Fraude à la nationalité : le lutteur Bébé Diène reconnaît un montage administratif

Le lutteur Bébé Diène, de son vrai nom Amadou Cheikhou Diallo, a été interpellé dans le cadre d’une enquête menée par la Direction de l’automatisation des fichiers (DAF) portant sur des irrégularités présumées dans l’établissement de documents administratifs. Entendu par les enquêteurs, il a reconnu avoir eu recours à une identité falsifiée et obtenu de manière indue la nationalité sénégalaise à la suite d’un montage administratif qu’il décrit lui-même.

Face aux éléments réunis par les services compétents, le lutteur est revenu en détail sur les circonstances de son enrôlement dans l’état civil sénégalais. Selon ses déclarations, il aurait volontairement sollicité l’aide d’un individu identifié comme B. Thiam afin de faciliter ses démarches. Il affirme ainsi avoir entrepris des démarches illégales dans le but d’obtenir des documents officiels sénégalais, condition préalable à la reconnaissance de la nationalité.

Dans ses explications, il évoque un procédé basé sur la falsification de son état civil. Il soutient que B. Thiam aurait joué un rôle central dans la mise en place de ce système frauduleux, notamment en facilitant l’établissement d’un acte de naissance reposant sur une fausse filiation. Ce mécanisme consistait, selon lui, à substituer ses véritables parents par d’autres identités, permettant ainsi de contourner les exigences légales en matière de nationalité.

Ces révélations mettent en lumière un possible réseau ou, à tout le moins, des pratiques frauduleuses dans la délivrance de documents administratifs sensibles. L’enquête en cours devra déterminer les responsabilités de chaque acteur impliqué, ainsi que l’ampleur de ce type de pratiques. Les autorités cherchent également à établir si d’autres cas similaires existent et à identifier d’éventuelles complicités au sein des circuits administratifs.

Cette affaire relance le débat sur la fiabilité des procédures d’état civil et sur les mécanismes de contrôle en vigueur. Elle pose également la question des sanctions encourues en cas de fraude avérée, tant pour les bénéficiaires que pour les facilitateurs de ces opérations illégales.


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