Suivez-nous

Société

Douanes : Ndiaga Soumaré interpelle Diomaye Faye sur le droit syndical et exhume un message de 2016

Un document datant de 2016 refait surface dans le débat sur les droits syndicaux des agents des Douanes. Dans une publication récente, Ndiaga Soumaré, ancien responsable de l’Amicale des inspecteurs et officiers des Douanes, interpelle directement le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, sur la mise en œuvre des recommandations de l’Organisation internationale du Travail (OIT) concernant la suppression de l’article 8 du statut des douanes, qui constitue, selon lui, un obstacle à la reconnaissance pleine et entière du droit syndical des douaniers.

Dans son message, Ndiaga Soumaré rappelle un épisode datant de 2016, alors que Bassirou Diomaye Faye n’était pas encore président de la République. Il publie notamment une correspondance datée du 6 juin 2016, adressée à l’époque à son interlocuteur par le Syndicat autonome des agents des impôts et domaines (SAID).

Le document, signé au nom du secrétaire général et chargé des revendications du SAID par intérim, Bassirou Diomaye Faye, répondait à une demande d’affiliation de l’Amicale des inspecteurs et officiers des Douanes au Syndicat autonome des agents des impôts et domaines.

Dans cette lettre, le SAID indiquait donner son accord à l’affiliation de l’Amicale des inspecteurs et officiers des Douanes au syndicat. Le document souligne également l’engagement de l’organisation syndicale en faveur de la défense des revendications des travailleurs des administrations fiscales et douanières.

Mais le passage le plus significatif concerne précisément la question du droit syndical dans le secteur des Douanes. Le courrier rappelle que le SAID avait décidé de s’associer à une plainte déposée auprès du Comité de la liberté syndicale de l’OIT. Cette démarche visait notamment à soutenir le combat engagé par les représentants des agents des Douanes autour de leurs droits syndicaux.

« Conscient des avancées majeures que l’identification d’un syndicat fort et incarné par des leaders responsables a permis, à notre administration, de réaliser, en dix ans, le SAID s’associe à la plainte que vous avez déposé auprès du Comité de la liberté syndicale de l’Organisation internationale du Travail (OIT) et vous souhaite plein succès dans votre combat », peut-on lire dans la correspondance publiée.

Près de dix ans plus tard, Ndiaga Soumaré remet donc cette prise de position sur la table et demande au chef de l’État de donner suite aux recommandations relatives à la situation des agents des Douanes.

Dans son message accompagnant le document, il adresse un « gentil rappel » au président Bassirou Diomaye Faye. Il affirme que la démarche actuelle vise à « mettre en œuvre des recommandations de l’OIT portant sur la suppression de l’article 8 portant statut des douanes en vue de la reconnaissance du droit syndical aux douaniers ».

L’article 8 du statut des douanes est au cœur d’une revendication ancienne des agents qui souhaitent bénéficier d’une reconnaissance plus complète de leurs droits syndicaux. Pour Ndiaga Soumaré, la question mérite aujourd’hui d’être concrètement réglée, notamment à la lumière des engagements et positions exprimés par le passé.

La publication prend ainsi une dimension particulière puisque le document exhume une correspondance dans laquelle Bassirou Diomaye Faye, alors responsable syndical au SAID, exprimait son soutien au combat engagé par les agents des Douanes auprès de l’OIT.

Ndiaga Soumaré insiste d’ailleurs sur la continuité de cette revendication. « Je me permets de reprendre le message de 2016 du Camarade Diomaye devenu Président de la République », écrit-il, avant de reprendre une formule adressée à l’époque aux responsables de l’Amicale des inspecteurs et officiers des Douanes.

Au-delà du rappel historique, le message constitue surtout une interpellation adressée au pouvoir actuel. Pour son auteur, les recommandations internationales et le combat syndical engagé depuis plusieurs années ne doivent pas rester sans suite.

La question intervient également dans un contexte où les relations entre l’administration et certaines catégories de travailleurs sont régulièrement marquées par des revendications portant sur les conditions de travail, les libertés syndicales et la reconnaissance des organisations professionnelles.

En publiant cette ancienne correspondance, Ndiaga Soumaré cherche ainsi à établir une continuité entre les engagements syndicaux de Bassirou Diomaye Faye lorsqu’il était acteur syndical et les responsabilités qui sont désormais les siennes en tant que président de la République.

Son message se veut toutefois mesuré dans la forme. « Bonne réception pour impression couleur. Nous n’en disposons pas ici et je ne voudrais pas retarder le processus. PAIX », écrit-il en reprenant le contenu de l’échange de l’époque. Il conclut son intervention par une formule qui résume sa détermination : « Le combat continue. »


En savoir plus sur LE DAKAROIS

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Cliquez pour commenter

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité

Plus dans Société

En savoir plus sur LE DAKAROIS

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture