Le Musée Théodore Monod d’Art africain de l’IFAN a refermé ses portes, ce dimanche 9 août, au terme de trois jours de célébration de la Journée internationale de la femme africaine (JIFA 2026). Du 7 au 9 août, cet espace historique de Dakar a accueilli une série d’activités placées sous le signe du leadership féminin et de la cohésion sous-régionale.
Portée par le réseau Forces pour l’Autonomisation des Femmes Africaines (FAFA), en collaboration avec le ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, cette édition 2026 avait pour thème central : « Leadership féminin et cohésion sous-régionale ».
Une immersion au cœur du « Village des Fées »
Durant trois jours, le public dakarois a répondu massivement à ce rendez-vous consacré à la promotion de l’autonomisation des femmes africaines. En présence de la ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, Marie Angélique Selbé Diouf, les visiteurs ont pu découvrir les différents espaces du « Village des Fées », conçu comme un lieu de rencontres, d’échanges, d’exposition et de transmission.
Le village était structuré autour de cinq espaces thématiques. Les « Comptoirs des Fées » ont servi de vitrine d’exposition et de vente pour les entrepreneures. « L’Élan des Fées » proposait un guichet d’orientation destiné à accompagner les initiatives féminines. Le « Jardin des Fées » offrait un espace de détente et de convivialité, tandis que le « Cocon des Fées » était consacré au bien-être. Enfin, l’espace « Penc Mi » constituait le cœur des échanges, avec des talks et des rencontres favorisant notamment la transmission intergénérationnelle.
« Femme et dépigmentation » : un débat sans tabou
Au-delà de la dimension économique, la JIFA 2026 s’est également imposée comme un espace de dialogue et de sensibilisation autour de problématiques qui touchent directement les femmes africaines.
Le panel consacré au thème « Femme et dépigmentation » a notamment suscité de nombreux échanges. Les discussions ont permis d’aborder les questions liées à la santé publique, à l’estime de soi et à l’identité culturelle.
À travers ce débat, les participantes ont également insisté sur la nécessité de promouvoir une meilleure connaissance des risques liés à la dépigmentation et de valoriser davantage la beauté naturelle africaine. Une démarche qui s’inscrit, selon les organisateurs, dans une conception plus large du leadership féminin, fondée notamment sur l’affirmation de soi et la confiance en ses propres valeurs.
Le REFLET met en lumière la diversité de l’entrepreneuriat féminin
Parmi les acteurs ayant marqué cette édition figure le Réseau des femmes leaders autour de Thierno Amadou Ba (REFLET). Le réseau a mobilisé dix exposantes issues de secteurs d’activité variés, dont certains sont traditionnellement considérés comme masculins ou stratégiques.
BTP, cadre juridique, immobilier, voyage, transformation des fruits et des céréales locales : autant de domaines représentés au sein de cet espace consacré à la promotion de l’entrepreneuriat féminin.
Maimouna Ba, représentante du REFLET, s’est réjouie de la participation du réseau à cette édition de la JIFA.
« C’est dans le but de mettre en évidence l’entrepreneuriat féminin que nous avons tenu des panels et des expositions durant trois jours. À cette occasion, le REFLET a mobilisé dix exposantes, notamment dans le BTP, le domaine juridique, l’immobilier et le voyage, ainsi que dans la transformation des fruits et céréales locales », a-t-elle expliqué.
Elle souligne également que cette participation a permis d’aborder plusieurs questions liées à la culture, au leadership féminin et à l’implication des femmes dans le monde des affaires.
« Nous avons ainsi échangé sur la culture, le leadership féminin et l’appropriation du business par les femmes. Dans l’ensemble, les visites des stands, les expositions et les panels se sont déroulés dans un cadre convivial », a-t-elle ajouté.
Un rendez-vous tourné vers l’avenir
Au terme de trois jours d’activités, la JIFA 2026 aura ainsi offert une plateforme d’expression, de visibilité et de réseautage aux femmes africaines.
À travers le « Village des Fées », les organisateurs ont voulu aller au-delà de la simple célébration de la Journée internationale de la femme africaine, en créant un espace permettant aux participantes d’entreprendre, d’échanger, de se former, de valoriser leurs savoir-faire et de nouer de nouvelles alliances.
Cette édition apparaît ainsi comme un rendez-vous majeur pour la promotion du leadership féminin et de l’autonomisation économique des femmes, tout en plaçant la cohésion sous-régionale au cœur des réflexions et des initiatives.
Aly Saleh
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