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Fraudes sur l’état civil et octroi de la nationalité : Me Demba Ciré Bathily appelle à concilier hospitalité et sécurité

Face à la recrudescence des fraudes sur les actes d’état civil et aux soupçons d’irrégularités dans l’octroi de la nationalité sénégalaise, l’avocat Me Demba Ciré Bathily tire la sonnette d’alarme. Dans une publication sur sa page Facebook, ce samedi, il a invité les autorités et les citoyens à trouver un juste équilibre entre hospitalité et sécurité nationale.

« Nos traditions d’hospitalité fondées sur notre légendaire teranga ne doivent pas être la faille sécuritaire qui risque de déstabiliser la cohésion nationale », a-t-il averti. S’il reconnaît l’importance de la libre circulation des personnes et des biens au sein de la sous-région, Me Bathily souligne que celle-ci « ne saurait inclure l’installation et le séjour définitif en marge des lois et règlements ».

L’avocat rappelle à ce titre que « pour vivre et séjourner au Sénégal, il y a des lois à respecter » et que certains emplois sont « strictement réservés aux Sénégalais, sauf dérogations prévues par les accords internationaux, notamment ceux de la CEDEAO ». Pour lui, le non-respect de ces dispositions constitue une menace sérieuse pour la sécurité nationale.

« Un pays a besoin de savoir quels sont les étrangers qui y résident, d’où ils proviennent, quelles sont leurs activités et où se situe leur domicile », a-t-il insisté.

Concernant les fraudes présumées sur l’octroi de la nationalité, Me Bathily se montre particulièrement préoccupé : « Ce n’est pas de l’intégration, c’est une forme d’envahissement », dénonce-t-il. Il rappelle que la nationalité sénégalaise doit résulter du lien de sang, du lien d’alliance ou de la naturalisation, et non d’une fraude.

« Ce n’est pas de la xénophobie, c’est s’adapter aux défis de notre temps », précise-t-il, avant d’ajouter : « Nous ne pouvons pas accueillir les chômeurs des pays voisins, les lois sur le séjour l’interdisent. Nous ne pouvons plus tolérer le trafic des migrants à travers les formes modernes d’esclavage que sont la mendicité et la prostitution. »

Dans une allusion claire aux récentes opérations de police, Me Bathily cite « le spectacle du démantèlement aux Mamelles » ou encore « le racolage dans les rues de Saly Portudal » comme des signes alarmants d’une situation devenue intenable.

Et de conclure : « Trop, c’est trop. »


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