COUP D ÉTAT EN GUINÉE BISSAU : LE  CHEF DE L’ ÉTAT BASSIROU DIOMAYE FAYE  DEVRAIT DÉMETTRE  SON  PREMIER MINISTRE POUR SES  PROPOS   

Le leader de Pastef  a  habitué les sénégalais de ses déclarations abracadabrantes. Malheureusement  elles     constituent  très souvent , un grave danger et une menace réelle pour la Paix et la Stabilité nationales du Sénégal. Ces actes ne sont pas dignes d’un citoyen, de surcroît un homme public , un  Premier ministre qui voudrait   présider aux destinées de ses compatriotes.  En effet, c’est avec cet homme  que l’on aura  vu pour la première fois dans l’histoire du Sénégal, un leader de parti  faire de son idéologie, son  credo, des  promesses  populistes, à base  de désinformations, de  manipulations. Nous  avions surnommé ces actions      « 5D » : « Désacralisation, Déshumanisation Déconsidération, Déconstruction  et Destruction »  des fondements  et des symboles de l’ État : les figures  institutionnelles ( l’ancien  Président de la République Macky Sall, aujourd’hui le Président Bassirou Diakhar Diomaye Faye, nos braves officiers, magistrats, ministres dg.)  « Chose promise, chose due  ». Le Premier ministre  a  ainsi  tenu sa promesse d’honorer son calendrier d’activités, de  démonstration de force  pour se mesurer à son Chef   le Président Diomaye  devant  ses militants en trois temps  : « Avant le 8, Pendant  le 8 et  l’Aprè- le 8  novembre . Le   meeting du 8 Novembre  annoncé à travers tous les médias  se voulait un rassemblement national des militants du parti pastef venus de toutes les régions du Sénégal , et même de la Diaspora   transportés gratuitement par des bus, avec un  repas  et un billet de banque à l’arrivée. En vérité  , en terme de mobilisation , de discours appropriés par rapport au contexte morose ,ce « Tera meeting »qui   s’était   tenu devant  le foirail aux abords du Stade Léopold Sédar Senghor n’avait pas répondu aux attentes des citoyens et des  partisans . Cette messe  avait  accouché plutôt d’un « Mini Meeting », comparé aux rassemblements précédents .  Après des annonces en avant- première, le Premier ministre  s’était  finalement rendu   à l’Assemblée nationale ce   vendredi 28 novembre, pour  la  séance de réponse aux   questions d’actualité des parlementaires au Gouvernement.  L’absence  des députés de l’opposition  de la Coalition  « Taku Walu » ayant fait le « boycott » l’avait  pris au dépourvu  .  « Les fruits  n’avaient pas tenu la promesse des fleurs. » En effet les sénégalais  attendaient du Chef du Gouvernement des explications et des solutions à propos des difficultés financières du Gouvernement avec la dégringolade ascendante  de jour en jour de la note du Sénégal , la posture du  Fmi ,celle des sénégalais de tous bords, le front social en ébullition , avec les enseignants , les agriculteurs laissés á eux-mêmes, leurs récoltes d’arachides  restées entre leurs mains ,faute d’avoir des  propositions de  prix justes et décentes , les pêcheurs dans la mélasse , leurs rêves évanouis après la fin des Accords de pêche tant décriés par ces gouvernants   étant dans l’opposition , la grogne des enseignants , des agents de la santé, le coût inaccessible de l’électricité, l’inondation de certaines localités du Sénégal , toujours envahies par les eaux de pluie, malgré des investissements de sept milliards pour Touba et 8 milliards pour Bakel « selon »,  la descente des marchands ambulants, mécaniciens  déguerpis, des affrontements entre les forces de l’ordre et les étudiants qui n’ont pas perçu leurs bourses depuis des mois. Ces derniers  récitaient  leurs leçons de vandalisme bien apprises lors des évènements de mars 2021 á juin 2023. En lieu et place d’une séance sereine, les sénégalais avaient  eu droit dans   l’Hémicycle  à une grotesque scène d’hystérie .  L’hôte du jour , toujours égal  à lui-même ne s’était pas du tout gêné de donner une réponse vague, superficielle  et laconique   aux   deux députés de l’opposition présents  sur son voyage fait dans le secret total, sans communiqué officiel, non sans rappeler  « qu’il ne travaillait pas pour le Président Diomaye , mais pour le Sénégal, sous les vivats des députés de son camp.   Piqué à vif par les déclarations du ministre des Finances   et celui de l’Économie qui avaient violé l’omerta sur la « dette cachée » qu’ils trouvaient insensée, le Premier ministre retourna sa redoutable mitraillette buccale en direction du député   qui avait eu  « l’outrecuidance », selon lui de  fustiger « l’incompétence et la paresse des membres du Gouvernement » lui au premier chef.  Ses balles de diatribes et de vocifération n’avaient pas épargné les députés qui avaient fait  le boycott et l’opposition extra muros. Mais cette fois  son discours enrobé de miel  ,plein de mansuétude en direction des magistrats   qu’il  avait traités jusqu’ici de tous les noms désobligeants avait  bien créé  la surprise générale et suscité surtout  des interrogations sur les motivations réelles de son auteur . Le « Président illégitime » aurait il enfin refroidi le café très chaud du « Président Légitime » avec  beaucoup de glaçons,  remettant  les choses à l’endroit en sonnant   la fin  des  séries « Nova » :« Tantes Mimi et  Aïda » ,  « Serigne Ousmane et Serigne Abdourakhmane » qui avaient tenu en haleine pendant un temps  le Peuple de Pastef  et les sénégalais ?   Malheureusement   l’intermède de cette ambiance de bonne humeur du Chef fut brève. Comme raisons  on pourrait citer  la décision de la Cour d’appel de Versailles qui présage d’une fin de non   recevoir de la demande d’extradition du journaliste Madiambal Diagne. L’homme ne s’était toujours  remis de sa déception et sa colère . Il  avait   brandi   la menace d’appliquer désormais la  réciprocité pour les citoyens français en détention ou condamnés par des juridictions sénégalaises l’avait mis en rage d’abord. Le rapport accablant du professeur de droit norvégien Mads Andenaes pour la Commission des Nations unies des droits de l’homme  requis par les avocats du député Farba Ngom toujours maintenu en prison  par le  procureur qui s’était opposé à sa mise en liberté provisoire,  et d’autres comme  Khadim Ba, l’épouse de Madiambal , Mawdo Malick Mbaye tous gravement malades.   L’habitude étant une seconde nature, le Premier ministre  renoua avec la sienne en s’attaquant cette fois à un  sujet très sensible qui   relève du domaine exclusif du Chef de l’État.  Alors , sans crier gare , il évoquait   le coup d’État survenu il y’a quelques jours en Guinée Bissau. Le Président  Umaro Sissoco  Embalo candidat à un second mandat avait été déchu par les militaires.  Alors que le Président Diomaye Faye, après discussion et accord  avec ses pairs de la  Cedeao avait accueilli à bras ouverts son homologue au moment de la proclamation des résultats des élections présidentielles qui s’étaient déroulées normalement. Le Premier ministre « sans fard » pour reprendre le journaliste ( Mansaly du journal Libération du 29 novembre 2025) avait donné sa position personnelle en faveur de son ami l’opposant et candidat à ces élections. Ce dernier  avait  élu refuge à Ziguinchor,  fief du Premier ministre. En effet ce dernier avait pris  le contrepied du Président Diomaye .  Catégorique, sans frisson, il  avait  qualifié  ce coup d’État de « mascarade , une combine. ». Il poursuit  en appelant à « l’aboutissement du processus électoral  et en exigeant la libération de Domingos Pereira »  qui n’était même pas candidat. Il n’est pas besoin d’être alors un devin pour prévoir les terribles conséquences de ces déclarations intempestives , inappropriées et  irresponsables  au niveau national, africain et au niveau des organisations internationales.  Les partenaires financiers   vont cette fois  achever notre pays économiquement en  agonie. L’Union africaine (UA) a annoncé avoir suspendu le pays de ses instances, en réaction au renversement du président Umaro Sissoco Embalo et la prise de pouvoir par des militaires..

La  Cedeao pourrait à titre de sanctions donner des instructions fermes aux États et institutions bancaires et financières de l’espace Cedaeo à l’exclusion des pays comme le Mali, le Niger,le Burkina  Faso,  de l’espace  Umoa unis par une monnaie commune   et les autres de ne plus donner suite aux prochaines demandes de levées  de fonds par le Sénégal à l’occasion  des emprunts obligataires. Le Président  Umaro Sissoco  Embalo, malgré tout, avait le soutien de la communauté internationale pour  son engagement, sa détermination à  lutter  contre la grande criminalité. Car ce dernier  avait presque mis fin  en collaboration avec les  vaillantes  forces de défense sénégalaises aux actions des bandes armées, sévissant depuis des années  dans  la vaste région du Sud en Casamance et  les trafiquants de drogue. Ces  derniers  trouvaient refuge dans la forêt frontalière  , zone rouge des cultures  de drogues  de toutes sortes , refuge des narco trafiquants de l’Amérique du Sud , notamment de la Colombie , quasi nettoyée aujourd’hui .  Le  Conseil de l’Union africaine pour  la Paix  et la  Sécurité (CPS), le Giaba, organe  de la Cedao en Afrique , l’Onudc, le Gafi, l’Ocde , organes  responsables du Programme global contre le blanchiment d’argent, les recettes du crime et le financement du terrorisme avaient tous été mis en contribution lors de ces opérations . Ils ont condamné ce coup d’État et tout pays qui l’aurait soutenu ou encouragé. En janvier, les agents de l’Agence américaine de lutte contre les stupéfiants (DEA) avaient   procédé à des milliers d’arrestations liées au fentanyl, (drogue la plus  dangereuse et mortelle qui fait des ravages au niveau des jeunes .  Des  laboratoires avaient  été transférés  dans les forêts de Casamance . Le Président  Emballo  avait  alors signé avant la dissolution de l’Assemblée nationale de son pays , promulgué et pris  un  décret  d’ application  d’une loi renforçant les peines de prison pour le trafic de cette drogue . La police bissau -guinéenne avait  saisi plus de 1,8 tonne de cocaïne en provenance de Colombie. C’est la « plus grosse » prise de l’histoire de ce pays pauvre d’Afrique de l’Ouest. Huit suspects, trois Colombiens, quatre Bissau-Guinéens et un Malien, avaient  été arrêtés à la suite de cette saisie qui s’est opérée en deux temps dans deux localités proches de la côte nord du pays, à environ 120 km de la capitale. Avec ce nouveau régime populiste de Pastef , ce qui fait plus mal aujourd’hui  en sus des arrestations  et détentions arbitraires , c’est la dé -crédibilisation du Sénégal. Notre pays respecté  partout, avait   toujours été  la  vitrine de la Connaissance, de la Science , des Arts , de  la Couture , de la Démocratie , des Droits et des Libertés.   Devant un tel affront du Premier ministre , le Président Bassirou Diomaye Faye n’a pas le choix pour préserver son autorité, ses rapports  de respect réciproque avec ses  pairs. Il devrait   se départir  de ses sentiments  d’amitié avec son compagnon. La lourde Charge de  Chef d’État ne s’aurait s’accommoder de romance angélique des légendes  et des contes magnifiant l’amitié du genre « Rolland et Olivier  ( La Chanson de Rolland), et chez nous l’histoire  de ces deux femmes, amies d’enfance « Khandiou et Yaye Ndatté » qui connut une fin tragique dans le puits.  En lieu et place , c’est la vraie histoire du Président Abdou Diouf  et de son vieux ami et Premier ministre feu Habib Thiam qui devrait prévaloir . Le  Président  Bassirou Diomaye Faye, père de famille modèle ,  qui a supporté tous  les caprices , les quolibets , humiliations, du Premier ministre , des insultes de ses partisans au vu de son père, sa mère , ses épouses et ses enfants   devant la gravité des  actes  et propos du Premier ministre à propos de ce coup d’État  devrait    le démettre ses fonctions .  Sinon le  Sénégal va alors poursuivre  sa descente non plus jusqu’au quatrième sous-sol  mais à plus de cent kilomètres du  sol : le magma.  

Maître Djibril War, ancien député ,  Coordonnateur du Mouvement National Pour la Paix , la Tolérance et la Préservation du Patrimoine Moral et Religieux, membre du PGA , observateur à la Commission des  Nations unies des Droits de l’homme à New york, et au Réseau Libéral Africain


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