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Politique

Cheikh Oumar Diagne dénonce le « compagnonnage de circonstance » au sein du gouvernement Diomaye Faye

Invité de l’émission de Maimouna Ndour Faye sur la 7TV, l’ancien directeur des Moyens généraux de la Présidence, Cheikh Oumar Diagne, a livré une analyse sans détour sur la composition actuelle du gouvernement et les alliances politiques qui l’entourent. Dans un ton à la fois critique et lucide, il a fustigé ce qu’il appelle un « compagnonnage de circonstance » entre les dirigeants en place et certaines personnalités politiques qui, selon lui, les combattaient encore récemment.

« Il y a des alliés contextuels. Ils avaient même combattu les gens de ce régime. Ils avaient ouvertement désigné les actuels gouvernants comme des aventuriers. Quand la roue a tourné, ils ont normalisé leur relation avec eux pour avoir leur part du gâteau. Et ce gouvernement les a reçus et leur a donné des responsabilités. C’est une chose que je condamne », a-t-il déclaré. Pour Cheikh Oumar Diagne, ce rapprochement opportuniste mine l’esprit de rupture et de sincérité qui devait guider la nouvelle gouvernance incarnée par le duo Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko.

L’ancien responsable à la Présidence a également lancé un appel à la vigilance à l’endroit du chef de l’État et de son Premier ministre. Il les a exhortés à se méfier des « opportunistes », ces figures politiques qui, selon lui, « traversent tous les régimes sans jamais quitter le pouvoir ». « Ils accompagnent tous les régimes. J’ai vu des gens qui étaient là depuis Abdou Diouf. Ils passent tous les régimes et accompagnent chaque président », a-t-il déploré, dénonçant un système où certaines élites se maintiennent au cœur du pouvoir, quelle que soit la nature du régime en place.

Cheikh Oumar Diagne a tenu à rappeler, dans le même temps, son engagement personnel et constant auprès de l’actuelle équipe dirigeante. Il a affirmé avoir soutenu Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko par conviction, et non par intérêt. « Je fais partie du premier type d’allié. J’ai accompagné ce gouvernement par principe, avec mes propres moyens, mes relations et mes connaissances. Quel que soit leur agissement envers ma personne, moi, j’ai fait ce que j’avais à faire pour qu’ils arrivent au pouvoir », a-t-il confié. Non sans amertume, il a regretté de voir aujourd’hui des personnes « sans compétence » occuper des postes de responsabilité, pendant que des militants sincères et dévoués restent en marge.

Reconnaissant sans détour l’existence d’un partage du pouvoir, Cheikh Oumar Diagne a admis que certaines nominations relèvent du favoritisme et non du mérite. « C’est clair qu’il y a un partage du gâteau. C’est un fait. Plusieurs personnes ont placé des proches à certains postes », a-t-il affirmé. L’ancien directeur a également évoqué les tensions internes que cette pratique a pu susciter autour de lui. « Pour l’anecdote, il y a beaucoup de gens qui se sont fâchés contre moi parce que je n’ai nommé aucun membre de mon parti. Certains m’ont dit que ma manière de faire n’était pas la bonne, parce qu’ils devaient se nourrir. Je leur ai dit que non, nous devons servir », a-t-il révélé.


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