Le coût de la vie poursuit sa progression au Sénégal. Selon les dernières données publiées par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, l’inflation, mesurée par l’Indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC), s’est établie à 1,4 % en glissement annuel au mois de mars 2026.
Cette hausse, bien que modérée, est principalement portée par les secteurs des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées », en augmentation de 1,7 %, ainsi que par les « restaurants et services d’hébergement », qui enregistrent une progression de 2,7 %.
D’autres postes de dépenses ont également contribué à cette dynamique haussière. C’est notamment le cas des « boissons alcoolisées, tabac et stupéfiants », dont les prix ont fortement grimpé de 10,7 %. Les services de santé (+1,9 %) et les soins personnels (+2,6 %) affichent aussi des augmentations notables, traduisant une pression persistante sur le budget des ménages.
Par ailleurs, l’inflation sous-jacente — qui exclut les produits énergétiques et les denrées fraîches — ressort à 2,6 % sur un an, signalant des tensions plus profondes sur les prix au-delà des fluctuations ponctuelles.
L’analyse selon l’origine des produits met en évidence une évolution contrastée. Les produits locaux voient leurs prix augmenter de 2,0 %, tandis que les produits importés enregistrent un léger recul de 0,3 %, contribuant à atténuer la hausse globale.
En termes de durabilité, la progression des prix est surtout tirée par les services (+2,0 %), suivis des biens durables (+1,4 %) et des biens non durables (+1,2 %). Les biens semi-durables, quant à eux, affichent une hausse plus modérée de 0,8 %.
Ces données confirment une tendance à la hausse maîtrisée de l’inflation, mais qui continue de peser sur le pouvoir d’achat des ménages, notamment à travers les dépenses alimentaires et les services essentiels.
En savoir plus sur LE DAKAROIS
Subscribe to get the latest posts sent to your email.