratification de cette convention avait déjà été examiné et adopté en Conseil des ministres le 22 janvier 2025. Il s’agit désormais pour les parlementaires de valider le texte avant son adoption définitive.

La réunion se tiendra à partir de 11h00 dans la salle Marie Joséphine Diallo du nouveau bâtiment de l’Assemblée nationale. Les discussions porteront sur les implications juridiques et pratiques de cet accord, notamment en matière de droits des détenus et de coopération judiciaire entre les deux pays.

Affaire Assane Diouf : entre liberté d’expression et cadre légal

L’activiste Assane Diouf, bien connu pour ses sorties médiatiques controversées, a été interpellé mercredi dernier par la Brigade des affaires générales (BAG) de la Division des investigations criminelles (DIC). Son arrestation fait suite à la diffusion d’une vidéo sur sa page TikTok, intitulée « Baye Fall yii yeksinane », qui lui vaut aujourd’hui des poursuites judiciaires.

Déféré vendredi dernier au tribunal de Dakar, Assane Diouf est poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles et offense à une autorité exerçant les mêmes charges que le président de la République. Toutefois, il a bénéficié d’un retour de parquet et doit être présenté à nouveau ce lundi devant le procureur. Une ouverture d’information judiciaire pourrait être décidée, prolongeant ainsi son séjour en détention provisoire.

Lors de son audition, l’activiste a plaidé la bonne foi, affirmant qu’il ne cherchait nullement à nuire. Il soutient avoir simplement exercé son droit à l’expression sur l’actualité, comme le garantit la Constitution. Cependant, face aux enquêteurs, il a refusé de nommer explicitement la personne visée par ses propos, malgré des indications laissant entendre qu’il faisait référence au Premier ministre Ousmane Sonko.

L’arrestation d’Assane Diouf intervient dans un contexte politique marqué par des tensions autour de la liberté d’expression et du contrôle des discours sur les réseaux sociaux. Depuis plusieurs années, il s’est illustré par des prises de position tranchées, souvent polémiques, qui lui ont déjà valu des ennuis judiciaires.

Ce nouvel épisode relance le débat sur la place des activistes et des influenceurs dans l’espace public sénégalais. Pour ses soutiens, il s’agit d’une tentative de museler une voix critique du pouvoir. Ses détracteurs, quant à eux, estiment que ses propos doivent être encadrés par la loi pour éviter la propagation de fausses informations susceptibles de troubler l’ordre public.

Revitalisation des infrastructures sanitaires et routières : Alioune Badara Diouf plaide pour des améliorations urgentes

Le député Alioune Badara Diouf a lancé un appel pressant en faveur de la revitalisation des infrastructures sanitaires et routières, soulignant la nécessité d’une amélioration significative des conditions d’accès aux services essentiels dans sa région.

Lors d’une intervention récente, il a exigé une révision immédiate des infrastructures de santé, en particulier pour le centre de santé de Bambey, qu’il souhaite voir rehaussé au niveau 3. Ce projet vise à renforcer la capacité d’accueil et de traitement, en réponse à la forte demande de services médicaux de qualité dans cette zone.
Alioune Badara Diouf n’a pas seulement insisté sur la mise à niveau du centre de santé de Bambey, mais a également plaidé pour l’entretien et la réhabilitation des autres établissements de santé de la région. Selon lui, de nombreux centres de santé, bien qu’ils soient essentiels pour le bien-être des populations, souffrent d’un manque d’entretien, ce qui compromet leur efficacité. Le député a appelé le gouvernement à mettre en place un programme d’entretien régulier et à investir davantage dans la modernisation de ces structures pour garantir une meilleure prise en charge des patients.
Dans le même élan, Alioune Badara Diouf a interpellé le ministre des Transports sur l’état dégradé des routes de la région, qui constitue un obstacle majeur à la mobilité des habitants. Selon lui, plusieurs villages sont encore enclavés, rendant l’accès difficile aux services de santé, d’éducation et d’autres besoins essentiels. Il a demandé une révision des axes de transport critiques, en particulier les routes reliant les villages aux principaux centres urbains, afin de désenclaver ces zones et d’assurer un meilleur accès aux infrastructures publiques. Le député a souligné que des routes en bon état étaient essentielles pour faciliter le développement économique et social, notamment en période de crise sanitaire ou de besoins urgents.
Alioune Badara Diouf a également insisté sur la nécessité de terminer la construction des collèges d’enseignement moyen (CEM) de Ngokhothie et Sindiane. Ces établissements, déjà en cours de construction, sont indispensables pour désengorger les écoles existantes et offrir aux jeunes une éducation de qualité. Le député a précisé qu’il était crucial que ces projets soient achevés dans les plus brefs délais pour répondre à la demande croissante d’établissements scolaires dans la région.
En outre, Diouf a proposé la création d’un CEM supplémentaire pour desservir les villages environnants, qui manquent d’infrastructures éducatives adaptées. Selon lui, un tel établissement serait un atout majeur pour permettre à davantage d’enfants d’accéder à l’éducation secondaire sans avoir à parcourir de longues distances.
En ce qui concerne l’agriculture, le député a pointé l’inaction du Domaine Agricole Communautaire de Keur Samba Kane, un projet censé stimuler l’activité agricole dans la région. Il a demandé des mesures concrètes pour relancer ce domaine et résoudre les problèmes qui freinent son bon fonctionnement. Selon lui, l’agriculture étant un secteur clé pour la région, des solutions doivent être rapidement mises en place pour répondre aux besoins des habitants et garantir la sécurité alimentaire.
Alioune Badara Diouf a insisté sur le fait que la relance de l’agriculture passe par un soutien accru aux agriculteurs locaux, la mise à disposition d’équipements modernes, ainsi qu’une meilleure gestion des terres agricoles. Il a proposé de réexaminer les modalités de gestion des domaines agricoles communautaires pour assurer leur rentabilité et leur impact positif sur la population.
En résumé, le député Alioune Badara Diouf a présenté une série de propositions concrètes pour améliorer les infrastructures sanitaires, éducatives et agricoles dans sa région. Son intervention met en lumière les défis auxquels font face les populations locales et la nécessité de prendre des mesures urgentes pour améliorer leur qualité de vie. Si ces demandes sont prises en compte, elles pourraient contribuer à un développement plus équilibré et plus équitable de la région, tout en répondant aux besoins pressants de la population.
Ledakarois

Crise financière à AIBD : Cheikh Bamba Dièye annonce un plan de restructuration et des licenciements

L’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) traverse une période difficile sur le plan financier. Lors d’une déclaration faite ce vendredi, son Directeur général, Cheikh Bamba Dièye, a révélé qu’un audit interne a mis en évidence d’importantes difficultés économiques menaçant la stabilité de l’entreprise. Pour y faire face, il annonce un plan de restructuration incluant une réduction du personnel.

Selon le Directeur général, l’une des principales causes de cette crise financière est l’augmentation drastique des effectifs au cours des dernières années.

« À la suite de la fusion avec les Aéroports du Sénégal (ADS), AIBD comptait 275 agents. Toutefois, en deux phases entre 2022 et 2024, 287 nouveaux employés en CDI ont été recrutés, suivis de 219 autres. Cela signifie que le nombre total d’agents est passé à 938, ce qui a considérablement alourdi la masse salariale. Une entreprise qui était financièrement stable s’est ainsi retrouvée en difficulté à cause de décisions irresponsables qui ne correspondaient pas aux besoins réels de la société », a déclaré Cheikh Bamba Dièye.

Il a également souligné que cette inflation des effectifs s’est faite sans une évaluation préalable des capacités financières de l’aéroport.

Face à cette situation préoccupante, une réduction des effectifs a déjà été amorcée.

« Nous avons entamé une restructuration progressive et avons déjà réduit le nombre d’employés à 872. Mais pour assurer la viabilité financière d’AIBD, d’autres ajustements seront nécessaires », a-t-il ajouté.

Le Directeur général a insisté sur la nécessité de prendre des décisions courageuses pour stabiliser la situation. Il a précisé que les mesures à venir sont prises en accord avec les plus hautes autorités du pays :

« En tant que managers, sous la directive du Président de la République, du Premier ministre et du ministre de tutelle, nous devons agir avec responsabilité pour réajuster AIBD et éviter un effondrement financier. »

Pour encadrer ce processus, un comité ad hoc sera mis en place dès lundi, avec l’accord des syndicats. Ce comité aura pour mission d’évaluer la situation, de proposer des solutions adaptées et d’assurer un dialogue social apaisé afin d’éviter des tensions avec les travailleurs concernés par les licenciements.

« Nous allons travailler ensemble pour prendre les décisions nécessaires afin de restaurer la santé financière de l’AIBD tout en minimisant les impacts sociaux », a précisé Cheikh Bamba Dièye.

Ce plan de restructuration pourrait avoir des conséquences importantes pour les employés et le fonctionnement de l’aéroport. Les travailleurs redoutent déjà une vague de licenciements et une précarisation de leurs conditions de travail. De leur côté, les syndicats exigent de la transparence dans la gestion du processus et demandent que des mesures d’accompagnement soient mises en place pour les employés qui perdront leur poste.

En parallèle, certains observateurs craignent que la réduction des effectifs n’affecte la qualité des services de l’aéroport, notamment en matière de sécurité et de gestion des flux de passagers.

L’AIBD, qui était considéré comme un modèle de réussite après son inauguration en 2017, fait face à un défi de taille. Sa capacité à se redresser dépendra des décisions prises dans les semaines à venir.

Rencontre Gouvernement-Patronat-Syndicats : Cheikh Diop fustige des manquements et exige des solutions immédiates

La rencontre tripartite entre le gouvernement, les syndicats et le patronat, tenue jeudi dernier à Dakar, n’a pas permis d’apaiser les tensions sociales. Cheikh Diop, secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal – Forces du changement (CNTS/FC), a exprimé son mécontentement face aux nombreux manquements observés dans la gestion du dialogue social.

Invité du « Jury du dimanche » sur I-Radio, ce 2 mars 2025, il a dénoncé un manque de respect des engagements pris par l’État, en particulier en ce qui concerne le soutien financier aux centrales syndicales. Selon lui, l’absence de suivi des négociations et le retard dans le versement de la subvention syndicale de 300 millions de francs CFA risquent d’envenimer un climat social déjà fragile.

Lors de son intervention, Cheikh Diop a rappelé l’importance d’un dialogue social sain et équilibré entre les différentes parties prenantes. Selon lui, les partenaires sociaux doivent faire preuve de responsabilité et de respect mutuel afin de bâtir un climat propice au développement du pays. Il a toutefois déploré que les syndicats soient régulièrement mis devant le fait accompli, ce qui compromet l’efficacité des négociations en cours.

« Entre partenaires sociaux, je pense que si nous voulons bâtir un climat social efficient et propice au développement, il faudrait qu’on se respecte mutuellement. Ensuite, qu’on soit tous responsables pour aller vers l’objectif qui est d’apaiser et de faire progresser le pays. Mais si on doit nous mettre des crocs-en-jambe ou nous imposer des décisions sans concertation, cela pose problème », a-t-il déclaré.

Il a également insisté sur la nécessité de définir des cadres de négociation clairs et d’assurer un suivi rigoureux des engagements pris par le gouvernement. Pour lui, il est impératif d’établir une feuille de route précise afin de garantir des avancées concrètes sur les revendications des travailleurs.

L’un des points les plus préoccupants soulevés par Cheikh Diop concerne la subvention accordée aux centrales syndicales. Il a rappelé que le Sénégal est l’un des pays africains où l’aide de l’État aux syndicats est la plus faible, avec une enveloppe annuelle de 300 millions de francs CFA.

Il a également souligné que cette somme était initialement prévue pour être portée à 600 millions de francs CFA sous la présidence de Macky Sall, mais que l’ancien chef de l’État avait demandé un réajustement budgétaire avant d’augmenter cette subvention. Jusqu’à présent, cette promesse n’a pas été tenue, et pour l’année 2025, les syndicats n’ont toujours pas reçu les 300 millions de francs CFA habituels.

« La négociation au Sénégal est normée au niveau national et sectoriel. Pourtant, notre pays est celui qui accorde la subvention syndicale la plus faible d’Afrique. Nous devions recevoir 600 millions de francs CFA, mais nous n’avons jamais obtenu cette somme. Jusqu’ici, nous devons nous contenter de 300 millions annuellement, et pour 2025, ce montant n’a même pas encore été versé », a-t-il regretté.

Face à cette situation, Cheikh Diop a exhorté le gouvernement à prendre des mesures urgentes pour débloquer la situation et éviter une crispation sociale. Il a insisté sur le fait que les travailleurs attendent des réponses concrètes et non de simples promesses.

Le secrétaire général de la CNTS/FC a également mis en garde contre les conséquences d’un dialogue social mal géré, qui pourrait entraîner des grèves et des mouvements sociaux perturbateurs pour l’économie du pays. Selon lui, la balle est désormais dans le camp du gouvernement, qui doit faire preuve de bonne foi et honorer ses engagements pour préserver la paix sociale.

Polémique sur le recrutement d’une consultante en communication : le ministère des Affaires étrangères s’explique

Le ministère de l’Intégration Africaine et des Affaires Étrangères (MIAAE) a réagi aux interrogations suscitées par le recrutement d’une consultante en communication. Dans un communiqué transmis à la RTS, le ministère a tenu à clarifier les conditions de cet engagement, tout en réaffirmant son attachement aux principes de valorisation des compétences nationales et d’intégration africaine.

Depuis plusieurs jours, des critiques ont émergé sur les réseaux sociaux et dans certains cercles politiques concernant l’engagement d’une consultante en communication auprès du ministère. Certains observateurs et citoyens ont exprimé leur incompréhension face à ce choix, estimant qu’un tel poste aurait dû être confié à un ressortissant sénégalais. D’autres ont évoqué un manque de transparence dans le processus de recrutement, alimentant ainsi la polémique.

Face à ces accusations, le ministère a tenu à préciser les conditions exactes dans lesquelles cette consultante a été recrutée.

Selon le communiqué du MIAAE, la consultante en question est une ressortissante de la CEDEAO qui réside au Sénégal depuis quinze ans. Contrairement à certaines affirmations relayées sur les réseaux sociaux, elle ne perçoit aucune rémunération du ministère et ne fait pas partie du cabinet ministériel. De plus, elle ne dispose d’aucun bureau au sein de l’institution.

Le ministère a également souligné que cette mission de conseil en communication a été financée et initiée par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Ce programme, partenaire technique du ministère, a pour objectif de mobiliser des experts capables d’appuyer des missions stratégiques en matière d’intégration africaine et de diplomatie.

Le ministère a profité de cette mise au point pour réaffirmer son engagement en faveur de la promotion des compétences nationales. Il a insisté sur le fait que l’ouverture aux talents issus de l’espace CEDEAO ne remet pas en cause la priorité donnée aux Sénégalais dans l’attribution des postes au sein du ministère. Cette collaboration avec des experts internationaux s’inscrit, selon le MIAAE, dans une dynamique plus large de coopération régionale et de renforcement des capacités locales.

Prix des denrées alimentaires durant le Ramadan : le ministre du Commerce rassure sur la stabilité du marché

Alors que le mois de Ramadan est souvent marqué par une hausse des prix des denrées alimentaires, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Gueye Diop, a tenu à rassurer les consommateurs sénégalais sur la disponibilité des produits et la stabilité des prix. Selon lui, toutes les dispositions ont été prises pour éviter toute flambée des coûts en cette période de forte demande.

S’exprimant sur la RTS Digital, il a affirmé que le marché est bien approvisionné et qu’aucune pénurie n’est à craindre. Pour s’en assurer, il a effectué une tournée dans plusieurs marchés de Dakar, notamment à Tilène, Castor, Thiaroye et Gueule Tapée. À l’issue de cette visite, il a constaté un approvisionnement suffisant en produits de base, en particulier ceux qui sont les plus sollicités pendant le Ramadan. Il a révélé que le stock actuel de riz disponible sur le marché s’élève à 377.000 tonnes, tandis que l’huile et le sucre sont respectivement disponibles à hauteur de 8.000 tonnes et 62.000 tonnes.

Concernant les produits agricoles comme l’oignon et la pomme de terre, le ministre a assuré que les quantités disponibles sont estimées entre 150.000 et 200.000 tonnes, ce qui, selon lui, devrait permettre de répondre sans difficulté aux besoins des consommateurs durant tout le mois de jeûne.

Face aux inquiétudes liées aux éventuelles hausses de prix, Serigne Gueye Diop a insisté sur le rôle des services de contrôle qui sont déjà déployés sur le terrain pour veiller au respect des prix fixés par l’État. Il a notamment rappelé que six produits de première nécessité, dont le pain et le sucre, bénéficient d’une réglementation stricte pour éviter toute spéculation.

Tout en affirmant que « tout est sous contrôle », il a tenu à adresser un message aux commerçants, leur rappelant que l’État surveille attentivement la situation et qu’il ne tolérera aucun abus. Il les a invités à respecter scrupuleusement les prix fixés afin de garantir un Ramadan sans tension sur le marché.

Avec ces mesures annoncées par le ministère du Commerce, les consommateurs espèrent que les promesses seront tenues et que les prix resteront stables durant ce mois sacré, une période où les dépenses alimentaires connaissent traditionnellement une hausse significative. Reste à voir si, sur le terrain, les engagements du gouvernement seront suivis d’effets concrets.

Crise à l’Aéroport International Blaise Diagne : Le Directeur Général annonce une restructuration pour sauver les finances

L’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) traverse actuellement une situation financière difficile. C’est son Directeur général, Cheikh Bamba Dièye, qui a révélé l’ampleur du problème, mettant en cause une augmentation excessive des effectifs ces dernières années. Face à ce constat, il annonce des mesures de restructuration visant à redresser l’entreprise.

Selon les explications de Cheikh Bamba Dièye, un audit interne a mis en lumière des décisions de gestion irresponsables ayant plombé la situation financière de l’AIBD. À l’origine de cette crise, une hausse considérable du nombre d’employés en deux phases successives entre 2022 et 2024.

« AIBD, qui était avec la fusion des ADS à 275 agents, s’est vu en deux phases entre 2022 et 2024 booster de 287 CDI et pratiquement de 219 CDI en deux phases. Ce qui fait qu’une société qui était stable financièrement s’est retrouvée tirée vers le bas par des décisions irresponsables et qui ne cadraient pas avec les besoins de la société », a-t-il déclaré.

Ainsi, l’effectif global de l’AIBD a atteint 938 agents, un chiffre jugé insoutenable pour la viabilité financière de l’entreprise.

Conscient de la gravité de la situation, le Directeur général a affirmé que des efforts sont en cours pour ramener progressivement l’effectif à un niveau plus raisonnable. 872 agents sont actuellement recensés, mais d’autres mesures d’ajustement sont attendues.

« Depuis, nous sommes en train de restructurer et nous sommes dans une tendance à la baisse qui nous amène à 872 agents aujourd’hui. Et de ce point de vue, la responsabilité des managers que nous sommes, sous la directive du président de la République, du Premier ministre, de notre ministre de tutelle, il nous faut prendre le taureau par les cornes et réajuster AIBD », a-t-il précisé.

Pour mener à bien cette restructuration, un comité ad hoc sera mis en place dès lundi, en concertation avec les syndicats, afin d’examiner les options disponibles et trouver des solutions pour restaurer l’équilibre financier de l’aéroport.

L’AIBD est une infrastructure stratégique pour le Sénégal, jouant un rôle clé dans le secteur du transport aérien et du tourisme. Sa viabilité financière est donc essentielle pour assurer la continuité de ses services et son développement.

Kaolack : La Fondation Turkiye Diyanet distribue 600 kits alimentaires à Médina Baye

À l’occasion du mois béni du Ramadan, la Fondation Turkiye Diyanet, en collaboration avec l’ONG Alfitiyanu, a procédé à la distribution de 600 kits alimentaires aux familles démunies du quartier Médina Baye, à Kaolack. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme d’assistance humanitaire que la fondation turque mène chaque année à travers le monde.

La cérémonie de remise des dons s’est tenue ce dimanche 1er jour du Ramadan, en présence de Monsieur Erdogan, responsable de la Fondation Turkiye Diyanet au Sénégal, et des représentants de l’ONG Alfitiyanu, dont Ismaïla Sy, porte-parole du jour.

Un geste de solidarité en faveur des familles démunies

Dans son allocution, Monsieur Erdogan a souligné l’importance de cette initiative qui vise à renforcer les liens d’amitié entre les peuples sénégalais et turc tout en apportant un soutien concret aux familles dans le besoin.

« Comme chaque année, nous assistons les familles démunies durant le Ramadan à travers le monde, y compris au Sénégal. Aujourd’hui, à Kaolack, en collaboration avec l’ONG Alfitiyanu de Cheikh Mahy Aliou Cissé, nous avons distribué 600 kits alimentaires composés de sucre, de dattes, d’huile et de spaghettis. Ce don permettra aux bénéficiaires de passer un bon Ramadan », a-t-il déclaré.

Au-delà de la distribution alimentaire, la Fondation Turkiye Diyanet mène plusieurs actions humanitaires à travers le monde, notamment la construction de puits, d’écoles et l’assistance aux orphelins.

Un partenariat solide avec l’ONG Alfitiyanu

Partenaire stratégique de la fondation turque, l’ONG Alfitiyanu, dirigée par Cheikh Mahy Aliou Cissé, joue un rôle essentiel dans la mise en œuvre de ces initiatives humanitaires.

Présent lors de la distribution, Ismaïla Sy, représentant de l’ONG, a salué cette action de solidarité qui répond à un besoin urgent des populations locales.

« Ce don arrive à point nommé, car nous savons tous que les charges sont lourdes pour les familles durant le Ramadan. Le choix de Kaolack, et particulièrement de Médina Baye, contribuera de manière significative à l’amélioration des conditions de vie des populations », a-t-il affirmé.

Il a également rappelé que Cheikh Mahy Aliou Cissé œuvre depuis plusieurs années pour le développement de Kaolack, notamment dans la construction d’écoles, d’hôpitaux et le soutien aux familles en situation de pauvreté.

Grâce à l’appui constant de la Fondation Turkiye Diyanet, l’ONG Alfitiyanu continue de mener des actions humanitaires à fort impact, améliorant ainsi le quotidien de nombreuses familles sénégalaises.

Kaolack – Éducation : Plus de 568 élèves formées sur la gestion de l’hygiène menstruelle et l’estime de soi

Pour permettre aux jeunes filles des Collèges d’Enseignement Moyen (CEM) de mieux gérer leur hygiène menstruelle et renforcer leur estime de soi, l’Association Action pour le Développement du Sénégal (AADS), en collaboration avec le CEM Tamsir Mignane Sarr, a formé plus de 568 élèves ce samedi.

« Nous sommes au CEM Tamsir Mignane Sarr pour clôturer les sessions de formation que nous avons déroulées dans 19 Collèges d’Enseignement Moyen de la commune de Kaolack sur l’hygiène menstruelle et l’estime de soi. Ce projet, soutenu par l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas, s’étend sur deux ans à Kaolack. Il vise à renforcer le pouvoir des jeunes filles afin qu’elles puissent mieux gérer cette phase délicate de leur vie. Nous savons que les menstruations sont une période difficile, durant laquelle beaucoup de filles abandonnent l’école.

Ainsi, cette initiative nous permet de contribuer à l’amélioration des conditions d’éducation des jeunes filles, afin qu’elles puissent poursuivre leur scolarité dans de meilleures conditions », a expliqué Madame Ndiaye Ndèye Gnilane Faye, présidente de l’AADS.

« Ces formations doivent être accessibles à toutes. Elles permettront de maintenir les filles à l’école et de leur donner les outils nécessaires pour achever leur cycle scolaire et devenir des femmes responsables dans leur communauté.

Nous avions prévu de former 540 jeunes filles, mais au final, 568 ont bénéficié de la formation. Ce dépassement s’explique par l’intérêt grandissant des élèves pour cette thématique, ce qui nous conforte dans l’idée que ces formations ont un réel impact sur leur parcours scolaire », a ajouté Madame Ndiaye.

À la suite de cette formation, l’AADS prévoit de former 19 jeunes filles, qui porteront à leur tour un plaidoyer auprès des autorités territoriales. L’objectif est d’encourager une meilleure prise en charge de l’hygiène menstruelle dans les établissements scolaires.

« Le constat est alarmant : dans de nombreux établissements, les blocs sanitaires ne sont pas adaptés aux jeunes filles en période de menstruation. Étant donné que la santé et l’éducation sont des compétences transférées aux collectivités territoriales, nous devons interpeller les autorités pour qu’elles interviennent et améliorent ces infrastructures », a déclaré Madame Ndiaye Ndèye Gnilane Faye.

De son côté, Moussa Ndiaye, principal du CEM Tamsir Mignane Sarr, a souligné l’importance de cette initiative :

« Les CEM accueillent des élèves en pleine puberté, une période qui a un impact considérable sur leurs conditions d’apprentissage. Former une fille, c’est former une société entière. Cette formation tombe donc à point nommé, car elle permettra aux filles concernées de suivre leurs cours plus sereinement et d’éviter les abandons scolaires. »

Cette initiative, en plus de sensibiliser les élèves, met en lumière la nécessité d’une meilleure prise en charge de l’hygiène menstruelle dans les écoles, afin de garantir un cadre éducatif plus inclusif et équitable pour toutes les jeunes filles.

Fraude à l’Agence de Sécurité de Proximité : 139 agents fictifs détectés, une perte de 12 millions de FCFA par mois

Un audit interne mené au sein de l’Agence de Sécurité de Proximité (ASP) a révélé la présence de 139 agents fictifs, occasionnant une fraude salariale estimée à 12 millions de francs CFA par mois. L’information a été confirmée par Maty Sarr Niang, responsable de la communication de l’ASP.

Selon les conclusions de l’audit, ces agents inexistants figuraient sur les listes de paie, entraînant un gonflement artificiel de la masse salariale. Pendant plusieurs mois, des salaires ont été indûment versés à ces employés fantômes, représentant un manque à gagner important pour l’agence.

Cette découverte met en lumière des dysfonctionnements dans la gestion administrative et financière de l’ASP, une structure chargée d’assurer la sécurité de proximité au Sénégal.

Face à cette fraude, la direction de l’ASP envisage de prendre des mesures strictes pour identifier les responsables, sanctionner les auteurs de cette malversation et renforcer les mécanismes de contrôle interne. Des réformes pourraient être mises en place pour éviter de telles irrégularités à l’avenir.

Ramadan 2025 : La Ligue Islamique Mondiale au chevet des familles démunies

3 tonnes de sucre et 3 tonnes d’huile ont été distribuées par la Ligue Islamique Mondiale pour aider les familles dans le besoin. Lors d’une cérémonie de distribution de kits alimentaires organisée à l’Institut Islamique de Dakar, Abdallah Al-Othiemin, Directeur régional de la Ligue Islamique Mondiale a rappelé que cette action rentre dans le cadre des recommandations divines en ce mois de pénitence: « cette rencontre est organisée pour aider les familles dans le besoin. Nous nous réunissons cette année pour magnifier la solidarité, l’amour et le partage et l’entre-aide entre musulmans. Je prie pour la pérennisation de ces activités qui font partie des recommandations divines », a-t-il fait savoir. Dans cette même veine, Abdourahmane Tandian, conseiller au Bureau national de la Ligue Islamique Mondiale, a indiqué que cette activité entre dans le cadre de la solidarité islamique en ce mois béni de ramadan. « Le prophète Mahamed PSL a exhorté les musulmans à oeuvrer dans la solidarité et il y a un hadith qui dit « Quiconque offre à un jeûneur de quoi rompre son jeûne aura une récompense égale à la sienne ». Donc, c’est pour tout cela que nous sommes ici ». « Le directeur a insisté pour que nous puissions pérenniser ces actions au Sénégal et c’est tout le sens de cette activité qui nous réunit aujourd’hui », a-t-il souligné.

Un geste qui vient à son heure selon Sokhna Fatou Ndaw, Yaayou djirim qui a apprécié à sa juste valeur cette aide qui intervient dans un contexte très difficile pour les veuves qui doivent nourrir leurs enfants: « les veuves vous remercient énormément pour ce geste que vous avez fait à leur endroit. Qu’Allah apporte la baraka dans votre travail et vous le restitue au centuple. Monsieur le directeur, vous nous avez toujours accompagnées dans les moments difficiles, qu’ALLAH vous accompagne dans la réussite de cotre mission », a-t-elle fait savoir.
A noter que l’enveloppe dégagée par la Ligue Islamique Mondiale pour venir en aide à 580 familles s’élève à plus de 15 millions de Fcfa. Selon ses initiateurs, cette activité sera également organisée dans les régions de Thiés et Kaolack dans les tous prochains jours pour soulager les populations vulnérables de ces localités. Aly Saleh

Affaire des 125 milliards de FCFA : Implication présumée du Trésor public révélée par la CENTIF

Dans son édition du samedi 1er mars 2025, le journal Libération rapporte des révélations accablantes issues d’un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) concernant l’affaire dite des 125 milliards de FCFA. Selon ce rapport, le Trésor public serait impliqué dans une « association de malfaiteurs », mettant en cause de hauts responsables de la République.

Le rapport de la CENTIF souligne une « collision manifeste » entre des fonds provenant du Trésor et des virements effectués vers des sociétés telles que les SCP Tidiania, Doworou, Haba et Kantong Investment. Ces entités, bien que distinctes en apparence, seraient en réalité liées à des personnalités influentes, notamment le député Farba Ngom. Les enquêteurs soupçonnent que ces sociétés écrans ont été utilisées pour dissimuler des transactions illicites, impliquant des mécanismes sophistiqués de blanchiment de capitaux.

Parmi les principaux acteurs cités, Tahirou Sarr occupe une place centrale. Les investigations révèlent que des fonds reçus par ce dernier, en provenance directe du Trésor public, ont été rapidement transférés à diverses entités, dont certaines appartiendraient à Farba Ngom. Cette chaîne de transactions laisse présumer l’existence de rétrocommissions déguisées, potentiellement versées en échange de la facilitation de marchés publics.

Face à la gravité des accusations, le procureur financier, El Hadj Alioune Abdoulaye Sylla, a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour des infractions telles que l’association de malfaiteurs, le blanchiment de capitaux, l’escroquerie portant sur des deniers publics, la corruption et le trafic d’influence. De plus, le Garde des Sceaux a saisi l’Assemblée nationale pour demander la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom, afin de permettre une enquête approfondie.

Il est également important de noter que la Direction générale de la comptabilité publique et du Trésor, ainsi que la Direction générale des Impôts et Domaines, n’ont pas répondu aux réquisitions de la CENTIF, datées du 16 octobre 2024, jusqu’à la transmission du rapport. Cette absence de collaboration soulève des questions quant à la transparence et à l’intégrité des institutions impliquées.

Cette affaire met en lumière des pratiques financières opaques au sein des plus hautes sphères de l’État, et souligne la nécessité d’une vigilance accrue pour préserver les deniers publics et assurer la probité des responsables.

Le SAMES suspend provisoirement sa grève après une rencontre tripartite

Le Syndicat Autonome des Médecins, Pharmaciens et Chirurgiens-Dentistes du Sénégal (SAMES) a annoncé, ce vendredi 28 février 2025, la suspension provisoire de son mouvement de grève. Cette décision intervient après une réunion d’évaluation du Bureau Exécutif National (BEN) et une rencontre tripartite entre les syndicats, le gouvernement et le patronat.

Dans son communiqué, le BEN du SAMES a félicité l’ensemble de ses membres pour leur mobilisation exemplaire et le respect total du mot d’ordre de grève. Depuis le début du mouvement, les professionnels de la santé ont dénoncé les conditions de travail précaires, le retard dans le paiement de certaines indemnités et le manque de matériel médical adéquat dans les structures publiques.

Face à cette situation, le Premier Ministre a convoqué une rencontre tripartite le 27 février 2025 au Grand Théâtre Doudou Ndiaye Coumba Rose de Dakar. L’objectif était de trouver une issue favorable à la crise qui secoue le secteur de la santé.

Lors de cette rencontre, le Chef du Gouvernement a appelé à la stabilité sociale et à l’apaisement du climat social dans le pays. Un message bien accueilli par le SAMES, qui a salué la volonté affichée par les autorités de privilégier un dialogue sincère et constructif.

Suite à cette réunion, le BEN a décidé de décréter une trêve en suspendant provisoirement la grève. Toutefois, le syndicat reste vigilant et appelle ses membres à maintenir leur mobilisation jusqu’à l’obtention de réponses concrètes à leurs revendications.

Cette suspension marque une étape importante dans le processus de négociation entre le gouvernement et les syndicats de santé. Les prochaines semaines seront décisives pour déterminer si un accord durable peut être trouvé afin d’éviter une reprise du mouvement de grève.

Le SAMES attend désormais des engagements fermes et des mesures concrètes de la part des autorités pour améliorer les conditions de travail des professionnels de la santé et garantir un service de qualité aux populations sénégalaises.

Sénégal : Deux dates annoncées pour le début du Ramadan 2025

Le Sénégal connaît une nouvelle fois un début de Ramadan marqué par des divergences. Deux dates ont été annoncées pour le commencement du mois sacré en 2025 : le samedi 1er mars selon la Coordination des Musulmans du Sénégal pour l’Observation du Croissant Lunaire (C.M.S/O.C.L.), et le dimanche 2 mars d’après la Commission nationale de concertation sur le croissant lunaire (CONANOC).

Dans un communiqué publié le vendredi 28 février 2025, la C.M.S/O.C.L. a déclaré que le croissant lunaire avait été aperçu à Sadio, dans la région de Diourbel, et que des observations concordantes avaient été signalées dans plusieurs pays voisins, dont la Gambie. Sur cette base, l’organisation a fixé le premier jour du Ramadan au samedi 1er mars.

De son côté, la CONANOC, réunie à la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS), a affirmé que le croissant lunaire n’avait été observé dans aucune localité du pays. Imam El Hadji Oumar Diene, président des Imams et Oulémas du Sénégal et coordonnateur général de la commission lunéaire, a précisé que les membres de la commission avaient scrupuleusement analysé les observations recueillies à travers le pays avant de conclure que le Ramadan commencerait le dimanche 2 mars.

Ce désaccord n’est pas nouveau au Sénégal, où la fixation des dates du Ramadan repose sur deux approches différentes : l’observation visuelle du croissant lunaire et des calculs astronomiques, parfois appuyés sur des observations faites à l’étranger. Cette situation conduit régulièrement à des débuts de jeûne décalés selon les communautés.

Carême et Ramadan : le ministre Serigne Guèye Diop rassure sur la disponibilité des produits alimentaires

À l’approche du Carême chrétien et du Ramadan, période de forte consommation alimentaire, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, a effectué une visite dans les principaux marchés de Dakar pour évaluer l’état des stocks des denrées essentielles. À l’issue de sa tournée, il a affirmé que les produits alimentaires de base sont disponibles en quantité suffisante pour répondre à la demande des Sénégalais durant ces semaines cruciales.

En visitant les marchés de Tilène, Castors et Gueule-Tapée, le ministre a constaté que les stocks de riz, d’huile, de sucre et d’autres produits de première nécessité sont largement suffisants. Il a précisé que la Compagnie sucrière sénégalaise dispose actuellement de 62.931 tonnes de sucre, garantissant un approvisionnement stable. Quant à l’huile alimentaire, un stock de 25.180 tonnes a été relevé cette semaine, assurant une couverture adéquate des besoins du marché.

Concernant le riz, denrée de base dans l’alimentation des Sénégalais, les services du commerce intérieur ont signalé la présence d’un stock global de 377.800 tonnes chez les importateurs. Cette quantité dépasse largement les besoins de consommation du pays, estimés à un tiers de ce volume.

Le lait en poudre, également très demandé pendant cette période, est disponible en grande quantité. Avec un stock de 81.000 tonnes pour une consommation mensuelle de 5.000 tonnes, l’approvisionnement semble assuré sans risque de rupture.

Pour les légumes, le ministre a souligné que l’oignon local est bien présent sur le marché, avec un stock commercial de 500 tonnes, représentant 20 % de l’offre. Il a également assuré qu’aucune difficulté n’a été relevée dans l’approvisionnement de la pomme de terre.

Enfin, M. Diop a tenu à rassurer sur la disponibilité de la farine boulangère, indispensable à la production du pain, un aliment central dans l’alimentation quotidienne des Sénégalais. Aucun problème n’a été signalé à ce niveau, garantissant un accès stable au pain pendant cette période de jeûne et de forte consommation.

Cette visite et ces déclarations du ministre visent à apaiser les inquiétudes des consommateurs face aux risques de pénurie ou de flambée des prix en cette période où la demande explose. Les autorités semblent donc vouloir anticiper toute spéculation et assurer une stabilité des prix et des stocks sur le marché national.

Drame à Léona Niassène : Un quinquagénaire retrouvé mort dans sa chambre

Léona Niassène, un quartier de Kaolack, est en émoi après la découverte macabre du corps sans vie de Baye D. Guèye, un homme d’une cinquantaine d’années porté disparu depuis trois jours. Son corps en état de décomposition avancée a été retrouvé ce jeudi dans sa chambre, alertant tout le voisinage.

Selon les informations rapportées par Dakaractu, c’est une forte odeur nauséabonde qui a éveillé les soupçons des habitants. Inquiets, ces derniers ont rapidement prévenu les sapeurs-pompiers, qui sont intervenus sur les lieux pour constater le décès.

Les circonstances exactes du drame restent encore floues. Une enquête a été ouverte par les autorités compétentes afin de déterminer les causes du décès. La dépouille a été acheminée à la morgue pour une autopsie, qui pourrait apporter des éléments de réponse.

Ce tragique événement a plongé Léona Niassène dans la stupeur et l’émotion. Les habitants, sous le choc, s’interrogent sur les circonstances de cette disparition et appellent à plus de vigilance au sein de la communauté.

Ousmane Sonko aux centrales syndicales : « L’État doit vivre selon ses capacités… »

Lors de la rencontre du jeudi 27 février 2025 entre le gouvernement et les acteurs syndicaux et patronaux, le Premier ministre Ousmane Sonko a souligné l’importance d’un dialogue transparent et fondé sur la vérité, dans un contexte économique particulièrement difficile pour le pays. Reconnaissant les difficultés rencontrées par plusieurs secteurs, Sonko a insisté sur la nécessité pour l’État de vivre en fonction de ses capacités financières.

« Un État ne peut pas et ne doit pas vivre au-dessus de ses moyens. Dans le dialogue que nous allons avoir, il faut tout mettre sur la table. S’il faut se limiter à un seul mandat, nous sommes prêts, car nous ne tiendrons que le langage de la vérité », a-t-il affirmé. Cette déclaration a mis en lumière la position du gouvernement, qui entend faire face aux réalités économiques du pays en évitant de vivre au-delà de ses ressources disponibles.

Le Premier ministre a également abordé les questions de marges budgétaires et de réformes nécessaires pour un fonctionnement plus efficace de l’État. « L’État doit vivre conformément à ses capacités. Personne ne peut accepter l’injustice. À court terme, certains points seront satisfaits, de même qu’à long terme. Nous devons nous rappeler que le système de la fonction publique avait autrefois une cohérence, mais hélas, cela n’existe plus. Il y a trop de déséquilibres dans l’administration, notamment dans la hiérarchie, avec une déstructuration évidente. Et il faut corriger tout cela… » a ajouté Ousmane Sonko, évoquant la nécessité de rétablir l’équilibre et la cohérence au sein de la fonction publique.

Ainsi, le Premier ministre a mis l’accent sur un avenir où l’État devrait travailler dans les limites de ses ressources tout en poursuivant les efforts pour réorganiser et réformer l’administration publique. Cette position a pour objectif de garantir un environnement plus juste et équitable pour les citoyens tout en abordant les défis économiques avec réalisme et responsabilité.

Les étudiants dénoncent leur exclusion du dialogue tripartite : Un boycott annoncé en raison du manque de considération

Une onde de choc a secoué les universités publiques du Sénégal, alors que les Amicales d’étudiants des principales institutions universitaires du pays (UCAD, UGB, UASZ, USSEIN) ont dénoncé leur exclusion du dialogue tripartite entre le gouvernement, les syndicats et le patronat. Ces organisations étudiantes ont exprimé leur indignation dans un communiqué conjoint, accusant les autorités de faire preuve d’un manque flagrant de considération à leur égard.

Selon les Amicales, bien que la date de la rencontre ait été connue une semaine à l’avance, aucune invitation officielle ne leur a été adressée. Ce n’est que la veille, à 23h, qu’un appel du Ministère de l’Enseignement Supérieur leur a informé que leur absence avait été causée par un oubli. Une explication jugée inacceptable par les étudiants, qui ont rapidement pris la décision de boycotter la rencontre, exprimant ainsi leur mécontentement face à ce qu’ils considèrent comme un mépris de leur rôle crucial dans la vie universitaire.

Dans leur communiqué, les Amicales rappellent que cette situation vient fragiliser davantage le dialogue avec le gouvernement, alors que des problèmes urgents demeurent non résolus dans les universités. Parmi les principales préoccupations des étudiants figurent la livraison des chantiers sociaux et pédagogiques, la réhabilitation des infrastructures universitaires, ainsi que le recrutement d’enseignants pour pallier le déficit de personnel. Les étudiants soulignent également l’absence de moyens de transport adéquats, le règlement définitif des retards de bourses et la nécessité de stabiliser un calendrier académique qui demeure source de perturbations constantes.

Pour les représentants des Amicales, ces revendications ne peuvent être résolues sans une concertation sincère et inclusive avec tous les acteurs du système éducatif. Ils dénoncent fermement tout manque de respect envers les étudiants, qu’ils considèrent comme la composante la plus essentielle de la communauté universitaire. Leur position est claire : ils ne toléreront pas une exclusion systématique de tout dialogue susceptible de résoudre les crises dans l’enseignement supérieur.

En annonçant leur boycott, les étudiants réaffirment leur détermination à défendre les intérêts de leurs camarades. Ils interpellent les autorités gouvernementales sur l’urgence de solutions concrètes et pérennes pour l’enseignement supérieur au Sénégal, appelant à un dialogue véritablement inclusif qui permette de répondre aux besoins urgents des universités publiques.

Cette exclusion des étudiants du dialogue tripartite soulève de nombreuses questions sur la volonté du gouvernement de prendre en compte la voix des étudiants dans les discussions relatives à l’avenir de l’enseignement supérieur au Sénégal. Dans un contexte où les tensions restent vives, la suite de cet épisode pourrait avoir des répercussions importantes sur les relations entre les autorités et la communauté universitaire.

Paris : Le DG de l’ASEPEX reçu par le SG du BIE pour discuter de la participation du Sénégal à l’Exposition Universelle Osaka 2025

Modou Mbène Gueye, le Directeur Général de l’Agence Sénégalaise de Promotion des Exportations (ASEPEX), a été reçu ce jeudi par Dimitri S. Kerkentzes, Secrétaire Général du Bureau International des Expositions (BIE). Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la participation du Sénégal à l’Exposition Universelle d’Osaka 2025, un événement mondial qui débutera le 12 avril prochain au Japon.

Accompagné de Madame Fatoumata Diouf, directrice de la promotion et de la coopération à l’ASEPEX, Modou Mbène Gueye a présenté un état des lieux des préparatifs du pays pour cette prestigieuse exposition. Parmi les points abordés, la vidéo promotionnelle, l’avancement des travaux du pavillon sénégalais, le logo ainsi que la mascotte ont été évoqués. Le Vice-Commissaire Général du Sénégal a exprimé avec enthousiasme les progrès réalisés jusqu’à présent, soulignant la qualité du travail accompli par les équipes sénégalaises.

Dimitri S. Kerkentzes a salué les efforts du Sénégal et a reconnu le travail remarquable mené pour garantir une participation de haut niveau à cet événement international. Il a souligné l’importance de renforcer les liens entre le BIE et le Sénégal, avec la promesse de collaborations futures.

La rencontre a également mis en lumière la nécessité de poser les bases d’une collaboration renforcée entre les deux institutions. Plusieurs activités se profilent à l’horizon pour assurer une présence marquante du Sénégal lors de l’Exposition Universelle d’Osaka. À cette fin, Modou Mbène Gueye a exprimé le souhait de voir le SG du BIE, Dimitri S. Kerkentzes, devenir l’invité d’honneur du Sénégal lors de la cérémonie de lancement officielle de la participation du pays à l’exposition.

L’Exposition Universelle Osaka 2025 représente une occasion unique pour le Sénégal de mettre en avant ses atouts culturels, économiques et touristiques sur la scène mondiale. La visite à Paris marque ainsi un jalon important dans le processus de préparation de cet événement, et le Sénégal se prépare à faire bonne figure dans cet ambitieux projet mondial.

Disponibilité des denrées de première nécessité : Adama Mohamet Mbaye rassure les consommateurs à l’approche du ramadan

Alors que le mois de ramadan approche à grands pas, les préoccupations concernant la disponibilité des denrées de première nécessité se multiplient. À Kaolack, le chef du service régional du commerce, Adama Mohamet Mbaye, a tenu à rassurer la population sur la situation du marché, affirmant que les stocks sont suffisants et que les prix restent sous contrôle.

Selon Adama Mohamet Mbaye, les inquiétudes des consommateurs sont principalement liées à la disponibilité du sucre, un produit essentiel en cette période de forte consommation. Il a précisé que seul le sucre de la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) est actuellement disponible sur le marché, ce qui peut expliquer certaines tensions.

« Les gens craignaient une situation de pénurie. Ceci s’explique par le fait que, ces derniers temps, c’est le sucre de la CSS qui est disponible sur le marché. Alors que l’on sait que, dans la pratique, le sucre importé revient beaucoup moins cher pour les importateurs et les commerçants. Cependant, nous avons pris toutes les dispositions pour assurer une disponibilité suffisante du sucre CSS afin de stabiliser le marché. »

Le responsable du commerce à Kaolack a également insisté sur l’importance de la régulation des prix pour éviter toute flambée abusive en cette période cruciale pour les ménages sénégalais.

Concernant l’évolution des prix, Adama Mohamet Mbaye a rappelé que les plafonds fixés par l’État en juin 2024 n’ont pas encore été atteints, bien que de légères augmentations aient été observées.

« Il y a eu quelques augmentations, mais elles restent en deçà du plafond fixé par l’État. Nous surveillons de près les prix appliqués par les commerçants et toute pratique de prix illicite sera sanctionnée conformément à la réglementation en vigueur. »

Par ailleurs, il a évoqué la hausse du prix de l’huile, expliquant qu’elle est directement liée aux fluctuations des cours mondiaux et au coût élevé du dollar, rendant l’importation plus coûteuse.

Afin de prévenir toute tentative de spéculation ou de hausse illégale des prix, des contrôles rigoureux sont en cours sur le terrain.

« Si nous constatons que certains commerçants pratiquent des prix illicites, ce sera une volonté délibérée de leur part de contourner la réglementation. Nous les identifierons et prendrons les sanctions qui s’imposent. »

Sénégal : Tensions au Pool judiciaire financier lors de l’audition de Farba Ngom

L’audition du député Mouhamadou Ngom, dit Farba Ngom, a été marquée par des tensions ce jeudi 27 février 2025 au Pool judiciaire financier (PJF). Citée dans une affaire de blanchiment de capitaux, selon un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), la figure influente de l’Alliance pour la République (APR) a reçu le soutien de plusieurs cadres du parti au pouvoir.

Dès les premières heures de la matinée, de nombreux militants de Farba Ngom ont afflué devant les locaux du PJF pour exprimer leur solidarité. Parmi les personnalités politiques présentes figuraient l’ancien ministre Mbaye Ndiaye et l’ancien ministre des Sénégalais de l’extérieur, Abdoul Malal Diop. Ce dernier a expliqué avoir appris la nouvelle à la radio avant de se rendre sur place pour manifester son soutien à son ancien compagnon de gouvernement.

Mbaye Ndiaye, de son côté, a tenté de faire une déclaration publique devant la juridiction, mais en a été empêché par les forces de l’ordre, selon la RFM.

Face à la mobilisation massive des partisans du député, les forces de sécurité ont rapidement renforcé leur dispositif pour éviter tout débordement. La situation a dégénéré lorsque les manifestants ont refusé de quitter les lieux, poussant la police à disperser la foule à coups de grenades lacrymogènes.

La présence policière autour du Pool judiciaire financier est restée importante tout au long de la journée afin d’empêcher toute nouvelle tentative de rassemblement.

Farba Ngom, un proche du président Macky Sall et figure influente de l’APR, est cité dans une affaire de blanchiment de capitaux qui suscite un vif intérêt au sein de la classe politique et de l’opinion publique. L’ouverture de cette enquête et la convocation du député interviennent dans un contexte marqué par un renforcement de la lutte contre la corruption et les flux financiers illicites au Sénégal.

Scandale au sein des Douanes : Un agent arrêté pour trafic de drogue

Une opération coup de poing menée par la Division des investigations criminelles (DIC) a permis de démanteler un réseau de trafic de drogue au Sénégal. À la tête de ce réseau se trouvait un agent des Douanes, Abib Samba, en service à Kaolack. Ce dernier est accusé d’avoir détourné des saisies de stupéfiants pour les revendre à des trafiquants.

Tout a commencé par un renseignement reçu par le Groupe de recherches et d’interpellations (GRI) de la DIC. L’information était troublante : un douanier utiliserait son poste pour détourner de la drogue destinée à la destruction et la revendre sur le marché noir. Devant la gravité des faits, les enquêteurs ont décidé de mettre en place une opération d’infiltration.

Se faisant passer pour des acheteurs, les agents de la DIC ont passé une commande de 15 kilos de chanvre indien. Un rendez-vous est fixé à Mbour, et Abib Samba tombe dans le piège. Confiant, il s’y rend avec son complice, Amadou Diop, un habitant de Karang, chargé de jouer les intermédiaires.

La transaction tourne rapidement au fiasco pour les suspects. Dès leur arrivée sur les lieux, les agents de la DIC les interpellent en flagrant délit. La scène est accablante : le douanier, non seulement en possession de la drogue, a utilisé un véhicule officiel des Douanes pour son trafic. Pire encore, il portait sur lui son arme de service, alors qu’il n’était pas en mission officielle.

Cette arrestation soulève des interrogations inquiétantes. Comment un agent chargé de lutter contre la contrebande a-t-il pu trahir sa mission de cette manière ? Opérait-il seul ou bénéficiait-il de complicités au sein de l’administration douanière ?

L’affaire fait déjà grand bruit et risque d’avoir de lourdes répercussions. Avec cette arrestation, la DIC envoie un message clair : personne n’est au-dessus des lois, même ceux qui portent l’uniforme.

Selon les informations du journal Libération, d’autres interpellations ne sont pas à exclure, et l’enquête pourrait révéler des ramifications plus profondes. Ce scandale met en lumière la nécessité d’un contrôle renforcé au sein des forces de l’ordre pour éviter que de tels cas ne se reproduisent.

Yeumbeul Sud : Un enfant de 7 ans meurt après une chute dans une fosse septique

Yeumbeul Sud a été le théâtre d’un drame bouleversant le dimanche 23 février dernier. Un enfant de 7 ans, Ibrahima N., a perdu la vie après être tombé dans une fosse septique en construction, recouverte de nattes, dans le quartier Afia 1.

Tout a commencé vers 16 heures lorsque le petit Ibrahima N. disparaît soudainement, plongeant sa famille dans l’angoisse. Inquiets, ses parents se lancent immédiatement à sa recherche, interrogeant les voisins et fouillant chaque recoin du quartier. Leur inquiétude grandit à mesure que les minutes passent sans aucune trace de l’enfant.

Après des recherches intenses, les proches du garçon se rendent dans une maison où il avait l’habitude de jouer avec d’autres enfants. Là, l’impensable se produit : ils découvrent son corps inerte flottant dans une fosse septique inachevée. Sous le choc, ses parents se précipitent pour le sortir des eaux souillées, mais il est malheureusement trop tard. Les cris déchirants de la famille alertent les habitants du quartier, qui accourent pour prêter assistance, en vain.

Les forces de l’ordre du poste de police de la commune interviennent rapidement pour procéder aux constatations d’usage. Peu après, les sapeurs-pompiers évacuent la dépouille vers l’hôpital pour une autopsie. Face à cette tragédie, le parquet du tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye a ordonné l’arrestation du propriétaire de la maison en attendant que la lumière soit faite sur les circonstances exactes du drame.

Ce drame relance le débat sur la sécurisation des chantiers de construction et la responsabilité des propriétaires en matière de prévention des accidents domestiques. Les habitants de Yeumbeul Sud, sous le choc, appellent les autorités locales à renforcer les contrôles afin d’éviter qu’un tel drame ne se reproduise.

Paix en Casamance : le président Faye salue l’accord historique et remercie Embalo

Lors du Conseil des ministres de ce mercredi 26 février 2025, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a mis en avant l’accord de paix signé à Bissau le 23 février dernier, marquant une avancée majeure vers la stabilisation définitive de la Casamance. Il a salué les efforts du gouvernement et exprimé sa gratitude envers le président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embalo, pour son rôle clé dans la médiation.

Après plusieurs décennies de conflit, l’accord signé à Bissau ouvre la voie à une réconciliation durable et à la fin des hostilités. Le chef de l’État a également félicité le Premier ministre Ousmane Sonko pour son implication active dans le processus de négociation et la recherche de solutions durables en faveur de la paix.

Dans son allocution, le président Faye a réaffirmé son engagement à accompagner la relance économique et sociale de la Casamance. Il a évoqué le « Plan Diomaye pour la Casamance », un programme intégré visant à transformer la région en un pôle économique dynamique et prospère.

Incendie dévastateur au Parc Lambaye de Pikine : plusieurs magasins réduits en cendres

Un incendie d’une rare intensité s’est déclaré ce mardi soir au Parc Lambaye, à proximité de la gare routière des Beaux Maraîchers à Pikine. Le sinistre, survenu aux alentours de 20 heures, a provoqué une panique générale dans la zone, où plusieurs commerces ont été ravagés par les flammes.

Dès l’alerte donnée, une dizaine de camions de sapeurs-pompiers ont été déployés sur place pour tenter de maîtriser le feu. Toutefois, l’intensité des flammes et l’accès difficile au foyer de l’incendie ont considérablement compliqué leur intervention. Malgré leurs efforts, au moins trois magasins ont été entièrement détruits, et le risque de propagation à d’autres commerces demeure une préoccupation majeure.

Pour l’instant, l’origine de l’incendie n’a pas été déterminée. Une enquête devrait être ouverte afin d’identifier les causes exactes de cette catastrophe qui risque d’avoir un lourd impact économique sur les commerçants du marché.

Refus de paternité : Un phénomène qui touche de nombreuses victimes, des témoignages poignants

Le phénomène du refus de paternité a récemment attiré l’attention sur les nombreuses injustices vécues par des milliers d’enfants et de femmes dans certaines régions du Sénégal, notamment à Kaolack.

Selon un récent rapport de l’association « Touche pas à ma sœur », 114 victimes ont été recensées. Ce phénomène n’est pas sans conséquences, et un cabinet spécialisé, Touche pas à ma sœur – Cabinet Rémanagorée, a décidé de prendre en charge cette problématique à travers une campagne de sensibilisation, ciblant principalement les jeunes âgés de 18 à 35 ans. La campagne, qui se déroule du 1er septembre 2024 au 31 janvier 2025, ambitionne de toucher 10 000 personnes, qu’il s’agisse de garçons, de filles, d’hommes ou de femmes.
Le refus de paternité est un acte qui peut avoir des conséquences dramatiques pour les enfants concernés. Il survient souvent lorsqu’un homme refuse de reconnaître un enfant qu’il a pourtant contribué à concevoir. Selon la législation sénégalaise, la paternité peut être contestée si l’homme mentionné dans l’acte de naissance ou celui ayant effectué la reconnaissance ne peut prouver qu’il est le père biologique. Dans ce cadre, un test de paternité peut être ordonné par le juge. Cependant, le Code de la famille actuel, modifié depuis 1972, reste une source de tensions et de discriminations, notamment en ce qui concerne les enfants issus de relations extraconjugales ou non reconnues par le père.
L’article 196 du Code de la famille stipule que « l’établissement de la filiation paternelle est interdit à tout enfant qui n’est pas présumé issu du mariage de sa mère ou n’a pas été volontairement reconnu par son père ». Ce texte législatif suscite de nombreuses critiques, notamment sur le plan de l’égalité des droits entre les sexes et de la dignité des enfants. En effet, ces enfants, victimes de ce refus de reconnaissance, se retrouvent souvent dans une situation de vulnérabilité, privée de leur droit à la filiation et d’un nom de famille.
Les conséquences de ce refus sont multiples et profondes, allant de l’impact psychologique sur l’enfant, à des troubles d’identité, au rejet social. Pour de nombreux enfants, l’absence d’une figure paternelle peut entraîner une perte de repères et un sentiment d’infériorité. Cela peut aussi créer des tensions au sein de la famille, accentuant les difficultés des mères, souvent seules face à leurs responsabilités. Le refus de paternité engendre une injustice qui peut marquer toute une vie, comme en témoignent les récits de victimes de cette pratique.

TÉMOIGNAGES

Armand Faye, un biologiste de 34 ans, a partagé son expérience douloureuse : « Le refus de paternité doit être criminalisé au même titre que le viol », a-t-il affirmé. Victime d’un père ayant refusé de reconnaître sa paternité, Armand porte en lui une souffrance immense, malgré son succès matériel. « Rien ne peut justifier l’acte posé par mon père, et même si des tentatives de réparation sont faites aujourd’hui, le mal est déjà fait. J’ai le cœur lourd à chaque pensée de cette blessure », ajoute-t-il.
Mariama Diop, une jeune ménagère de 22 ans, raconte l’angoisse qu’elle a vécue : « J’ai même pensé à commettre l’infanticide », confie-t-elle en évoquant les moments difficiles qu’elle a traversés. « L’injure, la calomnie, le mauvais traitement, tout a été partagé, et la société ne cesse de me juger. » Mariama explique que la honte de porter un enfant sans la reconnaissance du père est amplifiée par la pression sociale. « Je m’en remets à Dieu et prie pour mon employeur qui m’assiste, mais l’absence de reconnaissance paternelle est un fardeau énorme. »
Ousmane Gueye, un artiste de 32 ans, a également été victime d’une accusation de paternité : « J’ai moi-même été accusé par une fille que j’ai brièvement rencontrée. Elle voulait m’attribuer la paternité de son enfant, mais c’était une aventure d’un soir, et je n’étais pas prêt à assumer cela. » Ousmane illustre la confusion qui peut survenir dans des situations où les relations sont éphémères et où la question de la paternité peut devenir un terrain de conflit.
Les témoignages recueillis par le cabinet Rémanagorée et le groupe Touche pas à ma sœur montrent une réalité frappante : le refus de paternité engendre des souffrances profondes et durablement marquantes, aussi bien pour les victimes que pour la société en général. De nombreux acteurs sociaux appellent à une révision des lois en vigueur pour permettre une reconnaissance équitable de la paternité, notamment en ce qui concerne les enfants issus de relations hors mariage ou non reconnues par le père.
Les organisations militantes, ainsi que des experts en droit familial, plaident pour la modification de l’article 196 du Code de la famille, afin de permettre à tous les enfants, sans distinction, de connaître leur père et d’être reconnus légalement par celui-ci, indépendamment des circonstances de leur naissance.
La campagne lancée par Touche pas à ma sœur – Cabinet Rémanagorée souhaite non seulement sensibiliser la population, mais aussi inciter les autorités à prendre des mesures concrètes pour faire face à ce phénomène de refus de paternité. Une action qui pourrait bien contribuer à la construction d’une société plus équitable, où les droits des enfants et des femmes sont respectés, et où les hommes, tout comme les femmes, assument pleinement leurs responsabilités parentales.

Kaolack : Le chef du service régional du commerce intérieur met en garde les spéculateurs

À la veille du début du Ramadan, les habitants de Kaolack s’inquiètent de l’approvisionnement du marché en produits de première nécessité et de la spéculation sur les prix. Le chef du service régional du commerce intérieur, Adama Mouhamed Mbaye, a tenu à rassurer la population quant au bon ravitaillement des marchés en produits essentiels durant cette période.

“En cette période précédant le mois de Ramadan 2025, l’administration du commerce a la responsabilité d’assurer un approvisionnement correct des marchés en denrées de grande consommation. Nous devons également veiller au contrôle des prix et, surtout, à la qualité des produits. Généralement, nous n’attendons pas ces périodes de forte demande pour nous mobiliser. Nous effectuons régulièrement des relevés de stocks, ce qui nous permet d’avoir une idée précise des quantités disponibles sur le marché et d’anticiper d’éventuelles pénuries”, a expliqué Adama Mouhamed Mbaye, chef du service régional du commerce et commissaire aux enquêtes économiques de Kaolack, face à la presse ce mercredi.

Grâce à ces efforts de surveillance, M. Mbaye assure que les marchés sont actuellement bien approvisionnés en huile, sucre et riz, des denrées particulièrement prisées pendant le Ramadan. Il en va de même pour les produits horticoles tels que l’oignon et la pomme de terre. “Actuellement, ce sont les oignons locaux qui sont disponibles sur le marché, car l’État applique une politique de régulation en bloquant les importations dès lors que la production nationale est suffisante. Cette mesure est en vigueur depuis janvier dernier, ce qui permet à l’oignon local d’inonder les marchés”, a-t-il précisé.

Des contrôles rigoureux sur la qualité et les prix

Le chef du service régional du commerce a également tenu à rassurer la population de Kaolack sur les contrôles effectués pour garantir la qualité des produits mis en vente. “Nous procédons systématiquement au retrait des produits impropres à la consommation”, a-t-il indiqué.

Concernant les prix, M. Mbaye a rappelé qu’un arrêté, en vigueur depuis juin 2024, encadre les prix de certaines denrées alimentaires comme le riz, le sucre, l’huile et le gaz butane. “Grâce à cette réglementation, nous sommes en mesure de contrôler les prix et d’identifier les commerçants en infraction afin de les sanctionner conformément aux lois en vigueur”, a-t-il averti.

Il a également encouragé les consommateurs à être vigilants et à signaler tout non-respect des prix fixés. “Nous invitons la population à procéder à un contrôle personnel des produits qu’elle achète et à nous signaler toute irrégularité. Cela nous permettra de mieux les protéger”, a-t-il insisté.

Enfin, M. Mbaye a mis en garde les commerçants qui tenteraient de spéculer sur les prix réglementés. “En cas de hausse illégale des prix, les responsables seront convoqués et sanctionnés, avec des amendes à la clé”, a-t-il prévenu.

L’administration du commerce de Kaolack se veut donc ferme face aux spéculateurs et entend veiller au respect des règles pour permettre à la population de traverser le mois de Ramadan dans de bonnes conditions.

Suspension du lotissement Hangar Pèlerin : Les acquéreurs légaux dénoncent un abus de pouvoir et prévoient une contestation

La suspension partielle du lotissement Hangar Pèlerin par l’administration fiscale, intervenue fin janvier 2024, a provoqué un vent de colère parmi les acquéreurs légaux. Ceux-ci dénoncent une décision qu’ils jugent injuste et inexplicable, et ont créé un collectif afin de défendre leurs droits et contester cette mesure.

Les membres du collectif, qui regroupe des détenteurs de titres réguliers, affirment que l’acquisition de leurs parcelles a été réalisée dans le respect strict des procédures administratives. Ils soulignent avoir obtenu tous les documents nécessaires à l’acquisition de leurs terrains, du titre de bail aux autorisations de construire. Ces démarches avaient été validées par la Commission de Contrôle des Opérations Domaniales (CCOD), une instance où siège la Direction Générale de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol (DGSCOS). Ainsi, pour les acquéreurs, la suspension du lotissement semble injustifiée, d’autant plus que cette procédure était censée garantir la légalité de l’opération.

En novembre 2023, la Primature avait demandé aux titulaires des lots de remplir un formulaire d’identification et de fournir l’ensemble des documents nécessaires pour valider leurs droits. « Nous nous sommes conformés à cette exigence et certains d’entre nous ont même reçu un quitus confirmant la validité de nos droits », affirme un représentant du collectif. Cette procédure supplémentaire avait permis d’apporter des garanties aux acquéreurs sur la régularité de leurs titres. Pourtant, malgré cette démarche, la note du 29 janvier 2024 signée par le nouveau directeur général des impôts et des domaines annonçant la suspension provisoire de plusieurs lotissements, dont celui du Hangar Pèlerin, est survenue comme un choc pour les intéressés.

Pour les membres du collectif, la suspension de leurs droits d’occupation et de construction sur ces parcelles est perçue comme un abus de pouvoir de la part des autorités fiscales. Les acquéreurs dénoncent une décision prise de manière unilatérale, sans fondement solide ni consultation préalable, et la jugent dénuée de toute légitimité.

Face à cette situation, les acquéreurs ne comptent pas se laisser faire. Ils annoncent déjà un plan d’action pour contester cette mesure et faire entendre leur voix. « Nous allons exercer tous les recours possibles », ont-ils précisé, déterminés à défendre leurs droits en justice. Le collectif envisage notamment de mener des actions en justice et des mobilisations pour sensibiliser l’opinion publique à cette question.

La suspension du lotissement Hangar Pèlerin risque de provoquer un bras de fer entre l’administration et les citoyens qui ont acquis leurs terrains « au prix de lourds sacrifices », comme le rappelle un autre membre du collectif. Ces derniers insistent sur le fait qu’ils ont respecté toutes les étapes légales pour acquérir leurs propriétés et s’estiment désormais lésés par cette suspension.

Accidents routiers : la Gendarmerie dresse son bilan pour 2024

La Gendarmerie nationale a présenté ce mercredi son bilan annuel pour 2024, mettant en évidence une augmentation préoccupante des accidents de la route, notamment ceux impliquant des motos. Selon les statistiques fournies, les accidents de motos ont augmenté de 3 % par rapport à l’année précédente, tandis que le nombre de décès liés à ces accidents a progressé de 6 %.

Au total, 5 212 accidents ont été recensés sur l’ensemble du territoire sénégalais en 2024. Ces accidents ont entraîné 687 décès et 8 547 blessés, un bilan qui témoigne de l’ampleur du problème et de la nécessité d’une réaction rapide et efficace des autorités.

La capitale, Dakar, demeure la région la plus touchée par ces accidents, avec 2 841 cas enregistrés. La forte densité du trafic urbain, le non-respect du code de la route et l’augmentation du nombre de mototaxis sont des facteurs qui contribuent à cette situation. Les régions de Thiès et Saint-Louis, bien que moins peuplées que Dakar, ne sont pas épargnées. Thiès a enregistré 431 accidents et Saint-Louis 257. Ces chiffres, bien qu’inférieurs à ceux de la capitale, révèlent que l’insécurité routière est un problème national qui touche aussi bien les centres urbains que les zones périphériques et rurales.

L’augmentation des accidents, notamment ceux impliquant des motos, est une source d’inquiétude majeure pour la Gendarmerie nationale. De nombreux facteurs expliquent cette tendance, notamment l’imprudence des conducteurs, l’état dégradé des infrastructures routières et le non-respect des règles de circulation. Face à cette situation, la Gendarmerie appelle à une prise de conscience collective et insiste sur la nécessité de renforcer les contrôles routiers, d’intensifier les campagnes de sensibilisation et de mettre en place des mesures plus strictes pour limiter les excès de vitesse et le non-port du casque.

Les experts en sécurité routière recommandent plusieurs actions pour inverser cette tendance. Le renforcement des sanctions contre les infractions routières, notamment le non-port du casque et l’excès de vitesse, est une priorité. L’amélioration des infrastructures routières, avec la réhabilitation des routes endommagées et la mise en place d’une meilleure signalisation, est également essentielle. Une régulation plus stricte du transport en deux-roues, notamment par l’obligation d’enregistrement des motos et une meilleure formation des conducteurs, pourrait réduire les risques. Par ailleurs, l’intensification des campagnes de sensibilisation est cruciale pour encourager une conduite plus responsable.

Immigration clandestine : la Gendarmerie dresse le bilan alarmant de 2024

L’immigration clandestine a atteint un niveau préoccupant en 2024, comme le révèle le bilan annuel de la Gendarmerie nationale. Selon ce rapport, 64 embarcations transportant un total de 34 162 migrants ont été recensées au cours de l’année écoulée. Ces migrants, en quête d’une vie meilleure, tentaient principalement de rejoindre l’Espagne par la dangereuse route atlantique. Ce chiffre illustre non seulement l’ampleur du phénomène, mais aussi la pression croissante sur les autorités sénégalaises et les forces de sécurité engagées dans la lutte contre cette migration irrégulière.

L’année 2024 a été marquée par une recrudescence des départs clandestins vers l’Europe. Comparé aux années précédentes, le nombre d’embarcations interceptées et de migrants appréhendés est en nette augmentation, ce qui témoigne de l’échec des mesures préventives mises en place jusqu’à présent.

Cette situation est d’autant plus préoccupante que de nombreux migrants risquent leur vie en empruntant des embarcations de fortune, souvent surchargées et mal équipées pour affronter les périls de l’Atlantique. Les naufrages se multiplient, causant des pertes humaines dramatiques et mettant en lumière l’urgence d’une action renforcée.

Face à cette crise migratoire, la Gendarmerie nationale appelle à un renforcement des dispositifs de contrôle et de surveillance sur les côtes sénégalaises. Elle insiste sur la nécessité d’une coordination plus étroite entre les forces de sécurité, les autorités portuaires et les partenaires internationaux pour lutter contre les réseaux de passeurs qui organisent ces voyages clandestins.

Le rapport souligne également l’importance de mesures de prévention plus efficaces. Il préconise des campagnes de sensibilisation ciblées afin d’informer les populations des dangers liés à l’immigration clandestine et de proposer des alternatives viables aux jeunes tentés par l’exil.

La Gendarmerie nationale met aussi en avant l’importance d’une coopération accrue avec les pays de destination, notamment l’Espagne et l’Union européenne, afin d’endiguer ce phénomène. Des accords bilatéraux visant à renforcer la lutte contre les passeurs et à mettre en place des programmes d’aide au retour pourraient constituer des solutions efficaces pour réduire l’attrait de l’immigration irrégulière.

Paiement de la dette intérieure, accès au marché : le secteur du BTP attend des actions concrètes de l’État

L’inauguration du nouveau siège du Syndicat professionnel des entrepreneurs du bâtiment et des travaux publics du Sénégal (SPEBTPS), baptisé du nom d’Aliou Ardo Sow, a été l’occasion pour les acteurs du secteur de tirer la sonnette d’alarme. Les professionnels du BTP réclament des mesures urgentes pour résoudre la crise financière qui les frappe de plein fouet.

Face aux nombreuses difficultés rencontrées, Oumar Ndir, président du SPEBTPS, a interpellé l’État sénégalais sur la nécessité d’apporter des réponses rapides et concrètes. Selon lui, les retards de paiement qui s’accumulent mettent en péril la trésorerie des entreprises, compromettent leur capacité à investir et à embaucher, et fragilisent l’ensemble de l’écosystème économique. Le secteur du BTP, considéré comme un moteur essentiel du développement infrastructurel du pays, est aujourd’hui au bord de l’étouffement. Les entreprises locales, souvent dépendantes des commandes publiques, peinent à honorer leurs engagements financiers en raison du non-paiement des créances dues par l’État.

Le constat est partagé par Baidy Agne, président du Conseil national du patronat (CNP), qui alerte sur l’ampleur de la dette intérieure accumulée depuis 2023. Il estime que les entreprises sont de plus en plus endettées auprès des banques et des fournisseurs et qu’elles ont du mal à faire face aux obligations fiscales et sociales, faute de trésorerie suffisante. Cette situation menace la survie de nombreuses PME et impacte négativement l’emploi dans un secteur qui joue un rôle clé dans l’économie nationale.

Présent à la cérémonie d’inauguration, le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, s’est voulu rassurant. Il a affirmé que ces requêtes ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd, avant de promettre un partenariat solide et équilibré entre l’État et les entreprises du BTP. Le ministre a reconnu que si le BTP marche, c’est le visage du pays qui rayonne, insistant sur l’importance de soutenir les entreprises nationales afin qu’elles puissent se renforcer et être plus compétitives.

Si le gouvernement affirme être conscient des défis, les entrepreneurs attendent des mesures concrètes. Le règlement rapide des arriérés de paiement pourrait permettre de soulager les trésoreries des entreprises et relancer l’activité. L’accès au marché public doit également être facilité pour les entreprises locales, afin de réduire leur dépendance aux grands groupes étrangers. Enfin, des mécanismes de financement adaptés pourraient les aider à se développer et à investir dans de nouveaux projets.

Affaire West African Energy : Samuel Sarr voit une nouvelle demande de libération rejetée

L’ancien ministre de l’Énergie, Samuel Améte Sarr, devra encore patienter derrière les barreaux. Pour la troisième fois, la justice sénégalaise a rejeté sa demande de mise en liberté provisoire. Le juge d’instruction du 8ᵉ cabinet du Tribunal de Grande Instance hors classe de Dakar, Madjiguène Touré Diène, a une nouvelle fois opposé une fin de non-recevoir, estimant que les conditions ne sont pas réunies pour une remise en liberté.

Inculpé pour abus de biens sociaux dans le cadre de l’affaire West African Energy, Samuel Sarr est en détention provisoire depuis plusieurs mois. Ses avocats avaient déjà essuyé un premier refus le 5 février 2025, et leur nouvelle tentative du 21 février s’est soldée par un nouvel échec. Selon les informations du journal L’Observateur, le juge a motivé sa décision par l’absence d’évolution notable dans l’instruction et la gravité des faits reprochés.

L’enquête étant toujours en cours, la justice craint que sa remise en liberté ne compromette les investigations, notamment en facilitant une concertation entre les différents protagonistes du dossier. Cette position est également soutenue par le procureur de la République, qui estime qu’une libération provisoire pourrait nuire au bon déroulement de l’instruction.

Malgré cette nouvelle décision défavorable, les avocats de Samuel Sarr ne comptent pas baisser les bras. Ils ont immédiatement interjeté appel, espérant obtenir une révision de la décision devant une juridiction supérieure. Toutefois, au vu de la fermeté affichée par la justice jusqu’à présent, les chances de succès restent incertaines.

En attendant une éventuelle évolution, l’ancien directeur général de Senelec et ex-ministre de l’Énergie reste en détention provisoire, dans l’attente d’un jugement qui pourrait être décisif pour son avenir judiciaire.

Les Eléments français au Sénégal organisent un plan social pour leurs employés sénégalais licenciés

Les Eléments français au Sénégal (Efs) mettent en place un plan d’accompagnement pour leurs 162 employés sénégalais, en vue de leur permettre une transition professionnelle après leur licenciement collectif prévu le 1er juillet 2025. Dans ce cadre, un Forum des métiers et des ateliers d’aide à la création d’entreprises seront organisés pour faciliter leur reclassement.

Conformément aux dispositions du droit du travail sénégalais et de la convention collective régissant ces employés, les Efs s’engagent à verser un total de 1,5 million d’euros (soit 982 millions de FCFA) en indemnités légales et complémentaires. Cependant, ces montants ne sont pas encore versés, les négociations étant en cours. Le général de brigade Yves Aunis, en charge du désengagement des Efs, espère qu’un accord définitif sera trouvé d’ici le 15 mars avec l’Inspecteur du travail.

Au-delà des indemnités, le général Aunis insiste sur l’importance d’un soutien actif pour la réinsertion des salariés. Ainsi, les cadres militaires (officiers et sous-officiers) seront mobilisés pour aider les employés dans la rédaction et la mise à jour de leurs CV.

Le Forum des métiers se tiendra le jeudi 6 mars de 9h à 14h au quartier Geille, à Ouakam. Cette initiative vise à mettre en relation les employés concernés avec des entreprises locales et internationales opérant dans plusieurs secteurs :

• BTP et infrastructures

• Menuiserie et plomberie

• Sécurité et prévention

• Transport et mécanique automobile

• Administration, comptabilité et informatique

• Relations clients et commerce

Le général Aunis se dit optimiste quant à la réponse des entreprises et à leur participation à cet événement.

En parallèle du forum, les Efs prévoient, avant la fin du mois de mars, d’organiser des ateliers de formation à la création d’entreprises. L’objectif est d’offrir aux employés une opportunité de reconversion professionnelle, en leur fournissant les outils nécessaires pour lancer leurs propres activités.

Cette vague de licenciements fait suite à la décision du président Bassirou Diomaye Faye d’acter le départ des Eléments français du territoire sénégalais avant fin 2025. Malgré la situation, l’autorité militaire en charge du dossier tient à garantir une transition la plus douce possible pour les travailleurs concernés.

SÉDHIOU / EXCISION COLLECTIVE À GOUDOMP : 11 Fillettes de moins de 5ans mutilées

Le 15 février 2025, un drame a eu lieu dans la région de Sédhiou, au Sénégal, où 11 fillettes âgées de cinq mois à cinq ans ont été excisées collectivement dans le département de Goudomp. Cet acte barbare, qui intervient après la célébration de la Journée internationale de tolérance zéro contre les mutilations génitales féminines (MGF), a suscité une profonde indignation au sein de la communauté nationale et internationale.

L’UNICEF, le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et ONU Femmes ont immédiatement réagi, exprimant leur consternation face à cette nouvelle violation des droits fondamentaux des filles. Dans un communiqué publié le 21 février 2025, les agences des Nations Unies ont dénoncé cette pratique néfaste qui continue de faire des victimes, malgré les efforts considérables du Gouvernement sénégalais pour éradiquer les MGF.
« Il est difficile de comprendre qu’une violation aussi grave des droits fondamentaux des filles ait lieu dans un pays pionnier dans la lutte contre les MGF », a déclaré Arlette Mvondo, Représentante d’ONU Femmes au Sénégal. Cette condamnation s’ajoute aux nombreuses prises de position des acteurs internationaux qui jugent inacceptable ce retour en arrière, sachant que le Sénégal a été l’un des premiers pays en Afrique à adopter des lois strictes contre les MGF.
Les MGF, en plus des souffrances physiques et des risques mortels qu’elles engendrent, laissent des séquelles psychologiques profondes et irréversibles. Les conséquences peuvent inclure des infections, des complications à la naissance, et une vie marquée par des douleurs chroniques. Mais au-delà des souffrances corporelles, c’est toute la dignité des filles qui est bafouée.
Les Nations Unies rappellent que les MGF portent atteinte aux droits humains les plus fondamentaux, notamment le droit à l’intégrité physique, à la sécurité et à la dignité. « L’excision n’est pas seulement une atteinte à l’intégrité physique des filles, c’est une négation de leur avenir », a insisté Jacques Boyer, Représentant de l’UNICEF au Sénégal.
Les agences de l’ONU appellent le Gouvernement sénégalais à prendre des mesures fermes pour appliquer la loi et pour faire face à l’impunité qui entoure trop souvent ces pratiques. Bien que les autorités sénégalaises aient adopté la loi 99-05, criminalisant l’excision, la pratique continue de se répandre, parfois avec la complicité de certains membres des communautés locales.
Le Sénégal, par l’intermédiaire de ses ministères, de ses collectivités territoriales et de la société civile, a pris des mesures importantes pour lutter contre les MGF, mais des actions plus déterminées sont encore nécessaires pour mettre fin à cette pratique néfaste.
L’UNFPA et l’UNICEF s’engagent à soutenir le Sénégal dans la mise en œuvre de sa Stratégie Nationale de lutte contre les MGF. Ces organisations appellent à une intensification des efforts pour garantir que plus aucune fille ne soit victime de mutilations. À l’approche de l’échéance des Objectifs de Développement Durable (ODD) en 2030, le Sénégal doit renforcer son engagement pour l’élimination totale des MGF. « Un seul cas est de trop », a averti Tracey Hebert-Seck, Représentante de l’UNFPA au Sénégal.
Le Gouvernement sénégalais doit maintenant intensifier ses efforts pour assurer une application stricte des lois, poursuivre les auteurs de ces actes et renforcer les campagnes de sensibilisation dans les communautés, notamment celles où l’excision reste encore une pratique courante.
L’excision collective de ces 11 fillettes est un appel à l’action pour tous les Sénégalais et pour la communauté internationale. Ce crime odieux ne doit pas rester impuni. C’est un combat que nous devons mener collectivement pour garantir un avenir libre de violences pour toutes les filles et les femmes du Sénégal.

Ledakarois

Suspension du lotissement Hangar Pèlerin : Un collectif se forme pour contester la décision

Un collectif d’habitants et de détenteurs de titres fonciers réguliers du lotissement Hangar Pèlerin a récemment vu le jour pour contester la suspension de ce lotissement, décidée par les autorités sénégalaises. Ces propriétaires légaux ont exprimé leur mécontentement face à cette décision qui, selon eux, met en péril leurs droits de propriété.

Le collectif rappelle que ses membres ont acquis leurs terrains dans les règles de l’art, en se conformant aux procédures administratives en vigueur et en obtenant tous les documents nécessaires auprès des autorités compétentes. Ces actes ont été validés par la Commission de Contrôle des Opérations Domaniales (CCOD), dont la Direction de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol (DSCOS) fait partie.

Dans un communiqué diffusé par Ledakarois, les membres du collectif insistent sur le fait qu’ils ont scrupuleusement respecté les démarches administratives requises pour l’acquisition de leurs terrains. Ils rappellent également qu’ils ont payé le prix pour ces parcelles, souvent au prix de sacrifices importants, et qu’ils ont soumis les documents demandés, y compris les baux, notifications, états de droits réels et autorisations de construire, à la Direction Générale de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol (DGSCOS), conformément aux instructions des autorités.

Certains membres ont même reçu leur quitus, un document officiel qui leur permet de continuer leurs projets immobiliers. Cependant, la suspension provisoire de certaines parties du lotissement Hangar Pèlerin, décidée par le nouveau directeur général des impôts et des domaines, a pris ces propriétaires par surprise. Cette décision a été mal comprise par le collectif, qui considère que les démarches administratives et les titres de propriété ont été validés en toute légalité.

Le collectif, composé de plusieurs propriétaires, entend maintenant contester cette suspension en exerçant toutes les voies légales à leur disposition. Leur objectif principal est de récupérer leurs terrains et de pouvoir poursuivre leurs projets immobiliers. Ils estiment qu’ils ont agi en toute légalité et qu’il est injuste que la décision de suspension remette en cause des démarches validées par les autorités compétentes.

Le collectif prévoit de poursuivre son combat pour la régularisation de la situation et la reprise des activités liées à leurs acquisitions foncières. Les membres appellent à une réévaluation de la décision et à un respect des droits de propriété de tous les détenteurs légaux de terrains dans le lotissement Hangar Pèlerin.

La suspension du lotissement Hangar Pèlerin soulève des questions importantes sur la gestion foncière et les processus administratifs liés à l’attribution des terrains au Sénégal. Le collectif des propriétaires contestataires cherche à faire valoir ses droits en justice et à obtenir une clarification sur les raisons de cette décision, qu’ils jugent injustifiée et préjudiciable.

Vers une réforme du Conseil National de la Jeunesse : Un conseil consultatif des jeunes pour renforcer la représentativité

Ziguinchor, Samba Gare, directeur de la vie associative au ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, a annoncé une réforme majeure du Conseil National de la Jeunesse (CNJ) visant à le transformer en un conseil consultatif des jeunes. Cette réforme, qui touche la tranche d’âge des 18 à 35 ans, a pour objectif de permettre une meilleure prise en compte des recommandations et des avis des jeunes à travers le pays.

Samba Gare a précisé que ce modèle réformé partirait de la commune pour atteindre le niveau national, avec un principe fondamental d’équité territoriale. Chaque commune, département et région du Sénégal, quelle que soit sa démographie, sera considérée sur un pied d’égalité dans cette nouvelle structure. « Nous ne considérons pas la démographie comme un point de référence. Le découpage administratif fait que toutes les communes se valent, tous les départements sont à égal dignité, et toutes les régions aussi », a-t-il souligné.

L’objectif est d’assurer une représentativité nationale inclusive, en offrant également aux mouvements associatifs d’envergure nationale la possibilité d’avoir leurs représentants dans ce nouveau conseil.

La réforme du CNJ s’inscrit dans un contexte où l’ancien format associatif a montré ses limites, notamment en matière de représentativité et d’efficacité. Selon Samba Gare, « le format de la représentativité associatif a montré ses limites. Aujourd’hui, le Conseil national de la jeunesse a montré que si nous voulons reconstruire ce conseil en nous basant sur ce format, nous risquons d’avoir le même problème ». Il a ajouté que la nouvelle réforme mise sur un format de désignation et de représentativité plus adapté aux besoins actuels des jeunes.

La rencontre à Ziguinchor a permis aux différents acteurs du secteur de la jeunesse de réfléchir ensemble sur les modalités de cette réforme. Le gouverneur de la région, Alsény Bangoura, qui a présidé la rencontre, a précisé que l’objectif était de réfléchir sur les critères d’élection des représentants, les conditions d’organisation et de fonctionnement du futur conseil consultatif des jeunes.

Bangoura a insisté sur l’importance de la concertation avec l’ensemble des acteurs jeunesse pour identifier les besoins réels et assurer la mise en place d’un modèle adapté. Des recommandations ont notamment été formulées sur la représentativité et l’équité territoriale, ainsi que sur les modalités d’élection, telles que le choix entre un jeune issu d’une association ou un jeune de la population en général.

Cette démarche s’inscrit dans une volonté de permettre à chaque acteur de la jeunesse, qu’il soit issu de la société civile, d’un mouvement associatif ou d’une organisation politique, de donner son avis sur la réforme en cours. En ce sens, le comité régional de développement a offert une plateforme de débat et de réflexion pour s’assurer que la nouvelle structure du Conseil Consultatif des Jeunes soit réellement représentative des aspirations des jeunes Sénégalais.

La transformation du Conseil National de la Jeunesse en un Conseil Consultatif des Jeunes marque un tournant dans la manière dont les jeunes sont impliqués dans les décisions nationales. Avec l’objectif d’assurer une plus grande représentativité et équité territoriale, cette réforme vise à renforcer l’influence des jeunes dans la prise de décisions qui les concernent. Le processus de concertation en cours devrait permettre de créer une structure qui réponde aux attentes des jeunes et participe activement à leur développement social, économique et politique.

Alexis SAGNA

Logements sociaux : « 12 projets retenus, 18.000 ha dont 4.000 sécurisés et 20 promoteurs triés sur le volet » (Moussa Bala Fofana)

Le logement reste l’une des préoccupations majeures des Sénégalais, et constitue un enjeu stratégique pour les autorités du pays. En effet, les dépenses liées au logement, notamment le loyer, représentent jusqu’à 54% du budget d’un ménage. Face à cette réalité, il devient impératif de mettre en place des solutions durables pour répondre à la demande croissante en logements. C’est dans cette optique que le Programme National d’Accès au Logement et de la Rénovation Urbaine (PNALRU) a été lancé, visant à mobiliser le secteur bancaire pour faciliter l’accès au logement et stimuler le développement du crédit habitat.

Lors de la cérémonie de lancement du programme, présidée par le ministre de l’Urbanisme, Moussa Bala Fofana, en présence des acteurs du secteur bancaire et d’autres parties prenantes, l’importance de structurer le programme a été soulignée. Le ministre a insisté sur la nécessité d’une collaboration entre plusieurs ministères et acteurs clés, notamment ceux du secteur bancaire, des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD), des assureurs, et d’autres. « Nous sommes conscients que le continent est confronté à des défis liés à la résorption du déficit en logements, et qu’ensemble, nous devons conjuguer nos efforts », a affirmé le ministre.

Le PNALRU s’inscrit dans une démarche à moyen et long terme, avec l’objectif de combler le déficit en logements et de garantir l’accès au logement pour tous. Ce programme se projette sur une période de dix ans, avec un objectif ambitieux : construire 500.000 logements pour répondre aux besoins urgents des citoyens.

Pour 2025, le gouvernement a déjà identifié 12 projets de logements, avec des sites et des promoteurs déjà sélectionnés. Ces projets sont répartis sur 18.000 hectares de terrain, dont 4.000 hectares sont déjà sécurisés. Le ministre Moussa Bala Fofana a précisé que la pose de la première pierre de ces projets devrait être actée cette année. « Nous avons sélectionné 20 promoteurs qui seront chargés de mener à bien ces projets », a-t-il ajouté.

Le ministre a également mis l’accent sur l’importance de suivre l’ensemble de la chaîne de production du logement, depuis l’extraction des matières premières jusqu’à la remise des clés aux bénéficiaires. Il a insisté sur la nécessité de prendre en compte les difficultés rencontrées par chaque acteur pour mieux répondre aux besoins réels et à la réalité du terrain.

L’ambition du gouvernement sénégalais est de répondre efficacement à la demande de logements tout en permettant un développement urbain harmonieux. La sélection rigoureuse des promoteurs et la sécurisation des terrains visent à garantir la réussite des projets et à minimiser les risques. Le rôle du secteur bancaire, ainsi que celui des SFD et des assureurs, est crucial pour la mobilisation des fonds nécessaires à la réalisation de ces projets ambitieux.

Le ministre Fofana a conclu en soulignant que la réussite du PNALRU dépend de l’implication de tous les acteurs concernés, y compris les autorités locales et les citoyens. « Il est essentiel de travailler ensemble pour transformer ce défi en opportunité, et garantir à chaque Sénégalais un accès à un logement décent », a-t-il déclaré.

Avec la mise en œuvre de ce programme, le Sénégal ambitionne de résoudre une partie de son déficit en logements, un défi qui a des répercussions sur de nombreuses familles et qui freine le développement du pays. Les 12 projets de logements, accompagnés d’une stratégie de financement solide et de la sélection de promoteurs compétents, marquent une avancée importante dans la réalisation de ce grand chantier national. Le suivi rigoureux de l’ensemble du processus, de la construction à la remise des clés, sera essentiel pour assurer le succès de cette initiative qui devrait transformer le paysage urbain sénégalais dans les années à venir.

Crise universitaire : Le SAES maintient la grève et refuse toute négociation sur la réversion des pensions

Le bras de fer entre le Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) et le gouvernement se poursuit, avec en toile de fond un point de discorde majeur : la réversion des pensions. Dr Yankoba Seydi, porte-parole du SAES, a affirmé que le syndicat ne transigera pas sur cette question, malgré une rencontre prévue avec les autorités ce mardi.

Le mouvement de grève décrété par le SAES se prolongera au moins jusqu’au mercredi 26 février 2025, en attendant l’issue des discussions avec le gouvernement. Selon Dr Seydi, le syndicat reste ouvert aux négociations sur plusieurs revendications, mais refuse catégoriquement tout compromis sur la réversion des pensions.

« Tout est négociable dans les différents points de revendication sauf un point. Ce point-là, il n’est pas négociable », a-t-il martelé. Il a également rappelé que le secrétaire général du SAES et les membres du bureau national ont déjà acté cette position et ne comptent pas revenir dessus.

La réversion des pensions, qui permet aux conjoints survivants de bénéficier d’une partie des pensions de retraite des enseignants, constitue un enjeu central pour les syndicalistes. Le SAES redoute une réforme qui pourrait réduire ces droits ou les rendre conditionnels, fragilisant ainsi la protection sociale des enseignants et de leurs familles.

Alors que les négociations restent ouvertes, Mamadou Lamine Dianté, président du Haut Conseil du Dialogue Social, a exprimé sa déception face à l’enlisement de la situation. Il regrette que le dialogue entre les parties ne soit pas suffisant pour éviter le recours aux grèves.

« Il est regrettable que des grèves soient décrétées alors que le dialogue entre les parties n’a jamais été rompu », a-t-il déclaré, appelant à plus de flexibilité de la part des syndicats pour trouver un terrain d’entente.

Malgré cet appel à l’apaisement, les enseignants du supérieur restent fermes. Pour eux, la réversion des pensions n’est pas un simple point de négociation, mais un droit fondamental qui garantit une sécurité financière aux familles des enseignants en cas de décès.

La prolongation de la grève du SAES risque de paralyser les universités publiques et d’affecter le bon déroulement du semestre académique. Déjà perturbé par d’autres tensions sociales, le secteur de l’enseignement supérieur fait face à des blocages qui compromettent la continuité pédagogique.

Guy Marius Sagna interpelle l’État sur le financement des dynamiques LGBTQ+ par l’ambassade du Canada

Le député Guy Marius Sagna a saisi officiellement le gouvernement sénégalais ce mardi à travers une question écrite portant sur les financements accordés par l’ambassade du Canada à des initiatives qu’il qualifie de « dynamiques LGBT » au Sénégal. Selon lui, ces fonds, notamment issus du programme des Fonds Canadiens d’Initiatives Locales (FCIL), soutiennent des projets contraires aux valeurs et à la conception sénégalaise de la diversité.

Dans sa correspondance, le parlementaire souligne que les priorités thématiques du Canada au Sénégal incluent des volets tels que la gouvernance inclusive et la diversité, y compris la communauté 2ELGBTQI+. Pour lui, ce positionnement traduit une volonté d’ »impérialisme culturel » qui tente d’imposer au Sénégal des modes de vie étrangers à ses valeurs sociétales.

Guy Marius Sagna exhorte ainsi le gouvernement du Sénégal à rappeler à l’ordre l’ambassade du Canada et à lui signifier clairement les limites de son action dans le pays. Il estime que la coopération internationale doit se faire dans le respect des principes et valeurs du Sénégal et non selon les conditions imposées par les partenaires étrangers.

Il rappelle notamment que le Premier ministre Ousmane Sonko avait déjà mis en garde contre les « velléités extérieures de nous imposer l’importation de modes de vie et de pensée contraires à nos valeurs », et demande que cette position soit réaffirmée face aux actions de l’ambassade canadienne.

Dans sa déclaration, le député de Pastef s’appuie sur un parallèle avec une déclaration du Premier ministre canadien Justin Trudeau, qui avait affirmé aux États-Unis : « Vous ne pouvez pas prendre notre pays — et vous ne pouvez pas prendre notre sport. » Guy Marius Sagna reformule cette phrase en demandant à l’ambassade du Canada de comprendre que « le Canada ne peut pas prendre notre Sénégal — et ne peut pas prendre l’esprit de notre peuple. »

Moustapha Guirassy plaide pour une intégration renforcée des langues nationales dans l’éducation

L’UNESCO a célébré, ce lundi 24 février, la Journée internationale de la langue maternelle lors d’une rencontre organisée à son siège à Paris. À cette occasion, le ministre sénégalais de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a pris la parole pour insister sur l’importance de l’intégration des langues nationales dans les systèmes éducatifs, notamment en Afrique.

Dans son intervention, il a mis en lumière les défis liés à l’apprentissage dans une langue étrangère, expliquant que « la langue dans laquelle l’enfant est éduqué peut constituer une barrière importante ». Selon lui, l’éducation dans une langue que l’enfant comprend dès son jeune âge favorise la réussite scolaire et renforce l’inclusion sociale.

Le Sénégal a entamé une réforme visant à intégrer progressivement les langues nationales dans le système éducatif. Pour Moustapha Guirassy, cette politique ne se limite pas à la préservation du patrimoine culturel, mais constitue un véritable levier pour améliorer la qualité de l’enseignement et réduire les inégalités. « Les langues nationales ne sont pas de simples outils de communication, elles sont un vecteur essentiel pour l’appropriation du savoir et un facteur clé du développement durable », a-t-il déclaré.

Il a également rappelé que plusieurs études ont démontré que les élèves ayant bénéficié d’une éducation dans leur langue maternelle au cours des premières années scolaires obtiennent de meilleurs résultats académiques et développent plus aisément des compétences en langues étrangères par la suite.

Moustapha Guirassy a profité de cette tribune pour réitérer l’engagement du Sénégal à promouvoir les langues locales. Il a plaidé pour une collaboration renforcée entre les pays africains et les institutions internationales afin d’accélérer la mise en œuvre de politiques linguistiques inclusives dans l’éducation.

Autosuffisance laitière : le Sénégal réceptionne 1 307 vaches pour booster la production locale

Un navire transportant 1 307 vaches en provenance de France a accosté lundi au mole 1 du port autonome de Dakar. Ce débarquement s’inscrit dans le cadre du programme ANIPL 5B, porté par l’Association Nationale pour l’Intensification de la Production Laitière (ANIPL), visant à renforcer la filière laitière nationale et à réduire la dépendance aux importations.

Le cheptel livré comprend 1 250 génisses gestantes et 27 taureaux destinés à améliorer la génétique des troupeaux locaux. En plus des bovins destinés au Sénégal, le navire transportait également des génisses pour la Gambie (27), le Mali (20) et la Guinée-Bissau (12).

Le Sénégal dépense chaque année plus de 100 millions d’euros (environ 65 à 70 milliards de FCFA) en importations de lait. Pour inverser cette tendance, le pays ambitionne de constituer un cheptel de 55 000 vaches et de consacrer 20 000 hectares de terres aux cultures fourragères (sorgho et maïs) destinées à leur alimentation.

Présent lors du débarquement, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Dr Mabouba, accompagné de Mme Dr Fatou Diouf, ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, a souligné l’importance de cette initiative. L’objectif est d’augmenter la productivité laitière nationale et de renforcer le secteur pastoral, qui constitue un levier stratégique pour l’indépendance alimentaire du pays.

Depuis 2017, le Sénégal a réalisé six opérations d’importation de bovins laitiers, permettant d’acquérir 5 482 génisses de races laitières (Holstein, Montbéliarde, Normande, Jersiaise) et 49 taureaux. En parallèle, 265 caprins et 67 ovins ont été importés avec une part subventionnée par l’État. Ces efforts ont permis d’augmenter le nombre de bénéficiaires, passant de 64 éleveurs en 2017 à 632 en 2024.

Le coût total de ces importations s’élève à 10,510 milliards FCFA, dont 6,323 milliards ont été financés par les bénéficiaires et 4,187 milliards par l’État. Cette stratégie a pour but d’améliorer la qualité génétique des troupeaux et d’assurer une production laitière durable et compétitive.

Avec une production estimée à 17 litres de lait par jour par génisse, les 1 250 génisses gestantes récemment importées devraient générer 21 250 litres de lait quotidiennement, soit 637 500 litres par mois et 7 650 000 litres par an. Les 27 taureaux importés contribueront à renforcer la qualité du cheptel en améliorant la productivité et la résistance des vaches aux conditions climatiques locales.

Toutefois, la réussite de cette initiative repose sur une gestion efficace de l’alimentation animale, ce qui implique un développement accru des cultures fourragères pour éviter les pénuries de nourriture.

Le 1er mars 2025, une cérémonie officielle se tiendra à Niague pour marquer la distribution des génisses gestantes aux éleveurs. Cet événement symbolise une étape clé dans la mise en œuvre de la stratégie nationale visant à atteindre l’autosuffisance laitière.

Conseil National du Numérique : Birahim Seck alerte sur des risques de conflits d’intérêts concernant 1105 milliards de FCFA

Le débat autour du Conseil National du Numérique prend une nouvelle tournure avec les préoccupations exprimées par Birahim Seck, coordonnateur du Forum Civil, section sénégalaise de Transparency International. Dans une déclaration faite ce mardi, il a mis en garde contre d’éventuels conflits d’intérêts qui pourraient découler de la composition actuelle du conseil et compromettre la gestion transparente des 1105 milliards de FCFA alloués à la transformation numérique du Sénégal.

Birahim Seck estime que la structure dévoilée dans la presse ne reflète pas la transversalité du numérique, un secteur stratégique qui concerne toutes les sphères économiques et sociales. Il critique le fait que le Conseil semble davantage conçu comme une entité sectorielle, favorisant des intérêts particuliers plutôt qu’une approche inclusive et équilibrée.

Selon lui, cette configuration crée un terrain propice à des connexions douteuses entre certains membres du Conseil et des entreprises privées susceptibles de bénéficier des investissements dans le cadre du New Deal Technologique. Cette situation pourrait aller à l’encontre des ambitions affichées par le président Bassirou Diomaye Faye, qui souhaite faire de la digitalisation un outil central dans la lutte contre la corruption.

Le gouvernement du Sénégal a officiellement lancé, lundi dernier, un vaste plan numérique sous l’appellation New Deal Technologique. Ce programme, doté d’un budget global de 1105 milliards de FCFA, ambitionne de faire du Sénégal un leader du numérique en Afrique et de renforcer la souveraineté technologique du pays.

Ce projet inclut plusieurs initiatives majeures, telles que la modernisation des infrastructures numériques, le développement de l’administration électronique pour améliorer l’efficacité des services publics, la promotion des startups et de l’entrepreneuriat numérique, ainsi que la formation et l’inclusion numérique pour permettre aux jeunes de bénéficier des opportunités offertes par le secteur.

Cependant, Birahim Seck rappelle que si ces initiatives sont prometteuses, la gouvernance et la transparence restent des défis majeurs. Il appelle ainsi à une révision de la composition du Conseil National du Numérique, afin de garantir une véritable représentation des acteurs du secteur, incluant les experts indépendants, la société civile et les consommateurs.

L’activiste anti-corruption insiste sur la nécessité de mettre en place des garde-fous institutionnels pour éviter les favoritismes et les détournements dans l’attribution des marchés liés à ce programme. Il exhorte le gouvernement à instaurer des mécanismes de contrôle efficaces, impliquant notamment la Cour des Comptes, l’Inspection Générale d’État (IGE) et la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).

« Nous ne voulons pas que ces 1105 milliards de FCFA deviennent une manne détournée au profit d’une minorité, au détriment de la population sénégalaise. Il faut une transparence totale sur l’utilisation de ces fonds », a déclaré Birahim Seck.

Le pari perdant de Nafi Diouf : quand l’addiction aux jeux brise un destin

Une simple mise, un espoir de fortune rapide… et une chute vertigineuse. Nafi Diouf, étudiante à l’Université Virtuelle du Sénégal (UVS) et gérante d’un multiservices, a appris à ses dépens que les jeux de hasard peuvent coûter bien plus qu’une poignée de billets. Accusée d’avoir détourné 3 millions de FCFA des caisses de son employeur pour les parier, elle a comparu devant le Tribunal des flagrants délits de Dakar.

Moussa Diop pensait faire une bonne action en embauchant Nafi Diouf. Sensible à sa situation après la perte de son précédent emploi, il lui confie la gestion de l’un de ses points de service. Mais ce geste bienveillant se retourne contre lui lorsque l’étudiante, prise dans l’engrenage du jeu, vole dans les caisses du commerce pour tenter sa chance sur des paris sportifs.

L’histoire prend un tournant inattendu lorsqu’elle arrive au travail en retard, l’air troublé, avant de disparaître sans explication. Peu après, sa mère débarque en larmes dans la boutique, implorant le pardon de Moussa Diop. La vérité éclate alors : sa jeune employée a tout perdu aux jeux.

Placée sous mandat de dépôt depuis le 19 février 2025, Nafi Diouf ne cherche pas à fuir ses responsabilités. Devant le tribunal, elle admet les faits sans détour. Elle indique avoir déjà restitué 1 million de FCFA, mais son ancien employeur réclame encore le reste.

Le procureur a requis l’application stricte de la loi, mais le tribunal a finalement statué sur une peine d’un mois de prison avec sursis, assortie d’une obligation de remboursement de 2,1 millions de FCFA.

Si la sanction judiciaire est relativement clémente, la sanction sociale, elle, est bien plus lourde. En quelques jours, Nafi Diouf a perdu bien plus que de l’argent : un emploi, la confiance de son entourage et une réputation entachée.

Quant à Moussa Diop, il reste avec un sentiment de trahison et un trou béant dans ses finances. Cette affaire illustre une fois de plus les ravages de l’addiction aux jeux d’argent, un fléau qui, chaque jour, pousse des individus à tout risquer… pour souvent tout perdre.

Licenciement des employés sénégalais des EFS : Un accompagnement en cours de finalisation

Les Éléments français au Sénégal (EFS) s’apprêtent à accompagner leurs employés sénégalais dans leur transition professionnelle après leur licenciement collectif effectif le 1er juillet 2025. En vue de faciliter leur réinsertion sur le marché du travail, plusieurs initiatives sont mises en place, dont un Forum des métiers et des ateliers d’aide à la création d’entreprises.

D’après les premières estimations, le montant total des indemnités à verser aux employés concernés s’élèverait à environ 1,5 million d’euros (982 millions de francs CFA). Ces indemnités comprennent à la fois :

• Les indemnités légales, conformément à la législation sénégalaise et à la convention collective en vigueur.

• Les indemnités complémentaires, dont le montant reste à négocier.

Le général Yves Aunis, chargé du dossier, espère finaliser ces négociations d’ici le 15 mars 2025, avec une validation officielle par l’inspecteur du travail.

Conscients des défis que représente ce licenciement collectif, les EFS mettent en place un dispositif d’accompagnement pour aider leurs anciens employés à retrouver un emploi ou à se reconvertir.

• Aide à la recherche d’emploi : Des officiers et sous-officiers se mobilisent pour assister les travailleurs dans la rédaction et la mise à jour de leur CV.

• Forum des métiers : Cet événement permettra de mettre en relation les employés licenciés et les entreprises sénégalaises évoluant dans divers secteurs comme les BTP, infrastructures, sécurité, mécanique auto, comptabilité, informatique et commerce.

• Formation à la création d’entreprises : Avant la fin du mois de mars, des formations seront dispensées afin d’aider ceux qui souhaitent monter leur propre activité.

Le général Yves Aunis a lancé un appel aux entreprises locales pour qu’elles recrutent ces travailleurs, qu’il qualifie de « professionnels et d’authentiques patriotes sénégalais ».

Ce plan d’accompagnement intervient dans un contexte de redéfinition des relations franco-sénégalaises, marqué par la volonté du président Bassirou Diomaye Faye d’acter le départ des troupes françaises avant la fin de l’année 2025, dans le cadre de sa politique de souveraineté nationale.

Avec ces mesures, les EFS espèrent atténuer l’impact de ce licenciement collectif et offrir à leurs anciens employés une transition professionnelle réussie.

Dalifort sous le choc après la découverte d’un gendarme mort dans sa chambre

La tristesse et la consternation ont envahi le quartier « Ibou Ndao », également appelé « quartier 10 », à Dalifort. Un gendarme, âgé de 30 ans et originaire de la région de Fatick, a été retrouvé mort dans sa chambre, plongeant ses proches et ses voisins dans l’émoi.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, le défunt était en service la veille, dimanche 23 février. Après sa descente, il avait regagné sa chambre sans plus donner de nouvelles. Le lendemain matin, son épouse, inquiète de ne pas pouvoir le joindre au téléphone, a alerté les voisins. Ces derniers, pressentant une situation anormale, ont décidé de vérifier. C’est alors qu’ils ont fait la macabre découverte.

Aussitôt informée, la police s’est rendue sur place pour procéder aux constats d’usage, tandis que les sapeurs-pompiers ont acheminé le corps vers une structure hospitalière pour autopsie. Les causes exactes du décès restent inconnues et seules les conclusions du médecin légiste permettront d’en savoir davantage.

Les voisins du défunt, encore sous le choc, ont tenu à lui rendre hommage, soulignant son sens du devoir et sa bienveillance. « C’était quelqu’un de discret et respectueux, nous sommes bouleversés », a confié l’un d’eux.

La disparition tragique de ce jeune gendarme laisse un vide dans son entourage. Sa famille, ses collègues et les habitants du quartier attendent désormais les résultats de l’autopsie pour tenter de comprendre ce drame qui endeuille toute une communauté.

Mamadou Racine Sy dément toute implication dans une affaire de blanchiment et d’escroquerie

Une polémique secoue le monde des affaires au Sénégal. Mamadou Racine Sy, figure influente du secteur privé et président du Conseil d’administration du King Fahd Palace, se retrouve au cœur d’une affaire médiatique. Ce lundi 24 février 2025, le journal L’Observateur a publié un article affirmant qu’il serait suspecté dans une affaire de complicité d’escroquerie et de blanchiment de capitaux portant sur un montant de 91 milliards de francs CFA. Face à ces accusations, sa cellule de communication a réagi rapidement, dénonçant des allégations « fallacieuses et diffamatoires ».

Dans un communiqué publié ce même jour, la cellule de communication de Mamadou Racine Sy a rejeté en bloc ces accusations. Elle a affirmé que l’homme d’affaires n’a jamais été visé par une quelconque procédure judiciaire en rapport avec des infractions financières. « Le sieur Mamadou Racine Sy n’a jamais été impliqué dans une affaire de complicité d’escroquerie ou de blanchiment de capitaux, et aucun dossier ne l’oppose à ces accusations », précise le communiqué.

Le document insiste sur le fait que Mamadou Racine Sy est un entrepreneur respecté, actif dans le développement du secteur privé depuis plus de 30 ans. Son engagement dans l’hôtellerie, l’assurance et d’autres domaines économiques en font une personnalité incontournable du paysage économique sénégalais.

Au-delà du simple démenti, la cellule de communication du patron du King Fahd Palace fustige une tentative délibérée de ternir son image. « Cette information savamment distillée par voie de presse et mise en exergue à la Une dans l’unique intention de nuire ne restera pas sans suite judiciaire », avertit-elle.

Selon des proches de Mamadou Racine Sy, cette publication intervient dans un contexte particulier, où des campagnes de déstabilisation visent régulièrement des personnalités influentes du monde économique et politique. L’homme d’affaires, connu pour sa discrétion et son influence dans le secteur privé, estimerait que cette attaque médiatique ne repose sur aucun fondement sérieux.

Le communiqué tient également à rappeler que Mamadou Racine Sy évolue exclusivement dans le secteur privé. Contrairement à certaines figures publiques mises en cause pour des détournements de fonds, il n’a jamais exercé de fonction lui permettant de gérer des ressources publiques.

« Il est en mesure de justifier à tout moment son patrimoine, fruit de plusieurs décennies d’engagement et d’investissement dans le secteur privé », souligne la cellule de communication.

En outre, son parcours témoigne d’une ascension bâtie sur des investissements structurés et transparents. Propriétaire de plusieurs entreprises et administrateur de sociétés majeures, Mamadou Racine Sy a toujours prôné une gestion rigoureuse de ses affaires, évitant ainsi toute implication dans des pratiques douteuses.

Face à ce qu’il considère comme une atteinte à sa réputation, Mamadou Racine Sy pourrait engager des poursuites contre le journal L’Observateur pour diffamation. Son entourage laisse entendre qu’une procédure judiciaire pourrait être enclenchée si les accusations ne sont pas retirées ou corrigées.

Criminalisation de l’homosexualité : And Samm Jikko Yi rappelle Ousmane Sonko à ses engagements

Le collectif And Samm Jikko Yi a intensifié sa mobilisation pour la criminalisation de l’homosexualité au Sénégal. Lors d’un point de presse tenu récemment, Imam Babacar Sylla, coordonnateur du mouvement, est revenu sur une audience accordée par le Président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, le 19 février dernier. L’objectif principal de cette rencontre était d’examiner la proposition de loi visant à durcir les sanctions contre les actes homosexuels, un projet qui suscite un large intérêt au sein de plusieurs segments de la société.

Selon les propos d’Imam Babacar Sylla, la discussion avec El Malick Ndiaye a permis de mettre en évidence la volonté du pouvoir législatif de ne pas laisser cette proposition de loi « bloquée » au Parlement. Le Président de l’Assemblée nationale aurait affirmé son engagement à accompagner le processus, tout en prenant en compte les réserves sur l’applicabilité de la loi.

Le collectif And Samm Jikko Yi a tenu à rappeler les engagements pris par le Premier ministre, Ousmane Sonko, durant la campagne électorale. Ce dernier avait promis de faire de la criminalisation de l’homosexualité une priorité s’il était élu. Aujourd’hui, les activistes attendent des actes concrets pour transformer cette promesse en réalité législative.

And Samm Jikko Yi préconise une stratégie parlementaire qui consisterait à faire porter cette proposition de loi par un député, avec l’appui du Président de la République. Ce processus pourrait accélérer son adoption, répondant ainsi aux attentes d’une large frange de la population qui plaide pour un durcissement des lois en la matière.

Dans cette optique, le collectif envisage de rencontrer les plus hautes autorités de l’Etat afin d’obtenir des garanties sur le sort réservé à cette proposition de loi. « Nous restons mobilisés et vigilants. Il est impératif que cette question ne soit pas reléguée au second plan », a martelé Imam Babacar Sylla.

Fidèle à son engagement, And Samm Jikko Yi se positionne comme une « sentinelle » des valeurs sociétales du Sénégal. Le collectif affirme que cette législation est essentielle pour la préservation de l’ordre moral et de l’identité culturelle du pays.

Journée nationale de l’élevage : le fort plaidoyer de Serigne Mboup

Le maire de la commune de Kaolack, M. Serigne Mboup, a plaidé pour que l’élevage devienne un moteur durable de l’autonomie alimentaire du Sénégal. Prenant la parole devant le Président de la République lors de la Journée nationale de l’élevage, dont le thème était “La valorisation des produits d’origine animale, stimulateur de la souveraineté alimentaire au Sénégal”, il a dénoncé la dépendance du pays vis-à-vis des importations de produits laitiers.

“Prenons l’exemple d’une simple vache laitière au Sénégal. Elle incarne paradoxalement un pays qui pourrait être autosuffisant, mais qui reste dépendant d’une production européenne dépouillée de toutes ses valeurs nutritionnelles et importée à des prix subventionnés à hauteur de 90 % pour être vendue sous forme de poudre au peuple sénégalais, au détriment de notre production locale. Comment peut-on imaginer que le lait des producteurs de Nouvelle-Zélande, un pays situé à 15 000 km, soit disponible dans nos boutiques de quartier, alors que le lait produit à Daara Djoloff, au Fouta ou même dans le Saloum ne l’est pas ?”, s’est interrogé le maire de Kaolack.

Selon lui, ce phénomène ne touche pas seulement l’élevage, mais affecte également d’autres secteurs stratégiques comme l’industrie huilière et le textile. “Nos matières premières brutes sont exportées, tandis que nous importons des produits finis. Mais nous avons aujourd’hui une opportunité unique de renverser cette tendance. Certes, des avancées ont été réalisées, notamment avec certaines industries et le programme Anipal, mais cela reste insuffisant pour garantir notre souveraineté alimentaire.”

Un appel à repenser le rôle du secteur informel

Par ailleurs, Serigne Mboup a attiré l’attention du Chef de l’État sur les malentendus persistants entre l’administration et le secteur informel.

“Un grand malentendu existe entre l’Administration et cet important maillon du secteur privé. Le secteur informel, souvent représenté par les Modou-Modou et les Baol-Baol, n’est pas suffisamment compris par les pouvoirs publics. Une méfiance réciproque subsiste. Les acteurs informels craignent que leur modernisation n’engendre qu’une augmentation des impôts, sans contrepartie tangible de la part de l’Administration.”

Il a rappelé que, malgré 25 ans de tentatives de structuration et de modernisation du secteur informel, le problème demeure entier. Toutefois, il a souligné le rôle proactif des chambres de commerce dans l’organisation du tissu économique, notamment à travers des initiatives comme la Maison de l’Entreprise et le Centre de gestion et de développement des PME.

Monsieur le Président, c’est fort de tout cela que je vous suggère respectueusement d’instituer la “Semaine des Chambres Consulaires”, a proposé le maire de Kaolack.

Un plaidoyer pour un nouveau modèle de financement

En tant que président de l’Union nationale des chambres de commerce, Serigne Mboup a insisté sur la nécessité de repenser le modèle de financement du secteur privé. Il a rappelé que ce dernier contribue à de nombreux prélèvements obligatoires (COSEC, Caisse de Sécurité Sociale, IPRES, Fonds de l’Emploi, Caisse des Dépôts et Consignations, etc.), qui pourraient jouer un rôle clé dans le développement économique et la réalisation d’infrastructures. Il a cependant plaidé pour une révision du mode de fonctionnement et de la mutualisation de ces fonds.

“Le développement local est indissociable du dynamisme du secteur productif. Nous avons réussi à optimiser nos ressources, économisant ainsi 60 % de nos revenus. Cela nous a permis, entre autres, de mettre en place un service municipal de travaux publics, grâce notamment à l’appui du génie militaire, du commandant de zone, du gouverneur et du préfet, que nous remercions vivement. Cette initiative a considérablement réduit notre dépendance aux prestataires externes. Toutefois, les collectivités ont besoin d’un appui plus conséquent pour être de véritables relais de votre politique nationale.”

Un budget en hausse, mais des défis financiers persistants

Kaolack dispose aujourd’hui d’un budget qui est passé de 4 à 8 milliards de FCFA, dont plus de 5 milliards sont consacrés aux investissements. Toutefois, entre les marges des fournisseurs, la TVA, les impôts et les charges salariales, plus de 2 milliards sont absorbés, limitant ainsi la capacité d’action de la municipalité.

Pour pallier ces défis, le maire de Kaolack a demandé au Chef de l’État de repenser les modes de financement des collectivités locales en intégrant de nouvelles ressources et en restaurant la police municipale.

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