Sport
Décision de la CAF : la FSF hausse le ton face au silence sur les motifs et redoute une altération du verdict
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par
Diack
La tension monte entre la Fédération sénégalaise de football (FSF) et la Confédération Africaine de Football , près de dix jours après la délibération du Comité d’Appel rendue le 17 mars. En cause : l’absence persistante de notification officielle de la décision motivée, un document pourtant essentiel pour permettre à la partie sénégalaise d’exercer pleinement ses droits.
Selon Seydou Diagne, coordonnateur du collectif des avocats de la FSF, les règles en la matière sont pourtant sans ambiguïté. Il rappelle que les textes imposent une notification quasi immédiate des motifs après celle du dispositif. « Les règlements sont clairs : la décision motivée doit être notifiée le même jour, quelques minutes après le dispositif », insiste-t-il, déplorant qu’à ce jour, la FSF n’ait toujours rien reçu.
Ce retard est loin d’être anodin. La défense sénégalaise affirme avoir besoin de ces motivations pour préparer un mémoire solide et structuré. Sans ce document, toute stratégie juridique se retrouve fragilisée, voire entravée. Malgré cela, Me Diagne assure que les avocats sont déjà mobilisés pour anticiper et défendre les intérêts du Sénégal.
Mais au-delà du simple retard administratif, c’est une inquiétude plus grave que soulève la FSF. Le collectif d’avocats met en garde contre toute tentative de modification du contenu initial de la décision. Me Diagne évoque clairement le point neuf du dispositif, dont la fédération affirme disposer déjà, et demande qu’il ne soit en aucun cas altéré dans la version motivée à venir.
Le ton se durcit lorsqu’il évoque l’hypothèse d’un changement de décision. « Ce serait pire qu’un crime », lance-t-il, parlant de faux et d’usage de faux à l’échelle internationale si le contenu venait à être modifié après coup. Une accusation lourde, qui traduit le niveau de méfiance désormais installé entre les deux parties.
La FSF redoute notamment l’apparition de nouvelles dispositions qui n’auraient jamais été évoquées lors de la notification initiale. L’exemple d’un éventuel ajout imposant la restitution d’un trophée est explicitement rejeté. « On n’acceptera pas qu’on nous notifie une autre décision », prévient Me Diagne, dénonçant par avance toute tentative de réécriture a posteriori.
Sur le fond, l’avocat sénégalais affirme que les versions française et anglaise de la décision déjà en possession de la FSF ne contiennent aucune mention d’une restitution de trophée ni d’un quelconque sacre attribué au Maroc. Une précision qui renforce la position sénégalaise et alimente les soupçons en cas de divergence dans la version officielle attendue.
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