Société
João Manuel Lourenço : un artisan de la paix, du renouveau angolais et une figure majeure du leadership africain
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par
Diack
Son accession à la magistrature suprême en 2017 a marqué un tournant décisif pour la République d’Angola. Sous sa gouvernance, le pays s’est progressivement hissé parmi les nations engagées sur la voie de l’émergence. Le 26 septembre 2017, João Manuel Gonçalves Lourenço prêtait serment en tant que troisième président de la République d’Angola, succédant à José Eduardo dos Santos. Depuis lors, Son Excellence João Manuel Gonçalves Lourenço s’est distingué par une gouvernance audacieuse, fondée sur la réconciliation nationale, la lutte contre la corruption et une ouverture diplomatique assumée. En Angola, il incarne une nouvelle ère : celle d’un État résolument tourné vers l’avenir, conscient de son histoire sans en être prisonnier.
L’un des actes les plus marquants de son mandat reste sans doute l’hommage posthume rendu à Jonas Malheiro Savimbi, fondateur de l’UNITA, en juin 2019. En lui accordant des funérailles dignes dans sa terre natale d’Andulo, João Lourenço a posé un geste fort de réconciliation, brisant les tabous nés de décennies de guerre civile. Ce geste symbolique s’inscrit dans une dynamique plus globale : la création de la CIVICOP (Commission pour la Réconciliation Nationale en Mémoire des Victimes des Conflits Politiques), qui honore équitablement les victimes de tous les camps – MPLA, UNITA, FNLA – et contribue à rapprocher des mémoires longtemps opposées.
Ce travail de mémoire, profondément humaniste, a été accompagné d’une volonté politique de transformation. João Lourenço a engagé une lutte sans précédent contre la corruption, touchant même les plus hauts cercles de l’État. Cette rupture a permis de restaurer la confiance des citoyens dans les institutions et d’attirer de nouveaux investissements étrangers, notamment dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures et de l’agriculture.
Sur la scène internationale, le président angolais s’est imposé comme un médiateur respecté. Son rôle dans la stabilisation de la région des Grands Lacs, notamment dans les tensions entre la RDC et le Rwanda, a été salué par de nombreux dirigeants africains. En janvier 2025, sa visite d’État en France a constitué une étape décisive dans le renforcement des relations bilatérales avec l’Europe, témoignant de son ambition de positionner l’Angola comme un acteur stratégique à la croisée de l’Afrique, de l’Occident et de l’Asie.
João Lourenço se prépare également à prendre la présidence de l’Union africaine, une reconnaissance continentale de son leadership visionnaire. À l’heure où l’Afrique cherche des voix fortes pour défendre ses intérêts dans un monde multipolaire, il incarne une diplomatie de paix, de souveraineté et de développement endogène.
En décorant à titre posthume les trois signataires des Accords d’Alvor – António Agostinho Neto, Holden Roberto et Jonas Savimbi – ainsi que l’ancien président José Eduardo dos Santos, João Lourenço a symboliquement refermé les plaies de l’histoire angolaise. Ce geste, empreint de solennité, scelle une nouvelle ère : celle d’un peuple réconcilié, d’un État modernisé et d’un président visionnaire.
À travers ses actions, João Lourenço ne se contente pas de gouverner : il inspire. Il redonne à l’Angola une place durable sur l’échiquier mondial et offre au continent africain un modèle de leadership fondé sur la paix, la justice et la mémoire partagée.
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