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ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR AU SÉNÉGAL : L’État investit 45 milliards Fcfa par ans dans la restauration des étudiants

Le ministre Abdourahmane Diouf dévoile les chiffres clés et les ambitions de l’État pour les 25 prochaines années

Lors d’un déjeuner de presse organisé ce mardi 15 juillet 2025, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Abdourahmane Diouf, a révélé que l’État du Sénégal consacre chaque année 45 milliards de FCFA à la restauration des étudiants. Cette enveloppe permet de servir 30 millions de repas par an dans les 31 restaurants universitaires répartis dans les Centres régionaux des œuvres universitaires (Crous), dotés d’une capacité d’accueil de 19 477 places.

Cette révélation s’inscrit dans une volonté de transparence et de bilan, à l’aube de transformations majeures que le gouvernement souhaite initier dans le secteur de l’enseignement supérieur. En effet, selon le ministre Diouf, le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko nourrissent une ambition forte de refonder l’université sénégalaise sur les 25 prochaines années.

« Cette refondation passera par des réformes profondes, le développement des infrastructures, le recrutement massif de personnel enseignant et une intégration sérieuse du numérique dans les pédagogies », a souligné Abdourahmane Diouf.

Avant d’enclencher cette dynamique de changement, le ministère a engagé un état des lieux complet du système universitaire sénégalais. À ce jour, le pays compte 286 169 étudiants inscrits dans les établissements publics et privés, encadrés par 2 495 enseignants-chercheurs.

Le réseau universitaire public comprend 9 universités, regroupant 73 facultés, 223 départements, ainsi que deux grandes écoles : l’École polytechnique de Thiès et l’École nationale supérieure d’agriculture (ENSA).

Le Sénégal dispose également de 6 Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (ISEP), 62 filières professionnelles, 298 établissements d’enseignement supérieur, 6 bibliothèques universitaires pour un total de 2 804 places, 15 écoles doctorales et 7 Crous, offrant 26 567 lits aux étudiants.

Malgré ces efforts, les besoins demeurent criants, notamment dans les domaines scientifiques et technologiques. Le pays ne forme actuellement que 800 ingénieurs par an, un chiffre que le ministre juge largement insuffisant au regard des ambitions industrielles et technologiques du Sénégal.

Cette ambition de transformation universitaire vise à moderniser la gouvernance, élever le niveau de l’enseignement, et adapter les formations aux exigences économiques du pays, en particulier dans les secteurs prioritaires comme l’agriculture, l’énergie, les technologies numériques et les infrastructures.

« Pour bâtir un Sénégal émergent, nous avons besoin d’un enseignement supérieur fort, inclusif, connecté aux réalités du monde et aux besoins du marché », a conclu le ministre Diouf.


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