Justice
Farba Ngom face à la justice : deux procédures sensibles mises en délibéré au 23 juillet
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par
Diack
La Chambre d’accusation financière a examiné, ce mercredi 16 juillet, deux recours d’importance dans le très médiatisé dossier judiciaire visant Farba Ngom, maire d’Agnam et figure politique proche de l’ancien président Macky Sall. Au cœur des débats : la validité du réquisitoire supplétif ayant conduit à une nouvelle inculpation de Farba Ngom, et le sort judiciaire de ses deux frères, placés sous bracelet électronique. Pour les deux affaires, la Chambre a décidé de mettre en délibéré jusqu’au 23 juillet prochain.
La première procédure concerne directement Farba Ngom. Le procureur financier avait introduit un réquisitoire supplétif, estimant nécessaire d’élargir les charges à l’encontre de l’élu local, notamment pour association de malfaiteurs en bande criminelle organisée. Une démarche vivement contestée par la défense de M. Ngom, qui a saisi la Chambre d’accusation pour en demander l’annulation.
Selon ses avocats, aucune découverte nouvelle n’a été faite durant l’instruction pour justifier un tel réquisitoire, qui ne viserait, selon eux, qu’à alourdir arbitrairement les accusations. « Le réquisitoire supplétif n’a pas sa raison d’être », ont-ils plaidé devant la juridiction. De son côté, le parquet général campe sur sa position, considérant l’acte pleinement justifié. L’audience s’est conclue sur une opposition tranchée entre le parquet financier et la défense.
La deuxième affaire concerne Birane et Ismaila Ngom, frères du maire d’Agnam, inculpés le 20 mai pour leur implication présumée dans des transactions financières suspectes, notamment un virement de 4 milliards de francs CFA en provenance du Trésor public. Poursuivis pour association de malfaiteurs, complicité d’escroquerie, blanchiment de capitaux et abus de biens sociaux, les deux hommes ont été placés sous bracelet électronique.
Une mesure que le procureur financier juge insuffisante. Il a fait appel de l’ordonnance du juge d’instruction, réclamant leur placement sous mandat de dépôt. Pour le ministère public, les charges sont trop graves pour justifier une simple surveillance électronique.
Ces deux recours, qui cristallisent de vives tensions entre le parquet et la défense, seront tranchés le 23 juillet. Cette date s’annonce cruciale pour l’avenir judiciaire de Farba Ngom et de ses proches. D’autant que cette affaire, suivie de près par l’opinion publique et les médias comme Les Échos, prend une dimension hautement politique.
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