Une fusillade de masse a éclaté tôt dimanche matin, aux environs de 2h00, dans le quartier animé de Sixth Street à Austin, au Texas. Les coups de feu ont retenti devant le bar Buford’s Backyard Beer Garden, en plein cœur du district des divertissements de la capitale texane, très fréquenté le week-end. Le bilan provisoire fait état de deux personnes décédées et de quatorze blessés, dont trois se trouvent dans un état critique, selon les autorités locales.
Le suspect a été identifié comme Ndiaga Diagne, un homme de 53 ans originaire du Sénégal, naturalisé américain et résidant à Pflugerville, dans la banlieue nord d’Austin. Installé aux États-Unis depuis le début des années 2000, il s’était d’abord établi à New York avant de s’installer au Texas. Il avait obtenu la citoyenneté américaine par naturalisation en 2013. Au moment des faits, il possédait plusieurs adresses dans l’État, notamment à Pflugerville.
D’après les premiers éléments communiqués par les enquêteurs, l’attaque aurait été menée avec une préparation méthodique. Selon le Federal Bureau of Investigation , l’homme était lourdement armé et disposait d’un pistolet ainsi que d’un fusil d’assaut. Il aurait utilisé un SUV pour effectuer des repérages dans le secteur avant d’ouvrir le feu une première fois depuis son véhicule. Il serait ensuite descendu pour poursuivre l’attaque à pied, visant des civils désarmés rassemblés devant les établissements nocturnes.
L’enquête, conduite conjointement par la police d’Austin et le groupe de travail antiterroriste du FBI, explore plusieurs pistes. Si aucun casier judiciaire détaillé n’a été officiellement confirmé à ce stade, les autorités examinent de près ses antécédents psychiatriques durant ses années de résidence au Texas. Par ailleurs, son activité sur les réseaux sociaux retient particulièrement l’attention des enquêteurs.
Selon le site spécialisé Intelligence Group, Ndiaga Diagne exprimait ouvertement sur Facebook son soutien au régime iranien ainsi qu’une hostilité marquée envers les dirigeants des États-Unis et d’Israël. Bien que le FBI ait souligné qu’il est encore « trop tôt pour tirer des conclusions définitives », la piste terroriste est à ce stade considérée comme prioritaire. Les indices retrouvés sur place, ainsi que les messages visibles sur ses vêtements, contribuent à alimenter cette hypothèse.
Au moment de l’attaque, le suspect portait en effet des vêtements comportant des inscriptions explicites, notamment un haut de survêtement avec la mention « Propriété d’Allah » et un t-shirt arborant l’emblème du drapeau iranien. La fusillade est survenue au lendemain de l’annonce de la mort du guide suprême iranien lors d’une opération militaire menée par les États-Unis et Israël. Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer si cet événement international a pu constituer un élément déclencheur de son passage à l’acte.
Les perquisitions en cours portent notamment sur ses téléphones et ses ordinateurs, afin d’identifier d’éventuels complices, des correspondances ou des écrits susceptibles de confirmer ses intentions. Les autorités américaines insistent sur le fait que l’enquête est toujours en cours et que plusieurs vérifications restent nécessaires avant de qualifier formellement l’attaque d’acte terroriste.
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