L’Assemblée nationale a été le théâtre d’une intervention musclée de l’honorable Guy Marius Sagna, venu défendre ce week-end quatre projets de loi majeurs, dont la réforme de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC). Le député a salué une refonte « plus efficace et avantageuse », capable de renforcer les déclarations de patrimoine et de réduire les coûts de fonctionnement, tout en corrigeant les insuffisances du pôle judiciaire financier dans la lutte contre l’enrichissement illicite.
« Nous votons pour faire renaître un OFNAC capable de répondre aux attentes du peuple », a lancé le parlementaire, convaincu que cette nouvelle version de l’institution offrira des garanties accrues de transparence et de redevabilité.
L’orateur n’a pas manqué d’adresser de sévères critiques au régime précédent, citant en particulier le plan national de lutte contre les inondations, chiffré à 766 milliards de francs CFA. Selon lui, une gestion rigoureuse de ces fonds aurait permis d’éviter les drames auxquels sont encore confrontées les populations. « Si cet argent avait été injecté correctement, nous n’aurions pas ces catastrophes », a-t-il martelé, dénonçant une dilapidation des ressources publiques.
Dans la même veine, il a mis en garde contre certaines « déclarations approximatives » de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), craignant que des accusations fabriquées de toutes pièces ne finissent par se retourner contre leurs auteurs.
Guy Marius Sagna a également pointé la lenteur de l’appareil judiciaire dans le suivi des rapports de l’Inspection générale des affaires juridiques et économiques (IGAGE) ainsi que dans le traitement des dossiers impliquant des bénévoles depuis mars dernier. « Monsieur le ministre, faut-il 17 mois pour régler le cas de celui qui a utilisé un jeune homme comme bouclier ? », a-t-il interpellé, appelant à une justice plus rapide et protectrice des citoyens.
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