Un coup d’État militaire a secoué la Guinée-Bissau ce mercredi, avec l’annonce par un groupe d’officiers guinéens de la prise de contrôle total du pays « jusqu’à nouvel ordre ». Ces officiers, se présentant sous le nom de « Haut commandement militaire pour la restauration de l’ordre », ont déclaré, par la voix du général Denis N’canha, chef de la maison militaire du palais de la République, qu’ils assumaient désormais la direction des affaires de l’État. Le général N’canha devient ainsi la figure publique de ce putsch, dont les motivations exactes restent pour l’instant floues.
Dans la foulée de cette annonce, plusieurs mesures immédiates ont été prises par les militaires. Le processus électoral en cours a été suspendu, les résultats attendus ont été annulés, et les programmes médiatiques officiels ont été interrompus. Malgré l’ampleur de ces décisions, les putschistes ont appelé la population au calme, sans toutefois préciser la durée de cette transition ni les contours du nouveau pouvoir qu’ils envisagent d’instaurer.
Peu d’informations sont disponibles sur le général Denis N’canha, dont le rôle public se limite jusqu’ici à sa fonction au sein du palais présidentiel. Avant le putsch, il occupait un poste stratégique au sein de la maison militaire, ce qui témoigne de sa proximité avec les centres du pouvoir et de sa connaissance des mécanismes internes de l’État. Toutefois, son âge, son parcours militaire complet et ses antécédents politiques restent inconnus, laissant planer de nombreuses zones d’ombre sur sa personnalité et ses ambitions pour l’avenir du pays.
Ce coup d’État intervient dans un contexte de tensions politiques croissantes en Guinée-Bissau, un pays marqué par une instabilité récurrente et des luttes de pouvoir entre civils et militaires. La communauté internationale suit de près la situation, préoccupée par le risque d’escalade et les conséquences sur la stabilité régionale. Les prochains jours seront cruciaux pour déterminer si le général Denis N’canha et son groupe réussiront à consolider leur contrôle ou si des pressions internes et externes pourraient modifier le cours des événements.