Selon des informations relayées par plusieurs médias israéliens, l’armée israélienne aurait mené dans la nuit du 16 au 17 mars 2026 une opération militaire d’envergure visant des figures majeures de l’appareil sécuritaire iranien. Ces affirmations, qui reposent principalement sur des déclarations officielles israéliennes, n’ont pas été confirmées de manière indépendante par les autorités iraniennes, entretenant ainsi une zone d’incertitude autour des événements.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a annoncé mardi matin lors d’une conférence de presse que l’opération aurait notamment visé Ali Larijani, actuel secrétaire du Conseil national de sécurité iranien et figure influente du paysage politique iranien. Selon ses déclarations, ce dernier aurait été tué dans une frappe ciblée alors qu’il se trouvait dans un appartement à Téhéran, en compagnie de son fils. Le ministre a présenté cette action comme une mesure visant à neutraliser des responsables étroitement liés aux structures sécuritaires iraniennes.
Dans le même temps, l’armée israélienne a indiqué dans un communiqué que Gholamréza Soleimani, commandant de la milice Bassidj, aurait également été visé et tué lors d’une frappe aérienne distincte dans la capitale iranienne. Cette milice, intégrée au système des Gardiens de la Révolution, joue un rôle central dans le maintien de l’ordre et l’encadrement idéologique en Iran, notamment auprès de la jeunesse.
D’après la chaîne publique israélienne Kan, l’opération aurait initialement été planifiée pour être exécutée dans la nuit de dimanche à lundi, avant d’être reportée à la dernière minute pour des raisons non précisées. Elle aurait ensuite été menée avec l’appui de services de renseignement, dans le but de frapper des personnalités occupant des positions stratégiques au sein de l’État iranien. Ces frappes s’inscriraient dans une série d’actions ciblées contre des responsables liés aux Gardiens de la Révolution et aux structures sécuritaires iraniennes.
Figure politique de premier plan, Ali Larijani a occupé par le passé le poste de président du Parlement iranien et a joué un rôle clé dans les questions de sécurité nationale et de diplomatie. Reconnu pour son influence dans les relations internationales de l’Iran, il a été impliqué dans plusieurs phases de transition politique majeures. De son côté, Gholamréza Soleimani dirigeait le Bassidj, une organisation de volontaires islamistes disposant d’un large réseau au sein de la société iranienne et des institutions publiques.
Le bureau du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé que ces frappes s’inscrivent dans une stratégie assumée de ciblage des hauts responsables iraniens. Selon cette source, l’objectif est de porter atteinte aux capacités de commandement et de coordination du régime iranien dans le domaine sécuritaire.