Le député Thierno Alassane Sall a vivement critiqué le système des fonds politiques, qu’il assimile à une pratique illégitime et contraire aux principes de transparence dans la gestion des finances publiques. S’exprimant devant l’Assemblée nationale, le parlementaire a estimé que ce mécanisme n’a jamais bénéficié d’une véritable validation parlementaire, remettant ainsi en cause sa légitimité.
Revenant sur la séance du 22 mai dernier, au cours de laquelle le Premier ministre Ousmane Sonko avait évoqué la question des fonds politiques devant les députés, Thierno Alassane Sall a jugé cette intervention inappropriée sur le fond. Selon lui, il appartenait avant tout aux représentants du peuple de débattre de ce sujet et d’exercer pleinement leur mission de contrôle des finances publiques.
« Le Premier ministre est venu ici pour parler des fonds politiques le 22 mai dernier. Mais ce n’est pas à lui d’en parler. C’est nous, députés, qui devions en parler », a déclaré le député, estimant que le Parlement a été tenu à l’écart d’un débat essentiel concernant l’utilisation de ressources publiques.
Poursuivant son argumentaire, Thierno Alassane Sall a affirmé que les députés auraient dû être officiellement informés de l’existence de ces fonds et de leur mode de fonctionnement. Il a surtout dénoncé l’absence, selon lui, de toute délibération ou de tout vote parlementaire ayant autorisé leur création ou leur maintien.
Pour le président de la République des Valeurs, cette situation soulève un problème de conformité avec les principes de gouvernance démocratique et de contrôle budgétaire. Il considère que toute dépense publique doit être inscrite dans un cadre légal clair, débattue par la représentation nationale et soumise aux mécanismes de reddition des comptes.
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