La 43ᵉ édition de la Journée nationale de l’Arbre, célébrée dimanche 9 août 2026 à Darou Salam, dans le département de Nioro du Rip, a été marquée par un plaidoyer en faveur d’une mobilisation citoyenne durable pour la protection de l’environnement. Prenant part à cette cérémonie, qui a également marqué le lancement officiel de la campagne nationale de reboisement 2026, Cheikh Baye Mbaye Niass Al Kaolackhi a invité les populations à faire de la plantation et de la préservation des arbres une responsabilité collective.
Le choix de Darou Salam, cité religieuse du département de Nioro du Rip, pour abriter cette célébration nationale a donné à l’événement une dimension à la fois environnementale et spirituelle. Pour Cheikh Baye Mbaye Niass, cette convergence entre la foi et la protection de l’environnement constitue un message fort à l’endroit des communautés.
S’appuyant sur un enseignement attribué au Prophète Muhammad ﷺ, il a rappelé que planter un arbre demeure un acte porteur de sens, même dans les situations les plus difficiles. Une manière, selon lui, d’encourager les croyants et l’ensemble des citoyens à ne jamais renoncer à la préservation de la nature.
Un appel à la mobilisation nationale
Dans son intervention, le chef religieux a salué la mobilisation des autorités à l’occasion de cette 43ᵉ édition, avec la présence du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô, de membres du Gouvernement, des autorités administratives et territoriales, de chefs religieux ainsi que de plusieurs composantes de la société.
Il a également rendu hommage au président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, pour la dynamique engagée autour de la résilience climatique, de la protection des ressources naturelles et du développement durable.
L’engagement du ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Dr Aliou Gori Diouf, a également été salué, notamment dans le contexte particulier du Bassin arachidier. Cette zone, dont fait partie la région de Kaolack, reste fortement exposée aux effets du changement climatique et à la dégradation des ressources naturelles.
Cheikh Baye Mbaye Niass a, par ailleurs, souligné la participation de la ministre des Pêches et de l’Économie maritime, Amy Mara, à cette mobilisation nationale.
« Planter ne suffit pas »
Au-delà du symbole de la Journée nationale de l’Arbre, l’initiative a surtout permis de poser la question de la survie et de l’entretien des plants. Pour l’initiateur du programme « Cadeau Vert », planter constitue seulement la première étape.
« Planter ne suffit pas. Il faut protéger, arroser, entretenir et accompagner l’arbre jusqu’à sa maturité », a-t-il insisté, appelant les populations à inscrire le reboisement dans la durée.
Il a ainsi exhorté les jeunes, les femmes, les agriculteurs, les élèves, les communautés et les citoyens de toutes générations à profiter de l’hivernage pour mettre en terre des arbres, mais surtout à veiller à leur entretien et à leur protection.
S’il a mis en avant l’intérêt du Moringa oleifera, connu sous le nom de nébéday dans plusieurs régions du Sénégal et appelé sapsap dans certaines traditions locales, il a surtout insisté sur la nécessité de privilégier des espèces adaptées aux caractéristiques et aux besoins de chaque territoire.
Le programme « Cadeau Vert » veut prolonger l’élan
Cette mobilisation s’inscrit dans le prolongement du programme « Cadeau Vert », porté par Cheikh Baye Mbaye Niass à travers la ferme intégrée « La Solution par la Sagesse – 2S ». Pour sa troisième édition, le programme ambitionne de contribuer à la production et à la distribution de plants, au développement de pépinières ainsi qu’à la plantation et au suivi des arbres.
Les écoles, daaras, lieux de culte, quartiers, marchés et espaces communautaires figurent parmi les sites ciblés par cette initiative.
L’ambition affichée est également d’accompagner les collectivités territoriales et le ministère de l’Environnement dans la dynamique nationale, notamment à travers le concept « Une commune, une pépinière ».
Pour Cheikh Baye Mbaye Niass, la Journée nationale de l’Arbre ne saurait se limiter à un rendez-vous annuel. Elle doit, selon lui, servir de point de départ à une mobilisation permanente impliquant l’État, les collectivités territoriales, les agriculteurs, les jeunes, les femmes, les établissements scolaires, les organisations communautaires et les guides religieux.
À Darou Salam, le message est ainsi clairement formulé : faire de l’arbre un outil de résilience climatique, mais aussi un symbole de responsabilité envers les générations futures.
« Un Sénégalais, un arbre. Un arbre, une vie. Un Sénégal plus vert, plus résilient et plus durable », résume Cheikh Baye Mbaye Niass, qui appelle à transformer la dynamique née à Darou Salam en une mobilisation nationale au service de l’environnement, de l’agriculture et du développement durable.





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