Foncier et patrimoine bâti : Ousmane Sonko promet de poursuivre le travail pour faire la lumière

Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, s’est de nouveau prononcé ce dimanche 16 août sur les questions liées au foncier et à la gestion du patrimoine bâti de l’État. Lors de son face-à-face avec des médias, l’ancien Premier ministre a défendu les mesures prises par les autorités et réaffirmé leur volonté de poursuivre les investigations sur des dossiers qu’il considère comme majeurs pour la gestion des biens publics.

Revenant sur la question foncière, Ousmane Sonko a rappelé les dispositions prises lorsqu’il était à la tête du gouvernement. Il a notamment évoqué le blocage de plusieurs zones dont les procédures d’attribution à des particuliers ou à des tiers faisaient l’objet de contestations. Selon lui, ces mesures visaient à préserver les intérêts de l’État et à empêcher que des opérations foncières controversées ne se poursuivent avant que toute la lumière ne soit faite.

Le président de l’Assemblée nationale a également dénoncé ce qu’il considère comme des tentatives de manipulation de certains acteurs se réclamant de la société civile. Sans citer de noms, il a estimé que certaines personnes engagées dans les débats autour du foncier pourraient être influencées par des personnalités disposant de moyens et de réseaux importants.

Pour autant, Ousmane Sonko assure que les autorités ne comptent pas se limiter aux accusations ou aux déclarations publiques. Il estime que les différents dossiers fonciers doivent être examinés de manière approfondie afin d’établir les faits, d’identifier les responsabilités et, le cas échéant, de tirer les conséquences prévues par la loi.

Dans son intervention, le président de l’Assemblée nationale a aussi insisté sur le rôle du Parlement dans le contrôle de l’action publique. Il a rappelé que l’Assemblée nationale dispose, au même titre que les autres institutions compétentes, de prérogatives lui permettant d’examiner certaines questions relatives à la gestion de l’État.

Cette position intervient alors que le foncier demeure l’un des dossiers les plus sensibles au Sénégal. Les conflits liés aux attributions de terrains, aux lotissements et à la gestion des réserves foncières alimentent régulièrement les contestations de citoyens, de collectifs et d’organisations de la société civile.

Ousmane Sonko a, dans le même temps, annoncé la poursuite du travail sur le patrimoine bâti de l’État. Il estime que ce patrimoine, constitué de nombreux immeubles et biens appartenant à la puissance publique, a été insuffisamment protégé et, dans certains cas, « dilapidé ».

Pour le président de l’Assemblée nationale, les éventuelles irrégularités constatées dans la gestion de ces biens doivent être établies sur la base des textes en vigueur. « Ceux qui sont les auteurs ont violé la loi », a-t-il soutenu, estimant nécessaire de déterminer précisément les responsabilités dans les différents dossiers.

Cette démarche suscite toutefois des critiques de la part de ceux qui redoutent une utilisation de l’institution parlementaire à des fins politiques. Une accusation que le président de l’Assemblée nationale rejette fermement. « Certains pensent qu’on utilise l’Assemblée nationale pour régler des comptes. C’est faux ! », a-t-il déclaré.

Ousmane Sonko assure ainsi que les initiatives engagées sur le foncier et le patrimoine bâti répondent, selon lui, à une exigence de contrôle de l’action publique et de clarification de la gestion des biens de l’État. Il entend poursuivre ce travail afin que les dossiers soient examinés et que les responsabilités soient établies lorsque des violations de la loi sont avérées.


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