Le Colonel Babacar Mbaye, nouveau Directeur des Douanes

Les Douanes sénégalaises ont un nouveau patron en la personne du Colonel Babacar Mbaye. Il succède à Mbaye Ndiaye, qui avait pris ses fonctions en novembre 2023.

Lors de son mandat, Mbaye Ndiaye a enregistré un bilan remarquable. Les liquidations douanières ont atteint 1.613 milliards de francs CFA, soit une augmentation de 13 % par rapport à l’année précédente, où elles s’établissaient à 1.426,6 milliards de francs CFA.

Cette nomination s’inscrit dans la continuité des réformes visant à moderniser l’administration douanière et à renforcer sa contribution à l’économie nationale. Le Colonel Babacar Mbaye est attendu pour poursuivre cette dynamique en optimisant les performances des Douanes sénégalaises et en veillant à la sécurisation des recettes de l’État.

Réformes Sociales : Abass Fall annonce de nouveaux codes et l’inclusion des émigrés dans le système de retraite

Dans une interview accordée au journal Le Soleil, Abass Fall, ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions, a révélé que ses services finalisent actuellement les décrets d’application des nouveaux codes du travail et de sécurité sociale. Il a également abordé les enjeux liés à la fusion entre l’Institut de Prévoyance des Retraités du Sénégal (Ipres) et la Caisse de Sécurité Sociale, ainsi que le Pacte de Stabilité Sociale.

Selon le ministre, des avancées significatives sont en cours pour moderniser les cadres législatifs essentiels. « C’est dans le circuit. Nos services sont en train de travailler sur les décrets d’application. Cette année, il y aura un nouveau Code du travail et le Code de sécurité sera beaucoup plus extensible. Il prendra en compte plusieurs réformes de l’Ipres et de la Caisse de sécurité sociale. Il y a beaucoup d’innovations et les travailleurs seront beaucoup plus sécurisés au niveau du Code de sécurité sociale », a déclaré Abass Fall.

Une innovation majeure concerne l’inclusion des travailleurs émigrés dans le système de retraite. Jusqu’à présent, de nombreux Sénégalais travaillant à l’étranger n’avaient pas accès à une pension de retraite.

« De nombreux émigrés travaillaient et n’avaient pas la chance d’avoir une pension de retraite. Maintenant, des Sénégalais qui travaillent ailleurs peuvent récupérer leurs pensions ici au Sénégal », a expliqué le ministre.

Le ministre a également évoqué les défis entourant le projet de fusion entre l’Ipres et la Caisse de Sécurité Sociale, un dossier complexe qui suscite de nombreux débats.

« C’est un projet que j’ai trouvé sur place. Il y a une grande réflexion que j’ai trouvée sur place. Ce n’est pas facile, mais c’est un dossier qui est en train d’être traité au niveau du ministère. Il y a beaucoup d’enjeux autour de cette question. Il y a des intérêts personnels, du patronat, des syndicats. Ce sont des questions de positionnement et de pouvoir qu’il faut gérer », a confié Abass Fall.

Modernisation des transports et sécurité routière : Le Président Diomaye initie un dispositif spécial

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a insisté ce mercredi, lors du Conseil des ministres, sur la nécessité d’accélérer la modernisation des transports terrestres. Cette décision intervient à la suite des recommandations issues des États généraux du secteur, visant à rendre les routes sénégalaises plus sûres et à renforcer la qualité des infrastructures.

Le Chef de l’État a chargé le Premier ministre et le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens de finaliser un Plan d’Action du Gouvernement. Ce plan doit prendre en compte toutes les contraintes juridiques, logistiques, administratives, fiscales et financières afin d’assurer une mise en œuvre efficace des objectifs fixés.

Parmi les priorités, la sécurité routière occupe une place centrale. Le Président Diomaye a rappelé la nécessité d’adopter un dispositif spécial pour réglementer la circulation des cyclomoteurs, conformément au code de la route. Cette mesure vise à limiter les risques d’accidents, notamment dans les zones rurales et périurbaines.

Le Chef de l’État a également insisté sur le renouvellement du parc automobile, notamment les gros porteurs et les véhicules de transport urbain et interurbain. Cette modernisation permettra d’améliorer le confort et la sécurité des usagers tout en réduisant les risques liés aux véhicules vétustes.

Pour répondre aux besoins d’employabilité dans le secteur des transports, le Président Diomaye a demandé au gouvernement d’intégrer ce domaine comme une priorité dans les politiques d’incitation à l’emploi des jeunes. Cela passe par le développement d’instruments de formation professionnelle, ciblant les chauffeurs, les mécaniciens et autres acteurs clés du secteur.

La sécurisation des emplois informels figure également parmi les priorités. Le gouvernement est invité à organiser les acteurs du secteur, leur offrir un financement adéquat, et promouvoir la conclusion de contrats de travail assortis d’une couverture sociale. Le Chef de l’État souhaite que les dispositifs de la Convention nationale État-Employeur et de la Couverture sanitaire universelle soient mobilisés à cet effet.

Avec ces mesures, le gouvernement sénégalais entend renforcer la sécurité routière, moderniser le secteur des transports, et promouvoir un emploi décent pour les jeunes dans un secteur vital pour l’économie nationale.

Kaolack / Taïba Niassène : 1ère édition du forum économique de Taïba Niassène 2025

Pour apporter des solutions à la problématique de l’agriculture au Sénégal, mais aussi pour raviver l’initiative “Toole Baye”, l’Association Jamhiyatu Ansaarrudi Sénégal (JADS) a organisé, ce mercredi, un forum économique à Taïba Niassène.

« Aujourd’hui, nous sommes à Taïba Niassène dans le cadre d’une activité extrêmement importante. Il s’agit d’un forum organisé ce matin et consacré à l’agriculture, en prélude au Gamou annuel prévu le 18 janvier 2025. L’association Jamhiyatu Ansaarrudi Sénégal (JADS) a pris l’initiative de mobiliser tous les acteurs de développement, notamment ceux évoluant dans le secteur agricole, avec la participation des structures d’encadrement, de financement et de formation, afin d’accompagner les populations sur les opportunités qu’offre ce forum », a expliqué Pape Massaër Diop, sous-préfet de l’arrondissement de Paoskoto.

Ce forum a également été l’occasion de mettre en lumière la vision de Cheikh Ibrahima Niasse, qui anticipait déjà sur le développement agricole à l’horizon 2050. Cette perspective est en harmonie avec les orientations stratégiques des nouvelles autorités sénégalaises pour un développement socio-économique, où l’agriculture occupe une place centrale. L’État du Sénégal s’est engagé à soutenir cette initiative de l’association JADS, a souligné le sous-préfet.

Amadou Samb, administrateur de l’association JADS, a précisé les objectifs du forum :

« Ce forum vise à contribuer au développement de l’activité économique dans le département de Nioro du Rip et, plus largement, au Sénégal. Cela, en conformité avec la vision de notre guide spirituel, Cheikh Elhadji Ibrahima Niasse, mais aussi avec celle des autorités sénégalaises. »

Le forum s’est articulé autour de quatre panels principaux :

1. Les mécanismes d’encadrement ;

2. Les mécanismes de financement des activités économiques ;

3. Les mécanismes de formation ;

4. Les potentialités agricoles, illustrées notamment par “Toole Baye Niasse”.

« Il s’agit de migrer vers une agriculture de précision, résiliente face aux défis tels que le changement climatique et la dégradation des sols. Cela implique de concilier théorie et vision avec une pratique modernisée, mise en œuvre depuis des décennies et renforcée par le khalife Cheikh Mouhamed Mahy Ibrahima Niasse », a ajouté M. Samb.

Le forum vise à établir des partenariats solides et à développer des synergies entre les institutions identifiées. Après une phase de préparation, une phase de suivi sera mise en œuvre avec toutes les structures participantes, et l’État du Sénégal continuera d’accompagner cette initiative.

M. Samb a conclu : « Lors de la deuxième édition du forum, prévue l’année prochaine, les résultats de cette première édition seront présentés au public. »

Affaire Mahmadane Sarr : une spirale de luxe, de contrats douteux et de scandale financier

Mahmadane Sarr, figure emblématique de la location de voitures de luxe au Sénégal, se retrouve au cœur d’un scandale financier sans précédent. L’homme d’affaires, connu pour son parc impressionnant de véhicules prestigieux, a été placé sous mandat de dépôt par le Parquet du Pool judiciaire financier (PJF). En cause : une facture astronomique de 14 milliards de FCFA pour la location de véhicules à l’État sénégalais entre 2020 et 2023.

Selon les révélations de L’Observateur, Mahmadane Sarr aurait facturé à l’État une moyenne de 2 milliards de FCFA par an pour des voitures haut de gamme – Toyota, Mercedes, BMW et Nissan Patrol – utilisées notamment lors des déplacements officiels et des campagnes électorales sous le régime de Macky Sall.

Malgré les justificatifs fournis aux enquêteurs, ses explications n’ont pas convaincu les juges d’instruction. Les suspicions portent sur des contrats jugés opaques et des factures potentiellement gonflées. Certaines descriptions des véhicules loués ne correspondraient pas à la réalité, ce qui alimente davantage les doutes sur l’intégrité des transactions.

Juste avant la fin du mandat de l’ancien président Macky Sall, Mahmadane Sarr aurait perçu un virement colossal de plusieurs milliards de FCFA, effectué par l’ex-ministre des Finances. Ce transfert, au timing suspect, suscite de nombreuses interrogations sur les procédures suivies et l’opportunité d’un tel règlement.

Les autorités actuelles, sous la présidence de Diomaye Faye, considèrent cette affaire comme emblématique des dérives financières du régime précédent. Les enquêteurs du PJF, en collaboration avec la Division des investigations criminelles (DIC), cherchent désormais à déterminer si des complicités internes ont permis la validation de ces transactions.

L’affaire prend une dimension politique : les véhicules loués par Mahmadane Sarr auraient été largement utilisés par les cadres de l’ancien régime pour les campagnes électorales. Ce détail renforce les accusations de favoritisme et d’abus de fonds publics, alimentant le mécontentement d’une population déjà échaudée par des scandales de mauvaise gouvernance.

Pour les Sénégalais, cette affaire illustre les défis persistants en matière de transparence et de gestion des ressources publiques. Elle met en lumière les pratiques de favoritisme et les dysfonctionnements dans la passation des marchés publics, sous un régime souvent critiqué pour sa gestion financière.

Le Parquet du Pool judiciaire financier a promis de mener une enquête approfondie pour faire toute la lumière sur cette affaire. Quant à Mahmadane Sarr, son avenir semble incertain. Ce dossier pourrait bien devenir un tournant dans la lutte contre la corruption au Sénégal, un sujet crucial pour le gouvernement de Diomaye Faye, qui s’est engagé à rétablir la confiance des citoyens envers l’État.

Alors que Mahmadane Sarr était l’incarnation de la réussite et de l’opulence dans le secteur de la location de voitures de luxe, ce scandale marque un brusque coup d’arrêt à son ascension. Comme l’écrit L’Observateur, « les roues de la fortune de Mahmadane Sarr se sont soudainement arrêtées, mais l’enquête, elle, continue de rouler à plein régime. »

Sénégal : scandale politico-financier autour de Tahirou Sarr et des milliards de FCFA détournés

Le Sénégal est secoué par une affaire financière aux ramifications complexes, révélée par L’Observateur. Le Parquet du Pool Judiciaire Financier (PJF) enquête sur des transactions suspectes mettant en cause Tahirou Sarr, homme d’affaires influent, et plusieurs entités publiques et privées. Avec des flux financiers atteignant plus de 125 milliards de FCFA, l’affaire mêle opacité, blanchiment présumé et usage douteux de ressources publiques.

Tout commence avec un rapport alarmant de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), signalant des transactions cumulées à 125 milliards de FCFA. Au cœur de cette affaire, un virement initial de 4 milliards de FCFA effectué depuis le Trésor public en juin 2022. Ce montant a été transféré à Mega Business Solutions, entreprise dirigée par Tahirou Sarr, avant d’être redistribué vers d’autres entités, telles que Holding Sofico et Sci Diamalaye.

Les enquêteurs ont également identifié un autre transfert de 3,5 milliards de FCFA, que Tahirou Sarr justifie comme un engagement de l’État pour des condamnations judiciaires. Cependant, la Centif relève des incohérences dans ses explications, alimentant les soupçons de détournement.

L’enquête a révélé un réseau complexe de sociétés écrans et de transactions douteuses. Plusieurs entités, telles que Coris Bank et Sci Haba, représentée par Ismaïla Ngom (présumé frère du député Farba Ngom), sont impliquées dans des virements allant de 1,5 milliard à 300 millions de FCFA. Des retraits massifs, notamment celui de 600 millions de FCFA en août 2023, posent la question de la finalité réelle de ces fonds.

Un rapport clé transmis par la CBAO détaille des virements massifs non justifiés, dont certains seraient destinés à des paiements notariaux opaques. Ces mécanismes, typiques du blanchiment de capitaux, viseraient à dissimuler l’origine des fonds publics ou à contourner des réglementations fiscales.

Outre Tahirou Sarr, le député Farba Ngom est également cité dans l’enquête, renforçant la dimension politico-financière de ce scandale. Les fonds publics impliqués et l’utilisation présumée de sociétés écrans soulèvent des interrogations sur l’impunité dont jouiraient certaines élites économiques et politiques.

L’impact de cette affaire dépasse les sphères économiques : elle ravive le débat sur la transparence dans la gestion des ressources publiques et la lutte contre la corruption au Sénégal.

Pour l’heure, Tahirou Sarr n’est pas encore inculpé. Cependant, les investigations du Parquet du PJF se poursuivent, tandis que l’opinion publique exige des réponses. Les zones d’ombre et les montants astronomiques en jeu font de ce dossier un véritable séisme politico-financier.

Saint-Louis : La brèche continue de faire des victimes parmi les pêcheurs

La brèche de Saint-Louis, creusée en 2003 pour évacuer les eaux pluviales, reste un danger permanent pour les pêcheurs de la région. Le week-end dernier a été particulièrement meurtrier avec un bilan tragique : deux morts, six disparus et des dégâts matériels importants.

Selon l’Association des pêcheurs de Saint-Louis, les drapeaux rouges, qui signalent une météo défavorable, avaient pourtant été hissés pour avertir les pêcheurs des risques. Malgré cela, plusieurs d’entre eux ont bravé les interdictions, ce qui a conduit à la catastrophe. Le porte-parole de l’association a fait état de six morts, six disparus, vingt-sept rescapés, deux pirogues détruites et de nombreux équipements de pêche endommagés. Face à ce drame, il a exhorté ses collègues à respecter les consignes de sécurité et à éviter les sorties en mer lorsque les conditions météorologiques sont mauvaises.

La brèche, qui s’est considérablement élargie depuis sa création, est passée de deux mètres à plus de six kilomètres aujourd’hui. Cette situation aggrave les risques pour les pêcheurs et menace également les populations vivant sur la Langue de Barbarie. Le journal L’Observateur a récemment évoqué les conséquences dramatiques de cet élargissement, soulignant que la brèche constitue désormais un danger pour l’ensemble de la région.

Le ministre de la Pêche a exprimé ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des pêcheurs de Saint-Louis. Il a rappelé l’importance de respecter les mesures de sécurité pour éviter de nouvelles tragédies. Il a également salué les efforts des autorités administratives, des Sapeurs-pompiers et des pêcheurs qui ont participé aux opérations de secours.

Lors de sa dernière visite à Saint-Louis, le Premier ministre avait reconnu la gravité de la situation et promis des solutions concrètes pour sécuriser la zone. Cependant, les pêcheurs estiment que ces engagements n’ont pas encore été suivis d’effet. Ils demandent des actions rapides et efficaces afin de sécuriser la brèche et de mettre fin aux nombreux drames qui endeuillent chaque année la communauté.

« Chaque sortie en mer est un risque. Nous avons besoin de mesures immédiates pour sécuriser la brèche. Trop de familles ont déjà été frappées par le deuil », a témoigné un pêcheur de Guet Ndar. En attendant des actions concrètes, la brèche continue de représenter un piège mortel pour les pêcheurs de Saint-Louis, qui vivent dans l’angoisse à chaque sortie en mer.

Meurtre de Diary Sow à Malika : une marche citoyenne contre les violences faites aux femmes

La commune de Malika sera le théâtre d’une importante mobilisation citoyenne ce mardi 14 janvier 2025, en réponse au meurtre de Diary Sow, un drame qui a profondément ému la population sénégalaise. La Fédération des Groupements de Femmes de Malika, appuyée par plusieurs organisations de défense des droits des femmes, organise une marche populaire pour dénoncer les violences faites aux femmes et réclamer justice.

La marche débutera à 15 heures, avec un itinéraire symbolique retraçant les lieux clés de la commune. Le cortège partira de la maison familiale de Diary Sow, passera devant la Mairie de Malika, fera une halte à la Sous-préfecture pour un point de presse, avant de se terminer sur la plage de Malika, lieu où la victime avait l’habitude de se rendre.

« Les participantes seront vêtues de blanc, symbole de paix, et porteront un foulard orange, couleur représentant la lutte contre les violences faites aux femmes », précise le communiqué transmis à Ledakarois.sn.

Cet événement vise à interpeller les autorités locales et nationales sur les violences et discriminations que continuent de subir les femmes au Sénégal.

La Fédération des Groupements de Femmes de Malika appelle à une prise de conscience collective face à une situation qu’elle qualifie d’ »alarmante ». « Il est urgent que les violences basées sur le genre soient prises au sérieux par les pouvoirs publics et que des sanctions exemplaires soient appliquées contre les auteurs de ces actes ignobles », déclare une membre de la fédération.

Les organisatrices insistent également sur la nécessité d’une réforme judiciaire, afin de garantir une protection accrue des femmes victimes de violences.

Le meurtre de Diary Sow, survenu il y a quelques jours, s’inscrit dans une série de violences qui secouent le pays. Ce drame a ravivé le débat sur la sécurité des femmes et le manque de dispositifs de protection efficaces pour prévenir ces actes tragiques.

Des voix s’élèvent de plus en plus pour réclamer des actions concrètes de la part des autorités. Parmi les mesures proposées figurent le renforcement des lois sur les violences conjugales et sexuelles, la création de centres d’accueil pour les victimes, et la mise en place de campagnes de sensibilisation à grande échelle.

À travers cette marche, les organisatrices espèrent mobiliser toute la nation pour mettre fin aux violences faites aux femmes. « Nous invitons tout le monde, hommes et femmes, jeunes et vieux, à se joindre à nous pour dire non à la violence. Nous devons être unis pour protéger nos filles, nos sœurs, nos mères », lance une militante engagée.

La marche de Malika se veut également un hommage à Diary Sow, afin que sa mémoire soit honorée et que son cas serve d’exemple pour briser le silence autour des violences faites aux femmes au Sénégal.

« Plus jamais ça ! », conclut le communiqué.

Institution Sainte-Jeanne-d’Arc : 28 cas de gastro-entérite maîtrisés grâce à des mesures sanitaires renforcées

L’Institution Sainte-Jeanne-d’Arc de Dakar a récemment fait face à un incident sanitaire préoccupant. En décembre dernier, 28 élèves ont été touchés par une gastro-entérite qui a nécessité l’intervention rapide des autorités sanitaires et des responsables de l’établissement. Grâce à une gestion proactive de la situation, la propagation de la maladie a été contenue et des mesures strictes ont été mises en place pour garantir la sécurité des élèves.

Selon Olivier Georges, proviseur de l’Institution Sainte-Jeanne-d’Arc, la direction a été alertée après que des parents ont signalé des symptômes sévères chez leurs enfants. Plusieurs d’entre eux ont été conduits dans diverses cliniques, où un diagnostic de gastro-entérite a été établi.

Face à la situation, l’établissement a immédiatement déclaré l’incident aux autorités sanitaires compétentes pour éviter une éventuelle propagation au sein de l’école. « Nous avons été alertés par 28 élèves souffrant de gastro-entérite, ce qui nous a poussés à prendre des mesures d’urgence », a déclaré le proviseur sur les ondes de la RFM.

Dans un premier temps, les regards se sont tournés vers la cantine scolaire, suspectée d’être à l’origine de l’intoxication. Cependant, après une série d’analyses effectuées par l’Institut Pasteur de Dakar, cette hypothèse a été écartée.

« Les résultats des analyses ont révélé que le repas servi à la cantine n’était pas en cause », a précisé Olivier Georges. L’enquête a alors penché vers une contamination maniportée. « Nous pensons qu’un élève porteur du virus a pu contaminer ses camarades en manipulant des objets partagés ou en omettant de se laver les mains », a-t-il ajouté.

Les élèves les plus gravement touchés ont été hospitalisés pour recevoir les soins nécessaires. Pendant ce temps, l’établissement a bénéficié de l’accompagnement du service d’hygiène, qui a pris des mesures strictes pour éviter une recrudescence des cas.

L’une des premières décisions a été l’instauration d’un lavage des mains systématique pour tous les élèves, avant et après les repas. Des dispositifs ont été mis en place pour s’assurer que chaque enfant respecte ces consignes sanitaires.

« Les parents ont été informés de la situation, et nous avons instauré un contrôle strict au sein de l’établissement pour prévenir d’autres cas de contamination », a expliqué le proviseur.

Bien que la situation ait provoqué une certaine inquiétude, notamment parmi les parents d’élèves, l’établissement a su rapidement retrouver son rythme normal. Cependant, certains élèves ont dû manquer des évaluations à cause de leur hospitalisation.

« Nous avons pris des dispositions pour que ces élèves puissent passer leurs examens de manière différée », a rassuré Olivier Georges.

La direction de l’Institution Sainte-Jeanne-d’Arc a tiré des leçons de cet épisode. Désormais, les protocoles sanitaires sont renforcés pour éviter que de telles situations ne se reproduisent.

« Plus de peur que de mal », a conclu le proviseur, tout en soulignant que les contrôles sanitaires sont désormais permanents. L’établissement a également prévu de poursuivre la sensibilisation des élèves sur les bonnes pratiques d’hygiène, notamment le lavage fréquent des mains.

Ainsi, bien que cet incident ait suscité une vive inquiétude au début du mois de décembre, il a permis à l’Institution Sainte-Jeanne-d’Arc de mettre en place des mesures sanitaires solides, assurant un environnement plus sûr pour ses élèves.

Classement 2025 des puissances militaires en Afrique : le Sénégal à la 30e position, l’Égypte en tête

Le Sénégal a gagné du terrain dans le classement des puissances militaires africaines établi par Global Fire Power (GFP), un site américain spécialisé dans la défense. Selon le rapport publié pour l’année 2025, le pays se hisse désormais à la 30e place sur le continent africain et à la 125e position mondiale. Bien que des progrès soient notés, le Sénégal reste loin derrière les grandes puissances militaires africaines telles que l’Égypte, l’Algérie et le Nigeria.

Le classement de GFP repose sur plus de 60 critères visant à évaluer la force militaire des pays, notamment le nombre de soldats actifs, les capacités aériennes, navales et terrestres, la logistique, les ressources naturelles, et le budget consacré à la défense. Cependant, il ne prend pas en compte les armes nucléaires ni ne pénalise les pays sans littoral pour l’absence de flotte navale.

Sans surprise, l’Égypte conserve sa place de première puissance militaire du continent et se classe 19e à l’échelle mondiale. Forte de son armée bien équipée, de ses capacités logistiques impressionnantes et de son budget militaire conséquent, l’Égypte reste un acteur clé dans la région nord-africaine et au-delà.

L’Algérie occupe la deuxième position en Afrique avec un 26e rang mondial, suivie du Nigeria, qui prend la troisième place africaine et se classe 31e au niveau mondial. Ces trois pays dominent le classement grâce à leurs effectifs importants, leur arsenal moderne et leurs infrastructures militaires.

L’Afrique du Sud, un acteur historique dans les classements militaires, occupe la 4e place africaine avec une 40e position mondiale.

Le Sénégal occupe désormais la 30e place en Afrique, ce qui représente une progression par rapport à l’édition précédente de 2024. Cette amélioration est attribuée à l’augmentation du budget militaire et aux efforts déployés pour moderniser les forces de défense.

Cependant, le Sénégal reste devancé par des pays comme le Kenya (11e africain), le Tchad (12e) ou encore le Mozambique (13e). Le pays devra intensifier ses efforts en matière d’équipement militaire, de formation des troupes et de coopération internationale pour espérer rejoindre le Top 20 des armées les plus puissantes d’Afrique dans les prochaines années.

Le Top 10 des puissances militaires africaines en 2025

  1. Égypte – 19e rang mondial
  2. Algérie – 26e
  3. Nigeria – 31e
  4. Afrique du Sud – 40e
  5. Éthiopie – 52e
  6. Angola – 56e
  7. Maroc – 59e
  8. RD Congo – 66e
  9. Soudan – 73e
  10. Libye – 76e

Dans la sous-région de l’Afrique de l’Ouest, les puissances militaires peinent à rivaliser avec leurs homologues d’Afrique du Nord et d’Afrique australe. Le Nigeria reste le leader incontesté de la région, mais les autres pays ouest-africains, y compris le Sénégal, n’ont pas encore atteint des niveaux comparables.

Les autres pays ouest-africains dans le classement :

  • Côte d’Ivoire : 17e en Afrique (102e mondial)
  • Mali : 18e (104e)
  • Ghana : 20e (110e)
  • Burkina Faso : 31e (129e)

Le Top 5 mondial

Le classement des armées les plus puissantes du monde reste dominé par les grandes puissances traditionnelles. Voici le Top 5 mondial selon le rapport de Global Fire Power :

  1. États-Unis
  2. Russie
  3. Chine
  4. Inde
  5. Corée du Sud

Le Sénégal a progressé dans le classement des puissances militaires en Afrique, mais il reste du chemin à parcourir pour rivaliser avec les grandes puissances du continent. Le gouvernement devra continuer à investir dans la modernisation de ses forces de défense pour renforcer la sécurité nationale et jouer un rôle plus important sur la scène régionale.

La montée en puissance du Nigeria, de l’Éthiopie et du Maroc montre également que la course à l’armement est loin d’être terminée sur le continent africain. Pour sa part, le Sénégal devra intensifier ses efforts pour ne pas se faire distancer.

MAC de Kaolack : les femmes de “Aar Sunu Projet” au chevet des prisonniers

Les femmes de “Aar Sunu Projet”, accompagnées de leur coordonnateur national, ont rendu visite aux pensionnaires de la Maison d’Arrêt et de Correction (MAC) de Kaolack pour leur apporter des dons.

“Des sacs d’habits de bonne qualité, des serviettes hygiéniques, ainsi qu’un lot important de produits de nettoyage ont été remis aux détenus que nous avons rencontrés sur place”, a déclaré Pape Simakha, coordonnateur national de “Aar Sunu Projet”.

Ancien détenu de cet établissement durant les événements politiques de mars 2021, M. Simakha a rappelé avoir personnellement vécu les conditions difficiles du milieu carcéral. Cela explique, selon lui, sa solidarité avec les détenus. “C’est ce vécu qui m’a poussé à accompagner les femmes de notre mouvement dans cette initiative en faveur de nos frères et sœurs en détention”, a-t-il ajouté.

Cette action s’inscrit dans une démarche humanitaire visant à apporter réconfort et soutien à une population souvent oubliée, dans un contexte où les conditions carcérales restent une préoccupation majeure.

Affaire des Fonds Covid-19 : le dossier explosif entre les mains du Pool financier

Le scandale des Fonds Covid-19, qui a suscité de vifs débats depuis des mois, connaît une accélération majeure. Selon des informations révélées par Libération, le dossier, mêlant des implications politiques et financières, a été officiellement transmis au Pool financier. Ce développement marque une étape cruciale dans l’enquête, menée par la Division des investigations criminelles (DIC).

Après une longue période d’attente et de spéculations, le parquet financier est passé à la vitesse supérieure. Il est désormais question de désigner un juge d’instruction spécialisé pour examiner les éléments explosifs du dossier. En outre, certaines parties de l’affaire pourraient être directement transférées à la Haute Cour de Justice, une juridiction réservée aux plus hautes autorités de l’État, ce qui souligne la gravité des faits reprochés.

La DIC, qui avait bouclé son enquête dès juillet 2023, a dévoilé des dysfonctionnements systémiques dépassant les constats initiaux de la Cour des comptes. Ses rapports, jugés accablants, pointent des zones d’ombre dans la gestion des fonds d’urgence débloqués pour lutter contre la pandémie de Covid-19.

Selon les premières révélations, l’enquête met en lumière des détournements massifs, des cas de surfacturation, ainsi qu’une gestion opaque des milliards destinés à soutenir les hôpitaux, les ménages vulnérables et l’économie nationale. Ces fonds, censés pallier les effets de la crise sanitaire, semblent avoir été utilisés à d’autres fins, alimentant un sentiment d’indignation dans l’opinion publique.

Le transfert du dossier au Pool financier marque un tournant. Les juges d’instruction, en collaboration avec le parquet financier, devront analyser en détail les responsabilités individuelles et collectives. Certains volets du dossier, impliquant des figures politiques ou des élus de haut rang, pourraient nécessiter une procédure spécifique devant la Haute Cour de Justice.

Ce scandale met en lumière les failles des mécanismes de contrôle et de gestion en temps de crise. Alors que le Sénégal a longtemps été cité en exemple pour sa réponse initiale à la pandémie, les révélations sur la gestion des Fonds Covid-19 ternissent cette image et posent des questions sur la transparence et la reddition des comptes.

Pour beaucoup, ce dossier est un test décisif pour le système judiciaire sénégalais. Les attentes de l’opinion publique sont énormes : des explications claires et des sanctions exemplaires sont demandées afin de rétablir la confiance dans les institutions.

La transmission de ce dossier au Pool financier constitue un signal fort. En engageant des poursuites judiciaires, les autorités montrent leur volonté de faire la lumière sur cette affaire et d’agir contre l’impunité, quel que soit le niveau des responsables impliqués.

Sénégal : Lancement d’une réforme historique avec l’introduction de l’anglais dès le préscolaire et l’élémentaire

Le Sénégal amorce une réforme majeure de son système éducatif avec l’introduction de l’enseignement de l’anglais dès le préscolaire et l’élémentaire. L’annonce a été faite ce mardi par Moustapha Guirassy, ministre de l’Éducation nationale, à travers un message publié sur sa page Facebook.

Jusqu’ici, l’apprentissage de l’anglais était limité aux cycles du collège et du lycée, laissant la place au français, langue officielle, comme principal vecteur d’enseignement. Cette réforme vise à renforcer les compétences linguistiques des jeunes Sénégalais dès leur plus jeune âge, en leur offrant un accès précoce à une langue mondiale incontournable.

Selon le ministre Guirassy, cette initiative s’inscrit dans une volonté de préparer les générations futures aux défis d’un monde globalisé. « L’anglais n’est pas seulement une langue étrangère, c’est aujourd’hui un outil incontournable dans les domaines des affaires, de la science et de la technologie. Nous devons offrir à nos enfants les outils nécessaires pour qu’ils soient compétitifs à l’échelle mondiale », a-t-il déclaré.

Cette réforme s’accompagne d’un plan de formation pour les enseignants. Plusieurs milliers d’enseignants seront formés à l’enseignement de l’anglais au niveau préscolaire et élémentaire, afin de garantir la qualité de cet apprentissage dès son introduction.

Si cette réforme est saluée par de nombreux acteurs du secteur éducatif, certains observateurs soulignent toutefois les défis qu’elle pourrait engendrer. Parmi eux, la disponibilité des ressources pédagogiques, la formation des enseignants en anglais et l’adaptation des programmes scolaires.

De plus, des questions se posent sur l’intégration de l’anglais dans un système éducatif où les langues nationales comme le wolof, le sérère ou le peul occupent déjà une place importante.

Cette réforme s’inscrit dans le cadre du Plan stratégique pour l’éducation 2025-2035, qui ambitionne de transformer le système éducatif sénégalais pour répondre aux besoins du marché du travail et de l’économie numérique.

Les premières leçons d’anglais pour les enfants de préscolaire et d’élémentaire commenceront dès la rentrée scolaire de septembre 2025, marquant une nouvelle ère pour l’éducation au Sénégal.

Drame maritime à Saint-Louis : le Ministère des Pêches exprime ses regrets et promet des mesures durables

Un drame maritime a endeuillé la région de Saint-Louis les 9 et 10 janvier 2025, à la suite du chavirement tragique de deux pirogues dans la brèche de Saint-Louis. Ce sinistre a causé la perte de deux vies humaines, six personnes sont toujours portées disparues, et 27 rescapés ont été secourus. Face à cette tragédie, le Ministère des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires a exprimé ses profondes condoléances aux familles des victimes et réaffirmé son engagement envers la sécurité des pêcheurs.

Dans son communiqué, le Ministère a exhorté les pêcheurs à respecter strictement les consignes de sécurité en mer. Cela inclut le suivi rigoureux des alertes météorologiques diffusées par les services compétents, le port obligatoire de gilets de sauvetage lors des sorties en mer, ainsi que l’observance des limites de charge autorisées sur les embarcations. Ces mesures visent à prévenir de nouveaux drames dans une zone connue pour ses dangers, notamment en raison de l’instabilité de la brèche de Saint-Louis.

Le Ministère a salué les efforts exemplaires des autorités administratives, des sapeurs-pompiers, du Service Régional des Pêches, ainsi que des pêcheurs locaux qui ont joué un rôle crucial dans les opérations de secours et de recherche des victimes. Leur mobilisation rapide et efficace a permis de sauver de nombreuses vies malgré les conditions périlleuses.

Conscient des défis persistants liés à la brèche de Saint-Louis, le gouvernement a réitéré son engagement à trouver une solution durable en concertation avec toutes les parties prenantes. La sécurisation de cette zone, qui constitue une menace constante pour les populations riveraines et les pêcheurs, reste une priorité pour les autorités.

En renouvelant sa solidarité envers les familles endeuillées, le gouvernement s’engage à intensifier ses efforts pour garantir la sécurité et le bien-être des communautés riveraines. Ce drame rappelle une fois de plus l’urgence de renforcer les infrastructures maritimes et les dispositifs de prévention pour protéger les travailleurs de la mer.

TRANFERTS D’ARGENT : Mamadou Djigo souhaite la nationalisation du  secteur

Lors de son passage dans une émission radiophonique ce week-end, Mamadou Djigo, ingénieur aménageur et développeur de territoire, a dressé un tableau critique du système productif sénégalais. Il a mis en lumière les failles structurelles de la politique territoriale depuis les indépendances, qu’il qualifie d’archaïques.

Djigo a insisté sur la nécessité d’adopter une approche territoriale pour stimuler le développement économique et lutter contre le chômage de masse. « Depuis 1960 jusqu’en 2012, aucun gouvernement n’a fait un diagnostic approfondi pour mettre en valeur l’économie des territoires », a-t-il déclaré, en déplorant que les différentes administrations n’aient pas exploité le potentiel économique local. « Même les nouvelles autorités reproduisent les mêmes erreurs », a-t-il ajouté.
Selon lui, le Plan Sénégal Émergent (PSE) présente de nombreuses lacunes, notamment en ce qui concerne l’équilibre territorial et la problématique de l’émigration irrégulière. Il a regretté que ses recommandations visant à combler ces lacunes n’aient pas été prises en compte.
Djigo a également évoqué le caractère obsolète des métiers au Sénégal. Selon lui, la plupart des métiers exercés dans le pays sont restés figés dans des pratiques traditionnelles. « Le métal est le premier pourvoyeur d’emplois, mais ce métier est réservé à une caste particulière, les forgerons, alors que nous importons des produits métalliques qui pourraient être fabriqués localement », a-t-il souligné.
Il a également pointé du doigt d’autres secteurs clés comme l’élevage, la pêche, et l’agriculture, qui restent largement artisanaux. « Nous continuons à cultiver seulement trois mois par an avec des moyens rudimentaires. Les peaux de moutons et de vaches abattus chaque année restent inexploitées, alors qu’elles pourraient servir à développer une industrie du cuir », a-t-il expliqué.
Pour Djigo, cette absence de modernisation des métiers est un frein majeur au développement économique du pays. Il appelle à une industrialisation massive pour rendre ces métiers plus attractifs et générateurs d’emplois.
Un autre point soulevé par Mamadou Djigo est la perte de contrôle de l’économie locale au profit d’étrangers. Il a cité l’exemple du commerce de fruits et légumes, dominé par des commerçants guinéens. « L’économie fruitière au Sénégal génère environ 600 milliards de francs CFA par an, mais les Sénégalais ne contrôlent pas ce secteur clé. Le marché Sandiniéry est aujourd’hui dirigé par des étrangers », a-t-il regretté.
Il a également évoqué le marché du charbon, délaissé par les Sénégalais mais très lucratif. « Les petits métiers considérés comme dévalorisants par les Sénégalais sont en réalité très rentables », a-t-il insisté.
Djigo a proposé des solutions concrètes pour développer certaines filières économiques, notamment celle du coton. « Nous avons 3,3 millions de bébés âgés de 0 à 4 ans. Le coût de leur alimentation et de leurs couches représente des dizaines de milliards chaque année. Pourtant, nous importons ces produits, alors que nous cultivons du coton », a-t-il expliqué.
Selon lui, il est urgent d’investir dans la culture du coton et de développer une industrie locale capable de répondre aux besoins du marché intérieur. « Il faut financer les régions de Kédougou, Tambacounda et Kolda à hauteur de 300 milliards de francs CFA. Avec cet investissement, nous pourrions produire localement des couches pour bébés, des serviettes hygiéniques et du coton médical pour les hôpitaux », a-t-il proposé.
L’un des points les plus marquants de l’intervention de Mamadou Djigo concerne le secteur des transferts d’argent. Il a proposé de retirer les licences des sociétés internationales opérant dans ce domaine et de confier cette activité à la Banque Nationale pour le Développement Économique (BNDE).
« Les sociétés de transfert d’argent réalisent des chiffres d’affaires colossaux. La population sénégalaise effectue quotidiennement des transferts et des recharges de crédit à hauteur de 12 millions d’opérations par jour. C’est une manne financière que nous laissons échapper », a-t-il déclaré.
Selon lui, la BNDE pourrait développer une application pour gérer ces transferts et récupérer jusqu’à 3 milliards de francs CFA par jour. « Ce capital pourrait être utilisé pour financer des projets industriels dans les communes, créant ainsi des emplois et stimulant l’économie locale », a-t-il affirmé.
Djigo a également mis en garde contre les risques liés à la présence de firmes étrangères dans le secteur des transferts d’argent. « Ces entreprises peuvent transférer leurs capitaux à l’étranger du jour au lendemain, mettant en péril notre économie », a-t-il averti.
Pour conclure, Mamadou Djigo a insisté sur la nécessité de moderniser et de classifier les métiers au Sénégal. « Il est impératif d’organiser de grandes assises nationales sur l’économie des territoires et des ressources. Nous devons codifier les métiers et les industrialiser pour créer des emplois durables », a-t-il recommandé.
Il a également souligné l’importance d’une vision à long terme pour le développement économique du pays. « Le Sénégal ne pourra atteindre ses objectifs de développement qu’en adoptant une approche territoriale et en valorisant ses ressources locales », a-t-il conclu.

Kaolack : Manque d’eau potable et insécurité – Les populations de Darou Ridwane et Samba Moussa interpellent les autorités

Les habitants des quartiers Darou Ridwane Extension et Samba Moussa, situés dans la commune de Kaolack, ont arboré ce week-end des brassards rouges pour dénoncer le manque d’eau potable et l’insécurité qui règne dans leurs zones.

“Nous sommes ici aujourd’hui pour réclamer de l’eau potable dans nos quartiers. C’est frustrant de constater que Darou Ridwane ne dispose que d’une seule borne-fontaine. Nous sommes obligés de nous lever à 5 heures du matin pour nous approvisionner en eau, alors que la quantité disponible est insuffisante. Et pour accéder à ce robinet, il faut affronter une longue file d’attente. Parfois, des disputes éclatent entre les femmes pour obtenir un peu d’eau”, a déploré Adama Diaw, porte-parole des habitants de Darou Ridwane.

Dans le même sens, Ismaïla Konaté, un habitant de Ngadé, a ajouté : “Nous sommes contraints de nous rabattre sur les saillanes (petits puits), avec tous les risques sanitaires que cela implique. Nous sommes exposés à des maladies hydriques, faute d’accès à de l’eau potable. Les autorités n’ont rien fait pour nous. C’est comme si nous ne faisions pas partie de Kaolack, alors que nous sommes situés juste derrière la mosquée Ndiouga Kébé.”

Les populations ont également dénoncé l’insécurité croissante liée au manque d’éclairage public. “À Samba Moussa, les habitants n’osent plus sortir à certaines heures de la nuit à cause de l’insécurité. Notre quartier est plongé dans l’obscurité. Nous sommes à la merci des bandits et même des serpents”, a déploré Fatou Diop.

Fatiguée de cette situation, elle a lancé un appel aux autorités : “Cette situation ne peut plus durer. Nous demandons aux autorités de nous venir en aide parce que nous sommes vraiment à bout.”

En plus de l’accès à l’eau potable et d’un éclairage adéquat, les populations ont plaidé pour le lotissement de leurs quartiers. Elles espèrent que ces doléances seront prises en compte par les autorités compétentes afin d’améliorer leurs conditions de vie.

Sébikotane : Le mouvement SEBI LA DEUK critique sévèrement le bilan à mi-parcours du maire Alioune Pouye

Dans un communiqué transmis ce lundi 13 janvier 2025, le mouvement citoyen SEBI LA DEUK a exprimé de vives critiques à l’encontre du bilan à mi-mandat (2022-2024) présenté par l’équipe municipale de Sébikotane, dirigée par le maire Alioune Pouye. Pour les membres du mouvement, ce rapport, qu’ils jugent imprécis et peu transparent, ressemble davantage à une opération de communication qu’à un document technique détaillant la gestion municipale.

Le mouvement SEBI LA DEUK reproche au rapport un manque de données chiffrées claires, notamment sur les coûts, les délais d’exécution et les sources de financement des projets annoncés. Cette absence d’informations précises empêcherait les citoyens de mesurer réellement l’état de la gestion municipale. « Ce rapport n’est qu’une vitrine politique, sans substance concrète », déplore le mouvement.

L’un des points les plus controversés concerne la démolition d’un poste de santé sans qu’une alternative fonctionnelle n’ait été mise en place dans l’immédiat. Cette décision, selon SEBI LA DEUK, a gravement affecté l’accès aux soins pour les habitants. Par ailleurs, des retards dans l’exécution d’autres projets liés à la santé ont été signalés, sans explications suffisantes.

Le communiqué s’interroge également sur l’état des infrastructures éducatives, qui semblent inadaptées à la croissance démographique de la commune. Aucune information détaillée sur les projets en cours ou futurs n’a été fournie dans le bilan.

En ce qui concerne les programmes de formation et d’emploi pour les jeunes, le mouvement déplore l’absence de statistiques sur les bénéficiaires et les résultats. « Les annonces manquent de clarté et laissent planer le doute sur leur efficacité », souligne SEBI LA DEUK.

La question du logement étudiant est également au cœur des préoccupations. Le mouvement pointe un manque de transparence dans les mécanismes d’attribution des aides annoncées par la mairie.

Les infrastructures sportives et récréatives, promises depuis plusieurs années, peinent à se matérialiser. Là encore, le manque de détails sur les réalisations ou les projets en cours est dénoncé.

Sur le plan environnemental, le mouvement fustige une gestion qu’il juge « non durable », notamment en matière de développement urbain. Certains projets ne respecteraient pas les normes environnementales en vigueur, ce qui pourrait avoir des conséquences à long terme pour la commune.

En outre, SEBI LA DEUK critique l’absence de transparence financière. Le rapport ne fournit aucune information sur le recouvrement des fonds, ni sur l’allocation et la dépense des budgets municipaux.

Face à ce qu’il qualifie de gestion « opaque et insuffisante », SEBI LA DEUK appelle à une gouvernance plus responsable et transparente. Le mouvement exhorte le maire Alioune Pouye et son équipe à placer l’intérêt des citoyens au cœur de leurs priorités.

Kaolack : Distribution de 50 000 exemplaires du Saint Coran aux maîtres coraniques du CSMCS

Dans le cadre de son programme national de soutien aux daaras et aux maîtres coraniques, le Conseil Supérieur des Maîtres Coraniques du Sénégal (CSMCS) a organisé ce lundi une cérémonie de distribution de 50 000 exemplaires du Saint Coran. L’événement s’est tenu à Médina Baye, dans la capitale du Saloum, Kaolack.

Ces exemplaires ont été obtenus grâce au partenariat avec l’ONG turque Hayrât Yardım, en collaboration avec son partenaire local au Sénégal. Lors de la cérémonie, Amadou Tidiane Talla, président du CSMCS, a expliqué l’importance de cette initiative.

« Nous sommes ici à Kaolack pour poursuivre notre tournée nationale entamée il y a quelques jours, à travers les départements du Sénégal. À ce jour, nous avons visité 24 départements et il nous reste encore 22 à parcourir. L’objectif est de rencontrer nos membres, notamment les maîtres coraniques, les mamans daaras, ainsi que les parents d’élèves. Mais, en réalité, cette tournée est avant tout destinée à la distribution des exemplaires du Saint Coran fournis par nos partenaires turcs », a-t-il déclaré.

Amadou Tidiane Talla a également rappelé les réalisations des années précédentes :

• En 2021, le quota distribué était de 32 000 exemplaires.

• En 2022, il était de 30 000 exemplaires.

• En 2023, il atteint un total record de 50 000 exemplaires.

Soutien aux daaras et amélioration des conditions d’enseignement

Le président du CSMCS a souligné que cette initiative vise à mettre les maîtres coraniques dans des conditions optimales pour l’enseignement et l’apprentissage au sein des daaras.

« Cette rencontre a pu être organisée grâce à l’appui des autorités administratives et éducatives de la région de Kaolack, notamment la gouvernance, l’inspection d’académie et l’IEF de la commune. Nous encourageons les bénéficiaires à prendre soin de ces exemplaires du Saint Coran et à adopter de nouvelles méthodes de gestion des daaras. Cela permettra de renforcer la confiance des parents d’élèves envers notre système éducatif », a-t-il ajouté.

Enfin, Amadou Tidiane Talla a lancé un appel à la communauté pour accompagner les daaras, comme cela se fait dans d’autres pays, afin d’assurer un meilleur avenir aux élèves et aux enseignants.

Cette initiative constitue une étape majeure dans le renforcement de l’éducation coranique au Sénégal et dans la valorisation du rôle des daaras dans la société.

Kaolack : 74 contrats de formation remis aux jeunes à travers le programme “F2E”

Dans le cadre de la mise en œuvre des Formations École-Entreprise (F2E) pour l’année 2024-2025, le ministère de la Formation Professionnelle et Technique a organisé une cérémonie officielle de lancement des formations. Cet événement s’est tenu ce lundi au Centre de Formation Professionnelle (CFP) de Kaolack.

“Aujourd’hui, nous venons de lancer officiellement les formations pour l’année académique 2024-2025 dans la région de Kaolack. Cette année, nous avons ouvert quatre classes spécialisées : pâtisserie à Kaolack, agriculture à Nioro, horticulture à Mbadakhoun, et couture à Guinguinéo”, a déclaré Mahmoud Konté, chef d’antenne du programme F2E à Kaolack.

Lors de cette cérémonie, 19 contrats ont été remis aux apprenants de Kaolack. “Mardi, nous serons à Nioro du Rip pour remettre 20 contrats dans le domaine de l’agriculture, 20 autres à Mbadakhoun pour l’horticulture, et 15 pour la couture à Guinguinéo. Cela fait un total de 74 contrats validés par l’inspection du travail. Dès demain, ces jeunes pourront débuter leurs formations”, a ajouté M. Konté.

En ce qui concerne les critères de sélection, M. Konté a expliqué que le processus comprenait une phase de prospection suivie d’une sélection rigoureuse. “Pour la pâtisserie, nous avons reçu 103 candidatures mais seuls 20 ont été retenues. Il en va de même pour les autres filières : 20 apprenants pour l’agriculture, 20 pour l’horticulture et 20 pour la couture. Les candidats doivent être âgés de 16 à 35 ans, être de nationalité sénégalaise, et remplir certaines conditions académiques selon le type de certification : le CAP requiert un niveau minimum de quatrième, tandis que le CPS est accessible à tous, sans exigence de niveau scolaire. Mais l’essentiel, c’est la motivation”, a-t-il précisé.

Le programme F2E répond au besoin urgent d’améliorer l’employabilité des jeunes au Sénégal, où 80 % des demandeurs d’emploi ne disposent pas des qualifications nécessaires. “Ce programme vise à rendre ces jeunes immédiatement opérationnels. Ils passent 80 % de leur temps dans des entreprises et 20 % dans des centres de formation. À l’issue de la formation, ils obtiennent un diplôme professionnel qui leur permet d’accéder plus facilement au marché du travail”, a conclu Mahmoud Konté.

En marge de la cérémonie, Moustapha Ndiaye, inspecteur de l’éducation, a souligné l’impact positif de ce programme sur le système éducatif local. “Nos jeunes rencontrent souvent des difficultés d’insertion professionnelle, car nous mettons principalement l’accent sur des enseignements académiques. Ces centres combinent théorie et pratique, offrant aux apprenants des compétences immédiatement valorisables. Ceux qui bénéficient de ce programme obtiennent un diplôme professionnel et n’auront plus de problème d’insertion”, a-t-il affirmé.

Ce programme ambitieux confirme l’engagement du ministère en faveur de la formation technique et professionnelle pour réduire le chômage des jeunes et favoriser leur intégration dans le tissu économique du pays.

Macky Sall se lance dans les affaires : création de Semo Holding à Marrakech

L’ancien président sénégalais, Macky Sall, a entamé une nouvelle carrière dans le secteur privé. Depuis son départ de la présidence en avril dernier, Macky Sall s’est établi au Maroc, où il a fondé un cabinet dénommé Semo Holding. Cette entreprise, basée à Guéliz, un quartier prestigieux de Marrakech, offre des services variés dans des domaines stratégiques tels que l’environnement, l’énergie et les stratégies politiques.

Selon le journal marocain Le Desk, repris par L’AS ce lundi 13 janvier, Semo Holding ambitionne de devenir un acteur incontournable en Afrique et au-delà, s’appuyant sur un réseau de partenaires internationaux et le carnet d’adresses riche de l’ancien chef d’État. L’objectif affiché est de positionner cette structure comme une plateforme de collaboration hébergeant de nombreuses entreprises dans différents secteurs clés.

La création de Semo Holding semble refléter la volonté de Macky Sall de mettre à profit son expérience politique et ses connexions internationales pour contribuer au développement de projets structurants à l’échelle africaine. En tant qu’ancien président du Sénégal et figure influente du continent, Macky Sall bénéficie d’une reconnaissance qui pourrait favoriser la conclusion de partenariats stratégiques dans les secteurs de l’énergie renouvelable, de la gestion de l’environnement et du conseil politique.

L’installation de l’entreprise à Marrakech, une ville marocaine à la croisée des échanges économiques entre l’Afrique, l’Europe et le Moyen-Orient, témoigne d’un positionnement stratégique. Guéliz, quartier huppé de la ville, est reconnu pour abriter des institutions et entreprises à la pointe de l’innovation et des affaires. Ce choix semble indiquer une volonté de se rapprocher des grands décideurs économiques et d’exploiter le dynamisme du Maroc comme hub régional.

Avec Semo Holding, Macky Sall amorce un virage décisif après avoir dirigé le Sénégal pendant deux mandats présidentiels. Cette transition du domaine public au secteur privé marque un nouvel épisode dans sa carrière, où il mettra à contribution ses compétences et son expertise pour répondre aux besoins des marchés émergents.

La capacité de Semo Holding à s’imposer sur la scène économique africaine dépendra toutefois de sa capacité à offrir des solutions novatrices et à attirer des partenaires de poids. Néanmoins, avec le leadership de Macky Sall et ses ambitions affichées, cette nouvelle aventure entrepreneuriale pourrait bien redéfinir son empreinte sur le continent africain.

Kaolack / COUD : Le Cadre de Réflexion pour le Développement de l’Éducation au Sénégal recadre ceux qui évoquent le népotisme au sein du COUD

La nomination de Djidiack Faye, nouveau directeur des restaurants de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), continue de susciter des débats. Selon certaines sources, il serait un proche du directeur général du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD), Ndéné Mbodj, tandis que d’autres affirment que sa présence à ce poste ne serait que symbolique.

En réaction à ces accusations, le Cadre de Réflexion pour le Développement de l’Éducation au Sénégal a tenu une conférence de presse ce dimanche pour défendre cette nomination et répondre aux critiques.

« La nomination de Djidiack Faye n’est rien d’autre que la reconnaissance de sa compétence, de son leadership dans la gestion des biens publics et de son engagement pour l’émergence du pays. Nous verrons très bientôt des changements significatifs dans la gestion des restaurants au sein de l’UCAD. Grâce à ses compétences, les résultats escomptés seront visibles rapidement », a déclaré Chérif Moulaye Camara, porte-parole du jour du cadre.

Les étudiants, de leur côté, réclament une amélioration notable de la qualité des repas dans les restaurants universitaires. Ce problème, qui ressurgit presque chaque année, est une préoccupation majeure au sein de cette prestigieuse université.

Cependant, le porte-parole du cadre, M. Camara, reste confiant : « Avec l’arrivée de ce nouveau directeur, tous les problèmes rencontrés par les étudiants seront bientôt de vieux souvenirs. »

Il reste à voir si cette nomination marquera réellement un tournant dans la gestion des services de restauration de l’UCAD et répondra aux attentes des étudiants.

Farba Ngom dément toute implication dans l’affaire de blanchiment de capitaux

L’affaire de blanchiment de capitaux, qui alimente les débats depuis dimanche soir, continue de faire des vagues. Au cœur de la polémique, le député du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, Mouhamadou Ngom, alias Farba Ngom, a formellement rejeté les accusations de son implication dans ce dossier.

Dans une déclaration rapportée par Source A, Farba Ngom a tenu à clarifier sa position : « Je n’ai jamais été auditionné par cette juridiction (Ndlr : Pool judiciaire financier). À l’heure où je vous parle, je n’ai encore reçu aucune convocation. Je n’ai pas été informé d’une telle procédure. »

Cette mise au point intervient alors que le parquet financier a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour élucider cette affaire, évaluée provisoirement à plus de 125 milliards de francs CFA. Les informations de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) auraient contribué à l’enclenchement de cette procédure.

L’affaire, qui suscite déjà de vives réactions dans l’opinion publique, met en lumière les pratiques financières présumées illégales impliquant plusieurs personnalités. Le parquet financier reste déterminé à faire la lumière sur cette affaire qui pourrait avoir des ramifications importantes au sein des milieux politiques et économiques du pays.

Farba Ngom, connu pour son influence politique et ses prises de position souvent médiatisées, dénonce ce qu’il qualifie de « manipulation » visant à ternir son image. Cependant, les autorités judiciaires n’ont pas encore publié d’informations précises quant aux personnalités concernées par l’enquête en cours.

Alors que le dossier suit son cours, des questions se posent sur la nature exacte des transactions suspectes et sur les implications possibles des figures publiques. Le parquet financier a assuré qu’il agira avec transparence pour établir la vérité et punir, le cas échéant, les responsables.

Accident mortel à Teubi : L’ex-HCCT Fanta Sagna succombe à ses blessures

Le bilan de l’accident survenu ce samedi matin à Teubi, sur l’axe Ziguinchor-Bignona, s’alourdit. Parmi les blessés graves, l’ex-Haut Conseillère des Collectivités Territoriales (HCCT) Fanta Sagna a succombé à ses blessures au centre hospitalier régional de Ziguinchor.

L’accident impliquait une voiture de type sept places et un camion de transport d’ordures. Trois personnes avaient été déclarées mortes sur le coup, mais ce nouveau décès porte le nombre total de victimes à cinq. Parmi les premières victimes identifiées se trouvait le chef du village de Goungoulou, une localité située dans la commune de Sindian.

Selon les autorités médicales, deux autres blessés graves sont toujours en soins intensifs au centre hospitalier de Ziguinchor. L’accident, qui a eu lieu aux environs de 11 heures, a suscité une vive émotion dans la région de Bignona.

Les habitants de Teubi, une zone souvent théâtre d’accidents de circulation, réclament avec insistance l’installation de dos d’âne pour réduire la fréquence de ces tragédies. Selon eux, les excès de vitesse et le manque de dispositifs de sécurité routière sur cet axe sont à l’origine de nombreux drames.

Les autorités locales sont appelées à prendre des mesures urgentes pour sécuriser cette route, très fréquentée par les automobilistes et les transporteurs. En attendant, les familles des victimes endeuillées appellent à plus de prudence sur les routes.

Accident de circulation à Teubi (Ziguinchor) : trois morts et quatre blessés

Un violent accident de circulation s’est produit ce samedi 11 janvier à Teubi, un village situé sur l’axe Ziguinchor-Bignona, dans la commune de Niamone. Le bilan provisoire fait état de trois morts sur le coup et de quatre blessés graves.

Selon les premiers témoignages recueillis, l’accident est survenu vers 11 h, lorsqu’une voiture de type sept places est entrée en collision frontale avec un camion de transport d’ordures. Les victimes décédées étaient toutes à bord du véhicule sept places, qui a été gravement endommagé sous la violence du choc.

Les blessés ont été rapidement pris en charge et dirigés vers les structures de santé les plus proches pour recevoir les premiers soins. Toutefois, leur état inquiète les secours sur place, qui redoutent une aggravation du bilan humain.

La localité de Teubi est connue pour être un point noir sur cet axe routier très fréquenté. Les accidents y sont récurrents, principalement à cause de l’étroitesse de la route, du manque de signalisation et de la vitesse excessive des véhicules. Ce nouvel accident vient relancer le débat sur la sécurisation de cet axe, notamment par l’installation de dos d’âne pour réduire la vitesse des automobilistes.

Les habitants de Teubi, choqués par cette nouvelle tragédie, ont exprimé leur ras-le-bol face à la fréquence des accidents dans leur localité. Ils demandent aux autorités locales et nationales de prendre des mesures urgentes pour renforcer la sécurité routière sur cet axe.

« Il y a trop d’accidents ici. Nous avons besoin de dos d’âne pour ralentir les véhicules qui passent à toute vitesse. Nous interpellons les autorités pour qu’elles agissent rapidement afin d’éviter d’autres drames », a déclaré un habitant de Teubi.

Pour l’heure, une enquête a été ouverte par la gendarmerie pour déterminer les circonstances exactes de cet accident mortel. Les autorités locales sont également attendues sur place pour évaluer la situation et prendre les dispositions nécessaires afin de renforcer la sécurité sur cet axe très emprunté.

Saint-Louis : Deux pêcheurs portés disparus après le chavirement d’une pirogue à l’embouchure

Deux pêcheurs sont portés disparus après le chavirement de leur pirogue dans la nuit de jeudi à vendredi au niveau de la brèche de Saint-Louis. Selon les premières informations rapportées par le journal Le Soleil, l’embarcation transportait trois personnes originaires du village de Ngayna Lebou.

L’accident s’est produit dans des circonstances encore indéterminées. Seul un des trois pêcheurs a réussi à survivre au naufrage. Les deux autres sont toujours portés disparus, plongeant leurs familles et la communauté locale dans une grande inquiétude.

Des recherches sont en cours pour tenter de retrouver les disparus. Toutefois, la dangerosité de la brèche complique sérieusement les opérations de sauvetage. Cette zone maritime, connue pour ses forts courants et ses conditions de navigation périlleuses, a déjà été le théâtre de nombreux drames similaires dans le passé.

Les autorités locales, les pêcheurs de la région et les services de secours collaborent pour tenter de retrouver les deux pêcheurs manquants. La communauté de Ngayna Lebou suit de près les développements de cette tragédie, espérant un dénouement heureux malgré les difficultés des recherches.

La brèche de Saint-Louis reste un sujet de préoccupation majeur pour les pêcheurs locaux. Ces dernières années, elle a causé plusieurs naufrages mortels, suscitant des appels récurrents à renforcer la sécurité maritime dans cette zone particulièrement exposée aux intempéries et aux courants marins imprévisibles. Le chavirement de cette pirogue vient une nouvelle fois rappeler la nécessité de prendre des mesures urgentes pour sécuriser cette voie de navigation.

Le SAES décrète une grève de 48 heures pour exiger la mise en œuvre de l’allocation spéciale de retraite

Le Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) a annoncé un mouvement de grève de 48 heures, prévu pour les lundi 13 et mardi 14 janvier 2025. Cette mobilisation intervient dans un contexte de tensions persistantes avec les autorités, notamment autour de la question de l’allocation spéciale de retraite des enseignants-chercheurs et chercheurs.

Dans un communiqué, le bureau national du SAES a exprimé son indignation face à la non-réversion des pensions de retraite aux ayants droit des enseignants-chercheurs décédés. Le syndicat déplore également l’absence de mise en place d’un régime de retraite complémentaire, pourtant nécessaire pour garantir une meilleure sécurité sociale aux enseignants après leur carrière universitaire.

L’une des principales revendications du SAES concerne l’application du décret modifiant le décret n° 2020-1788 du 23 septembre 2020, qui porte création d’une allocation spéciale de retraite au profit des enseignants et chercheurs titulaires des universités publiques. Ce texte avait été examiné et adopté lors du Conseil des ministres du 28 février 2024, mais sa mise en application tarde à se concrétiser.

Le SAES rappelle que l’élargissement de l’assiette de cotisation pour la retraite a été acté, mais que les enseignants-chercheurs ne voient toujours pas les effets de cette mesure sur leurs pensions. Cette situation alimente un sentiment d’injustice et de frustration au sein de la communauté universitaire.

Par ailleurs, le SAES dénonce une augmentation de la charge statutaire de chaque enseignant-chercheur de 20 %, sans aucune compensation financière. Cette surcharge de travail, imposée sans discussion préalable ni contrepartie, est perçue comme une atteinte aux droits des enseignants et une dévalorisation de leur métier.

Le syndicat estime que cette situation met en péril la qualité de l’enseignement supérieur au Sénégal, tout en fragilisant la condition sociale des enseignants-chercheurs. « Le gouvernement doit respecter ses engagements et garantir un traitement digne aux acteurs de l’enseignement supérieur », martèle le communiqué du SAES.

Face à ce qu’il qualifie de « mauvaise foi » des autorités, le SAES prévient que cette grève de 48 heures pourrait être suivie d’autres actions plus radicales si leurs revendications ne sont pas prises en compte rapidement. Le syndicat appelle les autorités à faire preuve de responsabilité et à respecter les engagements pris dans le cadre du dialogue social.

Pour le SAES, cette grève n’est pas seulement une lutte syndicale, mais une bataille pour la dignité des enseignants-chercheurs et pour la sauvegarde de l’enseignement supérieur sénégalais. Le syndicat appelle ainsi tous les enseignants à se mobiliser massivement les 13 et 14 janvier pour faire entendre leur voix et obtenir la mise en œuvre des mesures promises par le gouvernement.

Cette mobilisation met en lumière les défis auxquels fait face le système universitaire sénégalais. Alors que le gouvernement affiche des ambitions élevées pour le secteur de l’enseignement supérieur, les revendications des enseignants-chercheurs rappellent que les conditions de travail et de retraite doivent être au cœur des priorités.

Le SAES réclame ainsi non seulement la réversion des pensions aux ayants droit, mais aussi l’instauration d’un régime de retraite complémentaire, une revalorisation des salaires, et une meilleure reconnaissance de la charge de travail des enseignants-chercheurs.

Kaolack : Cérémonie de Sargal dédiée à l’inspecteur d’académie Siaka Goudiaby et deux de ses ex-collègues

L’amicale du personnel de l’inspection d’académie de Kaolack, en collaboration avec l’ensemble des acteurs du système éducatif de la région, a organisé une cérémonie en l’honneur de l’inspecteur d’académie Siaka Goudiaby, récemment affecté à Louga, ainsi que de deux de ses collègues, Masse Amadou Bitèye, inspecteur de la langue arabe, et Yancouba Baldé, inspecteur de l’enseignement moyen, partis à la retraite.

Durant cette cérémonie, à laquelle ont assisté les autorités régionales et départementales de l’éducation ainsi que des partenaires techniques et sociaux, l’accent a été mis sur les nombreuses contributions et sacrifices de ces inspecteurs pour l’amélioration du système éducatif.

Siaka Goudiaby, qui a servi pendant cinq ans à l’inspection d’académie de Kaolack, a été salué pour sa loyauté et son engagement. Dans son discours, l’inspecteur d’académie Samba Diakhaté a qualifié M. Goudiaby d’« homme au parcours atypique et exemplaire ». Selon lui, grâce à son dévouement et à son dynamisme, l’inspection d’académie de Kaolack a connu des résultats remarquables pendant plus de quatre ans.

« Au sein de l’IA de Kaolack, M. Goudiaby a mis en place des mécanismes favorisant une éducation durable et de qualité, notamment à travers une mobilisation communautaire sans précédent », a affirmé M. Diakhaté.

Le travail de M. Goudiaby a été marqué par plusieurs initiatives innovantes :

• L’organisation de jeux de génie en herbe, de compétitions sportives et de journées d’excellence, devenues des éléments centraux de l’animation de la vie scolaire.

• La redynamisation de l’enseignement professionnel, un secteur qui lui tenait particulièrement à cœur, selon Jacques Diouf, président du collectif des professeurs de Kaolack.

• La mise en place d’une caisse de solidarité au sein de l’inspection d’académie, offrant un soutien moral, psychologique et financier aux membres du personnel.

Alphonse Diégane Thiaré, président régional de l’Association des parents d’élèves de Kaolack, a également salué l’impact positif de M. Goudiaby : « Cet homme prestigieux a laissé une empreinte indélébile à l’académie de Kaolack, où il a servi avec brio avant son affectation à Louga. Il demeure une icône et un modèle dont doivent s’inspirer les jeunes inspecteurs soucieux de leur carrière et de l’intérêt national. »

Par cette cérémonie de Sargal, l’amicale du personnel de l’inspection d’académie de Kaolack a voulu exprimer toute sa reconnaissance à M. Goudiaby et à ses deux collègues pour leurs services rendus au secteur de l’éducation.

Le Président Bassirou Diomaye Faye en visite auprès du Khalif général de la famille omarienne à Louga

Ce samedi matin, Son Excellence le Président Bassirou Diomaye Faye a effectué une visite hautement symbolique à Louga. L’occasion était la 61ᵉ édition de la ziarra annuelle dédiée à Thierno Mouhamadou Bachir Tall, Khalif général de la famille omarienne, un événement marquant dans le calendrier religieux du Sénégal.

Le Président a été accueilli avec tous les honneurs dans une ambiance empreinte de ferveur et de spiritualité. Lors de cette visite, il a tenu à réitérer son attachement aux valeurs d’unité, de paix et de solidarité prônées par la famille omarienne.

S’adressant au Khalif, le Président a exprimé sa profonde gratitude pour le rôle crucial que joue la famille omarienne dans la préservation des fondements spirituels du pays. « Le Sénégal vous doit une reconnaissance éternelle pour votre contribution à la paix sociale et au renforcement de notre foi commune. Votre action en faveur de l’éducation religieuse et de la cohésion nationale est une boussole pour nous tous », a déclaré le Président.

De son côté, le Khalif général, Thierno Mouhamadou Bachir Tall, a salué cette démarche présidentielle empreinte de respect et d’humilité. Il a prié pour la stabilité, la prospérité et la paix au Sénégal, tout en encourageant les dirigeants à toujours s’engager au service du peuple avec dévouement.

La ziarra annuelle de Louga, qui rassemble chaque année des milliers de fidèles venus de tout le pays et de la diaspora, constitue une opportunité unique de communion spirituelle. Ce pèlerinage honore l’héritage de Cheikh Oumar Foutiyou Tall, illustre figure de l’islam en Afrique de l’Ouest, et célèbre la transmission de son message de foi, de savoir et de service à la communauté.

Lat Diop à Rebeuss : un portrait contrasté entre accusations et solidarité

Depuis plus de trois mois, l’ancien directeur général de la Lonase, Lat Diop, est incarcéré à la Maison d’arrêt de Rebeuss. Accusé de détournement de deniers publics, de blanchiment de capitaux et d’extorsion de fonds, cet homme d’affaires controversé est au cœur d’un scandale qui alimente les débats publics et fait régulièrement la une des journaux. Pourtant, derrière les murs de la prison, un aspect inattendu de sa personnalité se dévoile : son sens du partage et de la générosité envers ses codétenus.

Selon des témoignages recueillis par L’Observateur, Lat Diop partage la chambre 42 avec douze autres détenus. Sa présence, bien que temporaire, semble avoir marqué ses compagnons d’infortune. Lors de son arrivée, après avoir reçu son premier repas de la part de sa famille, Lat Diop n’a pas caché son mécontentement. « La première fois qu’ils lui ont amené un repas, c’était un petit repas modeste. Il s’est fâché et leur a dit : “Plus jamais ça” », raconte Cheikhna Keïta, ancien détenu de Rebeuss récemment élargi.

Cette réaction a conduit sa famille à lui apporter, par la suite, des quantités importantes de nourriture. Loin de garder ces provisions pour lui, Lat Diop a fait preuve d’un altruisme notable en partageant systématiquement ses repas avec ses codétenus.

Cheikhna Keïta témoigne de cette générosité, soulignant que Lat Diop n’a jamais consommé seul ce que sa famille lui apportait. « Il ne gardait rien pour lui-même », confie-t-il. Ce comportement lui a valu une admiration sincère de ses compagnons de cellule, certains allant jusqu’à prier pour que sa présence parmi eux se prolonge.

Dans un environnement marqué par la promiscuité et le manque de ressources, cet élan de solidarité est d’autant plus remarquable. Pour beaucoup de détenus, les repas partagés par Lat Diop représentent bien plus qu’un simple soutien matériel : ils incarnent une rare forme de chaleur humaine dans un contexte souvent déshumanisant.

Cependant, à l’extérieur des murs de Rebeuss, l’image de Lat Diop reste ternie par les graves accusations portées contre lui. Soupçonné de s’être enrichi illicitement au détriment de l’État, il fait face à une procédure judiciaire qui pourrait aboutir à de lourdes sanctions. Pour ses détracteurs, ces gestes de générosité ne suffisent pas à effacer les soupçons de malversation qui pèsent sur lui.

D’autres, cependant, voient dans ce comportement une facette plus humaine d’un homme en quête de rédemption, ou du moins, d’une manière de s’affirmer positivement dans une situation difficile.

L’affaire Lat Diop est un rappel des contrastes qui peuvent définir une personnalité publique : accusé de crimes financiers, mais salué en prison pour son humanité. Si son destin judiciaire reste incertain, son passage à Rebeuss laisse une empreinte indélébile, non seulement dans le système carcéral, mais aussi dans l’opinion publique.

Retenue sur les pécules des ASP : une mesure pour renforcer la Mutuelle de santé

À partir de la fin de ce mois, une retenue mensuelle de 2 500 F CFA sera opérée sur les pécules des Agents de sécurité de proximité (ASP) pour financer leur contribution à la Mutuelle de santé. Cette décision, prise par la Direction générale de l’Agence de sécurité de proximité (ASP), s’inscrit dans une démarche de mise en conformité avec le principe de participation financière des adhérents, comme le stipule la loi n°2003-14 du 4 juin 2003 relative aux mutuelles de santé.

Selon Seydina Oumar Touré, directeur de l’Agence, cette mesure découle des recommandations du Conseil de surveillance de l’Agence et du ministère des Finances et du Budget. « Les mutuelles de santé doivent fonctionner selon le principe de la participation financière des membres et ne peuvent être entièrement financées par les subventions de l’État », précise-t-il. Cette contribution vise à garantir une meilleure prise en charge médicale et pharmaceutique des agents et de leurs familles, avec une couverture allant jusqu’à 80 % des frais liés aux évacuations, soins médicaux et médicaments.

La Direction affirme avoir engagé une « large concertation » avec les agents avant de prendre cette décision, précisant que l’adhésion à la mutuelle reste facultative. Les ASP qui ne souhaitent pas contribuer peuvent en faire la demande pour se désaffilier et se faire rembourser les montants prélevés.

Malgré les explications fournies, la mesure suscite des critiques. Les pécules des ASP, jugés très faibles, sont considérés insuffisants pour absorber cette retenue. Certains agents craignent également que cette contribution, bien que destinée à renforcer la solidarité et la protection sociale, ne pèse davantage sur leur pouvoir d’achat.

Créée en 2013 pour améliorer la sécurité de proximité et créer des emplois pour la jeunesse, l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité traverse une période de turbulences. Le débat sur la pérennisation de sa structure et le statut des ASP est relancé, notamment après la décision récente de la Police nationale de retirer les ASP de la gestion de la circulation.

Malgré les défis, la Direction générale invite les ASP à faire preuve de solidarité pour renforcer la Mutuelle de santé. « Cette démarche vise à protéger les agents et leurs familles tout en respectant les normes en matière de gestion des mutuelles de santé », conclut Seydina Oumar Touré.

Omar Sy reçu par le Président de la République : un échange autour de la culture et de la Vision Sénégal 2050

L’acteur franco-sénégalais Omar Sy a été reçu en audience par le Chef de l’État au Palais de la République. Selon la cellule de communication de la Présidence, cette rencontre s’inscrit dans une démarche de courtoisie et de dialogue autour de la Vision Sénégal 2050, un projet stratégique pour le développement inclusif et durable du pays.

Lors de cet échange, le Président de la République a tenu à mettre en avant le potentiel considérable du Sénégal dans les domaines du cinéma et de la culture, en insistant sur le rôle crucial joué par une jeunesse talentueuse et dynamique. « Le Sénégal regorge de talents exceptionnels, et il est essentiel de les soutenir pour faire rayonner notre pays à l’échelle internationale », a-t-il affirmé.

Omar Sy, acteur de renommée mondiale connu pour ses rôles marquants dans des productions telles que Intouchables ou Lupin, a également partagé son intérêt pour le développement du secteur culturel au Sénégal. La rencontre a été l’occasion de souligner l’importance de valoriser le patrimoine culturel sénégalais et de renforcer l’attractivité du pays pour des projets artistiques et cinématographiques.

Le Président a réaffirmé sa volonté de faire du Sénégal un modèle de progrès inclusif et durable. Il a encouragé la participation de tous les talents sénégalais, qu’ils soient basés au pays ou à l’étranger, à contribuer à l’émergence nationale. Cette vision s’inscrit dans une démarche globale visant à renforcer l’image du Sénégal comme un hub créatif en Afrique.

La rencontre a également permis de rappeler la détermination de l’État à soutenir la production cinématographique locale, un levier stratégique pour la promotion de l’économie créative et du patrimoine sénégalais. À travers des initiatives concrètes, l’objectif est de transformer le Sénégal en une destination prisée pour les tournages et les projets créatifs, tout en offrant des opportunités aux jeunes artistes et professionnels du secteur.

Cette audience symbolise l’engagement citoyen et la contribution des figures sénégalaises reconnues mondialement, telles qu’Omar Sy, au rayonnement international du pays. À travers des partenariats entre le gouvernement et des personnalités influentes, le Sénégal aspire à devenir un acteur majeur sur la scène culturelle et artistique mondiale, tout en veillant au bien-être de ses citoyens.

PRÉVISIONS ÉCONOMIQUES ET CHERTÉ DE LA VIE : Que les Sénégalais se serrent la ceinture !

Des temps durs s’annoncent pour les Sénégalais, selon les prévisions économiques du Document de Programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) pour la période 2025-2027. L’inflation des prix à l’international, la pression des tensions géopolitiques, du changement climatique et des importations alimentaires croissantes risquent de rendre le coût de la vie de plus en plus élevé pour les populations sénégalaises.

Le rapport du Document de Programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) concernant les prévisions économiques pour la période 2025-2027 soulève des inquiétudes quant à l’évolution du coût de la vie dans le pays. Bien que le taux de croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) réel soit projeté à 8,8% en 2025, plusieurs facteurs externes pourraient compromettre cette croissance.

FACTEURS EXTERNES
L’une des principales préoccupations concerne l’impact de l’évolution des prix mondiaux du pétrole et du gaz, dont les fluctuations ont des conséquences directes sur l’économie sénégalaise. En effet, le secteur énergétique sénégalais est particulièrement vulnérable aux variations des prix de ces ressources, car il dépend fortement des importations de produits pétroliers, qui représentent environ 30% des importations totales du pays, soit 12% du PIB. De plus, le secteur énergétique du Sénégal repose en grande partie sur des centrales thermiques, avec 70% de la puissance installée provenant de cette source, rendant ainsi le pays encore plus susceptible aux hausses des prix de l’énergie sur le marché international.
Par ailleurs, les prévisions actuelles du Fonds Monétaire International (FMI) estiment que le prix du pétrole brut pourrait baisser de 10,4% en 2025 pour atteindre 72,8 dollars le baril, soit une réduction de 8,5 dollars par rapport à 2024. Toutefois, cette baisse anticipée des prix pourrait ne pas se réaliser si les tensions géopolitiques actuelles, en l’occurrence les conflits entre Israël et le Hamas et la guerre russo-ukrainienne s’intensifient. Si ces conflits venaient à s’étendre, notamment à l’Iran ou à d’autres zones productrices de pétrole, cela pourrait inverser la tendance actuelle et provoquer une flambée des prix du pétrole. Ce qui nuirait à l’économie sénégalaise en augmentant les coûts de l’énergie et, par ricochet, le coût de la vie.
Les subventions énergétiques, qui ont représenté une part importante des dépenses publiques ces dernières années, illustrent bien l’ampleur de cette problématique. En 2022, les subventions à l’énergie s’élevaient à 750 milliards de FCFA, soit 4,3% du PIB, et en 2023, elles ont diminué à 596 milliards de FCFA, représentant encore 3,1% du PIB.


FACTEURS INTERNES
Parallèlement à cette incertitude sur les prix de l’énergie, la production de pétrole et de gaz au Sénégal pourrait connaître une réduction significative en 2025. Une baisse estimée à 50% de la production dans ces secteurs pourrait avoir des conséquences désastreuses sur l’économie nationale. En effet, une telle baisse de la production se traduirait par une réduction de la croissance économique à seulement 5,3% en 2025, contre une prévision initiale de 8,8%. Cette perte de 3,5 points de pourcentage dans les prévisions de croissance serait un coup dur pour l’économie sénégalaise. Toutefois, une reprise est attendue en 2026, avec un rebond estimé à 3,6 points de pourcentage, mais l’effet de cette baisse de la production devrait progressivement s’estomper après 2027, permettant un retour à une croissance plus stable.
Un autre facteur de perturbation pour l’économie sénégalaise est l’impact du changement climatique, qui menace la stabilité des infrastructures et des secteurs productifs. Les catastrophes naturelles, telles que les inondations ou l’érosion côtière, risquent de provoquer des perturbations majeures dans l’économie. Les résultats de simulations réalisées par le DPBEP montrent que la mise en place d’infrastructures adaptées aux défis climatiques offrirait de nombreux avantages par rapport à l’approche actuelle, qui privilégie des infrastructures standards. En cas de catastrophe naturelle, les pertes de croissance seraient beaucoup plus importantes avec des infrastructures standards qu’avec des infrastructures conçues pour résister aux effets du changement climatique. En effet, les pertes de croissance dans le premier cas sont estimées à plus de 6% du PIB, tandis que dans le second, elles seraient limitées à 2% du PIB. De plus, le retour à un état économique stable serait beaucoup plus rapide dans le cas d’infrastructures adaptées, avec un délai de deux ans contre cinq ans pour les infrastructures standard.

RÉPERCUSSIONS SOCIALES
En ce qui concerne la consommation des ménages, le DPBEP indique que les produits alimentaires représentent près de la moitié du panier moyen de consommation des Sénégalais, soit 49,6%. Cette forte proportion des produits alimentaires dans la consommation des ménages rend la population particulièrement vulnérable aux hausses des prix. De plus, le Sénégal dépend fortement des importations alimentaires, ce qui contribue à l’inflation interne. Selon l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD), les importations ont connu une forte augmentation en octobre 2024, s’élevant à 698,3 milliards de FCFA, contre 544,3 milliards de FCFA en septembre 2024, soit une hausse de 28,3%. Par rapport à octobre 2023, cette augmentation est de 16,5%. En cumul annuel, les importations à la fin de septembre 2024 ont atteint 5 862,8 milliards de FCFA, contre 5 828,6 milliards de FCFA à la même période en 2023, soit une augmentation de 0,6%. Cette croissance des importations, combinée à un solde commercial négatif croissant, renforce les pressions inflationnistes sur l’économie locale. En octobre 2024, le solde commercial a ainsi atteint -342,4 milliards de FCFA, contre -121,6 milliards de FCFA en septembre 2024.
La situation des importations, couplée à l’impact des chocs externes, surtout les tensions géopolitiques et le dérèglement climatique, explique la hausse continue du coût de la vie au Sénégal. Les produits locaux subissent l’influence directe des augmentations de prix à l’échelle internationale. Ce phénomène ne semble pas près de s’arrêter. L’économie mondiale, marquée par une augmentation des tensions commerciales, un resserrement des conditions financières et des conflits géopolitiques, affecte directement la consommation des Sénégalais, dont le pouvoir d’achat continue de se dégrader. Ainsi, bien que les prévisions économiques pour les années à venir indiquent une croissance, cette dernière risque d’être largement contrebalancée par l’inflation et la cherté de la vie.


Penda THIAM

Tranches de vie : Awa Plaisir, la fée du logis de la Diaspora

Traoré Awa, 37 ans, bien plus qu’une entrepreneure accomplie, est une mère épanouie avec des enfants à éduquer . Comment concilier vie de famille et vie d’entreprise ? “J’ai toujours été dynamique. Faire plusieurs choses en même temps, travailler, m’occuper de mes enfants, jongler entre mille responsabilités, c’est ce qui m’anime profondément. C’est ma personnalité et mon moteur”, rétorque-t-elle, le plaisir franc de partager son expérience.

L’énergie infatigable et la détermination sans faille, Awa a su transformer chaque défi en une opportunité de grandir, personnellement comme professionnellement. Après 12 années de labeur aéroportuaire

, desquelles elle sortira outillée en rigueur et sens de l’organisation, une rencontre fortuite avec un vendeur de produits d’entretien ménager marquera un tournant décisif dans sa vie. C’était en 2020.

De l’assistanat à l’entrepreneuriat

Altruiste, portée à l’assistance, elle a commencé par organiser des points de rencontre au profit de ce vendeur, avant, quelques semaines plus tard, de se mettre, elle-même, à la vente. Ainsi, ouvrira-t-elle sa première entreprise dans un domaine qui lui était, à l’époque, inconnu.

Entrepreneure infatigable, Awa Plaisir se distingue par son professionnalisme qui lui permet une prompte structuration de son activité, l’achat d’un camion et de box pour stockage. Chaque semaine, elle rechargeait ses palettes chez son fournisseur pour aller livrer de ville en ville, du lundi au dimanche. “Je pouvais commencer ma journée à 9h et rentrer chez moi à minuit. Je n’arrêtais jamais. J’étais infatigable.” Toutefois, son parcours entrepreneurial n’a pas été un long fleuve tranquille. Un accident avec son camion, lors d’une livraison, la marque encore aujourd’hui. “J’ai cru que tout était fini. J’ai pensé que AwaPlaisir s’arrêtait là. Mais il m’était inconcevable ide baisser les bras. Deux jours après, j’ai fait réparer mon camion et je suis repartie livrer jusqu’à Montpellier, plus de 24 heures de route sans dormir.” Ce sera le déclic. À son retour, elle décida de prendre un bureau qu’elle a baptisé **AwaPlaisir**. 

De la décoration à la construction clé en main 

Mieux, Awa eut une nouvelle idée : associer la construction à la vente de mobilier. “Je voulais offrir quelque chose de complet à mes clients. Je construisais et leur proposais mes meubles.” Ainsi sera lancé son projet de construction clé en main, avec décoration intérieure et ameublement.

“Au départ, je ne réalisais pas que ce que je faisais était aussi grandiose. Mais avec le temps, je me suis rendu compte de l’impact et de la valeur de mes projets.” Aujourd’hui, AwaPlaisir est à la tête d’une entreprise de construction clé en main : du gros œuvre à la décoration finale, en passant par la fourniture de meubles. 

Camion Awa Plaisir

Servir la diaspora

AwaPlaisir se sent investie d’une mission. “Beaucoup d’émigrés veulent construire au pays, mais n’ont pas le bon accompagnement. Avec pour objectif de leur offrir cette possibilité, je veux être cette personne de confiance qui leur permet de réaliser leurs rêves.”

Son expertise et son intégrité en bandoulière, du Sénégal au Mali, avec elle la diaspora concrétise ses projets. “Rien ne me satisfait plus que de voir un client heureux et fier de ce que nous avons accompli ensemble.” 

Opportunes épreuves

Chaque épreuve cache une opportunité. C’est la conviction de AwaPlaisir qui confie : “Chaque difficulté traversée m’a ouvert une nouvelle porte. Après mon accident de camion, j’ai ouvert AwaPlaisir. Chaque épreuve m’a fait grandir et fait passer à une nouvelle étape. Entreprendre, c’est regarder au-delà des obstacles, car derrière chaque difficulté, il y a un bien.”

Aussi, je vous le dis : croyez en vos rêves. Vous êtes capable de réaliser tout ce que vous voulez, il faut juste y croire, foncer sans réfléchir, et vous y arriverez grâce à Dieu.

Par Mamadou LY

Éducation/Enseignement Moyen Secondaire : Les Sortants de la FASTEF 2022 interpellent le Président de la République sur leur situation

Le Collectif des Sortants de la FASTEF 2022 exprime sa profonde colère face aux nombreuses difficultés rencontrées par ses membres. Les responsables de cette structure dénoncent plusieurs dysfonctionnements, notamment en ce qui concerne la situation des professeurs contractuels.

Selon le collectif, bien que plusieurs actes d’intégration aient été publiés depuis trois mois pour ces enseignants, un grand nombre d’entre eux, relevant notamment de l’Inspection académique (IA) de Saint-Louis, se heurtent à des obstacles inadmissibles dans la finalisation de leur intégration. « Cependant, un nombre important de ces enseignants, notamment ceux relevant de l’IA de Saint-Louis, rencontrent des obstacles inadmissibles dans la finalisation de leur intégration. Les enseignants, ayant déjà déposé leurs demandes de mise en solde dans l’IA de Saint-Louis, constatent que leurs dossiers ne sont pas acheminés à Dakar, sous prétexte d’un manque de moyens de transport. Cette situation est incompréhensible et injustifiable, alors même que l’État a entamé des démarches positives en publiant des actes d’intégration », expliquent-ils.

Le collectif pointe également du doigt les lenteurs administratives qui bloquent de nombreux dossiers. Plusieurs enseignants contractuels, en attente de signature depuis plusieurs mois, voient leurs actes bloqués dans le circuit administratif. « D’autres signalent des pertes de dossiers ou encore des retards inexpliqués dans le processus d’intégration. Cette lenteur administrative fragilise des enseignants déjà dans une situation précaire », regrettent les responsables.

En outre, le collectif critique vivement le silence des syndicats face à leurs revendications. « Ces structures ne semblent pas porter nos revendications, alors que la situation des professeurs contractuels nécessite un plaidoyer fort et urgent », déplorent-ils.

Face à cette situation, le collectif des sortants de la FASTEF 2022 appelle le ministre de l’Éducation, Bassirou Diomaye Faye, ainsi que le Premier ministre, à intervenir rapidement. Ils réclament :

1. L’acheminement immédiat des demandes de mise en solde des enseignants contractuels, notamment celles en attente à l’IA de Saint-Louis, vers Dakar.

2. La publication rapide des actes d’intégration restants pour les professeurs contractuels de la promotion 2022 et des promotions antérieures.

3. La mise en place d’un suivi administratif rigoureux afin de prévenir les pertes ou les retards de dossiers dans le circuit.

Enfin, le collectif avertit qu’il n’hésitera pas à organiser une série d’actions si ses doléances ne trouvent pas de réponse dans les meilleurs délais.

Plongée dans l’abîme : Ces entreprises publiques en situation critique

La situation des entreprises publiques sénégalaises est aujourd’hui plus alarmante que jamais. Le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2025-2027, récemment mis à jour, a tiré la sonnette d’alarme concernant la dégradation inquiétante des capitaux propres de plusieurs sociétés nationales. Le quotidien Libération, dans une analyse approfondie, révèle des chiffres édifiants qui témoignent d’une gestion financière défaillante et de la crise structurelle qui touche des piliers économiques essentiels du Sénégal.

En tête de liste des sociétés les plus fragiles se trouve la Société nationale de recouvrement (SNR), qui affiche des capitaux propres vertigineusement négatifs, estimés à -86,7 milliards de francs CFA au 31 décembre 2023. Ce gouffre financier est d’autant plus préoccupant qu’il contraste fortement avec son capital social initial de seulement 25 millions de francs CFA. Cette situation laisse entrevoir un besoin urgent de réformes pour redresser une entreprise désormais en état de quasi-faillite, ce qui pourrait entraîner une remise en cause de sa viabilité à court terme.

La Société nationale de gestion et d’exploitation du patrimoine bâti de l’État (SOGEPA) suit de près, avec un capital social de 10 millions de francs CFA, mais des capitaux propres tombés à -28,5 milliards de francs CFA. Cela représente une perte équivalente à plus de la moitié de son capital social. Une dégradation alarmante qui reflète un déséquilibre structurel persistant et l’inefficacité dans la gestion de ses actifs.

Le groupe SN La Poste, autrefois fleuron des services publics au Sénégal, affiche une situation financière catastrophique. Selon Libération, ses capitaux propres, affectés par des déficits chroniques, se chiffrent désormais à -143 milliards de francs CFA, un désastre financier pour une société dont le capital social était de 2,9 milliards de francs CFA. Cette chute dramatique souligne la crise profonde que traverse l’entreprise, mettant en péril sa pérennité à long terme.

La situation n’est guère plus reluisante pour certaines entreprises à participation publique majoritaire. La compagnie de transport Dakar Dem Dikk, essentielle pour les déplacements urbains, enregistre des capitaux propres négatifs de -60,7 milliards de francs CFA au 31 décembre 2023, malgré un capital social de 1,5 milliard de francs CFA. Cette situation critique reflète les tensions financières qui pèsent sur l’entreprise, et ce, malgré son rôle clé dans le transport public de la capitale et des autres régions.

Quant à la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (SONACOS), bien que moins endettée que ses consœurs, elle n’échappe pas à des difficultés notables. Ses capitaux propres ont chuté à 10,068 milliards de francs CFA, soit presque la moitié de son capital social de 20,234 milliards de francs CFA. Cette baisse significative met en lumière l’impact des déficits cumulés et interroge sur la viabilité de l’entreprise à long terme.

Ces chiffres sont plus que des indicateurs comptables ; ils traduisent une véritable crise systémique au sein des entreprises publiques sénégalaises. Loin d’être un simple problème financier, cette dégradation met en péril l’emploi, la qualité des services publics et, par ricochet, la stabilité économique du pays.

Le DPBEP 2025-2027 met en exergue les risques sérieux que ces entreprises représentent pour la soutenabilité financière de l’État, si aucune réforme n’est engagée rapidement. Ces sociétés, qui ont joué un rôle majeur dans le développement du Sénégal, se trouvent aujourd’hui dans une spirale de pertes qui nécessite une attention urgente.

Le DPBEP propose plusieurs solutions pour tenter d’enrayer cette dynamique destructrice :

  • Une meilleure gouvernance et une gestion plus rigoureuse des ressources, afin de limiter les dérives financières.
  • Une recapitalisation massive, afin de donner un nouveau souffle à ces entreprises et de rétablir leur solvabilité.
  • Un contrôle strict des finances, pour éviter de nouvelles pertes et garantir que les fonds publics sont utilisés de manière optimale.
  • Une réflexion profonde sur le modèle économique de ces entreprises, afin de les rendre plus efficaces et pérennes à long terme.

Alors que ces entreprises publiques traversent une tempête financière sans précédent, leur survie dépendra de décisions stratégiques et audacieuses. Comme le souligne Libération, « ces chiffres ne doivent pas seulement interpeller, ils doivent mobiliser les autorités compétentes pour sauver ce qui peut encore l’être ». Un appel urgent à l’action pour éviter que ces géants de l’économie publique ne sombrent dans une faillite qui aurait des conséquences dramatiques pour l’ensemble de la nation.

Radié et déclaré déserteur après avoir perdu son œil droit dans une mission, le Caporal Ousseynou Fall adresse une lettre ouverte au Président Diomaye

Dans une lettre ouverte adressée au Président de la République du Sénégal, M. Bassirou Diomaye Diakhar Faye, le Caporal Ousseynou Fall exprime sa profonde indignation après avoir été victime d’une injustice au sein de l’Armée Nationale. Blessé gravement lors d’une mission en 2015, il dit être « faussement déclaré déserteur et radié des effectifs militaires » sans que ses droits ne soient respectés. Dans sa requête, il appelle à une réparation de ce préjudice et à une réévaluation de sa situation, soulignant l’excès de pouvoir et l’absence de justice militaire dans son cas.

Lettre Ouverte à son Excellence, Monsieur Le Président de la République Sénégal, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar Faye  

À Monsieur le Président de la République du Sénégal.

Objet: Victime d’une préjudice

Monsieur le Président de la République,

Incorporé dans l’Armée Nationale le 01 janvier 2005 comme engagé volontaire (EVDA)au titre du service actif vingt quatre mois ,j’ai servi pendant 11ans sans interruption avec loyauté et abnégation la République et sa nation.

L’ objet de ma Requête s’explique par la raison très simple que se sont les circonstances qui dictent les événement. Et si cela se trouve, les circonstance que j’ai vécues sont caractérisées par une blessure grave à l’oeil droit qui m’ a rendu borgne au cour d’ une mission régulière au cour de la quelle  j’ai perdu cet oeil droit.

Sortie de l’hôpital principal de Dakar (HPD)le 07/02/2015 et mis en permission de convalescence de vingt neuf (29)jours renouvelables(voir pièce jointes).J’ai constaté avec amertume que mon chef de corps m’a porté déserteur le 23 Aout 2015 pour motif suivant :absence irrégulière non motivée.

A la fois surpris, confus et sidéré par cette décision et la matière dont j’ai été conduit étant blessé aggravé à la brigade de la gendarmerie sous bonne escorte de militaire armés de fusils d’assaut M16 et de munitions.

Le motif évoqué par mon chef de bataillon a engendré ma radiation du personnel des Armées ,malgré mon inaptitude certifiée par un médecin militaire chef du CMG Nord de saint Louis le 31/12/2015 à la suite de ma visite de libération.

Profondément indigné par l’acte désobligeant et désolant commis par l’autorité militaire qui ne se couvre même plus du manteau de la décence. Pour ces raisons je suis en droit de dénoncer la gestion calamiteuse non fondée dont j’ai été victime.

Asservissement aujourd’hui par mon chef de bataillon: l’excès de pouvoir de juger et de libérer sans ordonnance du tribunal militaire semble justifier un pouvoir absolu à visage masqué s’installant dans l’armée.

Il affecte gravement ma morale entant que subordonné animé par la fibre patriotique Cet excès de pouvoir pèse sur ma carrière et engendre injustement ma libération que je juge prématurée.

Il faut noter que la complaisance a atteint son paroxysme dans le milieu de la hiérarchie ou la justice est pervertie au bénéfice de l’excès de pouvoir et la reconnaissance due aux subordonnées foulée du pied .La fraternité d’armes risque de perdre ses lettres de noblesse pour laisser la place à des relations pas les meilleures faites souvent d’animosité

J’ai du mal à comprendre et à accepter le pourquoi de tel acharnement développé par Lieutenant Colonel Jean SYLVESTRE BIAGUI qui ne cherche qu’à me persécuter.

Monsieur le Président, j’ai été radier le 5 février 2016 sans droit ni conseil d’enquête ,ni conseil de discipline, ni tribunal militaire, ni commission  de reforme, ni pension d’invalidité avec une inaptitude à la  libération certifiée par un médecin militaire.

Soucieux de la réparation du préjudice occasionné par ce Colonel. Mon général avec votre soutien, j’engagerais toutes mes forces pour le réexamen de ma situation .

Je viens très respectueusement soumettre à votre autorité la réparation du préjudice occasionnée par une très mauvaise gestion de ma situation de militaire convalescent ayant accompli onze (11) ans de loyaux services rendus à la République et sa nation.

AMPLIATIONS :

.Monsieur le Premier Ministre du Sénégal 
Monsieur le Ministre des forces forces armées 
.Monsieur le CEMGA
Fait à Thiès le 9 Janvier 2025
Caporal Ousseynou Fall

Démarrage des cours d’anglais au préscolaire et à l’élémentaire : Les enseignants menacent de boycotter

Les enseignants retenus pour matérialiser le démarrage des apprentissages en anglais dans le préscolaire et l’élémentaire menacent de ne pas débuter les cours prévus à partir de ce mardi 14 janvier. Ces maîtres chargés des cours d’anglais expriment leur mécontentement concernant plusieurs revendications non satisfaites. Parmi ces demandes figurent l’attribution d’indemnités mensuelles, l’allègement des cours de français, la revalorisation de leur statut, ainsi que la mise à disposition du matériel didactique et l’organisation de formations continues.

« Nous n’allons pas démarrer les cours d’anglais mardi prochain parce que les maîtres arabes n’ont pas fait la même chose. Eux, ils ont été recrutés dans les écoles comme maîtres d’arabe uniquement. Au-delà d’être maîtres de français, nous sommes également des maîtres chargés de cours d’anglais. Nous devons exclusivement nous concentrer sur l’enseignement de l’anglais à l’élémentaire », a déclaré El Hadj Thierno Faye, le porte-parole du collectif des enseignants, lors d’une intervention sur la RFM.

Notons que les 649 enseignants admis pour dispenser les cours d’anglais dans le préscolaire et l’élémentaire sont divisés sur la question du boycott. Si certains d’entre eux menacent de ne pas débuter les cours d’anglais à la date retenue, d’autres, en revanche, se disent prêts à assurer les cours dès le jour du démarrage.

Pour rappel, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a procédé le vendredi 13 décembre 2024 à Diamniadio au lancement officiel de l’introduction de l’anglais dans l’enseignement préscolaire et élémentaire au Sénégal. Cette initiative vise à renforcer les compétences linguistiques des élèves dès le plus jeune âge. Dans ce cadre, 649 enseignants maîtres d’anglais ont été recrutés et formés pour accompagner ce projet ambitieux qui intègre désormais le programme éducatif national.

PAOSKOTO : UNE VINGTAINE DE MANIFESTANTS CONTRE FLEX EAU ARRÊTÉS PAR LA GENDARMERIE

Les populations dénoncent la cherté des factures d’eau.

Une manifestation contre Flex’Eau à Paoskoto a conduit à l’arrestation d’une vingtaine de personnes et a fait plusieurs blessés parmi les manifestants.

Ce matin, les habitants du département de Nioro ont barré la RN4 pour protester contre les opérations de retrait de compteurs effectuées par les agents de Flex’Eau. Ces actions ont suscité une vive indignation au sein de la population locale.

Face à cette situation, la gendarmerie s’est déployée sur place et a procédé à des arrestations. Actuellement, les manifestants se trouvent devant la préfecture pour exprimer leur colère et dénoncer la gestion de Flex’Eau, qu’ils accusent d’imposer des factures d’eau excessivement élevées.

Les chauffeurs de taxis du Sénégal en grève : dénonciation des “War Gaindé” et de l’insécurité dans le secteur

Le Syndicat démocratique des chauffeurs de taxis du Sénégal (SDCTS) a annoncé une manifestation dans les rues de Dakar le 22 janvier prochain. Cette mobilisation vise à dénoncer les pratiques qu’ils qualifient de “transports irréguliers”, à l’instar des motos-taxis communément appelés « War Gaindé », mais aussi à alerter sur l’insécurité croissante dans le secteur du transport.

Modou Ndiaye, secrétaire général du SDCTS, a exprimé son mécontentement face à la prolifération des motos-taxis, souvent perçues comme un moyen de transport non réglementé. Lors d’une intervention sur la RFM, il a rappelé que le Premier ministre a récemment émis une circulaire concernant l’immatriculation et les permis de conduire pour les motos. Toutefois, ces mesures, bien qu’encourageantes, ne suffisent pas selon lui :

« Ces motos ne sont pas encore habilitées à faire du transport de personnes. Elles doivent se limiter aux livraisons et laisser le transport urbain et interurbain aux acteurs agréés », a-t-il martelé.

Le responsable syndical a également fustigé l’absence de casques et d’assurances pour ces conducteurs de deux-roues, pointant un danger pour les passagers et les usagers de la route.

Les “War Gaindé” et “Allos Dakar” dans le viseur

Modou Ndiaye ne s’est pas limité aux motos-taxis, dénonçant également les plateformes de covoiturage telles que « Allos Dakar » et les services informels de transport.

« Déjà, le nom “War Gaindé” fait peur. Ils ont accaparé le transport », s’est-il indigné, accusant ces modes de transport de réduire les opportunités des chauffeurs de taxis traditionnels tout en créant un climat d’insécurité.

Le secrétaire général a exhorté les autorités à agir avec fermeté pour réguler non seulement les motos, mais également les services numériques et autres alternatives jugées illégales.

Cette manifestation se veut un appel fort aux nouvelles autorités pour qu’elles prennent leurs responsabilités face à une situation qui, selon les chauffeurs de taxis, menace leur survie économique et la sécurité des usagers.

« Il ne faut pas faire dans la demi-mesure. Les deux-roues, les applications, les ‘Allos Dakar’ et les ‘War Gaindé’ doivent être strictement encadrés », a conclu Modou Ndiaye.

Le 22 janvier, les rues de Dakar seront ainsi le théâtre d’une mobilisation qui, selon les chauffeurs, vise non seulement à défendre leurs droits, mais aussi à réclamer une meilleure organisation du secteur des transports au Sénégal.

Un redoutable voleur de motos arrêté : l’affaire A. Diop, alias « Pakala »

Âgé de seulement 19 ans, A. Diop, plus connu sous le pseudonyme « Pakala », est au cœur d’une affaire qui suscite l’intérêt des autorités et de l’opinion publique. Mécanicien de profession, il s’est également imposé comme un voleur de motos redoutable, semant la terreur parmi les propriétaires de deux-roues.

D’après les informations relayées par le journal L’As, Pakala était activement recherché depuis plusieurs mois avant d’être finalement appréhendé par les forces de l’ordre, sous la direction du Commissaire Kébé. Son arrestation est intervenue dans le cadre d’une enquête sur un vol de moto commis lors des festivités de fin d’année.

Selon L’As, cette arrestation pourrait n’être que la partie émergée de l’iceberg. Pakala est visé par plusieurs plaintes de victimes qui l’accusent d’avoir volé leurs motos dans diverses circonstances. Ces accusations soulèvent des interrogations sur l’étendue de ses activités illicites et d’éventuelles complicités.

Les autorités judiciaires envisagent un retour de parquet pour le jeune suspect, une procédure qui pourrait marquer un tournant dans cette affaire. Ce processus permettrait aux magistrats de réunir davantage d’éléments avant d’engager des poursuites formelles.

L’évolution de ce dossier retient particulièrement l’attention. Les zones d’ombre autour des activités de Pakala laissent entrevoir des révélations potentielles qui pourraient élargir le champ de l’enquête. L’As promet de suivre cette affaire de près et d’apporter de nouveaux éclairages dans ses prochaines éditions.

Pour l’instant, l’arrestation de Pakala représente une victoire pour les forces de l’ordre, mais elle pose aussi la question de l’insécurité grandissante liée aux vols de motos, un fléau qui touche de nombreux quartiers. Les victimes, quant à elles, espèrent que justice sera faite et que cette affaire servira d’exemple dissuasif pour d’autres criminels en herbe.

Mystérieux cambriolage à la Sonacos : des ordinateurs volés et des questions en suspens

Un étrange cambriolage a eu lieu au siège de la Direction générale de la Sonacos, situé en plein cœur de Dakar. Selon des informations rapportées par le journal Libération, des individus non identifiés se sont introduits de nuit dans les locaux de cette entreprise stratégique, spécialisée dans la production et la transformation d’huiles végétales, laissant derrière eux de nombreuses interrogations.

Premier fait troublant relevé par les enquêteurs : aucune trace d’effraction n’a été constatée. Les cambrioleurs semblent avoir accédé aux lieux sans forcer les serrures ni briser les accès. Ce détail, inhabituel pour ce genre d’affaires, alimente les spéculations autour de la manière dont ils ont pu pénétrer dans le bâtiment.

Le mystère s’épaissit davantage avec le choix des malfaiteurs. Selon les premières constatations, seuls deux ordinateurs portables ont été dérobés, alors que d’autres équipements de valeur étaient présents dans les locaux. Cette sélection ciblée alimente les rumeurs au sein de l’entreprise.

Dans les couloirs de la Sonacos, certains employés évoquent la possibilité d’une opération visant à effacer ou récupérer des données sensibles plutôt qu’un simple vol matériel. Ces hypothèses, bien que non confirmées, reflètent le climat de suspicion qui règne au sein de la société.

Face à cette situation, la direction générale de la Sonacos a décidé de porter plainte afin de faire la lumière sur cette affaire. Les autorités ont ouvert une enquête pour identifier les responsables et comprendre leurs motivations.

Ce cambriolage, qui défraie la chronique, pose de nombreuses questions : les cambrioleurs avaient-ils un complice à l’intérieur ? Quels types d’informations se trouvaient sur les ordinateurs dérobés ? S’agissait-il de données sensibles liées aux activités stratégiques de la Sonacos ?

L’enquête en cours devra répondre à ces interrogations. En attendant, ce vol suscite des inquiétudes quant à la sécurité des données dans les grandes entreprises sénégalaises et met en lumière la nécessité de renforcer les dispositifs de protection.

Passation de service à la Division communication de la Police nationale sénégalaise : Le commissaire Mamadou Diouf remplace le commissaire Mohamed Guèye

La Division communication de la Police nationale sénégalaise a accueilli un nouveau chef de service. Ce jeudi, 10 janvier 2025, le commissaire Mamadou Diouf a officiellement pris ses fonctions, succédant au commissaire Mohamed Guèye lors d’une cérémonie de passation de service. L’événement, présidé par le Contrôleur Général de Police Abdoul Wahabou Sall, Directeur Général Adjoint de la Police nationale, s’est déroulé dans une ambiance solennelle.

Dans son allocution, le commissaire Mamadou Diouf a exprimé sa vision ambitieuse pour la Division communication. « Je m’engage à faire de cette division un pôle de référence, une véritable vitrine de l’institution policière. Notre objectif principal sera de renforcer les rapports de confiance entre la police et la population », a-t-il déclaré. Ce positionnement reflète une volonté de modernisation et de transparence dans les relations entre l’institution et les citoyens.

Le commissaire Mohamed Guèye, qui a assuré avec dévouement les fonctions de Chef de service de la Division communication, quitte ce poste stratégique après un mandat marqué par des initiatives visant à améliorer la communication institutionnelle de la Police nationale. Désormais, il mettra son expertise au service du cabinet du Directeur Général de la Police nationale, où il occupera le poste de Conseiller technique.

Cette transition s’inscrit dans une dynamique de renforcement et de professionnalisation des outils de communication de la Police nationale, avec pour objectif de mieux répondre aux attentes des citoyens et de consolider la confiance entre les forces de sécurité et la population.

La cérémonie a également été marquée par des remerciements adressés au commissaire Mohamed Guèye pour son engagement et ses contributions significatives, ainsi que des vœux de succès au commissaire Mamadou Diouf dans ses nouvelles fonctions.

En conclusion, ce changement au sein de la Division communication témoigne de la volonté de la Police nationale de s’adapter aux exigences modernes en matière de communication et de proximité avec les citoyens. Le commissaire Mamadou Diouf prend les rênes avec un programme ambitieux, dans la continuité du travail accompli par son prédécesseur.

Les conducteurs de mototaxis de Touba et Mbacké expriment leur colère contre l’immatriculation de leurs engins

Les conducteurs de mototaxis, communément appelés “Jakartamen”, de Touba et de Mbacké, sont descendus massivement dans les rues pour exprimer leur mécontentement face à la décision d’imposer l’immatriculation de leurs engins. Contrairement aux manifestations violentes souvent associées à de telles protestations, les conducteurs ont opté pour une méthode pacifique. Ils ont manifesté en klaxonnant bruyamment et en scandant des slogans, notamment « Sonko, défaillant-bi », accusant ainsi le Premier ministre de les avoir trahis.

Moustapha Thiam, un conducteur de Jakarta, résume le sentiment général : « Celui que nous considérions comme un messie est en train de nous étrangler. L’État parle de gratuité, mais ce n’est pas vrai. La mutation coûte 55 000 FCFA, l’assurance 22 000 FCFA. Au total, nous devons débourser près de 100 000 FCFA. »

Ces dépenses, jugées exorbitantes par les conducteurs, ont exacerbé leur sentiment de trahison et d’abandon. Beaucoup estiment que cette mesure menace directement leur survie économique, alors qu’ils exercent déjà un métier souvent précaire.

Les manifestants considèrent cette première mobilisation comme un avertissement adressé aux autorités. « Si la décision n’est pas revue, nous reviendrons avec plus de poigne et d’envergure », ont-ils promis. Ce mouvement pourrait donc marquer le début d’une contestation plus large si des solutions acceptables ne sont pas proposées rapidement.

Face à la grogne croissante, des informations de dernière minute indiquent que l’État envisagerait de modifier ses mesures pour calmer les tensions. Aucun détail précis n’a encore été communiqué, mais cette volonté de dialogue pourrait contribuer à apaiser la colère des conducteurs de mototaxis.

En attendant, la mobilisation des “Jakartamen” de Touba et de Mbacké souligne un problème plus large : la difficulté de mettre en œuvre des réformes touchant les secteurs informels, où des milliers de personnes dépendent de leurs activités pour survivre. L’État devra faire preuve de souplesse et de créativité pour trouver un compromis qui satisfasse toutes les parties.

Journée nationale de l’éducation des filles : Aminata Touré s’engage pour le maintien des filles à l’école

Lors de la célébration de la Journée nationale de l’éducation des filles, ce jeudi 9 janvier, Aminata Touré, haute représentante du président de la République et ancienne Première ministre, a réaffirmé son engagement pour garantir l’accès et le maintien des filles dans le système scolaire. Une démarche essentielle dans un contexte où des défis socioculturels, économiques et sanitaires continuent de freiner l’éducation des jeunes filles brillantes.

Malgré les efforts consentis par les autorités et les partenaires, des obstacles comme les mariages précoces, les grossesses adolescentes, la pauvreté et les normes socioculturelles limitent considérablement les opportunités pour les filles de poursuivre leurs études. Ces facteurs contribuent à un taux alarmant d’abandon scolaire chez les jeunes filles, souvent issues de milieux défavorisés.

Aminata Touré a souligné que la résolution de ces problématiques nécessite une action concertée et multisectorielle. « Les filles ne doivent pas être les premières victimes des inégalités structurelles. Le maintien des filles à l’école est une priorité nationale, car elles sont des actrices essentielles du développement futur du pays », a-t-elle déclaré.

Pour remédier à cette situation, Aminata Touré préconise des solutions concrètes, notamment l’amélioration des infrastructures scolaires. Cela inclut le renforcement des installations sanitaires adaptées, comme la construction de toilettes séparées pour filles, et la mise à disposition de serviettes hygiéniques. Ces mesures visent à limiter les absences répétitives liées aux menstruations, un problème récurrent qui compromet leur réussite scolaire.

Par ailleurs, elle plaide pour une meilleure sensibilisation des communautés sur l’importance de l’éducation des filles. « Il est impératif de changer les mentalités et d’assurer que chaque fille ait une chance équitable de réussir. Cela passe par l’éducation, mais aussi par l’engagement des familles et des leaders communautaires », a-t-elle ajouté.

En tant qu’ambassadrice de cette cause, Aminata Touré s’engage à utiliser sa position pour mobiliser davantage de ressources et d’acteurs en faveur de l’éducation des filles. Sa vision s’inscrit dans une volonté de faire de l’école un espace sûr et inclusif où les filles peuvent s’épanouir et construire leur avenir.

Cette Journée nationale de l’éducation des filles a été l’occasion de rappeler que l’éducation est non seulement un droit fondamental, mais aussi un levier stratégique pour le développement économique et social du Sénégal. Aminata Touré a lancé un appel vibrant aux autorités, aux partenaires et aux communautés à unir leurs forces pour garantir un avenir meilleur aux filles du pays.

Ensemble, les acteurs du secteur éducatif espèrent voir des avancées significatives dans la lutte contre les inégalités scolaires et les abandons, afin que chaque fille puisse accéder à une éducation de qualité et devenir une actrice du changement.

Air Sénégal dans la tourmente : les dessous troublants d’un audit interne explosif qui secoue la compagnie nationale

Air Sénégal, longtemps perçue comme un symbole de fierté nationale, traverse une zone de turbulences sans précédent. Selon un rapport explosif révélé par L’Observateur, l’audit interne initié par le nouveau Directeur général, Cheikh Tidiane Ndiaye, a mis en lumière une gestion chaotique et des pratiques frauduleuses, menaçant à la fois l’image et la santé financière de la compagnie.

Dès sa prise de fonction en août dernier, Cheikh Tidiane Ndiaye a montré une volonté ferme de redresser Air Sénégal. Pour cela, il a instauré un comité d’audit interne chargé de scruter les moindres recoins de la gestion. Résultat ? Un rapport accablant dévoile des irrégularités majeures, notamment la mauvaise gestion du programme Staff Travel. Cet avantage réservé aux employés et leurs ayants droit aurait été détourné à des fins lucratives.

Selon L’Observateur, des billets, initialement destinés au personnel, ont été vendus à des tiers externes, engendrant des pertes financières importantes. Les coupables ? Des agents indélicats, dont l’un, responsable des ventes, a déjà été licencié. Mais ce n’est pas tout : certains responsables auraient autorisé des achats massifs de billets en classe affaires sur d’autres compagnies, au détriment des finances d’Air Sénégal.

La Direction générale, indignée, a promis des mesures drastiques : « Ces sommes seront recouvrées, et les responsables traduits en justice. »

Un autre scandale épinglé par l’audit concerne l’organisation du Hadj 2024. Ce projet, censé générer des revenus substantiels, s’est soldé par des pertes estimées à plusieurs milliards de francs CFA.

Selon L’Observateur, les auditeurs dénoncent une gestion désastreuse et des frais de mission non justifiés. « Les perdiems ont été perçus pour des durées prolongées alors que les vols avaient été écourtés », rapporte le journal.

Face à ce désastre, des investigations supplémentaires sont en cours pour identifier les véritables responsables.

La situation à Abidjan illustre un autre pan de la crise. Selon L’Observateur, le chef d’escale a été épinglé pour des pratiques tarifaires douteuses, notamment l’application de tarifs réduits non autorisés ou des annulations illégales de pénalités. Ces abus, qualifiés de « Goshow » dans le jargon aérien, ont provoqué des désordres tarifaires et des pertes financières.

Conséquence : le licenciement immédiat du chef d’escale d’Abidjan, une décision qui s’inscrit dans une série de sanctions disciplinaires engagées par la direction.

Pour Tidiane Ndiaye, ces révélations ne marquent que le début d’une lutte acharnée pour assainir les finances et redorer le blason d’Air Sénégal. Mais les défis sont de taille. Comme le note L’Observateur, le redressement de la compagnie ne passera pas uniquement par des mesures disciplinaires. « Il faudra également instaurer une éthique de gouvernance irréprochable et renforcer les mécanismes de contrôle. »

L’avenir d’Air Sénégal reste incertain, mais les nouvelles réformes visent à restaurer la confiance des Sénégalais et à assurer la pérennité de la compagnie nationale.

Constructions publiques : L’Agence de Construction des Bâtiments et Édifices Publics (ACBEP) va connaître des innovations

Le décret relatif à la création, à l’organisation et au fonctionnement de l’Agence de Construction des Bâtiments et Édifices Publics (ACBEP) va être abrogé et remplacé. C’est dans ce cadre que le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités Territoriales et de l’Aménagement du Territoire, Moussa Balla Fofana, a présidé ce jeudi 9 janvier 2025 un atelier consacré au projet de décret abrogeant et remplaçant le décret n° 2011-657 du 1er juin 2011.

Cette réforme vise une gestion optimale des projets de construction publique grâce aux innovations qui seront apportées à l’agence. « Elle incarne une vision politique ambitieuse et une volonté affirmée de positionner l’ACBEP comme un acteur central dans la gestion des projets de construction de l’État », a affirmé M. Fofana lors de son discours.

L’élaboration de ce projet de décret consiste à concentrer l’ensemble des projets de construction des établissements publics sous la houlette de l’ACBEP. Selon le ministre, cette centralisation permettra de rationaliser les ressources, d’harmoniser les procédures et d’améliorer la qualité des constructions publiques conformément aux normes de sécurité et de qualité requises.

« La centralisation des projets de construction est une mesure nécessaire pour assurer une meilleure gestion des ressources et une exécution plus efficace des projets. Cela permettra également de garantir des infrastructures plus résilientes et adaptées aux besoins des citoyens », a précisé M. Fofana.

Sur la qualité des constructions publiques, le ministre estime que cette réforme permettra d’élever les normes de qualité des infrastructures publiques tout en garantissant leur pérennité face aux défis environnementaux.

« Cette approche contribuera à créer des espaces qui répondent aux besoins des communautés tout en respectant notre patrimoine culturel. Il est essentiel que les constructions publiques soient à la fois fonctionnelles, durables et esthétiques », a ajouté le ministre.

Le succès de cette réforme repose sur l’implication de tous les acteurs concernés, y compris les collectivités territoriales, les entreprises de construction et les citoyens. Des ateliers de sensibilisation et de concertation seront organisés pour assurer une mise en œuvre efficace du nouveau cadre réglementaire.

Cette réforme de l’ACBEP marque une nouvelle étape dans la politique de modernisation des infrastructures publiques du Sénégal. En renforçant les capacités de l’agence, le gouvernement entend garantir des constructions publiques plus sûres, durables et adaptées aux besoins des populations.

Éducation des filles : La première dame Marie Khone Faye porte le combat

La Journée nationale de l’éducation des filles, célébrée le 9 janvier 2025 au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD), a été marquée par l’engagement fort de la première dame du Sénégal, Marie Khone Faye. En tant que marraine de cette édition, elle a plaidé avec vigueur pour une éducation inclusive et de qualité, mettant en avant le rôle crucial des filles dans le développement socioéconomique du pays.

Lors de son discours, Marie Khone Faye a rappelé que les filles disposent de tous les potentiels pour contribuer de manière significative au progrès du Sénégal. Cependant, elle a souligné les nombreux obstacles auxquels elles font face, notamment les mariages précoces, les grossesses prématurées, et les pressions sociales qui limitent leur accès à une éducation de qualité. Pour y remédier, la première dame préconise des actions concrètes afin de maintenir les filles dans le système scolaire.

« L’éducation des filles n’est pas seulement une question d’égalité des chances, mais aussi une impérieuse nécessité pour le développement économique et social de notre nation », a déclaré Mme Faye. « Chaque fille qui reste à l’école et accède à des opportunités de formation devient un vecteur de changement pour sa famille et sa communauté ».

Dans son allocution, Marie Khone Faye a également mis en avant l’Agenda de transformation nationale Sénégal 2050, qui prévoit une société juste, inclusive et équitable. Selon elle, l’éducation des filles doit être un pilier central de cette transformation.

Pour atteindre cet objectif, elle invite à une mobilisation collective de toutes les forces vives de la nation – gouvernements, société civile, organisations internationales et communautés locales. « Il est temps d’agir ensemble pour créer un environnement favorable à l’épanouissement des filles, afin qu’elles puissent réaliser leur potentiel sans entrave », a-t-elle souligné.

Marie Khone Faye a également proposé des initiatives telles que l’octroi de bourses scolaires aux filles issues de milieux défavorisés, la mise en place de programmes de mentorat, et le renforcement de campagnes de sensibilisation pour lutter contre les préjugés sexistes.

Malgré les avancées réalisées ces dernières années, les filles continuent d’affronter des défis majeurs dans leur parcours scolaire. Les statistiques révèlent que le taux d’abandon scolaire des filles reste élevé, notamment dans les zones rurales. En outre, les normes sociales et culturelles continuent de freiner leur accès à l’éducation.

Consciente de ces réalités, Marie Khone Faye a appelé les autorités à renforcer les politiques publiques en faveur de l’éducation des filles. Elle a plaidé pour des investissements accrus dans les infrastructures scolaires, notamment en milieu rural, et pour la formation des enseignants sur les questions de genre.

La participation active de la première dame dans cette lutte a été largement saluée par les acteurs présents à la célébration. Plusieurs intervenants ont souligné l’importance d’avoir une figure de proue comme Marie Khone Faye pour porter haut ce combat et inspirer les jeunes filles.

La cérémonie s’est achevée par la remise de distinctions à des jeunes filles qui se sont distinguées par leurs résultats académiques, symbolisant ainsi les fruits d’une éducation accessible et inclusive.

Marie Khone Faye a conclu son intervention en affirmant que le Sénégal ne pourra réaliser son plein potentiel que si chaque fille a la possibilité d’accéder à une éducation de qualité. « Nous devons être le changement que nous voulons voir dans notre société. L’éducation des filles est un investissement qui profitera à tous les Sénégalais », a-t-elle conclu.

Les livreurs et conducteurs de motos Jakarta interpellent l’État sur les défis du secteur

Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi, l’Association des Livreurs et Thiak Thiak du Sénégal a attiré l’attention des autorités sur les nombreuses difficultés qui entravent le développement du secteur des deux-roues. Ibrahima Badji, secrétaire général de l’association, a mis en lumière les défis relatifs à la mutation des motos et à la formalisation des activités des livreurs.

Selon M. Badji, le problème de la mutation des motos pourrait perdurer si les conducteurs ne se rapprochent pas du service des mines pour résoudre cette question. Il appelle ainsi à une décentralisation des services pour faciliter les démarches administratives. Il propose, entre autres, l’ouverture du Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES) comme lieu de rencontre des conducteurs et des autorités compétentes.

« Il faut que nos camarades vérifient bien leurs certificats de mise en circulation (CMC) et se munissent de tous les autres documents requis. Nous devons, en toute responsabilité, procéder à cette formalisation pour être en règle », a souligné le secrétaire général. Il a également insisté sur la nécessité de distinguer les conducteurs en règle, disposant de tous leurs papiers, de ceux qui circulent illégalement.

Face à ces préoccupations, le gouvernement a pris des mesures pour renforcer la sécurité routière et la régularisation du secteur. Une circulaire, émise par le Premier ministre, prévoit une campagne d’immatriculation des deux-roues déjà dédouanés et disposant de cartes grises conformes. Cette opération, qui s’étalera sur une période de trois mois, vise à protéger les usagers et à améliorer les conditions de circulation.

Par ailleurs, cette initiative s’inscrit dans l’attente des conclusions des États généraux des transports publics, dont les recommandations permettront d’asseoir une gestion durable et structurée du secteur. En attendant, l’État envisage de renforcer les contrôles routiers et d’appliquer des sanctions aux contrevenants.

Ibrahima Badji a exhorté ses pairs à prendre leurs responsabilités pour formaliser leurs activités. Il a insisté sur l’importance de se conformer aux exigences légales pour éviter les sanctions et contribuer à l’assainissement du secteur. Selon lui, cette démarche est cruciale pour garantir la sécurité des conducteurs, des usagers et pour la pérennité des emplois dans ce domaine.

Le secteur des motos Jakarta et des livreurs demeure une composante essentielle de la mobilité urbaine au Sénégal. Toutefois, sa structuration et sa régulation représentent un enjeu majeur, tant pour les acteurs que pour les autorités.

Immobilisation des motos au Sénégal : Les précisions de Valdiodio Ndiaye, Directeur des Transports routiers

Pour répondre aux préoccupations exprimées par certains conducteurs de deux-roues au Sénégal, Valdiodio Ndiaye, Directeur des Transports routiers, a apporté des éclaircissements sur le processus d’immatriculation des motos, en s’appuyant sur la circulaire du Premier ministre signée le 13 décembre dernier.

La circulaire gouvernementale se concentre sur trois axes, dont le deuxième concerne spécifiquement les deux-roues. Selon M. Ndiaye, ce volet vise à renforcer la sécurité routière en exigeant l’immatriculation obligatoire des motos de plus de 49 centimètres cubes, sauf si celles-ci disposent d’un Certificat de Mise en Circulation (CMC) dûment délivré et dédouané.

Pour encourager les propriétaires de motos à se conformer à cette nouvelle réglementation, une période de gratuité pour l’immatriculation a été instaurée. « L’État a renoncé à toutes les taxes qui lui revenaient, notamment les timbres fiscaux et les taxes liées à la mutation et à l’immatriculation », précise Valdiodio Ndiaye.

Cependant, il met en garde : « Si vous n’avez pas les documents administratifs en règle, vous ne pouvez pas bénéficier de cette mesure. Ceux qui se révoltent aujourd’hui sont généralement dans une situation illégale », tranche-t-il.

Cette réforme intervient dans un contexte d’insécurité routière préoccupant. En 2023, plus de treize mille accidents impliquant des motos ont été recensés, selon le Directeur des Transports routiers. « La tendance était en hausse, il fallait prendre des mesures pour la renverser », affirme-t-il.

Pour garantir une mise en œuvre efficace et équitable de cette réforme, le ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens a engagé des discussions avec les principales associations et syndicats des conducteurs de deux-roues. L’objectif est de trouver un consensus qui prenne en compte les réalités du terrain tout en renforçant la sécurité des usagers de la route.

L’État sénégalais semble déterminé à structurer le secteur des deux-roues et à y instaurer plus de discipline. En offrant une période de gratuité, il incite les propriétaires à régulariser leur situation, mais reste ferme envers ceux qui ne respectent pas les règles.

Alors que certains manifestent leur mécontentement, Valdiodio Ndiaye rappelle que ces mesures visent avant tout à protéger les conducteurs eux-mêmes ainsi que les autres usagers de la route, dans un pays où les accidents liés aux motos deviennent un véritable problème de société.

Conflits entre bergers et agriculteurs à Koungheul : tensions, blessés graves et meurtre

Le département de Koungheul est actuellement en proie à une escalade de violence entre bergers et agriculteurs. Deux incidents majeurs, survenus dans les communes d’Ida Mouride et de Lour Escale, ont entraîné des blessés graves et un meurtre, ravivant les tensions entre ces deux groupes.

Violente altercation à Diounto : deux blessés graves

Le village de Diounto, situé dans la commune d’Ida Mouride, a été le théâtre d’une violente bagarre il y a deux jours. L’incident a éclaté après que M. Danfa, propriétaire d’un champ, a découvert un troupeau ayant ravagé sa plantation. Tentant de résoudre pacifiquement le conflit, il a décidé de conduire le troupeau chez le chef du village pour discuter d’une éventuelle indemnisation.

Cependant, les bergers se sont opposés à cette initiative, entraînant une altercation. B. Ngack et son frère C. Ngack, venus en aide au propriétaire, ont été grièvement blessés après avoir reçu plusieurs coups de coupe-coupe.

Alertés par les cris, des villageois sont intervenus, obligeant les bergers à prendre la fuite. Les deux blessés ont été évacués d’urgence à l’hôpital régional Thierno Birahim Ndao, où leur état reste préoccupant.

Cas de meurtre à Amdalah Loméne, commune de Lour Escale

Un autre incident tragique s’est produit ce mercredi 8 janvier 2025, vers 21 heures, dans le village d’Amdalah, situé dans la commune de Lour Escale. Un berger a été tué par un agriculteur à la suite d’une dispute.

Selon des sources locales, le conflit aurait éclaté en raison d’un désaccord lié aux dégâts causés par le troupeau du berger. L’altercation a rapidement dégénéré, aboutissant à la mort du berger.

Un appel à l’intervention des autorités

Ces récents incidents soulignent la montée des tensions entre bergers et agriculteurs, deux groupes dont les activités sont fréquemment sources de conflits dans le département de Koungheul. Face à la gravité de la situation, les populations appellent à une intervention rapide des autorités administratives, religieuses et sécuritaires pour prévenir d’autres violences.

Les autorités locales, les députés, les chefs religieux, les élus et les chefs de village sont exhortés à organiser des rencontres de dialogue et de sensibilisation pour rétablir le calme et trouver des solutions durables à ces différends récurrents.

Les habitants craignent que ces tensions n’aboutissent à d’autres affrontements sanglants si des mesures fermes et rapides ne sont pas prises.

Dakar, lauréate du Prix du transport durable 2025 : Yoro Dia raille la diplomatie sénégalaise

La capitale sénégalaise, Dakar, a été désignée lauréate du Prix du transport durable 2025 par l’Institut pour les politiques de transport et de développement (ITDP) et le Comité du prix du transport durable. Cette distinction prestigieuse récompense les efforts de la ville dans le développement de solutions de transport innovantes, durables et inclusives. Cependant, cette annonce a également suscité des réactions inattendues sur la scène politique sénégalaise.

Ce prix international, décerné chaque année, met en lumière les villes ayant mis en œuvre des initiatives ambitieuses et exemplaires pour transformer leur système de transport urbain. Depuis quelques années, Dakar a multiplié les projets structurants, notamment avec la mise en service du Train Express Régional (TER), l’amélioration du réseau de bus avec le projet BRT (Bus Rapid Transit) et l’élargissement des voies pour une mobilité plus fluide et écologique. Ces efforts, combinés à des politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’amélioration des infrastructures pour les cyclistes et piétons, ont valu à la capitale sénégalaise cette reconnaissance internationale.

Si cette nouvelle a été saluée par de nombreux acteurs, elle a aussi donné lieu à des réactions caustiques sur la scène politique. Yoro Dia, ancien ministre et ex-porte-parole de la Présidence, a profité de cette occasion pour critiquer la ministre des Affaires étrangères, Yacine Samb. Dans une publication sur X (anciennement Twitter), il a ironisé :

« Espérons que notre “gros calibre” Ministre des Affaires Étrangères ne va pas démentir cette bonne nouvelle comme elle l’a fait avec la résolution de l’ONU annonçant la sortie du Sénégal du lot des pays les moins avancés. »

Cette déclaration fait référence à une polémique récente autour de la réaction de la ministre à une résolution de l’ONU annonçant que le Sénégal était désormais considéré comme un pays en voie de développement. Yacine Samb avait alors qualifié certaines interprétations de cette résolution d’« allégations », ce qui avait provoqué un débat animé sur les réseaux sociaux et dans la presse.

Pour Yoro Dia, cette distinction accordée à Dakar illustre un contraste entre les efforts locaux pour améliorer le cadre de vie des populations et la gestion de l’image du Sénégal sur le plan international. Son commentaire acerbe sur la ministre des Affaires étrangères témoigne de tensions récurrentes entre les différentes sensibilités politiques au Sénégal.

En dépit de ces querelles politiques, le Prix du transport durable 2025 met en lumière les avancées significatives de Dakar en matière de mobilité urbaine et de développement durable. Cette distinction renforce la position de la capitale sénégalaise comme modèle en Afrique dans le domaine des transports et témoigne de la vision des autorités locales pour répondre aux défis croissants de l’urbanisation.

Kaolack : Lancement des travaux de clôture du CEM de Keur Mbagne Diop

Le président du Conseil départemental de Kaolack, Ahmed Youssouf Benzallou, a procédé ce mercredi à l’inauguration de deux salles de classe et à la pose de la première pierre des travaux de clôture du Collège d’Enseignement Moyen (CEM) Keur Mbagne Diop, situé dans la commune de Ndiébel, région de Kaolack.

« J’ai eu l’honneur de lancer aujourd’hui les travaux de la clôture du CEM Keur Mbagne Diop de Ndiébel, un projet entièrement financé par le Conseil départemental de Kaolack », a déclaré M. Benzallou.

Cette initiative, a-t-il souligné, s’inscrit dans un engagement fort à améliorer les infrastructures scolaires afin d’offrir un cadre d’apprentissage sécurisé et propice à la réussite des élèves.

La cérémonie s’est déroulée en présence du maire de la commune de Ndiébel, M. Dame Bèye Ba, qui a, pour sa part, inauguré deux salles de classe récemment construites dans le même établissement.

« Aujourd’hui, l’éducation n’est plus seulement une affaire de l’État. Les collectivités territoriales jouent un rôle déterminant dans le système éducatif, notamment en raison des conséquences des lois de décentralisation. En effet, l’État du Sénégal a transféré plusieurs compétences aux collectivités territoriales, renforçant ainsi leur participation au fonctionnement de l’éducation nationale. La commune et le département sont désormais des acteurs majeurs de ce secteur », a expliqué Ahmed Youssouf Benzallou, président du Conseil départemental de Kaolack.

Ces réalisations témoignent de l’importance accordée à l’éducation par les autorités locales, dans une dynamique de soutien et de complémentarité avec les efforts de l’État.

Air Sénégal : un audit interne dévoile de graves irrégularités et des sanctions tombent

La compagnie aérienne nationale Air Sénégal traverse une zone de turbulences. Un audit interne, ordonné par le nouveau directeur général Cheikh Tidiane Ndiaye, a révélé des pratiques frauduleuses ayant lourdement impacté les finances et la réputation de l’entreprise. Ces découvertes ont déjà conduit à des licenciements et pourraient aboutir à des poursuites judiciaires.

Nommé à la tête d’Air Sénégal en août dernier, Cheikh Tidiane Ndiaye a fait de la transparence et de la rigueur sa priorité. Dès sa prise de fonction, il a instruit la création d’un comité d’audit interne pour enquêter sur des pratiques jugées « peu conventionnelles ». Les résultats de cet audit, relayés par L’Observateur, dévoilent une gestion gabégique et des abus systématiques.

Parmi les irrégularités pointées, la mauvaise gestion du programme « Staff Travel » a fait perdre des sommes considérables à la compagnie. Ce programme, destiné aux employés et à leurs ayants droit, aurait été détourné à des fins personnelles. Certains agents auraient vendu des billets à des personnes externes, générant des pertes importantes. Un agent chargé de la vente de ces billets a été licencié.

D’autres responsables sont accusés d’avoir distribué des billets « Staff » à des tiers ou encore acheté des billets en classe affaires sur des compagnies étrangères, souvent pour des bénéficiaires extérieurs. Ces abus sont estimés à plusieurs dizaines de millions de francs CFA. La direction générale a promis de récupérer les sommes indûment perçues et d’engager des sanctions sévères contre les auteurs de ces dérives.

Le pèlerinage à La Mecque de 2024, qui devait être une opération lucrative pour Air Sénégal, s’est transformé en fiasco financier. L’audit révèle une perte de plusieurs milliards de francs CFA pour cette opération. Une mauvaise gestion de l’équipe en charge et une mission écourtée ont contribué à ce naufrage financier.

La direction a annoncé que les frais de mission perçus en trop seraient récupérés, rappelant que les perdiems doivent être ajustés en fonction de la durée réelle des missions.

À Abidjan, où Air Sénégal a récemment augmenté ses vols hebdomadaires de 5 à 10, des pratiques douteuses ont également été mises au jour. Le chef d’escale est accusé d’avoir embarqué des passagers à des tarifs réduits sans autorisation, créant un désordre tarifaire. Il aurait également annulé des pénalités de manière injustifiée, causant un manque à gagner pour la compagnie. Ces agissements lui ont valu un licenciement.

Ces révélations accablantes marquent un tournant dans la gestion d’Air Sénégal. Cheikh Tidiane Ndiaye a promis d’assainir la gouvernance de la compagnie et de mettre en place des contrôles rigoureux pour éviter que de tels abus ne se reproduisent.

Alors que des enquêtes approfondies sont en cours pour déterminer l’étendue des responsabilités, la direction générale ne cache pas sa volonté d’engager des poursuites judiciaires contre les employés fautifs et leurs complices.

Kaolack/Médina Baye : Inauguration d’un bâtiment R+1 comprenant 6 salles de classe

Le Khalife général de Médina Baye, Cheikh Mahy Ibrahima Niasse, a procédé ce mercredi à l’inauguration et à la remise des clés de 6 nouvelles salles de classe construites à l’école franco-arabe Institut Islamique El Hadji Abdoulaye Niasse. Ces infrastructures, réalisées à un coût de 45 millions de francs CFA, sont l’œuvre d’un bienfaiteur, Cheikh Mouhamed Nazir Seck, talibé de Cheikh Al Islam El Hadji Ibrahima Niasse “Baye”.

« L’inauguration de ces salles, construites pour cette école, marque un pas de plus vers l’amélioration de l’accès à l’éducation arabo-islamique dans la région », a déclaré Imam Hassan Seck lors de la cérémonie de remise des clés, au nom du donateur. Il a souligné que cette initiative citoyenne de Cheikh Mouhamed Nazir Seck reflète son profond engagement envers son guide spirituel, “Baye Niasse”.

En outre, Imam Hassan Seck a révélé que Cheikh Mouhamed Nazir Seck travaille sur d’autres projets pour Médina Baye et ses environs, en étroite collaboration avec ses proches. Parmi ces projets figure la construction prochaine d’une structure sanitaire, pour un montant estimé à 400 millions de francs CFA.

En marge de cette cérémonie inaugurale, M. Seck a lancé un appel aux fils et aux filles de la cité de Mame Baye Niasse pour qu’ils soutiennent financièrement les projets futurs du Khalife général de Médina Baye. Il a également exhorté les élèves à bien entretenir ces nouvelles infrastructures.

Pour sa part, le Khalife général de Médina Baye, Cheikh Mahy Ibrahima Niasse, a exprimé sa gratitude envers le donateur, tout en encourageant les autres fidèles à œuvrer pour l’intérêt général.

Kaolack : Les “Jakartamen” s’opposent fermement aux nouvelles mesures du ministre Yancouba Diémé

Après les manifestations dans les régions du Sud, notamment Ziguinchor et Sédhiou, c’est au tour de la région de Kaolack de voir une vive protestation des conducteurs de motos-taxis, communément appelés “Jakartamen”. Ces derniers ont organisé une marche pacifique pour exprimer leur mécontentement face aux nouvelles mesures annoncées par le ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens.

Le ministère a imposé une exigence d’immatriculation des motos dont la cylindrée dépasse 49 centimètres cubes, avec un délai fixé au 13 mars 2025 pour effectuer cette formalité. Passé ce délai, toute moto non immatriculée sera immédiatement placée en fourrière. Cette décision a été mal reçue par les conducteurs de motos, qui estiment qu’elle viendrait alourdir les coûts liés à l’exploitation de leurs véhicules.

Malgré l’annonce d’une immatriculation gratuite pour les motos, les “Jakartamen” dénoncent des frais supplémentaires qui, selon eux, ne sont pas conformes à l’esprit de la mesure. La colère des conducteurs a trouvé un porte-parole en la personne d’Ansoumane Badji, président de l’Union nationale des Associations des conducteurs de Jakarta. Lors de la manifestation, Badji a exprimé son mécontentement, affirmant que l’annonce de l’immatriculation gratuite ne correspondait pas à la réalité sur le terrain, où des frais non prévus ont été imposés.

Pour Badji et ses collègues, cette mesure ne répond pas aux besoins réels des acteurs du secteur. Il a exhorté les autorités à adopter une approche plus inclusive et à chercher un dialogue sincère avec les conducteurs avant d’implémenter de telles décisions. « Si l’État veut réellement soutenir notre secteur, il existe des voies et moyens appropriés pour nous permettre de travailler ensemble à une solution juste et équitable », a-t-il déclaré, précisant que cette décision aurait un impact négatif sur des milliers de jeunes qui font vivre leurs familles grâce à ce métier.

Badji a souligné que le secteur des motos-taxis est crucial pour la mobilité quotidienne de nombreux Sénégalais, notamment dans des zones comme Kaolack, où les infrastructures de transport sont souvent insuffisantes. Selon lui, le gouvernement doit prendre en compte ces réalités avant de prendre des décisions qui risquent de pénaliser une frange importante de la population.

L’Union des conducteurs de Jakarta a également mis en avant l’idée d’un dialogue ouvert avec les autorités, soulignant que le secteur mérite d’être accompagné de manière plus structurée, avec des solutions adaptées aux réalités locales. « Un pays ne peut pas avancer sur cette voie de gouvernance sans prendre en compte les préoccupations des citoyens, en particulier ceux qui participent activement à son économie. La jeunesse de notre secteur a fait beaucoup pour la croissance du pays, et elle mérite d’être entendue », a insisté le président de l’Union.

Les manifestations ont rassemblé des centaines de conducteurs de motos, de Kaolack et des régions avoisinantes. Certains d’entre eux ont exprimé leur désarroi face à des conditions de travail de plus en plus difficiles. Beaucoup estiment que les nouvelles règles sont une tentative de « taxer » un secteur déjà précarisé, sans fournir de solutions alternatives aux défis auxquels ils sont confrontés.

En outre, les conducteurs ont dénoncé l’absence de véritable consultation préalable avant l’introduction de cette mesure. Selon eux, des discussions avec les acteurs du terrain auraient permis d’identifier des solutions plus adaptées et de préserver l’intérêt des travailleurs tout en répondant aux préoccupations de l’État en matière de sécurité et de régulation du secteur.

Face à la mobilisation grandissante, les “Jakartamen” ont appelé à un dialogue immédiat avec le ministre Yancouba Diémé, en soulignant qu’un échec de cette initiative nuirait non seulement à la relation entre les autorités et les conducteurs, mais aussi à l’image du gouvernement vis-à-vis de cette jeunesse dynamique, mais souvent délaissée par les politiques publiques.

Pour les conducteurs, une des solutions serait la mise en place d’une régulation plus flexible qui permette à tous les acteurs de se conformer aux exigences sans être accablés par des frais injustifiés. Ils demandent également que les autorités prennent en compte les spécificités régionales, notamment dans des zones comme Kaolack, où le transport en moto-taxi est une alternative incontournable au manque d’infrastructures de transport en commun.

Alors que le ministre Yancouba Diémé reste sous pression, cette manifestation à Kaolack montre l’ampleur des mécontentements dans tout le pays. Les “Jakartamen” ne comptent pas abandonner leur lutte tant que des solutions concrètes et acceptables ne seront pas proposées par les autorités.

Kaolack : Manifestation des conducteurs de Jakarta contre les mesures du ministre Yancouba Diémé

Le ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens a mis en demeure les conducteurs de deux-roues dont la cylindrée est supérieure à 49 centimètres cubes de procéder à leur immatriculation au plus tard le 13 mars prochain. Passé ce délai, toute moto non immatriculée sera immédiatement mise en fourrière.

Face à cette situation, les conducteurs de deux-roues de Kaolack sont descendus dans la rue pour protester contre le processus d’immatriculation initié par l’État. Ils dénoncent des frais supplémentaires imposés malgré l’annonce d’une immatriculation gratuite. À travers une mobilisation pacifique en moto dans les rues de la commune de Kaolack, ils ont exprimé leur mécontentement face à ces mesures.

“Ma présence aujourd’hui à Kaolack se justifie par ce qu’on a tous constaté dans ce pays. Il s’agit des mesures prises par l’État du Sénégal en imposant aux jeunes, qui ont créé leurs propres entreprises dans le secteur du transport à deux roues, des démarches inadaptées. Maintenant, si l’État veut vraiment aider cette corporation, il existe des méthodes et des moyens pour accompagner cette jeunesse et trouver ensemble des solutions adaptées,” a expliqué Ansoumane Badji, président de l’Union nationale des associations des conducteurs de Jakarta. Il s’est exprimé ce mercredi lors d’un rassemblement organisé à Kaolack.

Ces autorités doivent comprendre que ce pays appartient à nous tous. Elles savent très bien que cette jeunesse a accompli beaucoup pour le développement du Sénégal. Sans cette jeunesse, elles ne seraient pas au pouvoir. Un pays ne peut pas être dirigé de cette manière. Le ministre Yancouba Diémé doit d’abord appeler les acteurs de ce secteur au dialogue. Quant au Premier ministre, il doit écouter la voix de la jeunesse. Cette voix, c’est celle du Sénégal.

Le ministre des Transports doit prioriser une gestion transparente et inclusive s’il souhaite réussir sa mission. Il doit également comprendre que le Sénégal ne se limite pas à Dakar. Yancouba Diémé doit savoir que cette initiative pourrait être un échec si elle n’est pas bien menée”, a-t-il averti devant une immense foule.

Ziguinchor : La douane régionale sud mobilise plus de 6 milliards de recettes budgétaires en 2024

La direction régionale sud des douanes, couvrant les régions administratives de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda, continue d’afficher une progression notable dans la mobilisation des recettes budgétaires. Le directeur régional, Malang Diédhiou, a annoncé que les recettes collectées pour l’année 2024 se chiffrent à 6 milliards 93 millions de francs CFA, marquant ainsi une hausse significative par rapport à l’exercice précédent.

« Par rapport aux recettes cumulées de l’année 2023, qui s’élevaient à 5 milliards 119 millions de francs CFA, nous avons enregistré une augmentation d’un peu plus de 993 millions de francs CFA », a souligné Malang Diédhiou lors d’un point de presse.

Le directeur régional a détaillé les performances réalisées dans les différents types de recettes. Concernant les recettes ordinaires, la douane régionale sud a enregistré une hausse de 495 millions de francs CFA, avec un montant total collecté de 4 milliards 822 millions de francs CFA en 2024.

Sur le volet des recettes contentieuses, les résultats sont tout aussi remarquables. En 2024, 1858 affaires contentieuses ont été enregistrées, générant un montant total de 1 milliard 271 millions 574 mille 612 francs CFA provenant des amendes et des ventes. Ce montant dépasse largement l’objectif initial fixé à 900 millions de francs CFA, soit une hausse de plus de 370 millions de francs CFA.

« En comparant ces résultats avec ceux de 2023, où les recettes contentieuses s’élevaient à 783 millions de francs CFA, nous constatons une progression significative de plus de 487 millions de francs CFA », a précisé Malang Diédhiou.

Outre les performances budgétaires, la direction régionale sud des douanes a également réalisé d’importantes saisies dans la lutte contre le trafic illicite. Parmi les saisies les plus marquantes de l’année 2024 figurent :

  • 108,7 kilogrammes de cocaïne saisis, contre seulement 2 kilogrammes en 2023, soit une hausse spectaculaire ;
  • 2 tonnes 126 kilogrammes de chanvre indien, contre 484,8 kilogrammes en 2023, marquant une augmentation de 1 tonne 636,2 kilogrammes.

Le directeur régional a également annoncé la saisie de billets noirs d’une valeur de 10 milliards 540 millions de francs CFA. À cela s’ajoute la saisie d’un lot de faux médicaments contrefaisants, estimé à une contre-valeur de 83 millions 643 mille francs CFA.

Face à ces performances, Malang Diédhiou s’est réjoui des progrès réalisés par la direction régionale sud des douanes, affirmant que ces résultats sont satisfaisants et témoignent des efforts fournis par ses équipes. « Au vu de tous ces éléments, nous pouvons convenir que les résultats enregistrés au niveau de la direction sud sont satisfaisants comparés aux années précédentes », a-t-il conclu.

Il convient de rappeler que ces données portent sur l’exercice budgétaire 2024. Les efforts de la douane régionale sud contribuent à renforcer les recettes de l’État tout en luttant efficacement contre le trafic illicite et la contrebande dans le sud du pays.

Par Alexis Sagna

La délocalisation de Mbeubeuss : Un défi coûteux à 59,6 milliards de FCFA pour le projet PROMOGED

Le site de Mbeubeuss, ancienne décharge à ciel ouvert de Dakar, figure parmi les symboles de la gestion des déchets au Sénégal. Si l’objectif est de fermer ce site d’ici 2026, le projet de délocalisation et de réhabilitation suscite de nombreuses interrogations sur sa faisabilité, ses coûts et les délais impartis pour atteindre les objectifs. Le projet PROMOGED, censé transformer le paysage de la gestion des déchets solides au Sénégal, rencontre d’importants obstacles dans la mise en œuvre de sa stratégie de réhabilitation, à la fois sur le plan financier et technique.

Mbeubeuss est l’une des plus grandes décharges à ciel ouvert de l’Afrique de l’Ouest, avec une surface de plus de 80 hectares. Le site est en activité depuis plusieurs décennies, et sa gestion est devenue un enjeu majeur de la politique de gestion des déchets au Sénégal. Sa délocalisation et sa fermeture font partie des priorités du projet PROMOGED, soutenu par des partenaires techniques et financiers comme l’Agence Française de Développement (AFD), l’Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID) et la Banque Européenne d’Investissement (BEI).

Cependant, un retard important dans la mise en œuvre des activités prévues a mis en lumière des défis colossaux. Bien que le montant total des fonds alloués à la réhabilitation de Mbeubeuss soit de 59,6 milliards de FCFA, les décaissements n’ont atteint que 2,5 milliards de FCFA, soit à peine 9 % du budget. La première phase de réhabilitation, qui concerne un tiers du site (43 hectares), a démarré avec un contrat signé pour un montant de 19,8 milliards de FCFA, mais les travaux ne débuteront pas avant août 2024, suite à la mise en place d’une mission de contrôle et supervision.

La réhabilitation de Mbeubeuss et la construction d’infrastructures pour remplacer ce site de décharge représentent des coûts faramineux, et la question de savoir si ces investissements en valent la peine reste en suspens. Le contrat de réhabilitation du site porte sur un montant de 19,8 milliards de FCFA pour la première phase, mais le projet prévoit également la construction d’un centre de tri et de compostage, ainsi qu’un centre de transfert et de traitement des déchets, pour un coût estimé à 8,4 milliards de FCFA. Ces dépenses, bien que nécessaires pour garantir la fermeture de Mbeubeuss, risquent d’alourdir un budget déjà très contraint par des retards de financement.

La délocalisation de Mbeubeuss est donc un projet particulièrement complexe et coûteux. Les autorités sénégalaises doivent en effet créer des infrastructures de gestion des déchets sur de nouveaux sites, notamment à Bambilor, une localité voisine, où un nouveau centre de traitement des déchets est en construction. Mais à l’heure actuelle, la mise en place de ce centre est fortement conditionnée par des délais très serrés. Le calendrier prévoit que le premier casiers de stockage des déchets soit opérationnel avant la fin du projet, en juin 2026, mais ces délais pourraient être compromis si les travaux prennent du retard.

La fermeture de Mbeubeuss n’est pas seulement une question d’infrastructures ; c’est un projet titanesque qui englobe des aspects techniques, environnementaux et sociaux. Il faudra en effet construire des infrastructures de stockage et de traitement des déchets sur le site de Bambilor, tout en réhabilitant Mbeubeuss et en élaborant un plan de fermeture définitive du site. Ces travaux doivent être menés de manière urgente pour garantir que Mbeubeuss cesse d’être une menace environnementale avant la fin du projet, prévu pour juin 2026.

Le défi réside dans la gestion des coûts supplémentaires engendrés par les délais de mise en œuvre. Si la réhabilitation de Mbeubeuss subit encore des retards, cela pourrait repousser la date de la fermeture définitive, avec des conséquences environnementales graves. D’autres questions se posent également sur les modalités de financement : le projet a besoin d’une réévaluation des ressources pour garantir l’efficacité de ces investissements et éviter de dépasser les coûts prévus.

Pour surmonter ces défis financiers et techniques, plusieurs solutions sont envisagées. Tout d’abord, il est impératif que les partenaires techniques et financiers travaillent en étroite collaboration avec le gouvernement sénégalais pour accélérer les procédures d’attribution des marchés et la mise en place des structures de contrôle nécessaires à la réhabilitation. Un suivi rigoureux des dépenses et des travaux doit être effectué pour garantir que les fonds sont utilisés de manière optimale.

Ensuite, il est crucial de concentrer les efforts sur les infrastructures réalisables avant la clôture du projet, notamment la réhabilitation du site de Mbeubeuss et la construction du centre de traitement à Bambilor. Bien que ces tâches soient ambitieuses, leur réussite pourrait ouvrir la voie à une gestion plus moderne et durable des déchets au Sénégal.

Enfin, la cohérence entre les différents acteurs impliqués, y compris les communes, la SONAGED et l’État, doit être renforcée. Un cadre clair de responsabilité et de collaboration est essentiel pour que les travaux de réhabilitation se déroulent dans les meilleures conditions et que les objectifs de délocalisation de Mbeubeuss soient atteints dans les délais impartis.

La délocalisation de Mbeubeuss représente donc un défi de taille, tant sur le plan financier que technique. Cependant, la réussite de cette initiative est primordiale pour la gestion durable des déchets solides au Sénégal. Si les autorités et les partenaires parviennent à surmonter les obstacles actuels, ce projet pourrait constituer un modèle de gestion intégrée des déchets en Afrique de l’Ouest. Le temps presse, et l’avenir de la gestion des déchets au Sénégal repose désormais sur la capacité des acteurs impliqués à concrétiser ces ambitions dans les délais impartis.

Le coût élevé et la complexité des travaux liés à la réhabilitation de Mbeubeuss illustrent bien la difficulté de mener à bien un projet aussi ambitieux dans un contexte de retards et de défis multiples. Toutefois, si le projet réussit à surmonter ces obstacles, il pourrait devenir un modèle de transformation pour d’autres pays de la région.

BTP : Hausse des Coûts de Construction au Troisième Trimestre 2024

L’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) a publié son rapport trimestriel sur l’Indice des Coûts de Construction des Bâtiments et des Travaux Publics (IBTP) pour le troisième trimestre 2024. Cette publication met en lumière une légère augmentation de 0,2 % des coûts globaux de construction par rapport au trimestre précédent. Cependant, en comparaison annuelle, une baisse de 0,4 % est enregistrée, traduisant des variations contrastées selon les différents segments du secteur.

Les composantes de l’IBTP présentent des évolutions hétérogènes. Les travaux spécialisés enregistrent une hausse significative de 0,6 %, principalement en raison de l’augmentation de la rémunération des manœuvres (+8,6 %) et, dans une moindre mesure, des ouvriers (+0,8 %). Cette dynamique indique une pression sur les coûts de la main-d’œuvre dans les projets de construction spécifiques.

En revanche, les coûts de construction des bâtiments affichent une légère diminution de 0,1 %. Cette baisse est principalement due à la chute des prix des équipements pour le béton (-5,1 %) et des matériaux tels que le fer à béton et l’acier (-3,9 %). Les bâtiments résidentiels et non résidentiels ont subi respectivement des reculs de 0,1 % et 0,2 %, reflétant une tendance baissière sur le marché des matériaux de construction.

Les ouvrages de génie civil, quant à eux, ont progressé de 0,3 %, notamment grâce à l’augmentation des coûts des travaux de chaussées (+0,4 %) et de construction d’ouvrages d’art (+0,4 %). Cette hausse traduit une accélération des investissements dans les infrastructures publiques et les grands projets de construction.

En rythme annuel, l’IBTP affiche une baisse globale de 0,4 %. Cette réduction est principalement due à la chute de 1,5 % des coûts des bâtiments, qui contraste avec la légère progression des coûts des travaux spécialisés (+0,6 %) et de génie civil (+0,2 %). Ces variations traduisent une pression inflationniste modérée dans certains segments du secteur, tandis que les baisses des coûts des matériaux de construction viennent compenser ces hausses.

Cette tendance baissière sur une base annuelle met en évidence les effets conjugués de la stabilisation des prix des matériaux et de la concurrence accrue entre les entreprises du secteur, notamment dans les projets immobiliers résidentiels et non résidentiels.

L’évolution des coûts de construction reflète les dynamiques économiques et structurelles actuelles du secteur du bâtiment et des travaux publics au Sénégal. La hausse des coûts de la main-d’œuvre et des travaux de génie civil pourrait entraîner une augmentation des budgets alloués aux projets d’infrastructures, tandis que la baisse des coûts des matériaux pourrait alléger le fardeau des promoteurs immobiliers.

L’ANSD souligne que les données de l’IBTP, recueillies auprès d’un échantillon représentatif d’entreprises du secteur, sont une référence essentielle pour les acteurs économiques, publics et privés. Elles permettent d’évaluer l’évolution des coûts de construction et d’ajuster les prévisions budgétaires des projets sur l’ensemble du territoire sénégalais.

Transport urbain : Les chauffeurs de taxis en colère contre les plateformes numériques annoncent une grève symbolique

Le secteur du transport urbain au Sénégal est en pleine crise. Les chauffeurs de taxis, regroupés au sein du Mouvement Dolel Transport, dénoncent l’inaction des autorités face à la concurrence qu’ils jugent déloyale des plateformes numériques telles que Yango, Heetch et Yassir. Frustrés par le quatrième report du procès visant à statuer sur la légalité des activités de ces multinationales, les chauffeurs ont décidé de porter des brassards rouges à partir de ce lundi, en signe de protestation.

Malick Diop, secrétaire national du Mouvement Dolel Transport, a exprimé son indignation face à la situation. « C’est inadmissible. Nous sommes dans un désarroi total. Le système de transport est en crise à cause de ces plateformes qui bafouent les lois et règlements du pays », a-t-il déclaré.

Selon lui, les autorités, du président de la République au ministre des Transports Yankhoba Diémé, sont coupables d’un « mutisme complice », en restant silencieuses face aux revendications des chauffeurs.

Les chauffeurs reprochent à ces plateformes numériques d’opérer sans se conformer aux exigences légales du Sénégal, ce qui crée une situation de concurrence déloyale. En effet, les chauffeurs traditionnels doivent s’acquitter de nombreuses taxes, obtenir des licences et respecter des règles strictes, alors que les plateformes ne subiraient pas les mêmes contraintes.

Modou Seck, président du Regroupement des Taxis Urbains, explique que le métier de chauffeur de taxi devient de plus en plus difficile. « Tout le monde sait que le métier de taxi ne rapporte pas beaucoup, mais nous faisons des efforts pour être en règle, avec nos licences et nos permis. Ces plateformes nous empêchent de travailler correctement. Nous ne pouvons plus payer nos assurances ni rembourser nos prêts bancaires. »

Les chauffeurs dénoncent une situation où ils sont poussés à l’endettement et peinent à maintenir leur activité.

Face à ce qu’ils considèrent comme une impasse judiciaire, les chauffeurs de taxis ont décidé de passer à l’action. À partir de lundi 13 janvier, les chauffeurs arboreront des brassards rouges pendant 48 heures, une initiative qu’ils qualifient de « symbole universel de mécontentement ».

Une conférence de presse est également prévue le mercredi 15 janvier pour annoncer de nouvelles mesures de protestation, si les autorités ne prennent pas des décisions concrètes d’ici là.

Les chauffeurs de taxis demandent aux autorités de protéger les acteurs locaux en appliquant strictement les lois en vigueur et en interdisant les activités des plateformes numériques illégales.

« Nous ne sommes pas contre les innovations, mais elles doivent se conformer aux règles du pays. Si rien n’est fait, nous irons jusqu’à bloquer le transport urbain à Dakar et dans les autres régions », a averti Malick Diop.

Cette crise dans le secteur du transport urbain s’inscrit dans un débat plus large sur l’impact des plateformes numériques dans les économies africaines. Ces innovations, qui apportent de nouvelles opportunités aux consommateurs, rencontrent souvent des résistances de la part des acteurs traditionnels qui peinent à s’adapter aux nouvelles réalités du marché.

Dans plusieurs pays africains, les chauffeurs de taxis traditionnels ont mené des mouvements de protestation similaires, dénonçant une absence de régulation des plateformes numériques.

Le prochain rendez-vous judiciaire est prévu le 18 mars 2025. En attendant, la mobilisation des chauffeurs pourrait s’intensifier, mettant la pression sur les autorités sénégalaises pour qu’elles prennent des mesures concrètes afin d’apaiser les tensions.

Secteur primaire : Le syndicat des travailleurs dépose un préavis de grève

Les tensions montent dans le secteur primaire. Le syndicat des travailleurs du secteur des Pêches, des Infrastructures Maritimes et Portuaires (MPIMP) a déposé, ce mercredi 8 janvier 2025, un préavis de grève pour dénoncer le non-respect des engagements pris par le gouvernement lors des négociations de décembre 2022.

Dans un communiqué parvenu à Seneweb, les syndicalistes réclament l’amélioration de leurs conditions de travail et mettent en garde les autorités contre un durcissement de leur mouvement si leurs revendications ne sont pas prises en compte avant le 7 février prochain.

Le syndicat dénonce notamment les disparités salariales entre les agents du secteur des pêches et les autres fonctionnaires de la Fonction publique, ainsi que l’absence de perspectives de carrière pour les agents contractuels. Parmi les principales revendications figurent :

  • La mise en place d’un fonds commun destiné à améliorer les revenus des agents.
  • La généralisation de l’indemnité de logement à l’ensemble des fonctionnaires du secteur primaire.
  • L’octroi d’une indemnité de risque à tous les agents du ministère des Pêches, compte tenu des dangers auxquels ils sont exposés dans l’exercice de leurs fonctions.
  • L’intégration des contractuels dans la Fonction publique pour assurer la stabilité de leur emploi.

Les travailleurs déplorent également l’insuffisance des moyens logistiques dans tout le département, ce qui handicape leurs activités sur le terrain.

Les revendications du syndicat s’inscrivent dans le cadre d’un protocole d’accord signé le 1er décembre 2022 entre le ministère de la Fonction publique et les syndicats du secteur primaire. Cet accord portait sur l’octroi de 60% du montant initial des indemnités réclamées par les agents, avec la promesse de créer un comité technique chargé d’étudier la faisabilité d’un fonds commun dans le secteur.

Cependant, selon le syndicat, aucune avancée concrète n’a été enregistrée depuis la signature de cet accord. Le gouvernement est accusé de ne pas tenir ses promesses, malgré l’engagement pris devant les partenaires sociaux.

Si leurs demandes ne sont pas satisfaites d’ici au 7 février prochain, les travailleurs du secteur primaire menacent d’entrer en grève illimitée.

Selon un responsable syndical joint par téléphone, « les agents du secteur des pêches jouent un rôle crucial dans l’économie nationale, notamment en matière de sécurité maritime, de contrôle des ressources halieutiques et d’encadrement des activités portuaires. Il est inadmissible que ces professionnels soient laissés-pour-compte, malgré les risques qu’ils encourent au quotidien ».

La menace de grève inquiète les acteurs économiques, notamment les professionnels de la pêche artisanale et industrielle, qui craignent un blocage des activités portuaires en cas de paralysie des services.

Le secteur primaire, notamment les pêches, occupe une place stratégique dans l’économie sénégalaise, avec une contribution significative au PIB national et à l’emploi des jeunes. Toute perturbation pourrait avoir de graves conséquences sur l’approvisionnement du marché local en produits halieutiques, ainsi que sur les exportations vers les marchés internationaux.

Face à cette situation, le gouvernement est attendu sur sa capacité à désamorcer la crise. Des négociations avec le syndicat pourraient être entamées dans les prochains jours pour éviter une grève qui risque de perturber durablement les activités du secteur.

Thiaroye : 4 dealers arrêtés avec 480 kg de drogue par la gendarmerie

La lutte contre le trafic de stupéfiants s’intensifie au Sénégal. La gendarmerie nationale, sous l’impulsion du Haut commandement, a renforcé les opérations de surveillance sur tout le territoire national. Cette stratégie a porté ses fruits à Thiaroye-sur-Mer, où un important réseau de trafiquants de drogue a été démantelé par la brigade territoriale de Thiaroye, dirigée par l’adjudant-chef Abdoulaye Kébé.

Dans la nuit du 7 au 8 janvier 2025, les gendarmes ont intercepté un groupe de trafiquants qui tentaient de débarquer une importante cargaison de chanvre indien sur la plage de Thiaroye-sur-Mer, près du quai de pêche Sénégal. La saisie s’élève à 480 kg de drogue conditionnés dans huit sacs, dont quatre de 50 kg et quatre de 70 kg, selon les informations fournies par le lieutenant-colonel Ibrahima Ndiaye, chef de la DCRP (Division des contrôles et recherches policières).

Les investigations ont permis l’interpellation de quatre individus soupçonnés d’être les principaux acteurs de ce trafic de drogue. Les gendarmes ont également saisi deux véhicules de marque Citroën et un scooter, qui auraient servi à transporter la drogue.

Cette opération a été menée par les éléments de la compagnie de gendarmerie de Keur Massar, dirigée par le chef d’escadron Kalaw Tine, qui a salué la vigilance de ses équipes.

Cette intervention n’est pas la première réalisée à Thiaroye-sur-Mer en ce début d’année. Dans la nuit du 3 au 4 janvier 2025, la même unité avait déjà intercepté 100 kg de chanvre indien, également sur la plage de Thiaroye. Ce jour-là, un trafiquant avait été arrêté avec deux sacs de drogue conditionnés.

En seulement quatre jours, les gendarmes ont réussi à saisir un total de 580 kg de chanvre indien dans la même zone.

Les plages de Thiaroye-sur-Mer semblent être devenues un point de transit privilégié pour les trafiquants de drogue. Situées à proximité du port et facilement accessibles, elles offrent une porte d’entrée discrète pour le débarquement des cargaisons de chanvre indien provenant, selon les enquêteurs, de la sous-région.

Les autorités locales, conscientes du danger que représente ce trafic pour les populations, ont promis de maintenir la pression sur les réseaux de trafiquants.

La gendarmerie nationale a profité de cette nouvelle saisie pour rappeler aux populations l’importance de signaler tout comportement suspect. Les citoyens peuvent contacter les forces de l’ordre via les numéros verts 123 ou 800 00 20 20, disponibles gratuitement.

Démarrage 2eme phase des travaux du Boulevard Maurice GUEYE : le maire Oumar CISSÉ s’en réjouit…

Démarrage 2eme phase des travaux du Boulevard Maurice GUEYE : le maire Oumar CISSÉ s'en réjouit...

Ce mercredi 8 janvier 2025, le maire Dr Oumar Cissé a procédé a une visite de chantier aux côtés des équipes techniques du promoville pour la relance de la deuxième phase des travaux de modernisation du Boulevard Maurice Gueye sur le tronçon restant du Terminus P15 au rond-point Djoutiba et la réhabilitation du canal de l’Ouest.
De même le maire a invité les populations rufisquoises a une  collaboration harmonieuse pour permettre la livraison du chantier en Août 2025 comme la si bien indiqué le coordonnateur du projet promoville M. Balla GUEYE.

Sénégal : La production de pétrole du champ de Sangomar dépasse les prévisions annuelles

Le champ pétrolier de Sangomar, situé à l’ouest du Sénégal, a connu une performance exceptionnelle en 2024. Selon une annonce faite le mardi 7 janvier 2025 par le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, la production annuelle de pétrole brut s’est élevée à environ 16,9 millions de barils, soit 5,2 millions de barils de plus que l’objectif initial fixé à 11,7 millions de barils pour l’année.

Le ministre Birame Souleye Diop, via sa page X (anciennement Twitter), s’est félicité de ces résultats, qualifiant cette surperformance de “preuve de l’excellence de la gestion et de la capacité d’exploitation de Sangomar”.

Une montée en puissance rapide

L’exploitation du champ de Sangomar, le tout premier projet pétrolier du Sénégal, a officiellement démarré le 2 juin 2024. En seulement sept mois, le site a produit et commercialisé des volumes considérables. Le rapport de production de décembre 2024 souligne qu’environ 16,4 millions de barils, soit presque toute la production, ont été écoulés sur le marché international.

Cette performance dépasse largement les attentes initiales et témoigne du potentiel économique stratégique du secteur des hydrocarbures pour le Sénégal.

Impacts économiques et perspectives

Le dépassement des objectifs de production pourrait avoir des retombées significatives sur l’économie sénégalaise, notamment par une augmentation des revenus pétroliers et un renforcement des capacités d’investissement dans les infrastructures et les services publics. Cependant, des interrogations persistent quant à la gestion de ces ressources pour garantir une distribution équitable des richesses et minimiser les impacts environnementaux.

Le ministère a par ailleurs souligné que ces résultats marquent un tournant décisif pour le pays dans sa transition vers un statut de producteur pétrolier majeur en Afrique de l’Ouest. Les projets futurs, notamment dans le gaz naturel, viendront compléter cette dynamique.

Des défis à relever

Malgré ces avancées, des défis subsistent. Le Sénégal devra gérer avec rigueur les recettes issues des hydrocarbures afin d’éviter le “syndrome hollandais”, un phénomène où les ressources naturelles freinent le développement d’autres secteurs de l’économie.

Le gouvernement a réaffirmé son engagement à mettre en œuvre des politiques transparentes et inclusives dans la gestion des revenus pétroliers et gaziers. Le ministre Diop a notamment promis des rapports réguliers sur l’état de la production et l’utilisation des recettes issues de Sangomar.

Kaolack/Transport : L’Association Nationale des Cavaliers de la Sécurité Routière du Sénégal invite le ministre des Transports au dialogue

Le ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens a mis en demeure les conducteurs de deux-roues dont la cylindrée est supérieure à 49 cm³ de procéder à l’immatriculation de leurs véhicules au plus tard le 13 mars prochain. Passé ce délai, toute moto non immatriculée sera immédiatement mise en fourrière, a averti le ministère.

Face à cette initiative de l’État, l’Association Nationale des Cavaliers de la Sécurité Routière du Sénégal a tiré la sonnette d’alarme lors d’un point de presse tenu ce mercredi.

« L’actualité qui défraie la chronique depuis quelque temps nous interpelle en tant qu’acteurs du secteur. Nous, les cavaliers de la sécurité routière, disons oui à l’organisation et à la réglementation du secteur des deux-roues. Cependant, nous dénonçons la démarche adoptée par les autorités, qui auraient dû entamer cette initiative par une concertation inclusive, participative et démocratique. Cela aurait permis à tous les acteurs de mieux comprendre les enjeux de cette mesure », a expliqué Cheikh Tidiane Sarr, président de l’Association Nationale des Cavaliers de la Sécurité Routière du Sénégal.

Il a également souligné les défis liés au délai imparti : « En trois mois seulement, rien qu’à Kaolack ou même dans sa commune, il est impossible de procéder à l’immatriculation de l’ensemble des motos dans ce laps de temps. Nous invitons l’État à expliquer aux jeunes les opportunités que présente cette initiative. Nous demandons au ministre des Transports, Yankhoba Diémé, de revoir sa démarche au lieu d’imposer une réforme sans consultation préalable. »

Cheikh Tidiane Sarr a insisté sur l’importance de la communication dans une réforme de cette envergure : « Se protéger à moto est crucial, mais une communication claire et élargie autour de l’initiative est encore plus importante. Notre pays est un pays de dialogue, et le ministre sait bien que c’est par le dialogue qu’ils sont venus au pouvoir. Nous saluons la réforme, mais ce que nous dénonçons, c’est l’approche autoritaire qui l’accompagne. »

En outre, il a exhorté les conducteurs de vélos-taxis à s’adapter à la réforme en se préparant à l’immatriculation, au port du casque, et à l’obtention de permis de conduire, qui a toujours été un combat pour l’association.

« Nous demandons à l’État de revoir le délai fixé, qui est très court. Nous proposons qu’un mois supplémentaire soit accordé pour permettre à tous ces jeunes conducteurs d’être en règle », a plaidé le président de l’association.

L’Association Nationale des Cavaliers de la Sécurité Routière du Sénégal, qui se consacre à la sensibilisation et à la sécurité dans le domaine des transports routiers, appelle donc à un dialogue ouvert avec les autorités pour assurer le succès de cette réforme.

Kaolack/Médina Baye : Une classe flambant neuve pour l’école élémentaire Elhadji Ibrahima Niasse

L’école élémentaire Elhadji Ibrahima Niasse, située à Médina Baye, bénéficie désormais d’une salle de classe entièrement rénovée. Ce projet de réhabilitation a été intégralement financé par les anciens élèves de l’établissement, promotion 1970-1977, qui avaient été formés sous la direction de feu l’instituteur M. Niang.

Les travaux de rénovation, dont le coût s’élève à 1 050 000 francs CFA, ont permis de doter l’école d’une classe flambant neuve. Ce mardi, les membres de l’association des anciens élèves ont effectué une visite des lieux pour constater les réalisations.

Lors de cette visite, Amadou B., un parent d’élève, a exprimé sa gratitude envers les bienfaiteurs :

« Nous remercions ces anciens élèves pour leur contribution précieuse. Cette salle de classe rénovée vient s’ajouter aux autres initiatives déjà réalisées, notamment par le fils d’un des anciens élèves de ce temple du savoir. »

Le coordonnateur de l’association, Daouda Thialaw Diop, a pour sa part expliqué l’importance de ce geste :

« La première chose à laquelle Dieu a donné une grande bénédiction, c’est le savoir, et le savoir s’acquiert à l’école. Pour moi, l’école est le socle de la vie. On ne peut rien faire sans connaissances, et ces connaissances s’obtiennent à travers l’école. C’est pour cette raison que nous avons décidé de réhabiliter cette salle de classe. Nous avons recarrelé le sol, repeint les murs, les fenêtres et le tableau noir, entre autres. »

Selon M. Diop, cette rénovation est bénéfique non seulement pour les élèves mais aussi pour la communauté dans son ensemble :

« Une école rénovée motive les enfants à venir étudier, ce qui est profitable pour leurs parents, leurs familles, la région et même la nation. »

Les anciens élèves de la promotion 1970-1977 ne comptent pas s’arrêter là. Ils envisagent d’autres projets, notamment la réhabilitation des salles de classe restantes. Cependant, ils lancent un appel aux bonnes volontés, aux fils de Médina Baye ainsi qu’aux autorités locales et aux disciples du parrain de l’école, Elhadji Ibrahima Niasse, pour les accompagner dans leur mission de rénovation complète de cet établissement scolaire.

Cette initiative, qui met en lumière l’importance de l’éducation et de l’engagement communautaire, constitue un bel exemple de solidarité au service de l’avenir des jeunes générations.

Douanes : Une dynamique haussière des recettes et des saisies record en 2024 dans la région Sud

La Direction régionale Sud des Douanes a clôturé l’année 2024 sur une note positive, marquée par une augmentation significative de ses recettes et des saisies record. Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 7 janvier 2025, le colonel Malang Diédhiou, directeur régional Sud, a présenté un bilan détaillé des performances de son département, qui reflètent une dynamique de croissance et un renforcement des capacités de lutte contre les trafics illicites.

Au titre de l’année 2024, les recettes globales collectées par la Direction régionale Sud s’élèvent à 6.093.600.500 francs CFA, contre 5.109.766.088 francs CFA en 2023. Cette augmentation de 983.834.412 francs CFA témoigne d’une amélioration notable dans la mobilisation des ressources budgétaires.

En ce qui concerne les recettes ordinaires, elles ont atteint 4.822.025.888 francs CFA, enregistrant une hausse de 495.891.211 francs CFA par rapport à l’année précédente. Ces résultats traduisent l’efficacité des stratégies mises en place pour optimiser la collecte des droits de douane et la gestion des flux commerciaux dans la région.

« Ces performances montrent que la Direction régionale Sud des Douanes contribue significativement à l’atteinte des objectifs de mobilisation des recettes nécessaires au développement du Sénégal », a souligné le colonel Malang Diédhiou.

Outre la mobilisation des recettes, la lutte contre le trafic illicite a été un autre domaine de performance notable pour la Direction régionale Sud en 2024.

Parmi les principales saisies, 108,7 kg de cocaïne ont été interceptés, un chiffre impressionnant comparé aux 2 kg saisis en 2023. De même, les opérations de lutte contre le trafic de chanvre indien ont permis de saisir 2126 kg, contre 489,8 kg l’année précédente, soit une augmentation de 1636,2 kg. Ces résultats reflètent le renforcement des capacités de surveillance et la détermination des agents des Douanes à combattre les grands trafics.

En matière de faux billets, des saisies de billets noirs d’une contre-valeur de 10.540.000.000 francs CFA ont été effectuées. Par ailleurs, un lot de faux médicaments d’une valeur totale de 33.643.000 francs CFA a également été intercepté.

Le colonel Diédhiou a tenu à rappeler que les performances de la Direction régionale Sud s’inscrivent dans les efforts globaux des régies financières pour accompagner les ambitions de développement du Sénégal. Les recettes mobilisées et les saisies réalisées renforcent non seulement les ressources budgétaires du pays, mais elles contribuent également à la sécurité et à la santé publique en freinant les flux de marchandises illicites.

Ces résultats témoignent du travail acharné des agents des Douanes, qui continuent de jouer un rôle clé dans la préservation des intérêts économiques et sociaux du Sénégal. « La progression enregistrée cette année montre que nous sommes sur la bonne voie, et nous restons engagés à intensifier nos efforts en 2025 », a conclu le colonel Malang Diédhiou.

Avec ces chiffres prometteurs, la Direction régionale Sud des Douanes confirme sa position comme un acteur incontournable de la mobilisation des recettes publiques et de la lutte contre les activités illicites.

Ziguinchor : Les Jakartamen étalent leur colère

Les conducteurs de motos Jakarta, communément appelés « Jakartamen », ont manifesté leur ras-le-bol dans les rues de Ziguinchor, au sud du Sénégal. Cette colère est dirigée contre les lourdeurs administratives liées à la régularisation de leur activité. Ils dénoncent notamment les exigences d’immatriculation, le port obligatoire du casque, ainsi que la détention d’une assurance, des mesures jugées trop coûteuses et inadaptées à leur réalité socio-économique.

Les Jakartamen ont sillonné les principales artères de la ville de Ziguinchor pour exprimer leur mécontentement. La manifestation a pris d’assaut des lieux stratégiques tels que le service des mines, la perception municipale, la place Bambaya et le rond-point Aline Sitoé Diatta. Le cortège, bruyant et déterminé, a attiré l’attention des riverains et des autorités locales.

Ansoumana Badji, président de l’Association des conducteurs de motos Jakarta, a pris la parole devant les manifestants. Entouré de ses camarades, il a dénoncé les « multiples démarches » exigées pour la formalisation de leur activité. Selon lui, ces procédures sont non seulement fastidieuses, mais aussi financièrement inaccessibles pour la plupart des conducteurs de motos.

Parmi les griefs exprimés par les Jakartamen figure le coût global de la régularisation. Selon les manifestants, les frais d’immatriculation, d’assurance et d’acquisition des casques imposent une charge financière bien trop lourde pour leur pouvoir d’achat.

« Nous ne sommes pas contre la régularisation, mais les autorités doivent prendre en compte nos conditions de vie. La plupart des conducteurs de Jakarta n’ont pas les moyens de supporter ces coûts. Cela risque de mettre beaucoup de personnes au chômage », a déclaré Ansoumana Badji.

Les motos Jakarta jouent un rôle crucial dans le transport urbain et périurbain à Ziguinchor. Elles sont le moyen de transport privilégié des populations locales, en raison de leur rapidité et de leur accessibilité.

Cependant, les autorités locales souhaitent formaliser ce secteur pour améliorer la sécurité routière et garantir une meilleure protection des usagers de la route. Cette formalisation passe par des mesures que les Jakartamen jugent aujourd’hui trop contraignantes.

Face à cette situation, les Jakartamen appellent à l’ouverture d’un dialogue avec les autorités locales. Ils espèrent que les responsables municipaux, le gouverneur et les services des mines pourront prendre en compte leurs doléances afin d’adapter les mesures de formalisation à leur réalité.

« Nous demandons une rencontre avec le maire et le gouverneur pour trouver une solution consensuelle. Nous sommes ouverts au dialogue, mais il faut que cela se fasse dans le respect de nos conditions de vie », a conclu Ansoumana Badji.

Sénégal : Le taux de chômage élargi atteint 20,3 % au 3e trimestre 2024 (ANSD)

Les derniers résultats de l’enquête trimestrielle sur l’emploi publiés par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) font état d’un taux de chômage élargi de 20,3 % au troisième trimestre 2024. Ces chiffres dévoilés ce mardi 7 janvier 2025, marquent une légère augmentation de 0,8 point de pourcentage par rapport aux 19,5 % enregistrés à la même période en 2023.

Au sens strict du Bureau international du travail (BIT), le taux de chômage s’élève à 5,3 % pour le trimestre sous revue. Cependant, les données montrent une tendance à la hausse, avec un taux de 23,2 % au premier trimestre 2024, suivi de 21,6 % au deuxième trimestre.

Selon l’ANSD, le taux de chômage au Sénégal a atteint une moyenne de 18,01 % entre 1994 et 2024. Le record historique de 26,1 % avait été atteint au deuxième trimestre 2020, tandis que le niveau le plus bas, 5,6 %, a été observé au quatrième trimestre 2002.

L’enquête révèle que 58,3 % des personnes en âge de travailler (15 ans ou plus) ont participé au marché du travail au troisième trimestre 2024. Ce chiffre représente une rétractation de 3,1 points de pourcentage par rapport à la même période en 2023.

  • Milieu rural : 58,8 %
  • Milieu urbain : 58,0 %

Le taux de participation reste plus élevé chez les hommes (68,7 %) que chez les femmes (47,7 %), ce qui met en lumière les disparités persistantes entre les sexes sur le marché du travail.

Le taux d’emploi, qui mesure la part des personnes en emploi parmi celles en âge de travailler, s’est établi à 42,8 % au troisième trimestre 2024, marquant une baisse de 1,6 point de pourcentage par rapport aux 44,4 % du troisième trimestre 2023. Là encore, des disparités géographiques et de genre sont à noter :

  • Milieu urbain : 45,7 %
  • Milieu rural : 38,3 %

Chez les hommes, le taux d’emploi atteint 56,4 %, contre seulement 28,8 % chez les femmes. Ces écarts illustrent une problématique récurrente d’inégalité d’accès à l’emploi selon le genre.

Ces chiffres confirment que le marché du travail sénégalais reste marqué par un taux de chômage élevé et des disparités importantes entre les sexes et les zones géographiques. Face à cette situation, les autorités sont appelées à renforcer les politiques d’emploi afin de réduire ces inégalités et d’améliorer l’accès au travail, notamment pour les femmes et les jeunes vivant en milieu rural.

Kaolack / Magal de Porokhane édition 2025 : 600 agents du GMI déployés pour sécuriser l’événement

La Police nationale déploiera 600 agents du Groupement mobile d’intervention (GMI) pour assurer la sécurité du Magal de Porokhane, dans le département de Nioro du Rip (Kaolack, centre). Cet événement religieux est prévu le 6 février 2025.

‘’Pour cet événement religieux, 600 éléments du GMI, dont un détachement de 100 agents prépositionnés à Kaolack et autant à Nioro du Rip, assureront principalement le respect du plan de circulation’’, a indiqué Ousseynou Diagne, commandant du groupe opérationnel du Groupement mobile d’intervention (GMI).

Pour renforcer ce dispositif, 15 véhicules et environ 900 barrières seront mobilisés. Une innovation marquera cette édition : un centre de santé sera installé par l’École des sous-officiers de la Police nationale, ainsi qu’une citerne d’eau de grande capacité pour améliorer l’approvisionnement en eau potable des pèlerins.

Le Groupement national des sapeurs-pompiers prévoit, quant à lui, de déployer 150 agents, une dizaine d’ambulances, et d’autres moyens logistiques pour cet événement.

Lundi, le gouverneur de la région a présidé une réunion du Comité régional de développement (CRD), réunissant les différents services déconcentrés de l’État du Sénégal. Ce CRD fait suite au Conseil local de développement (CLD) et au Comité départemental de développement (CDD). Ces deux rencontres ont permis de définir les dispositions nécessaires pour une organisation optimale de cet événement religieux ‘’d’une importance capitale’’, a souligné Mohamadou Moctar Watt, gouverneur de la région.

‘’Nous avons insisté sur l’implication de tous les chefs de service, afin de répondre aux doléances du comité d’organisation et d’assurer une réussite totale de cette édition’’, a-t-il ajouté.

Après plusieurs heures de discussions, il a été convenu que toutes les mesures sécuritaires, qu’elles soient mises en œuvre par la gendarmerie ou par la police, soient renforcées. ‘’Au-delà de la sécurité classique, l’accent sera mis sur la sécurité routière, avec un focus particulier sur la fluidité de la circulation et les mesures préventives, grâce à une parfaite collaboration entre la Police et la Gendarmerie. Cela permettra de réduire le nombre d’accidents durant l’événement’’, a précisé le gouverneur.

Les forces de défense et de sécurité veilleront particulièrement au respect des règles de circulation par les conducteurs de motos Jakarta, notamment le port obligatoire du casque et le respect du nombre de passagers autorisés.

En matière de santé, le comité d’organisation a sollicité le déploiement d’un hélicoptère médicalisé ainsi qu’une enveloppe de 40 millions de francs CFA pour l’achat de médicaments.

Pour faciliter la mobilité des pèlerins, l’Agence de gestion des routes (AGEROUTE) s’engage à améliorer la qualité des pistes et à réhabiliter la route nationale numéro 4, afin de garantir un meilleur accès à Porokhane.

Enfin, une réunion de coordination se tiendra les 29 et 30 janvier à Porokhane pour évaluer la mise en œuvre des décisions prises lors de ce CRD. Le président du comité d’organisation, satisfait de l’engagement des différents services de l’État, a assuré que les promesses tenues augurent une organisation réussie de cette édition.

Triste virée mortelle : les “Blowmen” de la VDN 3 devant la justice

L’accident tragique survenu le 27 décembre 2023 sur la VDN 3, à Guédiawaye, a plongé le Sénégal dans la stupeur. Ce drame, impliquant un groupe de jeunes surnommé les “Blowmen”, a coûté la vie à Mamadou Konté, un mécanicien de 19 ans. Aujourd’hui, les sept membres de cette bande, dont le conducteur et artiste Ismaila Camara, répondent de leurs actes devant le tribunal de Pikine-Guédiawaye.

La soirée du 27 décembre devait être un moment de fête pour Ismaila Camara, musicien de 21 ans, et ses amis. À bord d’une Ford Taurus louée, le groupe, composé de trois garçons et trois filles, s’était lancé dans une virée nocturne, animée par de la musique forte, des acrobaties dangereuses au volant et la consommation de substances illicites.

Selon L’Observateur, la situation a basculé lorsque, roulant à une vitesse de 80-90 km/h avec un pneu de secours défectueux, Ismaila Camara a perdu le contrôle de son véhicule près du palais de justice de Pikine-Guédiawaye. Mamadou Konté, un piéton présent sur les lieux, a été violemment percuté et traîné sur 300 mètres. L’impact a été fatal, laissant la communauté locale sous le choc.

L’enquête a révélé les circonstances aggravantes entourant l’accident. Ismaila Camara, qui conduisait sous l’emprise de benzodiazépines et d’ecstasy, est accusé d’homicide involontaire et de mise en danger de la vie d’autrui. Les analyses toxicologiques ont confirmé la consommation de drogues par le conducteur et deux de ses complices, Amady Ba et Issa Mballo.

Le tribunal de Pikine-Guédiawaye a requis une peine de cinq ans de prison ferme et une amende de 500 000 FCFA contre Ismaila Camara. Ses deux complices masculins risquent également six mois de prison ferme pour complicité d’homicide involontaire et usage de stupéfiants. Les trois jeunes filles présentes dans le véhicule ont, quant à elles, été relaxées, leur implication directe dans les faits n’ayant pas été établie.

Ce procès, suivi avec attention, met en lumière les dangers liés aux comportements irresponsables et à la consommation de substances illicites parmi une partie de la jeunesse sénégalaise. La famille de Mamadou Konté, absente à l’audience, réclame justice pour leur fils, victime innocente d’une soirée qui aurait dû rester festive.

Le délibéré de cette affaire dramatique est attendu pour le 10 janvier. En attendant, elle reste un rappel brutal des conséquences irréversibles de l’insouciance et de l’irresponsabilité sur la route, interpellant à la fois les jeunes et les autorités sur la nécessité de prévenir de telles tragédies.

Hausse des prix des denrées de première nécessité : le député Abdou Mbow interpelle le ministre du Commerce

La flambée des prix de certaines denrées de première nécessité, telles que l’huile et le sucre, alimente une profonde inquiétude parmi les ménages sénégalais. Face à cette situation, le député Abdou Mbow a décidé d’interpeller le ministre de l’Industrie et du Commerce à travers une question écrite.

Depuis plusieurs jours, les dénonciations se multiplient, notamment de la part des commerçants et des consommateurs. “Depuis quelques jours, des voix s’élèvent pour dénoncer la hausse de certaines denrées de première nécessité, notamment l’huile et le sucre. Face à cette situation, une inquiétude profonde commence à habiter les ménages sénégalais, qui ne parviennent pas à joindre les deux bouts et à faire vivre leurs familles décemment”, a souligné le député dans sa lettre.

Cette crise prend une dimension encore plus préoccupante avec l’approche du mois de Ramadan, période où la demande en denrées alimentaires augmente traditionnellement. Abdou Mbow a également évoqué une possible pénurie de sucre, causée par un déficit de stocks à la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS), selon les alertes de certains commerçants.

Dans son courrier, le député a exprimé sa préoccupation face à cette situation et a demandé au ministre des précisions sur les mesures envisagées par le gouvernement pour atténuer les difficultés des populations. “Si ces faits angoissants sont avérés, quelles stratégies compte utiliser le gouvernement pour soulager les populations ?” a-t-il écrit.

Pour les ménages sénégalais, qui sont déjà confrontés à une hausse générale du coût de la vie, cette situation accentue davantage la précarité. L’intervention du gouvernement est vivement attendue pour stabiliser les prix et garantir un approvisionnement suffisant en produits essentiels à l’approche du Ramadan.

Drame sur la VDN 3 : Une jeunesse perdue face à ses excès

L’accident survenu dans la nuit du 27 décembre sur la VDN 3, à Guédiawaye, continue de secouer les consciences. Ce tragique événement, impliquant un groupe de jeunes surnommés les “Blowmen”, met en lumière les dangers des comportements irresponsables, exacerbés par la consommation de substances illicites.

La soirée du 27 décembre aurait pu être une fête ordinaire entre amis. Ismaila Camara, jeune artiste de 21 ans, avait loué une Ford Taurus pour une virée nocturne avec six de ses amis. À bord, musique assourdissante et substances illicites rythmaient l’ambiance, transformant une escapade festive en une course effrénée et dangereuse.

Le véhicule, conduit à vive allure par Ismaila, roulait sur un pneu de secours arrière, un détail révélateur de l’imprudence générale. Près du palais de justice de Pikine-Guédiawaye, l’irréparable s’est produit : Mamadou Konté, un mécanicien de 19 ans, fut percuté et traîné sur 300 mètres. L’impact ne lui laissa aucune chance.

Dix jours après le drame, les sept jeunes du groupe ont comparu devant le tribunal de Pikine-Guédiawaye. Ismaila Camara, présenté comme le principal accusé, est poursuivi pour homicide involontaire et mise en danger de la vie d’autrui. Les analyses toxicologiques ont confirmé la présence de benzodiazépines et d’ecstasy dans son organisme, ainsi que dans celui de deux autres garçons du groupe, Amady Ba et Issa Mballo.

Malgré ses dénégations, Ismaila fait face à une peine requise de cinq ans de prison ferme et une amende de 500 000 FCFA. Ses deux complices risquent quant à eux six mois de prison ferme pour complicité et consommation de drogues. Les trois jeunes femmes présentes dans le véhicule ont été relaxées, le procureur ayant souligné leur implication moindre.

Au-delà des faits, cette affaire illustre les dérives inquiétantes de certains jeunes, entre consommation de substances illicites, insouciance et comportements à risque. La famille de Mamadou Konté, absente lors du procès, réclame justice pour leur fils, victime d’une tragédie absurde.

Ce drame interpelle également sur la responsabilité collective face à ces phénomènes. La route devient trop souvent le théâtre d’actes d’irresponsabilité, transformant une fête en cauchemar.

Le tribunal a fixé le délibéré au 10 janvier. D’ici là, l’affaire des “Blowmen” reste gravée dans les esprits, non seulement pour la douleur qu’elle a causée, mais aussi comme un rappel brutal des conséquences irréversibles des excès.

Réajustement au Port autonome de Dakar : entre fins de contrat et nouveaux recrutements

Depuis sa nomination en avril 2024 en tant que Directeur général du Port autonome de Dakar (PAD), Waly Diouf Bodian a enclenché une série de réformes visant à optimiser la gestion des effectifs de la société. Dès sa prise de fonction en mai, il a initié un « réajustement des effectifs », une démarche qui a conduit à des départs massifs parmi les employés.

Selon le journal Les Échos, une première vague de départs avait été enregistrée peu après l’arrivée de Waly Diouf Bodian. En décembre 2024, une deuxième vague a concerné une centaine de travailleurs, dont les contrats n’ont pas été renouvelés. Ces employés, pour la plupart, espéraient obtenir des Contrats à durée indéterminée (CDI) après plusieurs années de service.

Cependant, Abdou Karim Diarra, membre de la cellule de communication du PAD, a tenu à nuancer le terme de « licenciement » employé par certains. « Il s’agit de travailleurs dont les contrats sont arrivés à terme. Le Directeur général ne pouvait pas prolonger ces contrats pour des motifs similaires à ceux des départs antérieurs », a-t-il expliqué.

En dépit des départs, la direction du PAD a également procédé à de nouveaux recrutements. En novembre 2024, 169 nouveaux agents ont été intégrés, conformément à un accord passé entre l’ancienne direction, dirigée par Mountaga Sy, et les syndicats. « Ces recrutements faisaient partie d’un engagement antérieur, et le nouveau Directeur général s’y est conformé », a précisé Diarra.

La gestion des effectifs s’inscrit dans un processus plus large d’audit initié par Waly Diouf Bodian. « L’audit physique du personnel est en cours, et une fois qu’il sera finalisé, des solutions seront trouvées pour stabiliser la situation », a indiqué Abdou Karim Diarra. Ce travail de réorganisation vise à répondre aux exigences de performance et de transparence du PAD tout en respectant les accords avec les partenaires sociaux.

Si la direction présente ces mesures comme un effort de rationalisation, elles suscitent des réactions mitigées. Pour les travailleurs concernés, dont certains ont cumulé plusieurs années au service du PAD, l’absence de prolongation de leurs contrats constitue une véritable déception. Toutefois, les recrutements effectués et les audits en cours semblent indiquer une volonté de structurer durablement la gestion des ressources humaines.

Un crime odieux à Malika : El Hadji Modou Fall inculpé pour le meurtre de la jeune Diary Sow

L’affaire du meurtre de la jeune Diary Sow, 12 ans, a connu un tournant décisif avec l’inculpation et le placement sous mandat de dépôt d’El Hadji Modou Fall, principal suspect. Ce dernier a été arrêté par la police de Malika, avant de passer aux aveux concernant ce crime atroce qui a secoué la commune.

Selon les autorités, El Hadji Modou Fall a avoué avoir étranglé Diary Sow dans sa chambre. Il aurait ensuite déplacé le corps de la fillette dans les toilettes. Bien qu’il ait reconnu le meurtre, il a catégoriquement nié toute agression sexuelle, laissant des zones d’ombre autour de ses motivations.

L’arrestation du suspect a été saluée par les habitants de Malika, profondément choqués par cet acte abominable. Diary Sow, décrite par ses proches comme une élève brillante et joyeuse, a vu sa vie brutalement arrachée, plongeant sa famille et sa communauté dans une douleur indescriptible.

En réaction à ce drame, la fédération des femmes de Malika avait prévu d’organiser une marche pacifique en hommage à la victime, ce mercredi 7 janvier 2025. Cependant, leur demande d’autorisation a été rejetée par les autorités locales en raison du non-respect du délai légal de trois jours francs avant la tenue de toute manifestation publique.

Cette décision a suscité de vives réactions parmi les habitants, qui espéraient manifester leur solidarité et exiger des mesures plus strictes pour protéger les enfants dans la commune.

Le meurtre de Diary Sow relance le débat sur la sécurité des enfants et les mesures à prendre pour prévenir de telles tragédies. De nombreuses voix s’élèvent pour réclamer une justice rapide et exemplaire afin que l’auteur de cet acte ignoble soit puni à la hauteur de son crime.

Les associations de défense des droits de l’enfant ont également exhorté les autorités à renforcer la sensibilisation et à multiplier les campagnes éducatives sur les dangers auxquels les enfants peuvent être confrontés.

Ce drame bouleverse profondément Malika et, plus largement, le Sénégal. Tandis que l’enquête se poursuit pour clarifier les zones d’ombre, les habitants espèrent que justice sera rendue à Diary Sow et que des mesures concrètes seront mises en place pour éviter que d’autres vies innocentes ne soient arrachées de cette manière tragique.

Vive polémique suscitée par ses positions politiques passées : Raki Kane démissionne pour « mettre à l’aise l’Autorité »

Raki Kane a annoncé sa démission de ses fonctions de Secrétaire Exécutif de la Commission d’Évaluation, d’Appui et de Coordination des Startups au Sénégal (Sénégal Connect Startup), suite à la vive polémique générée par la publication de ses positions politiques passées. Dans une lettre adressée au président de la République, Raki Kane a exprimé sa gratitude envers l’ancien chef de l’État, Macky Sall, pour la confiance qu’il lui avait accordée et a souligné l’honneur qu’il a eu à contribuer au développement de l’entrepreneuriat et de l’innovation au Sénégal.

Madame Kane a précisé que sa décision visait à « mettre à l’aise l’Autorité », tout en alléguant que la situation politique entourant les clarifications publiques faites par le Premier Ministre Ousmane Sonko, concernant ses déclarations passées, a rendu nécessaire cette démission. Selon elle, ce geste était un acte de responsabilité, permettant ainsi à l’Autorité de poursuivre son travail dans de meilleures conditions, sans distraction ni malentendu.

Dans son message, Raki Kane a également mis en avant ses réalisations au sein de la Commission, notamment l’opérationnalisation de la loi « STARTUP ACT ». Elle a salué les avancées réalisées, telles que la mise en place de la plateforme d’enregistrement et de labellisation des startups, qui ont facilité l’essor du secteur au Sénégal. Elle a également remercié les employés de la Commission pour leur engagement et leur contribution au succès de ces initiatives, et a exprimé sa fierté d’avoir été un acteur clé dans ce processus.

La démission de Raki Kane intervient dans un contexte de tensions politiques, et son geste, bien qu’issu d’une démarche de responsabilité, souligne la complexité des relations entre engagement politique et fonction publique dans le cadre du développement du pays.

Thierno Bocoum fustige la gestion des 108 millions F CFA par Ousmane Sonko : « Il confond les comptes de Pastef et ceux de l’État »

Thierno Bocoum, leader du mouvement Agir, est monté au créneau pour dénoncer la gestion des 108 millions F CFA annoncés par le Premier ministre Ousmane Sonko en faveur des militants de Pastef blessés lors des récentes manifestations. Dans une vidéo diffusée par Seneweb, l’opposant a exprimé son désaccord face aux explications fournies par le chef du gouvernement.

Selon Thierno Bocoum, les déclarations d’Ousmane Sonko montrent une confusion inquiétante entre les finances publiques et les comptes du parti Pastef. « Les explications d’Ousmane Sonko révèlent une confusion entre les comptes de son parti et ceux de l’État. L’État ne fonctionne pas ainsi. On ne doit pas prendre l’argent des contribuables et le distribuer à des militants blessés », a-t-il martelé.

Le chef de file d’Agir a rappelé que les ressources publiques doivent être gérées avec rigueur et transparence, conformément aux principes de bonne gouvernance. « Ce n’est pas parce que des militants de votre parti ont été blessés qu’il faut puiser dans les caisses de l’État pour les indemniser », a-t-il critiqué.

L’ancien député a également mis en avant d’autres urgences auxquelles l’État devrait répondre, notamment les difficultés économiques que traverse le pays. « Est-ce que l’État va débloquer de l’argent pour les personnes qui ont perdu leur emploi dans le secteur du BTP, ou pour les Sénégalais affectés par la situation économique ? Il y a des cas urgents parmi eux », s’est-il interrogé.

Thierno Bocoum estime que la démarche du Premier ministre donne l’impression qu’il existe un « État dans l’État », dirigé par Pastef. « Il ne peut pas y avoir d’État Pastef dans ce pays. Nous sommes dans une République, et les règles doivent être les mêmes pour tous », a-t-il déclaré.

Pour le leader d’Agir, une enquête indépendante devrait être ouverte afin de faire la lumière sur les conditions d’attribution des indemnités et d’établir qui sont les bénéficiaires légitimes. « Il faut clarifier cette situation. L’argent du contribuable appartient aux Sénégalais, pas à un parti politique », a-t-il affirmé.

Thierno Bocoum a également pointé du doigt la posture du Premier ministre et de ses alliés, qu’il juge inquiétante. « La gestion des fonds publics ne peut pas se faire de manière opaque. Nous exigeons de la transparence et de la rigueur dans la gestion des deniers publics », a-t-il conclu.

L’affaire des 108 millions F CFA continue de faire des vagues sur la scène politique sénégalaise. Alors que le gouvernement justifie cette enveloppe par la nécessité de prendre en charge les militants blessés lors des manifestations, l’opposition dénonce une gestion partisane des fonds publics.

Kaolack/Éducation : Sélection des Daaras par tirage aléatoire dans le cadre du PAPSE

Dans le cadre de la mise en œuvre des activités du Projet d’Amélioration des Performances du Système Éducatif (PAPSE), un atelier a réuni ce lundi les autorités éducatives, les partenaires et les acteurs du monde des Daaras à Kaolack.

Un projet soutenu par la Banque Mondiale

“Le Projet d’Amélioration des Performances du Système Éducatif (PAPSE) est une initiative du ministère de l’Éducation nationale, financée par la Banque Mondiale. Nous sommes ici à Kaolack au nom du ministre de l’Éducation nationale, M. Moustapha Mamba Guirassy, pour lancer la dernière étape du processus de sélection des Daaras, qui se fait par tirage aléatoire,” a expliqué Elhadji Saliou Ngom, coordonnateur du projet PAPSE.

Le PAPSE va accompagner, à partir de cette année, 1 127 Daaras, dont 527 qui avaient déjà bénéficié du précédent programme, le PAQUEB, et 600 nouveaux Daaras répartis dans les 14 régions du Sénégal. Ce processus a été supervisé par un cabinet indépendant, Défi & Stratégie, qui a effectué une mission de contrôle pour s’assurer que les critères de sélection établis avec les acteurs des Daaras étaient respectés sur le terrain.

“Nous sommes revenus aujourd’hui sur le terrain avec ces mêmes acteurs pour procéder au tirage aléatoire. L’institution que nous représentons est présente en tant qu’observateur. Une fois le tirage effectué, nous lancerons, dans les prochaines semaines, le démarrage des enseignements-apprentissages. Cela permettra de former 55 000 apprenants (‘ndongo daaras’) à travers tout le Sénégal, en mettant l’accent sur les matières fondamentales, à savoir le français et les mathématiques,” a ajouté Elhadji Saliou Ngom.

Il a également précisé qu’un dispositif de suivi des cohortes a été mis en place pour permettre à ces 55 000 jeunes d’acquérir les compétences nécessaires, comparables à celles des apprenants des systèmes classiques formels. Cela pourrait leur ouvrir la voie vers des formations générales ou professionnelles.

Une approche inclusive et transparente

L’inspecteur d’académie de Kaolack, Samba Diakhaté, a rappelé que le PAPSE vise essentiellement à accompagner les Daaras pour leur intégration dans le système éducatif national, avec un ensemble de services incluant l’amélioration de la qualité des enseignements-apprentissages, la prise en charge sanitaire, l’alimentation scolaire et d’autres actions importantes.

“C’est l’occasion de remercier toutes les associations de Daaras qui, avec nous, ont compris l’importance d’une approche inclusive et participative pour garantir la transparence du processus. Dans la région de Kaolack, nous avons sélectionné 43 Daaras de manière rigoureuse, avec des critères bien définis pour constituer une liste qui répond aux exigences du projet,” a précisé Samba Diakhaté.

Le PAPSE marque ainsi une étape importante dans l’amélioration de l’éducation et l’inclusion des Daaras dans le système éducatif sénégalais, tout en assurant une transparence dans les procédures et une implication des acteurs locaux.

Mystérieux décès d’Ibrahima Konté à la MAC de Ziguinchor : les détenus réclament justice et dénoncent des conditions inhumaines

Un vent de panique souffle sur la Maison d’arrêt et de correction (MAC) de Ziguinchor après le décès inattendu d’Ibrahima Konté, 41 ans, survenu le mardi 5 janvier 2025. Originaire de Djiboughère, dans le département de Bignona, ce détenu, jusqu’alors en bonne santé apparente selon ses codétenus, a été victime d’un malaise alors qu’il était évacué vers l’hôpital de la Paix de Ziguinchor. Son décès, constaté à 14h43 par les médecins, a suscité de vives interrogations parmi ses compagnons d’infortune qui dénoncent une mort jugée « mystérieuse ».

Transporté par la fourgonnette de la prison, le corps d’Ibrahima Konté a été déposé aux urgences de l’hôpital vers 14h35, soit quelques minutes avant que les médecins n’officialisent son décès. Les responsables de la MAC de Ziguinchor affirment qu’il aurait succombé à un malaise. Pourtant, les détenus réfutent cette version. Ils témoignent qu’Ibrahima Konté se portait bien la veille, ce qui alimente leurs doutes sur les circonstances réelles de sa mort. Pour eux, il est impératif de procéder à une autopsie et d’ouvrir une enquête indépendante afin de faire toute la lumière sur cette affaire.

Ce décès met en lumière un malaise profond au sein de la MAC de Ziguinchor. Les détenus pointent du doigt des conditions de détention qu’ils qualifient d’inhumaines. Selon leurs témoignages, la prison est surpeuplée et les infrastructures sont vétustes, ce qui rend leur quotidien insupportable. Ils comparent leur situation à celle des « cales de navires négriers » et appellent à l’intervention urgente des défenseurs des droits humains pour améliorer leurs conditions de vie.

La surpopulation carcérale, problématique récurrente dans les établissements pénitentiaires sénégalais, rend la situation particulièrement critique à Ziguinchor. Cette prison, conçue pour accueillir un nombre limité de détenus, est aujourd’hui un espace exigu et insalubre où les prisonniers vivent dans une promiscuité alarmante.

Face à ce drame, les codétenus d’Ibrahima Konté réclament non seulement une enquête, mais également une réforme en profondeur des conditions carcérales au Sénégal. Leurs revendications vont au-delà de la simple reconnaissance des droits humains en milieu pénitentiaire : elles exigent des solutions concrètes pour mettre fin à la surpopulation, rénover les infrastructures et assurer un suivi médical digne de ce nom.

Le décès d’Ibrahima Konté pourrait bien être le point de départ d’une mobilisation plus large pour la défense des droits des détenus au Sénégal. L’onde de choc provoquée par cet incident remet en question le traitement des prisonniers dans les établissements pénitentiaires du pays, où les dysfonctionnements semblent se multiplier.

Pour l’heure, les autorités restent silencieuses face aux accusations portées par les détenus de la MAC de Ziguinchor. Une enquête indépendante et transparente permettra peut-être de répondre aux nombreuses questions soulevées par cette affaire tragique. En attendant, la communauté carcérale et les organisations de défense des droits humains se mobilisent pour que justice soit rendue à Ibrahima Konté et pour prévenir d’autres drames similaires à l’avenir.

Niagues endeuillée : le drame conjugal qui plonge une communauté dans l’horreur

Le petit quartier de HLM 3 Darou Salam, à Niagues, est sous le choc après un drame conjugal qui a coûté la vie à un couple et à leur femme de ménage. Trois semaines après l’incendie criminel ayant dévasté la maison du couple Seck, Fatou Sow, grièvement brûlée lors de l’incident, a succombé à ses blessures, emportant avec elle les vérités qu’elle aurait pu révéler.

Les événements tragiques se sont déroulés dans la nuit du 13 au 14 décembre 2024. Une explosion soudaine a alerté le voisinage, révélant un incendie dévastateur dans la maison du couple Oumar Khary Seck et Khady Diouf. Les flammes dévoraient le bâtiment tandis que des cris déchirants émanaient de l’intérieur.

Malgré l’intervention courageuse des voisins, Khady Diouf a été retrouvée calcinée dans sa chambre, et son mari, Oumar Seck, n’a pas survécu à ses blessures malgré les secours. Fatou Sow, la femme de ménage, grièvement brûlée, a survécu quelques semaines avant de succomber à l’hôpital. Les quatre enfants du couple, miraculeusement épargnés, ont été retrouvés sains et saufs dans leur chambre.

Avant d’être évacuée par les secours, Fatou Sow aurait confié aux voisins des détails glaçants, selon le journal L’Observateur. Le drame serait survenu après une dispute conjugale violente. Des témoins rapportent avoir entendu Khady Diouf crier : « Au secours, Seck veut me tuer ! ». Ces éléments orientent les enquêteurs vers la piste d’un acte prémédité de la part d’Oumar Seck, soupçonné d’avoir déclenché volontairement l’incendie.

Fatou Sow était considérée comme la seule personne capable de confirmer ces allégations ou d’apporter d’autres éléments cruciaux à l’enquête. Hospitalisée pendant trois semaines, elle s’est battue pour sa survie, mais ses brûlures graves ont finalement eu raison d’elle. Sa mort plonge l’affaire dans une obscurité encore plus profonde, laissant les enquêteurs avec des pistes limitées et des questions sans réponse.

Ce drame a également mis en lumière des carences dans les infrastructures et les services d’urgence. Les habitants de Niagues dénoncent la lenteur des secours, attribuée aux rues sablonneuses qui auraient retardé l’arrivée des sapeurs-pompiers et des gendarmes. Selon eux, une intervention plus rapide aurait pu sauver des vies.

Le décès des trois protagonistes principaux rend incertaine la résolution de ce drame conjugal. Les habitants de Niagues pleurent leurs morts, tout en s’interrogeant sur les circonstances exactes de cette tragédie. Les autorités parviendront-elles à reconstituer les événements de cette nuit fatidique ?

Ce drame soulève également des questions plus larges sur les violences conjugales et la nécessité de mesures préventives. Alors que Niagues s’efforce de se relever, cette tragédie rappelle avec force l’urgence de renforcer la lutte contre ces violences et d’améliorer les capacités d’intervention des services de secours, en particulier dans les zones difficiles d’accès.

Les cicatrices de cette nuit d’horreur marqueront à jamais la mémoire collective de Niagues, mais pour beaucoup, l’affaire reste un mystère, et les vérités qui pourraient apaiser les cœurs semblent s’être éteintes avec Fatou Sow.

Le Président Bassirou Diomaye Faye à Bambey : Hommage et Condoléances au Ministre Alioune Dione

Le Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, s’est rendu ce dimanche 5 janvier à Bambey pour présenter ses condoléances au ministre de la Microfinance et de l’Économie Sociale et Solidaire, Alioune Dione, suite au décès de son épouse, feue Mame Diarra Tine. Cette visite empreinte de compassion s’est déroulée en présence de Serigne Mame Mor Mbacké Mourtalla, marquant un moment de recueillement et de solidarité nationale.

Dans une déclaration empreinte d’émotion, le ministre Alioune Dione a salué la démarche du chef de l’État, qui témoigne de son attachement aux valeurs humaines et à la proximité avec ses collaborateurs :

“Il m’a été accordé l’honneur de recevoir à Bambey Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, Président de la République, qui est venu exprimer ses sincères condoléances suite au décès de mon épouse, feue Mame Diarra Tine. Cette visite du Chef de l’État témoigne une fois de plus de son attachement à la population, en général, mais particulièrement à l’égard de ses collaborateurs qui forment l’équipe gouvernementale.”

Le ministre a également exprimé sa profonde gratitude pour les paroles de réconfort et les prières adressées par le Président, lesquelles, selon lui, renforcent sa foi en Allah et sa sérénité face à cette douloureuse épreuve.

Le déplacement du chef de l’État à Bambey a également été l’occasion de constater la solidarité autour du ministre Alioune Dione. Ce dernier a tenu à remercier ses collègues ministres, ainsi que l’ensemble des agents de son ministère, pour leur soutien indéfectible. Il n’a pas manqué d’exprimer sa reconnaissance envers ses proches et amis pour leurs prières et leur présence à ses côtés.

Cette visite illustre, une fois de plus, la dimension humaine de la gouvernance du Président Bassirou Diomaye Faye, attaché aux valeurs de solidarité et de fraternité. Elle restera gravée comme un geste fort de compassion envers un membre de son équipe gouvernementale en deuil.

Scandale à la Sénégalaise de l’Automobile : Un détournement de 1,2 milliard CFA éclate au grand jour

La Sénégalaise de l’Automobile, l’un des plus grands concessionnaires automobiles au Sénégal, est secouée par un scandale financier d’une ampleur sans précédent. Un détournement massif de 1,2 milliard de francs CFA a été mis au jour, mettant en lumière des pratiques frauduleuses sophistiquées orchestrées par un ancien cadre de l’entreprise. Cette affaire explosive a été révélée par le quotidien Libération, à la suite d’une plainte déposée par la direction générale de la société.

Au centre de cette affaire, Cheikh Ahmadou El Khadim Dieng, 42 ans, ancien cadre du service transit de l’entreprise. Dieng, en charge du dépôt des chèques pour le dédouanement des véhicules importés, aurait détourné des paiements destinés à la Perception Dakar-Port, accumulant ainsi des arriérés de frais de douane estimés à plusieurs centaines de millions de francs CFA.

Le suspect a été arrêté à l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) alors qu’il tentait de fuir le pays, prétextant un « arrêt maladie » non justifié. Mais ce n’est pas tout : les enquêteurs ont également découvert l’existence d’une société parallèle nommée Logis Transit, créée par Dieng. Dans les bureaux de cette entreprise, des documents compromettants, notamment des quittances remontant à 2020, ont été saisis, laissant penser que les détournements pourraient s’étendre sur plusieurs années.

L’enquête menée par la Division des Investigations Criminelles (DIC) ne s’arrête pas à Dieng. Des éléments retrouvés indiquent qu’il aurait bénéficié de complicités internes et externes. Parmi elles, sa seconde épouse, qui aurait tenté de négocier un moratoire auprès du Trésor public en usurpant une identité. Ces agissements, selon les enquêteurs, soulignent une possible organisation frauduleuse impliquant plusieurs acteurs.

Par ailleurs, les pratiques de Dieng incluraient des réceptions d’avoirs sur des chèques destinés aux paiements officiels. Ces mécanismes, encore à l’étude, pourraient révéler un système de blanchiment de capitaux bien élaboré.

Les révélations se multiplient alors que les audits internes de la Sénégalaise de l’Automobile pour l’année 2024 ont mis en lumière d’autres irrégularités dépassant l’année 2023. Ces découvertes laissent craindre un « carnage financier », selon les termes rapportés par Libération.

Face à l’ampleur de ce détournement, le parquet financier a décidé de prolonger les investigations. Dieng, pour sa part, garde le silence depuis son arrestation, mais les charges d’abus de confiance et de blanchiment de capitaux continuent de s’accumuler.

Ce scandale met en lumière les failles du système de contrôle interne des entreprises sénégalaises. La Sénégalaise de l’Automobile, comme d’autres grandes entreprises, devra repenser ses mécanismes de surveillance pour prévenir de telles dérives à l’avenir.

Transport : Vers une réforme du permis de conduire et l’introduction du permis à points cette année, selon Yankhoba Diémé

Le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, a annoncé de grandes réformes dans le secteur des transports au Sénégal, notamment l’introduction d’un système de permis à points en 2025. Invité de l’émission En Vérité sur Radio Sénégal, il a abordé plusieurs enjeux liés à la sécurité routière, la réglementation des motos et la modernisation du permis de conduire.

Selon le ministre, la réforme du permis de conduire vise à renforcer la discipline et la sécurité sur les routes sénégalaises. Le système de permis à points permettra de sanctionner les infractions routières par un retrait progressif de points jusqu’à l’annulation du permis. Cette réforme, déjà en concertation avec les acteurs du secteur, devrait entrer en vigueur au courant de l’année 2025. Yankhoba Diémé a insisté sur l’importance d’un contrôle rigoureux du processus de délivrance des permis de conduire. Il a notamment évoqué la nécessité de sécuriser chaque étape, depuis l’apprentissage en auto-école jusqu’à l’examen final.

En parallèle, le ministre a annoncé une réglementation des motos, largement utilisées dans le pays, notamment à Dakar et dans les zones urbaines. Bien que les motos représentent un enjeu économique important pour de nombreux jeunes, elles sont responsables d’un nombre préoccupant d’accidents de la circulation. Près de 23 % des décès liés aux accidents de la route sont dus à des motos, selon les chiffres présentés par le ministre.

Pour y remédier, le ministère prévoit l’introduction d’un système d’immatriculation obligatoire pour les motos, ainsi que l’application stricte du code de la route, incluant le port du casque, le respect des feux tricolores et la limitation de vitesse. Le ministre a annoncé que l’immatriculation sera gratuite pendant une période de trois mois pour encourager les propriétaires à se conformer à cette nouvelle mesure. Il a également souligné que les nouvelles règles entreront en vigueur dès la publication d’une circulaire.

Par ailleurs, Yankhoba Diémé a salué l’engagement des syndicats de conducteurs de deux-roues, qui ont exprimé leur volonté de collaborer avec les autorités pour améliorer la sécurité routière. Il a insisté sur la nécessité d’organiser ce mode de transport, qu’il considère comme un transport d’avenir.

En ce qui concerne la lutte contre la corruption dans le secteur des transports, le ministre a évoqué une collaboration étroite avec le ministère de l’Intérieur pour éradiquer ce fléau. Des mesures spécifiques seront bientôt rendues publiques, mais Yankhoba Diémé a déjà annoncé des initiatives visant à renforcer la discipline sur les routes et à promouvoir l’éducation à la sécurité routière dès le plus jeune âge, en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale.

Le ministre a également abordé la question des aiguilleurs du ciel, qui ont exprimé leurs préoccupations concernant le manque d’effectifs et les difficultés liées à la gestion des plans de vol. Yankhoba Diémé a assuré que leurs revendications étaient prises en compte et qu’une rencontre serait organisée dans les prochains jours pour trouver des solutions adaptées.

En conclusion, le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens a réaffirmé la volonté du gouvernement de moderniser le secteur des transports au Sénégal. L’introduction du permis à points et la réglementation des motos s’inscrivent dans une stratégie visant à réduire le nombre d’accidents et à sécuriser les routes, tout en répondant aux préoccupations des acteurs du secteur.

MASAE ET TOUBA CA KANAM : Une entente agricole scellée

Touba Ca Kanam a accepté la main tendue du ministre de l’Agriculture, de la Sécurité Alimentaire et de l’Elevage dans le cadre d’une convention.

Le ministère de l’Agriculture , de la Souveraineté Alimentaire et de l’Élevage et Touba Ca Kanam ont paraphé, ce week-end , une convention de partenariat en présence de Mabouba Diagne. Le ministre a rencontré les responsables du bureau exécutif du dahira qui lui ont réservé un bel accueil et expliqué l’organigramme de la structure, ses objectifs et ambitions. Après avoir échangé avec le Président de Touba Ca Kanam Serigne Mame Mor Mbacké, le MASAE a proposé la mise en scelle d’un accord dont l’objectif de promouvoir le développement de l’agriculture et de l’élevage au Sénégal, et en particulier dans les zones rurales.

Cette collaboration devra reposer, confie le ministre , sur plusieurs objectifs clés et engagements mutuels visant à soutenir les politiques de souveraineté alimentaire et de revitalisation rurale. Ainsi , les objectifs principaux déclinés seront : de pourvoir la sécurité alimentaire en boostant la production agricole pour répondre aux besoins locaux, de créer des emplois. Pour ce cas précis , les effort seront déployés pont encourager l’intégration des jeunes et des femmes dans les coopératives agricoles. Mabouba Diagne évoquera aussi la modernisation de l’agriculture par l’introduction des techniques nouvelles comme la mécanisation et la maîtrise de l’eau et par la réduction de l’exode rural qui passe par la multiplication des opportunités d’emploi dans l’agriculture pour permettre un retour vers les terroirs. La collaboration du ministère de l’agriculture et Touba Ca Kanam devra , par ailleurs, aboutir à la mise en place de grands périmètres agricoles et fermes modernes, de projets d’autosuffisance en lait, viande, huile et œufs. Il permettra aussi de promouvoir les cultures comme celles du maïs, du blé, et du soja. Le développement des infrastructures comme les abattoirs, hangars de stockage, et serres agricoles est aussi dans les ambitions . « Cette convention reflète une volonté commune de moderniser le secteur agricole au Sénégal tout en impliquant activement les populations locales pour une meilleure résilience et durabilité face aux défis alimentaires et économiques contemporains » conclura le ministre.

Contentieux entre Bocar Samba Dieye et la CBAO : un cri de détresse pour la justice et l’équité

Ce samedi 4 janvier 2024, l’opérateur économique Bocar Samba Dieye, accompagné de son porte-parole Famara Ibrahima Cissé, a tenu un point de presse pour éclairer l’opinion sur le différend qui l’oppose depuis plusieurs années à la Compagnie Bancaire de l’Afrique Occidentale (CBAO). Cette affaire, qui dure depuis plus de 15 ans, connaît de nouveaux rebondissements, avec des appels à l’intervention des nouvelles autorités pour l’exécution des décisions judiciaires rendues en faveur de M. Dieye.

Selon Famara Ibrahima Cissé, président de l’Association pour la Convergence et la Sauvegarde des Intérêts des Financiers (ACSIF) et porte-parole de Bocar Samba Dieye, le litige porte sur une lettre de crédit fictive de 6 milliards 650 millions de FCFA, sur la base de laquelle les biens de l’opérateur économique ont été saisis par la CBAO. Suite à ces saisies, la justice avait ordonné une expertise pour examiner la situation.

Le rapport d’expertise homologué par les juridictions compétentes a révélé que le compte de Bocar Samba Dieye était en réalité créditeur de 879 millions de FCFA, prouvant ainsi que c’est la CBAO qui lui devait de l’argent. Depuis 2008, la justice a successivement rendu des décisions en faveur de M. Dieye, ordonnant notamment un dédommagement d’un montant de 11 milliards de FCFA. Cependant, ces décisions restent inexécutées, plongeant l’opérateur économique dans une interminable attente.

Prenant la parole, Famara Ibrahima Cissé a interpellé les nouvelles autorités, les appelant à respecter les principes de transparence, de justice et de gouvernance sur lesquels elles se sont engagées. « Nous lançons un cri de détresse et de justice pour Bocar Samba Dieye, qui a travaillé plus de 67 ans. Aujourd’hui, il est vieux, il attend son argent. La justice a tranché, la banque doit exécuter », a-t-il martelé.

De son côté, Bocar Samba Dieye a rappelé que toutes les juridictions, y compris la cour d’appel et la cour de cassation, se sont prononcées en sa faveur à douze reprises. Pourtant, il accuse la CBAO de multiplier les recours pour bloquer l’exécution des décisions. « Je ne leur dois rien, toutes les preuves sont là. Pourtant, la CBAO reste un problème pour moi, alors que toutes les autres banques avec lesquelles j’ai travaillé n’ont jamais posé de difficulté », a-t-il déclaré.

Face à cette situation, Bocar Samba Dieye a exhorté le nouveau régime en place à intervenir pour mettre fin à ce qu’il considère comme une injustice flagrante. Il appelle à l’application stricte des décisions judiciaires et à une réparation des préjudices subis, afin de pouvoir tourner la page de cette longue bataille juridique.

Ce contentieux, qui illustre les défis liés à l’exécution des décisions de justice dans certains contextes, pose une fois de plus la question de l’efficacité des institutions judiciaires et de leur capacité à garantir les droits des citoyens face aux puissants acteurs économiques. À mesure que cette affaire attire l’attention du public, les nouvelles autorités seront-elles en mesure d’apporter une solution définitive ? L’avenir le dira.

Alioune Tine exprime son soutien à Maïmouna Ndour Faye face aux menaces sur ses biens

Alioune Tine, fondateur d’Afrikajom Center et figure emblématique de la lutte pour les droits humains au Sénégal et en Afrique, a récemment adressé un vibrant message de soutien à Maïmouna Ndour Faye, directrice générale de la chaîne 7TV. Confrontée à une situation critique qui menace ses biens, notamment sa maison, cette femme de presse courageuse reçoit l’appui d’une voix influente dans le paysage sénégalais.

Dans un post largement relayé, Alioune Tine a salué le parcours exceptionnel de Maïmouna Ndour Faye, qu’il qualifie de “grande professionnelle” et de “battante”. Il a également souligné son rôle déterminant dans la promotion du pluralisme et de la diversité dans le paysage médiatique sénégalais. “On les compte sur les doigts de la main, les femmes patronnes de presse. C’est précieux aussi la promotion du genre dans la presse, comme partout”, a-t-il écrit.

Alors que Maïmouna Ndour Faye traverse une épreuve difficile, Alioune Tine a dénoncé l’image choquante de cinq véhicules de gendarmerie, accompagnés de 75 hommes, postés devant les locaux de la chaîne dans ce qui semble être une tentative de saisie de son matériel. “Ce n’est pas très joli en démocratie”, a-t-il déclaré, tout en exhortant à éviter ces “formes d’intimidation” qu’il juge “dépassées”.

Pour le fondateur d’Afrikajom Center, cette affaire dépasse la seule personne de Maïmouna Ndour Faye. Elle touche également tout le personnel de la 7TV et, plus largement, les principes fondamentaux du pluralisme et de la liberté de la presse. Alioune Tine appelle à une résolution rapide et positive de cette situation, espérant que Maïmouna Ndour Faye et son équipe pourront continuer à exercer leur mission dans des conditions sereines.

Cette prise de position intervient dans un contexte où les médias sénégalais sont confrontés à des pressions croissantes, suscitant des inquiétudes quant à la liberté de la presse dans le pays. Maïmouna Ndour Faye, par son combat, devient ainsi une figure emblématique de cette lutte pour la résilience et l’indépendance des médias face aux défis financiers et politiques.

Kaolack : Le CDD préparatoire de la Ziarra annuelle de Léona Niassène prévue le 1er février 2025 s’est tenu ce vendredi

Un Comité Départemental de Développement (CDD) consacré à la Ziarra annuelle de Léona Niassène, prévue le 1er février 2025, a réuni ce vendredi 3 janvier 2025 tous les services et acteurs impliqués dans l’organisation de cet important événement religieux, qui rassemble chaque année des milliers de fidèles.

“Nous venons de terminer le Comité Départemental de Développement (CDD) préparatoire de la Ziarra annuelle de Léona Niassène, comme nous le faisons chaque année à l’approche de cet événement religieux. Ce dernier réunit des pèlerins venant des quatre coins du monde. C’est pourquoi l’État du Sénégal prend toutes les dispositions nécessaires pour un bon déroulement de l’événement. Le CDD est une occasion d’échange entre le comité d’organisation, les autorités locales et les services techniques”, a déclaré Leytir Ndiaye, Préfet du département de Kaolack, en marge de la réunion.

Au cours de cette rencontre, le comité d’organisation a formulé ses attentes envers les différents services de l’État, et ces derniers ont apporté des réponses tout en prenant des engagements. Ces échanges ont permis d’identifier les principales difficultés et attentes des autorités religieuses et du comité d’organisation.

“Chaque question soulevée a été analysée, et les services techniques ont pris des engagements concrets qui seront réalisés avant l’événement prévu le 1er février 2025. Un suivi rigoureux sera assuré. Par ailleurs, un Comité Régional de Développement (CRD) sera bientôt convoqué par le Gouverneur de la région pour évaluer l’état d’avancement des préparatifs, afin que les problématiques non résolues au niveau départemental puissent être prises en charge au niveau régional”, a ajouté le Préfet.

Quant au comité d’organisation de la Ziarra, son porte-parole, par ailleurs président dudit comité, Elhadji Ahmeth Junior Niasse, s’est montré satisfait des engagements pris par les chefs de service ayant participé au CDD.

“L’ensemble des services ont pris des engagements qu’ils comptent respecter. Les préoccupations sont nombreuses, notamment dans les domaines de la santé, de l’assainissement et de la sécurité. Vous n’êtes pas sans savoir que la Ziarra de Léona Niassène continue de prendre de l’ampleur, attirant des pèlerins venant de Gambie, de Mauritanie, de Guinée-Bissau, du Mali, mais aussi d’Europe, sans oublier ceux des autres quartiers de Kaolack. Nous appelons particulièrement les forces de l’ordre à faciliter l’accès aux pèlerins”, a-t-il déclaré.

Il a également annoncé qu’à partir du 20 janvier 2025, des cérémonies quotidiennes seront organisées pour célébrer la vie et l’œuvre des différents Khalifes qui se sont succédé à la Khalifa de Mame Khalifa Niasse, ainsi que des Moukhadams ayant accompagné la communauté.

“Cette année, nous avons choisi comme conférenciers Tafsir Balla Seck de Fouta et Tafsir Moustapha Thiam, tous deux issus de la même localité”, a-t-il précisé.

La Ziarra annuelle de Léona Niassène est l’un des plus grands rassemblements religieux du Sénégal, et l’État, à travers ses différents services, s’engage à garantir son bon déroulement.

Alioune Tine vole au secours de Maïmouna Ndour Faye : « Je soutiens une grande professionnelle, une femme battante »

Face aux difficultés financières qui menacent la patronne de la 7TV, Maïmouna Ndour Faye, Alioune Tine, fondateur d’Afrikajom Center et défenseur des droits humains, a exprimé son soutien indéfectible. L’activiste a publié un message poignant, saluant le parcours exceptionnel de cette femme de presse tout en dénonçant les méthodes employées contre elle.

Dans un contexte où les biens de Maïmouna Ndour Faye risquent d’être saisis, Alioune Tine a rappelé l’importance de soutenir les femmes leaders dans le paysage médiatique sénégalais. « Je soutiens la patronne de la 7TV, Maïmouna Ndour Faye, femme patronne de presse. On les compte sur les doigts de la main. C’est précieux aussi de promouvoir le genre dans la presse, comme partout », a-t-il écrit.

Pour Alioune Tine, Maïmouna Ndour Faye incarne le professionnalisme et le courage. « Je la soutiens parce que c’est une grande professionnelle, qui a fait un parcours remarquable, courageuse et battante. Elle tente de cultiver le pluralisme, la diversité et l’équilibre en donnant la parole à tout le monde », a-t-il ajouté.

Cette prise de position intervient alors que la 7TV, connue pour ses émissions engagées et ses débats ouverts, traverse une situation délicate. Les autorités ont déployé un important dispositif sécuritaire devant les locaux de la chaîne, une scène qui a profondément choqué Alioune Tine. « L’image de cinq véhicules de la gendarmerie avec 75 hommes stationnés devant une télévision qu’on s’apprête à dépouiller de son matériel, ce n’est pas très joli en démocratie. On devrait éviter ces formes d’intimidation, c’est dépassé », a-t-il déploré.

Le défenseur des droits humains espère que cette affaire connaîtra une issue favorable pour Maïmouna Ndour Faye et ses collaborateurs. « Il faut souhaiter que cette affaire se termine pour le mieux pour la brave Maïmouna et pour tout le personnel de la 7TV », a conclu Alioune Tine, manifestant ainsi son souhait de voir cette femme de médias poursuivre son combat pour un journalisme libre et impartial.

Ce message de soutien est une marque de reconnaissance pour le travail accompli par Maïmouna Ndour Faye, dans un secteur où les femmes leaders restent encore rares. En prenant la parole, Alioune Tine appelle à une prise de conscience sur la nécessité de préserver la liberté d’expression et de protéger les acteurs médiatiques, pilier de toute démocratie saine.

Violences faites aux femmes : Safietou Diop Fall prône la castration des violeurs et appelle à la mobilisation des femmes sénégalaises

Invitée de la matinale « Salam Sénégal » sur Radio-Sénégal, Safietou Diop Fall, Présidente du réseau Siggil Jiguène, a tenu un discours percutant sur la recrudescence des violences sexuelles, notamment après le viol suivi de meurtre d’une fillette de 12 ans. Face à ce drame qui a bouleversé le pays, la militante féministe a réclamé des mesures drastiques pour dissuader les prédateurs sexuels.

D’emblée, Mme Fall a présenté ses condoléances à la famille de la victime tout en rappelant les acquis juridiques obtenus par les luttes féminines au Sénégal. « Trois générations de femmes se sont battues pour que nous ayons des lois comme celle de 1999 contre les violences faites aux femmes et celle de 2021 criminalisant le viol et la pédophilie. Mais les lois seules ne suffisent pas », a-t-elle martelé, soulignant que l’application reste problématique.

Selon Safietou Diop Fall, la lutte contre les violences sexuelles doit être globale et impliquer tous les acteurs de la société. Elle appelle les familles sénégalaises à jouer un rôle crucial dans la prévention de ces crimes. « La responsabilité des familles est engagée. Nous devons retrouver nos valeurs familiales et éduquer nos enfants, à la maison comme à l’école. Les enseignants doivent jouer leur rôle de parent, comme à notre époque », a-t-elle recommandé.

Elle a également mis en garde contre l’influence néfaste de certains programmes diffusés dans les médias. « Les médias doivent proposer des contenus qui protègent et éduquent, car certains programmes actuels nuisent à nos enfants », a déploré la présidente du réseau Siggil Jiguène. Safietou Diop Fall a aussi dénoncé la prolifération de la drogue dans les écoles, qui, selon elle, exacerbe les comportements déviants chez les jeunes.

Mais c’est sur la question des sanctions contre les violeurs que la militante féministe a été la plus ferme. Elle prône la castration chimique des coupables pour leur retirer toute pulsion sexuelle avant leur incarcération. « Il faut castrer les coupables avant de les envoyer en prison, pour donner un signal fort à ceux qui envisageraient de commettre ces actes. La peur de la sanction doit être dissuasive », a-t-elle déclaré avec fermeté.

Enfin, Safietou Diop Fall a lancé un appel à toutes les femmes sénégalaises à s’unir pour combattre les violences faites aux femmes. « Toutes les femmes du Sénégal doivent faire bloc pour combattre ces violences, en s’appuyant sur nos valeurs culturelles et en luttant contre les influences néfastes. Ce féminisme africaniste et positiviste est le socle de notre engagement », a-t-elle conclu.

Projet gazier GTA : BP annonce les premières exportations de gaz naturel liquéfié

Le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), fruit d’une coopération entre le Sénégal et la Mauritanie, a franchi une étape décisive avec le démarrage de l’acheminement du gaz naturel liquéfié (GNL) issu de la phase 1 du projet. Le groupe BP, principal opérateur de cette initiative, a fait l’annonce dans un communiqué relayé par le quotidien Enquête. Cette avancée majeure ouvre la voie à l’intégration des deux pays parmi les exportateurs de gaz naturel sur le marché mondial.

Selon Gordon Birrell, vice-président exécutif de BP, ce tournant marque un changement significatif pour la Mauritanie et le Sénégal. Il s’est félicité de cette réalisation qui témoigne du potentiel des deux nations à devenir des acteurs majeurs du secteur énergétique. Il a souligné l’importance des relations solides nouées avec les gouvernements et les populations des deux pays. Birrell a également rendu hommage aux efforts de l’équipe de BP et de ses partenaires, qui ont permis de concrétiser ce projet ambitieux.

Le projet GTA, situé à cheval sur les eaux territoriales du Sénégal et de la Mauritanie, est prévu pour produire environ 2,3 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié par an dans le cadre de sa phase 1. Cette production permettra non seulement de répondre à la demande locale en énergie, mais aussi d’exporter le gaz vers des marchés internationaux, notamment en Europe, où la demande reste élevée.

Le projet repose sur une infrastructure flottante innovante permettant de traiter et de liquéfier le gaz directement en mer. Ce dispositif technologique vise à maximiser l’efficacité et à minimiser les impacts environnementaux. Le démarrage de la production de GNL est une preuve de la faisabilité de cette approche unique dans la région.

Le projet GTA est le fruit d’un partenariat entre BP, Kosmos Energy, Petrosen pour le Sénégal et SMHPM pour la Mauritanie. Ce consortium travaille en étroite collaboration avec les autorités locales pour assurer le développement réussi de cette initiative stratégique. Le gaz naturel, considéré comme une source d’énergie de transition, pourrait jouer un rôle crucial dans la diversification des économies mauritanienne et sénégalaise.

Pour le Sénégal, ce projet s’inscrit dans une stratégie plus large de positionnement en tant que puissance énergétique régionale. Avec les découvertes récentes dans les blocs Sangomar et Yakaar-Teranga, le pays ambitionne de renforcer sa sécurité énergétique et de diversifier ses sources de revenus.

Cette nouvelle dynamique devrait avoir des retombées économiques et sociales positives pour les deux pays. En effet, les revenus générés par l’exportation du gaz pourraient être réinvestis dans des secteurs prioritaires tels que l’éducation, la santé et les infrastructures. Les gouvernements mauritanien et sénégalais ont déjà annoncé leur intention de mettre en place des programmes de développement durable afin d’assurer que les bénéfices de cette exploitation profitent à l’ensemble des populations.

Le démarrage de la production de GNL marque un nouveau chapitre dans l’histoire énergétique de la sous-région ouest-africaine. Cette avancée devrait renforcer la position du Sénégal et de la Mauritanie sur la scène internationale en tant que nouveaux acteurs dans le secteur du gaz naturel liquéfié.

Ziguinchor : La CE-UASZ suspend son mot d’ordre de grève et appelle à la reprise des cours

La Coordination des Étudiants de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (CE-UASZ) a annoncé, par un communiqué daté du 2 janvier 2025, la suspension de son mot d’ordre de grève. Cette décision fait suite à des avancées notables dans la satisfaction de certaines revendications des étudiants, bien que des points cruciaux demeurent en suspens.

Dans son communiqué, la CE-UASZ a reconnu les progrès réalisés, affirmant qu’ils répondent à 50 % des attentes des étudiants. Elle a particulièrement salué les efforts conjoints des différents acteurs, notamment le réseau des anciens étudiants (alumni), dont le généreux don de matériel a été qualifié de geste significatif pour améliorer les conditions d’apprentissage à l’université.

Cependant, la coordination reste ferme sur certaines exigences. Elle rejette catégoriquement l’imposition des sessions uniques, une mesure qu’elle estime pénalisante pour la réussite académique des étudiants. La CE-UASZ exige le retour à deux sessions normales avec deux périodes de rattrapage, qu’elle considère essentielles pour garantir une évaluation juste et adaptée au parcours des apprenants.

Pour parvenir à une résolution durable, une équipe de médiateurs a été mobilisée afin de proposer des solutions concrètes. Ces démarches nourrissent l’espoir d’une issue favorable, selon le communiqué.

En attendant, la CE-UASZ appelle les étudiants à retourner dans les amphithéâtres dès le lundi 6 janvier 2025. « Dans un esprit de responsabilité, nous annonçons la suspension du mot d’ordre de grève, tout en restant vigilants et prêts à poursuivre le combat si nécessaire », conclut le texte.

Cette décision marque un tournant important dans le dialogue entre les étudiants et les autorités universitaires. Si l’appel à la reprise des cours est une avancée significative, la vigilance des étudiants souligne qu’un terrain d’entente durable reste encore à trouver.

Scandale financier à la Sénégalaise de l’Automobile : un préjudice provisoire estimé à 1,2 milliard de FCFA

Un scandale financier majeur secoue la Sénégalaise de l’Automobile, société spécialisée dans la vente de véhicules. Selon les révélations du journal Libération, le préjudice provisoire est estimé à 1,2 milliard de FCFA. Cette affaire, gérée par le parquet financier, risque de faire grand bruit.

Un des responsables de la société, en charge des paiements des dépenses douanières auprès de la Perception de Dakar Port, a été déféré hier devant le parquet financier par la Division des investigations criminelles (DIC). Après un retour de parquet, l’accusé devrait être fixé sur son sort aujourd’hui.

Selon les informations de Libération, pendant près d’un an, le mis en cause n’a délivré aucune quittance des paiements douaniers, évoquant de prétendus « retards » dans le circuit. Or, les investigations ont révélé qu’il n’a jamais effectué les paiements en question, bien que les chèques émis par l’entreprise aient été encaissés.

Ce détournement laisse entrevoir l’éventualité de complicités internes au sein de l’entreprise. Ce développement aggrave encore davantage la situation d’une société déjà en proie à d’énormes difficultés financières.

Le parquet financier poursuit ses investigations pour établir les responsabilités et identifier les potentiels complices de cet acte présumé de malversation. Cette affaire, qui met en lumière des failles dans les mécanismes de contrôle interne de l’entreprise, devrait marquer un tournant dans la gestion des finances de la Sénégalaise de l’Automobile.

À suivre de près…

Démantèlement d’un réseau de faux-monnayage à Kounoune : une prise record de 368,3 millions F CFA en faux billets

Les autorités sénégalaises ont marqué un coup d’éclat dans la lutte contre le crime organisé en démantelant un réseau de trafic de faux billets à Kounoune, une localité située dans le département de Rufisque. L’opération, menée par la Sûreté urbaine (SU) sous la supervision du commissaire Ismaïla Goudiaby, a abouti à la saisie de 5 800 coupures en dollars contrefaits, évaluées à 368,3 millions de francs CFA.

L’intervention a été rendue possible grâce à un renseignement fiable signalant des activités de contrefaçon dans la région. Suite à cette alerte, les éléments de la SU ont lancé une surveillance discrète qui a confirmé les soupçons. Le 31 décembre 2024, une descente a été organisée dans la localité de Kounoune, permettant l’arrestation de M. Ndong, un commerçant présenté comme la figure centrale de ce réseau criminel.

Lors de la perquisition à son domicile, les agents ont découvert un stock impressionnant de faux billets soigneusement dissimulés. Ces billets étaient des imitations de dollars américains, prêtes à être mises en circulation.

Les investigations en cours indiquent que M. Ndong ne travaillait pas seul. Il serait en lien avec un réseau structuré comptant plusieurs complices, dont les rôles restent à préciser. Selon les enquêteurs, ce réseau ne se limitait pas à des activités locales. Les faux billets étaient destinés à circuler au Sénégal et dans d’autres pays, ce qui ajoute une dimension internationale à l’affaire.

Les autorités estiment que le réseau était organisé pour produire, stocker et distribuer ces billets contrefaits à grande échelle, représentant une menace significative pour l’économie et la stabilité financière.

Cette saisie s’inscrit dans une série d’opérations menées par le commissariat central de Dakar, dirigé par le commissaire divisionnaire Mamadou Tendeng. Les forces de sécurité, conscientes des risques posés par le faux-monnayage, ont intensifié leurs patrouilles et leurs enquêtes pour prévenir ce type de crimes.

Les efforts accrus des autorités visent à renforcer la confiance du public dans le système monétaire national et à protéger les citoyens contre les escroqueries financières.

M. Ndong a été déféré devant le tribunal de grande instance de Rufisque le jeudi 2 janvier 2025. Il est poursuivi pour des chefs d’accusation graves, notamment :

  • Association de malfaiteurs,
  • Tentative de contrefaçon,
  • Falsification de signes monétaires ayant cours légal au Sénégal et à l’étranger.

Le ministère public compte approfondir l’enquête pour identifier tous les complices impliqués dans ce réseau, en vue de leur traduction devant la justice.

Cette affaire met en lumière les dangers du faux-monnayage, un phénomène capable de déstabiliser les économies locales et internationales. Les autorités sénégalaises, par cette opération, envoient un signal fort : les activités criminelles mettant en péril la sécurité économique et monétaire ne seront pas tolérées.

Immatriculation gratuite des motos : une période de régularisation jusqu’au 13 mars 2025

Le Ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens (MITTA) a annoncé une campagne spéciale d’immatriculation gratuite pour les motos de cylindrée supérieure à 49 cc non immatriculées. Cette initiative, qui découle de la circulaire primatorale n° 000015/PM/CAB/CT Infrastructure du 13 décembre 2024, s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer la sécurité routière et à prévenir les risques associés à l’usage des motos.

À partir de la semaine du 6 janvier 2025, les propriétaires de motos pourront profiter d’une période de trois mois pour régulariser gratuitement la situation de leurs véhicules. Ce délai s’étend jusqu’au 13 mars 2025. Passé cette date, toute moto circulant sans immatriculation sera systématiquement mise en fourrière par les autorités compétentes.

Cette campagne est le fruit d’une collaboration entre plusieurs institutions, dont le MITTA, le Ministère des Finances et du Budget (MFB), le Ministère des Pêches et des Infrastructures maritimes et portuaires (MPIMP), et les Forces de Défense et de Sécurité (FDS). L’objectif principal est d’assurer une meilleure régulation des motos sur les routes, tout en offrant une opportunité sans frais pour les conducteurs de se conformer à la législation.

Le ministère a appelé les détenteurs de motos concernées à saisir cette opportunité pour éviter les sanctions prévues après la période de régularisation. Cette mesure vise non seulement à garantir la sécurité des usagers, mais également à permettre une identification claire et rapide des véhicules en cas d’accident ou d’incident.

Les autorités ont insisté sur l’importance de cette initiative, rappelant qu’un nombre significatif d’accidents de la route implique des motos non immatriculées, ce qui complique les enquêtes et la prise en charge des victimes.

Le MITTA invite les usagers à se rapprocher des centres dédiés pour finaliser leur immatriculation et contribuer ainsi à la sécurité sur les routes sénégalaises.

Ziguinchor : Les étudiants de l’Université Assane Seck rejettent les sessions uniques

La Coordination des étudiants de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ) a vivement réagi à l’imposition des sessions uniques, qu’elle considère comme un obstacle à la réussite académique. Dans un communiqué publié ce jeudi 2 janvier 2025, les représentants estudiantins ont clairement rejeté cette réforme, appelant à un retour au système initial comportant deux sessions normales et deux périodes de rattrapage. Selon eux, cette organisation permettrait une évaluation plus juste et adaptée aux réalités des étudiants.

Malgré leur opposition aux sessions uniques, les étudiants ont annoncé la suspension de leur mot d’ordre de grève. Ils invitent leurs camarades à reprendre les cours à partir du lundi 6 janvier 2025, marquant ainsi une ouverture au dialogue avec les autorités universitaires. Cette décision reflète une volonté de concilier revendications et continuité des activités académiques.

La Coordination a par ailleurs noté des avancées significatives sur plusieurs de leurs revendications. Les travaux dans la zone de production du restaurant de Diabir, longtemps en attente, ont été accélérés, tandis que les chantiers suspendus sur le campus ont repris. De plus, le pavillon E, jugé dangereux en raison de son état de délabrement, a été fermé pour garantir la sécurité des étudiants. Par ailleurs, des efforts ont été faits pour augmenter le nombre de lits superposés dans les pavillons, afin d’atténuer la crise de logement qui touche une grande partie des résidents.

Malgré ces progrès, la Coordination reste vigilante et mobilisée pour s’assurer que tous les engagements pris par les autorités soient respectés. Les étudiants considèrent que les avancées obtenues sont le fruit de leur mobilisation collective et de leur détermination à améliorer leurs conditions de vie et d’étude.

Ce désaccord sur les sessions uniques met en lumière des tensions persistantes entre les étudiants et les autorités universitaires. Il souligne également l’importance d’un dialogue constant et constructif pour parvenir à des solutions qui répondent aux besoins de toutes les parties.

Double meurtre à Thiès : les suspects en fuite, une enquête ouverte

Thiès a été secouée par deux meurtres tragiques survenus dans la nuit du mercredi 1er au jeudi 2 janvier 2025. Les deux victimes ont été découvertes à des endroits distincts, selon des sources policières autorisées.

La première victime, un berger âgé de 18 ans répondant aux initiales A.Ka, a été retrouvée sans vie à Médina Fall. Les premiers éléments de l’enquête révèlent qu’il aurait été violemment attaqué avec un objet tranchant.

Un autre corps, non identifié, a été découvert à Diassap. La victime présentait une grave blessure à la tête, infligée, selon les enquêteurs, par une brique lors d’une probable agression.

Les deux meurtres, survenus la même nuit dans des circonstances violentes, ont plongé la ville dans l’émoi. Les autorités locales, notamment le commissariat central de Thiès, ont ouvert une enquête pour retrouver les auteurs de ces crimes qui, pour l’heure, restent en fuite.

Lettre ouverte du SYTRAPAS : Les travailleurs de la pêche réclament justice et équité

Dans une lettre ouverte adressée au chef de l’État, le Syndicat national des travailleurs de la pêche et de l’aquaculture du Sénégal (SYTRAPAS) appelle à une reconnaissance équitable des droits et missions des agents du ministère des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires. Ce cri du cœur, rédigé avec gravité et respect, met en lumière des revendications longtemps ignorées et des injustices qualifiées “d’historiques” par les signataires.

Les travailleurs du secteur halieutique rappellent l’importance cruciale de leurs fonctions pour la nation. “Nous assumons des missions fondamentales pour l’intérêt général, notamment la sauvegarde de la santé publique, la sécurité alimentaire, la régulation des flux commerciaux de produits halieutiques, la formation et la sensibilisation des acteurs du secteur, ainsi que la gestion de l’accès à notre Zone économique exclusive (ZEE)”, écrivent-ils. Ces tâches, inscrites dans les principes de service public tels que définis par la Constitution sénégalaise, visent à garantir la souveraineté économique et alimentaire du pays.

Malgré cela, les travailleurs affirment être victimes d’une inégalité flagrante de traitement par rapport à d’autres corps exerçant des missions similaires. Ils citent en exemple les agents de santé, les magistrats, les douaniers et les soldats de la marine nationale, qui, selon eux, bénéficient de conditions de travail et d’avantages bien supérieurs.

Le SYTRAPAS déplore également des conditions de travail précaires. “Nous faisons face à des risques sanitaires similaires à ceux des agents de santé, nous régulons les flux économiques avec le même engagement qu’un douanier, et nous contribuons à la défense des intérêts stratégiques de l’État dans notre ZEE au même titre que les forces paramilitaires. Pourtant, nos efforts ne sont ni reconnus ni valorisés à leur juste valeur”, souligne la lettre.

Face à cette situation, les travailleurs du ministère des Pêches réclament plusieurs mesures concrètes, dont :

• La revalorisation de leur statut à travers la création de fonds communs spécifiques au secteur primaire, sur le modèle de ceux octroyés à d’autres corps de contrôle ;

• L’instauration d’une prime de risque en raison des dangers liés à leurs fonctions ;

• Une indemnité de logement ;

• Une revalorisation des indices salariaux et des gratifications pour les heures supplémentaires effectuées.

Ils dénoncent également une discrimination envers les diplômés des structures nationales, qui se retrouvent souvent marginalisés au profit de ceux formés à l’étranger. Une situation qu’ils considèrent contraire aux principes d’égalité devant l’emploi public consacrés par la Constitution.

Dans leur missive, les travailleurs du SYTRAPAS interpellent directement le chef de l’État, le président Bassirou Diomaye Faye, pour qu’il corrige ce qu’ils qualifient d’“injustices historiques”. Ils demandent son intervention afin de rétablir une équité sociale et professionnelle qui s’inscrit dans les valeurs fondamentales de la République : justice, égalité et reconnaissance des efforts.

“Nous sollicitons votre intervention pour corriger ces injustices historiques et établir des bases équitables, comme le Jub-Jubal-Jubanti”, conclut la lettre, un appel vibrant à la solidarité et à la réforme dans ce secteur clé de l’économie sénégalaise.

Aviation : Les contrôleurs aériens menacent de restreindre la circulation pour des raisons de sécurité

L’Association professionnelle des contrôleurs de la circulation aérienne du Sénégal (APCCAS) a annoncé son intention de réduire le trafic aérien dans le pays. Cette mesure, qu’ils qualifient de préventive, vise à garantir la sécurité des voyageurs en réponse à une situation jugée critique.

Dans un communiqué publié ce jeudi 2 janvier 2025, l’APCCAS a exprimé ses préoccupations concernant la vétusté des équipements techniques utilisés pour la navigation aérienne et le manque criant de personnel qualifié. Ces contrôleurs, responsables de la gestion d’un espace aérien de près de quatre millions de kilomètres carrés, dénoncent une charge de travail devenue « difficilement supportable » en raison de moyens insuffisants.

L’association souligne que les moyens techniques actuels sont dans un état de « vétusté avancée », compromettant la qualité des services de navigation aérienne. En parallèle, le déficit d’effectifs au sein du centre ATS, chargé de la surveillance aérienne, aggrave la situation.

Les contrôleurs aériens rappellent qu’ils assurent non seulement la gestion des vols civils et militaires, mais également celle de l’avion présidentiel, ce qui rend leur mission particulièrement sensible.

L’APCCAS affirme avoir alerté les autorités à plusieurs reprises depuis 2019, sans qu’aucune action concrète ne soit entreprise pour remédier aux problèmes soulevés. « Ces deux dernières années, la situation s’est encore aggravée », déplore l’association, ajoutant que leur décision de restreindre le trafic aérien est motivée par la nécessité de maintenir un niveau de sécurité acceptable.

Si les contrôleurs mettent leur menace à exécution, cela pourrait entraîner une perturbation majeure du trafic aérien, affectant à la fois les vols nationaux et internationaux. Cette situation pourrait également avoir des répercussions économiques importantes, étant donné que le transport aérien est un secteur stratégique pour le Sénégal.

L’APCCAS appelle les autorités à prendre des mesures rapides et efficaces pour moderniser les infrastructures de navigation aérienne et renforcer les effectifs. À défaut, la restriction du trafic aérien pourrait devenir inévitable, avec des conséquences imprévisibles pour les voyageurs et l’industrie aéronautique sénégalaise.

Mbour : Une tentative de trafic de drogue déjouée à la prison grâce à la vigilance des gardes pénitentiaires

La vigilance des agents pénitentiaires de la maison d’arrêt et de correction de Mbour a permis de déjouer une tentative audacieuse d’introduction de drogue dans l’établissement carcéral. Lors d’une fouille de routine, deux cornets de chanvre indien ont été découverts, savamment dissimulés dans un plat contenant deux poulets. Ce repas, destiné à un détenu, devait servir de couverture à cet acte illicite.

Le livreur du colis, identifié comme étant A. Wagne, a immédiatement été interpellé par les forces de l’ordre. Il a été placé en garde à vue au commissariat central de Mbour, où une enquête a été ouverte pour élucider les circonstances de cette tentative de trafic. L’opération est menée sous la supervision du commissaire Bara Niang, qui a réaffirmé l’engagement des autorités à lutter contre ce type d’infractions au sein des établissements pénitentiaires.

Par ailleurs, le détenu destinataire présumé de cette livraison illicite sera extrait de sa cellule ce jeudi pour être entendu par les enquêteurs de la Police judiciaire. L’objectif est de déterminer son implication éventuelle et d’identifier d’éventuels complices impliqués dans cette affaire.

Cet incident souligne l’ingéniosité déployée par certains individus pour contourner les règles de sécurité, mais aussi l’importance de la rigueur et de la vigilance des gardes pénitentiaires. La maison d’arrêt et de correction de Mbour renforce ainsi son dispositif de contrôle afin de prévenir toute tentative similaire à l’avenir.

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