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Société

DAKARNAVE : les travailleurs dénoncent un manque de transparence dans le processus de concession et annoncent un sit-in

Le climat social s’alourdit au sein de la société DAKARNAVE. Dans un communiqué rendu public ce samedi, le collège des délégués du personnel a tiré la sonnette d’alarme sur la gestion du contrat de concession du chantier de réparation navale, estimant que le processus actuel se déroule dans des conditions opaques, loin des principes de transparence et de bonne gouvernance prônés par les autorités.

Les travailleurs rappellent à cet égard la réunion du Conseil des ministres du 29 octobre 2025, au cours de laquelle le président de la République avait attiré l’attention sur la nécessité d’une gestion rigoureuse et exemplaire des marchés publics. Il avait, à cette occasion, instruit le gouvernement de veiller à ce que l’exécution des plans de passation se fasse dans le strict respect des dispositions du Code des marchés publics.

Or, selon le collège des délégués de DAKARNAVE, cette exigence de transparence ne semble pas être respectée dans le cadre du contrat de concession du chantier naval. Les décisions prises jusque-là, soulignent-ils, ont été arrêtées sans réelle concertation avec le personnel, notamment sur le volet social du cahier des charges. « Le processus actuel ne garantit aucune transparence, et plusieurs zones d’ombre persistent », dénoncent-ils, regrettant que la Société d’Infrastructures, de Réparation Navale (SIRN) n’ait toujours pas accepté de rencontrer la représentation du personnel depuis la présentation du projet de cahier des charges.

Les délégués de DAKARNAVE estiment que cette absence de dialogue social fait planer de graves incertitudes sur l’avenir des travailleurs. « Aucune garantie n’a été donnée quant à la préservation des emplois, des contrats en cours et des acquis sociaux », affirment-ils, tout en exprimant leurs inquiétudes quant à la manière dont la procédure est conduite.

Le collège des délégués va plus loin en évoquant des similitudes troublantes entre la procédure actuelle et celle qui avait conduit à l’attribution du marché au consortium turc OZATA. Ils s’interrogent notamment sur plusieurs points essentiels, notamment la réalité du désistement des sociétés DAMEN SHIPYARDS, MATÉRIEL TERRESTRE OFFSHORE AFRICA SAS (MTO AFRICA) et JOBSON ITALIA Srl, la décision de l’ARCOP déclarant irrecevable le recours introduit par HAT-SAN SHIPYARD, ainsi que les éventuels liens entre cette dernière et OZATA.

Ces zones d’ombre nourrissent un climat de méfiance et d’inquiétude au sein du chantier naval de Dakar. Les travailleurs craignent que la précipitation et l’opacité du processus ne compromettent non seulement leurs emplois, mais aussi la pérennité des activités de DAKARNAVE, acteur stratégique du secteur maritime sénégalais.


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